Latest / Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme. / L’Âme des Flammes - Les émotions : comment les reconnaître, les accueillir et en faire une force.
Transcript
- 0:03Flamme des années 80.
- 0:05Le podcast qui allume la femme.
- 0:09Bonjour,
- 0:10je suis très heureuse aujourd'hui d'être dans la chronique L'âme des flammes avec Emma Nicolas.
- 0:15Comment vas-tu Emma ?
- 0:17Je vais bien.
- 0:18Bonjour à tous,
- 0:18bonjour Sarah.
- 0:20Donc le mois dernier,
- 0:21on vous avait fait un petit teaser et on a décidé de parler des émotions.
- 0:24Donc on va essayer de les définir,
- 0:26de les comprendre et de voir qu'est-ce qu'on fait de tout ça.
- 0:29Et puis des fois,
- 0:29on n'est pas connecté avec ces émotions et déjà de s'en rendre compte,
- 0:32c'est déjà un premier pas.
- 0:33Donc,
- 0:35on va commencer par la base.
- 0:37Emma,
- 0:38comment est-ce que tu définirais une émotion ?
- 0:41Une émotion,
- 0:42c'est quelque chose qui naît et que vous ne créez pas.
- 0:47Déjà,
- 0:47là pour le coup,
- 0:48c'est la différence entre émotion et sentiment.
- 0:51Une émotion,
- 0:51c'est vraiment ce que vous ressentez qui naît dans votre corps.
- 0:54La joie est une émotion,
- 0:57la colère est une émotion,
- 0:59la tristesse est une émotion,
- 1:01la culpabilité est une émotion.
- 1:03Et la peur est aussi une émotion.
- 1:05Alors après,
- 1:05en fonction des écoles,
- 1:08la vie c'est un peu plus exhaustif ou pas.
- 1:10Moi j'aime bien poser ces cinq là.
- 1:12Et puis les sentiments,
- 1:14c'est ce qu'on va créer par-dessus intellectuellement.
- 1:17La joie,
- 1:18c'est une émotion.
- 1:19Le bonheur,
- 1:21c'est sentir heureux,
- 1:22c'est un sentiment.
- 1:24Mais les émotions,
- 1:25c'est vraiment quelque chose que vous n'intellectualisez pas.
- 1:28C'est quelque chose que vous ressentez dans votre corps.
- 1:31Et donc du coup,
- 1:31ça sert à quoi ?
- 1:32dans notre vie ?
- 1:34Ah !
- 1:36Super bonne question !
- 1:37En fait,
- 1:37là,
- 1:37on pourrait passer des heures à en parler.
- 1:39Alors,
- 1:40les émotions,
- 1:41et là,
- 1:41je vais parler vraiment,
- 1:42moi,
- 1:42de ma vision des émotions.
- 1:45Pour moi,
- 1:45les émotions,
- 1:46c'est le premier moyen qu'utilise notre inconscient pour dialoguer avec nous.
- 1:52Si on ne prend pas conscience de quelque chose,
- 1:54eh bien,
- 1:54notre inconscient vient nous le dire à travers des émotions.
- 1:58Donc,
- 1:58les émotions,
- 1:58qu'est-ce qu'elles viennent nous dire ?
- 2:00C'est qu'on est désaligné.
- 2:02avec notre besoin,
- 2:03c'est-à-dire notre moi intérieur,
- 2:05notre âme,
- 2:06qui on est,
- 2:08est en train de dire,
- 2:09s'il y a de la colère,
- 2:10ou même en joie,
- 2:13ou triste,
- 2:14que l'expérience de vie qu'on est en train de vivre n'est pas alignée,
- 2:18ne nous correspond pas,
- 2:20on ne se respecte pas,
- 2:21ou c'est quelque chose de traumatisant.
- 2:24Même avec la joie ?
- 2:26Alors non,
- 2:26évidemment.
- 2:27pas la joie.
- 2:27Là,
- 2:28je parle des quatre autres émotions,
- 2:30mais la joie,
- 2:31c'est aussi venir prendre conscience quand on s'arrête et on se dit « Waouh,
- 2:36je suis dans cette joie incroyable intérieure » ,
- 2:40eh bien,
- 2:40qu'on est en train de vivre quelque chose qui nous correspond beaucoup.
- 2:44Donc,
- 2:44c'est bien quelque chose qui vient répondre à un besoin.
- 2:48Oui,
- 2:49c'est un bon baromètre pour ce qu'on disait le mois dernier.
- 2:52C'est ce qu'on disait le mois dernier,
- 2:53c'est un bon baromètre pour savoir si on est en bon endroit ou pas.
- 2:55Quand on ressent de la joie,
- 2:57en général,
- 2:57c'est qu'on est au vert,
- 2:59on est voyant vert,
- 3:00c'est super.
- 3:01Quand on commence à ressentir de la colère,
- 3:03de la frustration,
- 3:06peut-être qu'il faut se poser la question de savoir pourquoi est-ce qu'on ressent tout ça.
- 3:10Oui,
- 3:11exactement.
- 3:12Et donc,
- 3:12pourquoi est-ce que je disais que les émotions,
- 3:14c'est quelque part la première face à la porte qui va nous donner accès à ce qui se passe à l'intérieur de nous.
- 3:22Dans notre société,
- 3:24ce qui se passe,
- 3:25c'est qu'on fait tout pour ne pas ressentir nos émotions.
- 3:28On parle souvent de contrôler nos émotions.
- 3:30Et qu'est-ce que c'est contrôler une émotion ?
- 3:32C'est un peu essayer de la mettre sous le tapis,
- 3:34de mettre un gros coussin dessus et de s'asseoir.
- 3:36Et je suis super content,
- 3:37je contrôle mes émotions.
- 3:38En gros,
- 3:38c'est j'attends d'être complètement neutre et que ressentir de la joie,
- 3:43mais je ne veux surtout pas sentir de la colère,
- 3:44pas de la tristesse ou des choses comme ça.
- 3:46Ça,
- 3:47c'est l'erreur.
- 3:48Est-ce que le développement personnel,
- 3:49là je fais un peu l'avocat du diable,
- 3:51nous influence aussi à ne sentir que la joie et ne pas forcément aller sentir ce qu'on sait sous le développement personnel ou autre chose,
- 3:58mais c'est un peu ce qu'on prône aujourd'hui dans notre société.
- 4:01On peut montrer la joie,
- 4:02mais on ne peut pas montrer les autres émotions.
- 4:04Alors oui,
- 4:04et c'est vraiment le problème parce que quelque part,
- 4:07on n'a le droit que d'être content et de tout le temps montrer qu'on réussit,
- 4:11des choses comme ça.
- 4:12Or,
- 4:12si les émotions existent,
- 4:14c'est qu'elles ont une fonction.
- 4:17tellement complexe qu'il ne va pas s'amuser,
- 4:19je mets des guillemets,
- 4:20s'amuser à créer de la colère ou nous permettre d'être en colère,
- 4:25nous permettre d'être triste,
- 4:27ça ne sert à rien.
- 4:28Donc,
- 4:29l'idée,
- 4:30c'est que nos émotions,
- 4:31ce sont nos meilleurs alliés.
- 4:34Nos émotions,
- 4:34c'est comme des petits drapeaux qui viennent nous dire,
- 4:37hé Sarah,
- 4:38hé Emma,
- 4:39viens voir là,
- 4:39tu te sens en colère ?
- 4:41Mais prends 10 secondes,
- 4:42arrête-toi,
- 4:43viens me poser la question,
- 4:44mais qu'est-ce qui se passe en fait ?
- 4:46Pourquoi est-ce que je suis en colère ?
- 4:48Alors très souvent on va dire,
- 4:49ouais,
- 4:49c'est parce qu'un tel,
- 4:50ceci ou un tel,
- 4:50cela.
- 4:51Non,
- 4:51non,
- 4:51non,
- 4:51ce n'est pas ça.
- 4:52C'est qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de moi ?
- 4:55Comment je me ressens à l'intérieur de moi ?
- 4:59Et ce que je disais tout à l'heure sur le développement personnel,
- 5:00je finis ma boucle.
- 5:02C'est-à-dire qu'à un moment donné,
- 5:03on ne peut pas souhaiter travailler sur soi pour ne ressentir que de la joie.
- 5:07Ça n'arrivera jamais en fait,
- 5:08c'est dans l'heure.
- 5:09C'est-à-dire qu'on va ressentir de la joie,
- 5:11mais on va ressentir tout le package de toutes les émotions qui vont avec,
- 5:14qui vont être,
- 5:14comme tu dis,
- 5:15des warnings pour nous indiquer quand on est sur le bon chemin.
- 5:19Ou alors même si on ressent de la colère,
- 5:20c'est peut-être que c'est le bon chemin,
- 5:22mais qu'il va falloir s'armer différemment et puis pouvoir poser ses limites par exemple.
- 5:27On va remettre la colère quand on oppose ses limites.
- 5:29Par exemple,
- 5:29ça peut être la colère,
- 5:30mais ça peut être aussi la tristesse.
- 5:31On peut être triste de s'oublier.
- 5:32Donc,
- 5:33se poser aussi des limites,
- 5:34c'est important.
- 5:35Et oui,
- 5:35si je rebondis,
- 5:36en effet,
- 5:36tu as tout à fait raison.
- 5:39Les gens aimeraient ou pensent que quand ils travaillent sur eux,
- 5:42le graal ou l'objectif de travailler sur soi,
- 5:46c'est d'être neutre émotionnellement.
- 5:47Mais en fait,
- 5:48pas du tout.
- 5:49Quand on travaille sur soi à un moment donné de ce chemin,
- 5:52on se rend compte qu'on va apprendre à se connecter encore plus à soi.
- 5:56Et si on se reconnecte encore plus à soi,
- 5:58à son âme,
- 5:59c'est qu'on est beaucoup plus en lien avec nos émotions.
- 6:03Donc ça veut dire quoi ?
- 6:04Qu'on va en effet apprendre à accueillir notre colère,
- 6:08apprendre à accueillir notre tristesse,
- 6:09apprendre à accueillir notre frustration,
- 6:13notre culpabilité et aller chercher ce qu'elle vient nous raconter.
- 6:18Si on n'est pas connecté à nos émotions,
- 6:21on ne peut pas savoir ce qui se passe à l'intérieur de nous.
- 6:25Et surtout,
- 6:26c'est comme si on arrivait au début du travail,
- 6:29c'est comme si on faisait un grand ménage.
- 6:30On a souvent des gens qui sont tout le temps en colère,
- 6:32mais ils ne savent même plus pourquoi ils sont en colère.
- 6:34Parce qu'en fait,
- 6:34ça a pris le dessus sur toutes les émotions.
- 6:37Donc en fait,
- 6:37ce n'est plus un baromètre à ce moment-là.
- 6:39C'est-à-dire que là,
- 6:39le baromètre est complètement édonc.
- 6:42C'est ça qui fait défaut à la colère.
- 6:43Parce que quand la colère est bien,
- 6:46quand c'est bien réglé et qu'il se passe quelque chose,
- 6:49moi par exemple,
- 6:49je sais que je n'ai aucun problème avec la colère.
- 6:51Mais quand je ressens de la colère,
- 6:52chose qui m'arrive régulièrement,
- 6:54mais pas...
- 6:54tout le temps,
- 6:55je suis bien réglée,
- 6:56je sais qu'il y a un truc qui va pas en fait.
- 6:58Parce que je sais,
- 6:59je connais bien mes émotions,
- 7:00et si je ressens de la colère,
- 7:02c'est qu'à un moment donné,
- 7:03il y a un truc qui est pas forcément juste ou qui fait en sorte que ça vient répondre à quelque chose de gros warning,
- 7:09qu'est-ce qui se passe ?
- 7:10Et donc c'est vachement précieux.
- 7:12Parce que si on le ressentait jamais,
- 7:13on peut tout...
- 7:15C'est comme si on ressentait pas la chaleur quand on met sur une poêle.
- 7:19Quand on met notre main sur une poêle,
- 7:20si c'est chaud,
- 7:21on l'enlève directement.
- 7:22C'est pareil avec les émotions.
- 7:23Quand on fait quelque chose,
- 7:24on est normal,
- 7:25hop,
- 7:25on devient,
- 7:26c'est comme si on se met en colère ou il y a un truc épidermique comme ça.
- 7:29Là,
- 7:29c'est qu'il y a un problème.
- 7:30Donc,
- 7:31c'est génial,
- 7:31en fait.
- 7:33Oui,
- 7:33parce que tant qu'on pense qu'être submergé par nos émotions,
- 7:36c'est un problème et donc qu'il faut les contrôler,
- 7:38on ne pourra jamais avoir accès à l'intérieur de ce qui se passe.
- 7:43Donc,
- 7:43quand tu es en colère,
- 7:44comme tu dis,
- 7:46ce que ça raconte,
- 7:46c'est qu'il y a un besoin à l'intérieur de toi qui n'est pas couvert ou que tu n'écoutes pas.
- 7:54Donc c'est ça qui est important.
- 7:55Donc si on ne parle plus de contrôler ses émotions,
- 7:59mais gérer ses émotions,
- 8:01la différence c'est que gérer une émotion,
- 8:03c'est on l'accueille,
- 8:05on n'essaie pas de la faire taire.
- 8:06On l'accueille,
- 8:07on lui dit,
- 8:08viens,
- 8:08viens en colère en fait,
- 8:09t'es là,
- 8:09ok,
- 8:10viens,
- 8:11assieds-toi à côté de moi.
- 8:12Ok,
- 8:13raconte-moi en fait ce qui se passe.
- 8:17C'est ça,
- 8:17accueillir son émotion.
- 8:19C'est qu'on va savoir écouter.
- 8:23Son corps,
- 8:24son inconscient,
- 8:26son intérieur.
- 8:28Quelle est la part d'ombre qui est en train de remonter,
- 8:30qui est en train de nous dire
- 8:31« il y a quelque chose là que tu n'as pas écouté,
- 8:33viens voir » .
- 8:33Là on parle de la colère,
- 8:34mais pour la peur par exemple,
- 8:36parce que la peur c'est aussi quelque chose d'assez spécial,
- 8:38parce que selon notre histoire on peut avoir peur de plein de choses ou pas du tout.
- 8:43La peur c'est aussi un moteur qui est assez extraordinaire,
- 8:45parce que la peur c'est de nous prévenir d'un danger potentiel,
- 8:48mais est-ce qu'elle est bien alignée ?
- 8:50Ou est-ce que ce n'est pas des choses qu'on se met dans notre...
- 8:52Comment est-ce qu'on pourrait faire ?
- 8:54Alors,
- 8:54justement,
- 8:55on va maintenant pouvoir faire le lien avec notre précédente chronique qui était sur les blessures narcissiques.
- 9:03C'est que ces émotions sont en lien avec notre enfant intérieur.
- 9:09Donc,
- 9:10justement,
- 9:11l'idée,
- 9:11c'est que quand on s'autorise à ressentir la colère,
- 9:15à ressentir la peur,
- 9:16comment est-ce qu'on sort de cela ?
- 9:19Si on allait voir qui est en train de parler,
- 9:22est-ce que c'est l'adulte qui parle ou est-ce que c'est votre enfant intérieur qui parle ?
- 9:25La plupart du temps,
- 9:26c'est votre enfant intérieur.
- 9:27Et donc,
- 9:28ça va vous permettre d'identifier quelle est la blessure qui est sous-jacente à cela.
- 9:34Quand tu as peur,
- 9:37tu vas te poser la question,
- 9:38mais pourquoi est-ce que j'ai peur ?
- 9:39Et pourquoi est-ce que j'ai peur ?
- 9:40Ce n'est pas parce qu'un tel,
- 9:41un tel,
- 9:42ceci ou un tel situation,
- 9:43mais c'est à l'intérieur,
- 9:44comment je me sens moi ?
- 9:45Est-ce que je me sens abandonnée ?
- 9:47Est-ce que je me sens rejetée ?
- 9:49Est-ce que je me sens trahi ?
- 9:52Et vous savez quoi ?
- 9:53L'émotion,
- 9:55elle va disparaître.
- 9:56Parce que justement...
- 9:58on commence à venir interroger l'intérieur,
- 10:01on commence à prendre soin de notre besoin.
- 10:04Et souvent,
- 10:04par exemple,
- 10:05avec ces émotions,
- 10:05ça peut être aussi logé dans le corps.
- 10:07C'est une bonne façon de comprendre.
- 10:10Alors oui,
- 10:11parfois,
- 10:11enfin parfois,
- 10:12même pas parfois,
- 10:13très souvent,
- 10:14quand on n'exprime pas ces émotions,
- 10:16comme elles doivent sortir,
- 10:18elles vont sortir par des symptômes dans le corps.
- 10:22Donc,
- 10:23en fonction des personnes que nous sommes,
- 10:25notre génétique n'est pas identique.
- 10:27ou bien...
- 10:28elles vont aller se loger à des endroits plutôt qu'à d'autres.
- 10:32Et donc,
- 10:32nous n'allons pas forcément avoir les mêmes symptômes,
- 10:34même si ce sont les mêmes types d'émotions que l'on internalise.
- 10:40Intériorise.
- 10:41Intériorise,
- 10:42oui.
- 10:42Eh bien,
- 10:42ça ne va pas se localiser au même endroit en fonction des gens,
- 10:45puisque génétiquement,
- 10:46nous sommes tous différents.
- 10:49Donc,
- 10:49ce que tu es en train de dire,
- 10:50c'est qu'une émotion non exprimée,
- 10:51ça peut devenir une tension,
- 10:53de la fatigue aussi,
- 10:54une douleur.
- 10:55Et à un moment donné,
- 10:56c'est vrai que quand on a plein le dos,
- 10:58on a mal au dos,
- 10:59on a des douleurs lombaires,
- 11:00on ne sait pas trop comment faire.
- 11:01Je prends cet exemple parce que c'est assez fréquent.
- 11:04C'est souvent qu'on a beaucoup d'émotions qu'on a gardées,
- 11:06qu'on n'a pas extériorisées et qui se sont retournées contre nous,
- 11:09en fait.
- 11:10Oui,
- 11:10d'ailleurs,
- 11:12comment justement faire le lien entre émotions et symptômes ?
- 11:16La langue française étant très imagée,
- 11:18c'est très intéressant,
- 11:19en effet.
- 11:20C'est de quoi avez-vous plein le dos ?
- 11:22Oui,
- 11:22mais ça,
- 11:22c'est quand on ne les extrime pas.
- 11:24Mais par contre,
- 11:26quand elles arrivent,
- 11:28quand on est un peu connecté à ces émotions,
- 11:30ou même si on veut apprendre à se connecter à ces émotions,
- 11:32parce que des fois on a coupé,
- 11:33mais on a toujours les signaux.
- 11:35Par exemple,
- 11:36je sais que moi,
- 11:36quand je sens que je commence à me mettre en colère,
- 11:39je sens que j'ai l'impression de commencer à avoir comme quelque chose qui monte,
- 11:45comme ça,
- 11:45une espèce de sensation où je peux presque devenir rouge.
- 11:48J'ai un truc comme ça qui arrive dans mon corps et qu'on ne peut pas cacher,
- 11:51en fait.
- 11:52C'est-à-dire que le corps,
- 11:53des fois,
- 11:53parlent avant que notre psyché est interrogé.
- 11:56« Ah oui,
- 11:57là,
- 11:57je suis en colère,
- 11:57mais comment ça se fait ? »
- 11:58Non,
- 11:58on est en colère.
- 11:59Alors des fois,
- 11:59si on ne gère pas trop ses émotions,
- 12:02ça peut sortir immédiatement comme une espèce de bombe.
- 12:06Le but,
- 12:06ce n'est pas forcément de faire ça,
- 12:07c'est d'en prendre conscience.
- 12:09Et il y a des signaux corporels,
- 12:10la respiration,
- 12:11le rythme cardiaque.
- 12:12Il y a des choses qui se passent tout le temps.
- 12:14Là,
- 12:14on parle de colère ou de peur,
- 12:15mais...
- 12:16Quand on a même un sentiment amoureux ou une joie qui arrive,
- 12:20on va sentir en fait que notre...
- 12:22On en avait parlé avec justement
- 12:24Gabriel, qui est sexologue.
- 12:26Quand on a un désir ou quelque chose,
- 12:28c'est notre corps qui parle,
- 12:29c'est pas notre tête.
- 12:30C'est-à-dire qu'avant,
- 12:31c'est le corps et après,
- 12:33si on n'a pas envie de le montrer,
- 12:34c'est trop tard parce que ça s'est vu.
- 12:36Donc c'est assez intéressant,
- 12:37quoi.
- 12:38Et le corps le fait souvent avant la tête,
- 12:40non ?
- 12:40T'es pas d'accord ?
- 12:41Ah,
- 12:41le corps,
- 12:42de toute façon,
- 12:42toujours le premier,
- 12:43la tête.
- 12:44vient dans un deuxième temps.
- 12:45La tête,
- 12:46elle est là,
- 12:46le cerveau est là pour analyser toutes les informations qu'il reçoit.
- 12:50Donc c'est à la fois analyser ce qui est dans le présent,
- 12:54donc ce qu'il reçoit du corps,
- 12:56et le mettre en contexte ou recontextualiser par rapport à ce qu'il a gardé des expériences du passé.
- 13:05Donc en effet,
- 13:05le corps prévaut toujours par rapport à l'analyse du cerveau.
- 13:11Et comment on fait pour accueillir ces émotions ?
- 13:13Parce que des fois,
- 13:14on peut être submergé,
- 13:15surtout si on n'a pas trop l'habitude.
- 13:17Comment on peut les accueillir en prenant du recul ?
- 13:21Alors,
- 13:23la métaphore que j'ai déjà dû donner,
- 13:25je crois,
- 13:26dans un des podcasts,
- 13:27c'est la machine à laver versus le tourbillon dans une rivière qui descend très fort.
- 13:34Être supergé par ces émotions,
- 13:36c'est avoir le sentiment d'être dans une machine à laver.
- 13:39Et vous êtes pris dans le tambour et surtout,
- 13:42vous ne savez pas quand ça va s'arrêter.
- 13:44En fait,
- 13:45c'est souvent ça.
- 13:46On a le sentiment que ça ne va jamais s'arrêter et donc c'est ce qui nous crée de l'anxiété.
- 13:51Alors que si on sait qu'à un moment donné,
- 13:53ça va s'arrêter,
- 13:54ce qui est le cas,
- 13:56eh bien,
- 13:57la notion de submersion va disparaître.
- 13:59Et donc,
- 13:59on va être plutôt dans un tourbillon.
- 14:02Certes,
- 14:03dans des rapides,
- 14:03mais dans un tourbillon.
- 14:07Et c'est vraiment cette notion de se dire,
- 14:08mais...
- 14:08à un moment donné,
- 14:09ça va s'arrêter.
- 14:10Et surtout si on part du principe maintenant que notre émotion,
- 14:13ce n'est pas quelque chose de casse-pied dont il faut se mettre à distance,
- 14:16mais au contraire,
- 14:17vite,
- 14:18vite,
- 14:18vite,
- 14:18l'accueillir parce que c'est un drapeau,
- 14:20c'est notre meilleur ami,
- 14:22c'est super en fait,
- 14:24je ressens ma colère,
- 14:25ça va me permettre de savoir ce qui se passe à l'intérieur de moi,
- 14:29comment mon enfant intérieur me parle,
- 14:32et bien,
- 14:33c'est un peu comme si vous étiez sur ce radeau dans le tourbillon,
- 14:38avec un petit drone au-dessus de vous qui est en train de vous dire,
- 14:40« Eh,
- 14:41t'inquiète Emma ou t'inquiète Sarah,
- 14:43tu sais quoi,
- 14:43dans
- 14:4520 mètres,
- 14:46tu continues un petit peu et tu vas voir,
- 14:48les eaux vont être beaucoup plus calmes. »
- 14:50Savoir que ça ne va pas perdurer indéfiniment vous aide.
- 14:57Et justement,
- 14:57comment est-ce que ça ne dure pas,
- 14:59ces émotions ?
- 15:00C'est aller voir quelle est votre part de vous,
- 15:04quelle est la part de l'enfant intérieur qui est blessé et qui s'exprime à ce moment-là.
- 15:09C'est là où on renvoie sur les blessures pour voir à quoi elles correspondent.
- 15:13Voilà,
- 15:14exactement.
- 15:15Mais souvent,
- 15:16des fois,
- 15:16par exemple,
- 15:18quand on va ressentir de la peur ou de la tristesse,
- 15:22c'est souvent,
- 15:23je le prononce,
- 15:24je le formule comme ça,
- 15:25mais à cause de.
- 15:26Donc,
- 15:27par exemple,
- 15:27on va dire,
- 15:27mais cette personne m'a fait ressentir de la peur,
- 15:29de la tristesse,
- 15:30et on va blâmer la personne en face.
- 15:33Et donc,
- 15:33notre premier réflexe,
- 15:34ça va être de couper avec cette personne ou de rentrer dans le train de Cartman avec elle ou de faire en sorte,
- 15:38en fait,
- 15:40de vouloir avoir raison.
- 15:41Voilà,
- 15:41donc quelque chose comme ça.
- 15:42Oui,
- 15:43là,
- 15:43quelque part,
- 15:44on se victimise,
- 15:45puisque c'est l'autre qui est la raison de notre peine.
- 15:52Ça peut être parfois le cas,
- 15:54en effet.
- 15:55Mais une manière de travailler là-dessus et donc de reprendre notre pouvoir,
- 15:58c'est-à-dire de reprendre aussi la responsabilité qui est partagée quand on est en interaction avec l'autre,
- 16:04l'autre va être un miroir pour nous.
- 16:07Donc justement,
- 16:08revenir vers nous,
- 16:09venir poser la question,
- 16:11mais quel est le besoin à l'intérieur de moi que je n'ai pas écouté ?
- 16:13C'est prendre ces responsabilités de se dire,
- 16:15mais mince là en fait,
- 16:16c'est pas,
- 16:17ok,
- 16:17l'autre,
- 16:18notre environnement sera toujours un interrupteur,
- 16:21sera toujours un déclencheur,
- 16:23ça c'est clair.
- 16:24Maintenant,
- 16:24ce qui nous appartient,
- 16:25c'est la manière dont on va y répondre.
- 16:28Soit on reste dans cette fameuse victimisation,
- 16:30c'est la faute de l'autre et tout ça,
- 16:32ou alors on se dit,
- 16:33comment est-ce que je pourrais gérer cette situation d'une autre manière ?
- 16:40Et là,
- 16:40je fais une parenthèse parce qu'on a fait une mission avec Christelle Petit-Colin et moi,
- 16:44j'ai animé une conférence sur les manipulateurs et les pervers narcissiques,
- 16:49tous ces gens qui sont 4%
- 16:50de la population.
- 16:53C'est-à-dire que ça,
- 16:53ça marche si on n'est pas en rapport avec ces 4%
- 16:56de la population.
- 16:56Quand on est en rapport avec des gens toxiques et avec des gens qui vont nous faire ressentir toutes les émotions fois mille et que ce sera toujours de notre faute et que nous,
- 17:05on va se remettre en question,
- 17:06évidemment,
- 17:07là,
- 17:07il faut faire quand même une part de la part des choses.
- 17:09C'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont 4%
- 17:12de la population avec qui tout ce qu'on est en train de dire ne fonctionne pas et fait en sorte qu'il faut couper avec ces gens-là.
- 17:17Ce n'est pas une solution.
- 17:19Ce n'est pas une solution de rester en contact.
- 17:21Pour tout ce qui est
- 17:2296 autres pourcents de la population,
- 17:25c'est vachement important de prendre du recul et de s'interroger soi-même et de pouvoir nous-mêmes...
- 17:30Des fois,
- 17:30ça peut être roulé aussi,
- 17:31mais ça peut être aussi le faire en conscience en se disant « Ok,
- 17:35là,
- 17:35ce n'est pas bon pour moi.
- 17:36Là,
- 17:36peut-être,
- 17:36je n'arrive pas à gérer ça avec cette personne.
- 17:39Donc,
- 17:39moi,
- 17:39je vais le gérer de mon côté.
- 17:40Je n'ai pas besoin d'être tout le temps en miroir avec ça parce que ça me fait souffrir. »
- 17:44Ou au contraire,
- 17:45de s'en servir pour évoluer,
- 17:47mais de prendre toujours de la distance et de se mettre toujours au centre.
- 17:49C'est nous qui sommes le plus important,
- 17:50en fait.
- 17:51Si on prend une solution,
- 17:54puisque le miroir,
- 17:57c'est ce qu'il vient nous apprendre,
- 17:58mais après,
- 17:59oui,
- 17:59dans le cas où on peut décider de mettre de la distance,
- 18:02ce n'est pas être dans la blessure de rejet,
- 18:04c'est juste mettre de la distance.
- 18:07Ce n'est pas contre nous,
- 18:09c'est pour nous.
- 18:11Et ça aussi,
- 18:12c'est un petit tips qui peut vous aider.
- 18:14En tout cas,
- 18:15moi,
- 18:15dans mon cheminement personnel,
- 18:18des fois...
- 18:19me redire que c'est pour moi que je prends cette décision,
- 18:22c'est pour moi que je mets cette limite et ce n'est pas contre l'autre.
- 18:26En fait,
- 18:26ça nous fait sortir de la culpabilité totale et ça nous remet,
- 18:29nous,
- 18:29au centre des choses.
- 18:30C'est nous dire,
- 18:31ok,
- 18:31moi je mets cette limite,
- 18:32c'est important,
- 18:34j'ai besoin qu'elle soit respectée par autrui,
- 18:37donc c'est pour moi que je le fais.
- 18:39Et ce qui peut être intéressant aussi,
- 18:41c'est de formuler à l'autre comment il nous a fait sentir en disant,
- 18:44quand tu fais ça,
- 18:44par exemple,
- 18:45je me sens triste.
- 18:48j'aurais eu besoin,
- 18:49parce qu'il faut toujours arriver avec un besoin,
- 18:53que tu me prennes plus en considération,
- 18:55que tu fasses attention,
- 18:56parce que ça me fait sentir comme ça,
- 18:57et proposer une solution.
- 18:59Est-ce que tu penses que tu pourrais faire ça pour que moi je me sente mieux ?
- 19:02Ça c'est la communication non-violente.
- 19:04On fera peut-être une émission là-dessus,
- 19:05parce que moi j'adore.
- 19:06Et c'est intéressant en fait,
- 19:07mais encore une fois,
- 19:08ces outils sont géniaux,
- 19:10mais ne marchent pas avec tout le monde.
- 19:12Et à condition que l'on ait appris à identifier ces émotions et à les accueillir.
- 19:18Parce que très souvent,
- 19:20on n'a pas encore utilisé ce terme-là,
- 19:22mais en tout cas cette notion,
- 19:25il y a le mot cliver.
- 19:26Il y a beaucoup de gens qui vont se cliver de leurs émotions.
- 19:29Et cliver des émotions,
- 19:30c'est vraiment quand on ne les ressent plus.
- 19:32Ou alors on les a tellement bien refoulées qu'on n'y a pas complètement accès.
- 19:36Ou qu'elles ne peuvent pas sortir parce qu'il y a deux niveaux de clivage.
- 19:38Soit celui où on ne ressent plus rien du tout,
- 19:41ou alors on est bien à l'intérieur et puis on...
- 19:44En fonction du moment,
- 19:45on y a accès,
- 19:46on n'y a pas accès,
- 19:47mais on clive,
- 19:47c'est-à-dire qu'on reste dans notre tête et notre corps,
- 19:50en fait,
- 19:51n'est pas important.
- 19:52Et ça,
- 19:52souvent,
- 19:53ça peut être un principe qui se met dans une survie,
- 19:56quand on vit quelque chose de trop fort.
- 19:57On l'a tous déjà vécu à un moment donné.
- 20:00Une séparation,
- 20:01un deuil,
- 20:01quelque chose qui arrive,
- 20:04un événement climatique où on a vraiment peur.
- 20:06Vous voyez ce sentiment où on coupe,
- 20:09on est en pilote automatique et on regarde.
- 20:12Mais ça,
- 20:13des fois,
- 20:13quand ça nous arrive,
- 20:14on peut y rester là-dedans.
- 20:15Parce que trop peur de ressentir quelque chose,
- 20:18c'était trop fort.
- 20:19Donc aussi,
- 20:20le cerveau et le corps humain sont très bien faits.
- 20:21Parce que des émotions,
- 20:22des fois,
- 20:23peuvent être tellement fortes que ça pourrait nous détruire.
- 20:25Donc,
- 20:26on se met un peu en distance.
- 20:27Mais souvent,
- 20:28après,
- 20:28les gens,
- 20:29ils sont habitués à faire ça tout le temps.
- 20:31Donc,
- 20:31l'idée,
- 20:32c'est de faire ça quand on a besoin,
- 20:33dans nos situations extrêmes,
- 20:35de pouvoir justement se protéger en agissant comme ça.
- 20:38Mais quand on agit comme ça tout le temps,
- 20:40c'est là où il y a un souci.
- 20:42Oui.
- 20:42Et donc,
- 20:42en effet,
- 20:43travailler avec votre thérapeute,
- 20:44quand vous avez eu l'habitude de vous cliver,
- 20:47eh bien,
- 20:48ça va être un cheminement de pas à pas.
- 20:51Parce qu'il y a une peur sous-jacente à cela,
- 20:53on a très peur que c'est un peu comme une boîte de Pandore,
- 20:57c'est qu'on ouvre et tout ressort et donc on se retrouve submergé par cette émotion première dans laquelle on a été pris lors du fameux trauma.
- 21:09Donc pour les personnes qui ne sont pas en lien avec leurs émotions et pas en lien avec leur corps,
- 21:14en effet ça se fait étape par étape.
- 21:16où on reprend confiance,
- 21:18on apprend à ressentir ce que c'est une colère,
- 21:20à ne pas en avoir peur,
- 21:21ou s'il y a une tristesse ou une culpabilité,
- 21:23peu importe laquelle,
- 21:24et on va le faire pas à pas,
- 21:26pour apprendre aussi à ne pas complètement tout dégoupiller,
- 21:29comme tu disais,
- 21:30parce qu'autrement on peut être à nouveau submergé,
- 21:32voire décompensé,
- 21:33mais le faire petit à petit,
- 21:35et apprendre à fermer,
- 21:36à ouvrir,
- 21:37fermer,
- 21:37ouvrir,
- 21:38ce qui nous donne vraiment confiance,
- 21:40et aussi à bien sentir qu'on ne va pas être submergé,
- 21:45ou si on ne l'est,
- 21:45on ne va pas.
- 21:46mourir,
- 21:48cette fameuse peur primale qui est de ressentir ce que l'embryon ou l'enfant ou le nourrisson a pu ressentir les premières fois.
- 21:58Et ça,
- 21:58de faire ça,
- 21:59c'est un acte déjà très courageux et surtout c'est un acte de puissance parce que quand on est connecté avec ses émotions,
- 22:03comme on l'a dit tout à l'heure,
- 22:04on est quelqu'un de beaucoup plus puissant pour soi et on arrive à vraiment plus trouver sa place,
- 22:10j'ai envie de dire.
- 22:12Quand on est connecté à ses émotions,
- 22:15à l'inverse de ce que les gens peuvent...
- 22:16pensées,
- 22:17on les gère,
- 22:18on les contrôle,
- 22:19entre guillemets.
- 22:20C'est-à-dire que quand on ressent la colère,
- 22:22par exemple,
- 22:23on peut décider de comment on va la faire sortir.
- 22:26Les gens qui éclatent quand ils sont en colère sont des gens qui ne gèrent pas du tout leurs émotions.
- 22:31Alors que quand on est en colère,
- 22:32on peut faire sortir sa colère de plein de manières différentes.
- 22:35On peut la faire sortir en criant,
- 22:37on peut la faire sortir en parlant de façon très froide,
- 22:40on peut hausser les épaules,
- 22:41on peut tourner les talons,
- 22:42on peut se taire.
- 22:44Il y a plein de manières,
- 22:44en fait,
- 22:45de faire sortir sa colère.
- 22:47Et c'est parce qu'on va choisir la manière dont on fait sortir sa colère que l'on gère sa colère.
- 22:52Contrôler,
- 22:54c'est mettre un catenard et bien visser,
- 22:59J'ai envie de te poser une question un peu rigolote.
- 23:02Si une émotion,
- 23:03donc choisie celle que tu veux,
- 23:04pouvait parler,
- 23:05qu'est-ce qu'elle nous dirait,
- 23:07surtout aux femmes le plus souvent ?
- 23:08Qu'est-ce qu'elle pourrait nous dire ?
- 23:11Oh,
- 23:11la tristesse !
- 23:13La tristesse,
- 23:14c'est je me suis oubliée.
- 23:18Je me suis tellement oubliée.
- 23:19Je suis tellement triste,
- 23:21en fait.
- 23:21Je fais passer tout le monde avant et la seule personne dont je ne me suis pas occupée,
- 23:26c'est moi.
- 23:26Et je suis tellement triste,
- 23:27en fait,
- 23:28de t'avoir oubliée.
- 23:29C'est très féminin,
- 23:30ça,
- 23:30pour le coup.
- 23:35Alors,
- 23:35j'ai envie de dire à toutes les femmes qui nous écoutent,
- 23:38et puis,
- 23:38bon,
- 23:38aux hommes aussi,
- 23:40si jamais vous êtes dans une grande tristesse,
- 23:43Posez-vous la question.
- 23:44Est-ce que peut-être qu'en vous donnant un peu de douceur,
- 23:46en vous donnant un peu plus de place,
- 23:48de temps,
- 23:50vous allez apprendre à gérer cette tristesse ?
- 23:54Oui,
- 23:54et puis il peut sortir et ce n'est pas grave parce que c'est vachement bien de pleurer.
- 23:57Je le disais tout le temps à mes coachés qui pleurent souvent avec moi,
- 24:00je leur dis mais vous n'excusez jamais de pleurer parce que c'est un cadeau,
- 24:03vous vous sentez vachement mieux après.
- 24:06L'idée,
- 24:07ce n'est pas uniquement d'expulser l'émotion,
- 24:09c'est important,
- 24:10mais aussi de lui mettre du sens.
- 24:12Alors parfois,
- 24:14on n'a pas forcément besoin de savoir ce qu'on excrète quelque part,
- 24:19ce qu'on fait sortir quand on pleure.
- 24:22Mais mettre du sens va aussi aider à avancer au fur et à mesure.
- 24:29J'espère qu'on a mis un petit peu de sens sur les émotions.
- 24:31C'est un vaste sujet,
- 24:32donc on a essayé de faire très synthétique.
- 24:35Mais en tout cas,
- 24:35n'hésitez pas à nous dire si vous avez envie qu'on...
- 24:38Après,
- 24:38quand on parle d'une émotion plus en particulier dans une autre émission ou d'une blessure,
- 24:41si vous voulez qu'on creuse un peu ce sujet,
- 24:43n'hésitez pas.
- 24:44Des cas particuliers même,
- 24:46des cas de situations que vous avez pu vivre,
- 24:50qu'on peut analyser aussi,
- 24:51tout à fait.
- 24:53Moi,
- 24:53je te remercie,
- 24:54Emma.
- 24:54Et je vous remercie.
- 24:55Je vous dis moi à la semaine prochaine.
- 24:56Et toi,
- 24:57au mois prochain.
- 24:57Ça y est,
- 24:58le beau temps va arriver.
- 24:59Ça va être trop cool.
- 25:03Je vous souhaite un beau mois de mars à tous et à toutes.
- 25:06Et moi,
- 25:06je vous dis à la semaine prochaine.
- 25:10Flamme des années 80.
- 25:12Le podcast qui allume la femme.