Latest / SAFE PACE - Le podcast des sports d'endurance, présenté par Hugo Clément / SPORTS D'ENDURANCE : LE MEILLEUR ANTIDÉPRESSEUR ? Avec Philippe Arnau et Candice Boisson
Transcript
- 0:06Safe Pace,
- 0:08le podcast des sports d'endurance,
- 0:10présenté par Hugo Clément.
- 0:13Et si pratiquer un sport d'endurance était le meilleur remède pour se sentir bien psychologiquement ?
- 0:18On connaît depuis longtemps les avantages physiques,
- 0:20à marcher,
- 0:21courir,
- 0:21à nager ou à faire du vélo,
- 0:22mais de plus en plus d'études démontrent que c'est aussi l'un des meilleurs médicaments contre le stress,
- 0:27les dépressions,
- 0:28l'anxiété ou encore contre certaines maladies neurologiques comme Alzheimer.
- 0:31Au-delà de la performance,
- 0:33du dépassement de soi,
- 0:34Les sports d'endurance pratiqués dans la nature et au grand air sont en train de devenir un pilier de la santé mentale.
- 0:40Et on va en parler aujourd'hui.
- 0:41Safe Pace,
- 0:42c'est parti !
- 0:45Cet épisode de Safe Pace est enregistré depuis Argelès-sur-Mer,
- 0:48le terrain d'entraînement idéal pour vos sorties outdoor.
- 0:51Entre mer et montagne,
- 0:53faites de chaque sortie un défi sportif dans un paysage à couper le souffle.
- 0:56En famille,
- 0:57entre amis ou seul pour performer,
- 0:59Argelès regorge d'itinéraires pour faire brûler vos jambes et vous vider la tête.
- 1:03Rendez-vous sur argeles-sur-mer.com
- 1:25Et Hugo Tormento,
- 1:27ça va les amis,
- 1:28vous êtes en forme ?
- 1:30Super.
- 1:30Ça va super.
- 1:31Super.
- 1:32Aujourd'hui on est bien naître.
- 1:35Vous êtes bien aéré,
- 1:36bien aéré.
- 1:37Aéré à fond.
- 1:38Oui.
- 1:40Super.
- 1:41Et pour disséquer tout ce que l'extérieur,
- 1:43le grand air nous procure dans le corps et dans la tête.
- 1:46Bon allez j'arrête parce que ça va vite nous saouler.
- 1:50Pour disséquer tout ce que l'extérieur,
- 1:51le grand air nous procure dans le corps et dans la tête,
- 1:53on est dans le lieu parfait pour ça puisqu'on est à Argelès dans les Pyrénées-Orientales avec la mer et les montagnes,
- 1:59un terrain de jeu idéal pour s'entraîner à l'extérieur,
- 2:01pour les aventures.
- 2:02Et on accueille deux invités qu'on est très heureux de recevoir.
- 2:06Philippe Arnaud.
- 2:08Salut Philippe.
- 2:09Bonjour.
- 2:11Bienvenue dans Safe Pace,
- 2:12tu es préparateur mental et physique.
- 2:14Tu as accompagné des athlètes en triathlon,
- 2:16en Formule 1,
- 2:17en rugby aussi,
- 2:18et même des pilotes de l'armée,
- 2:19il paraît.
- 2:21Sacré palmarès.
- 2:22Et surtout,
- 2:23tu prépares un certain Hugo Tormento,
- 2:26ici présent,
- 2:26tu es son préparateur mental.
- 2:28Donc n'hésite surtout pas à nous balancer des dossiers sur ton poulain.
- 2:31Oui,
- 2:32j'en ai plein.
- 2:33Voilà,
- 2:33tout ce que tu as,
- 2:34tu nous le donnes,
- 2:35on est là pour écouter.
- 2:36Candice Boisson,
- 2:37salut Candice.
- 2:38Bonjour,
- 2:38bonjour.
- 2:38Bienvenue dans Safe Pace,
- 2:39merci d'être là.
- 2:40Tu as 29 ans,
- 2:41tu es une ancienne athlète de wakeboard.
- 2:43trois fois participante à Koh Lanta,
- 2:45c'est là que le grand public a pu te découvrir.
- 2:47Et ces derniers mois,
- 2:48tu as enchaîné l'ascension du Kilimanjaro en cinq jours,
- 2:52le marathon des sables Legendary,
- 2:54270 kilomètres dans le désert du Sahara,
- 2:5750 heures de course,
- 2:58et tu as décrit ça comme une très longue méditation.
- 3:01Donc tu vas pouvoir nous raconter cette expérience et nous donner un peu ton point de vue sur le sport d'endurance comme médicament,
- 3:07parce que je sais que tu as traversé des périodes difficiles pendant lesquelles ta pratique sportive t'a aidé à...
- 3:12tenir le cap,
- 3:12on va dire.
- 3:14Première question pour tout le monde autour de la table,
- 3:16c'est quoi le moment le plus difficile que vous avez traversé dans votre vie au niveau psychologique ?
- 3:21L'épreuve la plus difficile que vous avez eu à affronter ?
- 3:24Tiens,
- 3:24on commence par toi,
- 3:25monsieur le préparateur mental,
- 3:26Philippe.
- 3:27J'en ai vécu un paquet.
- 3:28J'en ai vraiment vécu un paquet.
- 3:30Je crois que ce qui a été le plus dur,
- 3:32c'est de me retrouver en pleine mer,
- 3:34ici,
- 3:35avec une énorme tempête,
- 3:37avec des grélons gros comme des balles de tennis.
- 3:40J'étais au large.
- 3:41Mais sur un bateau ?
- 3:42Non,
- 3:42j'étais en train de nager.
- 3:43Ah oui ?
- 3:43J'étais en train de nager en pleine après-midi,
- 3:44mais c'est les orages d'été.
- 3:46Tout d'un coup,
- 3:46tu sens que la mer n'est pas pareille,
- 3:47tu te retournes et tu vois un nuage noir qui est collé à la mer et qui t'arrive dessus.
- 3:52Et puis là,
- 3:52tu as des éclairs,
- 3:53tu as la pluie,
- 3:54tu as la grêle.
- 3:55Et là,
- 3:56tu te dis,
- 3:56bon,
- 3:56je suis loin,
- 3:58je suis à 800 mètres des côtes,
- 3:59je vais rendre comment ?
- 4:00Je vais prendre un éclair sur la gueule.
- 4:01Tu vois un kayak au loin,
- 4:02tu dis,
- 4:02je vais y aller.
- 4:03Mais le mec il doit être en panique,
- 4:04je me dis si jamais il est en panique,
- 4:06il va mettre un coup de rame sur la gueule.
- 4:07Donc je vais faire demi-tour,
- 4:08je vais aller vers les rochers,
- 4:09mais les rochers...
- 4:10Donc c'était une situation complexe.
- 4:12J'ai quand même réussi à aller jusqu'aux rochers.
- 4:15Je suis rentré à pied,
- 4:16quand je suis arrivé sur la plage,
- 4:17il n'y avait plus personne.
- 4:19Il y avait des glacières,
- 4:20il y avait des matelas pneumatiques,
- 4:22il n'y avait absolument plus personne.
- 4:23Parce qu'en fait il y avait une énorme tempête qui avait tout soulevé,
- 4:25qui avait blessé énormément de gens.
- 4:26Et moi j'étais dans l'eau.
- 4:27Tout le monde pensait que j'étais mort,
- 4:29mais j'étais vivant.
- 4:30D'accord,
- 4:30effectivement c'est une épreuve assez difficile.
- 4:34Candice,
- 4:35ton moment le plus down que tu as vécu ces dernières années,
- 4:39c'était quoi ?
- 4:39Du coup on rentre direct dans le vif du sujet,
- 4:41mais moi c'était l'année dernière où j'ai tous les plans de ma vie qui se sont effondrés,
- 4:46avec un membre de ma famille qui est décédé,
- 4:48le lendemain de l'enterrement,
- 4:50la découverte de l'infidélité de mon ex-compagnon du coup,
- 4:53avec qui j'allais me marier,
- 4:55et puis aussi deux semaines après j'ai su,
- 4:57j'avais un centre de cryothérapie,
- 4:59j'ai su que je devais le rendre
- 5:00Parce que mon bail arrivait à échéance et je devais rendre les locaux.
- 5:03Tout est arrivé,
- 5:03donc tout en même temps,
- 5:04enfin tout s'est effondré.
- 5:07Les emmerdes volent toujours en escalier.
- 5:08Voilà,
- 5:09exactement.
- 5:09Donc ça a été pile à ce moment-là.
- 5:11Donc il y a un an à peu près ?
- 5:12Il y a un an et demi à peu près,
- 5:13ouais.
- 5:14Et à ce moment-là,
- 5:15t'as trouvé refuge dans le sport ?
- 5:17Ah bah oui,
- 5:18totalement.
- 5:19Quel sport tu pratiques au quotidien ?
- 5:22Alors moi de base,
- 5:22je suis du coup wakeboardeuse.
- 5:24De base,
- 5:24de base aussi,
- 5:25j'étais judokat.
- 5:28Et en fait,
- 5:28quand j'étais vraiment au plus mal,
- 5:30du coup,
- 5:30je suis partie au Brésil pour m'aérer.
- 5:33Je m'étais dit,
- 5:34autant pleurer au Brésil,
- 5:36c'était pas mal.
- 5:37Et du coup,
- 5:37sur place,
- 5:38je me suis dit,
- 5:38tiens,
- 5:39si je m'inscrivais au Marathon des Sables.
- 5:41Donc,
- 5:41j'ai commencé par le plus petit,
- 5:43le version 120 kilomètres,
- 5:44parce que je ne pensais pas que j'étais capable de faire un
- 5:46270. Et du coup,
- 5:48le fait de revenir après et de m'entraîner,
- 5:50c'est ça aussi qui m'a permis de m'aérer l'esprit et d'aller beaucoup mieux.
- 5:54Ça t'a remis le pied à l'étrier,
- 5:56de te mettre dans cette pratique du sport d'endurance.
- 5:59Ça t'a permis de sortir la tête de l'eau ?
- 6:01C'est ça.
- 6:02Pendant que j'allais mal,
- 6:03j'avais tendance à faire des crises d'angoisse que je ne connaissais pas.
- 6:06Une crise d'angoisse,
- 6:07c'est ton rythme cardiaque qui s'accélère,
- 6:10tu paniques.
- 6:12Il y avait plein d'effets,
- 6:13de symptômes physiques.
- 6:14Et puis quand je me suis mise à découvrir le sport d'endurance,
- 6:18j'avais tous ces symptômes-là,
- 6:19mais c'était choisi et finalement,
- 6:20ça me faisait du bien.
- 6:21Donc je pense que c'est un peu ça qui m'a permis de...
- 6:24de m'aérer et de reprendre confiance en mon corps aussi.
- 6:27On va en parler puisque c'est le sujet du jour,
- 6:29comment le sport en général,
- 6:31mais c'est vrai que l'endurance,
- 6:32notamment l'endurance sur des longues distances,
- 6:35il y a un côté un peu spécial et on va en parler aujourd'hui.
- 6:39Vous,
- 6:39vous faites du sport d'endurance depuis que vous êtes né,
- 6:40donc je ne vais pas vous demander si ça vous a aidé à affronter les moments difficiles parce que de toute façon,
- 6:45vous en faisiez déjà,
- 6:46Fred et Charlotte.
- 6:49C'est vrai que moi je fais des sports d'endurance depuis toute petite,
- 6:51je fais même beaucoup de randonnées depuis,
- 6:53enfin j'ai suivi mes parents,
- 6:54j'ai pas trop eu le choix,
- 6:57mais du coup j'y ai pris goût et je peux plus faire sans maintenant.
- 7:02C'est vraiment la nature,
- 7:04ça fait partie de ma vie,
- 7:05partie de mon équilibre et mon bien-être et c'est ce qu'on va aborder aujourd'hui,
- 7:09mais c'est vrai que ça se ressent énormément sur le quotidien.
- 7:13Oui,
- 7:13et quand t'en fais pas,
- 7:14du coup...
- 7:15Tu es dans une étape psychologique un peu compliquée.
- 7:17C'est compliqué ça.
- 7:18Comme une drogue que tu te retires en fait.
- 7:20Moi je sais que ça a longtemps été une blague,
- 7:22que ce soit à la maison,
- 7:24avec ma compagne Charlotte,
- 7:25ou au travail.
- 7:26Quand je commence à me crisper un peu trop,
- 7:28c'est vas-y prends les baskets et on s'en reparle plus tard parce que ça va prendre l'air.
- 7:34Alors,
- 7:35c'est pas simplement une impression,
- 7:36la science confirme noir sur blanc que le sport d'endurance s'est reconnu comme un véritable antidépresseur.
- 7:42Je vais vous citer une première étude.
- 7:44En 2018,
- 7:45des chercheurs ont suivi près de 34 000 Norvégiens pendant 11 ans.
- 7:49C'est une étude qui s'appelle Hunt.
- 7:51Aucun de ces 34 000 Norvégiens ne souffrait de troubles mentaux au départ.
- 7:56Et ils ont constaté que les personnes physiquement actives développaient au fil des années moins de dépression et d'anxiété que les personnes sédentaires,
- 8:05donc sur une cohorte quand même de 34 000 personnes.
- 8:08Et le plus surprenant,
- 8:09il suffisait d'environ une heure d'activité par semaine,
- 8:12ce qui n'est pas énorme.
- 8:13Pour observer déjà un premier effet protecteur mesurable au niveau psychologique.
- 8:18Une heure à peine.
- 8:19Ça t'étonne ça Philippe ?
- 8:20Non,
- 8:21ça ne m'étonne pas du tout.
- 8:21Parce qu'il faut se rappeler que ce qui nous dirige,
- 8:24ce qui dirige la mécanique,
- 8:25c'est le cerveau.
- 8:26C'est lui qui pilote,
- 8:26c'est lui qui commande.
- 8:27Le cerveau est très sensible aux environnements dans lesquels on se situe.
- 8:30Donc la lumière,
- 8:31l'ensoleillement,
- 8:33les odeurs,
- 8:34les différences de couleurs.
- 8:37C'est tout ça qui va permettre,
- 8:38grâce à l'activité d'endurance,
- 8:40notamment en pleine extérieure,
- 8:41Parce que sur le tapis,
- 8:42ce n'est pas du tout la même chose.
- 8:43Ça nous permet de pouvoir être confrontés à un environnement.
- 8:45Il ne faut pas oublier qu'on est quand même à l'origine des chasseurs-cueilleurs.
- 8:48Donc,
- 8:48on a une relation à la nature qui est très particulière.
- 8:50Et plus on passe de temps dans la nature,
- 8:52plus on développe et on stimule des molécules et des hormones.
- 8:55Les hormones du plaisir,
- 8:56par exemple.
- 8:57On va parler peut-être de la sérotonine,
- 8:58de la dopamine,
- 9:00des endorphines,
- 9:00par exemple.
- 9:01Les cannabinoïdes aussi,
- 9:02probablement.
- 9:03On en parlait,
- 9:03oui.
- 9:04Voilà.
- 9:04Et donc,
- 9:04tout ça,
- 9:04c'est lié à la fois au contexte naturel.
- 9:07Donc le marathon des sables,
- 9:08je pense qu'elle en est déremplie quand elle a permis de travailler sur sa thérapie en même temps.
- 9:12Mais on est tous sujet à ça et c'est très probablement pour ça qu'on fait des sports d'endurance.
- 9:17Alors les auteurs de cette même étude estiment qu'environ 12%
- 9:20des dépressions auraient pu être évitées si tous les sédentaires avaient pratiqué au moins une heure d'activité physique par semaine.
- 9:27Donc l'idée qu'il faudrait faire beaucoup de sport pour avoir un effet,
- 9:30ce n'est pas forcément confirmé.
- 9:32On peut commencer avec une activité assez...
- 9:35réduite au début,
- 9:36j'imagine que t'as pas commencé tout de suite
- 9:38Candice par un truc par
- 9:4015h par semaine Si
- 9:44Si, j'ai commencé par
- 9:4515h par semaine Je suis pas partie de zéro moi j'ai toujours fait beaucoup de sport la course à pied,
- 9:51non c'était pas mon sport de prédilection,
- 9:53mais j'avais déjà couru quand même un marathon avant et j'ai toujours fait beaucoup de sport,
- 9:57mais des formats aussi longs comme ça,
- 9:58non c'était la première fois
- 10:00On a souvent l'impression qu'en dessous de 3 séances par semaine ça sert à rien Ça c'est...
- 10:04Après,
- 10:04il y a l'aspect performance où on peut mesurer aussi les chronos.
- 10:09Et c'est vrai qu'en dessous de trois séances par semaine,
- 10:11il y a peut-être moins de perfs.
- 10:13Mais sur l'aspect mental,
- 10:14c'est vrai que le bien-être,
- 10:15il est instantané.
- 10:16Il suffit d'aller une fois en nature et tout de suite,
- 10:19on se sent bien quand on rentre.
- 10:21Donc déjà,
- 10:21une fois par semaine,
- 10:23s'il n'y a que ça de possible,
- 10:24c'est déjà bien.
- 10:25Et l'aspect de nature est important parce que,
- 10:26comme tu le disais,
- 10:27Philippe,
- 10:27c'est sûr qu'une heure de sport dans une salle...
- 10:30au sous-sol avec un éclairage naturel,
- 10:32ce n'est pas comme une heure de sport à l'extérieur,
- 10:35sous les arbres ou au bord de la mer.
- 10:37Exactement.
- 10:38Il y a aussi la différence entre faire du sport,
- 10:40musculation par exemple en salle,
- 10:42ou courir.
- 10:43Ce sont deux choses différentes.
- 10:44Parce qu'il ne va pas se passer les mêmes choses d'un point de vue biomécanique,
- 10:46il ne va pas se passer les mêmes choses d'un point de vue psychologique non plus,
- 10:49quand on est sur un tapis ou quand on est sur un sentier.
- 10:54Mais d'une manière globale,
- 10:55la luminothérapie c'est quelque chose d'extraordinaire.
- 10:57nous on a vécu avec avec Hugo à Front-Romeu
- 11:00quand il était au Pôle France et que j'étais son préparateur physique à l'époque.
- 11:03Et c'est vrai que quand on est là-haut,
- 11:05et c'est quelque chose qui est assez extraordinaire quand on le vit,
- 11:08quand on passe deux jours là-haut,
- 11:09on a l'impression d'avoir passé une semaine quand on redescend,
- 11:11on a l'impression d'avoir passé une semaine de vacances,
- 11:13alors qu'en fait,
- 11:13on n'a passé que deux jours.
- 11:15En fait,
- 11:15on était en plein soleil,
- 11:16il n'y avait pas de stop,
- 11:17il n'y a pas de feu rouge.
- 11:19Quand il y a des stops,
- 11:19on ne les respecte pas vraiment.
- 11:22Cette luminosité est extraordinaire et cet air pur aussi est extraordinaire et c'est ça qui fait du bien.
- 11:26Et en fait,
- 11:26juste pour continuer sur ce que tu disais tout à l'heure,
- 11:30En fait,
- 11:30on devient spécialiste de l'environnement qu'on subit.
- 11:33Donc,
- 11:33trois fois par semaine,
- 11:34c'est bien.
- 11:35Mais plus on passe de temps en extérieur,
- 11:38plus l'adaptation est importante.
- 11:40Moins on y passe de temps,
- 11:41moins elle est importante.
- 11:42Donc,
- 11:42si on passe plus de temps sur notre ordinateur et assis derrière notre table de bureau...
- 11:47Comme beaucoup de boulot aujourd'hui.
- 11:48Comme beaucoup de boulot aujourd'hui,
- 11:50on a vraiment intérêt aujourd'hui,
- 11:51en termes de santé,
- 11:51de thérapie préventive,
- 11:53d'aller faire du sport en extérieur.
- 11:55Qu'est-ce que tu ressens,
- 11:55toi,
- 11:56Candice,
- 11:56quand tu fais du sport en extérieur ?
- 11:57Physiquement,
- 11:58il se passe quoi ?
- 11:59C'est apaisant,
- 12:00tout de suite.
- 12:02Et puis moi,
- 12:03pour le coup,
- 12:03j'ai fait plein d'environnements différents.
- 12:05Du coup,
- 12:05j'ai fait la haute montagne avec le Kimanjaro,
- 12:07le désert avec le marathon des sables.
- 12:10Mais j'ai aussi fait la pleine mer,
- 12:12je suis partie faire une traversée aussi en voilier.
- 12:14Et je trouve que c'est hyper intéressant.
- 12:15En fait,
- 12:15à chaque fois,
- 12:16le corps s'adapte dans l'environnement où on est et on se ressente finalement sur l'essentiel,
- 12:21sur les ressentis du corps,
- 12:22etc.
- 12:22C'est ça que je trouve vachement intéressant et ressourçant d'aller à l'extérieur,
- 12:26justement.
- 12:27Quand tu étais vraiment au plus mal,
- 12:28là,
- 12:28tu as senti immédiatement les effets du sport ou en tout cas du projet sportif sur ton mental ?
- 12:35J'ai l'impression d'être allée très vite,
- 12:37très mieux,
- 12:37alors que j'étais vraiment très bas.
- 12:39Et oui,
- 12:40je pense en deux,
- 12:40trois mois,
- 12:42je ne comprenais pas comment j'arrivais à être si bien si vite.
- 12:46J'étais moi-même impressionnée.
- 12:47C'est que du coup,
- 12:48on se focus sur l'instant présent et on oublie le stress de ce qui a pu se passer ou de ce qui va se passer.
- 12:53On se focus sur l'instant présent et je pense que c'est ça qui fait du bien.
- 12:57Alors je vous cite une autre étude,
- 12:58ou plutôt une méta-analyse de 2018,
- 13:00c'est pas une étude,
- 13:01c'est une méta-analyse,
- 13:02signée un certain
- 13:04Tchotch, je sais pas si je le prononce bien,
- 13:06ça a l'air d'être un nom germanique.
- 13:08Il a regroupé 49 études sur le sujet.
- 13:11Conclusion,
- 13:12les personnes plus actives ont 17%
- 13:14de risque en moins de devenir dépressif,
- 13:17et ça marche à tous les âges,
- 13:19chez les ados,
- 13:19chez les adultes,
- 13:20chez les seniors et dans tous les pays.
- 13:22Autrement dit,
- 13:22c'est un facteur de protection quasi universel qui dépend pas forcément de la...
- 13:25culture ou du système de santé,
- 13:28est-ce que la sécurité sociale devrait prendre en charge le sport comme antidépresseur,
- 13:32Philippe ?
- 13:33Ça fait longtemps qu'on en parle.
- 13:36Prescrire du sport,
- 13:37ça me paraît presque paradoxal parce qu'on est quand même fait pour bouger.
- 13:41Le mouvement,
- 13:41c'est la vie.
- 13:42Tout le monde est d'accord avec ça.
- 13:43Aujourd'hui,
- 13:43de plus en plus,
- 13:44les médecins,
- 13:45les kinés préconisent à toutes les personnes qui ont mal de bouger,
- 13:48ce qu'on ne faisait pas avant.
- 13:49Oui,
- 13:49avant,
- 13:50à la moindre tendinite,
- 13:51on disait il faut se refoser,
- 13:52il faut arrêter de la pratique.
- 13:53Là,
- 13:54ça a changé,
- 13:54cette école-là.
- 13:54Mais oui,
- 13:55techniquement,
- 13:55en fait,
- 13:56avant,
- 13:56tu sais,
- 13:56quand il y avait une entorse,
- 13:57on te disait,
- 13:57allez,
- 13:57on met un plâtre,
- 13:58on arrête.
- 13:59Aujourd'hui,
- 13:59on a une entorse,
- 13:59on court.
- 14:01On peut courir avec une entorse.
- 14:02Si il n'y a pas d'arrachement ligamentaire,
- 14:03on peut.
- 14:05Ça dépend du stade,
- 14:05ça dépend du terrain sur lequel on est.
- 14:07Si tu veux faire ce que vous avez fait hier avec une entorse,
- 14:09à mon avis,
- 14:09ça ne passera pas bien.
- 14:10C'est pour ça que tu as souffert du genou aussi,
- 14:12peut-être hier.
- 14:12Le genou,
- 14:13c'était plutôt Fred.
- 14:14Moi,
- 14:14c'était la hanche.
- 14:15Après,
- 14:15pour tous et nous,
- 14:16c'est le troisième âge.
- 14:17On a toujours une douleur quelque part.
- 14:19Oui,
- 14:19alors,
- 14:19en fait,
- 14:20il faut comprendre qu'on meurt,
- 14:22on meurt pas parce qu'on vieillit,
- 14:23on meurt parce qu'on devient sédentaire.
- 14:25C'est-à-dire que moins on s'entraîne,
- 14:26plus les muscles qui stabilisent le squelette perdent de leur intensité.
- 14:29Donc le squelette s'effondre sur lui-même,
- 14:31c'est ce qu'on rencontre tout le temps.
- 14:32Puis après,
- 14:32tu as les muscles de la stabilisation articulaire,
- 14:35puis ensuite,
- 14:35tu as ceux de la fonction.
- 14:37Et donc ces muscles-là,
- 14:37par définition,
- 14:38si tu ne les entraînes pas,
- 14:39on en revient aux trois fois par semaine,
- 14:41si tu ne les entraînes pas régulièrement,
- 14:43ils ne font plus leur fonction.
- 14:45Et donc quelqu'un qui n'a plus de muscles et qui ne bouge pas,
- 14:49normalement,
- 14:50dans la nature,
- 14:50il meurt.
- 14:51Et c'est ce qui se passe pour nous.
- 14:52Et quand on commence à sentir qu'on ne maîtrise plus notre corps,
- 14:55on devient dépressif.
- 14:56La sédentarité,
- 14:57de toute manière,
- 14:57c'est...
- 14:57prouver aujourd'hui,
- 14:58c'est à l'origine de beaucoup de maladies,
- 15:01notamment l'obésité,
- 15:02notamment le diabète,
- 15:03notamment les problèmes cardiovasculaires.
- 15:04Enfin,
- 15:05ça génère tout un tas de pathologies derrière.
- 15:08Toi,
- 15:08tu accompagnes des gens qui sont sportifs,
- 15:11mais aussi des gens moins sportifs,
- 15:13je crois.
- 15:13J'accompagne des gens qui ne sont pas forcément des sportifs,
- 15:16mais qui veulent faire du sport santé.
- 15:18C'est surtout ça.
- 15:19Et tu vois les effets immédiatement sur des gens qui peuvent être un peu fragiles psychologiquement et qui réussissent à s'en sortir grâce au sport ?
- 15:27Oui,
- 15:27parce que tu apportes des réponses.
- 15:29Et en fait,
- 15:29les gens se rendent compte que ce n'est pas forcément de leur faute et que peut-être c'est juste un réaménagement,
- 15:33comme l'alimentation,
- 15:34de leur quotidien qui leur permet tout d'un coup d'exister.
- 15:37Et de reprendre la main,
- 15:37c'est ce qu'elle disait,
- 15:38de reprendre la main sur ce qu'on est réellement.
- 15:40Oui,
- 15:40c'est ce que disait Candice.
- 15:41Toi,
- 15:41tu te verrais ne pas faire de sport aujourd'hui,
- 15:43ce serait possible pour te sentir,
- 15:46au-delà de la question physique évidemment d'entretien.
- 15:48Mais ne pas pratiquer un sport en nature,
- 15:50d'extérieur,
- 15:51tu pourrais faire ça aujourd'hui ?
- 15:52Non,
- 15:53alors du coup j'ai aussi testé plein d'autres sports dont l'aérox qui est du coup plutôt en intérieur.
- 15:58La discipline est top mais c'est vrai que l'aspect sentir ne serait-ce que le vent sur le visage me manque quoi.
- 16:04Donc non,
- 16:04je ne pense pas que je pourrais m'en passer.
- 16:06Alors on va essayer de comprendre ce qui se passe réellement dans la tête,
- 16:09dans le cerveau quand on court,
- 16:10quand on pédale ou qu'on nage.
- 16:12Pourquoi ça nous fait autant de bien ?
- 16:13On va commencer par la fameuse euphorie du coureur,
- 16:16cette sensation de...
- 16:17planer après une sortie ou pendant une sortie.
- 16:20Ce n'est pas une légende.
- 16:21Il y a une étude qui est parue dans la revue
- 16:22PNAS, qui est une étude très sérieuse,
- 16:24en 2015,
- 16:25qui a montré qu'elle est provoquée par des,
- 16:27alors je vais essayer de bien le prononcer,
- 16:29des endocannabinoïdes.
- 16:31C'est quoi ça,
- 16:32Fred ?
- 16:33Très bonne remarque.
- 16:34On parle souvent,
- 16:35et on l'a déjà évoqué...
- 16:36Question spontanée,
- 16:37ce n'était pas du tout prévu que je te pose la question.
- 16:39Je vais essayer très bien de répondre.
- 16:40Je n'ai rien préparé du tout.
- 16:43On parle souvent des hormones.
- 16:46Tu les as très bien mentionnés tout à l'heure,
- 16:49notamment les endorphines,
- 16:50etc.
- 16:50Quand on commence à courir,
- 16:52le corps s'écrète des hormones pour combler un petit peu la douleur musculaire,
- 16:56articulaire,
- 16:57etc.
- 16:57Et là,
- 16:58c'est différent.
- 16:59Ça agit sur,
- 17:00ça régule beaucoup de choses dans le corps,
- 17:04dans l'esprit,
- 17:04notamment la douleur.
- 17:05Donc ça joue,
- 17:06c'est vrai,
- 17:06sur la douleur,
- 17:07mais aussi le sommeil,
- 17:08l'appétit,
- 17:09l'humeur,
- 17:10la mémoire et le système immunitaire.
- 17:13Rien que ça.
- 17:14Donc ça agit exactement comme le cannabis,
- 17:16c'est pour ça que...
- 17:18Il vaut mieux courir.
- 17:19Non mais c'est une bonne remarque,
- 17:21mais par rapport aux hormones,
- 17:24ça agit sur les mêmes récepteurs que le cannabis,
- 17:27sauf que c'est le cannabis qui s'est adapté en fait à notre système,
- 17:31sauf que le cannabis c'est énorme,
- 17:35ça arrive,
- 17:35ça pollue tout et ça...
- 17:37Ça fait un shot quoi.
- 17:38Voilà,
- 17:38c'est un gros shot.
- 17:39Ne consommez pas de cannabis,
- 17:40évidemment,
- 17:40c'est pas ce que Fred veut dire.
- 17:42Oui,
- 17:42non mais je me suis posé la question,
- 17:44me dire mais alors pourquoi ?
- 17:47Je vais écrire une chronique et puis on va me dire mais alors autant fumer du cannabis quoi.
- 17:51Sauf que le cannabis en fait c'est un peu l'exemple où on a un thermostat dans sa maison,
- 17:56dans son appartement qui est bien réglé,
- 17:58on veut que ce soit 20 degrés,
- 17:59ça chauffe,
- 17:59c'est parfait.
- 18:00Sauf que le cannabis c'est mettre le feu à sa baraque.
- 18:03Et en fait c'est vrai que ça crée de la chaleur quand on a froid,
- 18:06mais derrière c'est un chantier,
- 18:08on a tout détruit,
- 18:09les récepteurs.
- 18:10Alors que les endocannabinoïdes,
- 18:11ça vient progressivement.
- 18:13C'est progressif,
- 18:14c'est adapté au corps,
- 18:15c'est créé par le corps,
- 18:16c'est naturel.
- 18:17Et ça n'apporte que des bienfaits,
- 18:19c'est régulé.
- 18:19Et à la fin de l'effort,
- 18:21quand ça produit tous ces bienfaits,
- 18:23ça disparaît.
- 18:24Et ça apparaît à partir de combien de temps d'effort ?
- 18:26Tu vas courir une demi-heure,
- 18:28trois quarts d'heure.
- 18:28Déjà,
- 18:29tu commences à sentir ces effets ?
- 18:31Oui,
- 18:31on le sent au bout d'un quart d'heure,
- 18:32vingt minutes déjà quand on court.
- 18:34Au début,
- 18:35on ressent vraiment la douleur,
- 18:37on est un peu concentré sur ce qu'on ressent au niveau musculaire et articulaire.
- 18:40Et puis,
- 18:41au bout d'un quart d'heure déjà,
- 18:42on commence à penser à autre chose,
- 18:43on part dans nos pensées.
- 18:45Et on ressent ce bien-être et c'est dû aux endocannabinoïdes.
- 18:48C'est assez facile à constater pour ceux qui essayent de s'entraîner le matin.
- 18:52Quand on sort du lit,
- 18:53on n'a clairement pas envie.
- 18:55Et étonnamment,
- 18:56dès les premiers kilomètres,
- 18:58d'un seul coup,
- 18:58il y a un petit switch mental qui se passe et on est tout de suite beaucoup plus...
- 19:03Charlotte,
- 19:03toi qui t'entraînes vraiment toujours très tôt le matin,
- 19:05est-ce que tu veux apporter ton témoignage là-dessus ?
- 19:09Non.
- 19:10Oui,
- 19:10je plaisante évidemment,
- 19:11chers auditeurs,
- 19:12Charlotte ne s'entraîne jamais tôt le matin.
- 19:14Elle dort le matin,
- 19:15mais elle a mes raisons.
- 19:15Non,
- 19:15mais par contre,
- 19:16je travaille le matin et à midi,
- 19:18ça me fait trop du bien de faire ma pause nature,
- 19:21sport.
- 19:23Et effectivement,
- 19:23tu ressens ce bien-être,
- 19:26tout ce qui est un peu parasité du travail du matin.
- 19:30tu reviens,
- 19:30tu as l'esprit plus clair.
- 19:32À la fois,
- 19:32tu te sens mieux.
- 19:33À la fois,
- 19:33tu as l'esprit plus clair.
- 19:35Donc oui,
- 19:35c'est hyper...
- 19:37Ça,
- 19:37c'est un vrai effet,
- 19:39ça aussi.
- 19:39Parce que c'est vrai que quand on bosse,
- 19:40qu'on a la tête un peu gonflée,
- 19:42et qu'on se dit,
- 19:42tiens,
- 19:43je vais aller courir une heure et je reviens.
- 19:45Effectivement,
- 19:45on a vraiment une impression de clarté mentale.
- 19:47Ça,
- 19:47c'est un vrai effet physique.
- 19:49Oui,
- 19:50ce qu'il disait,
- 19:50il l'a très bien expliqué,
- 19:51Fred.
- 19:53C'est en fait,
- 19:54dès qu'on se met en mouvement,
- 19:55et prioritairement si on se met en pleine nature,
- 19:57tout de suite,
- 19:58on est reconnecté à soi.
- 20:00Et toutes ces hormones dont on a parlé,
- 20:01qui l'a très bien expliqué,
- 20:04finissent par faire leur travail.
- 20:06Et plus on va s'entraîner de cette manière-là,
- 20:08plus on aura envie d'y aller.
- 20:09On dit que les sportifs sont des drogués parce qu'ils sont dépendants de leur activité.
- 20:13Oui,
- 20:13pour beaucoup.
- 20:14Mais c'est surtout lié à ces hormones et ces molécules qui ont quand même une relation directe avec l'environnement,
- 20:21donc l'extérieur,
- 20:22parce qu'en salle ce ne sera pas du tout la même chose,
- 20:24et deux,
- 20:24par l'alimentation,
- 20:25parce que l'alimentation va être aussi un précurseur.
- 20:30de ces neurotransmetteurs et de ces molécules.
- 20:32Candice,
- 20:32tu le ressens aussi quand tu cours ?
- 20:34Cette espèce de sensation de flottement au bout d'un moment,
- 20:38de bien-être ?
- 20:39Alors moi,
- 20:39je l'ai surtout senti sur le marathon des sables,
- 20:42l'épreuve des 100 kilomètres.
- 20:44Il y avait une étape à 100 kilomètres.
- 20:46Franchement,
- 20:46je ne me reconnaissais pas.
- 20:47J'étais euphorique.
- 20:49J'en étais à 50 kilomètres.
- 20:52J'étais à la moitié et j'étais euphorique.
- 20:54C'était trop bizarre.
- 20:55C'est-à-dire que tu n'avais pas l'impression de galérer ?
- 20:59J'avais déjà 100 km dans les pattes,
- 21:01donc là je repartais pour l'étape des 100,
- 21:04et c'était trop bizarre.
- 21:06Vraiment,
- 21:06j'étais euphorique,
- 21:08c'est le cas de le dire.
- 21:10On a l'impression de vivre une sorte de plénitude.
- 21:12Si je peux donner un exemple rapidement,
- 21:14un exemple qui me concerne,
- 21:15quand j'étais avec Hugo à Font-Romeu,
- 21:17pendant cette période-là,
- 21:18je perdais mes deux parents.
- 21:19En même temps,
- 21:20je travaillais au Pôle France,
- 21:20en même temps,
- 21:21je travaillais en Staps.
- 21:23Et en même temps,
- 21:23je formais des kinés,
- 21:24enfin je faisais beaucoup de choses en même temps.
- 21:26Et donc j'avais une charge émotionnelle importante.
- 21:28Et trois fois par semaine,
- 21:29je montais au Carlite,
- 21:30de fond remue en courant.
- 21:32Mais je choisissais de partir au Carlite.
- 21:34Alors d'abord,
- 21:35c'est un environnement,
- 21:35pour celles qui ne connaissent pas.
- 21:37C'est quoi le Carlite ?
- 21:38Le Carlite,
- 21:38c'est un sommet qui est aux alentours des 3000 mètres d'altitude.
- 21:43Mais j'y allais principalement le soir.
- 21:45Quand je rencontrais personne,
- 21:46j'étais sûr qu'il n'y aurait personne.
- 21:47En tout cas,
- 21:47en montant,
- 21:48je pouvais croiser des gens qui descendaient.
- 21:49J'allais jusqu'au sommet.
- 21:50Et quand j'arrivais au sommet pour voir le soleil se coucher,
- 21:53j'étais seul,
- 21:54seul avec moi-même.
- 21:55Il fallait que je mette un coup de pied au cul pour descendre.
- 21:57Déjà en arrivant en haut,
- 21:58donc il te faut entre une heure et demie et deux heures pour monter,
- 22:02déjà en arrivant en haut,
- 22:03j'étais juste bien,
- 22:04j'avais pas envie d'être ailleurs.
- 22:05Je mettais un coup de pied au cul,
- 22:06je descendais.
- 22:07Donc toutes ces molécules commençaient à faire leur effet depuis déjà un moment.
- 22:11Et puis quand j'arrivais à ma voiture,
- 22:12au lieu d'être fatigué,
- 22:13j'étais juste bien.
- 22:14Je changeais de chaussure,
- 22:15mais je me rendais compte que je restais assis dans mon coffre.
- 22:17C'était un micro 4x4,
- 22:18donc j'étais assis dans mon coffre.
- 22:20Et puis,
- 22:21j'avais pas envie de partir non plus.
- 22:22Et je descendais tranquillement en voiture,
- 22:24si quelqu'un me coupait la route,
- 22:25j'en avais rien à foutre.
- 22:27C'est un vrai antidépresseur.
- 22:28Voilà,
- 22:28c'était un vrai antidépresseur.
- 22:29Et je faisais ça trois fois par semaine.
- 22:31Et c'est cette thérapie préventive qui m'a aidé à passer cette période.
- 22:34Alors selon l'Inserm,
- 22:36un footik de
- 22:3730 à 40 minutes en endurance fondamentale suffit pour activer les mécanismes protecteurs du cerveau.
- 22:43Apparemment,
- 22:44dès 30 minutes,
- 22:45en courant tranquillement,
- 22:47on commence à activer tout ça.
- 22:48Donc c'est pas la peine d'aller se mettre une cartouche,
- 22:50faire infractionner pendant une heure et demie avec le cœur dans la bouche.
- 22:54D'ailleurs,
- 22:54est-ce que les mécanismes protecteurs du cerveau marchent toujours quand tu fais infractionner,
- 22:59que tu finis ?
- 23:01Ça marche toujours ?
- 23:02Parce que moi j'ai pas forcément un sentiment de bien-être quand je vais faire les séances
- 23:07VMA et tout.
- 23:08Tu te trompes,
- 23:08je pense que t'as une satisfaction déjà parce que t'as réalisé.
- 23:12Oui,
- 23:12t'es content d'avoir fini la séance.
- 23:14T'as réalisé ta mission,
- 23:15t'en es sorti.
- 23:16Et puis là,
- 23:17c'est vraiment l'endorphine.
- 23:19C'est l'hormone qui va te faire oublier la douleur.
- 23:23Donc quand même,
- 23:24il y a la satisfaction du devoir accompli et les hormones.
- 23:27Donc je pense que c'est double effet qui se coule.
- 23:31On a un épisode de Safe Pace qui est dispo sur toutes les plateformes sur l'addiction au sport,
- 23:35puisqu'on parle un peu de mécanisme d'addiction.
- 23:38Quand on ressent ça,
- 23:39on a envie de ressentir toujours plus.
- 23:42Évidemment,
- 23:43c'est une addiction.
- 23:43positive,
- 23:44qui n'est pas comparable aux addictions aux produits,
- 23:46à la cigarette,
- 23:46etc.
- 23:47On a fait un épisode avec Dorian Louvet et le docteur Stéphane Casquois,
- 23:51qui est disponible sur toutes les plateformes si vous voulez aller l'écouter.
- 23:53On a creusé ce sujet de la bigorexie,
- 23:55la fameuse bigorexie.
- 23:58On a parlé chimie,
- 23:59mais il y a aussi tout ce que le sport répare socialement parlant,
- 24:04notamment pendant les épreuves difficiles de la vie,
- 24:06la perte d'un proche,
- 24:07les ruptures,
- 24:08etc.
- 24:09Pourquoi c'est un refuge dans ces moments-là le sport ?
- 24:13Candice,
- 24:14pourquoi tu t'es tournée vers le sport ?
- 24:15C'est aussi,
- 24:16je pense que je connaissais le mieux,
- 24:18parce que moi j'ai toujours fait beaucoup de sport.
- 24:20Mes parents sont profs de sport les deux.
- 24:22Ah ouais ?
- 24:23Moi aussi,
- 24:23c'est pas un point commun.
- 24:25Du coup j'ai grandi en faisant du sport et ouais,
- 24:29je sais pas,
- 24:29c'est naturellement que je me suis dit que ce serait mon refuge.
- 24:33Et puis le fait de partager les mêmes difficultés dans le sport,
- 24:38ça fait quelque chose en commun.
- 24:41Je reparle du marathon des salles,
- 24:42je suis désolée mais...
- 24:43C'est une expérience tellement forte
- 24:46Tu peux nous parler aussi du Kilimanjaro en 5 jours
- 24:49Oui, du Kilimanjaro Le marathon des sables J'ai voulu courir seule C'était vraiment un désir de me retrouver seule Avec mes pensées pendant ces 270 km
- 24:59Mais dès qu'on rentrait C'était vraiment pas une aventure Qui se vivait seule Ça créait des liens très rapidement
- 25:07Le sport Et c'est pareil avec Koh Lanta
- 25:10Ça dure sur le principe que 42 jours
- 25:12Mais en fait,
- 25:12les personnes avec qui tu partages l'aventure,
- 25:16t'as l'impression de les connaître depuis des années.
- 25:17Alors il y a une critique qui revient beaucoup sur les réseaux sociaux.
- 25:21Je tombe beaucoup sur des réels de gens qui expliquent qu'ils se sentent bien grâce au sport,
- 25:26qu'ils vont un peu se réparer grâce au sport,
- 25:29notamment avec des pratiques assez intensives.
- 25:31Et dans les commentaires,
- 25:31t'as toujours « oui,
- 25:33il fuit la réalité dans le sport,
- 25:35il est dans le déni,
- 25:36il veut fuir ses émotions,
- 25:38etc. »
- 25:39Qu'est-ce que ça t'évoque,
- 25:39ce genre de remarques qu'en disent ?
- 25:42T'as dû en avoir,
- 25:42forcément.
- 25:43Oui,
- 25:43j'en ai eu.
- 25:44Mais c'est vrai que je ne sais jamais quoi leur répondre.
- 25:47Oui,
- 25:47ça me fait du bien de fuir les émotions négatives.
- 25:51Je trouve qu'au contraire,
- 25:52c'est quand tu...
- 25:53Moi,
- 25:54en tout cas,
- 25:54personnellement,
- 25:55c'est quand j'étais dans le mal que j'arrivais à me ressourcer et à trouver ce pourquoi je faisais ces courses et ça me redonnait confiance.
- 26:06Je préfère aller mieux en me bougeant qu'en me la voyant dans mon canapé.
- 26:12Philippe,
- 26:12tu es d'accord ?
- 26:14Complètement d'accord,
- 26:14parce que le cerveau ne peut pas gérer une information négative et positive en même temps.
- 26:18Le climat anxiogène qu'on vit de manière habituelle partout,
- 26:20qui nous dirige sur tout,
- 26:22dans nos horaires du quotidien.
- 26:23Je vais te mettre un petit gong.
- 26:25Voilà,
- 26:25ça va mieux.
- 26:27Le climat est tout de suite moins anxiogène.
- 26:29Continue,
- 26:29Philippe.
- 26:30Fais comme si de rien n'était.
- 26:31Je ne sais plus ce que je voulais dire.
- 26:33Que le cerveau ne peut pas gérer...
- 26:35C'est stressant,
- 26:35ton truc.
- 26:36C'est stressant ?
- 26:36Ah,
- 26:36toi,
- 26:36ça te stresse ?
- 26:37Non,
- 26:37pas du tout.
- 26:37Ah,
- 26:38tu vois comme quoi,
- 26:38tout est une question de point de vue.
- 26:39Prête-moi le,
- 26:40je vais te...
- 26:41Non,
- 26:42tu disais que le cerveau ne pouvait pas gérer à la fois une information positive et négative.
- 26:45Et donc,
- 26:46depuis tout à l'heure,
- 26:46ce qu'on explique,
- 26:47c'est que quand on est en contact avec l'environnement,
- 26:49en fait,
- 26:49on renaît,
- 26:50d'une certaine manière.
- 26:51Donc c'est le côté positif.
- 26:53Donc en fuyant,
- 26:54parce que c'est vrai,
- 26:55on fuit le côté négatif,
- 26:56mais on se réfugie dans le côté positif parce qu'on sait que ça nous fait du bien.
- 26:59Le corps est fait comme ça,
- 27:00le cerveau est fait comme ça,
- 27:00les hormones sont là pour ça.
- 27:02Donc c'est pour ça qu'on fait du sport.
- 27:03Pas parce qu'on fuit quelque chose,
- 27:04parce qu'on est incapable de l'affronter,
- 27:06c'est juste qu'on se sent mieux ailleurs.
- 27:08On n'est plus sollicité par l'exposition des sollicitations numériques ou quoi que ce soit.
- 27:12Là,
- 27:13on est seul avec soi-même et quand il y a des trucs qui ne vont pas,
- 27:16c'est aussi le moment pour y réfléchir.
- 27:18Peut-être trouver des solutions,
- 27:20faire un point un petit peu sur son passé,
- 27:23ses objectifs futurs.
- 27:24Et il n'y a que dans ce moment où on est seul avec soi-même,
- 27:28finalement on est sursollicité actuellement.
- 27:30Et quand on s'évade un petit peu dans la nature,
- 27:32moi c'est ce que je ressens,
- 27:34et bien là on peut faire un point sur tous ces problèmes un petit peu.
- 27:37Parce qu'on est déconnecté,
- 27:38justement à ce moment-là on est déconnecté.
- 27:40Ça ne nous empêche pas d'être en groupe,
- 27:41mais on est vraiment déconnecté.
- 27:42Et on n'a aucun stimuli sonore qui vient nous embêter avec un petit vent.
- 27:47Il fait glisser.
- 27:47Après,
- 27:48il y a des gens qui arrivent à déconnecter sans faire de sport.
- 27:51Par exemple,
- 27:51Fred Belauvre,
- 27:52tu peux lui envoyer un message à 8h le matin,
- 27:54il ne va pas te répondre avant
- 27:5521h le soir ou 6 jours plus tard.
- 27:57Il y a des gens qui ont cette capacité à ne pas se laisser,
- 28:00à s'évader,
- 28:01même sans aller faire du sport.
- 28:03C'est probablement lui qui a raison.
- 28:03C'est une force.
- 28:05J'ai plus de problèmes à me connecter,
- 28:07moi.
- 28:09Alors,
- 28:09est-ce que vous saviez que le sport d'endurance,
- 28:11notamment la course à pied,
- 28:12rend aussi plus intelligent ?
- 28:14Ce n'est pas simplement un remède contre l'anxiété,
- 28:17c'est aussi un remède pour être plus intelligent,
- 28:20grâce à ce qu'on appelle le BDNF.
- 28:23Peut-être que ça te parle,
- 28:24Philippe,
- 28:24le Brain
- 28:25Derived
- 28:27Neurotropic Factor.
- 28:29C'est quel enfer cet accent anglais !
- 28:32Vous irez voir sur Internet,
- 28:33les amis,
- 28:34pour avoir le bon terme.
- 28:35Mais c'est le BDNF,
- 28:36c'est l'engrais du cerveau.
- 28:39C'est une protéine,
- 28:41c'est ça ?
- 28:42Une molécule,
- 28:43oui.
- 28:43Une molécule,
- 28:44oui,
- 28:44dont la production augmente pendant un exercice.
- 28:47Et en fait,
- 28:47cette molécule,
- 28:48elle favorise la survie des neurones,
- 28:50la croissance de leur prolongement et l'intégration de nouveaux neurones dans les circuits de la mémoire,
- 28:56particulièrement dans l'hippocampe,
- 28:58qui est une zone du cerveau essentielle à l'apprentissage et à la mémorisation.
- 29:02Donc,
- 29:02il y aurait aussi ce fameux effet de...
- 29:04Quand on n'arrive pas à trouver une solution à un problème,
- 29:06ou on a un problème au boulot,
- 29:07on va courir et on trouve la solution,
- 29:09ça peut s'expliquer aussi par ce qui se passe dans le cerveau.
- 29:12Oui,
- 29:12exactement.
- 29:13En fait,
- 29:13le cerveau est entraînable.
- 29:14Encore une fois,
- 29:15c'est lui qui dirige.
- 29:16Et donc,
- 29:16il s'entraîne à condition qu'on s'adresse à lui et qu'on lui donne les bonnes conditions.
- 29:21C'est-à-dire qu'on va créer les adaptations,
- 29:23comme tu viens de le dire,
- 29:25que si on le sollicite.
- 29:26Il n'y a pas d'adaptation sans sur-sollicitation.
- 29:28Donc,
- 29:28on sait qu'on va booster énormément d'hormones en allant dehors.
- 29:31Et plus on va oxygéner le cerveau,
- 29:34plus on va le solliciter,
- 29:35plus il va se développer.
- 29:36C'est la plasticité cérébrale.
- 29:39Et donc,
- 29:39ça s'entraîne,
- 29:39ça.
- 29:40Alors,
- 29:40ça s'entraîne en courant,
- 29:41mais ça s'entraîne aussi par d'autres moyens.
- 29:43On a des moyens,
- 29:43moi je travaille dessus.
- 29:44qui permet d'entraîner et créer de la plasticité cérébrale avec des outils spécifiques.
- 29:49Et si on les associe ensuite à un travail en pleine nature,
- 29:52non seulement on développe les connexions neuronales,
- 29:55mais on anticipe aussi ce qui pourrait se passer,
- 29:57c'est-à-dire la dépression,
- 29:58on peut même travailler sur Parkinson.
- 29:59Il y a plein de choses qu'on peut faire qui sont très intéressantes aujourd'hui.
- 30:02Et Alzheimer aussi.
- 30:03Et Alzheimer aussi.
- 30:04Alors ça,
- 30:04il n'y a pas de spécialiste d'Alzheimer autour de la table,
- 30:06donc on ne va pas...
- 30:07rentrer dans les détails,
- 30:08on n'a pas forcément la compétence pour ça,
- 30:10mais moi pour y être confronté,
- 30:12ma grand-mère a Alzheimer,
- 30:13et c'est vrai que la première chose que les médecins lui ont dit quand elle a été diagnostiquée,
- 30:19la première chose que les médecins lui ont dit,
- 30:20c'est surtout continuer à bouger,
- 30:23continuer à aller faire des randonnées,
- 30:24continuer à être actif tous les jours,
- 30:26à aller dans la nature,
- 30:27ne surtout pas rester chez soi,
- 30:29parce que c'est le meilleur remède aujourd'hui connu pour ralentir la progression de la maladie.
- 30:35Alors évidemment,
- 30:35ça ne soigne pas.
- 30:36d'Alzheimer,
- 30:37il n'y a pas de remède aujourd'hui contre Alzheimer,
- 30:40mais ça permet et ça a été apparemment démontré,
- 30:42c'est ce que lui ont dit les médecins,
- 30:44ça permet de ralentir la progression de la maladie.
- 30:46À titre perso,
- 30:47ma grand-mère a eu aussi Alzheimer et elle avait un chien donc elle le promenait sans arrêt et la maladie ne progressait pas trop et du moment où son chien est décédé,
- 30:56du coup elle ne faisait plus ses petites promenades quotidiennes et la maladie a...
- 31:02a augmenté assez rapidement.
- 31:03Il y a peut-être aussi le manque de sollicitation sociale qui va avec,
- 31:07parce qu'elle se sentait plus seule,
- 31:09peut-être qu'elle sortait moins et rencontrait moins de gens aussi.
- 31:11Mais clairement,
- 31:12en tout cas,
- 31:14c'est vérifié que l'exercice physique,
- 31:17notamment en nature,
- 31:18permet de ralentir la progression de certaines maladies comme Alzheimer.
- 31:22C'est une certaine rationalité,
- 31:25et on peut le comprendre rapidement,
- 31:26par rapport à tout ce qu'on a pu se dire jusque-là.
- 31:29le fait de se déplacer
- 31:31Naturellement,
- 31:31déjà,
- 31:32il faut connecter tout un tas de neurones pour pouvoir actionner le mouvement et se mettre en place.
- 31:36Donc ça fait une activité cérébrale et ça permet de se dépasser et d'affronter les choses.
- 31:41Donc c'est une espèce de mouvement pour le corps,
- 31:44tout comme combattre une maladie,
- 31:45qui est un mouvement au final.
- 31:47Et c'est là où on vient accumuler un peu toutes les infos.
- 31:50Quand on dit qu'on va en pleine nature,
- 31:52on enlève tous les stimulés extérieurs,
- 31:54tous les sons,
- 31:54tout ce qui nous attire tout le temps,
- 31:55parce qu'en fait,
- 31:56un klaxon...
- 31:57qui sonne,
- 31:57du coup d'un seul coup on part à droite.
- 31:59On met d'autres stimuli extérieurs,
- 32:00parce que le chant des oiseaux c'est des stimuli mais qui font du bien psychologiquement.
- 32:06C'est ceux qui sont moins agressifs et qui t'interpellent moins au final.
- 32:09On le voit par exemple l'été avec les cigales,
- 32:11elles sont là dans le fond mais tu t'en rends moins compte.
- 32:13Alors qu'il y a des sons qui sont plus désagréables ou plus attirants de l'attention et ce qui fait qu'en fait tu es moins focus sur un seul et même élément,
- 32:20donc tu viens à moins travailler.
- 32:22avec tout ce qui se passe aujourd'hui,
- 32:23on a une notification tout le temps,
- 32:24on est toujours en train d'échanger plein d'informations,
- 32:26donc en fait la concentration est sur un espace-temps qui est minime,
- 32:30et donc du coup forcément c'est comme dans tous les entraînements,
- 32:33si tu fais ça juste 5 minutes,
- 32:34puis en fait il ne se passe rien,
- 32:37et à un moment il faut mettre un peu de volume dans quelque chose pour que ça se passe,
- 32:40et c'est là où du coup tout ça se lie,
- 32:42et vient aider dans la partie récup'
- 32:45et traitement des maladies.
- 32:47Il y a une grosse différence entre les sons d'origine anthropique,
- 32:49d'origine humaine,
- 32:50donc tout ce qui est pollution sonore,
- 32:53les voitures,
- 32:55les usines,
- 32:55les choses qui font...
- 32:56Le bille du téléphone,
- 32:57les télésophones...
- 32:58Et tout ce qui est d'origine,
- 32:59on va dire,
- 33:00naturelle,
- 33:00le son des oiseaux,
- 33:01le vent,
- 33:02etc.
- 33:03Dernier mécanisme,
- 33:03et pas des moindres,
- 33:04c'est l'estime de soi.
- 33:06Des scientifiques parlent du passage d'un corps objet,
- 33:09jugé sur son apparence,
- 33:10à un corps outil,
- 33:11capable,
- 33:12résistant et digne de respect.
- 33:14Donc de pratiquer du sport,
- 33:17notamment le sport d'endurance,
- 33:19ça permet de prendre conscience de la capacité de son corps à faire des choses et d'avoir une meilleure estime de soi.
- 33:25Ça te parle cette perception qu'on dit ?
- 33:29Oui,
- 33:29du coup,
- 33:31c'est vrai quand il y a eu le passage infidélité,
- 33:34forcément,
- 33:38j'ai vraiment perdu confiance en moi à ce moment-là.
- 33:41Tout à l'heure,
- 33:41je parlais que j'avais des crises d'angoisse,
- 33:42etc.
- 33:43Du coup,
- 33:43mon corps,
- 33:44j'avais l'impression de ne plus trop le maîtriser.
- 33:46Et le fait de me remettre à courir,
- 33:48puis après,
- 33:49justement,
- 33:49de faire des choses que je ne pensais pas capables,
- 33:51style courir pendant 50 heures,
- 33:53etc.
- 33:54Ça m'a permis de me dire,
- 33:56déjà,
- 33:56je n'ai plus le droit de critiquer mon corps parce qu'il me fait faire des trucs de ouf.
- 33:59Et puis de me dire,
- 33:59si,
- 34:00en fait,
- 34:00tout est possible.
- 34:02Quand il y a aussi un ajustement entre le mental et le corps,
- 34:07quand les deux font symbiose,
- 34:08je pense que tout est...
- 34:09est possible et ça permet de vraiment gagner confiance en soi.
- 34:12Parce que quand tu as découvert l'infidélité,
- 34:14Tu t'es remise,
- 34:15toi,
- 34:15en question ?
- 34:16Bah oui,
- 34:17je me suis comparée.
- 34:18Alors que tu n'y étais pour rien ?
- 34:19Bah oui,
- 34:20mais en plus,
- 34:20ce n'était pas la première fois.
- 34:22Et du coup,
- 34:23à chaque fois,
- 34:23c'était des personnes qui étaient bien plus grandes,
- 34:25bien plus minces,
- 34:26etc.
- 34:27Et du coup,
- 34:27je me remettais moins en question,
- 34:29en fait.
- 34:29Alors que je sais que ce n'est pas le cas.
- 34:33Mais sur le coup,
- 34:33c'est comme ça que j'ai réagi.
- 34:36Et le fait de me dire,
- 34:37allez,
- 34:37je me reconcentre sur moi,
- 34:39je me suis mise à courir,
- 34:42faire plein de choses.
- 34:43bah du coup
- 34:44J'ai gagné confiance en moi,
- 34:45clairement.
- 34:46Vous,
- 34:46l'équipe qui avait été sportive de haut niveau,
- 34:49Charlotte,
- 34:50Fred et Hugo,
- 34:50du coup,
- 34:50à l'inverse,
- 34:51quand vous avez arrêté le haut niveau,
- 34:53est-ce qu'on ressent,
- 34:54à l'inverse de ce qu'on vient de dire,
- 34:56les effets positifs,
- 34:56est-ce qu'on ressent cette perte de bien-être physique ?
- 35:03Il y a deux aspects.
- 35:04C'est ce que je voulais dire tout à l'heure quand tu as parlé des gros drames qui sont arrivés.
- 35:08Ce n'est pas un gros drame,
- 35:09mais quand tu arrêtes le sport,
- 35:11Du coup,
- 35:12ta carrière sportive,
- 35:13t'es un petit peu en dépression aussi,
- 35:14t'as plus de projet,
- 35:16tu te lèves le matin sans trop savoir ce que tu vas faire de tes journées et où tu vas.
- 35:20T'étais au centre de l'attention,
- 35:21tu l'es plus forcément parce que...
- 35:22Ouais,
- 35:22tu perds tout.
- 35:24Tes copains,
- 35:25parce qu'eux,
- 35:25ils continuent leur chemin,
- 35:26et c'était des copains qui faisaient du haut niveau.
- 35:30La reconnaissance du public,
- 35:31des journalistes,
- 35:32des médias,
- 35:33etc.,
- 35:34t'as plus de projet.
- 35:35Vraiment,
- 35:35c'est une petite mort.
- 35:37Et en plus,
- 35:39t'as un peu un ras-le-bol du sport.
- 35:41Enfin,
- 35:41me concernant,
- 35:42donc t'as même pas cette possibilité d'aller te réfugier dans le sport parce que t'en as plein le dos.
- 35:48Et donc c'était un peu compliqué et la phase où tu retrouves le goût à faire du sport,
- 35:53là tu dis c'est vraiment grâce à ça que tu t'en sors.
- 35:57Comment c'est revenu d'ailleurs le goût de faire du sport vu que t'as fait une sorte de burn-out du sport quand t'as arrêté le haut niveau ?
- 36:04En fait déjà il y a eu une période où j'en ai pas fait.
- 36:06Du tout ?
- 36:07Du tout.
- 36:08Et tu te sentais comment ?
- 36:09Bah pire.
- 36:11Et c'est là je me suis dit,
- 36:14c'est peut-être ça le sujet en fait,
- 36:16c'est peut-être là,
- 36:17c'est retrouver du goût,
- 36:18mais différent.
- 36:19Tu refais du sport différemment,
- 36:21t'es plus dans le chrono,
- 36:22la perf,
- 36:25au lieu d'aller courir avec une montre et en essayant d'analyser tout ce que t'as fait pendant ta sortie,
- 36:30tu pars courir dans la nature et puis tu reviens.
- 36:34Et puis en fait,
- 36:35tu te dis,
- 36:35ah ouais,
- 36:36en fait,
- 36:36si,
- 36:36c'est cool le sport.
- 36:38Et du coup tu changes ta pratique d'espoir.
- 36:41Tu remets une montre et tu recommences à faire des séances de fractionnés parce que quand même on va pas se traîner.
- 36:46Après tu retrouves un goût différent avec un aspect social différent aussi dans la pratique.
- 36:52Charlotte,
- 36:53t'as vécu la même chose ?
- 36:55Pas tout à fait.
- 36:56Moi c'est vrai que j'ai jamais pu couper comme Fred l'a fait.
- 36:58D'ailleurs ça m'a impressionné parce qu'effectivement il a coupé complètement pendant plus d'un an je pense.
- 37:03Pendant plus d'un an tu le voyais ne faire zéro sport.
- 37:05Ouais.
- 37:05Sachant que moi je faisais de l'Ironman donc moi je m'entraînais à côté de lui 35 à 40 heures par semaine donc je pense que c'était d'autant plus dur pour lui mais c'est vrai qu'on n'était pas sur le même...
- 37:15Et ça s'est passé comment cette année-là ?
- 37:17J'ai du mal à vous connaître aujourd'hui C'est simple,
- 37:18le matin on se levait elle me disait je vais aller rouler je fais bon ok on se retrouve après on fera peut-être un petit truc tranquille l'après-midi elle arrivait du vélo 5 heures plus tard bon bah je vais courir
- 37:29Ah ouais,
- 37:29ok,
- 37:30peut-être ce soir alors...
- 37:32Je vais nager et puis après je vais me coucher.
- 37:35Ok,
- 37:35ok,
- 37:36ok,
- 37:36non mais demain.
- 37:38Sauf que c'était tous les jours en fait,
- 37:397 jours sur 7.
- 37:40Ça,
- 37:40ça a duré un an.
- 37:42Je pense quasiment.
- 37:43Mais tu faisais quoi toi ?
- 37:45Ben,
- 37:45je me suis réfugié,
- 37:46donc j'ai fait l'inverse de ce qu'on recommande,
- 37:49dans le développement...
- 37:51J'ai cru que t'allais me dire la drogue,
- 37:53le cannabis,
- 37:53mais c'est là où le cannabis revient.
- 37:55Finalement,
- 37:56non,
- 37:56ben dans le développement de notre projet pro qu'on avait ensemble,
- 38:00dans le boulot.
- 38:00J'ai inversé le truc,
- 38:02sauf qu'au bout de...
- 38:04une fois que le boulot était un peu lancé,
- 38:06j'étais bien content de retrouver le chemin du sport,
- 38:09et finalement c'est dans le stage.
- 38:11les stages qu'on a organisés.
- 38:13Parce que j'ai pratiqué du sport avec des amateurs.
- 38:16Donc,
- 38:16je n'étais pas du tout en train de me comparer aux autres.
- 38:19Pas de pression,
- 38:20pas de chrono.
- 38:21Et on arrivait en haut d'école en vélo et on prenait la photo et on mangeait sans regarder le nombre de calories.
- 38:27C'est génial ça !
- 38:29Et donc,
- 38:30une pratique que je ne connaissais presque pas.
- 38:32En fait,
- 38:32j'étais un robot,
- 38:33je faisais mes entraînements.
- 38:35C'est important de dire aussi qu'effectivement,
- 38:38dans un certain...
- 38:40cadre,
- 38:40un certain niveau dans le haut niveau,
- 38:42le sport peut devenir quelque chose qui au contraire entame la santé mentale.
- 38:48C'est évidemment bon dans la majorité des cas et pour la population en général,
- 38:52mais pour les sportifs de très haut niveau,
- 38:53ça peut aussi générer des dépressions,
- 38:55de l'anxiété,
- 38:56une peur de ne pas réussir.
- 38:57Et là,
- 38:58on bascule dans l'inverse.
- 38:59La pression de résultats,
- 39:02la pression des partenaires,
- 39:03de garder ses partenaires.
- 39:06Donc oui,
- 39:06il y a une pression au quotidien,
- 39:08l'obligation de s'entraîner.
- 39:09L'obligation d'aller s'entraîner,
- 39:10tu ne vas pas courir parce que tu en as marre de bosser,
- 39:13tu vas courir parce qu'il le faut,
- 39:15parce que c'est obligé,
- 39:16parce qu'il faut respecter l'allure,
- 39:17etc.
- 39:18Hugo,
- 39:18qu'est-ce qui te fait marrer ?
- 39:20Je ne suis pas totalement sorti de ça,
- 39:21mais c'est la crise qui m'est arrivée il y a quelques mois et qu'on est en train de travailler ensemble avec Philippe.
- 39:26La crise,
- 39:27c'est-à-dire ?
- 39:28Tout ce qu'on est en train de dire sur la perte d'objet de sens,
- 39:30de pourquoi je fais ça,
- 39:31après ça a été cumulé aussi à pas mal de choses.
- 39:33De pourquoi tu t'entraînes ?
- 39:34J'ai perdu mon partenaire,
- 39:36j'ai eu au boulot beaucoup de charges à un moment donné,
- 39:38plus l'entraînement et en fait la course au chrono,
- 39:42au final j'étais là mais je me suis retrouvé la veille d'une course.
- 39:46À l'UTMB Ventoux,
- 39:48en arrivant pour retirer mon dossard,
- 39:51j'ai pris la main de ma femme en tremblant.
- 39:53Apparemment,
- 39:54ce n'était pas très français ce que je disais.
- 39:56Je ne sais pas,
- 39:56je parlais et je ne voulais pas aller retirer le dossard.
- 40:00Je suis finalement allé retirer le dossard.
- 40:04J'ai pris quand même le départ,
- 40:05mais je me suis arrêté assez rapidement,
- 40:07aussi dû à une mauvaise chute.
- 40:09Mais c'était pendant trois heures une sacrée bagarre dans la tête,
- 40:12alors que j'étais bien,
- 40:14j'étais en train de jouer les avant-postes,
- 40:15j'étais
- 40:164 ou 5ème à ce moment-là,
- 40:18tout allait bien,
- 40:19sauf dans la tronche.
- 40:21Et après derrière,
- 40:22c'était un cumul,
- 40:23ce n'était pas la première fois que ça arrivait,
- 40:24mais Salo Philippe est rentré en ligne de cours.
- 40:28Moi je trouve que quand même,
- 40:29que ce soit dans le haut niveau ou dans le sport amateur,
- 40:32quand il n'y a plus de plaisir à un moment donné,
- 40:33la performance ne se suit plus.
- 40:34C'est juste.
- 40:37Toi
- 40:37Candice, ton critère numéro un c'est le plaisir,
- 40:41c'est-à-dire que tu t'entraînes quand tu as envie de t'entraîner,
- 40:44quand ça te fait du bien de t'entraîner,
- 40:46ou tu te mets quand même un peu de la pression parfois en te disant bon j'ai pas envie d'aller courir mais parce que je prépare telle course il faut que j'y aille ?
- 40:51Non mais vraiment dès qu'il n'y a plus de plaisir,
- 40:54par exemple moi quand j'étais sportive de haut niveau en wakeboard,
- 40:56j'ai toujours mis en avant vraiment le plaisir avant tout.
- 41:00En compét'
- 41:00c'est vrai que je ne regardais pas forcément ce que faisaient mes concurrentes,
- 41:03je faisais déjà mon premier run où je m'éclatais.
- 41:05Et après,
- 41:06en fonction,
- 41:06si j'adaptais ou quoi.
- 41:09Mais c'est vrai que moi,
- 41:10j'ai arrêté le wakeboard et ma carrière de haut niveau parce que c'est suite à Koh Lanta où je devenais médiatisée et que du coup,
- 41:16je sentais les gens qui me regardaient et qui venaient me voir à mes entraînements pour me voir.
- 41:21Trop de pression.
- 41:22Et en fait,
- 41:22la pression est arrivée.
- 41:25Et du coup,
- 41:25je me suis dit,
- 41:25bon,
- 41:26là,
- 41:26c'est bon,
- 41:26je ne vais plus m'entraîner pour le plaisir.
- 41:27Donc,
- 41:28j'arrête.
- 41:29Et du coup,
- 41:29après,
- 41:29pour le coup,
- 41:29moi,
- 41:30j'ai enchaîné en faisant d'autres sports que je voulais essayer et que je n'avais jamais fait parce que j'étais à fond dans le wake.
- 41:34Mais c'est vrai que ce truc de pression,
- 41:37puis en plus maintenant,
- 41:38je trouve avec les réseaux sociaux où tout le monde veut faire des records,
- 41:41le plus de kilomètres,
- 41:42le plus de trucs comme ça,
- 41:42je trouve que ça rajoute une pression supplémentaire.
- 41:44Complètement,
- 41:45oui.
- 41:45C'est ce que j'allais demander à Philippe,
- 41:46c'est comment on fait quand on est sportif amateur,
- 41:49parce que bon,
- 41:5099%
- 41:51des personnes qui nous écoutent sont des sportifs et des sportives amateurs.
- 41:54Comment on fait pour garder cette notion de plaisir dans un monde où effectivement les...
- 41:59performances sont de plus en plus comparées,
- 42:01y compris pour les amateurs.
- 42:02Je veux dire,
- 42:03maintenant,
- 42:03n'importe quelle personne qui va faire un 10 km ou un semi va regarder le chrono,
- 42:07combien ont fait les copains,
- 42:09combien ont fait les gens l'année d'avant,
- 42:11etc.
- 42:11Comment on fait pour rester dans le plaisir ?
- 42:14Parce que c'est pour ça qu'on fait du sport,
- 42:15quand même,
- 42:15à la base.
- 42:15Je ne veux pas me faire des amis,
- 42:16mais je pense qu'il faudrait enlever la montre,
- 42:18lâcher le téléphone,
- 42:20comme disait Fred.
- 42:23Ce qui a été dit là est très intéressant parce que c'est vraiment,
- 42:25on touche à quelque chose de vraiment essentiel,
- 42:27c'est la perte de sens.
- 42:29Je pense que si Fred,
- 42:30à un moment donné,
- 42:30a lâché,
- 42:31c'est que la fin n'avait plus de sens.
- 42:33Elle continue à s'entraîner,
- 42:34mais j'ai connu ça avec une autre triathlète qui connaît très bien,
- 42:37qui était anglaise,
- 42:38qui est devenue française,
- 42:39qui avait perdu son identité,
- 42:40donc elle est revenue là-dedans.
- 42:41Je n'avais pas vraiment parlé avec elle à ce moment-là,
- 42:42mais en fait l'idée...
- 42:43On parle de qui,
- 42:43pardon ?
- 42:44Jess.
- 42:46Jess Harrison.
- 42:47Et qui avait besoin d'être relancée,
- 42:49mais ce que j'avais perçu moi au départ,
- 42:51c'est qu'elle avait perdu son identité parce qu'on lui avait fait croire qu'elle n'était pas bonne.
- 42:55Donc il a fallu travailler là-dessus.
- 42:56C'est pas exactement ce que je lui ai expliqué,
- 42:58mais c'est ce qu'on a fait implicitement.
- 43:00Et puis elle s'est relancée comme ça.
- 43:01Et effectivement,
- 43:02elle est passée d'un ranking 27,
- 43:03je crois,
- 43:03à 12.
- 43:03Donc c'était sa place a priori.
- 43:05Et puis ensuite,
- 43:06ça c'était pour les Jeux de Pékin.
- 43:07Donc on a travaillé sur cette identité,
- 43:09sur le sens qu'on donnait à tout ça.
- 43:11Et je me rappelle d'avoir eu une discussion avec elle il n'y a pas très longtemps,
- 43:14où elle m'a dit,
- 43:14quand elle a arrêté le triathlon,
- 43:17elle m'a dit,
- 43:17j'ai arrêté parce que je courais pour courir,
- 43:20je nageais pour nager,
- 43:20et j'y trouvais pas beaucoup de sens.
- 43:24pas beaucoup de plaisir.
- 43:25Et la problématique dans le sport de haut niveau,
- 43:27même dans le sport de haut niveau,
- 43:28je vais finir par répondre à ta question quand même,
- 43:30c'est que dans le sport de haut niveau,
- 43:33on pousse trop la machine aujourd'hui avec les datas,
- 43:35dans le rugby professionnel c'est pareil,
- 43:37aujourd'hui on est tous avec sa montre à regarder ce qu'ont fait les autres,
- 43:39là il faut que je passe en même temps ma fréquence cardiaque,
- 43:41etc.
- 43:42Ok,
- 43:43sauf qu'en faisant ça,
- 43:46on s'extériorise en fait,
- 43:47on s'expatrie,
- 43:48on n'est plus soi-même.
- 43:48T'entends plus le chant des oiseaux.
- 43:49Voilà,
- 43:50tu n'entends plus le chant des oiseaux.
- 43:51Mais en fait,
- 43:52on ne court plus pour faire...
- 43:53Pour développer ses hormones,
- 43:56On court pour générer du stress,
- 43:57c'est-à-dire qu'on fait exactement ce qu'on fait dans la journée.
- 44:00On n'en sort pas.
- 44:01Et c'est valable,
- 44:01en fait,
- 44:03pour tous les gens que je croise qui sont amateurs,
- 44:04c'est de leur dire,
- 44:05prenez,
- 44:06mettez du sens.
- 44:07Quand moi je les vois,
- 44:08je leur dis,
- 44:08écoutez,
- 44:08ce qu'on va faire,
- 44:09on va rééquilibrer.
- 44:10Vous avez une posture qui ne tient pas bien,
- 44:11on a une jambe droite qui court en rattrapé,
- 44:13effectivement,
- 44:14c'est normal que vous ayez mal.
- 44:15On va retravailler sur les muscles profonds,
- 44:17sur la stabilisation,
- 44:18sur les muscles moteurs.
- 44:20On va redonner du sens à votre mécanique.
- 44:21Et ensuite,
- 44:22quand vous allez courir,
- 44:22vous y allez pour autre chose.
- 44:24On va mettre des choses en place.
- 44:25Et parce qu'on met des choses en place,
- 44:26en fait,
- 44:27on progresse,
- 44:27on prend du plaisir.
- 44:28Et en fait,
- 44:28on ne gagne pas parce qu'on veut gagner,
- 44:30on gagne parce qu'on met des choses en place.
- 44:32Et plus on met de sens dans ce qu'on fait,
- 44:34plus on prend de l'éloignement,
- 44:35de la distance par rapport à la perf,
- 44:37plus on a de chances de gagner.
- 44:38C'est ce qu'on...
- 44:38Mais sans parler de gagner,
- 44:40là,
- 44:40moi,
- 44:42je parle vraiment de la cohorte de millions de gens qui font de la course à pied et qui peuvent parfois se sentir avec les réseaux sociaux...
- 44:49Se dire,
- 44:50j'ai fait deux heures à mon semi-marathon,
- 44:51mais en fait c'est nul parce que tous les autres que je vois sur les réseaux,
- 44:54ils font beaucoup moins,
- 44:57et qui malgré eux se mettent dans une logique de pression,
- 45:02alors qu'à la base ils faisaient juste du sport pour se sentir bien.
- 45:04Comment on fait pour se protéger de ça ?
- 45:06À part couper les réseaux sociaux,
- 45:07mais c'est pas réaliste.
- 45:08Moi je pense qu'il ne faut pas se comparer aux autres,
- 45:10c'est aussi ne pas trop regarder autour de soi,
- 45:14et puis toujours se rappeler qu'on fait ça pour soi.
- 45:16C'est des micro-évolutions.
- 45:18En fait,
- 45:19ce qui marche bien,
- 45:20c'est de proposer aux gens des micro-évolutions.
- 45:21On ne va pas tout changer,
- 45:23tu ne vas pas gagner.
- 45:24Tu ne vas pas gagner,
- 45:24pourquoi ?
- 45:25Parce que tu n'es pas professionnel.
- 45:27Tu ne vas pas faire ce temps-là parce que tu ne t'entraînes pas assez.
- 45:29Clairement,
- 45:30il faut dire les choses,
- 45:30tu n'es pas alimenté assez,
- 45:32tu ne t'entraînes pas assez.
- 45:33Donc en fait,
- 45:34on va essayer à chaque course d'aller chercher une petite victoire.
- 45:37C'est par exemple cette bosse,
- 45:38si tu arrives à la courir et à relancer derrière,
- 45:40tu as gagné.
- 45:41C'est-à-dire que tu n'es pas essoufflé,
- 45:42tu prends du plaisir.
- 45:43Rien que ça,
- 45:44c'est une victoire.
- 45:44Si tu as gagné celle-là,
- 45:45c'est bien.
- 45:46Mais comme avec Jess à une époque,
- 45:48je disais une coupe du monde,
- 45:49on en a connu,
- 45:51c'est la troisième séance la plus dure de la semaine.
- 45:54Tu vois,
- 45:54on n'est pas dans des micro-cycles ou des macro-cycles,
- 45:56on s'entraîne pour progresser,
- 45:57on valide à chaque séance qu'on progresse.
- 45:59Donc il y a toujours une micro-évolution.
- 46:01Tu as l'alternance aussi,
- 46:02il y a des entraînements où quand tu vises un temps sur marathon,
- 46:06c'est vrai que tu vas te comparer aux autres et ça peut être un moteur.
- 46:09Donc se comparer aux autres,
- 46:10ce n'est pas forcément néfaste,
- 46:12ça peut être un moteur,
- 46:13ça peut être un moment de se dépasser.
- 46:15Mais tout le temps,
- 46:16tout le temps,
- 46:16tout le temps se comparer,
- 46:18ça veut dire que même quand tu fais un footing tranquille en forêt,
- 46:21tu vas te dire mince,
- 46:22je ne cours pas assez vite,
- 46:24quand je vais rentrer,
- 46:24on va se foutre de moi sur mon allure moyenne.
- 46:28Là,
- 46:28ce n'est pas bon.
- 46:29Je pense que l'alternance,
- 46:30c'est aussi bon.
- 46:31Ça permet à un moment donné de se challenger et à un moment donné de prendre du plaisir vraiment intrinsèque.
- 46:36J'ai envie de dire,
- 46:37si vraiment vous n'arrivez pas à sortir de ce module de comparaison,
- 46:40il faut se rappeler que la nature humaine,
- 46:41elle est un peu mauvaise.
- 46:42On ne se rappelle que des choses qui ne vont pas.
- 46:44Moi,
- 46:44un petit exemple,
- 46:44par exemple,
- 46:45c'est moi qui gère une partie des réseaux sociaux de SafePace.
- 46:48Et ce que me dit très souvent Hugo,
- 46:50c'est « Pourquoi tu m'envoies les trois commentaires mauvais ? »
- 46:54En fait,
- 46:54il y a 120 000 personnes qui écoutent chaque épisode.
- 46:58Pourquoi tu me parles de trois commentaires mauvais ?
- 47:02On a tendance à se concentrer sur le négatif.
- 47:04On regarde ces trois trucs-là,
- 47:05alors qu'il y a des centaines de commentaires,
- 47:07plus des milliers de personnes qui nous regardent et des millions sur les réseaux sociaux,
- 47:11c'est bien que ça plaît à tout le monde.
- 47:12Pourquoi tu me parles des 3 millions ?
- 47:14Et en fait,
- 47:15si je ramène ça à la course à pied,
- 47:16c'est que,
- 47:17bah,
- 47:17allez,
- 47:18je vais faire une course à un semi-marathon de Paris où il y a 60 000 personnes qui partent.
- 47:21Peut-être que je suis 59 999.
- 47:24Mais ils sont,
- 47:25les 65 autres millions de Français qui sont dans leur canapé ce matin.
- 47:30Ils sont dans leur canapé.
- 47:31On est dans une niche déjà.
- 47:33T'es déjà dans une niche.
- 47:36Déjà tu bouges.
- 47:36T'es sorti de ton canapé.
- 47:37Non mais aussi ce que t'as fait aussi à parler du fait que dans ta dernière course là t'étais pas bien,
- 47:42le fait de normaliser aussi que c'est normal qu'à des moments on aille pas bien.
- 47:45Normaliser l'échec.
- 47:46Bah oui,
- 47:47en fait ça fait partie du sport aussi je trouve.
- 47:49Dernière chose,
- 47:49on en a un peu parlé déjà,
- 47:51mais la déconnexion.
- 47:53Évidemment le sport d'endurance dans un monde de plus en plus connecté où on a tout le temps des notifications etc,
- 47:58c'est un des rares espaces où t'es seul,
- 48:00où t'es pas collé à ton écran.
- 48:02Je vais donner deux trois chiffres.
- 48:04parce qu'ils sont assez impressionnants.
- 48:05Les Français passent en moyenne 4h37 par jour devant des contenus vidéo,
- 48:10soit 29%
- 48:11de leur temps éveillé,
- 48:12selon Médiamétrie.
- 48:13Donc 30%
- 48:14quasiment du temps qu'on passe éveillé.
- 48:16On est en train de regarder des vidéos,
- 48:18beaucoup sur le téléphone.
- 48:21Selon une étude Microsoft de 2025,
- 48:23au bureau,
- 48:24on est interrompu en moyenne toutes les deux minutes,
- 48:26entre 9h et 17h.
- 48:26275 sollicitations et notifications par jour en moyenne,
- 48:32117 mails.
- 48:33Et on passe...
- 48:3412h32 par semaine sur les réseaux sociaux en moyenne donc en fait ça c'est un vrai enjeu c'est qu'aujourd'hui effectivement on est interrompu très régulièrement,
- 48:44presque en permanence par des notifications,
- 48:46par des perturbations et ça le sport d'endurance c'est un peu la dernière safe place contre ça,
- 48:53quand tu nages
- 48:55T'as pas tes notifications quand tu cours,
- 48:57que t'es en train de faire un trail,
- 48:59ton téléphone il est dans le sac ou dans la voiture mais t'es pas en train de le regarder.
- 49:03Ça pour le coup Candice,
- 49:05c'est le meilleur remède pour aider à la déconnexion,
- 49:08c'est le sport d'endurance quoi.
- 49:09Alors moi je suis le mauvais exemple parce que du coup je suis créatrice de contenu.
- 49:15Du coup par exemple quand j'étais sur le marathon des sables,
- 49:17fallait que je fasse du contenu.
- 49:18Ouais mais bon c'est particulier quoi.
- 49:20Oui c'est particulier voilà.
- 49:21Mais je sais qu'à un moment donné,
- 49:24je courais de nuit,
- 49:25j'éteins ma lampe frontale et je regardais les étoiles en plein milieu du désert.
- 49:29C'est vrai que c'est incroyable.
- 49:31Mais tu ne crées pas du contenu pendant toute la course ?
- 49:33Non,
- 49:34mais en fait,
- 49:34moi,
- 49:34je faisais des trucs tous les 5 kilomètres.
- 49:36Je faisais une petite vidéo.
- 49:37La déconnexion,
- 49:38là.
- 49:38Oui,
- 49:38il n'y avait pas trop de déculé.
- 49:41C'est ton métier.
- 49:42Oui,
- 49:43c'est mon métier.
- 49:44Mais c'est vrai que j'adore,
- 49:45par exemple...
- 49:48Récemment,
- 49:48je suis allée au resto et j'y suis allée à pied et je n'ai pas pris mon téléphone du tout.
- 49:52Et j'ai passé une soirée entière sans téléphone.
- 49:54Et c'est fou,
- 49:55je me dis,
- 49:56ça fait un bien fou.
- 49:57Alors qu'en fait,
- 49:57c'est normal.
- 49:58Fred applaudit.
- 50:00C'est mon rêve.
- 50:00Fred,
- 50:00il passe tous les jours sans téléphone.
- 50:04Non,
- 50:05je pense que c'est vraiment des choses qu'il faut faire.
- 50:07Je me mets un projet,
- 50:09ça fait un moment que j'y pense,
- 50:10un week-end sans téléphone,
- 50:12sans ordi.
- 50:13Je pense que je n'en suis pas capable.
- 50:16mais j'ai envie de le faire ça fait vraiment bien fou sans zéro téléphone c'est vrai que du coup avec Clammy avec qui j'y suis allée on a passé une trop bonne soirée et on tournait la tête et on voyait des couples qui étaient sur leur telle ou qui regardaient leurs notifications et
- 50:32c'est vrai que t'es beaucoup moins dans l'instant présent donc c'est vrai que ça fait du bien mais même pendant les courses à pied il y a un peu deux écoles il y a les gens qui courent avec leur téléphone et de la musique et qui ont toujours le téléphone avec eux Merci.
- 50:44Moi j'avoue que j'ai du mal à courir avec la musique,
- 50:45je préfère vraiment rien avoir et être concentré sur la foulée,
- 50:48la respiration et tout.
- 50:50Et moi c'est mon seul vrai espace de déconnexion,
- 50:54à part quand je dors ou quand je fais du sport ou quand je suis avec ma fille.
- 50:58Mais globalement,
- 51:00tous les autres moments,
- 51:00dans les transports,
- 51:02même effectivement à table,
- 51:03parfois tu prends le téléphone,
- 51:05tu as ce réflexe-là,
- 51:06tu as une notification,
- 51:07tu regardes ce que c'est.
- 51:09Et ouais,
- 51:09le sport d'endurance en nature.
- 51:11C'est vraiment une safe place là-dessus.
- 51:14Parce que c'est vrai que le sport en salle,
- 51:16quand tu fais de la muscu en salle,
- 51:17pour le coup j'ai mon téléphone.
- 51:19Entre les séries,
- 51:20j'ai tendance à regarder les textos.
- 51:24C'est pas pareil.
- 51:25Faut pas s'inquiéter si pendant qu'on fait du sport et que vous écoutez notre épisode et tous les conseils,
- 51:30le cerveau continue de ruminer un petit peu les problèmes parce que c'est aussi un moyen de les solutionner.
- 51:37Par exemple,
- 51:38moi avant je...
- 51:40Tu vas rouler tout seul ou courir tout seul,
- 51:41tu pars,
- 51:42tu dis super,
- 51:43je suis allé courir en forêt pour entendre le chant des oiseaux et déconnecter.
- 51:47Et je n'arrive pas à penser à autre chose que mon problème.
- 51:50Mais malgré tout,
- 51:52tu fais des scénarios,
- 51:53tu dis je pourrais faire ci,
- 51:53je pourrais faire ça,
- 51:54mais non,
- 51:54ça,
- 51:54c'est pas bon.
- 51:55Et tu arrives à la fin du footing.
- 51:56En fait,
- 51:56souvent,
- 51:57tu as trouvé la solution.
- 51:58Oui,
- 51:58complètement.
- 51:59Et continuez à écouter Safe Pace en courant.
- 52:02Je n'aurais pas dû dire ça que je n'écoutais pas de podcast.
- 52:05Je le fais en salle.
- 52:06Je le fais quand je m'entraîne tout le temps.
- 52:07ce que je disais à l'heure.
- 52:09D'écouter Safe Pays ?
- 52:09Ouais,
- 52:10ouais.
- 52:10C'est bien ça,
- 52:11Phil.
- 52:11Super.
- 52:12Je suis un bon élève.
- 52:13Je voulais juste rebondir sur un truc qui est super intéressant là-dessus,
- 52:15c'est que...
- 52:16Tu partiras avec un goodies à la fin de...
- 52:17Tout ce que tu veux.
- 52:19J'amène la tasse.
- 52:20Non,
- 52:20le petit gong là.
- 52:21Oui,
- 52:21non,
- 52:21mais ça je ne peux pas.
- 52:23Tu peux le garder.
- 52:24C'est qu'on ne sait plus s'ennuyer,
- 52:25on est sur sollicité,
- 52:26on ne sait plus s'ennuyer.
- 52:27Et quand tu dis à quelqu'un aujourd'hui,
- 52:28cours sans ta montre,
- 52:29cours sans ton téléphone,
- 52:30sans ton travail,
- 52:31etc.
- 52:32Ah ben non,
- 52:33pourquoi ?
- 52:34Ah parce que j'ai besoin de savoir à quelle vitesse je cours,
- 52:36combien je fais au mille,
- 52:37etc.
- 52:38Mais pourquoi en fait la réalité ?
- 52:40C'est qu'à un moment donné,
- 52:41t'as besoin de sentir ton corps,
- 52:42t'as besoin de travailler.
- 52:43Quand moi je pars le matin,
- 52:45déjà quand je vais nager entre ce que vous avez fait hier,
- 52:47mais dans l'autre sens,
- 52:48entre le Raku et Koliour,
- 52:49j'y vais au lever du soleil.
- 52:51Les gens me disent pourquoi tu te lèves aussitôt,
- 52:52il fait nuit,
- 52:53pour aller nager ?
- 52:55Je vais nager,
- 52:55un,
- 52:55parce qu'il n'y a personne,
- 52:56deux,
- 52:56parce que la mer est sympa,
- 52:58trois,
- 52:58parce qu'on passe de la nuit au jour,
- 53:00donc les couleurs ne sont absolument pas les mêmes.
- 53:02Ce n'est pas le même bruit,
- 53:03il n'y a pas de bruit d'ailleurs.
- 53:04Et puis il y a une couleur entre les rochers,
- 53:06la montagne et la mer,
- 53:07c'est juste splendide.
- 53:08Quand le soleil se lève,
- 53:09je l'ai toujours en face de moi.
- 53:10Chaque fois que je pose mon bras dans l'eau,
- 53:11je vois toutes ces bulles qui s'illuminent de couleurs.
- 53:13Je suis dans un autre monde en fait,
- 53:14je ne sais pas combien de temps j'ai nagé.
- 53:16Je sais que je veux aller à la pointe.
- 53:17Quand j'arrive à la pointe,
- 53:18je lève la tête,
- 53:19je continue.
- 53:20Je continue,
- 53:21je ne sais pas combien de temps je vais partir.
- 53:23Mais là,
- 53:23parce que je suis complètement déconnecté.
- 53:25Mon cerveau récupère toutes ses ressources.
- 53:27Et quand je reviens,
- 53:28ce qui est extraordinaire,
- 53:29ce que vous avez certainement tous vécu,
- 53:31je sors de l'eau,
- 53:32je me retourne,
- 53:33et je n'ai qu'une seule envie,
- 53:33c'est d'y retourner.
- 53:35C'est ça qui est extraordinaire.
- 53:36Donc ça revient à tout ce qu'on a dit depuis tout à l'heure.
- 53:38Un phénomène qui montre un peu cette dynamique du sport en nature,
- 53:46en endurance,
- 53:47pendant longtemps,
- 53:48c'est le boom de l'ultra.
- 53:49toutes les courses ultra,
- 53:50les formats ultra trail,
- 53:51ultra swimrun,
- 53:53où on part pendant
- 53:5510h, 15h,
- 53:5620h,
- 53:5730h,
- 53:58faire des courses en montagne.
- 54:00L'UTMB,
- 54:01qui est probablement l'ultra le plus convoité en France et peut-être dans le monde,
- 54:0425 000 demandes d'inscription qui ont été enregistrées pour le tirage au sort en 2025.
- 54:09C'est une hausse de 30%
- 54:10en un an,
- 54:11et c'est 5 fois plus de demandes que d'ossards disponibles sur la course du 100 miles,
- 54:16la course Rennes,
- 54:17donc 170 km.
- 54:19Il y a 8900 demandes qui ont été reçues pour une course qui n'accepte que 2500 coureurs au départ.
- 54:25Et pour bien comprendre le chemin qui a été parcouru,
- 54:27à la création de la course en 2003,
- 54:29ils n'étaient que 300 coureurs au départ.
- 54:30Donc en 20 ans,
- 54:32un peu plus de 20 ans,
- 54:33il y a vraiment une explosion de ce type de format.
- 54:35Candice,
- 54:36tu le disais,
- 54:36tu as participé au Marathon des Sables,
- 54:39250 km en tout,
- 54:41c'est ça ?
- 54:42Vu que c'était les 40 ans,
- 54:43ils ont rajouté 20 km,
- 54:44donc c'était 270.
- 54:46Et tu disais que c'était comme une méditation.
- 54:50Qu'est-ce qui s'est passé pendant cette course ?
- 54:52En quoi ça ressemblait à une méditation ?
- 54:54270 kilomètres dans le désert du Sahara.
- 54:57En fait,
- 54:57étonnamment,
- 54:58le corps avançait un peu tout seul et j'étais un peu perdue dans mes pensées.
- 55:03C'était une méditation qui a duré 50 heures quand même.
- 55:07Tu disais que tu flottais tout à l'heure,
- 55:08mais il y avait aussi un aspect méditatif.
- 55:11En fait,
- 55:11je suis passée par plein d'états différents.
- 55:12Il y a eu le moment où j'étais un peu euphorique.
- 55:15Et puis à un moment donné où mon corps avait mal de partout,
- 55:18et c'est vraiment là où j'ai vu le lien entre le corps et le cerveau.
- 55:23Quand il y en a un qui ne va pas bien,
- 55:24l'autre prend le relais.
- 55:25Et que c'était vraiment une équipe,
- 55:29ils faisaient équipe tous les deux.
- 55:30Et c'est là du coup où j'ai remis un peu toutes les dernières épreuves que j'ai pu passer en question.
- 55:36J'ai tout revu,
- 55:37c'est assez étrange et vraiment relaxant.
- 55:43Il y a eu un avant-après-marathon des sables dans ma tête,
- 55:45c'est sûr.
- 55:46Charlotte,
- 55:46pour finir,
- 55:47est-ce que tu pourrais nous donner quelques idées de sorties en nature,
- 55:53pour ceux qui manqueraient d'idées et qui nous écoutent ?
- 55:55Je pense que sans faire le marathon des sables,
- 55:58on peut ressentir ce bienfait-là de cette méditation active,
- 56:01de cette méditation marchée.
- 56:05Et c'est partout en France,
- 56:06finalement.
- 56:08Moi,
- 56:08je te conseille de faire ça,
- 56:09c'est quand même sur un week-end.
- 56:11où vraiment,
- 56:12on va couper complètement,
- 56:14sans téléphone,
- 56:14oui,
- 56:15le prendre pour la sécurité,
- 56:16mais couper les notifications et marcher toute la journée,
- 56:20du lever de soleil au coucher de soleil.
- 56:22Ah oui,
- 56:23en mode rando alors ?
- 56:23En mode rando,
- 56:24exactement,
- 56:25mais c'est un peu ce qu'a fait
- 56:27Candice, mais sur un marathon des sables.
- 56:30Mais là,
- 56:30voilà,
- 56:30ça peut être dans les Alpes,
- 56:32il y a plein de bels endroits dans les Alpes.
- 56:35Moi,
- 56:35je parlais du GR20,
- 56:36je trouve que c'est un superbe endroit,
- 56:37mais il y a aussi tous les GR de France,
- 56:39ça peut être le GR de Bretagne.
- 56:39Tous les sentiers de grande randonnée,
- 56:40en fait,
- 56:41qui sont balisés.
- 56:42En Bretagne,
- 56:42aux Pays-Bas,
- 56:43dans les Pyrénées,
- 56:44dans les Alpes,
- 56:46le Mercantour.
- 56:46Il y a de superbes terrains de jeu en France.
- 56:50Les chemins de compostelle qu'on la côte.
- 56:51Aussi,
- 56:52oui,
- 56:52tout à fait,
- 56:53qui permettent de se déconnecter du quotidien et de se reconnecter à soi.
- 56:59Je pense que c'est vraiment important.
- 57:00Et partir longtemps,
- 57:02n'ayez pas peur de marcher pendant 10 heures.
- 57:04De vous poser en haut d'un sommet assis sur un rocher,
- 57:08comme disait Philippe en haut du Carlite,
- 57:11admirer le paysage,
- 57:13prendre le temps d'écouter les oiseaux,
- 57:15de ressentir l'environnement.
- 57:17Et vraiment,
- 57:18je pense que c'est vraiment une méditation active qui permet de revenir d'un week-end complètement ressourcé,
- 57:24éclairé,
- 57:25beaucoup mieux.
- 57:26En tout cas,
- 57:27si vous traversez,
- 57:28chers auditeurs,
- 57:29chères auditrices,
- 57:29une période un peu compliquée,
- 57:31vous êtes un peu dans le mal,
- 57:32un peu déprimé en ce moment parce que c'est compliqué au boulot ou au niveau perso,
- 57:35n'hésitez pas à tenter ce remède naturel d'aller en nature,
- 57:41d'aller faire du sport,
- 57:42d'aller marcher,
- 57:43d'aller courir,
- 57:43d'aller nager,
- 57:44peu importe.
- 57:45Il y a peu de chances que ça vous fasse du mal,
- 57:47en tout cas.
- 57:48Et il y a beaucoup de chances que ça vous fasse beaucoup de bien.
- 57:51Ça marche,
- 57:52ça a été testé et approuvé par l'équipe et par nos invités du jour.
- 57:55Merci beaucoup en tout cas à tous les deux,
- 57:57Philippe et Candice,
- 57:58pour votre témoignage et vos conseils.
- 58:00Et puis avant de se quitter,
- 58:01on va proposer un petit instant méditation et bien-être à Candice qui va se coller à l'interview tapis de Safe Pace.
- 58:10Mais on a été sympa aujourd'hui,
- 58:11on a mis le tapis en extérieur sur la terrasse du camping du Dauphin à Argelès-sur-Mer.
- 58:16Donc tu vas pouvoir profiter de l'air pur.
- 58:18Allez,
- 58:18c'est parti !
- 58:21Candice,
- 58:22tu connais le principe de l'interview tapis ?
- 58:24A chaque mauvaise réponse,
- 58:25la vitesse augmente.
- 58:26Très bien.
- 58:26On va voir jusqu'à quelle vitesse tu tiens.
- 58:28On part à 9 kmh,
- 58:28ça te va ?
- 58:29Très bien.
- 58:30Allez !
- 58:31Tu as couru le Marathon des Sables Legendary.
- 58:33Chez les femmes,
- 58:34c'est une Française,
- 58:35Maryline Nakache,
- 58:36qui a gagné l'édition en 2026.
- 58:38Combien de fois a-t-elle remporté cette épreuve ?
- 58:40Trois fois.
- 58:41Bonne réponse !
- 58:42Trois fois en 2023,
- 58:432025 et 2026.
- 58:46Quelle est la particularité de sa victoire en 2026 ?
- 58:50Je crois qu'elle a gagné toutes les étapes chez EFI.
- 58:53Bonne réponse,
- 58:54elle a gagné le grand chelem.
- 58:55Elle a remporté les 6 étapes sur 6 du jamais vu à ce niveau avec près de 3h30 d'avance sur la deuxième.
- 59:01Donc elle a gagné en plus largement.
- 59:03Tu as participé aux premières IROX de Lyon il y a quelques semaines.
- 59:07Quel athlète a remporté la catégorie IROX PRO
- 59:09Women ?
- 59:10Et en quel temps ?
- 59:11Aucune idée.
- 59:12Aucune idée ?
- 59:14Ambre Kéram en 1h04min05s.
- 59:181h04 ?
- 59:191h04.
- 59:19Ouais,
- 59:20très solide Ambre Kéram.
- 59:21On augmente,
- 59:22allez on passe à
- 59:2310kmh.
- 59:25Quel est le record de France dans cette catégorie ?
- 59:28Irox Pro Woman.
- 59:29J'en sais rien,
- 59:29je regarde pas les...
- 59:30A peu près en temps.
- 59:32Le record pour les mecs du coup ?
- 59:34Non,
- 59:34femmes.
- 59:36Je dirais 1h02.
- 59:38Bonne réponse,
- 59:381h02 et 26 secondes.
- 59:3926 secondes
- 59:41Toi t'as mis combien de temps ?
- 59:43Moi j'ai mis 1h27 Mais j'en avais faim la veille avec mon papa Ah !
- 59:47Donc en plus t'étais en fatigue
- 59:491h02 26 secondes Record de France détenu par Anne-Caroline Charpentier
- 59:53Chez les hommes ?
- 59:54Je dirais au pif
- 59:5556 Ah t'es pas loin,
- 59:5754 minutes et 37 secondes C'est Xavier Dufour qui détient ce record Allez on augmente
- 1:00:02On passe à 11 kmh Il paraît que les triathlètes sont bons en aérox
- 1:00:05C'est vrai ça ?
- 1:00:05Ils font la chasse aux triathlètes.
- 1:00:07Ah ouais ?
- 1:00:09Ils cherchent à faire revenir des triathlètes ou des sportifs d'endurance.
- 1:00:11Ah ouais ?
- 1:00:12Ils vont augmenter les charges pour privilégier ceux qui font du crossfit de base.
- 1:00:16Parce que là,
- 1:00:17les runners sont bons parce qu'ils courent.
- 1:00:19Ouais,
- 1:00:19c'est pas mince.
- 1:00:20pour mettre le côté...
- 1:00:21Ah,
- 1:00:21il va l'augmenter les charges,
- 1:00:22c'est vrai ça ?
- 1:00:23C'est ce que j'ai vu.
- 1:00:24Info ou intox ?
- 1:00:25Allez,
- 1:00:26on le dit en commentaire.
- 1:00:29Dites-nous en commentaire,
- 1:00:29est-ce que Irox va augmenter les charges pour pénaliser les triathlètes au profit des gars qui...
- 1:00:35qui font de la muscu.
- 1:00:37Non mais oh !
- 1:00:38Quelle honte !
- 1:00:39Question suivante,
- 1:00:40on a parlé des bienfaits de l'entraînement en pleine nature,
- 1:00:43combien a-t-on de parcs nationaux en France métropolitaine ?
- 1:00:48J'en ai aucune idée.
- 1:00:49Nous avons 8 parcs nationaux en France métropolitaine et 3 en Outre-mer.
- 1:00:54On passe à 12 km heure.
- 1:00:57Est-ce que tu pourrais me citer ?
- 1:01:00Au moins un parc national sur les 8.
- 1:01:03Bonjour,
- 1:01:04Tu sais pas ?
- 1:01:04Non.
- 1:01:06Philippe ?
- 1:01:06J'ai vu les réponses.
- 1:01:08Non,
- 1:01:08alors pas celles qui sont sur cette page-là.
- 1:01:10Ah ben euh...
- 1:01:11Non,
- 1:01:11à part la vanoua,
- 1:01:12je sais pas.
- 1:01:12Mercantour.
- 1:01:14Mercantour !
- 1:01:15Bravo Charlotte !
- 1:01:16La Vanoise,
- 1:01:17Port-Croz,
- 1:01:18les Pyrénées,
- 1:01:19le parc national des Cévennes,
- 1:01:21les Écrins,
- 1:01:22le parc national des Calanques et le parc national de
- 1:01:25Forêt.
- 1:01:26Le Verdon,
- 1:01:27je ne crois pas que ce soit un parc national.
- 1:01:28Non,
- 1:01:28il ne me semble pas.
- 1:01:30On passe à 13.
- 1:01:3013 km heure
- 1:01:35On en a parlé dans l'épisode quelles molécules produites par notre corps pendant l'effort ont les mêmes effets que le cannabis c'est le mot que tu as du mal à prononcer là ?
- 1:01:43Ouais tout à fait c'est celui là
- 1:01:45Endo, t'as le bon début Endoénoïde Endo-cannabinoïde
- 1:01:52Allez on va t'en faire produire un petit peu hein on passe à 14 km heure pour te faire produire des endo-cannabinoïdes est ce que tu peux m'épler
- 1:02:00Endo 4
- 1:02:01En une seule fois sans erreur.
- 1:02:03E N D O C A N A Attend t'as dit quoi ?
- 1:02:11B I
- 1:02:13T'as oublié un N.
- 1:02:15Ah merde.
- 1:02:16C A 2 N A.
- 1:02:18On passe à 15 km heure.
- 1:02:19Allez courage,
- 1:02:20accroche-toi.
- 1:02:21Une question spéciale Koh Lanta.
- 1:02:23Tu l'as fait trois fois.
- 1:02:24Quel aventurier détient le record du plus grand nombre de victoires individuelles de confort et d'immunité.
- 1:02:29Claude !
- 1:02:30Bonne réponse,
- 1:02:31Claude Dartois,
- 1:02:32qu'on embrasse avec 22 victoires individuelles.
- 1:02:34Claude Dartois a participé à l'UTMB en 2025.
- 1:02:37Quel était son temps ?
- 1:02:38Sachant que l'épreuve s'est gagnée en 20 heures environ.
- 1:02:41Au pif,
- 1:02:4127.
- 1:02:42Ah non,
- 1:02:43beaucoup plus,
- 1:02:4438 heures,
- 1:02:4630 minutes.
- 1:02:48Ce qui est déjà un super temps,
- 1:02:49pour 174 kilomètres.
- 1:02:51et 9900 de dénivelé positif.
- 1:02:53On est à 16 km à.
- 1:02:54Candice,
- 1:02:55tu as monté le Kilimanjaro en début d'année 2026.
- 1:02:58Quelle est l'altitude au sommet du Kilimanjaro ?
- 1:03:015 895.
- 1:03:02Bonne réponse,
- 1:03:035 895.
- 1:03:04Kilimanjaro,
- 1:03:04le plus haut sommet d'Afrique.
- 1:03:06Quel est le nom du sommet du Kilimanjaro ?
- 1:03:08Urupik.
- 1:03:09Oui,
- 1:03:09bonne réponse,
- 1:03:10Urupik.
- 1:03:11Est-ce que tu sais ce que signifie Uru en Swahili,
- 1:03:14la langue parlée en Tanzanie ?
- 1:03:16Je crois que c'est liberté,
- 1:03:17je ne suis pas sûre.
- 1:03:18C'est liberté !
- 1:03:19Ouh ouh ça m'é...
- 1:03:20Qui veut dire liberté,
- 1:03:21c'est une métaphore parce qu'une fois qu'on a atteint le sommet,
- 1:03:24on se sent libre.
- 1:03:25Ça va,
- 1:03:25t'es bien à 16 km heure ?
- 1:03:26J'ai chaud.
- 1:03:28Quels sont les trois cônes volcaniques du Kilimanjaro ?
- 1:03:30C'est les trois.
- 1:03:33Kibo,
- 1:03:33Mawenzi et Shira.
- 1:03:35Le Kilimanjaro est un volcan endormi,
- 1:03:37inactif.
- 1:03:38On passe à 17 km heure.
- 1:03:39Tu peux arrêter à tout moment.
- 1:03:41Tu peux mettre les mains sur le côté.
- 1:03:43Quel sera le point culminant du Tour de France 2026 ?
- 1:03:47Pour s'arrêter,
- 1:03:47pas pour céder.
- 1:03:49Ah non,
- 1:03:49tu peux pas céder ?
- 1:03:49J'en peux plus !
- 1:03:50Le point culminant,
- 1:03:51tu peux t'arrêter quand tu veux,
- 1:03:52le point culminant du Tour de France en
- 1:03:552026. Bravo !
- 1:03:5717 km heure quand même,
- 1:03:59Candice,
- 1:03:59un costaud !
- 1:04:0117 km heure pour 7 minutes 51 d'effort.
- 1:04:06Est-ce que tu as ressenti le bien-être des endocannabinoïdes ?
- 1:04:09Non,
- 1:04:10il faut au minimum 30 minutes,
- 1:04:11donc là on est un peu court,
- 1:04:12mais belle performance.
- 1:04:14Je réponds quand même à la question pour celles et ceux qui nous écoutent.
- 1:04:17Le point culminant du Tour de France 2026 sera le col du Galibier,
- 1:04:21à la frontière des départements de la Savoie et des Hautes-Alpes.
- 1:04:25qui culmine quand même à 2642 mètres d'altitude.
- 1:04:30Bravo Candice,
- 1:04:31merci de t'être prêtée au jeu de l'interview tapis,
- 1:04:3317 km heure,
- 1:04:34c'est quand même un beau score.
- 1:04:36Elle a géré hein ?
- 1:04:36Elle a géré ce que je suis en train de dire,
- 1:04:38elle était à l'aise.
- 1:04:39Parce qu'en plus il fait chaud.
- 1:04:40Il fait très chaud.
- 1:04:41Voilà,
- 1:04:41si jamais t'as besoin d'un préparateur mental pour les prochaines interviews tapis,
- 1:04:44n'hésite pas à vous échanger les numéros.
- 1:04:46C'est ce que je me suis dit quand j'ai en tête de faire un Ironman,
- 1:04:48je me suis dit ah bah...
- 1:04:49Ah,
- 1:04:49ton projet c'est un Ironman ?
- 1:04:50L'année prochaine,
- 1:04:51voilà,
- 1:04:51j'ai plein d'autres défis qui m'attendent mais...
- 1:04:53Ok.
- 1:04:53J'ai en tête un
- 1:04:55Ironman. Ironman,
- 1:04:56sacré défi.
- 1:04:56Eh bien écoute,
- 1:04:57bonne préparation.
- 1:04:58Merci.
- 1:05:00Merci Philippe d'être venu dans Safe Pace.
- 1:05:01Merci Candice.
- 1:05:02On remercie notre partenaire,
- 1:05:03l'Office du Tourisme d'Argelès-sur-Mer qui a rendu possible cet épisode.
- 1:05:07Et le camping Le Dauphin à Argelès qui nous accueille pour ce magnifique interview tapis dans ce cadre très sympathique.
- 1:05:14Merci à vous l'équipe.
- 1:05:15Et puis moi je vous dis à très vite pour un prochain épisode de Safe Pace.
- 1:05:17Bye bye !
- 1:05:24Safe Pace,
- 1:05:26le podcast des sports d'endurance,
- 1:05:28présenté par Hugo Clément.