Latest / Epic Shift — Confiance en soi, reconversion et connaissance de soi / Ep. 6 — Le Syndrome du Sauveur : pourquoi porter le sac à dos des autres vous épuise (et ne les aide pas vraiment) | EPIC SHIFT
Transcript
- 0:00Est ce que vous êtes le fameux appel à un ami ?
- 0:03Vous savez cette personne qu'on appelle en urgence au Bureau ou
- 0:07dans la vie perso parce qu'on sait qu'elle a toujours la
- 0:10solution, qu'elle va régler le problème vite et bien.
- 0:14Pendant des des années j'ai été cette personne, j'en étais
- 0:18fière. D'ailleurs je pensais être une
- 0:20collègue en Or, une amie indispensable.
- 0:22Jusqu'au jour où j'ai réalisé que je n'étais peut être pas une
- 0:25si bonne amie que ça et que surtout.
- 0:28J'étais en train de m'épuiser à petit feu.
- 0:32Dans ce nouvel épisode d'EPIC Shift, on va parler du syndrome
- 0:35du Sauveur, on va voir pourquoi porter le sac à dos des autres
- 0:39et la pire manière de les aider, et comment faire la différence
- 0:44vitale entre soutenir et sauver vous.
- 0:51Êtes dans Epic Shift, le Podcast pour dépasser vos blocages et
- 0:54accélérer votre changement ? Je suis emeline Picou.
- 0:58Exploratrice de potentiel mentor et testeuse officielle des
- 1:02détours de la vie pour vous offrir les meilleurs raccourcis.
- 1:05Pas de questionnement interminable ici.
- 1:08On cible. On clarifie.
- 1:10Et on. Shift, c'est parti.
- 1:18Pour être honnête avec vous, je me suis cramée plusieurs fois au
- 1:21travail à cause de ça. J'avais l'expertise, je
- 1:24connaissais le terrain, je maîtrisais les outils.
- 1:27Et donc c'est vrai que globalement, j'étais l'une des
- 1:29personnes qu'on pouvait appeler qui avait déjà du vécu et un peu
- 1:32de bouteille hein, parce que je suis restée 11 ans dans mon dans
- 1:34mon entreprise. Globalement, ça me permettait
- 1:36d'avoir tout de suite la solution à donner aux personnes
- 1:38qui me contactaient pour leurs problématiques.
- 1:40Et en fait face à un collègue ou une équipe dont le sac à dos de
- 1:44stress par exemple et de choses à faire était déjà tellement
- 1:47lourd qu'il touchait le sol. La tentative, elle était trop
- 1:51grande pour moi, c'est à dire, je répondais quoi ?
- 1:54On m'appelait, on me demandait de l'aide.
- 1:56Je répondais je délivrais la solution directement.
- 2:01Ils n'avaient pas le temps de creuser pour s'en sortir.
- 2:04En fait, ils voulaient vraiment une solution clé en main qui ne
- 2:07leur demandait aucun effort. Et moi je prenais leur sac à
- 2:11dos. Je le mettais sur mes épaules
- 2:14puisque je réglais le souci de façon opérationnelle et directe.
- 2:17Je leur livrais tout de suite la solution sur le coup,
- 2:21franchement, c'était génial. J'avais des retours ultra
- 2:23positifs sur ma disponibilité. Je me sentais utile.
- 2:27J'étais valorisée puisque j'étais vraiment considérée
- 2:30comme une experte qu'on pouvait appeler en gros un peu à tout
- 2:33moment et où on savait qu'on allait avoir une solution.
- 2:36Donc en gros, j'étais comme un collaborateur qualitatif au
- 2:40niveau de la vue de mes autres collègues et pour ma société.
- 2:44Mais la réalité c'est que cette solution, franchement, elle
- 2:47était pas pérenne. J'ai mis vraiment du temps à
- 2:50comprendre que. Faire à la place de quelqu'un,
- 2:53faire à la place de l'autre, ça venait littéralement moi me
- 2:56vider de toute mon énergie, ça me drainait.
- 2:59En fait. Globalement, le problème c'est
- 3:01qu'on confond 2 mots, sauver et soutenir.
- 3:05Du coup, j'ai repris la définition de ces 2 mots dans le
- 3:08dictionnaire et j'ai pris un exemple qui parlerait à tous
- 3:11pour qu'on on prenne bien. La différence des 2, sauver,
- 3:15c'est tirer quelqu'un d'un bâtiment en flamme.
- 3:19C'est une urgence absolue parce que c'est une urgence vitale.
- 3:22Là cette fois-ci, on porte la personne sur notre dos, on sort
- 3:25du bâtiment en feu parce que sinon elle meurt.
- 3:29Soutenir, c'est marcher à côté de quelqu'un.
- 3:34S'il trébuche, on lui sert d'appui mais c'est lui qui met
- 3:38un pied devant l'autre. En entreprise ou en famille, il
- 3:43y a très peu de vraies urgences vitales.
- 3:46Ça dépend des entreprises, d'accord, mais globalement, il y
- 3:48en a très peu. Quand vous prenez le sac à dos
- 3:50de l'autre pour régler son problème, vous tombez dans ce
- 3:53qu'on appelle un triangle dramatique et donc une posture
- 3:57de sauveur. Inconsciemment, quand on fait ça
- 4:01et qu'on prend le sac à dos de quelqu'un, on place la personne
- 4:06dans une position de victime qui n'est pas capable.
- 4:08Donc c'est une victime incapable et nous, on prend le rôle de
- 4:14sauveur. On prend le rôle de sauveur
- 4:17puisqu'on va sortir cette personne de sa posture de
- 4:20victime incapable en faisant à sa place ou en donnant tout de
- 4:24suite l'information pour le pour le sortir de cette situation.
- 4:28Alors oui, on soulage directement sur le moment la
- 4:34personne, mais en faisant à sa place, on l'infantilise, on le
- 4:41déresponsabilise. En fait, on lui vole
- 4:45l'opportunité d'apprendre par elle même de grandir et de
- 4:50trouver ses propres ressources. C'est pour ça que je dis que je
- 4:54n'étais pas une aussi bonne amie que ça.
- 4:56En faisant à la place des autres, j'achetais ma
- 5:00reconnaissance et la reconnaissance qu'on me donnait
- 5:03au prix de l'autonomie de quelqu'un.
- 5:05Régler le problème du coup à la place de quelqu'un, c'est lui
- 5:09acheter un soulagement au prix de son autonomie.
- 5:13Le Shift quand on veut vraiment aider quelqu'un, c'est de le
- 5:17laisser atteindre son point d'inconfort.
- 5:21S'en sortir de ce point d'inconfort et de la
- 5:25responsabilité de la personne, ce n'est pas de la nôtre.
- 5:29Du coup, notre rôle un peu, c'est pas d'être un taxi qui
- 5:33emmène une personne qui est en difficulté du point de
- 5:37l'inconfort vers le point, du confort et donc une destination
- 5:41sans effort. Notre rôle, c'est un peu de
- 5:46guider la personne, de la soutenir.
- 5:49On lui offre un espace de sécurité quand elle vient nous
- 5:52parler de son problème. On valide un peu ses ressentis
- 5:57hein, puisqu'ils vont nous dire qu'il est pas bien, qu'il est
- 5:59stressé ou qu'il est angoissé. Peut être et c'est OK de
- 6:02ressentir tout ça. C'est ça qu'on entend par
- 6:04valider, c'est juste être en accueil et ne pas juger.
- 6:09Mais c'est lui qui garde son sac à dos.
- 6:12On est juste là pour lui montrer comment mieux régler les
- 6:16bretelles pour que ça lui fasse moins mal, en lui offrant une
- 6:22solution, une posture ou une façon de voir un peu différente
- 6:25de la sienne. Mais on le laisse cheminer tout
- 6:27seul parce que c'est lui qui va s'en sortir le Game changer
- 6:30absolu dans les relations et surtout quand on vient nous voir
- 6:35pour apporter une solution ou ou ou quelque chose.
- 6:40C'est globalement d'arrêter de plonger tête baissée pour sauver
- 6:44la personne et de poser une simple question, de quoi as tu
- 6:51besoin de ma part aujourd'hui ? Est ce que tu as besoin que je
- 6:55t'écoute pour vider ton sac ? Est ce que tu as besoin que je
- 6:59t'aide à réfléchir à une solution ou autre ?
- 7:04Et on laisse à l'autre la responsabilité et le temps de
- 7:08nous répondre et de nous indiquer ce qu'il vient chercher
- 7:11chez nous. Vous allez être surpris parce
- 7:15que 8 fois sur 10, les gens, ils veulent juste être écoutés.
- 7:21Donc vous leur rendez leur sac à dos.
- 7:24Vous conservez le vôtre et vous préservez votre énergie.
- 7:29C'était emeline pour Epic Shift. Appliquez cette phrase magique
- 7:33et voyez ce que ça fait sur votre énergie.
- 7:36On se retrouve la semaine prochaine.
- 7:38En attendant, je compte sur vous pour vous abonner au podcast et
- 7:41on se retrouve en commentaire pour échanger.
- 7:43À bientôt.