Latest / Du Rouge au Renouveau — Reconstruction personnelle & Mindset / # Épisode 36 - J'ai coupé les ponts avec ma famille — et c'est ça qui m'a sauvé
Transcript
- 0:01Je ne crois pas que l'on change parce qu'on est motivé.
- 0:04Je crois qu'on change quand on n'arrive plus à se mentir.
- 0:07Quand on regarde sa vie et qu'on sait qu'on peut faire mieux.
- 0:11Pas mieux pour impressionner,
- 0:13mieux pour se respecter.
- 0:15Ce podcast est né de ce moment-là.
- 0:17Bienvenue dans du rouge au Renouveau.
- 0:20Un espace pour arrêter de tourner autour et commencer à décider.
- 0:32Si c'est la première fois que t'écoutes ce podcast,
- 0:34bienvenue.
- 0:35Ici,
- 0:35on parle de transformation,
- 0:37de résilience,
- 0:38de développement personnel et de finances personnelles.
- 0:42Mais surtout,
- 0:42on parle vrai.
- 0:43Pas de bullshit,
- 0:44pas de développement personnel en mode arc-en-ciel.
- 0:47Du vécu,
- 0:47du concret.
- 0:49Des gens qui ont traversé quelque chose et qui ont décidé d'en faire leur carburant.
- 0:54Si tu me suis déjà,
- 0:55merci d'être là.
- 0:56Et tu sais que quand je lance un épisode solo,
- 0:59c'est que j'ai quelque chose à dire qui attend pas.
- 1:02Aujourd'hui,
- 1:03pas d'invité,
- 1:04juste toi et moi.
- 1:06On va parler d'un sujet que personne n'ose vraiment mettre sur la table parce que c'est un sujet qui est tabou,
- 1:13parce que ça fait peur et parce que surtout qu'on nous a appris en étant petit que la famille,
- 1:19c'est sacré,
- 1:20que le sang,
- 1:21ça ne se trahit pas et que quoi qu'il arrive,
- 1:25on doit rester dans la famille.
- 1:27Parce qu'aujourd'hui,
- 1:28on va vraiment parler de la famille et de la décision la plus difficile.
- 1:31que j'ai dû prendre de toute ma vie.
- 1:34On m'a dit que j'avais tort,
- 1:36que c'était ma famille,
- 1:38que je ne pouvais pas faire ça et que le sang,
- 1:42ça ne se trahit pas,
- 1:43que je le regretterais clairement.
- 1:46Ils avaient peut-être raison sur tout,
- 1:48sauf sur une chose,
- 1:49que rester,
- 1:51ça me tuait.
- 1:52Aujourd'hui,
- 1:53je vais te parler de ce que ça coûte vraiment de rester dans quelque chose qui te détruit,
- 1:58de ce que ça coûte de partir.
- 2:00Et surtout,
- 2:02de ce que ça donne quand tu apprends,
- 2:04enfin,
- 2:04à te choisir toi-même.
- 2:06Depuis aussi loin que je me souvienne,
- 2:07en fait,
- 2:08j'ai senti un décalage.
- 2:11Que ça soit dans l'éducation,
- 2:12dans les valeurs ou dans la façon d'être traité.
- 2:16Dans les règles qui s'appliquaient différemment selon les personnes.
- 2:20Comme si t'étais dans la même pièce que tout le monde,
- 2:23mais à une fréquence que personne capte vraiment.
- 2:28à croire qu'on n'était pas sur le même signal radio à certains moments.
- 2:33Et en fait,
- 2:33ce décalage,
- 2:34c'est quelque chose que t'essayes d'expliquer au début,
- 2:39t'essayes de mettre des mots sur tes mots dessus,
- 2:43mais t'essayes aussi de te faire comprendre à l'autre que non,
- 2:50que quelque chose coince,
- 2:52que non,
- 2:52c'est pas normal,
- 2:53que non,
- 2:55tu te fais pas de film.
- 2:56Et souvent,
- 2:57ce qu'on te répond,
- 2:59c'est ta famille,
- 3:00c'est comme ça,
- 3:00tu exagères.
- 3:02Et cette réponse,
- 3:04on me l'a dit,
- 3:05mais des centaines de fois.
- 3:08C'est ta famille,
- 3:08c'est comme ça,
- 3:09tu dois vivre avec.
- 3:11Tu es toujours en exagération de certaines choses et ce n'est pas normal.
- 3:17Et peut-être que toi aussi,
- 3:19tu connais cette sensation.
- 3:21Pas forcément la même histoire que moi,
- 3:25mais cette impression d'être là.
- 3:27Sans vraiment être vraiment à ta place.
- 3:31D'appartenir à quelque chose mais qui ne te correspond pas.
- 3:36De jouer un certain rôle qu'on t'a distribué sans te demander ton avis.
- 3:43Une espèce de case où on t'a mis en te disant reste à ta place.
- 3:48Et là tu es à ta place.
- 3:50Mais toi tu sais que jouer ce rôle dans cette case qu'on t'a distribué.
- 3:56et qu'on t'a rien demandé.
- 3:58Et avec le temps,
- 4:00tu arrêtes d'essayer d'expliquer.
- 4:04Comme je disais avant,
- 4:05tu le dis,
- 4:06et on te dit tu exagères donc.
- 4:07Au bout d'un moment,
- 4:10tu vas intérioriser ça,
- 4:12tu vas arrêter d'expliquer,
- 4:13et tu te fermes de plus en plus,
- 4:16et tu essayes de faire bonne figure.
- 4:18Que ça soit à Noël ou au repas de famille,
- 4:22tu encaisses les remarques,
- 4:23et...
- 4:24Au bout d'un moment,
- 4:25t'as même plus envie de te justifier,
- 4:27t'as juste envie de te taire.
- 4:30Parce qu'à certains moments,
- 4:31c'est plus simple.
- 4:33Parce que c'est moins douloureux que de te battre contre quelque chose qui bouge pas,
- 4:37au final.
- 4:38Moi,
- 4:38ce décalage,
- 4:39il avait une dimension supplémentaire.
- 4:42Parce que j'ai grandi sans savoir vraiment d'où je venais.
- 4:46Pas de manière floue,
- 4:47mais de manière concrète,
- 4:50de manière littérale.
- 4:51Puisque je n'avais pas de photo de mon père à l'époque.
- 4:55J'avais des questions sans réponse,
- 4:57une histoire qu'on m'avait racontée qui n'était pas la mienne.
- 5:01que j'ai cru pendant des années parce que c'est tout ce que j'avais.
- 5:05Et à travers ce mensonge-là,
- 5:07c'était ma réalité.
- 5:09À des moments,
- 5:09je me suis dit,
- 5:10ok,
- 5:11ah,
- 5:12ben cette histoire,
- 5:13c'est mon histoire.
- 5:15Et j'ai cru.
- 5:17Cette histoire a fait de moi mon image.
- 5:20Et cette situation,
- 5:22elle a créé quelque chose de très particulier dans la construction d'une identité.
- 5:27Quand t'as pas de base solide sur laquelle vraiment t'appuyer,
- 5:30Tu cherches à te définir à travers les autres,
- 5:33à travers leur regard,
- 5:34à travers leur validation.
- 5:36Tu te demandes constamment qui je suis si personne ne me le dit vraiment.
- 5:43Et tu as même cette question que tout le monde te pose un jour dans la cour d'école,
- 5:48au travail,
- 5:49en soirée,
- 5:50en famille.
- 5:51Tes parents,
- 5:51ils font quoi dans la vie ?
- 5:54Et cette question,
- 5:54ça a toujours été une question compliquée pour moi.
- 5:59Et toi,
- 6:00t'as pas de case,
- 6:01t'as pas de réponse simple en fait.
- 6:03Et t'es dans une société qui adore les cases.
- 6:06Et ça crée quelque chose de particulier parce que t'as un espèce de gros malaise.
- 6:11Pas quelque chose de bruyant mais quelque chose d'intérieur,
- 6:14de quelque chose de très silencieux.
- 6:16Mais c'est quelque chose de constant.
- 6:18Comme un espèce de fond sonore que t'entends en permanence mais que les autres,
- 6:23bah,
- 6:23ils perçoivent pas.
- 6:24Comme un bip mais que les gens n'entendent pas.
- 6:29Et je vais dire quelque chose d'important,
- 6:31ce vide-là,
- 6:32pendant longtemps,
- 6:33j'ai tout fait pour le remplir de l'extérieur.
- 6:36Que ça soit dans la performance,
- 6:38que ça soit dans le travail,
- 6:41que ça soit dans les relations,
- 6:43dans la preuve permanente que j'existais,
- 6:46que j'avais de la valeur,
- 6:48que j'étais quelqu'un.
- 6:50Mais attention,
- 6:51spoiler alert,
- 6:52ça marche pas.
- 6:53Ça a jamais marché et ça ne marchera jamais.
- 6:57Parce que ce vide-là...
- 6:59Ce que j'ai compris,
- 7:00c'est qu'il ne se comble pas de l'extérieur,
- 7:03mais il se comble en fait quand tu décides d'être toi et de te regarder en face.
- 7:09C'est exactement ce dont on va parler aujourd'hui.
- 7:13Il y a des moments en fait dans une vie où le sol il dérobe,
- 7:17où il est en train de craquer sous tes pieds.
- 7:22C'est pas dans un drame,
- 7:24c'est pas dans une dispute,
- 7:25c'est pas dans un moment...
- 7:28qu'on t'annonce avec des pincettes.
- 7:30C'est dans le silence absolu,
- 7:32d'un moment complètement banal,
- 7:34où tu t'y attends pas du tout.
- 7:37Pour moi,
- 7:37c'était juste un formulaire.
- 7:38Un formulaire où j'ai rempli un visa pour partir aux Etats-Unis.
- 7:45Je devais partir à des milliers de kilomètres.
- 7:48J'ai rempli les cases,
- 7:49le nom,
- 7:49le prénom.
- 7:50Et là,
- 7:51je m'arrête à un moment parce que je vois mon acte de naissance et je vois qu'il y a quelque chose qui cloche.
- 7:56Parce que normalement...
- 7:58Quand t'es adopté,
- 8:00t'es censé avoir le nouveau nom de la personne qui t'a adopté.
- 8:04Et moi je regarde ce papier et je me dis mais il y a une chose qui ne correspond pas à ce qu'on m'avait dit toute ma vie.
- 8:12Et c'est comme ça en fait que j'ai découvert qu'on m'avait menti à un certain moment de ma vie quand j'avais 30 ans.
- 8:18Et c'était pas dans une conversation,
- 8:20c'était pas dans une lettre,
- 8:21c'était dans un moment de vérité choisie que j'avais préparé.
- 8:25Et je me suis dit je vais partir aux Etats-Unis.
- 8:28Et sur un formulaire en fait administratif,
- 8:30ce que je découvre c'est que,
- 8:31loin de tout ça,
- 8:33je me dis mais en fait,
- 8:37je découvre qu'on m'avait jamais adopté.
- 8:39Légalement et officiellement,
- 8:41que cette famille,
- 8:43t'es ma famille au sens plein du terme si tu veux,
- 8:47mais les papiers n'avaient jamais été signés.
- 8:51Et là tu te demandes comment on vit avec ça ou comment on digère l'idée de la réalité sur laquelle en fait...
- 8:57Tu t'es construit pendant des années et t'es parti en une fiction.
- 9:01Et honnêtement,
- 9:02c'était une période qui n'était pas facile.
- 9:05Il ne s'est pas arrivé du jour au lendemain.
- 9:08Tu t'imagines bien.
- 9:10Parce que ce n'est pas juste une information,
- 9:12c'est une remise en question de tout.
- 9:14De la réalité que tu t'es construit à travers ta famille.
- 9:18De qui tu es.
- 9:19De ce que tu croyais savoir.
- 9:22De la confiance accordée à des gens qui auraient dû te protéger.
- 9:26à une certaine période.
- 9:28Et je veux qu'on s'arrête là-dessus une seconde.
- 9:31Parce que beaucoup d'entre vous ont vécu une version de ça.
- 9:36Peut-être pas de ce scénario précis,
- 9:38mais le mensonge d'un parent ou la découverte d'une vérité cachée.
- 9:45On le sait que souvent,
- 9:46il y a des secrets familiaux qui sont lourds et que parfois on découvre que ça soit une trahison de quelqu'un sur qui on comptait.
- 9:56ou d'autres,
- 9:57ce sentiment que le sol sous nos pieds
- 10:00Il est moins solide que ce qu'on croyait,
- 10:03parce que ce sol,
- 10:04c'était nos fondations,
- 10:05c'était nos croyances.
- 10:07Et dans ces moments-là,
- 10:11ce qui différencie en fait ceux qui s'en sortent de ceux qui restent complètement coincés,
- 10:18c'est la question qu'ils se posent.
- 10:20Ceux qui restent coincés se demandent pourquoi moi,
- 10:22pourquoi ça m'arrive à moi,
- 10:24qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?
- 10:27Ça,
- 10:27ça a été ma première question à l'époque.
- 10:30Et à ceux qui s'en sortent,
- 10:32qui se demandent autre chose en se posant la question,
- 10:36maintenant que je sais ça,
- 10:37qu'est-ce que j'en fais ?
- 10:39De la victime à acteur d'une situation qui est compliquée,
- 10:43c'est clair que les premières questions qu'on peut se poser,
- 10:45c'est pourquoi ça m'arrive à moi ?
- 10:48Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?
- 10:51Et après,
- 10:51il y a le cheminement,
- 10:52il y a la construction qui se fait à ce niveau-là.
- 10:56Et quand on se construit sur une réalité qui est complètement fausse,
- 11:00Quand la fondation sur laquelle on s'est appuyé s'avère être en fait complètement du sable et que c'est complètement mou,
- 11:12en fait t'as deux chemins qui viennent à toi.
- 11:14Soit tu t'effondres,
- 11:15soit tu décides de construire une fondation qui est vraie,
- 11:19toi-même,
- 11:20pierre après pierre.
- 11:22Et là pour la première fois de ma vie,
- 11:24j'ai vu clairement ce que j'avais à faire.
- 11:26C'était me choisir,
- 11:28moi.
- 11:30Pas la version qu'on m'avait imposée,
- 11:33pas la version qu'on attendait de moi,
- 11:35parce que souvent on attendait des choses de moi,
- 11:39c'était une version qu'on m'avait imposée.
- 11:41Et là j'ai pu me choisir moi.
- 11:43Et là,
- 11:44c'est ce qui a changé à ce moment-là.
- 11:48Pendant presque 30 ans,
- 11:49j'ai fait autre chose.
- 11:52J'ai dû prouver que j'étais capable,
- 11:55que j'avais de la valeur,
- 11:57que...
- 11:59Ce que je faisais méritait d'être vu,
- 12:01reconnu,
- 12:02célébré.
- 12:04J'ai travaillé toujours plus que les autres.
- 12:06J'ai voulu performer.
- 12:09J'ai construit,
- 12:09j'ai accumulé.
- 12:11Pas pour moi,
- 12:13mais pour montrer.
- 12:14Pour que ça se voit.
- 12:16Pour que ça compte aux yeux des gens qui,
- 12:20au fond,
- 12:21s'en foutaient clairement.
- 12:23Et tu sais à qui je cherchais à prouver tout ça ?
- 12:28à des gens qui n'étaient pas capables de voir ces choses-là.
- 12:32Pas parce qu'ils étaient forcément mauvais dans leur globalité,
- 12:36mais parce qu'on ne peut pas,
- 12:39en fait,
- 12:39donner ce qu'on n'a pas.
- 12:42Et certaines personnes,
- 12:43même celles qui portent le même sang que toi ou que moi,
- 12:49ils n'ont pas la capacité à nous voir tel qu'on est vraiment,
- 12:53de nous reconnaître vraiment,
- 12:55de te dire « je suis fier de toi » .
- 12:58et que ça veut dire quelque chose.
- 13:01Et le problème de cette phrase,
- 13:03c'est pas eux,
- 13:05c'est moi.
- 13:06Moi qui continuais à jouer un espèce de jeu de rôle où personne en fait d'autre ne jouait vraiment avec moi.
- 13:15Moi,
- 13:15en fait,
- 13:15j'attendais une réponse d'une porte fermée à double tour,
- 13:19en fait,
- 13:19si tu veux.
- 13:21Je frappais encore et encore et en fait,
- 13:24j'espérais qu'un jour,
- 13:26quelqu'un m'ouvrirait cette porte.
- 13:29Peut-être que toi aussi tu connais ce jeu-là,
- 13:32un parent qui t'essaie de montrer que t'as réussi,
- 13:35même adulte parfois,
- 13:37même en étant indépendant,
- 13:40même quand on n'en a plus besoin,
- 13:42que ça soit un frère,
- 13:43que ça soit une sœur,
- 13:46on attend souvent cette approbation qui compte encore trop,
- 13:51même si on a parfois du mal à l'admettre.
- 13:54Une famille,
- 13:55ils vont souvent mesurer ta valeur et des critères.
- 13:58qui ne sont pas les tiens.
- 14:00C'est le leur.
- 14:01C'est leur valeur ancestrale.
- 14:04Le diplôme,
- 14:05le salaire,
- 14:06le conjoint,
- 14:07les enfants,
- 14:08c'est souvent ces critères à eux,
- 14:09mais pas les tiens.
- 14:11Et on essaye de continuer à courir après cette validation-là,
- 14:16inconsciemment,
- 14:17mais on fonctionne de manière automatique.
- 14:20Parce que c'est un schéma qui s'est installé tellement tôt en étant enfant que toi-même,
- 14:25tu n'as même pas réalisé que c'était lui qui dirigeait ta vie.
- 14:30Cette attente-là,
- 14:32elle est une prison.
- 14:34Et toi seul as la clé pour pouvoir en sortir.
- 14:37Et il y a quelque chose d'encore plus difficile dans tout ça,
- 14:41quelque chose qu'on nomme pas assez clairement,
- 14:45c'est cette espèce de jalousie familiale.
- 14:47Parce que quand parfois on ose avancer,
- 14:51quand toi tu prends des décisions courageuses pour ta vie,
- 14:56quand parfois tu changes de cap,
- 14:59Parce que t'as appris à lire ta boussole à un moment et tu t'es dit mais moi je change de cap.
- 15:05Et quand tu oses te séparer,
- 15:06quand tu réussis,
- 15:07quand tu guéris,
- 15:09quand tu évolues,
- 15:11tu deviens quelque chose de très particulier pour ceux qui restent à l'arrêt.
- 15:18Tu deviens une espèce de miroir.
- 15:20Et un miroir,
- 15:21ben ça dérange.
- 15:23Parce qu'il montre en fait aux autres ce qu'ils refusent de voir en eux-mêmes.
- 15:30Et un miroir,
- 15:31ça dérange,
- 15:31parce qu'il montre ce que les autres refusent de voir en eux-mêmes.
- 15:35Les gens qui sont malheureux dans leur propre vie,
- 15:37qui restent dans une espèce de relation qui les éteint depuis plus de dix ans,
- 15:42qui font un métier qui les vide depuis vingt ans,
- 15:44qui portent des rancœurs,
- 15:46des regrets,
- 15:48des blessures,
- 15:49des pardons qu'ils n'ont jamais osé dire depuis toujours.
- 15:53Ces gens-là,
- 15:53ils ne vont pas te féliciter quand tu avances,
- 15:56ils vont plutôt t'écraser.
- 15:58Parce que c'est plus facile.
- 16:01que de se regarder dans un putain de miroir que tu leur tends sans le vouloir.
- 16:08T'as vu ce que t'as fait à tes enfants ?
- 16:10Tu te crois mieux que nous ?
- 16:11T'as changé,
- 16:12tu penses à toi.
- 16:13Non,
- 16:15je me crois pas mieux.
- 16:16La seule différence,
- 16:17c'est que je me suis choisi.
- 16:19Ce n'est pas pareil.
- 16:21Et je veux que tu retiennes ça.
- 16:23Non,
- 16:23je me crois pas mieux.
- 16:24Je me suis choisi.
- 16:26Ce n'est pas pareil.
- 16:28Ton mouvement en avant,
- 16:29c'est ta croissance et tes décisions courageuses,
- 16:32ta reconstruction.
- 16:34Tout ça,
- 16:34c'est pas une attaque contre eux,
- 16:35contre tes amis,
- 16:36contre ta famille,
- 16:38mais ça peut le ressembler pour quelqu'un qui a choisi de rester complètement immobile dans une situation qui ne le nourrit pas.
- 16:45C'est leur problème,
- 16:47c'est pas les tiens.
- 16:49Et c'est pas à toi de te rétrécir pour que les autres se sentent à l'aise.
- 16:54Tu as ta place,
- 16:55et ça c'est important de le comprendre.
- 16:58Le lien de sang,
- 17:00c'est pas un passe pour tout,
- 17:02et je veux qu'on s'y arrête vraiment,
- 17:05parce que cette phrase,
- 17:06on n'entend jamais dans ce sens-là.
- 17:08Le lien de sang,
- 17:10c'est pas un passe pour tout.
- 17:13Ce qu'on entend tout le temps,
- 17:14c'est l'inverse.
- 17:15C'est ta famille,
- 17:16c'est ta mère,
- 17:17c'est ton frère.
- 17:19Une espèce de sous-entendu dont t'as pas le droit de te plaindre,
- 17:23donc t'as pas le droit de t'éloigner,
- 17:25t'as pas le droit d'avoir une opinion là-dessus.
- 17:28Parce que c'est ta mère,
- 17:30c'est ton père,
- 17:31c'est tes frères et sœurs.
- 17:34Mais on ne te dit jamais l'inverse.
- 17:36On ne te dit jamais,
- 17:37c'est ton enfant,
- 17:39donc tu ne peux pas lui mentir.
- 17:41C'est ton frère,
- 17:42donc tu ne peux pas le trahir.
- 17:45C'est ta famille,
- 17:45donc le respect est obligatoire dans les deux sens.
- 17:50Le respect,
- 17:51il se doit dans les deux sens,
- 17:52toujours,
- 17:53sans exception.
- 17:54Que tu aies 8 ans ou 40 ans,
- 17:56que ça soit ta mère...
- 17:57ton père,
- 17:58ton frère,
- 17:58ta sœur.
- 18:01On n'a pas à accepter d'être traité d'une manière différente parce que tu portes le même nom.
- 18:07On n'a pas à encaisser le mensonge,
- 18:10on n'a pas à encaisser les préférences qui sont injustes,
- 18:13une espèce de manipulation ou des espèces de comparaisons qui sont parfois destructrices en famille parce que c'est ta famille et c'est comme ça.
- 18:22Non,
- 18:23c'est pas comme ça.
- 18:26Ou en tout cas...
- 18:26ça ne devrait pas l'être.
- 18:28Parce que les comparaisons,
- 18:30elles peuvent détruire.
- 18:33J'ai connu des comparaisons.
- 18:34Oui,
- 18:34mais ton frère fait mieux.
- 18:36Oui,
- 18:36mais ta sœur...
- 18:38Et ça,
- 18:39c'est quelque chose qui peut être complètement destructrice dans le développement au niveau d'un enfant,
- 18:45au niveau d'un adolescent et même en étant adulte.
- 18:48Et je vais encore me permettre d'aller encore plus loin parce qu'il y a une phrase qu'on utilise souvent.
- 18:54pour justifier de rester dans des situations qui nous font très très mal.
- 18:58Une phrase qui sonne bien,
- 19:00qui a l'air noble,
- 19:01qui a l'air courageuse,
- 19:04c'est « je reste par loyauté » .
- 19:06Je vais te dire une chose,
- 19:07parfois rester dans une relation toxique,
- 19:10c'est pas de la loyauté,
- 19:11c'est de la peur.
- 19:14La peur du jugement des autres.
- 19:18Qu'est-ce qu'ils vont dire ?
- 19:19Qu'est-ce qu'ils vont penser ?
- 19:20La peur de la culpabilité.
- 19:22Et si c'était...
- 19:23Et si c'est ma faute ?
- 19:25Et si j'aurais pu faire autrement la peur de solitude ?
- 19:30Et si après avoir coupé,
- 19:32je me retrouvais seul ?
- 19:35Ces peurs,
- 19:35elles sont réelles,
- 19:36elles sont complètement légitimes,
- 19:38parce que c'est profondément humain.
- 19:41Je ne te dis pas que je les minimise,
- 19:45mais elles ne peuvent pas dicter toute une vie.
- 19:48La culpabilité,
- 19:51la peur de solitude.
- 19:53Elles ne peuvent pas dicter toute une vie non plus.
- 19:56Elles ne peuvent pas être une raison pour laquelle on se sacrifie pendant des décennies.
- 20:00La vie,
- 20:01elle est trop précieuse.
- 20:03On n'en a qu'une et c'est important de le comprendre.
- 20:07Et voilà ce que j'ai appris quand j'ai arrêté de demander la permission.
- 20:12J'ai commencé à vivre parce que je me suis choisi.
- 20:17Pas la permission à ma famille,
- 20:20la permission à moi-même,
- 20:21la permission de me dire ce que je vis là,
- 20:25c'est pas acceptable.
- 20:26La permission de me dire je mérite mieux.
- 20:29La permission de me dire,
- 20:31je vais me choisir même si ça fait peur,
- 20:33même si ça dérange,
- 20:35même si personne comprend.
- 20:37Le plus important,
- 20:39c'est que tu sois au clair avec tes valeurs et avec toi-même.
- 20:43Parce que toi,
- 20:44seul,
- 20:44peux accepter ta vision dans un miroir.
- 20:47Il y a 5 ans,
- 20:48j'ai pris une décision.
- 20:50Pas dans un coup de colère,
- 20:52pas dans un espèce d'ultimatum dramatique,
- 20:55pas après une dispute de trop où tout explose.
- 20:58Mais dans un calme froid,
- 20:59en fait,
- 20:59je me suis posé et je me suis demandé si cette situation,
- 21:04clairement,
- 21:04était normale.
- 21:07Et enfin,
- 21:10sans se mentir,
- 21:12enfin,
- 21:13sans excuses,
- 21:13sans minimiser,
- 21:15sans espérer que ça allait changer,
- 21:17j'ai fait un bilan qui était simple.
- 21:20J'ai regardé ce que certaines relations me coûtait,
- 21:23que ça soit en énergie.
- 21:26en santé mentale,
- 21:27en paix intérieure,
- 21:27en capacité à avancer,
- 21:29à créer,
- 21:30à être présent.
- 21:33Et j'ai regardé ce qu'elle m'apportait.
- 21:37Et le compte,
- 21:38il était complètement vide depuis longtemps.
- 21:41Que ça soit mon compte bancaire ou mon compte intérieur,
- 21:45tout était vide.
- 21:48Alors ce que j'ai fait,
- 21:49c'est qu'à un moment,
- 21:50j'ai juste posé les bagages.
- 21:52Et je vais pas demander un compte de feuille parce que je suis pas là pour ça.
- 21:56Comme j'ai dit,
- 21:56c'est no bullshit.
- 21:58Ah ça serait vous mentir.
- 22:00Et c'est exactement ce que je veux pas faire dans ce podcast.
- 22:02La culpabilité,
- 22:03elle est réelle.
- 22:04Elle arrive la nuit,
- 22:06elle te pose des questions parfois à 3h du matin,
- 22:09donc elle t'a pas de réponse propre.
- 22:12Genre,
- 22:12t'as bien fait,
- 22:14t'aurais pu faire autrement,
- 22:15ou t'es pas allé trop loin.
- 22:18Le regard des autres,
- 22:19il est réel.
- 22:20Le commentaire,
- 22:21les jugements.
- 22:23Les gens qui ne comprennent pas cette situation,
- 22:26les gens qui te disent mais t'es égoïste,
- 22:29c'est égoïste que t'as changé parce que tu les as trahis.
- 22:34Et oui,
- 22:34le jugement et le regard des autres c'est quelque chose qui n'est pas facile parce qu'à travers le regard tu vois le jugement.
- 22:42Et puis il y a quelque chose que peu de gens te disent quand tu prends cette décision,
- 22:47pas parce que c'est le plus difficile à nommer,
- 22:51c'est le deuil.
- 22:53Couper avec sa famille,
- 22:55même quand c'est la meilleure décision de ta vie,
- 22:58c'est un putain de deuil,
- 23:00un vrai.
- 23:02Pas le deuil de ce qu'il était,
- 23:04le deuil de ce que t'aurais voulu qu'il soit.
- 23:07La famille que t'avais rêvé,
- 23:10celle que tu pensais mériter,
- 23:13mais celle que t'as jamais vraiment eue.
- 23:16Et ce deuil-là,
- 23:16en fait,
- 23:17il prend du temps et c'est normal.
- 23:19C'est...
- 23:20il s'est même sain.
- 23:21parce que c'est des émotions qu'on doit vivre,
- 23:23parce que ça veut dire que tu te reconnais dans ce que tu as perdu,
- 23:27ou plutôt,
- 23:28que tu n'as jamais eu.
- 23:30Mais voilà ce que j'ai découvert de l'autre côté de cette décision,
- 23:34c'est que voilà ce que personne ne te dit avant,
- 23:36parce que personne ne l'a vécu pour toi.
- 23:38Quand tu poses tes bagages,
- 23:40qui ne sont pas les tiens,
- 23:43tu retrouves une putain de légèreté que tu croyais perdue pour toujours.
- 23:48Ne l'oublie jamais.
- 23:50C'est pas une légèreté parfaite,
- 23:51c'est pas une légèreté sans cicatrices.
- 23:54Il va rester des cicatrices,
- 23:56mais une légèreté qui est complètement réelle.
- 23:58La légèreté de quelqu'un qui a arrêté de porter ce qu'il n'avait jamais choisi de porter.
- 24:04Et tu peux enfin choisir ce que tu remets dedans.
- 24:08Dans tes bagages,
- 24:09c'est ça se choisir.
- 24:11Tu peux enfin choisir ce que tu remets dedans.
- 24:14C'est ça se choisir.
- 24:17Souvent on entend...
- 24:18On ne choisit pas sa famille,
- 24:20c'est vrai,
- 24:21c'est une réalité qu'on doit accepter,
- 24:24sans en faire une prison à vie.
- 24:25Parce que ce qu'on oublie toujours dans cette phrase,
- 24:27c'est la suite.
- 24:28On choisit ses amis,
- 24:29on choisit sa tribu,
- 24:31on choisit les gens qu'on laisse entrer vraiment.
- 24:34Pas par obligation de sang,
- 24:36mais par envie sincère,
- 24:38consciente et réciproque.
- 24:40Et moi,
- 24:40mes amis sont devenus ma famille,
- 24:42pas par défaut,
- 24:44pas parce que j'avais rien d'autre,
- 24:46mais par choix.
- 24:48délibérés,
- 24:49conscients.
- 24:50Je les ai choisis et ils m'ont choisi aussi de l'autre côté.
- 24:53Et je vais te dire quelque chose sur le choix parce que je crois que c'est une des choses les plus sous-estimées de nos vies.
- 25:01Le choix,
- 25:02c'est la forme d'amour la plus pure qui soit,
- 25:05parce que personne nous y oblige.
- 25:07Quand quelqu'un décide d'être ta vie,
- 25:11pas par obligation,
- 25:12pas par culpabilité,
- 25:13pas par habitude,
- 25:14c'est réel,
- 25:15c'est solide,
- 25:15ça veut dire quelque chose.
- 25:17Et à l'inverse,
- 25:19quand toi tu décides d'être dans la vie de quelqu'un,
- 25:21d'y mettre de l'énergie,
- 25:22d'investir du temps,
- 25:24de l'amour,
- 25:24de la présence,
- 25:27ça veut dire quelque chose.
- 25:28C'est ça la vraie fondation,
- 25:29pas le sang,
- 25:30pas le nom de famille.
- 25:31Le choix.
- 25:33Et j'ai aussi appris à travers ça,
- 25:35à travers ces années de reconstruction,
- 25:37parce que ça fait six ans aujourd'hui que je me reconstruis à travers ça,
- 25:41c'est que j'ai rencontré des gens qui me ressemblaient,
- 25:43pas physiquement,
- 25:45mais dans des valeurs,
- 25:47des valeurs hautes,
- 25:48dans la façon de voir les choses,
- 25:50dans la capacité aussi à aller chercher quelque chose de plus profond dans la vie.
- 25:56Et cette ressemblance-là,
- 25:58elle m'a confirmé une chose.
- 26:00L'identité,
- 26:01elle se construit pas contre le vide,
- 26:03elle se construit malgré lui.
- 26:06Tu peux venir de nulle part,
- 26:08sans racines claires.
- 26:09La preuve,
- 26:11je suis né sans racines claires,
- 26:13sans histoire simple,
- 26:14sans cases.
- 26:15Je rentrais vraiment dans ces cases sociétales.
- 26:18Et tu peux te construire quelque part,
- 26:21quelque chose de solide,
- 26:22de réel,
- 26:23qui tient.
- 26:24Ça prend du temps,
- 26:25ça demande du travail,
- 26:26ça demande d'aller regarder en face des choses qui font...
- 26:30Pas plaisir à voir,
- 26:32parce que ça demande de l'honnêteté avec soi-même.
- 26:35Une honnêteté qui est complètement brutale,
- 26:37parfois,
- 26:38mais c'est le seul chemin qui mène quelque part de vrai.
- 26:43J'en suis la preuve si tu m'écoutes,
- 26:45là,
- 26:46toi aussi tu peux le faire.
- 26:48Peut-être que toi aussi tu portes quelque chose de lourd depuis trop longtemps.
- 26:53Peut-être que t'as une famille qui te pèse,
- 26:56sans que tu saches comment nommer cette chose.
- 27:00Peut-être que tu tiens à bout de bras des relations qui te vident depuis des années,
- 27:06parce qu'on t'a dit que c'est ça la loyauté.
- 27:10Peut-être que tu te sens coupable d'avoir des envies,
- 27:12des ambitions,
- 27:13une vie qui correspond pas à ce qu'on attend de toi.
- 27:17Peut-être que t'as envie de couper,
- 27:19mais que t'as peur.
- 27:20T'as peur de la solitude,
- 27:21t'as peur du jugement,
- 27:23t'as peur de te tromper,
- 27:24t'as peur des conséquences.
- 27:27Et peut-être que tu te demandes si toi t'as le droit.
- 27:31Oui,
- 27:32tu as le droit.
- 27:33Tu as le droit de ne pas accepter d'être traité indignement.
- 27:39Tu as le droit de t'éloigner de ce qui te détruit,
- 27:44même si ça porte le même nom de famille que toi.
- 27:47Tu as le droit de choisir le poids de ce que tu portes.
- 27:52Tu as le droit de construire une vie qui te ressemble,
- 27:56même si ça dérange,
- 27:58surtout si ça dérange.
- 27:59Parce que...
- 28:01Voilà ce que j'aurais voulu que quelqu'un me dise plus tôt.
- 28:05Se choisir,
- 28:06c'est pas de l'égoïsme.
- 28:09C'est le prérequis à tout le reste.
- 28:12T'arrives peut-être pas à te choisir toi-même.
- 28:14Tu peux pas vraiment choisir les autres.
- 28:16T'arrives pas à te respecter.
- 28:19Tu peux pas vraiment respecter les autres.
- 28:21T'arrives pas à te reconstruire.
- 28:23Tu peux pas construire quelque chose de solide avec qui que ce soit.
- 28:27Se choisir,
- 28:29c'est le point de départ de tout.
- 28:30tout.
- 28:32Moi,
- 28:32j'aurais pu rester,
- 28:33j'aurais pu continuer à prouver,
- 28:35à encaisser,
- 28:36à espérer que les choses changent.
- 28:39J'aurais pu appeler ça une espèce de loyauté.
- 28:42Mais j'appelle ça autrement.
- 28:44J'appelle ça avoir peur de me choisir.
- 28:46Et le jour où j'ai arrêté d'avoir peur,
- 28:48c'est là que tout a changé.
- 28:51Merci d'avoir écouté jusqu'au bout.
- 28:53Si cet épisode t'a parlé,
- 28:54partage-le à quelqu'un qu'en a besoin.
- 28:57Parfois,
- 28:58un podcast tombe au bon moment.
- 29:00Parce que c'est exactement ce que...
- 29:02Parfois,
- 29:03c'est exactement ce mot-là,
- 29:04cette phrase-là qui manquait,
- 29:05que quelqu'un se dise,
- 29:07OK,
- 29:07j'ai le droit.
- 29:08Si tu veux aller plus loin,
- 29:09si tu sens que tu as besoin d'un espace pour poser tes bagages et à commencer à construire quelque chose de vrai,
- 29:15tu sais où me trouver.
- 29:16Tout est en bio dans cet épisode.
- 29:18On se retrouve très vite pour un nouvel épisode.
- 29:21En attendant,
- 29:21prends soin de toi.
- 29:24Ce que tu viens d'entendre ne changera rien si tu ne changes rien.
- 29:29Si quelque chose a bougé en toi,
- 29:30ne l'ignore pas.
- 29:32Partage cet épisode,
- 29:33fais-le circuler,
- 29:35prends quelques secondes pour le noter.
- 29:37Chaque décision compte,
- 29:39même celle-ci.
- 29:41Et si tu sens que le moment est venu d'aller plus loin,
- 29:44tu trouveras la suite dans la description.
- 29:47Le passage est ouvert,
- 29:49à toi de le franchir.