Latest / Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme. / Thérapie par le corps, émotions et résilience : les femmes qui soignent autrement.
Transcript
- 0:03Flamme des années 80
- 0:05Le podcast qui allume la femme
- 0:10Bonjour,
- 0:10nous sommes toujours au mois d'avril,
- 0:12on parle toujours de psychologie et aujourd'hui on a la chance de recevoir Sylvie et Aude pour nous parler de la thérapie par le corps.
- 0:21En tout cas,
- 0:22le corps reste le moyen d'accéder au travail,
- 0:26on peut dire ça comme ça ?
- 0:27Oui,
- 0:28tout à fait.
- 0:29Est-ce que vous voulez vous présenter ?
- 0:31Vas-y Sylvie,
- 0:31je t'en prie.
- 0:32Bon,
- 0:32alors je suis Sylvie,
- 0:34je suis faciapraticienne.
- 0:38j'ai aussi fondé l'école du sentir et puis je suis autrice j'ai écrit un livre qui s'appelle tous les enfants sont différents super
- 0:50Bonjour,
- 0:52je suis Aude,
- 0:53je suis kinésiologue spécialisée en Touch for Health,
- 0:56donc c'est la santé par le toucher qui est la technique socle de la kinésiologie.
- 1:01J'exerce en cabinet et je donne aussi des formations pour transmettre justement cette fabuleuse technique à d'autres personnes qui souhaiteraient prendre soin d'elles-mêmes ou prendre soin des autres.
- 1:13Et comment vous en êtes venue à travailler ?
- 1:16sur le corps ?
- 1:16Est-ce que ça a été quelque chose qui a été immédiat ?
- 1:19Quel est votre parcours,
- 1:20un petit peu,
- 1:20en quelques mots ?
- 1:21Sylvie,
- 1:22tu veux commencer ?
- 1:23Oui,
- 1:24moi j'ai commencé au début,
- 1:25j'étais infirmière.
- 1:26J'étais infirmière pendant quelques années.
- 1:29Et donc ce rapport au corps malade et aux soins aux autres m'a beaucoup questionnée.
- 1:35Et qui m'a amenée après à faire des études de psychologie transpersonnelle,
- 1:39donc à étudier le rapport...
- 1:43du corps au psychisme,
- 1:44et du psychisme au corps,
- 1:46mais aussi du corps et du psychisme au mystère de l'origine qui fait qu'on est vivant là,
- 1:52ici.
- 1:53Et la question de la maladie,
- 1:55du mal-être,
- 1:56qu'il soit physique ou psychique,
- 1:57continuait à me poser question.
- 1:59Donc j'ai continué d'étudier et j'ai voyagé de par le monde pour étudier,
- 2:06me rendre compte et apprendre avec d'autres.
- 2:10comment les cultures,
- 2:11les climats les influençaient,
- 2:15et la psychologie des personnes,
- 2:17et aussi leur rapport au corps et leur rapport au mystère de la vie.
- 2:21Et donc c'est un petit peu plus tard dans ma vie que j'ai rencontré ce tissu d'Ephasia,
- 2:29dont je reparlerai tout à l'heure,
- 2:31et qui m'a permis de centraliser toutes mes approches,
- 2:35toutes mes recherches et toutes mes études.
- 2:38voilà et j'en suis arrivée là comme ça donc t'as trouvé la porte des facias c'est par là que tu es arrivée oui c'est en rencontrant ce tissu,
- 2:48je pourrais expliquer tout à l'heure pourquoi et comment ça m'a permis de synthétiser,
- 2:53de regrouper tout ce que j'avais appris compris à l'époque c'est appris sens comme ça dans ce mouvement du vivant qui anime hum
- 3:06les tissus du corps et les cellules.
- 3:09à trois,
- 3:10c'est d'en savoir plus et toi Aude,
- 3:13du coup comment t'en es venue à travailler sur le corps ?
- 3:15un parcours très différent,
- 3:16moi c'est pas dans ma vie depuis aussi longtemps,
- 3:18moi j'ai hésité à l'époque quand j'avais 18 ans entre la psycho et l'hôtellerie,
- 3:23et je suis partie dans l'hôtellerie pendant 20 ans donc en fait c'est une reconversion c'est vrai que moi l'hôtellerie c'était le rapport avec les autres aussi,
- 3:30mais un rapport un petit peu différent et c'est vrai que j'avais vraiment envie d'arriver vers 40 ans d'avoir un métier qui avait plus de sens pour moi
- 3:39de pouvoir aider les autres.
- 3:41Vraiment,
- 3:41moi,
- 3:41les derniers temps dans mon métier,
- 3:42les gens venaient me voir,
- 3:43me raconter tout ce qui leur arrivait,
- 3:45etc.
- 3:46Donc voilà,
- 3:46ça me prenait beaucoup de temps.
- 3:48Et finalement,
- 3:48je me suis dit que j'avais vraiment envie de m'orienter là-dedans.
- 3:51Après,
- 3:51il y avait plein de techniques possibles,
- 3:53et là,
- 3:53il fallait trouver laquelle me correspondait le mieux.
- 3:55Et c'est vrai que la kinésiologie,
- 3:57j'en avais fait pour moi,
- 3:58en fait,
- 3:58en 2007,
- 3:59une fois,
- 3:59et ça m'avait marquée.
- 4:02et quelques années plus tard déjà il y a eu ma fille qui est arrivée qui est venue faire un grand bouleversement dans tout ce qui se passait à l'intérieur de moi qui a fait remonter beaucoup de choses et c'est comme ça que j'ai commencé à travailler sur moi aussi et un jour sur un salon à Paris j'ai fait tomber mon téléphone devant un stand de kinésiologie
- 4:18Quand j'ai levé la tête,
- 4:19j'ai dit Ah tiens,
- 4:20ça me dit quelque chose !
- 4:22Et j'ai réalisé qu'il y avait une école à côté de chez moi.
- 4:25Et donc j'ai commencé à aller voir à l'école un petit peu ce qui se passait.
- 4:28J'ai commencé à faire de la kinésiologie pour moi déjà.
- 4:31Et en fait,
- 4:31ça m'a tellement aidée à dépasser mes stress,
- 4:33à pouvoir avancer plus sereinement dans ma vie,
- 4:36qu'à un moment donné,
- 4:37je me suis dit
- 4:38Et pourquoi pas moi ?
- 4:39Et donc j'ai commencé la formation pendant presque deux ans.
- 4:44Et je me suis installée en 2018.
- 4:47Voilà,
- 4:48et très heureuse aujourd'hui d'avoir mon cabinet et de pouvoir aider les gens,
- 4:51effectivement,
- 4:51avec cette magnifique porte d'entrée qu'est le corps.
- 4:54Voilà,
- 4:54super !
- 4:56Donc maintenant,
- 4:57on a envie d'en savoir un peu plus,
- 4:59d'aller un peu plus dans le corps justement.
- 5:02Est-ce que tu peux nous raconter ce que c'est du coup ces fameux fascias ?
- 5:06Qu'est-ce que tu peux nous en dire ?
- 5:07Oui,
- 5:08je peux en dire l'expérience première que ça m'a fait vivre.
- 5:11C'est-à-dire que quand j'ai...
- 5:14Parce qu'en fascia,
- 5:16on est très axé ou très tourné vers tout ce qui est la perception et la perception de soi.
- 5:24Et donc la perception,
- 5:26ce serait important peut-être dans un premier temps de dire quelle est la différence entre une perception et une sensation.
- 5:31Une perception,
- 5:31en fait,
- 5:32c'est une sensation qui permet d'avoir une information.
- 5:36Parce qu'on peut sentir qu'on a mal à l'estomac,
- 5:38qu'on a mal aux genoux,
- 5:39qu'on a mal aux pieds,
- 5:40ou qu'on a mal à l'âme par exemple,
- 5:43sans pour autant avoir,
- 5:45que ça ait de sens,
- 5:46sans forcément qu'on puisse donner du sens à cette sensation.
- 5:50donc souvent on a l'habitude que les sensations soient reliées à la douleur et que ça nous fasse nous sentir et moi la grande expérience que j'ai faite en rencontrant la thérapie par les facias c'est de me sentir exister à l'intérieur de moi
- 6:09Donc ça a été une grande révélation,
- 6:12une grande ouverture de conscience.
- 6:13Et donc les fascias,
- 6:15concrètement,
- 6:16c'est du tissu,
- 6:17on en a plein à l'intérieur,
- 6:19on a beaucoup de tissu qui nous habille à l'extérieur,
- 6:22mais on a aussi beaucoup de tissu qui nous habille à l'intérieur.
- 6:25Et les fascias,
- 6:26c'est du tissu conjointif.
- 6:28Et pour être plus clair,
- 6:30j'ai eu comme habitude de présenter ça comme ça,
- 6:35c'est une image,
- 6:36quand on casse un œuf,
- 6:37le jaune est entouré par une membrane transparente,
- 6:40donc on pourrait dire que c'est le fascia de l'œuf.
- 6:42À l'intérieur de nous,
- 6:44tous nos organes,
- 6:45tous nos viscères,
- 6:48tous nos os,
- 6:50nos systèmes nerveux sont entourés de fascia.
- 6:53Donc les fascias sont plus connues actuellement comme étant les contours des muscles.
- 7:00En tout cas,
- 7:00des fascias,
- 7:01on en a partout.
- 7:02Et si je devais prendre une autre image,
- 7:04quand on mange un pamplemousse,
- 7:06on peut retirer la pulpe de chaque quartier et on se retrouve avec une forme d'exosquelette comme ça.
- 7:13Donc ça,
- 7:13on pourrait dire que ça met à nu les fascias du pamplemousse.
- 7:17À l'intérieur de nous,
- 7:18on est comme ça contenu par un grand fascia.
- 7:22qui est la peau,
- 7:23mais aussi tous nos organes.
- 7:25Donc il y en a qui sont plus connus,
- 7:26comme par exemple le péricarde autour du cœur,
- 7:29ou le péritoine autour des intestins.
- 7:31Mais on en a aussi au niveau du cerveau,
- 7:33de la moelle épinière,
- 7:35tout notre corps est à l'intérieur et en même temps dans cette grande enveloppe,
- 7:41contenue dans cette architecture interne,
- 7:46qui en fait relie la surface de notre corps à l'intérieur de chaque cellule,
- 7:53et l'intérieur de chaque cellule à la surface de notre corps.
- 7:56C'est une matière qui ressemble un peu à du cellophraie,
- 8:00quelque chose comme ça,
- 8:02qui est plus ou moins épaisse en fonction des endroits où elle se trouve.
- 8:07et pour donner une ordre d'idée ça pèse à peu près 20 kilos dans le corps chez un adulte donc c'est pas rien c'est une vraie réalité la spécificité des fascias en tout cas tellement on
- 8:22me l'a appris dans mon approche c'est à dire que je prends des images des fois pour faire comprendre on est des êtres vivants donc on est des êtres en mouvement on va bouger avec notre corps mais à l'intérieur de nous même
- 8:36on est aussi animé par un mouvement,
- 8:39une espèce de dynamique.
- 8:42Et l'image,
- 8:43vous voyez,
- 8:43c'est par exemple l'océan.
- 8:45On ne tire pas sur les vagues pour faire monter la mer et on ne repousse pas sur les vagues pour qu'elles descendent.
- 8:51On ne tire pas sur les fannes d'une carotte pour la faire pousser.
- 8:54C'est-à-dire qu'à l'intérieur,
- 8:55il y a des forces internes de croissance,
- 8:57donc j'y reviendrai parce que c'est le sujet de mon livre,
- 9:02qui vont venir de l'intérieur nous animer.
- 9:06mais aussi animer tout ce tissu des fascias.
- 9:09Donc en fait,
- 9:10dans notre approche,
- 9:11dans notre méthode,
- 9:12c'est vraiment une écoute de ce très fine,
- 9:15très subtil,
- 9:15de ce mouvement du vivant qui va s'organiser dans le corps d'une manière très particulière,
- 9:20très structurée.
- 9:22Donc c'est organisé dans l'espace et dans le temps.
- 9:24C'est-à-dire que ça fait appel à une rythmicité interne.
- 9:27Et donc c'est tout ce mystère des fascias qui ont été découverts il n'y a pas si longtemps que ça,
- 9:34qui sont médiatisés depuis assez peu et qui en fait ont été découverts par des chirurgiens qui...
- 9:41en opérant,
- 9:42voyaient ces tissus transparents qui,
- 9:44en fait,
- 9:45eux,
- 9:45les empêchaient d'accéder aux organes.
- 9:48Voilà,
- 9:49et donc,
- 9:49ce sont eux qui ont...
- 9:51Découvert ?
- 9:52Oui,
- 9:53qui ont découvert,
- 9:54puis qui les ont vus.
- 9:55Voilà.
- 9:56Donc,
- 9:56il y a un très joli film dessus qui a été fait par le docteur Gimberto sur le tissu des facias.
- 10:03C'est une belle découverte,
- 10:04parce que 20 kilos,
- 10:05c'est quand même assez présent dans notre corps.
- 10:07Absolument.
- 10:08C'est fou.
- 10:09Toi,
- 10:09tu ne travailles pas avec les faciates,
- 10:10tu travailles avec les muscles.
- 10:12Exactement.
- 10:12C'est drôle que tu dises que les faciates entourent les muscles.
- 10:15Nous,
- 10:15on va s'intéresser aux muscles en kinésiologie,
- 10:17effectivement.
- 10:19En fait,
- 10:20c'est une approche globale,
- 10:21les faciates aussi.
- 10:22Ce n'est pas juste la tête,
- 10:23juste le corps,
- 10:25c'est la personne dans sa globalité.
- 10:27qui va être prise en compte.
- 10:29Et pour ça,
- 10:29on va se baser sur,
- 10:30on n'a rien inventé,
- 10:32sur un système vieux de milliers d'années qui est le système de la médecine traditionnelle chinoise que sont les méridiens.
- 10:37Alors les méridiens,
- 10:38je ne sais pas si tout le monde sait ce que c'est.
- 10:40Non,
- 10:40vas-y,
- 10:41dis-nous tout.
- 10:42Les méridiens,
- 10:42ce sont des trajets extrêmement précis qu'on a à l'intérieur de notre corps le long desquels on va retrouver les points d'acupuncture quand on est en acupuncture.
- 10:50Et nous,
- 10:50ce qui nous intéresse,
- 10:51c'est que le long de ces trajets va circuler de l'énergie.
- 10:54Alors c'est vrai que l'énergie,
- 10:55ce n'est pas toujours une notion avec laquelle on est très à l'aise,
- 10:58parce que culturellement,
- 11:00ça commence à arriver,
- 11:01mais c'est un peu long.
- 11:02On est loin encore,
- 11:04mais si vous parlez d'énergie en Asie,
- 11:06c'est complètement normal pour tout le monde.
- 11:08Par contre,
- 11:08chez nous,
- 11:09ça peut rester quelque chose d'un petit peu abstrait,
- 11:11d'un petit peu flou.
- 11:12Mais en fait,
- 11:13il y a de l'énergie dans tout ce qui vit.
- 11:14Donc à partir du moment où on est en vie,
- 11:16on a de l'énergie qui circule dans notre corps.
- 11:18Et quand cette énergie circule correctement dans notre corps,
- 11:21de manière harmonieuse,
- 11:23En général,
- 11:24on va être plutôt en bonne santé parce que le corps va s'auto-réguler,
- 11:27s'auto-régénérer tranquillement.
- 11:30Et puis,
- 11:30on va être aussi bien dans nos émotions,
- 11:32dans nos pensées,
- 11:32dans notre psyché,
- 11:33entre guillemets,
- 11:34parce qu'on va avoir accès finalement à tout ce qui est à l'intérieur de nous.
- 11:38Et moi,
- 11:38Sylvie a utilisé plein de belles images.
- 11:41Moi,
- 11:41j'aime bien utiliser l'image de la maison.
- 11:44Dire que notre corps est vraiment comme une maison,
- 11:46avec plein de pièces différentes.
- 11:48Et que quand tout va bien dans notre vie,
- 11:49dans notre vraie maison,
- 11:51dans notre vie personnelle,
- 11:52professionnelle,
- 11:54sociale,
- 11:55dans notre environnement,
- 11:56c'est un petit peu comme si la lumière était bien allumée dans toutes les pièces de notre maison.
- 12:00Et par contre,
- 12:01quand ça va moins bien,
- 12:02qu'il y a peut-être du stress qui est présent,
- 12:04et ça c'est très variable d'une personne à l'autre parce qu'on est tous différents et qu'on ne réagit pas tous aux mêmes choses évidemment,
- 12:10et bien la lumière peut s'éteindre dans une pièce,
- 12:12plusieurs pièces ou des fois toutes les pièces de la maison.
- 12:15Et qu'est-ce qui va se passer ?
- 12:16Ça peut pouvoir avoir un impact parfois physique,
- 12:19donc ça peut entraîner des douleurs,
- 12:20des tensions dans le corps,
- 12:21tout ce qui va vraiment se manifester physiquement.
- 12:23Et puis ça peut entraîner évidemment des choses plus psychologiques,
- 12:26émotionnelles.
- 12:28Et là,
- 12:28ça peut impacter notre sommeil,
- 12:30notre confiance en nous,
- 12:32des choses peut-être qu'on n'arrive pas à faire.
- 12:34Moi j'aime bien donner aussi l'exemple des enfants qui apprennent une leçon,
- 12:37qui la connaissent sur le bout des doigts en la récitant aux parents le soir et qui le lendemain arrivaient devant la copie.
- 12:43Il n'y a plus de sang,
- 12:43plus d'images,
- 12:44on ne se souvient plus de rien.
- 12:45C'est comme si on avait perdu le fil avec la ressource qu'il y a à l'intérieur de nous.
- 12:50et donc effectivement nous notre porte d'entrée en kinésiologie ce sont les muscles pourquoi ?
- 12:56parce qu'en fait tous les stress qu'on a vécu dans notre vie sont enregistrés dans notre corps,
- 13:00on a la mémoire du cerveau qui enregistre plein de choses mais on a le corps qui garde tout aussi et le stress a une incidence sur la tonicité de nos muscles il y a des gens qui parfois sentent quand ils ont un gros stress ou qui apprennent une mauvaise nouvelle que les jambes pourraient les lâcher,
- 13:14c'est comme si le corps ne tenait plus en fait,
- 13:16on sent vraiment cette perte d'énergie mais parfois on ne le sent pas
- 13:19et ça ne veut pas dire qu'il ne se passe rien.
- 13:21Et en allant tester les muscles,
- 13:23et tester les muscles,
- 13:23ça veut dire quoi ?
- 13:24Ça veut dire juste émettre des petites pressions à différents endroits du corps.
- 13:28On va pouvoir détecter les endroits où l'énergie est bloquée,
- 13:31donc les endroits où les stress ont été enregistrés,
- 13:33qu'ils soient physiques,
- 13:34qu'ils soient émotionnels,
- 13:35qu'ils soient dans la biochimie du corps.
- 13:37Et on va pouvoir justement équilibrer cette énergie.
- 13:39et ça,
- 13:40ça se fait à travers pas mal de techniques la plupart du temps,
- 13:43c'est des techniques physiques,
- 13:44donc ça va être des points qu'on va aller stimuler,
- 13:46des points qu'on va aller tenir au niveau de la tête aussi et c'est le corps qui va nous indiquer ce dont il a besoin c'est pas nous qui choisissons la technique c'est le corps qui va nous dire là où c'est le plus adéquat pour la personne et voilà,
- 13:58l'idée ça va être de lui redonner l'accès à toute son énergie et donc du coup à toutes ses ressources personnelles pour pouvoir se sentir mieux et aller vers ce qu'elle souhaite
- 14:08passionnant donc en fait le corps vous parle et vous raconte son histoire et vous vous l'aidez à
- 14:16à aller mieux.
- 14:17Le corps nous indique les endroits où il peut y avoir besoin d'aller rééquilibrer les choses et d'aller évacuer les choses.
- 14:25Après,
- 14:26parfois,
- 14:27on comprend qu'est-ce qui fait qu'on est dans telle ou telle situation.
- 14:29Parfois,
- 14:30on ne comprend pas forcément.
- 14:32En tout cas,
- 14:32si les informations doivent remonter,
- 14:34elles peuvent remonter par un mot,
- 14:35par un geste,
- 14:36par un point qu'on va aller masser.
- 14:38Des fois,
- 14:38on ne sait pas pourquoi.
- 14:39Les gens disent je ne comprends pas,
- 14:39il y a une émotion qui monte
- 14:40C'est juste le corps qui exprime.
- 14:42Et on aime penser en touch justement,
- 14:45qu'on respecte le fait que ça remonte que si c'est nécessaire pour la personne.
- 14:49Et c'est aussi que c'est le bon moment pour elle pour pouvoir accueillir ça et pour pouvoir l'aider à avancer dans son présent et dans son futur.
- 14:56et toi du coup Sylvie ça parle des muscles mais les fascias parlent aussi
- 15:00Les fascias sont autour des muscles,
- 15:01donc j'imagine,
- 15:04et autour de chaque fibre musculaire.
- 15:06Donc je peux imaginer qu'il doit y avoir des voies de passage qu'on va peut-être découvrir ensemble.
- 15:14En tout cas,
- 15:15nous,
- 15:15on est beaucoup basé sur le mouvement.
- 15:16Et si je reprends ton image de la maison,
- 15:21on pourrait dire que pour nous,
- 15:23la personne qui va habiter sa maison,
- 15:25elle ne peut plus placer d'une pièce à l'autre.
- 15:27Elle est bloquée.
- 15:28elle est bloquée dans une pièce ou dans deux pièces et elle ne va plus pouvoir se déplacer,
- 15:33qu'il y ait la lumière ou pas.
- 15:35Alors,
- 15:36c'est vraiment une thérapie,
- 15:38un rapport au corps qui est basé sur le mouvement,
- 15:40mais sur le mouvement,
- 15:41je dis,
- 15:42c'est le mouvement interne,
- 15:43c'est le mouvement d'une dynamique tissulaire,
- 15:46je le redis,
- 15:46comme la mer qui monte et qui descend,
- 15:48et bien parfois,
- 15:49parce que les facias sont très sensibles,
- 15:52tous les chocs,
- 15:53qu'ils soient physiques,
- 15:54psychiques,
- 15:55affectifs ou même sociétaux.
- 15:58Et on en a vécu un avec le Covid il y a
- 16:023-4 ans qui nous a tous arrêtés.
- 16:07et donc les facias ont réagi et réagissent à tous ces chocs-là.
- 16:12Donc en fait,
- 16:12il va y avoir un endroit où la personne va être immobilisée,
- 16:16pour prendre ton exemple,
- 16:17dans une pièce,
- 16:19comme ça,
- 16:19qu'elle était bloquée dans sa chambre,
- 16:20toujours,
- 16:21ou elle est bloquée dans la cuisine,
- 16:22ou elle est bloquée dans la salle de bain,
- 16:23et elle ne va pas pouvoir,
- 16:24à l'intérieur d'elle-même,
- 16:27vivre tout son potentiel.
- 16:28Donc en fait,
- 16:29nous,
- 16:29notre...
- 16:32Cette méthode est basée sur,
- 16:34pour nous,
- 16:36un déséquilibre,
- 16:38une douleur,
- 16:40un problème,
- 16:41qui vient de la perte de l'origine du mouvement qui l'a créé.
- 16:47C'est pour ça que je me suis beaucoup intéressée à l'embryologie.
- 16:50Ici,
- 16:50je reprends par exemple un exemple un peu plus cosmique.
- 16:53On sait que la Lune tourne autour de la Terre,
- 16:55qui tourne autour du Soleil.
- 16:57On peut imaginer que dans notre corps,
- 17:00à un moment,
- 17:01soit la Lune pourra arrêter de tourner autour de la Terre,
- 17:05ou bien la Terre s'arrêter de tourner ou tourner en sens inverse.
- 17:08C'est vraiment une pathologie du mouvement,
- 17:10mais de ce mouvement interne,
- 17:12qui bien sûr aura des conséquences sur le mouvement externe.
- 17:15Donc là aussi,
- 17:16les fascias,
- 17:17c'est du tissu embryonnaire.
- 17:22je l'ai beaucoup développé dans mon livre pour le donner à comprendre dans les tout premiers jours de notre vie donc en fait il va comme un orilla mémoire de forme garder l'empreinte de tous nos chocs et de tout de tout ce qui nous est arrivé à
- 17:35nous et aussi parfois à ceux qui nous ont précédés mais aussi parfois des chocs sociétaux comme je l'ai évoqué tout à l'heure donc c'est plutôt une thérapie par le mouvement où on va remettre du mouvement
- 17:48Recaler ça sur un mouvement qui est le...
- 17:52Donc ça,
- 17:52ça s'apprend,
- 17:53c'est notre méthode,
- 17:55sur qu'il y a à l'intérieur,
- 17:58il y a le mouvement du vivant sur lequel on peut se caler et qu'on va rétablir et permettre à la personne de pouvoir recirculer librement dans toutes les pièces de chez elle.
- 18:11C'est comme ça,
- 18:12parfois.
- 18:13On peut trouver des personnes qui disent moi je ne sens plus le bas de mon corps ou je me sens coupée en deux ou je me sens fragmentée ou je n'ai plus accès à moi-même ou je suis à côté de mes pompes et aussi il y a quelqu'un qui dit je
- 18:29ne me sens pas dedans,
- 18:30je ne suis pas dedans en ce moment et en fait c'est vraiment je ne suis pas dans mon corps
- 18:35Donc peut-être qu'il faudrait ajouter aussi pour cette compréhension
- 18:39qui accompagne vraiment l'incarnation,
- 18:41c'est-à-dire que les fascias sont porteurs de capteurs spécifiques qui sont complémentaires à nos cinq sens,
- 18:47qui sont donc voir,
- 18:49sentir,
- 18:51goûter,
- 18:52toucher,
- 18:53et il m'en manque un,
- 18:56oui,
- 18:56attendre.
- 18:58Et donc les fascias sont porteurs de capteurs spécifiques qui sont les propriocepteurs,
- 19:04qui vont nous permettre de nous ressentir à l'intérieur de nous.
- 19:09et donc ça c'est important et on en fait pour la plupart l'expérience quand on se lève mettons la nuit et qu'on se dirige dans le noir
- 19:18on trouve le sens de notre mouvement.
- 19:21Donc ça,
- 19:21c'est parce que nos propriocepteurs sont activés et efficaces.
- 19:25Les personnes qui ont des problèmes de proprioception ne vont pas pouvoir.
- 19:29Elles sont obligées d'ouvrir les yeux pour savoir où elles sont.
- 19:33Ou par exemple,
- 19:33pour sentir qu'elles sont assises.
- 19:35Et donc,
- 19:36elles nous renseignent,
- 19:36ces propriocepteurs vont nous renseigner sur nous,
- 19:39à l'intérieur de nous.
- 19:40Et il y a d'autres capteurs qui s'appellent les interocepteurs,
- 19:44qui sont vraiment très importants à comprendre.
- 19:47qui nous permettent d'avoir une perception organique de nous-mêmes.
- 19:51Donc si j'ai mal à l'estomac,
- 19:52je veux dire que j'ai mal à l'estomac,
- 19:53je veux savoir que c'est mon estomac.
- 19:55Mais je peux aussi avoir,
- 19:58que ma sensation d'estomac soit agréable.
- 20:01donc ça nous permet de nous ressentir nous à l'intérieur de nous et c'est pour ça que dans le livre que j'ai écrit j'ai beaucoup développé ça c'est comment accompagner,
- 20:10puisqu'on sait tout ça donc comment accompagner les enfants à être en présence d'eux-mêmes et dans ce sentiment d'existence
- 20:20par rapport à eux-mêmes.
- 20:21Donc voilà,
- 20:22les champs d'application sont vastes,
- 20:24mais ils ont aussi un champ existentiel que moi,
- 20:27j'ai beaucoup développé.
- 20:28C'est hyper intéressant.
- 20:29Et du coup,
- 20:30ce qui est intéressant,
- 20:31ce qui me questionne,
- 20:32c'est que tu dis que l'environnement interagit sur le corps,
- 20:37les tissus,
- 20:37je pense que tu seras d'accord aussi,
- 20:39Aude,
- 20:40parce qu'on parle beaucoup en ce moment,
- 20:41par exemple,
- 20:41d'éco-anxiété.
- 20:43Donc on parle beaucoup des gens qui sont déprimés à cause du contexte extérieur et de la société.
- 20:51mais on ne parle pas on ne parle pas souvent de l'inscription que ça laisse dans le corps en fait ça laisse vraiment quelque chose absolument moi j'ai vraiment pu mesurer voilà quand j'ai recommencé à travailler après après
- 21:04le confinement qui était donc un arrêt
- 21:07un arrêt circonstancié,
- 21:10soudain,
- 21:11de toute une population,
- 21:14mais aussi de chacun de nous dans notre vie,
- 21:18d'avoir constaté dans le corps un arrêt aussi au niveau de la matière et des personnes qui ressentaient des douleurs qu'elles n'avaient jamais ressenties avant,
- 21:26qui sont des douleurs d'immobilité.
- 21:28Donc,
- 21:31après,
- 21:31on pourra développer ça,
- 21:33parce que cette immobilité dans le corps a
- 21:35du coup nous invite à autre chose nous invite à ça nous a saisi en fait même si cette période a été vécue agréablement ou pas on a tous changé notre mode de vie c'est comme si la vie nous avait dit maintenant non,
- 21:50vous ne faites plus comme ça
- 21:52et donc bien sûr ça a eu beaucoup de conséquences diverses et variées en fonction de chaque individu,
- 21:57de son contexte de vie,
- 21:58de son mode de vie s'il était tout seul,
- 22:00pas tout seul,
- 22:01s'il pouvait parler,
- 22:01pas parler s'il pouvait bouger à l'intérieur,
- 22:05s'il avait un jardin,
- 22:05pas un jardin en tout cas ça a eu des impacts très forts de moi ce que j'ai pu observer beaucoup au niveau osseux
- 22:15Donc après ça va carrément dans les os ?
- 22:17C'est-à-dire que les fascias sont dans les os aussi ?
- 22:20Alors oui,
- 22:20parce qu'autour de nos os il y a un fascia qui s'appelle le périoste,
- 22:24qui va entourer tout notre squelette,
- 22:27et aussi d'un point de vue embryonnaire,
- 22:31nos os sont du fascia minéralisé.
- 22:34On apprend plein de choses !
- 22:36Et donc ça s'imprime de manière extrêmement profonde ?
- 22:39Absolument,
- 22:39et c'est pour ça qu'il y a une possibilité de travailler sur ces structures très profondes,
- 22:46et donc en tout cas moi de mon point de vue de ce que j'ai pu percevoir en moi-même et avec les personnes que j'accompagnais c'est-à-dire que cette période nouvelle qui
- 23:00est venue et qui est en train de venir et qui n'a pas fini d'arriver implique beaucoup notre corps on a bien vu pendant le Covid c'était le corps en fait si on n'a plus de corps on ne peut plus vivre
- 23:13et si on a des douleurs on va mal vivre que ce soit des douleurs physiques,
- 23:18des douleurs psychiques ou moi ce que j'appelle des désolations d'âme qui peuvent aussi créer des douleurs ressenties au niveau du corps et donc il y a comme un nouveau rapport au corps qui est en train de se dessiner dans le sens où ces
- 23:35immobilités qui ont été imposées on peut dire ça comme ça
- 23:44viennent chercher encore plus en profondeur dans les structures et ce que je vois c'est aussi pour libérer des parties de nous-mêmes qui n'avaient pas été sollicitées avant parce que notre mode de vie ne les sollicitait pas.
- 23:56Donc en fait il y a toute une part de renouveau qui est en train d'émerger de nos propres structures du fait de cet arrêt qui est venu chercher plus en profondeur des parties qui n'avaient pas été activées.
- 24:08Et qui donc,
- 24:09voilà,
- 24:10si on...
- 24:11porte notre attention dessus et on est conscient de ça.
- 24:14Il y a,
- 24:15oui,
- 24:15c'est une nouvelle possibilité à travers le corps de contacter des perceptions,
- 24:22mais aussi des états de conscience qu'on n'avait pas avant.
- 24:28passionnement.
- 24:29T'es d'accord avec ça,
- 24:30Aude ?
- 24:30Oui,
- 24:31oui,
- 24:31puis c'est intéressant aussi de se rendre compte que tout n'est pas mental.
- 24:34On est dans une société très mentale.
- 24:36On essaye de comprendre,
- 24:37on essaye.
- 24:38Il y a plein de choses qui se jouent pas du tout à ce niveau-là,
- 24:39en fait.
- 24:40Quand il y a des changements extérieurs,
- 24:41effectivement,
- 24:42et comme tu le dis,
- 24:42le Covid a eu un impact très fort de manière très différente chez chacun d'entre nous.
- 24:48Mais c'est des choses qui s'impriment profondément et on peut avoir tout compris mentalement.
- 24:52Je reçois beaucoup de gens qui ont tout compris mentalement.
- 24:54Je sais pourquoi je ne vais pas bien,
- 24:56etc.
- 24:56Ça ne veut pas dire qu'ils vont mieux.
- 24:58Pourquoi ?
- 24:59Parce qu'il y a des choses qui n'ont pas été vraiment intégrées,
- 25:01digérées dans leur profondeur physique,
- 25:03dans leur corps,
- 25:03dans leur chair.
- 25:06Et voilà,
- 25:06on a besoin parfois d'aller travailler à ce niveau-là.
- 25:08Et ça peut être un travail complémentaire.
- 25:10Je ne sais pas s'il y en a un qui remplace l'autre.
- 25:12Mais en tout cas,
- 25:14pour aller vraiment digérer les choses dans notre corps.
- 25:18c'est vraiment comme ça que je dirais les choses si je peux remonter en dessous en fait ce qui est vraiment important et intéressant dans tout ce travail qui,
- 25:27voilà,
- 25:27où la voie d'entrée est en premier le corps mais qui ne dispense pas de parler ni avant ni après pour mettre des mots c'est-à-dire qu'il y a tout un tas de
- 25:36vous parliez tout à l'heure de chocs,
- 25:38quels qu'ils soient,
- 25:38ou de notre manière de vivre,
- 25:42qui vont intervenir à un âge où on ne sait pas parler,
- 25:45à un stade pré-verbal.
- 25:47Et donc,
- 25:47dans ce cas-là,
- 25:48un petit bébé,
- 25:49un petit enfant,
- 25:50qui va vivre quelque chose,
- 25:52son corps va s'imprégner,
- 25:56ça va se marquer.
- 25:57Mais à cette époque-là,
- 25:57il n'aura pas de mots pour le dire.
- 25:59Mais néanmoins,
- 26:00ça va rester en mémoire dans le corps.
- 26:02Et donc,
- 26:02il y a tout un travail aussi pour accompagner
- 26:05soit les petits-enfants à aider à dire,
- 26:08et soit les adultes,
- 26:10les petits-enfants à l'intérieur,
- 26:12n'ont pas pu dire à une époque où tout simplement ils ne savaient pas parler.
- 26:17Et donc,
- 26:17ça n'a pas pu,
- 26:18le cerveau n'était pas assez mature et assez mûr pour pouvoir articuler des mots là-dessus.
- 26:24Donc,
- 26:24c'est vraiment des voies royales pour venir travailler sur la période prénatale et la période de la toute petite enfance,
- 26:31pour soit accompagner les enfants,
- 26:33soit accompagner ce qui s'est passé du temps de la petite enfance.
- 26:38Et vraiment,
- 26:39c'est vraiment...
- 26:42magnifique pour pouvoir donner la parole à tout ce qui s'est passé et qui est resté engrammé dans l'anonymat du corps,
- 26:49dans le secret,
- 26:50dans le non-dit,
- 26:51dans des fois la honte,
- 26:53dans des fois tout ça.
- 26:55Parce que maintenant,
- 26:58ces dernières années,
- 26:58on connaît mieux l'approche des traumas.
- 27:01Et on sait qu'un traumatisme va figer les tissus,
- 27:06va...
- 27:07souvent anesthésiée,
- 27:09va bloquer la parole,
- 27:10va sidérer.
- 27:11Et donc ça,
- 27:11ça reste dans le corps,
- 27:12comme ça.
- 27:13Et donc les fascias ont cette merveilleuse...
- 27:17vertu,
- 27:18de pouvoir absorber les ondes de choc en remettant en mouvement ce que je disais tout à l'heure,
- 27:23ce qui a été arrêté à partir des origines,
- 27:29ça s'apprend,
- 27:30des origines des mouvements qui nous ont créé à l'intérieur.
- 27:34Ça c'est vachement positif parce que du coup,
- 27:37pour résumer,
- 27:37si on a eu quelque chose qui s'est passé dans l'enfance,
- 27:40un choc,
- 27:40quand on ne parlait pas,
- 27:41on n'en a peut-être pas conscience,
- 27:42mais si ça revient à la conscience,
- 27:44on peut potentiellement venir te voir ou venir voir une personne qui travaille en thérapie des fascias pour justement aller réparer,
- 27:54si on peut dire ça,
- 27:55ce qui s'est passé à ce moment-là.
- 27:57Donc,
- 27:57ce n'est pas trop tard,
- 27:57en fait.
- 27:58En fait,
- 27:59non,
- 27:59ce n'est jamais trop tard.
- 28:00Et ça,
- 28:00c'est la bonne nouvelle.
- 28:02C'est-à-dire que quelque chose se soit passé quand on avait...
- 28:06Voilà,
- 28:06ça peut paraître étrange,
- 28:07mais quand on était dans le ventre de notre mère...
- 28:09ou quand on était tout petit,
- 28:11ou même plus grand,
- 28:12et même si c'est quelque chose qui nous est arrivé à l'âge adulte,
- 28:15on peut toujours revenir,
- 28:17voilà.
- 28:17Et donc nous,
- 28:17notre pratique,
- 28:18c'est vraiment de,
- 28:20on est un peu comme les surfers en fait.
- 28:22Les surfers,
- 28:23ils savent où passent les vagues,
- 28:24donc ils s'assoient,
- 28:25ils se mettent sur leur planche,
- 28:26et ils attendent que la vague passe.
- 28:28Ils ne vont pas se mettre ailleurs,
- 28:29nous on fait pareil.
- 28:30En fait,
- 28:30on sait où va passer le mouvement,
- 28:32on sait comment il passe,
- 28:34et on sait de quelle manière il passe.
- 28:35Donc on se pose.
- 28:37et puis on va solliciter et on va écouter ce mouvement ce qui fait que quand il réarrive alors ça se passe tout de suite ou des fois c'est plus long et bien du coup on va apprendre le mouvement comme ça des tissus et ce qui est intéressant justement comme disait Wode on ne va pas chercher à
- 28:53faire sortir quelque chose mais moi ce que j'ai observé c'est que quand le mouvement est réhabilité dans le corps,
- 28:59en fait revient c'est en général le
- 29:04quasi instantanée,
- 29:06le mouvement se remet,
- 29:07la personne ressent l'émotion qu'elle avait vécue sur le moment,
- 29:13l'image lui revient,
- 29:15la scène,
- 29:15comme dans un film,
- 29:17et la parole lui vient.
- 29:18Et elle dit,
- 29:18ah,
- 29:18mais oui,
- 29:19voilà,
- 29:19je me souviens,
- 29:21je me souviens d'une dame qui avait un problème sur le côté droit du corps et qui,
- 29:26à un moment,
- 29:27quand le mouvement s'est remis,
- 29:29s'est souvenu qu'elle avait fait une chute de cheval quand elle était enfant.
- 29:33et donc c'est du coup qu'elle s'est mise à pleurer parce qu'elle avait eu tellement peur
- 29:39Tout ça revient et on sait dans ces cas-là,
- 29:40le tissu se remet,
- 29:42l'émotion s'est exprimée,
- 29:44la parole est dite et la sensation de gêne qui était là est reliée à un événement.
- 29:50Donc psychiquement,
- 29:50c'est très apaisant parce qu'on comprend enfin pourquoi on avait mal et pourquoi on a souffert parfois tant d'années avant de pouvoir mettre la main dessus.
- 30:01Ça relève en fait le voile de l'amnésie post-traumatique.
- 30:04Exactement,
- 30:05mais on passe nous par la remise en mouvement.
- 30:08qui est une proposition.
- 30:10C'est un petit peu l'effet popcorn,
- 30:11c'est-à-dire qu'on ne sait pas quand est-ce que le moment va venir.
- 30:15Mais il y a un moment où ça se fait.
- 30:18Et souvent,
- 30:18c'est comme tu disais,
- 30:19Aude,
- 30:20c'est que ce moment,
- 30:21il est...
- 30:23il arrive un moment très précis.
- 30:25Ce n'est pas anodin,
- 30:25en fait.
- 30:25Ça veut dire que la personne est prête aussi à recevoir ce moment.
- 30:28C'est important de le...
- 30:30Moi,
- 30:30j'aime bien penser ça.
- 30:32J'ai la croyance que ça remonte.
- 30:35Je ne vois pas l'intérêt d'aller gratter le fond de la casserole pour voir un peu ce qu'il y a au fond,
- 30:39si ça ne sert à rien aujourd'hui.
- 30:41Donc l'idée,
- 30:41c'est effectivement...
- 30:42Tu parles de mouvement,
- 30:43et la kinésio,
- 30:44c'est le mouvement.
- 30:45C'est la science du mouvement,
- 30:46étymologiquement,
- 30:47du mot.
- 30:48Et on fait faire des mouvements aussi.
- 30:49Et parfois,
- 30:50j'interroge,
- 30:50même sans tester les muscles,
- 30:52sur comment il est ce mouvement.
- 30:53Si vous faites ça,
- 30:54c'est comment pour vous ?
- 30:55Et parfois,
- 30:55pareil,
- 30:56il y a des choses qui peuvent remonter aussi,
- 30:58des souvenirs,
- 30:59ou ça me fait penser à ça.
- 31:01Et il y a des liens qui peuvent se faire,
- 31:03parfois non.
- 31:03Parfois les gens me disent,
- 31:04je vous raconte ça,
- 31:05je ne vois pas quel est le rapport.
- 31:06Est-ce qu'il y aurait un lien avec ce qu'on est en train de dire ?
- 31:10Parfois les gens voient le lien,
- 31:11parfois ils ne le voient pas,
- 31:12des fois ils le voient plus tard,
- 31:13des fois ça n'a pas de lien.
- 31:14On ne sait pas pourquoi c'est revenu.
- 31:16Mais effectivement,
- 31:17par un mouvement,
- 31:18le corps peut faire remonter des choses.
- 31:20Et oui,
- 31:20j'aime à penser que c'est pour être utile à aujourd'hui,
- 31:22pour aider la personne à se sentir mieux dans le présent et dans le futur.
- 31:26pas pour rien et est-ce que vous avez des femmes ou des hommes qui viennent vous voir pour des problèmes récurrents est-ce que parce que vous avez souvent les mêmes genres de problèmes de thématiques ou par exemple en ce moment est-ce que tu as une thématique qui revient particulièrement alors
- 31:42la thématique principale c'est le stress quand même sous toutes ses formes voilà ou des gens qui se sentent bloqués j'ai beaucoup de gens dans mon cabinet qui arrivent et qui me disent je me sens bloquée c'est le flou artistique je ne sais plus où j'en suis dans mon boulot dans ma vie personnelle etc etc
- 31:55Donc ça,
- 31:55ça revient beaucoup.
- 31:56Et les enfants,
- 31:57c'est le sommeil.
- 31:58Beaucoup,
- 31:58beaucoup.
- 31:59Et là,
- 31:59pareil,
- 32:00je rebondis aussi sur ce que tu disais,
- 32:01Sylvie.
- 32:02Je me rappelle d'une fois où j'avais une séance pour un petit enfant qui n'arrivait pas bien à dormir.
- 32:07Et donc,
- 32:08on a fait la séance en transfert parce qu'en fait,
- 32:10on ne peut pas tester les muscles directement sur un enfant jusqu'à à peu près ses 5-6 ans.
- 32:15Tout simplement parce qu'en fait,
- 32:15il a du mal à comprendre comment ça fonctionne de tenir son bras ou sa jambe.
- 32:19En général,
- 32:19il ne va pas vraiment tenir,
- 32:20donc on n'aura pas de test.
- 32:23Donc,
- 32:23on travaille en transfert,
- 32:24c'est-à-dire qu'on travaille via le corps du parent.
- 32:26Donc en mettant un toucher physique,
- 32:28le parent tient la main ou l'enfant touche le parent.
- 32:31C'est un peu,
- 32:31moi j'aime l'image toujours de la rallonge électrique un peu.
- 32:35Mais ça fonctionne,
- 32:36normalement je l'explique vraiment en se touchant.
- 32:38Donc on va pouvoir faire les tests via le corps du parent.
- 32:41Et justement,
- 32:42on était sur un premier méridien,
- 32:43parce que les méridiens,
- 32:44il y a beaucoup,
- 32:45beaucoup de choses derrière tout ça aussi,
- 32:47en termes de symbolique.
- 32:49Et on arrive sur le premier méridien qui s'appelait le vaisseau Conception.
- 32:52et donc je dis au papa parce que le vaisseau conception avait besoin d'être équilibré donc je dis par rapport à la conception de votre fils est-ce qu'il y a eu quelque chose de particulier et là le papa s'écroule totalement en me disant j'ai perdu mon père pendant la grossesse et en fait le papa l'émotion
- 33:06est montée très très forte et son fils était là et du coup il y a eu un gros câlin entre les deux et on a senti vraiment,
- 33:12et le père m'a dit il y a eu un apaisement chez les deux en même temps
- 33:16Voilà,
- 33:16et ça,
- 33:16c'était remonté.
- 33:17Alors là,
- 33:17c'était un mot,
- 33:18mais parfois,
- 33:19ce genre de choses peut venir aussi avec,
- 33:21effectivement,
- 33:22un mouvement.
- 33:23Donc oui,
- 33:23le sommeil est un grand sujet pour les enfants.
- 33:25Mais le stress pour les adultes,
- 33:27le stress de ne pas pouvoir exprimer ce qu'on voudrait exprimer,
- 33:30le stress...
- 33:31J'ai beaucoup de femmes qui ont des petits soucis avec le fait de poser leurs limites,
- 33:34qui font beaucoup pour le mari,
- 33:36le travail,
- 33:36les enfants,
- 33:37pour tout le monde.
- 33:37Et puis elles...
- 33:38Elles ne savent pas trop où elles sont au milieu de tout ça.
- 33:41Donc à un moment donné,
- 33:41j'ai une personne il n'y a pas longtemps qui m'a dit,
- 33:43je ne me reconnais plus là.
- 33:45Je les envoie un peu tous balader parce qu'en fait ça ne me convient pas.
- 33:47Et elle arrivait à le faire.
- 33:49Et tout d'un coup,
- 33:49c'était pour elle presque.
- 33:51Elle me dit,
- 33:51c'est étonnant.
- 33:52Et en même temps,
- 33:52elle était soulagée.
- 33:53Elle me dit,
- 33:53il faut quand même que je m'habitue parce que là,
- 33:55je n'ai pas l'habitude de ça.
- 33:58Donc voilà,
- 33:58mais c'est apprendre effectivement à écouter de quoi moi j'ai besoin en tant que personne.
- 34:03Les besoins des autres,
- 34:04c'est très chouette.
- 34:05C'est magnifique d'être empathique.
- 34:07Mais à un moment donné,
- 34:07c'est aussi important d'aller écouter.
- 34:09Est-ce que c'est OK pour moi ?
- 34:10Et c'est ce que je dis toujours aux personnes,
- 34:12quand ils me racontent des choses.
- 34:14Est-ce que c'est OK pour vous ?
- 34:15Est-ce que vous le vivez bien ?
- 34:16Parce que si vous le vivez bien,
- 34:17il n'y a pas de sujet.
- 34:18Par contre,
- 34:18au moment où vous ne le vivez pas bien,
- 34:19où ça vous dérange dans votre quotidien,
- 34:21c'est là qu'on peut aller travailler dessus.
- 34:23Et le corps parle,
- 34:24donc ils ne mentent pas le corps ?
- 34:26Non,
- 34:27ils ne mentent pas le corps,
- 34:28ça c'est sûr.
- 34:28S'il y a des blocages,
- 34:29même parfois sur des choses où il y a des personnes qui me disent je ne pensais pas que ça c'était un problème et en fait ils se rendent compte que peut-être ça en est un.
- 34:37parce qu'effectivement,
- 34:38le muscle va lâcher.
- 34:39Du coup,
- 34:40on va peut-être mettre des mots aussi,
- 34:41parce que moi,
- 34:41je travaille beaucoup avec les métaphores aussi en kinésiologie.
- 34:45Donc vraiment me proposer,
- 34:46ça peut être en lien avec ça.
- 34:47On est dans la pièce de l'estomac.
- 34:49De quoi ça vous parle l'estomac ?
- 34:51Ou plein de petites choses par rapport aux métaphores en médecine chinoise.
- 34:57Mais pareil,
- 34:58c'est elle qui va y mettre du sens ou pas.
- 35:01Et je leur explique toujours ce que je vous propose,
- 35:02parce que moi,
- 35:03en kinésiologie,
- 35:04on pourrait tester.
- 35:05De quoi j'ai besoin de parler à la personne ?
- 35:06Et beaucoup de kinésiologues testent à peu près tout ce qu'ils vont vous dire.
- 35:09Moi,
- 35:09c'est vrai que je n'ai pas cette manière de travailler,
- 35:11parce que je me suis focalisée sur le touch for health.
- 35:14Et en touch,
- 35:15la manière dont ça a été créé,
- 35:16on est vraiment dans un modèle de responsabilité de soi.
- 35:20Et vraiment,
- 35:21c'est la personne avec sa conscience qui est présente.
- 35:24Et du coup,
- 35:24c'est lui proposer des choses.
- 35:26Et je l'explique,
- 35:26moi,
- 35:26je vous propose des pistes.
- 35:29Et est-ce que ça vous parle ou est-ce que ça ne vous parle pas ?
- 35:31Et c'est elle qui fait le tri.
- 35:33aussi,
- 35:33entre tiens,
- 35:34oui,
- 35:34ça,
- 35:35ça fait écho ou ça,
- 35:35ça me fait penser à ça Et c'est vraiment ces idées à elle qui vont peut-être pouvoir mettre du sens aussi par rapport à ce qu'elle est en train de vivre et l'aider à avancer vers ce qu'elle souhaite.
- 35:47Et du coup,
- 35:47je rebondis quand tu dis c'est elle qui fait le travail.
- 35:49Tout à l'heure aussi,
- 35:50tu nous as dit un peu en offre quelque chose d'assez important pour toi à ce sujet-là.
- 35:54Oui,
- 35:54oui,
- 35:55oui.
- 35:55Moi,
- 35:55je dis toujours que le pouvoir est chez la personne qui vient en séance.
- 36:01De surtout pas prendre le pouvoir en tant que thérapeute.
- 36:04C'est vrai qu'on peut entendre parfois chez les thérapeutes de dire j'ai fait ça,
- 36:08j'ai soigné,
- 36:09etc.
- 36:09Alors déjà,
- 36:10nous,
- 36:10en tant que kinésiologue,
- 36:12on ne soigne pas.
- 36:14On accompagne,
- 36:15on aide à aller mieux,
- 36:15mais le terme de soin,
- 36:17normalement,
- 36:17il est spécifique à la médecine,
- 36:18donc ce n'est pas un mot qu'on utilise,
- 36:20mais en tout cas,
- 36:20accompagner vers du mieux-être,
- 36:22oui.
- 36:23Et nous,
- 36:23vraiment,
- 36:24dans le touch,
- 36:24et ça,
- 36:24c'est vraiment quelque chose d'important,
- 36:26mais le touch tel qu'il a été créé,
- 36:27il n'est pas forcément pratiqué toujours de la même manière selon les écoles,
- 36:32mais il y a vraiment ce modèle de responsabilité de soi qui fait que le pouvoir reste chez la personne,
- 36:38c'est elle qui définit sur quoi elle a envie de travailler.
- 36:40parce que parfois,
- 36:41il y a vraiment une direction très claire et puis parfois,
- 36:43c'est plein de choses différentes.
- 36:45Mais ce n'est pas moi qui vais décider d'où on va.
- 36:49Je leur dis,
- 36:49moi,
- 36:49je ne sais pas quelle est votre priorité.
- 36:50Alors,
- 36:50des fois,
- 36:51les gens ne savent pas et ça peut mettre de l'inconfort aussi.
- 36:53Des fois,
- 36:53les gens me regardent affolé.
- 36:54Mais c'est vous qui êtes là pour m'aider,
- 36:56vous devriez savoir.
- 36:58Alors,
- 36:58on peut tester ça,
- 36:59évidemment.
- 37:00Mais moi,
- 37:01j'aime vraiment aider les gens à aller voir justement qu'est-ce qui compte le plus pour eux.
- 37:05de quoi vous êtes d'arriver avec une intention en fait exactement vraiment de les aider à essayer d'aller voir qu'est-ce qui est le plus important que je leur ai dit toujours l'objectif il doit être motivant ça doit être vraiment quelque chose de quoi vous avez envie comment vous avez envie de vous réveiller demain matin qu'est-ce que vous avez envie qui est bougé pour vous voilà
- 37:21et ça il n'y a que eux qui peuvent le savoir même si des fois quand on ne va pas bien c'est difficile de savoir ça mais c'est reconnecter finalement à soi ce qu'on veut vraiment et ce n'est pas moi en tant que entre guillemets d'accompagnant qui vais diriger ce travail-là
- 37:34donc c'est vraiment,
- 37:34moi je suis là pour les accompagner là où eux ont envie d'aller et pareil dans le test,
- 37:39en kinésiologie parfois le kinésiologue ne va pas du tout vous demander comment c'est pour vous quand il teste,
- 37:45il va faire les tests et il va faire le travail sans rien vous demander ou pas grand chose en touch vraiment on s'applique à montrer le test à faire sentir qu'est-ce que ça fait dans votre corps en fait,
- 37:55qu'est-ce qui va se passer quand ça circule bien et quand ça ne circule pas et qu'est-ce qui fait qu'est-ce qui va aussi aider à refaire circuler à l'intérieur de vous
- 38:03C'est prendre conscience aussi.
- 38:04C'est énorme,
- 38:05c'est tout un travail de prise de conscience,
- 38:07de qu'est-ce que je sens,
- 38:08qu'est-ce que je ressens.
- 38:09Moi,
- 38:09c'est des questions que je pose beaucoup en séance.
- 38:10Comment c'est pour vous,
- 38:11là ?
- 38:11Qu'est-ce que vous ressentez ?
- 38:13C'est des questions qui peuvent mettre très mal à l'aise parfois,
- 38:15parce que parfois,
- 38:16on n'a juste pas envie de ressentir.
- 38:18Une femme,
- 38:18il n'y a pas longtemps,
- 38:19qui m'a répondu,
- 38:19elle me dit mais je n'ai pas envie,
- 38:20en fait Et je lui ai dit c'est ok,
- 38:22vous avez le droit de ne pas avoir envie,
- 38:24mais moi,
- 38:24j'invite à y aller Mais parfois,
- 38:26on a vécu tellement de choses difficiles que oui,
- 38:28on n'a plus envie.
- 38:29Une fois aussi,
- 38:30je me rappellerai toujours d'une personne qui avait vécu un...
- 38:33Quelque chose de terrible parce que son fils avait été...
- 38:36comment dire...
- 38:38On lui avait tapé dessus de manière extrêmement violente peu de temps avant.
- 38:43Il avait eu un traumatisme crânien,
- 38:44vraiment quelque chose,
- 38:45une situation atroce.
- 38:46Et donc,
- 38:46la maman allait très,
- 38:48très,
- 38:48très mal.
- 38:49Et donc,
- 38:49elle m'explique,
- 38:50elle me raconte l'histoire.
- 38:52Elle était évidemment en pleurs,
- 38:53elle n'est pas du tout.
- 38:54Et puis,
- 38:55elle se lève et je lui dis,
- 38:55je vais vous montrer le test musculaire.
- 38:57Et pour montrer le test musculaire,
- 38:58on a besoin juste de mettre le bras devant et de tenir le bras pour que je puisse appuyer sur le bras.
- 39:03Et en fait,
- 39:04je lui explique.
- 39:05Donc,
- 39:05elle tend son bras.
- 39:06Et en fait,
- 39:06j'appuie sur le bras.
- 39:07Et évidemment,
- 39:08ça ne tenait pas du tout.
- 39:10Et donc,
- 39:10je lui dis,
- 39:10j'ai besoin juste que vous teniez votre bras.
- 39:13Et elle me regarde et elle me dit,
- 39:14mais je ne peux plus tenir.
- 39:16Et là,
- 39:16il n'y avait rien.
- 39:17Là,
- 39:17pour le coup,
- 39:18on est passé par un autre.
- 39:19Il y a d'autres moyens aussi quand les jambes...
- 39:21Parce que parfois,
- 39:21les muscles,
- 39:22il n'y a plus rien qui fonctionne.
- 39:23La réalité,
- 39:24c'est quand il y a un gros,
- 39:24gros stress émotionnel.
- 39:26Donc,
- 39:26dans ces cas-là,
- 39:26on a aussi toute une série de points qui vont aider à aller...
- 39:29apaisée au niveau du corps,
- 39:31sans passer par le test,
- 39:32parce que malheureusement,
- 39:33parfois,
- 39:33on ne peut pas le faire.
- 39:35Mais c'est laisser,
- 39:35oui,
- 39:35le pouvoir à la personne dans le sens où c'est elle qui décide de ce qu'elle veut travailler et qui vraiment va nous dire comment c'est pour elle.
- 39:42Ce n'est pas moi qui décide et moi qui fais.
- 39:45Et c'est vraiment important,
- 39:46c'est tout un temps que je prends en début de séance pour qu'elle puisse sentir justement qu'est-ce qui se passe quand ça circule et qu'est-ce qui se passe quand ça ne circule pas.
- 39:52Et je me souviens,
- 39:53il n'y a pas longtemps,
- 39:54j'ai eu quelqu'un,
- 39:55je ne sais plus avec quoi elle est arrivée,
- 39:56avec le travail,
- 39:57le travail,
- 39:57le travail.
- 39:58Elle me parlait beaucoup de son travail.
- 39:59Et puis,
- 39:59au fur et à mesure de la discussion,
- 40:01elle s'est rendue compte qu'en fait,
- 40:02le travail,
- 40:02ce n'était pas du tout le vrai souci.
- 40:05Donc déjà,
- 40:05elle a eu quelque chose qui s'est fait.
- 40:07J'ai vu que tout d'un coup,
- 40:08c'est comme descendu à l'intérieur d'elle.
- 40:09Elle m'a regardée,
- 40:10elle m'a dit,
- 40:10mais en fait,
- 40:11ce n'est pas du tout ça.
- 40:13C'était complètement autre chose,
- 40:15vraiment d'être quelque chose de très,
- 40:17très profond.
- 40:18Et à la fin de la séance,
- 40:19elle m'a dit,
- 40:20je viens juste de comprendre que j'avais un corps.
- 40:23Ah oui,
- 40:24ça c'est fort.
- 40:24Et donc c'était vraiment de...
- 40:26Parce que oui,
- 40:26on est dans le corps,
- 40:27on va tester le corps et puis on va sentir que le muscle ne tient pas et puis qu'on va faire des points et que tout d'un coup ça va tenir et ça remet de la solidité,
- 40:33ça remet de la stabilité,
- 40:34ça travaille sur la posture aussi.
- 40:35Et quand on travaille sur notre posture externe,
- 40:38on travaille sur notre posture interne.
- 40:40Si je me tiens tout avachi,
- 40:41forcément les émotions ça ne va pas être les mêmes que si j'ai les épaules bien ouvertes et que je suis bien droite.
- 40:46Et ça,
- 40:46ça m'avait marquée parce que vraiment elle était comme...
- 40:49C'était la révélation qu'il y avait un corps.
- 40:51qui est juste là pour faire joli c'est hyper intéressant parce que moi ça me fait ça fait écho par exemple moi je fais beaucoup de séances avec Sylvie est-ce que t'as des gens qui viennent te voir beaucoup toi Sylvie pour qui sont déconnectés avec leur corps ou pour des problèmes spécifiques oui il y a des personnes il y a
- 41:11Donc moi,
- 41:12la notion du sentir,
- 41:14de ressentir et de se percevoir et de donner un sens à ce qui est perçu,
- 41:20en fait,
- 41:21c'est à peu près,
- 41:22c'est beaucoup,
- 41:24c'est la majorité,
- 41:25la plupart en tout cas des personnes qui viennent me voir.
- 41:28Parce que même si,
- 41:31voilà,
- 41:31quand il y a un choc,
- 41:32s'il y a une sidération,
- 41:33s'il y a un oubli,
- 41:35s'il y a une anesthésie,
- 41:37il y a aussi quelque chose sur lequel on travaille.
- 41:40qui s'appelle l'imperçu.
- 41:42En psychologie,
- 41:42il y a la notion d'inconscient.
- 41:44Nous,
- 41:44on intègre la notion d'inconscient,
- 41:46mais on y ajoute la notion d'imperçu.
- 41:48C'est-à-dire qu'on peut vivre avec tout ce qu'on appelle un angle mort.
- 41:51C'est-à-dire que quand on est en voiture,
- 41:53on veut dépasser une autre voiture,
- 41:55on regarde dans le rétroviseur devant,
- 41:57il n'y a rien en face.
- 41:58On regarde dans le rétroviseur sur les côtés,
- 41:59on ne voit rien.
- 42:01Donc on se dit,
- 42:01je vais pouvoir y aller.
- 42:02Et puis à un moment,
- 42:03on tourne la tête,
- 42:03on voit un énorme poids lourd,
- 42:04on se dit,
- 42:05oh là là,
- 42:05j'ai sauvé ma vie.
- 42:07Et donc,
- 42:08on est comme ça,
- 42:08on a des angles morts à l'intérieur de nous et ces angles morts parfois peuvent se manifester comme des imperçus.
- 42:16Mais ce n'est pas parce que ce sont des imperçus qu'en fait on ne les ressent pas.
- 42:20Et il y a quelqu'un un jour qui était très intéressant,
- 42:22qui passait son temps à dire mais moi je ne sens rien,
- 42:25je ne sens rien,
- 42:26en fait je ne sens rien Il a passé son temps à dire je ne sens rien Jusqu'au moment où je lui ai dit mais en fait,
- 42:30comment savez-vous que vous ne savez pas ?
- 42:32Par quelle partie de vous avez-vous conscience que vous ne savez pas ?
- 42:35Et donc elle a cheminé avec ça jusqu'à un moment,
- 42:38me dire,
- 42:38mais en fait voilà,
- 42:39ce que je sens c'est l'anesthésie.
- 42:41En fait quand je vais chez le dentiste,
- 42:42il me dit,
- 42:43vous n'allez pas avoir mal,
- 42:45j'ai pas mal à la dent,
- 42:46mais je sens l'anesthésie.
- 42:48Et donc ce qui était très intéressant,
- 42:49c'est qu'elle est arrivée à sentir l'anesthésie.
- 42:52Et donc sentant l'anesthésie,
- 42:53on a pu cheminer sur,
- 42:54effectivement,
- 42:55que masquait la douleur qui était derrière cette sensation d'anesthésie qui finalement prenait toute la place en disant,
- 43:04je ne sens pas.
- 43:05mais qu'en fait pour sentir ce qu'on sent pas il faut sentir et donc pour revenir à ta question Sarah c'est hyper intéressant pour revenir à ta question Sarah même si on sent pas il y a quelque chose c'est un peu comme des fois il y
- 43:21a comme je sais pas parfois il y a quelque chose qui va gêner on sent qu'il y a quelque chose qui est pas
- 43:30qui est pas perçue.
- 43:31Ça paraît bizarre de dire ça.
- 43:33Et ton exemple de l'anesthésie est très fort.
- 43:36On comprend tous ce que ça signifie,
- 43:39de ne pas sentir.
- 43:40On sent qu'on ne sent pas.
- 43:41Oui,
- 43:42on sent qu'on ne sent pas,
- 43:42mais on sent l'anesthésie.
- 43:44Quand on dit,
- 43:44vous n'allez pas avoir mal,
- 43:45je vais vous faire une anesthésie,
- 43:46mais en fait,
- 43:47si.
- 43:47Moi,
- 43:47je sais que quand je vais chez le dentiste,
- 43:48je sens l'anesthésie,
- 43:49je sens l'ankylose.
- 43:51je sens ma mâchoire qui devient un peu dure comme du bois.
- 43:55Et quand on touche,
- 43:56on sent qu'on ne sent pas.
- 43:57Mais quand on touche,
- 43:58on sent qu'on ne sent pas,
- 43:59mais on sent ce qui est anesthésie.
- 44:01Donc il y a quelque chose comme ça qui demeure,
- 44:03malgré tout.
- 44:04Et au bout d'un moment,
- 44:05je pense qu'on sent aussi quand on s'auto-anesthésie.
- 44:08Oui,
- 44:09absolument.
- 44:10Voilà,
- 44:10mais je peux...
- 44:12Voilà,
- 44:12j'ai beaucoup de...
- 44:13Moi,
- 44:13j'ai beaucoup d'exemples.
- 44:16Par exemple,
- 44:16quelqu'un qui était venu me voir pour un mal aux jambes.
- 44:21et qui,
- 44:23souvent une douleur,
- 44:24pour nous c'est souvent lié à une immobilité.
- 44:27Souvent la douleur,
- 44:30on dit détendez-vous,
- 44:31on pense que c'est parce que c'est crispé.
- 44:33Mais il y a aussi des fixités,
- 44:35c'est-à-dire que c'est bloqué,
- 44:36donc ça fait mal.
- 44:38Donc en fait,
- 44:39en remettant du mouvement,
- 44:41cette femme lui est revenue qu'elle s'était faite agresser.
- 44:44Et qu'en fait,
- 44:45ce qu'elle avait bloqué dans ses jambes,
- 44:47c'est...
- 44:48elle n'avait pas pu fuir sur le moment.
- 44:50Et donc,
- 44:51elle a dû revenir,
- 44:53elle a dit,
- 44:53je n'ai pas pu fuir.
- 44:55Et donc,
- 44:56ses jambes se sont mises à bouger.
- 44:57Et donc,
- 44:57elle a remimé la course qu'elle avait,
- 45:00sur le moment,
- 45:00pas pu faire,
- 45:01ce qui a libéré dans ses jambes toute l'énergie qui était contenue depuis de nombreuses années.
- 45:06Donc ça,
- 45:06c'est un exemple d'un perçu,
- 45:08mais qui fait un peu comme une anesthésie.
- 45:13Mais une anesthésie,
- 45:13elle se sent,
- 45:14en fait.
- 45:15Et voilà,
- 45:16il faudrait renommer ce mot-là.
- 45:20parce qu'une anesthésie n'est pas un douleur.
- 45:23Mais elle met un voile sur une douleur plus...
- 45:28Moi,
- 45:28je préfère avoir mal d'une anesthésie qu'on m'arrache une dent sans anesthésie.
- 45:32Donc,
- 45:33il y a des anesthésies dans le corps qui vont comme ça voiler,
- 45:36masquer une douleur beaucoup plus profonde.
- 45:40Mais à un moment,
- 45:41petit à petit,
- 45:42il est l'heure.
- 45:44Et ça,
- 45:44c'est les temps du corps.
- 45:45C'est comme des hôtes.
- 45:47On ne va pas décider,
- 45:48on ne va pas choisir.
- 45:50C'est le temps du corps,
- 45:51parce que souvent la personne a suffisamment travaillé,
- 45:53elle va être prête à accueillir ce choc,
- 45:56cette douleur,
- 45:57ce traumatisme,
- 45:58ce qui n'était pas possible d'avant.
- 45:59Et du coup,
- 46:00comme ça,
- 46:01ça va se dissoudre.
- 46:01Mais en tout cas,
- 46:02dans cet exemple que je viens de donner,
- 46:05il y avait toute une énergie de défense,
- 46:08de fuite qui était nécessaire pour échapper à un agresseur qui était resté stocké dans des jambes pendant un certain nombre d'années.
- 46:15Et donc,
- 46:15bien sûr,
- 46:15les douleurs disparaissent dans ce cas.
- 46:17Mais ça,
- 46:17c'est un exemple d'un perçu.
- 46:20voilà nous on fait aussi beaucoup avec ce qu'on appelle le psychotonus donc et c'est pour ça que moi quand j'ai ça m'a demandé toute une évolution de mon métier d'infirmière où j'ai beaucoup travaillé dans les services d'urgence où les gens sont entre la vie et la mort et là on va faire sûr les gens parce
- 46:36que quand quelqu'un est dans le coma et qu'il faut lui sauver la vie
- 46:39Voilà,
- 46:39on ne va pas lui dire,
- 46:40mais écoutez,
- 46:41faites quelque chose pour vous.
- 46:42Là,
- 46:43je...
- 46:47Voilà,
- 46:48je crois que c'est très important.
- 46:49Moi,
- 46:49ça m'a demandé toute une étude que j'ai faite en éducation thérapeutique de différencier quand est-ce qu'il était juste quand quelqu'un est en urgence,
- 46:59une urgence vitale,
- 47:00comme dans mon métier,
- 47:02où il faut faire.
- 47:04et puis quand il y a des travails qui sont plus des travails d'accompagnement comme tu parlais Aoud,
- 47:09ou dans ces cas-là moi je dis qu'en fait on fait avec donc
- 47:14Aoud avec cette méthode du psychotonus,
- 47:18c'est-à-dire que c'est pour ça que j'aime beaucoup l'approche avec les facettes parce qu'on peut travailler en même temps sur le corps et en même temps sur le psychisme
- 47:28et donc ce petit cotonus imaginez cette trame des faciens qui relie la tête aux pieds,
- 47:32les pieds à la tête la surface à la profondeur parfois dans les chocs les bras m'en tombent,
- 47:39je ne peux pas tenir et donc tous nos tissus sont
- 47:43hypotonique.
- 47:44J'ai un autre exemple,
- 47:45la raquette de tennis.
- 47:46Si elle se transforme en filet à papillon,
- 47:48je ne peux pas jouer au tennis.
- 47:49On voit bien les joueurs de tennis,
- 47:51ils testent toujours la juste tension.
- 47:54Ou comme un guitariste,
- 47:57ils sont sur le juste accordage.
- 48:00Nous,
- 48:01on appelle ça vraiment le psychotonus.
- 48:03Et par contre,
- 48:04il y a des états de tension qui vont mettre trop de tension.
- 48:07Donc nous,
- 48:07par ce psychotonus,
- 48:08on a la possibilité de réguler,
- 48:11on va dire,
- 48:13la tension des cordages dans le corps pour pouvoir réguler aussi une forme de tonus psychique qui fait que la personne,
- 48:21de ce fait,
- 48:22elle va pouvoir rebondir,
- 48:24elle va pouvoir tenir ce qu'elle ne peut pas faire sinon.
- 48:28Donc c'est pour ça que notre approche,
- 48:29elle est somatopsychique,
- 48:30c'est-à-dire qu'on va déjà,
- 48:32dans le corps,
- 48:33faire tous ces réglages qu'on peut faire.
- 48:35et puis accompagner psychiquement ce qu'il reste à faire.
- 48:41Parce que c'est sûr que quand les tissus du corps sont...
- 48:44il y a une inertie ou il y a une trop grande tension,
- 48:47le psychisme,
- 48:48il est en résonance avec ça.
- 48:50Donc il y a des choses qui ne peuvent...
- 48:53En cas de trauma,
- 48:54en cas de...
- 48:56dans le domaine de la toute petite enfance,
- 48:58dans ce qui a eu lieu dans la toute petite enfance,
- 48:59quand il n'y avait pas de mots pour le dire.
- 49:02En tout cas,
- 49:02de mon expérience,
- 49:03la voie corporelle est une voie nécessaire.
- 49:09en complément bien sûr de tout ce qui existe c'est pas du tout pour il n'y a pas de d'échelle on a parlé de choc de la société ou de choses qui sont arrivées aux personnes sur le moment ou dans leur vie présente j'ai envie de dire mais
- 49:24on a aussi fait une émission sur le transgénérationnel souvent on entend qu'on a une mémoire du corps aussi de nos ancêtres est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
- 49:34on porte des choses qui ne nous appartiennent pas ?
- 49:35est-ce que ça s'inscrit dans le corps ?
- 49:37et est-ce qu'on peut aussi...
- 49:38se débarrasser de ça,
- 49:40mais peut-être se remettre bien avec soi,
- 49:43s'alléger de ça,
- 49:44et se remettre en phase avec son propre corps à soi.
- 49:48Oui,
- 49:48quand on arrive en tant que petit bébé,
- 49:50on n'arrive pas vierge de tout.
- 49:53On dit qu'on porte à peu près 50% de l'énergie du père,
- 49:5650% de l'énergie de la mère et l'énergie de ceux d'avant aussi.
- 50:00Donc clairement,
- 50:01dans nos cellules,
- 50:01on parle d'épigénétique aussi,
- 50:03de ce qu'on peut récupérer de nos ancêtres.
- 50:06Moi,
- 50:07j'ai des gens des fois qui me disent je sens qu'il y a un truc qui ne va pas,
- 50:09mais j'ai l'impression que ça ne m'appartient pas
- 50:11Et oui,
- 50:12on porte des choses qui ne nous appartiennent pas,
- 50:14mais ce n'est pas figé,
- 50:16effectivement.
- 50:17Et là,
- 50:17c'est pareil.
- 50:18Moi,
- 50:18quand j'ai des personnes qui ont besoin de travailler là-dessus parce qu'il y a déjà eu un cheminement avant,
- 50:22on n'arrive pas comme ça en disant Tiens,
- 50:23il y a un truc qui ne m'appartient pas en se levant un matin quand même.
- 50:27En général,
- 50:27c'est qu'il y a eu du travail qui a été fait pour arriver déjà à la conscience que oui,
- 50:31on peut avoir des choses qui ne sont pas juste là pour nous,
- 50:33par rapport à nous.
- 50:36Mais après,
- 50:36voilà,
- 50:37moi,
- 50:37dans ma manière de travailler,
- 50:38c'est vraiment encore une fois se focaliser sur le présent.
- 50:41En quoi ça vous gêne aujourd'hui ?
- 50:42Qu'est-ce que ça génère dans votre vie ?
- 50:44Comment ça se manifeste,
- 50:45ça ?
- 50:46et comment vous avez envie que ce soit pour vous dans le futur.
- 50:49Et du coup,
- 50:49c'est vrai qu'en séance,
- 50:50je ne l'ai pas dit tout à l'heure,
- 50:50mais on pose toujours un objectif,
- 50:52enfin,
- 50:52on pose la personne,
- 50:53pose un objectif,
- 50:54c'est vraiment donner une direction.
- 50:56Parce que l'énergie,
- 50:57elle ne va pas se comporter de la même manière selon ce à quoi on pense en fait.
- 51:00Si je me mets à penser à des choses extrêmement positives pour moi,
- 51:03à des gens que j'aime très fort,
- 51:05en général mon énergie va plutôt bien circuler.
- 51:07Par contre,
- 51:07si je me mets à penser à des endroits où justement c'est beaucoup plus difficile,
- 51:10il ne va pas se passer la même chose à l'intérieur de moi.
- 51:12Et c'est pour ça qu'en début de séance,
- 51:14on échange toujours sur qu'est-ce qui fait que vous avez pris rendez-vous aujourd'hui,
- 51:18pour que moi je comprenne la situation et que j'aide la personne à aller voir qu'est-ce qu'elle veut de positif pour elle.
- 51:24En séance,
- 51:24vraiment,
- 51:24on se concentre sur le positif pour elle.
- 51:27Donc,
- 51:27ça m'est déjà arrivé,
- 51:28des gens,
- 51:29une personne qui me disait être en lien avec sa grand-mère,
- 51:31je me rappelle,
- 51:32et elle,
- 51:32vraiment,
- 51:32elle le sentait comme ça.
- 51:34Et à un moment donné,
- 51:35d'ailleurs,
- 51:36on a travaillé du coup là-dessus pour se libérer ça,
- 51:38pour elle.
- 51:40Et à un moment donné,
- 51:41on est arrivé,
- 51:41parce que comme je vous disais,
- 51:42les corrections,
- 51:43les méthodes d'équilibration peuvent être très,
- 51:45très diverses.
- 51:45Très souvent,
- 51:46c'est des points de stimulation,
- 51:46mais ça peut être d'autres choses.
- 51:48Et ça peut être les sons,
- 51:49par exemple.
- 51:51et je me rappelle qu'à un moment donné on était en train d'équilibrer et puis je lui dis mais est-ce que,
- 51:55voilà,
- 51:55la leçon,
- 51:56est-ce qu'il y a un son que vous aimeriez faire ?
- 51:57Elle me dit j'ai besoin de crier et je lui dis bah si vous avez besoin de le faire et si c'est maintenant allez-y.
- 52:03Et elle s'est mise à pousser un hurlement qui a été extrêmement violent,
- 52:09vraiment parce qu'il y avait tout le corps qui bougeait et on voyait bien que c'était pas son cri à elle.
- 52:13Donc ça a été quelque chose,
- 52:14même pour moi,
- 52:15en tant qu'accompagnante,
- 52:16ça ne m'arrive pas tous les jours,
- 52:17je vais être très honnête.
- 52:20C'était énorme.
- 52:21Et elle m'a dit,
- 52:21oui,
- 52:22sa grand-mère avait eu des violences,
- 52:23etc.
- 52:24Bref,
- 52:24et donc ça a été très libérateur.
- 52:27Et en même temps,
- 52:28je vous dis,
- 52:29moi,
- 52:30j'étais vraiment scotché,
- 52:31très honnêtement.
- 52:32Et elle m'a dit,
- 52:32mais ce n'est pas moi qui ai hurlé.
- 52:33J'ai dit,
- 52:34j'ai bien ressenti,
- 52:35ça venait d'ailleurs.
- 52:37Et ça,
- 52:37il y a des choses qu'on explique,
- 52:38des choses qu'on n'explique pas.
- 52:39Moi,
- 52:39ce n'est pas ma...
- 52:41c'est pas le cœur de mon travail non plus de travailler là-dessus.
- 52:43Il y a des gens qui savent très bien accompagner.
- 52:45Donc moi,
- 52:45quand les personnes se présentent à moi,
- 52:46je les aide comme je peux avec la manière dont j'ai d'accompagner.
- 52:50Mais parfois,
- 52:50je peux aussi les orienter vers des personnes qui seraient plus aptes que moi à les accompagner.
- 52:54C'est aussi important de voir la limite aussi de nos compétences.
- 52:58Mais ça,
- 52:58c'est un exemple de quelque chose qui était bloqué,
- 53:02mais qui n'était pas à elle.
- 53:03Ça t'est déjà arrivé,
- 53:04Sylvie,
- 53:04des choses comme ça ?
- 53:06Oui,
- 53:06ça arrive finalement assez fréquemment.
- 53:10Tu es quand même spécialisée aussi dans la réparation des violences faites aux femmes.
- 53:15C'est un peu venu à toi d'une façon un peu naturelle,
- 53:18j'ai envie de dire ?
- 53:19Oui,
- 53:19on va dire que c'est venu à moi d'une façon,
- 53:21en tout cas,
- 53:22où un jour je me suis aperçue qu'effectivement,
- 53:26une grande partie des femmes et aussi quelques hommes qui venaient avaient vécu des violences et beaucoup de violences.
- 53:41Oui,
- 53:41des abus sexuels,
- 53:42on va dire ça comme ça.
- 53:43Donc,
- 53:44comment dire ça ?
- 53:46C'était quoi ta question ?
- 53:49Oui,
- 53:49non,
- 53:49est-ce que dans le transgénérationnel ?
- 53:52Oui,
- 53:52dans le transgénérationnel,
- 53:54je suis d'une femme qui disait,
- 53:55voilà,
- 53:55moi,
- 53:56je viens parce qu'en fait,
- 53:58j'ai 40 ans,
- 54:00on me propose de me faire opérer,
- 54:02de me faire enlever l'utérus,
- 54:04et en fait,
- 54:05dans la lignée des femmes,
- 54:06je me suis aperçue.
- 54:08qu'à 40 ans,
- 54:09toutes les femmes se font opérer et enlever l'utérus.
- 54:12Donc je voudrais comprendre.
- 54:14Donc ça a été l'occasion d'un cheminement comme ça.
- 54:19Et aussi,
- 54:20je me souviens de quelqu'un d'autre,
- 54:22il y avait beaucoup d'avortements.
- 54:26Et en fait,
- 54:27cette jeune femme,
- 54:28c'était vraiment très touchant parce que...
- 54:31Elle avait dû se faire aborter six ou sept fois,
- 54:34sa mère aussi,
- 54:37sa grand-mère aussi.
- 54:38Et un jour,
- 54:39cette femme,
- 54:39elle avait un chat,
- 54:41une chatte.
- 54:42Et en fait,
- 54:43la chatte a été enceinte.
- 54:44Et elle a...
- 54:45emmener la chatte se faire avorter.
- 54:47Et c'est en faisant se faire avorter la chatte qu'en fait elle a pris conscience de tous ces avortements qui avaient eu lieu dans la famille et donc elle a commencé à réfléchir là-dessus jusqu'à...
- 55:00Alors ça a pris beaucoup de temps mais sur s'apercevoir qu'en fait...
- 55:05il y a une grand-mère,
- 55:06une arrière-grand-mère plus exactement,
- 55:08qui avait,
- 55:10suite à un viol,
- 55:12choisi de se faire avorter.
- 55:14Et que donc,
- 55:15elle avait eu peur,
- 55:17cette arrière-grand-mère,
- 55:18de ne plus jamais pouvoir avoir d'enfant.
- 55:20Et donc,
- 55:20elle testait régulièrement sa capacité de fécondation.
- 55:26Et en fait,
- 55:27elle voulait juste être rassurée là-dessus.
- 55:28Et en fait,
- 55:29elle s'est aperçue que c'était son cas aussi.
- 55:31Et donc,
- 55:32elle a pris conscience de ça.
- 55:33Et...
- 55:34et voilà,
- 55:35je ne l'ai pas revu après mais en tout cas ça a été une prise de conscience incroyable de ça donc en fait,
- 55:43oui il y a tout un travail transgénérationnel qui peut se faire et aussi sur un rapport comment dire hum
- 55:57ça nous emmènerait loin dans une autre émission sur le rapport au corps sur la sur la violence sur on
- 56:13va faire une émission sur les violences faites aux femmes bon c'est pas tout de suite,
- 56:16ce sera au mois de novembre et on aura le plaisir de te réinviter pour que tu nous racontes avec plaisir,
- 56:21oui parce que c'est vrai que c'est un sujet à part entière oui
- 56:25On arrive presque à la fin du coup.
- 56:27Est-ce que vous avez un mot de la fin ?
- 56:29Quelque chose que vous voulez dire ?
- 56:32Moi,
- 56:32je pensais aussi en référence avec le nom de votre podcast,
- 56:36La Flamme.
- 56:37Je relisais avant-hier une petite phrase qu'il y a dans le livre justement de Touch,
- 56:42par le fondateur qui s'appelle John T,
- 56:44qui parlait comme une petite bougie,
- 56:46qui voyait le Touch comme une petite bougie qu'on allait transmettre au maximum de personnes pour qu'elles puissent prendre soin d'elles.
- 56:54donc voilà c'est l'envie de transmettre cette petite bougie à vous trois déjà et puis à toutes les femmes qui nous écoutent derrière le micro voilà c'est beau merci merci beaucoup c'est un plaisir merci d'avoir été avec nous et bien moi je veux dire merci déjà voilà
- 57:10prendre ce temps et puis voilà avoir à coeur de diffuser de l'information de dire qu'il y a vraiment des
- 57:18beaucoup de moyens de se faire aider qui n'existaient pas forcément avant,
- 57:24qui existent maintenant.
- 57:25Et oui,
- 57:26j'ai envie de dire moi aussi,
- 57:27à ma manière,
- 57:28et donc grâce à vous,
- 57:29et puis ce partage fructueux de participer à un monde meilleur et plus apaisé.
- 57:40En tout cas,
- 57:41dans le rapport au corps.
- 57:43Aussi.
- 57:44Merci pour cette émission.
- 57:47Merci pour nous avoir fait prendre conscience de notre corps.
- 57:54Et à la semaine prochaine pour nous,
- 57:57pour une autre émission.
- 57:59Merci.
- 58:00Merci.
- 58:03Flamme des années 80.
- 58:06Le podcast qui allume la femme.