Latest / Je découvre le monde du meublé by JD2M / Réédition de l'été N°3 - La relation avec son locataire
Transcript
- 0:00Pendant le mois d'août,
- 0:01le podcast « Je découvre le monde du meublé »
- 0:02prend une pause et,
- 0:04à cette occasion,
- 0:04vous propose de découvrir ou redécouvrir certaines de nos séries de podcasts les plus écoutées,
- 0:09rééditées en version longue pour une écoute plus fluide,
- 0:12afin que vous puissiez profiter de l'été pour continuer à en apprendre davantage sur le monde de la location meublée.
- 0:16Et aujourd'hui,
- 0:17nous allons nous pencher sur un point central de l'activité de location meublée qui s'avère souvent à l'origine de nombreuses interrogations,
- 0:23celle de la relation entre propriétaire et locataire.
- 0:26Contenu du contrat,
- 0:27obligations respectives,
- 0:28charges et loyers ou encore entrées et sorties des lieux,
- 0:30suivez-nous dans cette succession d'épisodes qui vous accompagneront tout au long de votre expérience de location.
- 0:36Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans notre nouvelle série consacrée au monde de la location meublée.
- 0:42Série qui aura pour thème la relation avec son locataire.
- 0:45Point central de l'activité de location,
- 0:48les échanges entre bailleurs et locataires peuvent parfois être source de difficultés ou de crispations.
- 0:53Et si la communication et la bonne intelligence sont des clés de communication qui sont toujours à privilégier,
- 0:58être bien informé de ses droits est souvent également d'une aide précieuse afin de mieux encadrer et donc de vivre plus sereinement les interactions avec vos locataires.
- 1:09Et afin de vous aider dans ces moments parfois délicats,
- 1:11nous traiterons,
- 1:12tout au long de cette série,
- 1:14de différents points d'attention qu'il peut être utile de garder à l'esprit dans le cadre de vos échanges avec vos locataires pendant toute la durée du contrat de location.
- 1:23Pour débuter cette série,
- 1:24notre premier épisode se portera donc sur un procédé qui marque le début de la relation entre un bailleur et son locataire,
- 1:31à savoir la recherche de ce dernier et l'établissement d'un contrat de bail.
- 1:36Pour rechercher un locataire,
- 1:37tout bailleur est libre d'utiliser le moyen qui lui paraît le plus approprié.
- 1:41En la matière,
- 1:42il existe trois possibilités,
- 1:44à savoir utiliser votre réseau de connaissances,
- 1:47passer par un ou plusieurs sites internet ou plateformes de réservation,
- 1:51ou encore avoir recours au service d'une agence immobilière spécialisée dans la location meublée.
- 1:56Bien entendu,
- 1:57en fonction du type de location que vous pratiquez,
- 2:00le vecteur que vous utiliserez pour trouver un locataire s'imposera de lui-même,
- 2:04comme en location saisonnière,
- 2:05pour laquelle il est bien plus probable que vous ayez recours à une plateforme de réservation en ligne qu'aux bouches à oreilles,
- 2:11qui montrerait rapidement certaines limites si vous souhaitez louer régulièrement votre bien.
- 2:16De plus,
- 2:17chaque option dispose de ses avantages et de ses inconvénients.
- 2:20Qu'il s'agisse du coût de l'opération ou des désagréments qui peuvent émerger d'une certaine situation.
- 2:26En effet,
- 2:26il pourrait par exemple être délicat de refuser une demande de location d'une connaissance plus ou moins éloignée,
- 2:32faute de garantie financière.
- 2:34Et puisqu'il en est question,
- 2:35parlons maintenant des critères de choix d'un locataire.
- 2:38Critères qui sont extrêmement importants dans le cadre d'une location de longue durée.
- 2:42En premier lieu,
- 2:43il est important de rappeler que vous avez tout loisir d'accepter ou de refuser un locataire Merci.
- 2:48tant que les critères que vous retenez pour faire votre choix sont des critères objectifs et ne sont pas motivés par des préjugés qui vous conduiraient à discriminer un candidat au sens de l'article 225-1 du Code pénal.
- 3:01C'est la raison pour laquelle il est préférable de prendre en compte des éléments tels que la solvabilité du candidat locataire et de son éventuelle caution,
- 3:08ce qui nous amène à évoquer les éléments que vous êtes en droit de demander à votre futur locataire afin d'attester de ses ressources.
- 3:15Pour parer à certains abus,
- 3:16La mention d'une liste limitative des pièces qu'un bailleur est en droit de demander à son locataire a été intégrée à la loi du 6 juillet 1989 par la loi Allure du 24 mars 2014,
- 3:28la liste étant elle-même ensuite précisée par décret.
- 3:31En la matière,
- 3:32il est donc opportun de se référer au texte du décret du 5 novembre 2015 et à ses annexes.
- 3:38Les pièces exigibles permettent ainsi d'attester de l'identité du locataire,
- 3:42de sa domiciliation actuelle,
- 3:44de son activité professionnelle,
- 3:45et de ses ressources.
- 3:47A ce titre,
- 3:48il peut être intéressant de penser à vous prémunir d'éventuelles fraudes réalisées à l'aide de faux documents.
- 3:53Pour ce faire,
- 3:54vous pouvez vous rendre sur le site internet de la Direction Générale des Finances Publiques qui met à disposition des usagers un outil permettant de vérifier l'authenticité de l'avis d'imposition fourni en saisissant simplement le numéro fiscal et la référence de l'avis d'imposition du candidat ou de sa caution.
- 4:11Notez bien que si les pièces demandées peuvent être des copies des documents originaux,
- 4:14Aux besoins traduits en français et les montants convertis en euros,
- 4:18vous avez le droit de demander au Codila de vous présenter les pièces originales sans toutefois pouvoir les conserver.
- 4:24Bien évidemment,
- 4:25l'ensemble de ces dispositions ne valent que dans le cas d'une location meublée à titre de résidence principale ou pour un bail mobilité.
- 4:31Il est fortement conseillé de s'y tenir dans ces situations afin de respecter votre futur locataire et donc de favoriser une bonne relation contractuelle.
- 4:39Une fois votre locataire choisi,
- 4:41vous devrez encore vous confronter à l'étape de la rédaction du contrat de location.
- 4:45Il est important de savoir que la rédaction d'un contrat de location est obligatoire,
- 4:49quelle que soit la situation ou le type de location pratiquée.
- 4:52Et si la forme du contrat est libre en location saisonnière ou pour un bail du code civil,
- 4:57ce ne sera pas le cas pour un bail de location en résidence principale,
- 5:00qu'il soit de longue durée ou étudiant,
- 5:03ou pour un bail mobilité.
- 5:04Dans ces situations,
- 5:05le contrat devrait observer un certain formalisme en respectant les dispositions prévues par la loi du 6 juillet 1989.
- 5:12Pour plus de simplicité,
- 5:13il est donc recommandé de consulter l'annexe 2 du décret du 29 mai 2015 qui reproduit un modèle type de contrat de location de logement meublé.
- 5:22Il est également possible d'utiliser un modèle proposé par un spécialiste à condition de bien vérifier que ce dernier est bien à jour des dernières modifications apportées au contrat.
- 5:31au contenu du contrat par le décret du 18 août 2023,
- 5:34modifications qui prennent notamment la forme de précision sur la performance énergétique du logement.
- 5:39Bien que la signature du contrat de bail marque le début de la relation contractuelle,
- 5:43il est judicieux de penser au moment où cette dernière prendra fin et donc d'ajouter au contrat une clause de dépôt de garantie.
- 5:49Bien qu'elle ne soit pas obligatoire,
- 5:51elle vous permet de vous prémunir contre les risques de dégradation et d'impayé qui pourraient résulter de l'occupation des lieux par votre locataire.
- 5:58Attention toutefois,
- 5:59à bien respecter les conditions,
- 6:01à savoir que son montant ne peut dépasser celui de deux mois de loyer hors charge et ne peut être modifié pendant toute l'exécution du contrat,
- 6:09mais aussi qu'au départ du locataire,
- 6:11le délai pour restituer le dépôt de garantie est de deux mois et passe à un mois si l'état des lieux de sortie est conforme à l'état des lieux d'entrée.
- 6:19En cas de retenue,
- 6:20il sera d'ailleurs capital de conserver les preuves des dégradations,
- 6:23comme l'état des lieux de sortie,
- 6:25mais également de fournir à votre locataire les documents justifiant des montants retenus
- 6:29qui peuvent être des factures ou uniquement des devis.
- 6:32Cela ne vaut toutefois que pour les baux de longue durée,
- 6:35car en cas de bail mobilité,
- 6:36le bailleur a l'interdiction de demander le versement d'un dépôt de garantie,
- 6:40cette interdiction devant par ailleurs être rappelée par écrit dans le bail.
- 6:44A ce sujet,
- 6:45il est vivement conseillé d'encaisser le chèque du dépôt de garantie,
- 6:48car ce dernier pourrait ne plus être encaissable passé un certain délai,
- 6:52mais également afin de vérifier que la provision sur le compte est suffisante.
- 6:56Il arrive parfois que les locataires ne voient pas d'un très bon oeil le fait d'encaisser le dépôt de garantie.
- 7:00C'est la raison pour laquelle il est important de bien communiquer avec eux,
- 7:04mais aussi de leur remettre un document attestant que vous avez bien reçu le dépôt,
- 7:07ce qui permet de mettre en place un climat de confiance mutuelle.
- 7:10En somme,
- 7:11et ce à défaut de connaître votre locataire au préalable,
- 7:14ce qui est plutôt rare en pratique,
- 7:16les premières étapes de la relation contractuelle seront déterminantes pour assurer une bonne relation avec votre locataire et installer une confiance réciproque.
- 7:24Et pour cela...
- 7:25le meilleur moyen est d'agir strictement en fonction des dispositions de la loi,
- 7:29car cela permet d'expliquer facilement vos actions et vos demandes au locataire,
- 7:33et de garantir à ce dernier que vous ne faites qu'agir sur la base du droit applicable,
- 7:37tout en vous protégeant.
- 7:38Le premier épisode de notre série consacré à la recherche d'un locataire et à l'établissement du contrat de bail touche à sa fin.
- 7:44Dans le prochain épisode de notre série,
- 7:46nous aurons l'occasion de nous concentrer sur un autre moment clé de la relation avec son locataire,
- 7:51à savoir l'entrée dans les lieux et le cas particulier du refus des meubles.
- 7:55afin que vous puissiez tout savoir de cette situation et ainsi la gérer au mieux si elle devait se présenter à vous.
- 8:01Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce deuxième épisode de notre série consacrée à la relation avec son locataire.
- 8:07Aujourd'hui,
- 8:08nous aborderons le moment de l'entrée dans les lieux du locataire et plus particulièrement tout ce qu'il convient de savoir sur l'état des lieux ainsi que sur le cas particulier du refus des meubles.
- 8:19Vous le savez sûrement,
- 8:20il existe deux catégories d'équipements en location meublée.
- 8:23D'une part,
- 8:23les 11 équipements obligatoires,
- 8:25dont la liste a été fixée par le décret du 31 juillet 2015 et dont la présence permet au logement d'être considéré comme meublé au regard de la définition posée par la loi Allure et ajoutée à la loi du 6 juillet 1989,
- 8:37et d'autre part,
- 8:38les équipements que l'on peut qualifier d'optionnels ou de facultatifs,
- 8:41allant du lave-vaisselle à la machine à café,
- 8:44et dont le rôle est d'apporter des services ou du confort supplémentaire aux locataires.
- 8:48Leur présence,
- 8:49si elle n'est pas obligatoire,
- 8:50permet bien souvent de renforcer l'attrait du bien,
- 8:52Et cela a plus forte raison en location saisonnière ou encore de demander un prix de location plus élevé,
- 8:58tout en veillant à ce que ce dernier ne dépasse pas l'éventuelle règle de plafonnement des loyers qui pourrait être en vigueur dans la commune dans le cas d'un bail meublé en résidence principale.
- 9:07Quoi qu'il en soit,
- 9:08ces équipements doivent faire l'objet d'une attention toute particulière lors de l'entrée dans les lieux d'un nouveau locataire,
- 9:13car ils seront au centre de deux documents extrêmement importants lors de la conclusion d'un bail de résidence principale,
- 9:19l'état des lieux d'entrée
- 9:20et l'inventaire des objets et équipements du logement.
- 9:23L'état des lieux d'entrée et l'inventaire du mobilier et des équipements sont deux documents qu'il est obligatoire d'annexer à un contrat de location meublée.
- 9:30Ils ont pur but de protéger à la fois le propriétaire et le locataire en attestant de la présence des équipements et de leur état et en permettant de prouver toute dégradation ou disparition d'équipements pendant la période de location.
- 9:42Pour un bail de location en résidence principale ou pour un bail mobilité,
- 9:46l'état des lieux doit être établi conformément
- 9:48aux exigences posées par le décret du 30 mars 2016,
- 9:51tandis que dans les autres cas,
- 9:52sa forme est libre.
- 9:54L'état des lieux doit par exemple être réalisé en début de location,
- 9:58idéalement au moment de la remise des clés au locataire et avant qu'il n'installe ses affaires personnelles dans le logement.
- 10:04Il sera ensuite à nouveau réalisé dans les mêmes conditions lorsque le locataire rendra les clés,
- 10:09étape dont nous parlerons dans un prochain épisode.
- 10:12De plus,
- 10:13l'état des lieux doit être établi par écrit,
- 10:15sur support papier ou électronique,
- 10:17de manière contradictoire,
- 10:18et donc en présence du bailleur et du locataire ou de leur mandataire s'il y a lieu,
- 10:23ce qui peut souvent être le cas pour les bailleurs ayant recours au service d'une agence immobilière par exemple.
- 10:28Il devra ensuite être daté et signé par toutes les parties.
- 10:32Un exemplaire.
- 10:33devra par ailleurs être remis en main propre ou par voie dématérialisée à chaque cotitulaire du bail.
- 10:38Enfin,
- 10:39l'état des lieux doit prendre soit la forme d'un document unique sur lequel il sera possible d'inscrire à la fois l'état des lieux lors de l'entrée et de la sortie,
- 10:46soit la forme de deux documents distincts mais faisant l'objet d'une présentation similaire.
- 10:52Par ailleurs,
- 10:52il est important de savoir qu'une fois l'état des lieux établi,
- 10:55le locataire dispose d'un délai de 10 jours à compter de sa réalisation pour demander à le faire compléter.
- 11:01Il pourra également demander à faire compléter l'état des éléments de chauffage jusqu'à l'expiration du premier mois de la période de chauffe.
- 11:08En cas de refus de votre part,
- 11:09il lui sera possible de saisir la commission départementale de conciliation ou CDC qui interviendra gratuitement pour tenter de trouver une solution aux litiges vous opposant.
- 11:19En parallèle de l'état des lieux,
- 11:21un inventaire des meubles et objets loués devra également être annexé au contrat.
- 11:25Ce dernier devra lister l'ensemble des équipements présents dans le logement ainsi qu'éventuellement leur état et leur coût.
- 11:31Cet inventaire permet notamment de prouver que les équipements obligatoires nécessaires à la qualification de meublé étaient bien présents dans le logement lors de l'entrée dans les lieux du locataire.
- 11:40Attention,
- 11:40il est également très important de savoir que le propriétaire a l'obligation de remplacer tout équipement défectueux présent dans le logement,
- 11:47même s'il ne s'agit pas d'un équipement obligatoire,
- 11:50et à condition bien sûr que ce ne soit pas le locataire qui soit à l'origine de l'avarie.
- 11:54Autrement dit,
- 11:55tout équipement mentionné sur l'inventaire devra être remplacé s'il s'avère défectueux.
- 12:00Si vous ne souhaitez pas être tenu de remplacer certains équipements facultatifs,
- 12:03notamment s'il s'agit d'équipements d'occasion,
- 12:06vous pouvez choisir de ne pas les mentionner dans l'inventaire des équipements.
- 12:09Mais dans ce cas,
- 12:10vous ne pourrez pas non plus vous en prévaloir et en demander le remplacement à votre locataire lorsqu'il sortira des lieux.
- 12:16À ce sujet,
- 12:17la meilleure option étant certainement d'en discuter avec votre locataire.
- 12:21En matière de coût,
- 12:22le fait de passer par un mandataire pour établir l'état des lieux entraîne souvent une facturation de la part de ces derniers.
- 12:28En la matière,
- 12:29C'est l'article 5 de la loi du 6 juillet 1989 qui s'applique.
- 12:33Lorsque l'état des lieux est réalisé par un mandataire,
- 12:36les honoraires peuvent être partagés entre le bailleur et le locataire.
- 12:40Toutefois,
- 12:40des limites s'appliquent quant à la participation qu'il est possible de demander à votre locataire.
- 12:45Ainsi,
- 12:46il ne pourra jamais se voir demander de s'acquitter d'une somme supérieure à celle dont vous vous acquitterez.
- 12:51De plus,
- 12:52le montant que le locataire aura à sa charge ne pourrait être supérieur à un prix équivalent à 3 euros.
- 12:57par mètre carré de surface du logement.
- 13:00Par exemple,
- 13:00pour un logement de 50 mètres carrés,
- 13:02l'état des lieux ne pourra jamais être facturé plus de 150 euros au locataire.
- 13:07Pour un tel logement,
- 13:08si l'état des lieux coûte 200 euros,
- 13:10le locataire n'aura donc que 100 euros au maximum à payer,
- 13:13car il ne peut en aucun cas devoir s'acquitter d'une somme supérieure à celle du bailleur.
- 13:18Et si l'état des lieux coûte 400 euros,
- 13:20sa contribution ne pourra dépasser le plafond de 150 euros,
- 13:24laissant ainsi 250 euros à la charge du propriétaire.
- 13:27Notez bien que l'établissement de l'inventaire des équipements et du logement ne peut donner lieu à aucune facturation supplémentaire auprès du locataire,
- 13:34peu importe la personne,
- 13:36bailleur ou mandataire,
- 13:37qui le réalise.
- 13:39Passons maintenant à la question de savoir comment procéder en cas de refus des meubles par le locataire,
- 13:44situation qui peut se présenter dès l'état des lieux,
- 13:46si par exemple le locataire souhaite amener quelques meubles avec lui,
- 13:49ou au cours du bail.
- 13:51En tant que propriétaire,
- 13:52la première chose à savoir est qu'en principe,
- 13:54votre accord est nécessaire pour effectuer des changements relatifs
- 13:57aux éléments déjà présents dans le bien au moment de sa mise en location.
- 14:01Vous pouvez donc choisir d'accéder ou non à la requête de votre locataire,
- 14:05même s'il est important de noter que,
- 14:07dans les faits,
- 14:08il pourrait vous être difficile de vous rendre effectivement compte de l'éventuel déplacement ou stockage des meubles sans votre consentement.
- 14:14En la matière,
- 14:15et bien que la communication et la bonne intelligence restent à privilégier,
- 14:19empêcher un locataire de remplacer certains meubles n'est donc bien souvent pas possible.
- 14:23Pour autant,
- 14:24garder un certain nombre d'éléments à l'esprit Merci.
- 14:26peut permettre de faire face à cette situation.
- 14:29La première chose à savoir est que le principal risque pour vous est la requalification du bail,
- 14:34qui peut être prononcé par un juge si les équipements et le mobilier présents dans le logement sont insuffisants par rapport aux dispositions légales,
- 14:41ce qui pourrait donc advenir si le locataire retire des meubles ou éléments qui sont compris dans la liste des équipements obligatoires et souligne ensuite leur absence.
- 14:49Pour se garantir contre ce danger,
- 14:51rien de tel que de porter une attention toute particulière lors de l'établissement de l'état des lieux
- 14:56et de l'inventaire.
- 14:57Plus l'inventaire sera précis,
- 14:59et plus il sera difficile pour le locataire de le remettre en cause.
- 15:02D'autant que la qualification de meublé s'apprécie au moment de l'entrée dans les lieux,
- 15:06ce qui signifie,
- 15:07comme l'a précisé la Cour de cassation dans un arrêt du 15 juin 2011,
- 15:11que tout déplacement de meubles survenu postérieurement à l'entrée dans les lieux et sans l'accord du bailleur ne peut remettre en cause cette qualification.
- 15:19Une bonne manière de se garantir pour les bailleurs est également de ne pas procéder eux-mêmes au retrait des meubles et,
- 15:25en aucun cas,
- 15:26de réaliser ce dernier avant d'établir l'état des lieux.
- 15:29et l'inventaire des objets présents dans le logement.
- 15:31À moins bien sûr qu'il ne s'agisse pas d'un élément obligatoire.
- 15:35Dans ce cas,
- 15:35vous êtes libre de prendre la décision qui vous convient le mieux,
- 15:38sans crainte des éventuelles répercussions.
- 15:41Une autre difficulté qui peut naître de cette situation est bien évidemment les dommages qui peuvent être causés aux mobiliers déplacés.
- 15:47En la matière,
- 15:48si vous avez accepté de retirer les meubles et que vous avez procédé à leur extraction et leur stockage,
- 15:53vous ne pourrez tenir le locataire responsable des dommages qu'ils auraient pu subir pendant leur transport.
- 15:58ou leur conservation.
- 15:59A ce titre,
- 16:00sachez que si vous convenez avec le locataire d'enlever certains meubles et que vous acceptez de les stocker à votre charge,
- 16:06le coût engendré par cette opération pourra être déduit comme charge déductible si vous relevez du régime réel d'imposition.
- 16:12Au contraire,
- 16:13si c'est le locataire qui procède lui-même au stockage,
- 16:16tous les frais ou les éventuels dommages seront à sa charge,
- 16:19que vous ayez ou non donné votre accord,
- 16:22et même si les meubles ne sont pas stockés sous sa garde,
- 16:24comme par exemple dans un garde-meubles.
- 16:27Autrement dit,
- 16:27Si vous ne pouvez pas toujours effectivement empêcher un locataire de changer le mobilier,
- 16:31ce dernier devra toutefois,
- 16:33lors de sa sortie,
- 16:34vous restituer l'appartement dans le même état et avec les mêmes équipements que lors de son entrée dans les lieux.
- 16:39Si votre locataire ne parvient pas à le faire,
- 16:42tout élément manquant ou endommagé pourra faire l'objet d'une retenue sur le dépôt de garantie que nous avons abordé ensemble dans le premier épisode de cette série.
- 16:50Comme pour de nombreux points de la relation entre propriétaire,
- 16:52bailleur et locataire,
- 16:54Bien connaître les enjeux de l'état des lieux et les conséquences d'un éventuel refus des meubles peuvent,
- 16:59en plus d'une bonne communication,
- 17:00largement vous aider à éviter les erreurs ou tout simplement à expliquer la situation et votre éventuel refus à vos futurs locataires.
- 17:08Nous espérons que cet épisode vous aura ainsi donné toutes les clés pour aborder sereinement cette situation.
- 17:14Bonjour à toutes et à tous.
- 17:15Pour le troisième épisode de notre série consacrée à la relation avec son locataire,
- 17:19nous allons aujourd'hui nous pencher sur les différentes échéances du bail en location meublée.
- 17:24et notamment sur deux points importants pour les bailleurs,
- 17:26à savoir la révision du loyer et le congé donné par le bailleur.
- 17:31Afin de traiter ce sujet,
- 17:33il est premièrement important de préciser que nous aborderons ici uniquement le cas des logements meublés qui sont loués sur la longue durée.
- 17:40En effet,
- 17:41dans le cas d'un bail étudiant,
- 17:42d'un bail mobilité ou d'un bail saisonnier,
- 17:45le contrat prend simplement fin à l'échéance prévue,
- 17:48sans qu'une quelconque notion de reconduction tacite puisse s'appliquer et sans que le propriétaire du logement
- 17:53aient besoin de délivrer un congé.
- 17:55Il en est de même pour la révision du loyer,
- 17:57qui n'est pas possible dans ce type de contrat en raison de leur durée.
- 18:01Et pour un bail en résidence secondaire,
- 18:03ces questions doivent être directement réglées par le contrat passé entre les parties,
- 18:07qui est passé sur la base des dispositions du code civil,
- 18:10tout le fait qu'un tel type de contrat soit également appelé un bail code civil.
- 18:15Pour un bail meublé de longue durée,
- 18:17c'est comme bien souvent à la loi du 6 juillet 1989 et aux textes qui sont venus la compléter,
- 18:22comme la loi Allure du 24 mars 2014 qu'il faudra se référer.
- 18:27Ces contrats sont marqués par un mécanisme qui leur est propre,
- 18:29celui de la reconduction tacite.
- 18:31Cela veut dire qu'à l'expiration de la durée prévue par le bail,
- 18:35ce dernier ne prendra pas fin,
- 18:36mais sera au contraire reconduit dans les mêmes conditions et pour la même durée.
- 18:41Or,
- 18:41la date prévue pour l'échéance du bail joue également un rôle important pour le bailleur qui souhaite augmenter le loyer de son bien ou mettre fin au contrat de location meublée.
- 18:50Penchons-nous donc tour à tour sur ces deux situations.
- 18:54En matière d'augmentation de loyer,
- 18:55la loi indique qu'il est tout à fait possible de le faire pour une location meublée à titre de résidence principale du locataire.
- 19:02Néanmoins,
- 19:02certaines règles seront à respecter.
- 19:05La première est que l'augmentation ne sera possible qu'à condition qu'elle a été prévue dans le contrat de location meublée en y insérant une clause concernant la révision du loyer.
- 19:14En l'absence d'une telle clause,
- 19:16le loyer devra rester le même pendant toute la durée de la location.
- 19:20Cette clause peut prévoir le moment où la révision interviendra dans l'année,
- 19:24mais dans la plupart des cas,
- 19:25c'est la date anniversaire du bail qui est retenue.
- 19:28La deuxième tient au calcul de l'augmentation,
- 19:30qui ne peut pas être fixée librement par le propriétaire.
- 19:33En effet,
- 19:34le calcul du nouveau loyer doit être fait sur la base d'un indice,
- 19:37l'indice de référence des loyers,
- 19:39ou IRL.
- 19:40Cet indice,
- 19:41qui est publié chaque trimestre par l'INSEE ainsi qu'au journal officiel,
- 19:45correspond à la moyenne sur les 12 derniers mois de l'évolution des prix à la consommation
- 19:49hors tabac et hors loyer.
- 19:51Si la clause de révision du contrat n'a pas prévu le trimestre de référence à prendre en compte,
- 19:56ce n'est pas gênant en pratique.
- 19:57Dans ce cas,
- 19:58il convient simplement de se référer à celui qui correspond au dernier indice connu à la date de signature du bail de location meublée.
- 20:05Pour calculer le nouveau loyer,
- 20:06il suffira donc de multiplier le montant du loyer hors charge par l'IRL de l'année en cours avant de diviser le résultat obtenu par l'IRL de l'année précédente et en prenant bien garde d'utiliser l'IRL du même trimestre pour l'année en cours et l'année précédente.
- 20:22A ce sujet,
- 20:23notez que si votre logement est situé en zone tendue,
- 20:26Des dispositions particulières s'appliqueront et vous devrez vous conformer aux règles d'encadrement des loyers.
- 20:31La troisième règle en matière d'augmentation du loyer concerne bien entendu l'information du locataire,
- 20:35qui est indispensable.
- 20:37En effet,
- 20:38l'augmentation de loyer n'est qu'une option laissée au propriétaire,
- 20:41et il n'est en aucun cas possible de considérer que le locataire devra lui-même procéder automatiquement à la révision chaque année,
- 20:48sans demande expresse de votre part.
- 20:50Afin d'informer votre locataire en cas d'augmentation de loyer,
- 20:53Vous devez donc lui adresser un courrier recommandé avec accusé de réception.
- 20:58Un tel type de courrier aura l'avantage de pouvoir prouver la date à laquelle l'augmentation était réclamée.
- 21:03Ainsi,
- 21:04par courtoisie,
- 21:04mais aussi pour éviter toute déconvenue,
- 21:07pensez à informer votre locataire suffisamment à l'avance,
- 21:10car la demande ne vaut qu'à partir du prochain mois de loyer.
- 21:13Si elle devait arriver après le début du mois,
- 21:15car vous l'avez demandé trop tard,
- 21:17l'augmentation ne serait donc effective que pour le mois suivant.
- 21:21Dernière règle très importante en matière de révision de loyer,
- 21:24notez bien qu'une demande d'augmentation de loyer ne peut sous aucun prétexte être rétroactive.
- 21:30Cela entraîne deux conséquences.
- 21:32La première est que si une augmentation est demandée en cours d'année,
- 21:35par exemple plusieurs mois après la date à laquelle elle aurait pu être demandée,
- 21:39elle ne vaudra que pour les mois suivants,
- 21:41et le propriétaire a l'interdiction formelle de demander un complément a posteriori à son locataire pour les mois qui auraient pu faire l'objet d'une augmentation.
- 21:50La seconde,
- 21:50et que si une augmentation n'est pas demandée pendant l'année où elle aurait pu avoir lieu,
- 21:54son propriétaire ne pourra pas s'en prévaloir ensuite.
- 21:57Cela veut dire qu'il lui sera bien entendu toujours possible d'augmenter le loyer pour les années suivantes,
- 22:02mais que l'augmentation devrait être calculée sur la base du loyer en cours et non du loyer tel qu'il aura été si une révision avait eu lieu dans les temps.
- 22:10Passons maintenant à une autre échéance,
- 22:12celle du congé donné par le bailleur,
- 22:14qui est encadré par l'article 25-8 de la loi du 6 juillet 1989.
- 22:19La première chose à savoir est que vous ne pourrez donner congé à votre locataire qu'à certaines conditions,
- 22:24à savoir que votre volonté de mettre fin au bail repose sur une décision de reprendre ou de vendre le logement,
- 22:30ou qu'elle repose sur un motif sérieux et légitime,
- 22:33comme l'inexécution par le locataire de l'une des obligations lui incombant.
- 22:38Le congé devra obligatoirement mentionner le motif allégué.
- 22:41De plus,
- 22:42en cas de reprise,
- 22:43il devra mentionner les noms et adresses du bénéficiaire de la reprise,
- 22:46ainsi que la nature du lien existant.
- 22:49entre vous et le bénéficiaire,
- 22:51ce dernier ne pouvant d'ailleurs être que vous-même,
- 22:54votre conjoint,
- 22:55votre partenaire de PAX,
- 22:57votre concubin notoire depuis au moins un an à la date du congé,
- 23:00ou bien vos ascendants,
- 23:02vos descendants,
- 23:03ou encore ceux de votre conjoint,
- 23:04de votre partenaire de PAX ou de votre concubin notoire.
- 23:09En cas de litige,
- 23:10la réalité du motif du congé pourra être contrôlée par un juge et un congé délivré de manière frauduleuse vous expose au paiement d'une amende.
- 23:17pénale dont le montant est proportionnel à la gravité des faits et qui ne peut être supérieur à 6 000 euros pour une personne physique et 30 000 euros pour une personne morale.
- 23:27Deuxième élément,
- 23:28et non des moindres,
- 23:29il s'agit de bien respecter les délais de préavis en matière de congé.
- 23:33Il existe ici une double condition.
- 23:36La première est que le congé ne prendra effet qu'à l'échéance du bail.
- 23:39La seconde est que le congé doit avoir été notifié au minimum trois mois avant la date d'échéance du bail.
- 23:45Le congé doit par ailleurs être notifié par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou signifié par acte d'un commissaire de justice ou encore remis en main propre contre récépissé ou émargement.
- 23:57Ce délai court à compter du jour de la réception de la lettre recommandée ou de la signification de l'acte du commissaire de justice ou encore de la remise en main propre.
- 24:05Il est donc très important de bien le respecter,
- 24:08car un congé délivré hors délai resterait certes valable,
- 24:11mais uniquement pour l'échéance suivante.
- 24:13Il vaut donc mieux l'adresser
- 24:14le plus en avance possible.
- 24:16Si tout a été fait dans les règles,
- 24:18le locataire sera déchu de tout droit d'occupation à l'expiration du bail.
- 24:22Mais notez que si ce dernier quitte les lieux avant la fin du délai de préavis,
- 24:25il ne sera redevable du loyer et des charges que pour le temps où il a occupé réellement les lieux.
- 24:31Dernier élément à prendre en compte,
- 24:33sachez que vous ne pouvez pas donner congé à votre locataire si celui-ci est âgé de plus de 65 ans à la date d'expiration du bail,
- 24:39et qu'il dispose de ressources annuelles inférieures au plafond de ressources applicables pour l'attribution des logements conventionnés,
- 24:45et ce,
- 24:46à moins de lui proposer un logement à proximité correspondant à ses besoins et à ses possibilités.
- 24:52Ces dispositions protectrices sont également applicables lorsque le locataire a à sa charge une personne de plus de 65 ans vivant habituellement dans le logement si le montant cumulé de leurs ressources annuelles est inférieur au plafond de ressources applicables pour l'attribution des logements conventionnels.
- 25:07Toutefois,
- 25:07ces dispositions ne sont pas applicables si vous êtes vous-même âgé de plus de 65 ans ou si vos ressources annuelles sont inférieures à ce même plafond.
- 25:16L'âge du locataire ou de la personne à sa charge et le vôtre sont appréciés à la date d'échéance du contrat
- 25:21tandis que le montant de vos ressources respectives sont appréciées à la date de notification du congé.
- 25:26Pour conclure,
- 25:27mentionnons deux autres informations relatives aux échéances et au délai de préavis en location meublée.
- 25:32Si vous souhaitez modifier les conditions du contrat de bail à son expiration,
- 25:36la procédure sera sensiblement la même que pour un congé,
- 25:38à savoir que vous devrez en informer votre locataire dans un délai de trois mois et que les changements ne pourront prendre effet qu'au renouvellement du contrat.
- 25:46Toutefois,
- 25:47les changements ne seront possibles que si le locataire les accepte.
- 25:50En cas de litige,
- 25:51il est possible de passer par la commission départementale de conciliation ou par un juge en dernier recours.
- 25:57Mais attention,
- 25:58si la question n'est pas tranchée à l'échéance du bail,
- 26:01il sera reconduit dans les mêmes termes et sans changement.
- 26:04Là encore,
- 26:05l'anticipation est de mise.
- 26:07Enfin,
- 26:08du côté de votre locataire,
- 26:10ce dernier peut résilier le bail à tout moment,
- 26:12sous réserve du respect d'un préavis d'un mois,
- 26:14et ce y compris lorsque la durée du bail est réduite à 9 mois dans le cadre d'un contrat de location étudiante.
- 26:20Il sera alors redevable du loyer et des charges relatifs à l'intégralité de la période couverte par le préavis si c'est lui qui vous a notifié le congé.
- 26:28Sauf si,
- 26:29avec votre accord,
- 26:30le logement se trouve occupé avant la fin du préavis par un autre locataire.
- 26:35Notre épisode consacré aux échéances du contrat de bail touche à sa fin.
- 26:39Pour poursuivre dans le thème de la relation avec son locataire,
- 26:42notre prochain épisode portera sur les situations plus particulières de la location,
- 26:47comme la location à un membre de sa famille et le cas
- 26:50de la sous-location.
- 26:54Bonjour à toutes et à tous,
- 26:55et bienvenue dans le quatrième épisode de notre série de podcasts consacrée à la relation avec son locataire.
- 27:01Quiconque a déjà pratiqué une activité de location meublée sait combien les situations particulières peuvent être nombreuses.
- 27:07Et s'il serait difficile de toutes les mentionner,
- 27:10nous avons choisi aujourd'hui d'en aborder deux parmi les plus fréquentes,
- 27:14à savoir le cas de la sous-location et celle de la location d'un bien meublé à un membre de sa famille.
- 27:20Le sujet de la sous-location revient régulièrement en location meublée,
- 27:23et très certainement encore plus en cette année 2024,
- 27:26avec la tenue des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
- 27:31Puisque la location meublée permet de pratiquer la location saisonnière,
- 27:35nombreux sont les locataires qui souhaitent profiter de l'été pour augmenter leurs revenus ou financer leurs propres congés,
- 27:40et donc rentabiliser leur logement pendant leur absence,
- 27:44tandis que d'autres souhaitent simplement pouvoir conserver leur logement sans toutefois avoir à payer de loyer
- 27:49le temps d'une mobilité professionnelle ou étudiante.
- 27:53En principe,
- 27:54il est possible pour un locataire ayant conclu un bail meublé de résidence principale de soulouer son logement,
- 27:59puisque ce dernier constitue justement sa résidence principale.
- 28:02Il pourra donc le faire dans les mêmes conditions qu'un propriétaire qui loue son propre logement pendant ses périodes d'absence.
- 28:09Toutefois,
- 28:09des conditions supplémentaires s'appliquent en sous-location,
- 28:12conditions qui sont posées par l'article 8 de la loi du 6 juillet 1989.
- 28:17En vertu de cet article,
- 28:19le locataire a l'obligation de demander son accord au bailleur pour pratiquer la sous-location.
- 28:24Votre locataire devra donc recueillir votre consentement par écrit préalablement à toute opération de sous-location.
- 28:30Il est d'ailleurs prévu que l'autorisation écrite du bailleur ainsi qu'une copie du bail en cours soient transmises au sous-locataire.
- 28:37Notez toutefois que votre autorisation ne confère aucun droit au sous-locataire à votre encontre,
- 28:42notamment si vous choisissez de résilier le bail.
- 28:45De plus,
- 28:45Les dispositions de la loi du 6 juillet 1989 ne sont pas applicables au contrat de sous-location,
- 28:51même si le logement est occupé à titre de résidence principale par le sous-locataire.
- 28:56Par ailleurs,
- 28:57l'accord que vous passez avec votre locataire ne doit pas seulement porter sur la sous-location en elle-même,
- 29:01mais également sur son prix.
- 29:03A ce titre,
- 29:04il est impératif de noter que,
- 29:06quelle que soit la situation,
- 29:07le prix du loyer au mètre carré de surface habitable des locaux sous-loués ne peut excéder celui payé par le locataire principal.
- 29:16Malgré la loi en vigueur,
- 29:18il peut arriver que des locataires pratiquent la sous-location sans en avoir informé leur propriétaire ou contre son gré.
- 29:24Face à cette situation,
- 29:25la première chose à faire est de faire constater la sous-location frauduleuse par acte de commissaire de justice.
- 29:31Attention,
- 29:31une capture d'écran d'une annonce de location n'est pas considérée comme une preuve suffisante.
- 29:36Une fois la preuve de la sous-location frauduleuse recueillie,
- 29:39vous pourrez,
- 29:40si vous le souhaitez,
- 29:41demander la résiliation du bail,
- 29:43des dommages et intérêts,
- 29:44ainsi que le remboursement des sommes perçues par votre locataire,
- 29:48car les sous-loyers perçus par le locataire
- 29:50sont considérés par la justice comme des fruits civils qui appartiennent par accession au propriétaire.
- 29:57Ainsi,
- 29:57le 12 septembre 2019,
- 29:59deux locataires ont été condamnés à rembourser à leur bailleur l'intégralité des sommes perçues grâce à la sous-location non autorisée de leur appartement sur Airbnb.
- 30:08Plus récemment,
- 30:09un arrêt de la Cour d'appel de Paris du 11 janvier 2022,
- 30:12faisant suite à un jugement du Tribunal d'instance de Paris du 24 octobre 2018,
- 30:17a également condamné un locataire au remboursement des sommes perçues,
- 30:20minorées,
- 30:21du montant des loyers déjà versés au propriétaire,
- 30:23ainsi qu'à des dommages et intérêts.
- 30:25tout en prononçant la résiliation du bail.
- 30:29Notez toutefois que les conditions que nous venons de mentionner ne s'appliquent que si la location principale est soumise aux dispositions de la loi du 6 juillet 1989.
- 30:37Dans le cas où elle serait soumise uniquement aux dispositions du Code civil,
- 30:40ce qui est le cas pour un bail résidence secondaire,
- 30:43la sous-location est possible sans autorisation,
- 30:46sauf si le contrat de location l'interdit ou prévoit l'autorisation préalable du bailleur.
- 30:51Il faudra donc adresser cette question dans le contrat si vous mettez un bien en location
- 30:55en vertu d'un tel type de bail.
- 30:57D'une manière générale,
- 30:58il est important de bien étudier chaque situation avant de donner ou non son accord,
- 31:02et de prendre en compte plusieurs éléments,
- 31:04dont la relation de confiance avec le locataire,
- 31:07ainsi que sa situation.
- 31:08Ainsi,
- 31:09si la perspective de voir votre logement mis en location de nombreuses fois pendant la période estivale n'est pas toujours réjouissante,
- 31:15il peut toutefois être bon de prêter une oreille attentive à la situation d'un locataire qui,
- 31:20pour les besoins de ses études,
- 31:21d'un stage ou d'une formation,
- 31:22devrait s'absenter quelques mois
- 31:24tout en sachant devoir revenir et qui ne souhaiterait pas devoir se confronter à nouveau à la recherche d'un logement.
- 31:30Dans ces situations,
- 31:31n'hésitez pas à en discuter avec votre locataire,
- 31:33voire peut-être à demander à échanger avec le futur sous-locataire,
- 31:37qui a toutes les chances d'être une connaissance de votre locataire,
- 31:40certainement peu enclin à laisser un logement qu'il se sait devoir réintégrer entre les mains du premier venu.
- 31:45Passons maintenant à l'autre cas particulier de la location,
- 31:48celle de la location à un membre de sa famille.
- 31:51En premier lieu,
- 31:52il est important de préciser que
- 31:53contrairement à une idée largement répandue,
- 31:55il est tout à fait légal de louer un bien à un membre de sa famille,
- 31:59et ce,
- 31:59comme s'il s'agissait d'une personne extérieure.
- 32:02Cela vaut d'ailleurs quel que soit le lien de parenté qui vous unit avec votre locataire,
- 32:06ascendant,
- 32:07comme les parents ou les grands-parents,
- 32:09descendant,
- 32:09enfant ou petits-enfants,
- 32:11ou encore collatéraux,
- 32:12frères,
- 32:13sœurs,
- 32:14cousins ou cousines.
- 32:15Cependant,
- 32:16certains points devront susciter votre attention,
- 32:18et le premier est le montant du loyer.
- 32:20En effet,
- 32:21lorsque l'on pense à une location en famille,
- 32:23on peut imaginer un tarif préférentiel ou certains avantages.
- 32:27Et si cela est possible,
- 32:28il convient de les manier avec précaution.
- 32:31Comme pour toute activité de location,
- 32:33vous aurez effectivement l'interdiction de le fixer à un loyer trop bas,
- 32:36du moins si vous louez votre bien en vertu d'un bail de longue durée.
- 32:40Car dans ce cas,
- 32:40le prix de location devra correspondre au prix du marché,
- 32:43même si le locataire est un proche.
- 32:46La résolution de cette obligation,
- 32:47qui peut surprendre si l'on considère qu'un loueur devrait pouvoir fixer le prix souhaité,
- 32:51est justifié par l'administration fiscale comme une manière de ne pas abuser des avantages fiscaux liés au statut de lois remeublées non professionnelles,
- 32:59notamment au régime réel.
- 33:01Il vous faudra donc prendre garde au prix du marché sur votre zone géographique afin de ne pas courir le risque d'une sanction en cas de contrôle fiscal.
- 33:09Cela étant dit,
- 33:10ne pas fixer un loyer trop bas permet également de préparer l'avenir,
- 33:13notamment si vous envisagez de louer à nouveau votre bien à une autre personne au départ du membre de votre famille.
- 33:20En effet,
- 33:21Si la situation d'une location intrafamiliale profane,
- 33:24notamment par le départ du locataire,
- 33:26le bien pourra à nouveau être offert à la location.
- 33:29Or,
- 33:29s'il se situe en zone tendue,
- 33:31certaines règles d'encadrement des loyers s'appliqueront au moment de fixer le loyer pour le prochain locataire.
- 33:36Parmi elles,
- 33:37se trouve l'interdiction de modifier le loyer entre deux contrats de bail,
- 33:41ce qui veut dire que si vous avez fixé un loyer avantageux pour une personne de votre famille,
- 33:45vous ne pourrez pas opérer un changement à l'entrée dans les lieux d'un nouveau locataire.
- 33:50En la matière,
- 33:51ce sont les dispositions du décret du 27 juillet 2017 qui s'appliqueront.
- 33:55Et si elles pourront tout de même,
- 33:56à certaines conditions,
- 33:58vous permettre de procéder à une augmentation du prix de la location entre deux locataires,
- 34:03le fait d'avoir initialement fixé un prix peu élevé pour loger un membre de votre famille aura logiquement un impact sur le prix à la relocation.
- 34:11Autre information intéressante dans le cas d'une location intrafamiliale,
- 34:14celle relative à la possibilité de bénéficier des aides-personnalités au logement ou APL.
- 34:20Dans ce cas,
- 34:20ce sont les liens familiaux qui vous unissent avec votre locataire qui décideront de la possibilité ou non de bénéficier des APL.
- 34:27Ainsi,
- 34:28si vous avez des liens de parenté en ligne directe avec votre locataire,
- 34:31comme ce serait le cas avec vos enfants ou vos petits-enfants,
- 34:34il ne leur sera pas possible de bénéficier des APL,
- 34:37et ce,
- 34:38quelle que soit leur situation socio-professionnelle.
- 34:41Au contraire,
- 34:42si vous avez des liens de parenté en ligne collatéral,
- 34:44comme ce serait le cas avec des frères et sœurs ou des neveux et nièces.
- 34:48Il leur sera tout à fait possible de demander à bénéficier des APL si leurs conditions sont réunies pour le faire.
- 34:55Bonjour à toutes et à tous,
- 34:56et bienvenue dans le cinquième épisode de notre série de podcasts consacrés à la relation avec son locataire.
- 35:02Aujourd'hui,
- 35:03nous nous pencherons sur les obligations respectives qui régissent la relation entre un propriétaire et son locataire.
- 35:08Parfois source de conflits,
- 35:10il est d'autant plus important que chaque partie soit informée des obligations qui lui incombent,
- 35:14afin de trouver rapidement une solution à tout litige.
- 35:18Commençons par un tour général d'horizon de ces obligations,
- 35:21qui sont mentionnées à l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989.
- 35:24pour les bailleurs et à l'article 7 pour les locataires.
- 35:28Selon les termes de la loi,
- 35:29tout bailleur est ainsi tenu.
- 35:31Premièrement,
- 35:32de remettre au locataire un logement décent,
- 35:34à savoir ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé,
- 35:41exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites,
- 35:44répondant à un critère de performance énergétique minimale et doté des éléments le rendant conforme à l'usage d'habitation.
- 35:52Attention !
- 35:52Les critères de performance énergétique justement cités auront un impact plus important d'ici le 1er janvier 2025 et il sera important de se conformer aux nouvelles normes afin que le logement loué soit toujours considéré comme décent.
- 36:06Deuxièmement,
- 36:07de délivrer au locataire un logement en bon état d'usage et de réparation,
- 36:10ainsi que les équipements mentionnés au contrat de location en bon état de fonctionnement.
- 36:14A ce sujet,
- 36:15sachez toutefois qu'il est possible,
- 36:17par une clause ajoutée au contrat de location,
- 36:19De prévoir que c'est le locataire qui prendra à sa charge de faire exécuter des travaux,
- 36:23dont le coût sera ensuite imputé sur le loyer.
- 36:26Attention,
- 36:27la clause devra donc prévoir la durée de l'imputation et les modalités de dédommagement en cas de départ anticipé du locataire.
- 36:34Troisièmement,
- 36:35d'assurer au locataire la jouissance paisible du logement et,
- 36:38sans préjudice des dispositions de l'article 1721 du Code civil,
- 36:43de le garantir contre les vices ou défauts de nature à y faire obstacle.
- 36:47Quatrièmement,
- 36:48d'entretenir les locaux en état de servir à l'usage prévu par le contrat et d'y faire toutes les réparations,
- 36:53autres que locatives,
- 36:54nécessaires au maintien en état et à l'entretien normal des locaux loués.
- 36:59Cinquièmement,
- 37:00de ne pas s'opposer aux aménagements réalisés par le locataire dès lors que ceci ne constitue pas une transformation de la chose louée.
- 37:06Et enfin,
- 37:07il faudra veiller à l'installation d'un détecteur de fumée dans le logement et penser,
- 37:11le cas échéant,
- 37:12à bien respecter les normes de sécurité entourant les équipements partagés,
- 37:16comme les piscines.
- 37:18En contrepartie,
- 37:19le locataire est tenu de payer le loyer ainsi que les charges récupérables selon la méthode convenue,
- 37:24charge forfaitaire ou provision sur charge,
- 37:26de faire un usage paisible et conforme à leur destination des locaux loués,
- 37:30de prendre à sa charge l'entretien courant du logement,
- 37:33d'y faire les réparations locatives qui s'imposent et,
- 37:36le cas échéant,
- 37:37de répondre des dégradations et pertes survenues pendant la location,
- 37:40sauf si elles ont eu lieu par cas de force majeure,
- 37:43par la faute du bailleur ou par le fait d'un tiers qui ne l'a pas introduit dans le logement.
- 37:48de permettre l'accès aux lieux loués pour la préparation et l'exécution de travaux d'amélioration ou de maintien en état des parties communes ou privatives,
- 37:55de ne pas transformer les locaux équipements loués sans l'accord écrit du propriétaire,
- 37:59et enfin de souscrire une assurance dont le bailleur a le droit de demander qu'il en justifie l'existence par la remise d'une attestation.
- 38:06Notez toutefois que cette obligation de souscription d'une assurance n'est valable que pour les contrats soumis à la loi du 6 juillet 1989,
- 38:13soit le bail longue durée et le bail étudiant,
- 38:15ainsi que pour le bail mobilité.
- 38:17Autrement dit,
- 38:18ce n'est pas le cas en location saisonnière et il est souvent préférable,
- 38:21dans cette situation,
- 38:23de souscrire soi-même une assurance et d'en répercuter le coût sur le prix des réservations.
- 38:27Penchons-nous maintenant sur le détail de plusieurs de ces obligations.
- 38:30La première d'entre elles,
- 38:32parfois au cœur de tensions entre propriétaires et locataires,
- 38:35concerne l'étendue des réparations qui incombe à chacun.
- 38:38L'article 6 et l'article 7 de la loi du 6 juillet 1989 le disent bien.
- 38:42Le bailleur est tenu aux réparations autres que locatives.
- 38:45Réparations locatives que l'article 7 met justement à la charge du locataire.
- 38:49Mais que sont ces réparations locatives et comment savoir ce qui est concerné ?
- 38:53Pour cela,
- 38:53il faut aller consulter l'annexe du décret n° 87712 du 26 août 1987.
- 38:59Ce décret a été initialement pris en application de l'article 7 de la loi du 23 décembre 1986,
- 39:05mais a été maintenu en application de la loi du 6 juillet 1989.
- 39:09En annexe de ce décret,
- 39:10on trouve la liste complète des réparations locatives,
- 39:13réparties en six grandes catégories.
- 39:15A savoir les parties extérieures dont le locataire a l'usage exclusif,
- 39:19les ouvertures intérieures et extérieures,
- 39:21les parties intérieures,
- 39:23les installations de plomberie,
- 39:24les équipements d'installation d'électricité,
- 39:27les autres équipements mentionnés au contrat de location.
- 39:30Ainsi,
- 39:30toute réparation mentionnée par ce décret est à la charge du locataire,
- 39:34dans le cas contraire,
- 39:35c'est au bailleur de s'en occuper.
- 39:37Un autre sujet de discorde peut concerner l'entretien du bien,
- 39:40et cela notamment dans le cas de la présence d'espèces nuisibles.
- 39:43Dans le cas de l'apparition de nuisibles,
- 39:45les frais engendrés par l'intervention de professionnels devront être supportés par la partie jugée responsable de leur apparition.
- 39:51Selon l'espèce en question,
- 39:52cela sera plus ou moins facile à déterminer,
- 39:55en fonction de plusieurs critères,
- 39:56dont la date d'entrée dans les lieux.
- 39:59En la matière,
- 40:00les cas les plus difficiles sont posés par les punaises de lit,
- 40:03pour lesquels il est particulièrement difficile pour les bailleurs de s'exonérer.
- 40:06C'est du moins ce qui ressort de l'analyse des décisions de justice,
- 40:09qui montre qu'une infestation déclarée peu de temps après l'entrée dans les lieux sera considérée comme de la responsabilité du propriétaire.
- 40:16Et pour les délais d'occupation plus longs,
- 40:18aucune garantie n'existe du point de vue du droit.
- 40:21En cas de litige,
- 40:22tout passage devant la justice devra,
- 40:24comme toujours,
- 40:25être d'abord précédé d'une médiation opérée par la commission départementale de conciliation.
- 40:29Mais,
- 40:30quelle que soit la situation,
- 40:31il est bien souvent préférable d'agir rapidement,
- 40:34raison pour laquelle les bailleurs peuvent avoir tout intérêt à vouloir gérer les infestations de nuisibles sans nécessairement passer un temps précieux à déterminer les responsabilités,
- 40:42d'autant que le coût de ces interventions est bien entendu déductible au régime réel d'imposition.
- 40:48En toute logique,
- 40:49le locataire aura de son côté l'obligation de rendre son logement accessible.
- 40:53pour les opérations de lutte contre les nuisibles.
- 40:56Passons maintenant au sujet de la jouissance du bien.
- 40:58Du côté du bailleur,
- 40:59cela se nomme la garantie d'éviction.
- 41:01Cette garantie d'éviction a deux conséquences pour le propriétaire.
- 41:05Premièrement,
- 41:06qu'il est tenu de garantir au locataire une jouissance paisible des lieux sans troubler lui-même sa tranquillité.
- 41:11C'est ce que l'on appelle la garantie du fait personnel du bailleur.
- 41:15Deuxièmement,
- 41:16qu'il doit également veiller au respect de la garantie du fait des tiers,
- 41:19qui le rend responsable si ses locataires subissent des dommages causés par des tiers
- 41:23dont la présence dans les lieux est à l'origine du bailleur ou résulte de sa faute.
- 41:27Ce point nécessite toutefois d'être précisé,
- 41:30et sont ainsi concernés les dommages causés par des tiers que le bailleur a introduits,
- 41:34comme des ouvriers,
- 41:35ou par ses autres locataires s'il loue plusieurs biens dans un même immeuble.
- 41:39Au contraire,
- 41:40s'il n'est pas responsable de la présence des tiers,
- 41:42sa responsabilité ne pourra pas être engagée.
- 41:45Du côté du locataire,
- 41:46on parle d'usage raisonnable du bien loué.
- 41:49Cette obligation regroupe à la fois la nécessité pour le locataire de s'abstenir de causer tout trouble de jouissance manifeste à ses voisins,
- 41:55mais aussi d'utiliser le logement selon sa destination.
- 41:58Ainsi,
- 41:59le locataire ne peut en principe pas apporter de transformation sans l'autorisation expresse et écrite du bailleur.
- 42:05En réalité,
- 42:06le locataire peut toujours apporter de légers aménagements,
- 42:09tant que ces derniers permettent toujours une utilisation plus rationnelle des lieux et qu'ils n'entraînent pas une modification de la distribution des pièces.
- 42:16Si de tels changements devaient toutefois advenir sans le consentement du bailleur,
- 42:19ce dernier aurait alors le choix,
- 42:21une fois le locataire sorti des lieux,
- 42:23entre demander qu'une remise en état soit faite aux frais du locataire,
- 42:26ou,
- 42:27au contraire,
- 42:28choisir de conserver les changements s'il les trouve intéressants,
- 42:31sans que le locataire puisse demander une quelconque indemnisation pour les frais engagés.
- 42:35Attention,
- 42:35la remise en état ne peut être demandée qu'à la sortie des lieux par le locataire,
- 42:39sauf si les modifications opérées mettent en péril le bon fonctionnement des équipements ou la sécurité du local.
- 42:45Il existe cependant une exception pour les locataires en situation de handicap ou de perte d'autonomie.
- 42:50Dans le cadre d'une location à titre de résidence principale ou d'un bail mobilité,
- 42:54les travaux d'aménagement nécessaires pour permettre aux locataires de se maintenir dans les lieux peuvent être réalisés à ces frais après l'envoi d'une demande écrite par lettre recommandée avec demande d'avis de réception auprès du bailleur,
- 43:05qui dispose d'un délai de 4 mois pour y répondre,
- 43:08sans quoi la demande sera considérée comme acceptée et,
- 43:11au départ du locataire,
- 43:13aucune remise en état ne pourra être exigée.
- 43:15Un autre sujet de discorde entre bailleurs et locataires peut résider dans le paiement des charges et leur répartition,
- 43:21sujet que nous traiterons justement dans le prochain épisode de notre série,
- 43:24qui traitera également du moment de la sortie des lieux du locataire.
- 43:28Bonjour à toutes et à tous,
- 43:30et bienvenue dans le sixième épisode de notre série consacrée à la relation avec son locataire.
- 43:35Aujourd'hui,
- 43:36nous aborderons successivement la question des charges en location meublée,
- 43:39puis celle de la sortie des lieux du locataire.
- 43:41Afin d'éviter tout litige,
- 43:43ou de savoir comment réagir lorsque ces situations occasionnent quelques difficultés,
- 43:47nous vous proposons d'examiner ensemble ces deux points.
- 43:50Commençons par les charges locatives qui,
- 43:52en location meublée,
- 43:53sont en grande partie récupérables auprès du locataire.
- 43:57Or,
- 43:57la récupération des charges relatives à l'occupation du bien,
- 44:00ainsi qu'à l'entretien des parties communes,
- 44:02peut se faire de deux manières différentes,
- 44:04Ausha du bailleur,
- 44:05selon la méthode de la provision sur charge ou celle du forfait de charge.
- 44:10La provision sur charge,
- 44:11que l'on appelle également les charges réelles,
- 44:13est la méthode la plus utilisée en matière de récupération des charges locatives par le propriétaire,
- 44:18et son fonctionnement est prévu par l'article 23 de la loi du 6 juillet 1989.
- 44:22Pour faire simple,
- 44:23tous les mois,
- 44:24le locataire verse au bailleur,
- 44:26en plus du montant du loyer,
- 44:27une somme appelée la provision sur charge,
- 44:30le total étant souvent désigné sous l'appellation loyer-charge comprise.
- 44:34Le montant ainsi perçu par le propriétaire comme provision sur charge donne toutefois lieu à une régularisation annuelle.
- 44:40Une fois les comptes des charges définitives disponibles,
- 44:42Vous devrez donc communiquer le décompte par nature de charge à votre locataire,
- 44:46ainsi que,
- 44:47dans les immeubles collectifs,
- 44:49leur mode de répartition entre tous les locataires.
- 44:52En fonction du résultat de ce décompte,
- 44:53deux options seront alors possibles.
- 44:55Si le total de la provision sur charge est supérieur au montant réel des charges dont vous vous êtes acquitté,
- 45:00vous devrez rembourser le trop perçu au locataire,
- 45:03alors que si,
- 45:04au contraire,
- 45:04le coût des charges est supérieur à celui de la provision,
- 45:07vous pourrez lui demander de vous verser la différence.
- 45:10Et dans le cas d'une occupation courte ou d'une arrivée dans les lieux court d'année,
- 45:13ce qui est souvent le cas,
- 45:15le montant des charges doit être évalué au prorata du temps d'occupation avant d'être comparé au montant de la provision.
- 45:21Au sujet du temps d'occupation,
- 45:22notez qu'en cas de départ du locataire,
- 45:24le paiement des charges doit être réalisé pendant toute la durée du préavis et même s'il quitte le logement avant l'expiration du délai,
- 45:30sauf si vous parvenez à le relouer entre temps.
- 45:32Au contraire,
- 45:33si c'est vous qui avez donné congé,
- 45:35votre locataire ne sera redevable des charges que pour la période pendant laquelle il a effectivement occupé le logement.
- 45:40S'il le quitte avant l'expiration du délai de préavis,
- 45:43vous ne pourrez donc pas lui demander de s'acquitter de la proportion des charges correspondant au reste de la période de préavis.
- 45:49L'autre option possible est celle du forfait de charge,
- 45:51ajouté à la loi du 6 juillet 1989 sous la forme de l'alinéa 2 de l'article 25-10 par l'article 8 de la loi Allure du 24 mars 2014.
- 46:01Au quotidien,
- 46:01la différence se verra peu,
- 46:03car,
- 46:04là encore,
- 46:04les charges locatives seront versées tous les mois.
- 46:07Néanmoins,
- 46:07il s'agit ici d'un forfait.
- 46:09Cette petite différence a toute son importance,
- 46:11car elle implique qu'aucun complément ou régularisation ne pourra avoir lieu ultérieurement,
- 46:16quel que soit le décompte annuel.
- 46:18Locataires comme propriétaires ne pourront donc demander ni remboursement ni complément.
- 46:23Reste encore à éclaircir ce qui est compris dans les charges locatives,
- 46:26car la répartition des charges peut parfois être source de conflits entre propriétaires et locataires.
- 46:30La liste exacte des charges récupérables est plutôt longue et peut être consultée en annexe du décret n° 87 713 du 26 août 1987.
- 46:39Pour vous en donner une idée,
- 46:41voici les 7 catégories sous lesquelles elles sont regroupées.
- 46:43Ascenseur et monte-charge,
- 46:45eau froide,
- 46:45eau chaude
- 46:46et chauffage collectif des locaux privatifs et des parties communes,
- 46:49installations individuelles,
- 46:51parties communes intérieures au bâtiment ou à l'ensemble des bâtiments d'habitation,
- 46:55espaces extérieurs au bâtiment ou à l'ensemble des bâtiments d'habitation,
- 46:58hygiène et enfin équipements divers du bâtiment ou de l'ensemble des bâtiments d'habitation.
- 47:04Au-delà de leur répartition,
- 47:05c'est également sur le montant des charges ou leur régularisation que le conflit peut survenir et il est nécessaire de savoir comment réagir.
- 47:13Il est en effet possible qu'un litige survienne sur le montant des charges.
- 47:16notamment en cas de charges forfaitaires,
- 47:18justement parce que ce système ne donne pas lieu à une régularisation.
- 47:22Or,
- 47:22votre locataire pourrait considérer ce montant disproportionné.
- 47:26A ce sujet,
- 47:27notez qu'en matière de charges,
- 47:28le montant de ces dernières doit être justifié par le bailleur,
- 47:31qui peut prendre appui sur les dépenses des années précédentes,
- 47:34ou,
- 47:34dans le cas des charges réelles,
- 47:36être en mesure de fournir un décompte détaillé des dépenses au locataire,
- 47:39décompte qui doit d'ailleurs obligatoirement lui être transmis une fois les comptes de l'année arrêtés.
- 47:44Autre possibilité ?
- 47:45qui concerne cette fois-ci uniquement les bailleurs utilisant la méthode des charges réelles,
- 47:49celle de la régularisation des charges après la sortie des lieux du locataire.
- 47:53Il est rare que la sortie des lieux se fasse en même temps que le décompte annuel des charges,
- 47:57ce qui veut dire que vous ne saurez pas encore si vous devrez vous livrer à une éventuelle régularisation qu'il pourrait être difficile de demander au locataire une fois ce dernier sorti des lieux.
- 48:05Pour autant,
- 48:05il existe un moyen de se protéger contre cette éventualité.
- 48:08En effet,
- 48:09et bien que cela soit peu que nous les propriétaires,
- 48:11il est possible de conserver une fraction du dépôt de garantie
- 48:14pour payer d'éventuelles charges locatives.
- 48:16En principe,
- 48:17le montant du dépôt de garantie doit être restitué au locataire dans un délai de deux mois ou d'un mois si l'état des lieux de sortie est conforme à l'état des lieux d'entrée.
- 48:25Toutefois,
- 48:26lors de la sortie,
- 48:27et si l'immeuble est en copropriété,
- 48:29le propriétaire peut fournir un arrêté des comptes provisoires sur la base duquel il peut retenir jusqu'à 20%
- 48:34du montant du dépôt de garantie en vue de la régularisation des charges lors du prochain décompte.
- 48:39Si cette méthode peut permettre au propriétaire bailleur de se protéger,
- 48:42elle a cependant plusieurs inconvénients.
- 48:45Le premier est de nature relationnelle.
- 48:46Ainsi,
- 48:47si vous avez maintenu une bonne relation avec votre locataire pour toute la durée de la location,
- 48:51procéder à cette retenue pourrait être interprété comme un manque de confiance de votre part.
- 48:55Le second tient aux formalités,
- 48:56car opérer à une telle retenue impose au bailleur de communiquer à l'ancien locataire un décompte provisoire qui justifie cette retenue,
- 49:03puis le décompte annuel une fois ce dernier établi,
- 49:05et de lui restituer les sommes dues,
- 49:07moins l'éventuel montant de la régularisation,
- 49:09dans un délai d'un mois.
- 49:11Or,
- 49:11si ces obligations ne sont pas respectées,
- 49:13Des sanctions sont à prévoir pour le bailleur.
- 49:15Passons maintenant à la sortie des lieux par le locataire.
- 49:18Lors de cette dernière,
- 49:19une étape sera cruciale,
- 49:21la comparaison de l'état des lieux d'entrée et de l'état des lieux de sortie.
- 49:24Comme nous le mentionnions dans le deuxième épisode de cette série,
- 49:27l'état des lieux est un document joint au bail qui vise à décrire l'état du logement et de ses équipements au moment de l'entrée dans les lieux du locataire à des fins de comparaison au moment de sa sortie.
- 49:37Raison pour laquelle ces deux états des lieux doivent être établis sur le même document ou sur deux documents similaires.
- 49:43Sur le principe,
- 49:44le locataire doit donc rendre le logement dans le même état qu'il lui a été confié,
- 49:47et,
- 49:48de ce fait,
- 49:49de répondre de toute dégradation qu'il aurait commise dans le logement.
- 49:52Attention toutefois à ne pas confondre dégradation et usure normale des lieux,
- 49:56car le locataire n'a pas l'obligation de remettre le logement à neuf.
- 50:00Le déroulement de l'état des lieux de sortie se fait de la même manière que l'état des lieux d'entrée,
- 50:04en comparant les différentes mentions,
- 50:06raison pour laquelle il est particulièrement important d'établir l'état des lieux le plus soigneusement possible lors de l'arrivée du locataire dans le logement.
- 50:14De plus,
- 50:14les propriétaires doivent se montrer particulièrement vigilants au moment de l'état des lieux de sortie.
- 50:19En effet,
- 50:19Si lors de l'entrée dans les lieux,
- 50:21le locataire dispose d'un délai de 10 jours pour demander à faire compléter le document,
- 50:25ce n'est pas réciproque.
- 50:26Ainsi,
- 50:27une fois l'état des lieux de sortie signé par le locataire et le bailleur ou son mandataire,
- 50:31aucun changement ne pourra être opéré par la suite.
- 50:34Notez à cet effet que,
- 50:35si le bailleur peut déléguer la réalisation de l'état des lieux de sortie à un mandataire,
- 50:40aucun frais relatif à l'établissement de ce document ne pourra être facturé au locataire,
- 50:44sauf en cas de litige entraînant l'intervention d'un commissaire de justice.
- 50:48Une fois l'état des lieux établi,
- 50:50signé et remis aux deux parties sur support papier ou par voie dématérialisée,
- 50:54deux options sont alors possibles.
- 50:56La première est que l'état des lieux d'entrée et de sortie sont identiques.
- 50:59Dans ce cas,
- 50:59il vous faudra restituer l'ensemble du dépôt de garantie au locataire dans un délai ramené à un mois.
- 51:05La seconde est que les deux états des lieux ne sont pas identiques.
- 51:08Dans ce cas,
- 51:09vous disposerez d'un délai de deux mois pour restituer le dépôt de garantie et éventuellement minorer des sommes retenues pour entreprendre les réparations nécessaires.
- 51:16À ce sujet...
- 51:17sachez que toute retenue doit obligatoirement être justifiée,
- 51:20justification qui peut être faite sur la base d'une facture,
- 51:23mais aussi uniquement d'un devis.
- 51:25De plus,
- 51:26si les sommes nécessaires à la remise en état sont supérieures au montant de garantie,
- 51:30il est également possible de demander un complément à l'ancien locataire dont la nouvelle adresse doit figurer sur l'état des lieux de sortie,
- 51:36et ce afin que vous puissiez entrer en contact avec lui au besoin.
- 51:40Si vous avez aimé notre podcast,
- 51:42faites-le nous savoir,
- 51:43et n'hésitez pas à vous rendre sur notre site internet.
- 51:46à nous suivre sur les réseaux sociaux ou encore à nous contacter directement par téléphone ou par mail à l'adresse contacte-je-déclare-mon-meublé.com