Latest / Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme. / L’Âme des Flammes – Les blessures d’âme : rejet, abandon, trahison, injustice, humiliation.
Transcript
- 0:00Bonjour,
- 0:00je suis très heureuse de recevoir
- 0:02Emma Nicolas dans la chronique L'Âme des Flammes aujourd'hui.
- 0:06Bonjour Emma,
- 0:07comment vas-tu ?
- 0:08Bonjour Sarah,
- 0:09écoute,
- 0:09je vais bien,
- 0:09je te remercie.
- 0:10Et comment vas-tu toi avec ce beau pull jaune ?
- 0:14Oui,
- 0:14j'ai mis un peu de soleil,
- 0:16faute d'en avoir tous les jours.
- 0:18Donc aujourd'hui,
- 0:19surtout pour parler de ce sujet,
- 0:20on va parler des blessures d'âme.
- 0:22C'est un vaste sujet.
- 0:25J'aimerais bien d'abord te poser la question...
- 0:29Qui est à l'origine de ces blessures d'âme et comment est-ce qu'il a été popularisé ?
- 0:35C'est vrai que toi,
- 0:36tu vas le poser comme blessure d'âme,
- 0:38mais souvent,
- 0:38les gens vont plutôt l'entendre comme blessure narcissique.
- 0:41En fait,
- 0:42c'est Freud qui en a parlé au tout début.
- 0:45Et puis,
- 0:46un de ses élèves,
- 0:48Willem
- 0:49Reich, qui lui a théorisé dessus en expliquant que nos traumatismes d'enfance
- 0:55créait des sortes de cuirasses,
- 0:56enfin pas des sortes,
- 0:57mais des cuirasses physiques et psychologiques.
- 0:59Donc c'est parti de là.
- 1:00Et puis ensuite,
- 1:02dans les années 2000,
- 1:03il y a Lise Bourbeau,
- 1:04je pense que tout le monde en a entendu parler,
- 1:06en tout cas beaucoup,
- 1:07qui a écrit ce fameux best-seller,
- 1:09« Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même » .
- 1:12Et elle a vraiment,
- 1:14on va dire,
- 1:16réussi à vulgariser ce concept de blessure narcissique ou blessure d'âme,
- 1:20qui était quand même assez difficile.
- 1:22Elle s'est appuyée largement sur des travaux d'un psychiatre américain qui s'appelle John Pierrakos.
- 1:30C'est lui qui,
- 1:31le premier,
- 1:32a groupé ses blessures en cinq groupes.
- 1:35L'abandon,
- 1:36le rejet,
- 1:38l'humiliation,
- 1:38la trahison et l'injustice.
- 1:41Lise Bourbeau,
- 1:42dans ce fameux livre,
- 1:44a réussi,
- 1:45je trouve,
- 1:45un tour de force,
- 1:47parce qu'elle a vraiment réussi à simplifier,
- 1:49à synthétiser les choses.
- 1:51et à rendre accessible au commun des mortels,
- 1:53qui n'est pas psychologue,
- 1:55psychiatre et autres,
- 1:56mais avec des mots simples à comprendre.
- 1:59Génial.
- 1:59Donc,
- 1:59premier tip,
- 2:00on vous conseille de lire ce livre si jamais vous ne l'avez pas encore lu,
- 2:02ou de l'avoir aussi à portée de main.
- 2:04C'est hyper important parce que c'est beaucoup plus riche que ce que nous,
- 2:08on va vous apporter des choses peut-être différentes,
- 2:09mais en tout cas,
- 2:10c'est bien de l'avoir en guide à la maison.
- 2:12Oui,
- 2:12nous,
- 2:12ce qu'on avait envie de faire,
- 2:13c'était d'en parler parce que c'est vraiment une base de travail sur soi,
- 2:19avec quand même beaucoup de...
- 2:20de thérapeutes qui l'utilisent.
- 2:22Et puis surtout,
- 2:23en 20 minutes,
- 2:24ce qu'on souhaite,
- 2:25c'est un peu synthétiser,
- 2:26c'est donner les grandes lignes pour déjà pouvoir un peu comprendre de façon assez synthétique ce que sont ces cinq blessures.
- 2:33Alors souvent,
- 2:33elles viennent de l'enfance,
- 2:34comme tu l'as dit.
- 2:36Oui.
- 2:37Donc les deux premières,
- 2:38qui sont l'abandon et le rejet,
- 2:39sont celles qui s'installent vraiment très très tôt,
- 2:42voire même pendant la vie fétale.
- 2:44C'est-à-dire en fonction de comment la mère va vivre sa grossesse,
- 2:48mais même aussi ce qu'on appelle l'empreinte de naissance.
- 2:51Qu'est-ce qui se passe autour du bébé avec le père et des choses comme ça.
- 2:54Donc,
- 2:54c'est vraiment les deux blessures de base,
- 2:58abandon et rejet.
- 2:58Et ensuite,
- 2:59on a les trois autres qui vont se mettre en place pendant l'enfance.
- 3:03En général,
- 3:04c'est pendant l'enfance et l'adolescence.
- 3:06Alors,
- 3:06déjà,
- 3:06j'ai une première question.
- 3:07On peut avoir plusieurs blessures en même temps,
- 3:10j'imagine ?
- 3:10Oui,
- 3:10tout à fait.
- 3:12La plupart du temps,
- 3:13d'ailleurs,
- 3:14on…
- 3:14On a une sorte de mélange un petit peu,
- 3:16mais il y en a une qui peut être un peu plus prédominante que l'autre.
- 3:19Ou alors,
- 3:19on va être en contact ou identifier une première.
- 3:24Assez souvent,
- 3:25c'est celle qui est la moins forte.
- 3:27Même Lise Bourbeau dit dans son livre que le parent avec lequel on a le plus de problèmes,
- 3:32c'est souvent avec celui avec lequel on s'arrange le mieux quelque part.
- 3:35Parce qu'on veut tout faire pour que ça aille bien.
- 3:39Et donc,
- 3:39on va souvent aller adresser la première...
- 3:43première blessure on va dire et puis une fois qu'on aura commencé à bien avancer voir alors parce qu'on n'a jamais vraiment terminé mais en tout cas bien avancé hop il peut y avoir une autre qui arrive qui pointe comme ça alors on va essayer de les traiter un peu tout on va commencer par la blessure du rejet alors
- 4:01comment est ce qu'elle se manifeste donc chez l'adulte on va pas parler de l'enfant comment elle se manifeste chez l'adulte alors la blessure de rejet ce qu'on appelle le comportement automatique
- 4:11Donc,
- 4:11appelle Lisbourbeau le masque.
- 4:14Le comportement automatique qui correspond à la blessure de rejet,
- 4:17c'est la fuite.
- 4:18C'est la mise à distance.
- 4:21Quand on se retrouve dans une situation et on se dit,
- 4:25« Waouh,
- 4:25là,
- 4:26j'ai besoin de prendre de la distance.
- 4:28Je vais être mieux moi-même,
- 4:30tout seul.
- 4:32L'autre est le problème.
- 4:34Je dois me protéger de l'extérieur. »
- 4:36C'est vraiment,
- 4:37en fait,
- 4:37là,
- 4:37le signe,
- 4:38ce qu'on appelle le masque de fuite.
- 4:41On est dans la blessure de rejet.
- 4:42Et la blessure de rejet se met en place,
- 4:44en général,
- 4:45avec le parent du même sexe.
- 4:47Donc,
- 4:47si vous êtes une femme,
- 4:48c'est vis-à-vis de votre mère.
- 4:50Si vous êtes un homme,
- 4:52c'est vis-à-vis de votre père.
- 4:54Donc,
- 4:54en gros,
- 4:55ce que tu expliques,
- 4:55c'est que le masque...
- 4:59C'est ce qu'on met pour « cacher »
- 5:01une émotion ou quelque chose.
- 5:03Et quand on a la blessure du rejet,
- 5:05le masque qu'on va utiliser pour ne pas trop ressentir,
- 5:08c'est fuir,
- 5:08c'est ça ?
- 5:10Oui,
- 5:10alors le masque,
- 5:11moi je l'appelle plutôt le comportement automatique dans lequel on est projeté.
- 5:18Donc ça veut dire quoi ?
- 5:19C'est que quand on est adulte,
- 5:20si on vit une situation qui nous ramène de façon inconsciente ou consciente,
- 5:26au moment où cette essure
- 5:28ces mises en place à notre enfance,
- 5:30eh bien,
- 5:31on va avoir exactement le même comportement que ce qui s'est passé dans notre enfance quand on a inconsciemment essayé de gérer ce rejet.
- 5:41Donc,
- 5:42un rejet en tant que tel,
- 5:44comment est-ce qu'on va le vivre ?
- 5:46C'est ne pas être accepté pour qui on est.
- 5:50Ça peut être rejeter une idée,
- 5:51certes,
- 5:52mais la plupart du temps dans l'enfance,
- 5:53c'est ne pas avoir été accepté pour qui l'on était.
- 5:56C'est...
- 5:58Ça a pu se manifester par nier nos émotions,
- 6:04nier ce dont on avait besoin.
- 6:07Avoir un parent qui était émotionnellement absent,
- 6:10on va pouvoir potentiellement développer une blessure de rejet.
- 6:13Et si on prend un exemple concret,
- 6:15parce que souvent on entend par exemple dans les relations amoureuses,
- 6:18lui il a la blessure du rejet,
- 6:20souvent c'est les hommes,
- 6:22j'en fais des gros raccourcis pour avoir un exemple très précis.
- 6:26Dans une relation amoureuse,
- 6:27un homme a souvent la blessure de rejet,
- 6:29donc il se met à fuir.
- 6:31Alors,
- 6:31ce n'est pas tout le temps non plus l'homme.
- 6:33Ça,
- 6:33c'est vrai,
- 6:33il y a des femmes qui ont quand même la blessure de rejet,
- 6:35il faut le savoir.
- 6:37La blessure de rejet,
- 6:38c'est vraiment quand on met de la distance.
- 6:41Et comment ça se manifeste ?
- 6:43Si on reste dans vraiment la relation amoureuse,
- 6:46quand la personne,
- 6:48celui qui est dans la blessure de rejet,
- 6:50arrive dans une intimité trop importante et sent que...
- 6:54qui dit intimité dit vulnérabilité,
- 6:56c'est-à-dire qu'on se montre tel qu'on est,
- 6:59va prendre peur et aura besoin de se fermer.
- 7:02Et le dialogue intérieur qui va être dit,
- 7:04c'est « je suis beaucoup mieux tout seul ou toute seule,
- 7:08je ne peux compter sur personne,
- 7:09je ne peux compter que sur moi,
- 7:11et l'autre ou l'extérieur est un danger dont je dois me protéger » .
- 7:15Voilà en fait comment ça se manifeste en général.
- 7:18Mais ça peut être tout à fait une femme,
- 7:20pas que un homme.
- 7:21Il y a des femmes qui ont la blessure de rejet.
- 7:24La blessure de rejet a pu aussi se mettre en place par rapport à un parent qui a pu être jaloux de son enfant.
- 7:31Et donc,
- 7:31l'enfant ne se sent pas accepté pour qui il est.
- 7:35Et c'est vraiment ça la différence,
- 7:36c'est ne pas se sentir accepté pour qui on est.
- 7:40Ça peut aider.
- 7:41Alors,
- 7:41je vais te poser une question par rapport à la blessure de rejet.
- 7:42Qu'est-ce qui peut aider à apaiser justement cette blessure-là ?
- 7:45Apaiser,
- 7:46alors je ne peux pas dire le mot apaiser.
- 7:48C'est vraiment là,
- 7:49là,
- 7:49on est vraiment sur aller travailler.
- 7:51et comment est-ce qu'on peut travailler sur...
- 7:53En fait...
- 7:55c'est vraiment de comprendre que ça s'est passé dans votre enfance et que c'est parce que vos parents eux-mêmes n'ont pas travaillé sur eux que vous avez dû vous habituer et trouver des
- 8:11mécanismes pour pouvoir gérer l'émotionnel inconstant de vos parents.
- 8:19Donc,
- 8:20dans le rejet,
- 8:21ce qui a souvent été présent,
- 8:24c'est des parents qui étaient émotionnellement absents.
- 8:26Ils pouvaient être présents,
- 8:27mais émotionnellement absents ou être dans une forme d'insécurité émotionnelle.
- 8:33Ce qui fait que quand vous veniez à la demande d'avoir un câlin,
- 8:39par exemple,
- 8:40on ne vous le donnait pas.
- 8:42Donc,
- 8:42vous avez appris à vous retirer et à ne jamais demander.
- 8:47parce que demander un câlin,
- 8:49c'est être vulnérable,
- 8:50et on vous a dit non.
- 8:51Donc,
- 8:52à l'âge adulte,
- 8:53quand vous comprenez que demander un câlin ou être plus intime avec quelqu'un,
- 9:00et je ne parle pas de sexuellement,
- 9:01je parle d'émotionnellement,
- 9:03eh bien,
- 9:03ça reste un danger,
- 9:04donc il ne faut surtout pas y aller.
- 9:07À la différence des gens qui sont dans la blessure d'abandon.
- 9:10Tu me fais une transition parfaite,
- 9:11parce que je pense qu'on avait fait le tour de la blessure du rejet.
- 9:14En synthétisant,
- 9:15après,
- 9:15vous pouvez lire le livre de Lise Bourbeau,
- 9:17parce que c'est quand même très synthétique,
- 9:18très simple,
- 9:19accessible.
- 9:20Et là,
- 9:21on va plus parler aussi de...
- 9:22Souvent,
- 9:23même dans notre physique,
- 9:24on a des choses qui peuvent ressortir dans le physique,
- 9:27dans...
- 9:28Oui,
- 9:28tout à fait,
- 9:28puisque le corps reflète ce qui se passe dans notre psyché.
- 9:31Donc,
- 9:31en effet,
- 9:32dans ce livre,
- 9:34Lise Bourbeau fait un lien entre l'aspect physique et ses blessures.
- 9:39Mais à nouveau,
- 9:40attention à ne pas le regarder de façon trop littérale,
- 9:42puisque comme...
- 9:43on a souvent plusieurs blessures associées et qu'au fur et à mesure de notre vie,
- 9:49on évolue aussi.
- 9:50Donc notre physique peut ne pas forcément correspondre exactement à ce qui est dit.
- 9:54Mais ce qui est intéressant,
- 9:55c'est de trouver et voir si en effet,
- 9:57il n'y a pas des petites choses.
- 9:59Donc,
- 10:00on arrive à cette fameuse blessure d'abandon.
- 10:02Alors,
- 10:03qu'est-ce que c'est la différence entre la blessure d'abandon et aussi la peur d'être seule ?
- 10:08Parce que je pense que c'est assez lié aussi,
- 10:10ça peut ressortir.
- 10:11Alors,
- 10:12dans la blessure d'abandon,
- 10:12en effet,
- 10:13ce qui est très présent,
- 10:15c'est la peur que l'on quitte.
- 10:19Donc,
- 10:19c'est en ça la grande différence avec le rejet,
- 10:22c'est que celui qui est dans la blessure d'abandon,
- 10:26il ne va pas mettre de distance.
- 10:27Au contraire.
- 10:29il va être celui qui veut absolument fusionner.
- 10:32Donc,
- 10:33dans la blessure de rejet,
- 10:34on parlait du masque ou du comportement automatique qui était la distance,
- 10:38la fuite.
- 10:39Dans la blessure d'abandon,
- 10:40on aura excessivement besoin d'être tout le temps,
- 10:43tout le temps en contact.
- 10:44Et d'ailleurs,
- 10:44on va aller de plus en plus,
- 10:46plus on est stressé,
- 10:47plus on est anxieux,
- 10:48plus on va essayer de garder un lien par l'explication,
- 10:52par la présence physique ou par d'autres comportements.
- 10:56Donc,
- 10:56c'est vraiment la différence.
- 10:58Et donc...
- 10:58être abandonné,
- 11:00ça ne s'est pas forcément mis en place parce qu'un de nos parents,
- 11:04là en l'occurrence c'est le parent du sexe opposé,
- 11:07n'a pas été physiquement présent.
- 11:10Il peut très bien être physiquement présent,
- 11:12mais ne pas avoir joué son rôle émotionnel avec vous.
- 11:17Ou alors,
- 11:18c'est avoir demandé ou attendu de son enfant.
- 11:23que son enfant le répare ou prenne en charge ses émotions.
- 11:27Et donc,
- 11:27l'enfant était un peu un parent et le parent,
- 11:30plutôt l'enfant dans l'histoire.
- 11:32Donc,
- 11:33vraiment,
- 11:33la blessure d'abandon,
- 11:34ce n'est pas parce que votre parent ne vous a pas abandonné que vous n'avez pas la blessure d'abandon.
- 11:40On peut être abandonné aussi d'une autre manière.
- 11:44C'est-à-dire,
- 11:44c'est vraiment quand le parent nous demande de prendre en charge ses propres émotions,
- 11:49où là,
- 11:49on va développer en fait un système d'hypervigilance.
- 11:53On est tout le temps sur le qui-vive à se dire,
- 11:55ah là là,
- 11:56il faut que je ménage un tel,
- 11:57il faut que je ménage un tel,
- 11:58à lui aussi,
- 11:59elle aussi,
- 12:00à maman ou papa,
- 12:00il ne faut surtout pas qu'il soit en colère ou qu'il soit triste.
- 12:05Donc l'enfant,
- 12:05en fait,
- 12:06est dans cette hyper-vigilance et fait tout.
- 12:08Il est toujours là,
- 12:09tout le temps,
- 12:10tout le temps là.
- 12:11Et alors,
- 12:12il y a deux situations.
- 12:13Soit on le valide,
- 12:16le parent le valide en lui donnant un mot de clin,
- 12:18ou alors dans l'autre situation,
- 12:19il n'est absolument pas validé.
- 12:21Et il fait toujours de mieux en mieux ou essaie de faire de mieux en mieux parce qu'il voit bien qu'il n'arrive pas à calmer les émotions ou l'état émotionnel de son parent.
- 12:31Donc,
- 12:32ce qu'on va souvent dire à l'adulte,
- 12:34c'est que vous vous êtes abandonné vous-même.
- 12:36Et donc,
- 12:37comment,
- 12:37là tu me donnes une petite perche,
- 12:39comment est-ce qu'on peut justement apprendre à se sentir plus en sécurité ?
- 12:42avec soi-même quand on a cette blessure activée.
- 12:44Parce que ce n'est pas facile quand elle s'active.
- 12:46Du coup,
- 12:46on peut se sentir abandonné et vachement seul et essayer de s'agripper à autre chose qu'à soi.
- 12:52Donc,
- 12:53c'est vraiment prendre conscience que la personne qui est abandonnée,
- 12:58c'est nous et c'est nous qui nous abandonnons nous-mêmes.
- 13:00Parce que très souvent,
- 13:01on se sacrifie,
- 13:02on s'oublie soi.
- 13:03On pense que c'est vraiment prendre conscience de ça.
- 13:06On pense qu'en faisant encore plus,
- 13:08on va être aimé.
- 13:09Non.
- 13:09Ça,
- 13:10c'était enfant.
- 13:10On a cru comprendre ça ou nos parents ont induit ça.
- 13:13Mais aujourd'hui,
- 13:14en tant qu'adulte,
- 13:16c'est regarder la situation.
- 13:17Est-ce que ça fait un moment que j'essaye,
- 13:19j'essaye,
- 13:19j'essaye et en fait,
- 13:21rien ne change.
- 13:21J'ai beau me plier en quatre,
- 13:23rien ne change.
- 13:24Là,
- 13:24vous pouvez être certain ou certaine que vous êtes dedans.
- 13:27Et c'est justement prendre conscience de ça qui va vous permettre de faire cette fameuse pause et de changer votre dialogue intérieur,
- 13:36en tout cas essayer,
- 13:36mais surtout de prendre conscience à quel point...
- 13:40Vous avez été programmé,
- 13:42petit et petite,
- 13:43à vraiment ménager les émotions des autres et à être toujours celui qui allait venir éteindre le feu émotionnel de quelqu'un.
- 13:52Prendre conscience de cela,
- 13:54c'est déjà un énorme pas et ça va aussi beaucoup apaiser d'une certaine manière.
- 13:58Alors oui,
- 13:58on va se dire mais qu'est-ce que je vais faire maintenant puisque j'ai l'habitude ?
- 14:01Bien,
- 14:02c'est aussi d'apprendre à être,
- 14:04mais ça c'est pour toutes les blessures,
- 14:08apprendre à ressentir même cette anxiété et à ne pas se dire qu'on va mourir quelque part.
- 14:15Parce que l'enfant,
- 14:16quand il développe tous ces mécanismes de protection,
- 14:19il a le sentiment qu'il va mourir.
- 14:21Donc l'idée maintenant,
- 14:22c'est de se dire non,
- 14:23mais on est un adulte en fait.
- 14:24On n'est plus un enfant.
- 14:26Donc on va réussir.
- 14:28Donc cette blessure,
- 14:28elle nous demande d'être beaucoup plus doux avec nous et de nous prendre en considération et de nous mettre au centre,
- 14:32si je comprends bien.
- 14:34En fait,
- 14:34toutes les blessures nous demandent ça.
- 14:36Toutes.
- 14:37Pape
- 14:37plus celle de l'abandon que du rejet,
- 14:39mais toutes en fait.
- 14:41Et ce qui est intéressant en effet,
- 14:44au départ,
- 14:44c'est vraiment de regarder combien on s'oublie.
- 14:48Mais même quand on est dans la blessure de fuite où on a le sentiment qu'on revient vers soi,
- 14:52d'une certaine manière,
- 14:53on s'oublie aussi puisqu'on se coupe du lien social.
- 14:56pourrait être hyper nourrissant.
- 15:01En fait,
- 15:01on est dans les deux extrêmes.
- 15:03Dans l'abandon,
- 15:03on veut absolument coller,
- 15:05et très souvent on colle aux mauvaises personnes.
- 15:08Et puis dans la fuite,
- 15:09qui est le rejet,
- 15:11là on se coupe de tout.
- 15:12Donc en fait,
- 15:13aucune des deux positions.
- 15:14L'idée c'est de trouver un équilibre entre les deux,
- 15:16de faire coexister,
- 15:17savoir mettre des limites.
- 15:18Ça c'est vraiment pour les gens qui sont dans la blessure d'abandon.
- 15:21Savoir mettre des limites,
- 15:22dire stop,
- 15:23je me respecte.
- 15:24Et puis,
- 15:26celle qui est dans la blessure de rejet,
- 15:28c'est d'ouvrir un peu plus,
- 15:29ne pas voir systématiquement l'autre comme je dois m'en protéger.
- 15:33Donc ça,
- 15:34le rejet et l'abandon,
- 15:35c'est les majeurs,
- 15:36entre guillemets,
- 15:36si on peut dire.
- 15:37Oui.
- 15:39Est-ce qu'on peut avoir les deux ?
- 15:40Oui,
- 15:40c'est possible,
- 15:40non ?
- 15:42Oui,
- 15:42tout à fait.
- 15:43On peut avoir les deux.
- 15:44Il y a une qui va souvent s'exprimer un peu plus que l'autre.
- 15:48Et puis,
- 15:48quand on a les deux,
- 15:50on défaut.
- 15:50En fonction des situations,
- 15:51c'est plutôt dans le rejet qu'on va être ou plutôt dans l'abandon qu'on va être.
- 15:54En fait,
- 15:55il faut savoir qu'on a tous plus ou moins ces différentes blessures qui s'expriment.
- 16:01Le plus ou moins vient de ce qu'on a vécu en termes de traumatisme dans l'enfance.
- 16:07Et il n'y a pas eu besoin d'avoir des traumas,
- 16:11ce qu'on va qualifier,
- 16:12je n'aime pas mettre une hiérarchie,
- 16:14mais bon,
- 16:15hyper durs,
- 16:16pour avoir développé une blessure de rejet ou d'abandon.
- 16:20Par exemple,
- 16:20si on a des parents qui sont trop présents,
- 16:22trop protecteurs,
- 16:24ils nous ont demandé de nous oublier.
- 16:27Donc,
- 16:27on peut développer aussi ces blessures-là,
- 16:30même si on a été élevé dans un cocon.
- 16:32Enfin,
- 16:34ce qu'on pensait être un cocon,
- 16:36pour le coup.
- 16:37Bon,
- 16:38génial,
- 16:38tout un super programme.
- 16:39Donc,
- 16:39on va passer aux trois autres petites blessures.
- 16:41On va les appeler comme ça parce que c'est quand même des grosses blessures aussi.
- 16:45Donc,
- 16:46on va commencer par la blessure d'humiliation.
- 16:49souvent elle est un peu moins connue parce que l'abandon et le rejet on connait quand même pas mal et comment est-ce que tu la définirais cette blessure là ?
- 16:57Alors l'humiliation,
- 16:59est-ce qu'on pourrait commencer déjà par les deux autres ou alors je vais le poser comme ça au fur et à mesure en tout cas moi de mon travail et puis aussi je sais que Lise Bobo en a parlé après dans des podcasts et des choses comme ça parfois
- 17:15c'est pas les blessures d'abandon ou de rejet avec lesquelles on est en lien en premier
- 17:18Ça peut être soit l'injustice ou la trahison.
- 17:21On va parler un peu plus tard de l'humiliation parce que celle-là,
- 17:24elle est un peu différente.
- 17:25Mais maintenant,
- 17:26ce que moi j'ai pu voir dans ma pratique et donc ce qui a aussi été décrit par Lise et certainement d'autres thérapeutes à côté,
- 17:33c'est que la blessure de trahison est très souvent en lien avec la blessure d'abandon.
- 17:38Et la blessure d'injustice est très souvent en lien avec la blessure de rejet.
- 17:43Et donc,
- 17:43les personnes vont être plus en lien avec soit la blessure d'injustice,
- 17:47si on la prend,
- 17:47celle-là,
- 17:49Parce que la blessure de rejet est trop souffrante.
- 17:52Donc on va commencer par travailler la blessure d'injustice,
- 17:54et petit à petit,
- 17:56on va voir qu'elle nous amène à la blessure de rejet.
- 17:59Et de la même manière,
- 18:00la blessure de trahison,
- 18:01si c'est plus celle-là qui est présente,
- 18:03quand on va commencer à la travailler,
- 18:05eh bien,
- 18:07on va tout doucement aller vers la blessure d'abandon.
- 18:10Donc si on commence par la blessure de trahison,
- 18:12qui est connectée à la blessure de l'abandon,
- 18:16Est-ce qu'elle est souvent liée au contrôle ou la confiance dans les relations ?
- 18:20Est-ce qu'il y a un lien comme ça ou pas du tout ?
- 18:22Alors oui,
- 18:23la confiance.
- 18:24Justement,
- 18:24le fameux masque ou le comportement automatique,
- 18:31c'est la confiance et le contrôle.
- 18:34On a besoin de contrôler énormément et on fait peu confiance à l'autre.
- 18:39On a vraiment du mal parce qu'on a vécu quelque chose ou on a été trahi.
- 18:45Et donc...
- 18:45Et ce qui va se mettre en place de façon automatique,
- 18:48c'est une croyance qu'on ne peut pas faire confiance aux autres.
- 18:51Et donc,
- 18:52on va contrôler notre environnement.
- 18:54Comme ça,
- 18:55on va vraiment s'assurer à qui on a affaire et surtout de se protéger.
- 19:02Donc,
- 19:02c'est vraiment cela.
- 19:03On aura du mal à aller vers,
- 19:06à pleinement s'ouvrir à des relations parce que justement,
- 19:11on aura été trahi.
- 19:13Et on aura été trahi en tant qu'enfant.
- 19:15Pourquoi ?
- 19:16Parce que ça peut être très trivial,
- 19:18un parent qui nous promet quelque chose et qui ne nous le donne pas.
- 19:21Mais c'est souvent la répétition de ce qu'on nous dit qui va être fait et qui ne va pas être fait.
- 19:28Un autre type de trahison beaucoup plus profonde,
- 19:31c'est le sentiment de sécurité.
- 19:34Un parent doit être là normalement pour apporter de la sécurité.
- 19:39Et si ce parent n'apporte pas cette sécurité dont a besoin l'enfant,
- 19:45il aura le sentiment d'être trahi.
- 19:46Il ne pourra plus faire confiance à ce parent,
- 19:49puisque si le parent est très versatile,
- 19:53on va toujours être sur des coquilles d'œufs,
- 19:58on marche sur des œufs.
- 19:59Et on va se dire,
- 20:00mais est-ce que là...
- 20:02D'où aussi le développement de cette hypervigilance et ça explique pourquoi on a le sentiment d'être abandonné à un moment donné.
- 20:09Donc c'est super dur d'apprendre à faire confiance sans se surprotéger.
- 20:13Parce que quand on a cette blessure,
- 20:14c'est compliqué.
- 20:16Oui,
- 20:16exactement.
- 20:17Donc là,
- 20:18c'est à nouveau regarder de façon très factuelle si en effet,
- 20:24une personne à qui on a donné sa confiance nous a trahis plusieurs fois.
- 20:28Eh bien,
- 20:30ce n'est pas forcément qu'on est dans la blessure de trahison.
- 20:32Mais si par contre,
- 20:34on remarque qu'on est un peu trop,
- 20:39comment on va dire ça,
- 20:39je n'arrive pas à trouver le mot,
- 20:42méfiant,
- 20:44Si on est très méfiant de base,
- 20:46il y a de fortes chances qu'en effet,
- 20:48ça soit la traduction de la blessure de trahison.
- 20:52Ok,
- 20:52et si on commence par notre travail en voyant ça,
- 20:56on a de grandes chances,
- 20:57si on creuse un peu le travail,
- 20:59d'arriver à la blessure d'abandon.
- 21:00Oui,
- 21:00il y a de fortes chances,
- 21:02en effet.
- 21:03Et si on faisait la blessure d'injustice,
- 21:08comment est-ce qu'on peut reconnaître cette blessure-là ?
- 21:12Alors,
- 21:13en général,
- 21:14le masque,
- 21:14donc le comportement automatique,
- 21:16c'est la rigidité.
- 21:18On est hyper rigide.
- 21:19On aime bien que les règles soient suivies.
- 21:23Certains peuvent être un peu comme des gendarmes avec les autres.
- 21:27Ils savent beaucoup.
- 21:31Ils savent mieux.
- 21:33Voilà,
- 21:34on est vraiment là-dedans.
- 21:35Pourquoi ?
- 21:36Parce que quand il y a une injustice,
- 21:38c'est un peu comme être vent debout.
- 21:40On est vraiment,
- 21:41mais c'est comme si un volcan à l'intérieur de nous s'ouvrait.
- 21:46Là,
- 21:46vous êtes en plein dans votre blessure d'injustice.
- 21:49Et même parfois,
- 21:49on peut devenir un peu le côté sauveur d'autres personnes,
- 21:53tellement on a cette blessure d'injustice à l'intérieur de nous.
- 21:58Et donc,
- 22:01pourquoi c'est en lien avec la blessure de rejet ?
- 22:03Puisque très souvent,
- 22:05si on va creuser un petit peu...
- 22:08On caricature un petit peu,
- 22:09évidemment,
- 22:09il y a des nuances.
- 22:11Là,
- 22:11on était dans un but de synthèse un petit peu.
- 22:14Donc,
- 22:15dans le rejet,
- 22:17on est dans la non-acceptation de soi.
- 22:19Très souvent,
- 22:20quand on trouve que c'est injuste,
- 22:22ça vient appuyer là-dessus.
- 22:24Sur on n'accepte pas ce à quoi je crois ou ce qui est important pour moi.
- 22:28C'était important,
- 22:29tu ne m'as pas traité correctement de la manière dont il était nécessaire,
- 22:33de façon juste,
- 22:35avec la justesse et parfois aussi la justice.
- 22:37Donc,
- 22:38c'est pour ça que ces deux blessures sont souvent en lien et qu'une couvre l'autre.
- 22:44Merci pour toutes ces indications sur ces blessures.
- 22:47Et comme on a fait un super teasing sur la super blessure d'humiliation,
- 22:52est-ce qu'on peut en parler maintenant ?
- 22:53Comment est-ce qu'on la définirait ?
- 22:56Parce qu'elle n'est pas simple,
- 22:57elle est moins évidente,
- 22:58j'ai l'impression.
- 22:59Oui,
- 22:59et surtout,
- 23:00elle ne s'installe pas avec un parent particulier.
- 23:04Cette blessure d'humiliation,
- 23:06le comportement automatique qui est associé au masque,
- 23:09c'est le masochisme.
- 23:10Et c'est quoi le masochisme ?
- 23:12Moi,
- 23:13je le compare souvent,
- 23:14enfin en tout cas,
- 23:14je le mets en évidence par de l'auto-sabotage.
- 23:18On a l'habitude de s'auto-saboter.
- 23:21Donc avec un dialogue intérieur du style,
- 23:24je ne suis pas à la hauteur,
- 23:25je n'en vaux pas la peine,
- 23:29ça ne sert à rien.
- 23:31Vraiment de la dévaluation.
- 23:32Et comment ça se met en place ?
- 23:35Eh bien,
- 23:35c'est si jamais on a entendu justement des phrases où on a vécu de façon récurrente,
- 23:40c'est la récurrence,
- 23:42si on a vécu vraiment de façon récurrente des situations humiliantes.
- 23:46Donc ça peut être des petites phrases toutes anodines,
- 23:49mais qui,
- 23:51répétées,
- 23:51répétées,
- 23:52répétées,
- 23:54font que notre estime de nous,
- 23:56donc l'image que l'on a de nous,
- 23:57voire même l'identité que l'on a de nous,
- 24:00est très négative.
- 24:02Et donc ce qu'on va faire,
- 24:04c'est qu'on va s'auto-saboter.
- 24:06C'est-à-dire que par exemple,
- 24:08on pense qu'on n'est pas à la hauteur,
- 24:10donc on va casser une relation amicale ou amoureuse en disant de toute façon,
- 24:16moi je ne suis pas à la hauteur,
- 24:17il ou elle est beaucoup mieux.
- 24:18On met souvent l'autre sur un piédestal en pensant que nous on n'est vraiment pas digne de la personne ou digne de la situation.
- 24:27Et là on est vraiment dans la blessure d'humiliation.
- 24:31Et il y a souvent des comportements qui vont avec.
- 24:34Ce sont les comportements destructeurs,
- 24:37donc toutes les addictions,
- 24:42où on peut vraiment se maltraiter.
- 24:46Avec l'alcool,
- 24:46la drogue,
- 24:48l'alimentation,
- 24:49enfin voilà,
- 24:50toutes les dépendances qu'on peut imaginer.
- 24:54Certaines personnes qui sont dans ces dépendances-là l'utilisent pour pouvoir en fait se maltraiter psychiquement,
- 25:00on va dire.
- 25:01Et maintenir cette croyance qu'on n'est pas à la hauteur ou qu'on ne vaut pas le coup.
- 25:08Alors,
- 25:08est-ce que la douceur,
- 25:09ça change ?
- 25:10Dans la réparation de cette blessure,
- 25:12est-ce que ça peut changer si on se met plus doux avec soi ?
- 25:14C'est peut-être un petit tip,
- 25:15quand on a l'humiliation,
- 25:16apporter beaucoup de douceur,
- 25:17ça peut aussi nous aider à être moins durs avec nous-mêmes et à moins se maltraiter,
- 25:21justement.
- 25:22Oui,
- 25:22c'est vraiment ça.
- 25:23En fait,
- 25:23souvent,
- 25:24en effet,
- 25:25les personnes ont besoin de cette douceur-là,
- 25:29mais ils ont énormément de mal à se la donner.
- 25:32Cette blessure-là,
- 25:34elle est plus difficile à identifier parce qu'elle a pu se mettre en place de façon hyper...
- 25:39super sournoise,
- 25:42comme je disais,
- 25:42des petites phrases complètement anodines.
- 25:44Ce n'est pas forcément des maltraitances en tant que telles physiques,
- 25:47mais des petites phrases assassines,
- 25:50qui fait qu'il y a beaucoup de croyances qu'on peut avoir qui sont dues à des petites phrases qu'on a pu nous dire,
- 25:56des petites réflexions qu'on a pu entendre,
- 25:59comme quoi on n'était pas à la hauteur.
- 26:00De toute façon,
- 26:01tu es juste un bon à rien ou une bonne à rien.
- 26:03De toute façon,
- 26:04tu es juste bonne à faire la cuisine et tu n'es pas bonne en maths.
- 26:09Plein de petites choses comme ça,
- 26:10qui ont l'air toutes anodines,
- 26:12mais répétées,
- 26:13répétées,
- 26:13répétées,
- 26:15vont faire qu'en termes d'estime de soi,
- 26:19oui,
- 26:19on aurait besoin de se donner de la douceur.
- 26:21C'est un vrai travail.
- 26:22C'est un vrai travail d'apprendre à se redonner de la valeur.
- 26:27Là,
- 26:27c'est vraiment se redonner de la valeur.
- 26:29Comme pour toutes les autres blessures,
- 26:32en effet.
- 26:34C'est rare que la blessure d'humiliation soit toute seule.
- 26:37Elle est souvent en plus des autres.
- 26:40On a rarement une personne qui n'a que la blessure d'immigration.
- 26:45Et donc,
- 26:45du coup,
- 26:46grande question,
- 26:46est-ce qu'on peut vraiment
- 26:48« guérir » ou apprendre à vivre autrement quand on a ces blessures ?
- 26:54Parce qu'on les a tous,
- 26:54mais comment est-ce qu'elles peuvent s'estomper quand même un petit peu ?
- 26:59Oui,
- 26:59alors,
- 27:00elles vont s'estomper.
- 27:02Guérir,
- 27:03non.
- 27:04En fait,
- 27:04il y aura toujours une sorte de cicatrice,
- 27:07on va dire,
- 27:07qui va être là.
- 27:09pouvoir être activée,
- 27:13mais on n'y répondra plus de la même manière.
- 27:16Ça peut être un baromètre aussi,
- 27:17parce qu'une fois qu'on se connaît bien,
- 27:18qu'on connaît bien les blessures qu'on a en nous,
- 27:20quand on sent qu'elles sont activées,
- 27:22on peut justement se dire,
- 27:23oh là là,
- 27:23alors attention,
- 27:24là,
- 27:24par exemple,
- 27:25si c'est l'humiliation,
- 27:26il faut que je me donne beaucoup plus de douceur,
- 27:27donc là,
- 27:27cette semaine,
- 27:28je vais vraiment faire attention à moi,
- 27:31parce que là,
- 27:31c'est normal,
- 27:32être plus doux avec soi,
- 27:33ça,
- 27:33ça compte pour toutes les blessures,
- 27:35j'imagine.
- 27:36Mais c'est vrai que c'est un bon baromètre de savoir aussi si les gens qui nous entourent sont positifs ou non,
- 27:40ou si ça fait en sorte que ça réactive ça.
- 27:43Comment est-ce que je dois changer d'interlocuteur ou est-ce que moi je dois encore plus apprendre à vivre avec quoi ?
- 27:50Oui.
- 27:51En fait,
- 27:51il y a une étape dans tout le travail par rapport à ces blessures qui est parfois pas évidente à entendre et à comprendre.
- 27:58C'est que pour pouvoir y avoir accès et travailler dessus,
- 28:02donc les désactiver d'une certaine manière,
- 28:03Oh.
- 28:04C'est d'accepter à un moment donné de notre parcours,
- 28:07de traverser ces émotions qu'on n'a surtout pas envie de ressentir.
- 28:12Ce sentiment d'abandon,
- 28:14la peur de l'abandon,
- 28:15la peur du rejet,
- 28:17la peur qu'on ne nous accepte pas pour qui on est,
- 28:22la peur qu'on ne nous respecte pas en tant qu'intégrité,
- 28:24nos valeurs,
- 28:25des choses comme ça par rapport à l'injustice,
- 28:26ou qu'on nous trahisse tout simplement.
- 28:30Donc par rapport à ces émotions.
- 28:32Ce qui est souvent difficile au départ,
- 28:34c'est d'accepter qu'il va être nécessaire à un moment donné de les ressentir.
- 28:38Et c'est parce qu'on va,
- 28:40ce qu'on appelle traverser l'émotion,
- 28:41donc c'est les ressentir,
- 28:43qu'on va pouvoir avoir accès à cette part de nous,
- 28:45cet enfant intérieur qui s'exprime.
- 28:48Donc c'est la raison pour laquelle on va pouvoir justement identifier au moment où elle s'active,
- 28:55on va dire,
- 28:55ah tiens oui,
- 28:56là je ressens ça,
- 28:58je suis en plein en lien là avec ma blessure d'abandon.
- 29:01et si
- 29:02Parce qu'on va la ressentir,
- 29:03qu'on va pouvoir s'en éloigner.
- 29:06Beaucoup de gens pensent que tout le travail sur soi,
- 29:09sur nous,
- 29:10correspond à ne plus ressentir nos émotions.
- 29:14C'est l'erreur.
- 29:15En fait,
- 29:15c'est apprendre à les accueillir et ne plus être submergé par elles.
- 29:20C'est aussi un superbe remède de ressentir ses émotions.
- 29:23Oui.
- 29:24Ne plus avoir peur de ressentir ses émotions parce que justement,
- 29:27nos émotions sont nos meilleurs alliés.
- 29:30Ce sont nos meilleurs indicateurs pour dire si on est aligné ou pas par rapport à une situation.
- 29:36Mais la super nouvelle,
- 29:37c'est qu'on a prévu de faire une émission là-dessus le mois prochain.
- 29:40Donc le mois prochain,
- 29:41vous aurez l'émission sur les émotions qu'on fera avec Emma tous les deux parce qu'en plus,
- 29:45nous,
- 29:45on adore les émotions.
- 29:46C'est un peu notre dada.
- 29:47Donc je pense que ça va être très chouette pour que ça devienne vraiment nos alliés.
- 29:53Et souvent,
- 29:53il y a...
- 29:54beaucoup de gens dans notre société,
- 29:55surtout aujourd'hui,
- 29:56on se coupe avec nos émotions.
- 29:58Parce que c'est trop.
- 29:59Et on pense qu'on est dans une société où il ne faut pas pleurer,
- 30:02il faut être toujours fort.
- 30:03Mais en même temps,
- 30:04quand on se coupe avec une émotion,
- 30:05on se coupe avec toute.
- 30:06Donc c'est une vie plus triste,
- 30:09j'ai envie de dire.
- 30:11Oui.
- 30:12Et donc,
- 30:13il était aussi important,
- 30:14justement,
- 30:14avant de pouvoir commencer à parler de ces émotions,
- 30:17qu'on redéfinisse un petit peu les cinq blessures.
- 30:20C'est pour ça que cette émission a lieu avant.
- 30:23l'autre.
- 30:26Mais oui,
- 30:26il y a quelque chose de très important,
- 30:28en effet,
- 30:29pour travailler sur vos blessures.
- 30:31Vous allez visiter d'abord la peur de ressentir cet abandon,
- 30:37ce rejet,
- 30:38cette trahison.
- 30:39Et en fait,
- 30:39c'est parce que vous allez tout doucement,
- 30:41à votre rythme,
- 30:43commencer à être plus confortable.
- 30:46Ce n'est pas forcément le terme,
- 30:47mais un peu plus.
- 30:48Vous allez apprivoiser,
- 30:49en fait,
- 30:50ces peurs.
- 30:51que vous allez pouvoir en sortir et vous en détacher.
- 30:53Je pense qu'on avait un beau teaser pour l'émission du mois prochain.
- 30:56En tout cas,
- 30:56est-ce qu'on rajouterait un petit truc sur les blessures avant qu'on se quitte ?
- 31:00Comment on commence le travail sur ces blessures ?
- 31:03On a déjà dit beaucoup de choses,
- 31:04mais...
- 31:05Oui,
- 31:05alors déjà,
- 31:06la première chose,
- 31:07c'est de connaître un peu la théorie,
- 31:08parce qu'on ne peut pas travailler sur quelque chose qu'on ne connaît pas.
- 31:10Donc ça,
- 31:12c'est soit vous le travaillez avec votre thérapeute,
- 31:14ou soit vous lisez toutes les sources dont on a pu parler.
- 31:20Et puis ensuite,
- 31:22c'est dans notre quotidien,
- 31:24se rendre compte,
- 31:25prendre conscience à quel moment,
- 31:27en fait,
- 31:27on a ce sentiment d'être vraiment abandonné ou d'être vraiment rejeté et se poser la question,
- 31:32mais est-ce qu'on l'est vraiment ou pas ?
- 31:34Est-ce que là,
- 31:34c'est notre enfant intérieur qui parle ou est-ce que c'est l'adulte qui parle ?
- 31:39En tout cas,
- 31:40merci Emma pour toutes ces jolies précisions sur nos blessures qui font de nous des êtres complexes,
- 31:47on va dire ça comme ça.
- 31:49Oui,
- 31:49des êtres humains.
- 31:50passionnant aussi.
- 31:51Bon,
- 31:51en tout cas,
- 31:52nous,
- 31:52ça nous passionne.
- 31:52J'espère qu'on vous a passionnés avec cette émission.
- 31:55Et moi,
- 31:55il m'a acheté du au mois prochain pour parler des émotions.
- 31:57Et moi,
- 31:57je vous dis à la semaine prochaine.
- 32:00Oui.
- 32:01Bon mois de février.