Latest / Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme. / Se reconnecter à sa flamme intérieure grâce à l’Italie – Avec Alice Chéron-Marchi
Transcript
- 0:03Flamme des années 80.
- 0:05Le podcast qui allume la femme.
- 0:10Bonjour,
- 0:10alors on est très heureuse aujourd'hui parce que je reçois Alice,
- 0:14qui est une amie très chère depuis longtemps,
- 0:16c'est ça qu'il y a...
- 0:17On ne se voit pas tout le temps parce que madame est partie habiter en Italie.
- 0:20Et donc du coup je trouve ça super sympa de faire une émission justement sur...
- 0:24avec cette énergie italienne,
- 0:25l'énergie d'Alice que vous connaissez peut-être...
- 0:27peut-être pas encore,
- 0:28mais en tout cas,
- 0:28est-ce que tu veux te présenter pour ceux qui te connaissent ?
- 0:30Je suis ravie de passer un petit moment avec toi,
- 0:33avec vous tous.
- 0:34Alors,
- 0:34je m'appelle Alice Chéron-Marquis.
- 0:36Je suis française,
- 0:38mais ça fait 15 ans que je vis en Toscane.
- 0:40Alors,
- 0:40je vais faire un truc que je ne fais jamais,
- 0:42figure-toi.
- 0:43C'est que moi,
- 0:43quand je me présente,
- 0:44je ne raconte jamais ma vie perso.
- 0:47Et là,
- 0:47je suis dans un moment de transition où en fait,
- 0:49le perso reprend absolument toute la place.
- 0:51Donc,
- 0:52je vais dire que je suis mariée à un Italien qui s'appelle Andrea et je suis maman de trois enfants.
- 0:58À côté de ça,
- 0:59j'ai créé différents business qui ont évolué au cours des dix dernières années.
- 1:08J'ai une plateforme sur l'Italie qui s'appelle Ali Dichirenze,
- 1:10qui continue à être le fil rouge de plein d'aventures différentes.
- 1:14Il y a un média,
- 1:15il y a eu des événements,
- 1:16il y a eu un e-shop.
- 1:17Là,
- 1:17je suis en train d'écrire autre chose.
- 1:20Je vous conseille par exemple,
- 1:21si vous partez en Italie,
- 1:22moi je l'ai testé parce que je suis perdue.
- 1:25Laurence ?
- 1:26Bon,
- 1:26après,
- 1:27j'ai de la chance,
- 1:27je peux envoyer des textos aussi à Alice.
- 1:29Mais elle m'a renvoyée à son blog.
- 1:31Comme moi,
- 1:31je renvoie aux émissions de podcast quand on me pose des questions.
- 1:34Et franchement,
- 1:35les pépites que j'ai eues à Florence,
- 1:37et je les ai retransmises à tous les gens qui vont à Florence.
- 1:40C'est-à-dire que vous ne pouvez pas vous rater quand vous allez à Florence avec ce blog.
- 1:44C'est assez dingue.
- 1:46Bah écoute,
- 1:47c'est gentil,
- 1:48mais c'est vraiment ces dix ans,
- 1:50en fait,
- 1:51d'un travail minutieux sur lequel j'ai gagné.
- 1:54vraiment très peu d'argent.
- 1:56Le site,
- 1:57je n'étais pas la reine de la monétisation.
- 1:58J'ai gagné de l'argent autrement,
- 1:59mais le site,
- 2:01je ne l'ai jamais lâché parce qu'en fait,
- 2:03c'est lui qui m'a amené plein d'opportunités.
- 2:05Et il est parti,
- 2:06évidemment,
- 2:07d'adresse de Florence,
- 2:08mais très vite,
- 2:09en fait,
- 2:10j'ai couvert toute la botte.
- 2:11J'allais beaucoup à Venise,
- 2:12j'allais en Sicile.
- 2:13J'ai ramené des adresses de partout.
- 2:15Et il y a vraiment cette idée d'une sélection toujours extrêmement subjective qui est la mienne.
- 2:20je ne vais pas faire un…
- 2:22Un autre guide de voyage très,
- 2:24très exhaustif sur une destination,
- 2:26c'est vraiment l'idée d'une sélection avec un peu ce mix de la petite Trattoria Napacaro dont on a tous envie quand on va en Italie et puis vraiment des endroits qui sont plus surprenants,
- 2:38très,
- 2:38très liés à la beauté italienne qui,
- 2:40pour moi,
- 2:40fait un bien fou à l'âme et au cœur.
- 2:43Voilà,
- 2:43donc c'est toujours une plateforme sur laquelle j'ai toujours plaisir à écrire.
- 2:47Oui,
- 2:48et puis c'est super parce qu'on peut,
- 2:49avec ta plateforme,
- 2:50on peut avoir des...
- 2:51petits bouis-bouis,
- 2:52mais super sympa.
- 2:52C'est pas forcément des énormes...
- 2:54Alors,
- 2:54je suis allée dans le palace,
- 2:55trop bien,
- 2:56mais dans son jus,
- 2:57que tu ne trouveras jamais si tu n'es pas allée sur le blog.
- 3:00C'est impossible.
- 3:02Et voilà,
- 3:02je trouve ça vraiment chouette parce qu'en plus,
- 3:04t'as tout ce...
- 3:05t'as ce rapport au beau,
- 3:06en fait,
- 3:07au bon,
- 3:08à la bonne nourriture,
- 3:10à la décoration,
- 3:11aux jolies choses.
- 3:12Et ça,
- 3:13c'est vraiment...
- 3:13On le ressent,
- 3:14en fait.
- 3:14On ressent vraiment la personne que tu es quand on va voir...
- 3:17Ce blog,
- 3:18c'est pas genre un guide touristique un peu froid et...
- 3:21Non,
- 3:21non,
- 3:21mais carrément,
- 3:22je crois que j'ai vraiment affiné,
- 3:24on va dire,
- 3:25la vision que j'avais de l'Italie et donc du site.
- 3:28En fait,
- 3:28quand on a complètement refait la plateforme il y a deux ans,
- 3:33je pense,
- 3:34on a refait le site et du coup,
- 3:37j'avais développé ces espèces de mantras autour de
- 3:41« absorbe la beauté » ,
- 3:42« ouvre les yeux » ,
- 3:43« respire » .
- 3:44Parce qu'en fait,
- 3:44pour moi,
- 3:45l'Italie,
- 3:45c'est quand même…
- 3:47une source de réflexion sur le bien-être,
- 3:50sur une certaine façon de vivre,
- 3:51une certaine façon de regarder ce qu'il y a autour de nous,
- 3:53de nous connecter aux gens.
- 3:55Ce n'est pas un pays parfait,
- 3:56ce n'est pas un pays juste carte postale.
- 3:59Il a un milliard de défauts,
- 4:00ce n'est pas toujours évident d'y vivre au quotidien.
- 4:02Mais en termes de bien-être et de bien vivre,
- 4:06il y a quand même beaucoup de leçons à aller chercher.
- 4:10Mon père dit toujours qu'un Italien,
- 4:11c'est un Français de bonne humeur.
- 4:13Oui,
- 4:13c'est ça.
- 4:13C'est ce qu'on peut dire.
- 4:15Oui,
- 4:15parce que...
- 4:16cocteau le dit avant voilà c'est lui qui me l'a toujours répété il alors je ne savais plus que c'était comme tout moi c'est mon père tu vois ça dort proclamé mais moi je suis trop mignonne c'est la petite fille qui dit mon papa m'a toujours dit ça mais mais
- 4:32c'est vrai parce que c'est tellement mais parce que moi nous on est toutes les deux on est de nice donc on se connaît depuis très longtemps mais on a toujours ce rapport d'aller passer les week-ends en italie et c'est vrai que c'est une les week-ends ou aller boire un café ou manger une pizza mais c'est un peu une fête.
- 4:45C'est-à-dire que déjà,
- 4:46ça va coûter un peu moins cher,
- 4:47et puis ça va être bon,
- 4:48et puis tu vas prendre un apéritif,
- 4:50et puis t'as amené plein de trucs à manger à côté.
- 4:52C'est pas forcément délicieux tout le temps,
- 4:54mais c'est juste l'abondance,
- 4:56et je trouve que c'est très généreux comme pays l'Italie.
- 4:59C'est vraiment ça,
- 5:00c'est vraiment une forme de générosité,
- 5:02mais qui n'empêche pas les Italiens d'être coquins,
- 5:04de t'arnaquer,
- 5:05de ceci,
- 5:05de cela.
- 5:06Mais il y a quand même une espèce de joie de vivre,
- 5:11une espèce d'ouverture aux autres.
- 5:14Ça va quand même bien se passer.
- 5:17C'est un peu la base du truc.
- 5:19Et en effet,
- 5:20aller se prendre un petit shot d'Italie quand tu es à Nice.
- 5:25que ce soit par l'alimentation,
- 5:26que ce soit par un truc que tu vas aller boire une journée à la plage,
- 5:30ça fait du bien,
- 5:30quoi.
- 5:31Et si ça fait du bien,
- 5:32c'est parce que c'est profondément ancré dans la façon de faire des Italiens de transmettre tout ça.
- 5:37Et toi,
- 5:37du coup,
- 5:38t'as créé,
- 5:39parce qu'à la fois,
- 5:39là,
- 5:40on parle de Nice,
- 5:40parce que c'est facile d'aller boire un café,
- 5:41mais quand on habite à Paris,
- 5:43ou quand on habite dans n'importe où dans la France,
- 5:46c'est pas mal,
- 5:46il y a les trois jours plus que pour un café.
- 5:48Donc,
- 5:48toi,
- 5:48tu as créé aussi les fugues.
- 5:52Oui.
- 5:53que c'est aussi ce moment-là on peut s'offrir ce moment justement en Italie qui est le cadre parfait pour partir avec entre femmes en général c'est ça un peu le concept
- 6:03Les Fugues italiennes c'est un projet qui est né en 2018 et qui a vraiment démarré en 2019 ça a duré là 6 ans cette année je fais une pause ce sont des séjours en fait entre femmes qui ne se connaissent pas puisque chaque
- 6:18que participant te voyager absolument toute seule.
- 6:20Tu ne pouvais pas partir avec ta mère,
- 6:22avec ta meilleure amie,
- 6:22avec ta sœur.
- 6:23C'était important que tu fasses la démarche toute seule.
- 6:25Et c'était vraiment pour des femmes qui avaient besoin de se déconnecter totalement de leur quotidien et d'aller faire une sorte de grand plongeon dans complètement autre chose.
- 6:33Donc l'idée en fait,
- 6:34parce que moi ce qui m'a toujours gênée via le site ou via les réseaux sociaux,
- 6:39c'était cette idée de faire rêver et de créer de la frustration.
- 6:42C'est vraiment un truc que je déteste ressentir et que je détesterais faire ressentir à quelqu'un d'autre.
- 6:48Donc,
- 6:48l'idée de pouvoir créer des parenthèses de trois jours,
- 6:51d'embarquer les femmes avec moi pour leur faire profiter de cette beauté italienne qui ouvre tout,
- 6:58qui ouvre les réflexions,
- 6:59qui te fait réfléchir autrement,
- 7:00qui permet d'échanger entre les femmes.
- 7:03Moi,
- 7:04ça m'a vraiment donné des ailes.
- 7:07Et puis,
- 7:07c'est surtout que c'était des parenthèses où j'ai vu à quel point ça pouvait faire du bien.
- 7:12Il y avait un facteur surprise qui était très fort.
- 7:14Les femmes,
- 7:14elles savaient très peu de choses sur le programme.
- 7:16qu'on allait faire.
- 7:16Et donc,
- 7:17il y avait un espèce de laisser,
- 7:20tu vois,
- 7:20de laisser faire comme ça où elles étaient vraiment en confiance.
- 7:24Et on passait trois jours comme ça à aller de visite en visite,
- 7:28de rencontre en rencontre.
- 7:29Et c'était,
- 7:30c'est une aventure.
- 7:31Je pense que ça restera ma grande aventure professionnelle humainement parlant,
- 7:36ça c'est sûr.
- 7:37Oui,
- 7:37parce que puis c'est aussi cette sensation de ne pas avoir de charge mentale,
- 7:40en fait,
- 7:41de laisser complètement et de pouvoir se laisser aller pendant trois jours.
- 7:45Parce que c'est vrai que les vacances,
- 7:46c'est génial,
- 7:47mais quand tu pars,
- 7:47tu as d'organiser.
- 7:48Qu'est-ce qu'on va manger ?
- 7:49Est-ce qu'on a fait la meilleure chose ?
- 7:51Est-ce qu'on n'a pas fait la meilleure chose ?
- 7:52Est-ce qu'on n'a pas raté la meilleure pizza ou la meilleure trattoria ?
- 7:56Et c'est vrai que ça met un peu une pression parce que les vacances,
- 7:59on n'en a pas tous les jours.
- 7:59C'est quelque chose qui coûte un peu d'argent et on a envie d'être au maximum de rentabilité des vacances.
- 8:05Ça,
- 8:05c'est peut-être aussi un problème,
- 8:06j'ai l'impression.
- 8:07Alors que le fait de venir faire ses fugues,
- 8:10c'est vraiment...
- 8:11On ne le fait jamais,
- 8:12en fait.
- 8:12Quoi qu'on organise...
- 8:14On ne le fait pas ?
- 8:14Absolument,
- 8:15absolument.
- 8:16Soit tu as une copine qui est comme ça et tu pars avec elle et on a tous une copine qui est super en regard et qui va tout prévoir.
- 8:24Et du coup,
- 8:24toi,
- 8:24tu es là,
- 8:24« Ouh là là,
- 8:25très bien,
- 8:25j'en profite. »
- 8:26Mais la copine,
- 8:27elle sait pas ce que je veux dire.
- 8:30Elle est le prochain.
- 8:30Moi,
- 8:30je récupérais les copines organisatrices.
- 8:33Non,
- 8:33je rigole,
- 8:33mais j'ai récupéré plein de types de femmes,
- 8:36mais toutes les femmes de tous les âges,
- 8:40mais toutes les femmes avaient quand même ce besoin qu'on prenne soin d'elles,
- 8:43en fait.
- 8:43ça c'était vraiment le truc numéro un le fait de sentir que quelqu'un d'autre a préparé pour toi ce qu'elle considérait être le meilleur des programmes le meilleur d'une destination en tout cas en donnant une couleur très très forte en Ausha,
- 8:59en pensant à tous les détails en fait c'est ça qui faisait déjà du bien parce que ne serait-ce qu'une femme entre guillemets qui n'aurait pas de problème particulier mais qui juste subit la charge mentale de son quotidien en fait c'est déjà indispensable qu'elle ait cette petite souffrance
- 9:13ou pas.
- 9:14Et puis après,
- 9:14en fait,
- 9:15c'était aussi la grande histoire de la vie,
- 9:17c'est-à-dire que j'ai récupéré beaucoup de femmes qui avaient vécu des choses très lourdes,
- 9:22qui étaient en train de les vivre,
- 9:24c'était des sujets ou alors qui les attendaient en rentrant,
- 9:27mais des sujets qui ne sont pas faciles,
- 9:29je pense notamment au cancer,
- 9:30où malheureusement,
- 9:32quand on organise un projet,
- 9:33j'en aurais fait 32 des fugues,
- 9:36statistiquement,
- 9:36c'est quand même très compliqué qu'il n'y ait pas une histoire de cancer par fugue.
- 9:40Donc ça aussi,
- 9:41tu vois,
- 9:41ça faisait partie de...
- 9:43Il y avait vraiment des femmes qui avaient besoin de ce refuge un peu cocon où elles se sentent en sécurité,
- 9:53encouragées et aimées,
- 9:56même si le mot est fort,
- 9:57il y a toujours eu une relation.
- 10:00Ouais,
- 10:00très forte en fait avec ces femmes.
- 10:04Oui,
- 10:04puis ces femmes entre elles,
- 10:05je pense qu'à un moment donné,
- 10:06les groupes,
- 10:07moi je crois beaucoup aux groupes et je crois que les groupes ne se font pas non plus par hasard en général.
- 10:11Il y a beaucoup d'échos qui peuvent se faire et des rencontres.
- 10:13Parce que dans nos vues de quotidien,
- 10:15on rencontre des nouvelles personnes.
- 10:16Enfin nous,
- 10:17en tout cas moi,
- 10:17j'ai la chance de rencontrer beaucoup.
- 10:18Toi aussi,
- 10:19j'imagine,
- 10:19de par notre métier.
- 10:20mais c'est vrai que quand on a un métier un peu plus lambda ou quand on a une vie de famille c'est pas forcément évident à la quarantaine ou même à n'importe quel âge
- 10:27de rencontrer des nouvelles personnes avec qui,
- 10:29justement,
- 10:29on pourrait avoir des atomes crochus.
- 10:31Et je pense que justement,
- 10:32ces rencontres,
- 10:33ça fait en sorte que les rencontres dans la vie,
- 10:35c'est ce qui nous porte,
- 10:37c'est des miroirs,
- 10:37ça nous fait réfléchir,
- 10:38ça nous fait avancer.
- 10:39Donc,
- 10:40c'est super.
- 10:41L'idée du groupe,
- 10:43c'était la bande de fugueuses.
- 10:45C'était en fait la chose la plus importante de tout ce qu'on proposait.
- 10:50C'est-à-dire que moi,
- 10:52j'étais la géo.
- 10:55Il fallait que je fasse le groupe,
- 10:57il fallait que ça soit fluide.
- 10:58J'ai travaillé pendant six ans avec quelqu'un qui est formidable,
- 11:00qui s'appelle Émilie Nahon,
- 11:02qui m'a aidée sur toutes les fugues,
- 11:03qui était un peu en back-office,
- 11:04qui gérait toute la logistique et qui m'aidait aussi pendant les fugues.
- 11:10Mais la star du show,
- 11:11c'était la plante de fugueuse,
- 11:12parce qu'en fait,
- 11:13comme tu le dis,
- 11:15et c'était rigolo parce que des fois,
- 11:16il y avait des femmes qui,
- 11:17par exemple,
- 11:18devaient changer de fugue.
- 11:19Je ne peux plus venir,
- 11:20il se passe un truc trop important,
- 11:22donc je...
- 11:23passe sur le groupe d'après par exemple mais en fait c'est qu'elle devait être sur le groupe d'après parce que c'était cette bande là qui était sa bande à elle quoi,
- 11:32comme tu le dis dans les problématiques,
- 11:34dans les échanges dans les éclairages moi j'ai jamais fait de casting par rapport à l'âge ça pouvait aller de 20 à 70 ans il y a eu des choses extraordinaires qui se sont jouées dans ce côté intergénérationnel dans les deux sens parce que les plus jeunes quand tu es quand
- 11:49t'as 25 ans et que t'es capable de Merci.
- 11:51partir toute seule dans un groupe de femmes,
- 11:54c'est que tu as quand même une certaine forme de maturité.
- 11:56Et puis,
- 11:56les un petit peu plus âgées,
- 11:57elles avaient une expérience,
- 11:59il y avait plein de choses qui se jouaient à ce niveau-là.
- 12:02Et ça,
- 12:02c'est une richesse qui est extraordinaire.
- 12:05Et là,
- 12:05du coup,
- 12:05cette année,
- 12:06tu te mets en pause,
- 12:07en fait,
- 12:08des fugues,
- 12:08parce que c'est ta fugue à toi aussi,
- 12:10de ne pas forcément avoir de charge mentale et de t'occuper un peu de toi.
- 12:14Est-ce que c'est ta vibe du moment ?
- 12:15J'ai lu,
- 12:16parce qu'en ce moment,
- 12:16tu écris aussi des bobines,
- 12:17donc tu as écrit cinq bobines ou six,
- 12:19je ne sais plus exactement.
- 12:20depuis janvier,
- 12:21il y a une espèce de chose qui se...
- 12:23Et c'est ça que je trouve intéressant,
- 12:24en fait,
- 12:24quand je regarde ton travail et que je te suis depuis longtemps,
- 12:27c'est cette capacité à s'écouter,
- 12:30à être en introspection,
- 12:31à ne pas avoir peur de dire,
- 12:32là,
- 12:33il faut que je change ou j'ai envie de changer,
- 12:34je ne sais pas trop par quel bout le prendre.
- 12:36Et je trouve que c'est vachement précieux,
- 12:37sinon,
- 12:38aujourd'hui,
- 12:39d'avoir des modèles un peu comme ça,
- 12:41où on se dit,
- 12:41ah ouais,
- 12:42d'accord,
- 12:42parce que souvent,
- 12:43on se sent un peu seule dans ces moments-là,
- 12:44donc tu peux nous en dire un peu plus là-dessus ?
- 12:46Oui,
- 12:48bien sûr.
- 12:48Alors déjà,
- 12:51ça prend du temps,
- 12:52le changement,
- 12:53parce que des fois,
- 12:55les choses sont limpides et l'idée nous tombe comme ça.
- 12:57On se réveille un matin,
- 12:58on se dit,
- 12:58mais en fait,
- 12:59non,
- 12:59c'est ça.
- 13:00Alors,
- 13:01spoiler,
- 13:01ça n'a pas été mon cas.
- 13:03Moi,
- 13:04j'ai vécu deux ans vraiment de transition assez compliquée parce que le perso avait été compliqué.
- 13:10On a eu de la maladie dans la famille.
- 13:14C'était assez lourd.
- 13:16à porter et en fait,
- 13:18il y a eu comme un espèce de petit effondrement psychique.
- 13:21À un moment,
- 13:21j'avais trop pris sur moi,
- 13:24j'avais trop d'émotions,
- 13:25j'avais trop d'émotions des gens autour de moi et en fait,
- 13:27je n'avais pas bien décortiqué ce qui se jouait à l'intérieur de moi.
- 13:31Donc,
- 13:31j'étais très active dans mon travail,
- 13:32j'ai fait un troisième enfant,
- 13:33enfin vraiment la nana on fire et tout ça a créé en fait,
- 13:38tu sais,
- 13:38un espèce de bruit quotidien qui fait que j'étais à fond,
- 13:43mais du coup,
- 13:43je n'ai pas traité comme j'aurais dû traiter certains sujets.
- 13:47Et donc,
- 13:47ça,
- 13:47ça m'est revenu un peu dans la face,
- 13:49tu vois,
- 13:50un peu plus tard.
- 13:51Donc,
- 13:51il y a eu vraiment deux ans un peu compliqués de transition.
- 13:54Par exemple,
- 13:54j'ai vu un psy avec qui,
- 13:55mais je ne sais même pas comment j'aurais fait si je ne l'avais pas eu.
- 13:59Parce qu'en fait,
- 14:00chaque semaine,
- 14:02en larmes totales,
- 14:04je récupérais un petit bout d'info,
- 14:06quoi.
- 14:06Et il a fallu vraiment deux ans pour arriver au bout du puzzle et du bazar.
- 14:11Mais franchement,
- 14:12c'était assez passionnant.
- 14:14à faire,
- 14:15à voir.
- 14:15J'ai fait de l'EMDR,
- 14:16je ne sais pas si tu connais.
- 14:18Si,
- 14:19on a fait une émission sur l'EMDR,
- 14:20justement,
- 14:21qui explique très bien par rapport au trauma.
- 14:22Donc,
- 14:22je vous invite à re-écouter cette émission si vous ne l'avez pas entendue.
- 14:26Ah non,
- 14:26parce qu'un super,
- 14:28vraiment un super outil difficile à vivre,
- 14:30difficile à faire,
- 14:31mais vraiment,
- 14:32pour moi,
- 14:32efficace pour avancer dans la compréhension des traumas et en faire quelque chose,
- 14:37quoi.
- 14:38Et du coup,
- 14:38m'est arrivée cette idée complètement saugrenue qu'il fallait,
- 14:41en fait,
- 14:41que j'arrête.
- 14:43que j'avais besoin de me poser,
- 14:46que j'avais en fait envie d'avoir une vie plus calme.
- 14:49Rien que de le dire,
- 14:50ça me paraît être encore le truc le plus dingue que j'ai jamais dit.
- 14:55Et que je pouvais avoir adoré ma dernière décennie.
- 15:00Moi,
- 15:00je n'ai que des souvenirs de ouf.
- 15:01J'ai l'impression d'avoir fait...
- 15:02d'avoir réalisé tous les rêves que j'avais envie de faire.
- 15:05Créer ma boîte,
- 15:06à un moment,
- 15:06on a été jusqu'à six.
- 15:08On a fait,
- 15:09tu vois,
- 15:09nos événements des fugues.
- 15:10Ça nous a permis de faire des événements pour LVMH.
- 15:13On a travaillé,
- 15:13on a fait des séminaires créatifs pour Imova.
- 15:17Le truc s'est déployé avec une énergie folle et avec,
- 15:21en fait,
- 15:22un truc à dérouler où moi,
- 15:23j'étais en cinquième,
- 15:25pied planché,
- 15:26et ça ne me coûtait rien.
- 15:27Je suis portée par la grâce.
- 15:29Et en fait,
- 15:30à un moment,
- 15:30ça ne fonctionnait plus.
- 15:31et c'était
- 15:33très difficile de comprendre qu'un,
- 15:36il allait falloir arrêter la machine infernale.
- 15:39Comment tu fais quand tu te rends compte,
- 15:41tu t'entends dire que tu veux arrêter,
- 15:45mais qu'en fait,
- 15:46on est en septembre,
- 15:48tu as déjà vendu des fugues jusqu'en X,
- 15:50tu vois ?
- 15:51Parce qu'évidemment,
- 15:51quand tu travailles dans l'événementiel,
- 15:53c'est comme toi avec tes spectacles,
- 15:55le théâtre et le cinéma,
- 15:56je veux dire,
- 15:56tu as des échéances qui sont fixées vachement à l'avance,
- 16:01et du coup,
- 16:01il a fallu ça.
- 16:03que je le digère.
- 16:04En fait,
- 16:04je me rends compte qu'à un moment,
- 16:05il allait falloir le verbaliser,
- 16:07le dire et arrêter de prévoir des fugues parce qu'en fait,
- 16:12dans la mécanique du quotidien,
- 16:13moi,
- 16:14je suis très forte pour m'auto-alimenter pour continuer parce que rencontre extraordinaire,
- 16:19parce que nouveau lieu extraordinaire et parce que collègue extraordinaire.
- 16:23Émilie,
- 16:23elle est restée avec moi jusqu'en décembre.
- 16:25Elle aura fait toute la fin de la fin de la fin avec moi.
- 16:29Elle a été indispensable.
- 16:31tout au long de l'expérience.
- 16:32Et l'année dernière,
- 16:34elle a été cruciale.
- 16:35Mais il fallait aussi être capable de lui dire qu'il allait falloir s'arrêter.
- 16:38Et ça,
- 16:38ça a été très,
- 16:38très difficile.
- 16:39Ça a été le plus difficile de tout pour moi.
- 16:42Comprendre que s'arrêter,
- 16:43ça voulait dire arrêter aussi avec elle.
- 16:46Horrible.
- 16:47Atroce.
- 16:49Mais voilà,
- 16:50c'était indispensable.
- 16:51Et moi,
- 16:52je l'ai senti dans chaque pore de ma peau le 1er janvier que j'étais là où je devais être et qu'il n'y avait pas...
- 16:57Enfin,
- 16:58voilà,
- 16:59j'avais mis deux ans.
- 17:00C'était très compliqué,
- 17:02mais c'était ce qu'il fallait que je fasse.
- 17:03C'est intéressant de le prendre dans ce sens-là,
- 17:05parce que souvent,
- 17:07dans notre société,
- 17:08on nous demande de faire beaucoup,
- 17:09on nous demande de se réinventer,
- 17:10on nous demande de trouver des nouvelles idées,
- 17:12de faire des choses qui fonctionnent,
- 17:13d'être productif,
- 17:14d'être successful.
- 17:16Et c'est intéressant de le prendre à l'envers,
- 17:18que la solution,
- 17:18ce n'est pas forcément d'arriver là pour être épanoui et être posé.
- 17:22C'est qu'il y a des moments donnés où,
- 17:23en fait,
- 17:24notre corps va décider aussi.
- 17:25Et qu'on ne peut pas lui demander,
- 17:27on n'est pas des robots,
- 17:28on n'est pas des intelligences artificielles.
- 17:30On a besoin aussi de s'entendre,
- 17:31de s'écouter,
- 17:32d'avoir un propre rythme.
- 17:33Et au contraire,
- 17:34moi,
- 17:34je trouve que ce n'est pas un échec,
- 17:35mais c'est une réussite de pouvoir se dire,
- 17:37ah ben,
- 17:38avant que ce soit...
- 17:39Ah,
- 17:39mais moi,
- 17:40je le vis complètement comme une réussite.
- 17:42Mais je pense que c'était important d'avoir eu ces mois très,
- 17:46très difficiles de préparation,
- 17:48en fait,
- 17:48de cette année-là qui arrive.
- 17:50Parce que j'ai fait,
- 17:51je me suis quand même fait un gros coaching mental.
- 17:53Je me suis autoconditionnée.
- 17:55je sais très clairement que je vais laisser passer des trains.
- 18:00C'est-à-dire que,
- 18:01évidemment,
- 18:02quand tu as un business,
- 18:04tu as un média,
- 18:05tu as un compte Instagram,
- 18:06tu as un truc,
- 18:06tu sais ce que font les autres,
- 18:07tu sais les trains,
- 18:08tu sens ce qui arrive en tendance,
- 18:10tu sais où est-ce qu'il va falloir aller,
- 18:11tu sais ce qu'il va falloir arrêter,
- 18:12tu es au taquet.
- 18:14Et donc,
- 18:14moi,
- 18:15je sais déjà quel train là je viens de laisser passer.
- 18:18Je le fais en conscience,
- 18:19en fait.
- 18:19C'est des choix que je fais en conscience.
- 18:22Là,
- 18:22mon apprentissage du début d'année,
- 18:24Après,
- 18:24je vais te raconter ce que je fais parce que j'ai quand même un petit plan de guerre.
- 18:30Mais là,
- 18:31vraiment,
- 18:31j'ai l'impression que le destin me joue des tours,
- 18:35me teste.
- 18:36Et du coup,
- 18:36on me fait des propositions.
- 18:38Évidemment,
- 18:39les propositions,
- 18:39elles ne s'arrêtent pas du jour au lendemain.
- 18:41Il y a des trucs qui sont assez logiques et qui vont bien avec là où j'ai envie d'aller.
- 18:45Et puis d'autres choses qui sont très l'ancienne plateforme.
- 18:49Et ça colle moins et ça va me prendre du temps,
- 18:51du temps que je ne vais pas passer sur ce que j'ai envie de faire.
- 18:52Et donc,
- 18:53il faut apprendre à dire non.
- 18:54donc ça je sais que c'est mon travail de cette année c'est aussi accepter ce que je ne serais plus et puis voilà en fait il y a des choses qui vont en fait il va y avoir j'appelle ça les années molles c'est à dire que là pour la première fois je vais vivre un truc qui
- 19:11est pas très sexy à raconter qui est peut-être moins intéressant qui fait moins rêver mais moi là je suis plus heureuse qu'il y a quelques temps quoi vraiment je le vois
- 19:21Mon quotidien,
- 19:22ma qualité de vie,
- 19:23mon rapport avec mes gamins,
- 19:25tout est quand même sur le droit chemin.
- 19:29Oui,
- 19:29tu appelles ça une façon d'être un peu plus lent,
- 19:33de s'écouter son rythme,
- 19:35de ne pas être dans un rythme...
- 19:36De tenir à soi.
- 19:39Oui,
- 19:39il y a une lenteur qui est indispensable parce que c'est physique,
- 19:42je n'y arrive plus.
- 19:45Ce matin,
- 19:45j'ai encore souhaité un anniversaire à une fugueuse et on s'est fait un petit coup.
- 19:49et franchement,
- 19:50je les aime trop ces femmes.
- 19:52Je vais en revoir là au mois de mai quand je vais à Nantes.
- 19:55Pour moi,
- 19:55ce n'est pas un lien qui va être coupé.
- 19:57Ce n'est pas du tout ce que j'ai envie.
- 19:58Par contre,
- 19:59si là,
- 19:59tu me dis,
- 19:59Alice,
- 20:00le week-end prochain,
- 20:01tu es en fugue en fait je n'ai pas l'énergie
- 20:03Je ne saurais pas quoi aller activer pour me remettre au niveau d'énergie dans lequel je dois être.
- 20:11Je sais que jusqu'à la dernière fugue,
- 20:13j'aurais eu l'exact même plaisir à faire ce que j'ai fait.
- 20:17Ça reste mon exercice de prédilection là où aussi c'est un peu ma petite zone de génie.
- 20:22C'est ce que je sais faire.
- 20:23La dernière,
- 20:24ça a été sang et lumière alors que mon père était décédé
- 20:2815 jours avant.
- 20:30C'était un moment très particulier.
- 20:32Mais j'avais envie de la faire et franchement,
- 20:34c'était génial.
- 20:36Mais là,
- 20:36ce n'est plus ce que je suis capable là tout de suite de donner.
- 20:39En fait,
- 20:39j'ai un espèce de retour à moi et un peu repli cocon,
- 20:46comme un petit animal qui aurait été blessé par plein de trucs et qui a besoin aussi de se remettre sur pied.
- 20:53J'ai quand même,
- 20:54ça c'est un truc,
- 20:56je pense que je l'ai dit au psy,
- 20:57la première fois que je suis allée le voir,
- 20:58c'est que moi,
- 20:58j'ai quand même envie d'écrire.
- 21:00beaucoup plus.
- 21:01J'ai envie de raconter des histoires.
- 21:03J'ai le sentiment,
- 21:03c'est un truc que je ressens depuis très longtemps,
- 21:05mais j'ai aussi le sentiment qu'il fallait que je vive tout ce que j'ai à vivre les 15 dernières années en Italie pour avoir cette matière foisonnante,
- 21:14personnelle de rencontres,
- 21:16de tableaux,
- 21:17d'aventures.
- 21:19Je pense que moi,
- 21:20en tout cas,
- 21:21j'ai besoin de vivre beaucoup de choses pour être capable de le condenser dans quelque chose.
- 21:25Donc ça,
- 21:26j'ai attaqué cette année.
- 21:29en un livre que j'ai commencé à écrire il y a quelques années.
- 21:32J'avais avancé avec une maison d'édition et puis ça ne l'avait pas fait.
- 21:35Ça m'avait complètement traumatisée à l'époque.
- 21:38Mais là,
- 21:38je suis en train de leur lire et je suis en train de me dire qu'elles auraient envie de mourir si le truc sortait comme ça.
- 21:43Donc,
- 21:43heureusement.
- 21:45Et donc,
- 21:47j'ai repris ça avec un peu plus de distance,
- 21:49un peu plus de maturité,
- 21:51un autre regard sur le texte.
- 21:52Donc,
- 21:53voilà,
- 21:54j'ai déjà remanié un gros bout.
- 21:55Et puis là…
- 21:58je ne sais pas ce que ça va donner,
- 21:59mais en tout cas,
- 22:00c'est vraiment ce que j'ai envie de faire cette année.
- 22:01J'ai envie de finir ce texte-là que j'ai décidé de refaire complètement plutôt sous la forme d'un roman parce qu'en fait,
- 22:08je me suis rendue compte que peut-être qu'une de mes qualités au-delà de l'énergie,
- 22:13c'est ma créativité dans le sens de mon imagination et que ça,
- 22:16en fait,
- 22:17c'est aussi un truc que je peux insuffler dans un livre.
- 22:22Et comme c'était très compliqué pour moi,
- 22:24le 1er janvier,
- 22:25de réouvrir mon fichier,
- 22:26tu vois,
- 22:26ça m'a pris trois mois avant d'être capable d'ouvrir le doc,
- 22:31je me suis dit,
- 22:32il faut que je me chauffe,
- 22:33en fait.
- 22:33Il faut que je reparte dans une écriture qui est beaucoup plus régulière.
- 22:37Et du coup,
- 22:37j'ai créé cette petite chronique perso qui s'appelle « Bobines,
- 22:40tirez le fil de soie » .
- 22:41Donc,
- 22:41toujours dans cette idée de parler aux femmes de ma communauté,
- 22:44d'aborder des sujets qui n'engagent que moi et qui racontent mon expérience,
- 22:48mais qui permettent quand même peut-être de se poser des questions à la fin de l'aile.
- 22:52de chaque article.
- 22:54J'ai revu ma newsletter qui est toujours dédiée à l'Italie,
- 22:57mais qui a un format beaucoup plus foisonnant.
- 23:01Je l'appelle Curiosaare,
- 23:02le verbe qui va avec la curiosité.
- 23:05Et là aussi,
- 23:05je m'éclate bien.
- 23:06Donc,
- 23:06tu vois,
- 23:07des petites choses comme ça qui restent complètement gratuites,
- 23:09mais qui me permettent de me relancer.
- 23:12Et à côté,
- 23:12voilà ce projet d'écriture.
- 23:14Et j'ai quand même gardé des petits partenariats qui font sens pour moi.
- 23:17Mais voilà,
- 23:18après,
- 23:18j'essaie d'être...
- 23:20C'est intéressant parce qu'on a fait une émission sur l'écriture il y a deux ou trois semaines,
- 23:25je ne sais plus exactement,
- 23:25avec une femme qui s'appelle Gaïa Nataf et elle parlait justement de ce rapport à l'écriture,
- 23:29que l'écriture pour se reconnecter à soi,
- 23:31pour réussir à se réparer aussi de certaines choses et puis de mettre sur le papier.
- 23:36Et c'est vraiment cette essence-là.
- 23:37Donc,
- 23:37on a une super émission là-dessus.
- 23:38Donc,
- 23:39ça fait un peu écho avec ce que tu racontes.
- 23:42Elle fait des groupes d'écriture aussi.
- 23:44Ah,
- 23:44très bien.
- 23:45Et je trouve ça vachement intéressant.
- 23:47C'est une très jolie émission et je trouve que par rapport à tout ce que tu racontes,
- 23:50de ce que...
- 23:50de ce que tu as vécu et où tu en es aujourd'hui.
- 23:53Nous,
- 23:53dans nos émissions,
- 23:54au bout d'un moment,
- 23:54j'ai l'impression qu'on revient toujours à la boucle et on revient toujours à soi.
- 23:58Il y a toujours un peu d'écriture quand même.
- 23:59Quand on revient vraiment à soi,
- 24:01en introspection profonde,
- 24:03il y a toujours ce lien de soi à soi,
- 24:05en fait,
- 24:05qui se crée par l'écriture et qui laisse une trace.
- 24:07Oui,
- 24:07et je crois que quand tu es...
- 24:09Tu vois,
- 24:09moi,
- 24:09je ne suis pas quelqu'un qui va faire cinq minutes d'écriture automatique ou ce genre de choses par jour qui m'imposent ce truc-là.
- 24:16Par contre,
- 24:17il y a eu des périodes où j'ai beaucoup plus écrit que d'autres.
- 24:20et quand je reprends,
- 24:21je relis ces trucs-là,
- 24:23j'oublie que j'avais réussi à être aussi claire avec moi-même sur certaines idées,
- 24:28tu vois,
- 24:28que j'avais déjà mis le doigt sur des choses et c'est chouette en fait d'avoir ces archives-là et de se dire,
- 24:35bon ben en fait,
- 24:38tu vois,
- 24:38je donne vraiment de moi-même pour essayer de m'améliorer,
- 24:41de comprendre.
- 24:43Là,
- 24:43c'est incroyable comment j'étais à la ramasse mais maintenant j'ai compris que,
- 24:46moi ça me passionne en fait ce truc-là.
- 24:49Cette idée d'être en évolution permanente.
- 24:52Et je trouve qu'il n'y a pas...
- 24:55En fait,
- 24:55quand tu ouvres cette porte-là,
- 24:56la porte de la réflexion,
- 24:58la porte de grandir,
- 24:59de s'améliorer,
- 25:00de comprendre.
- 25:02Moi,
- 25:02c'est une porte que j'ai ouverte au moment de mon divorce,
- 25:05quand j'avais
- 25:0627-28 ans,
- 25:08parce que c'est ma première vraie claque.
- 25:10pour m'être rendue compte que je m'étais complètement plantée.
- 25:13Plantée d'une personne,
- 25:14mais plantée en fait de vie,
- 25:16de valeur,
- 25:17de ce que j'avais envie de faire,
- 25:18des gens autour de moi.
- 25:19Genre,
- 25:20j'étais à la ramasse totale.
- 25:22Et ça a été une claque qui m'a permis d'être assez au bout de la roulette,
- 25:26mais de repartir.
- 25:27En général,
- 25:28ça ne te pèse comme pas.
- 25:30Mais de repartir en fait sur un truc.
- 25:33J'ai dû dépiauter en fait chaque temps de ma vie et me poser des questions.
- 25:37Et en fait,
- 25:38je me suis retrouvée devant un truc où je me suis dit,
- 25:39en fait,
- 25:40là,
- 25:40je n'avais simplement pas assez réfléchi.
- 25:42Je ne me suis pas posé les bonnes questions.
- 25:44Je n'ai pas regardé la vérité en France.
- 25:46Et quand tu vis ça,
- 25:47moi,
- 25:47j'ai eu la chance de le lire jeune.
- 25:50C'est un truc qui m'a vraiment aidée après.
- 25:52Alors,
- 25:53je n'ai pas réussi à le faire tout le temps,
- 25:54notamment autour du thème de la maternité.
- 25:56Il y a plein de choses auxquelles je n'avais pas suffisamment réfléchi avant d'avoir un premier enfant,
- 26:01parce que j'étais à un moment où j'avais envie de développer mes choses à moi.
- 26:06Et il n'y a rien de plus…
- 26:09Enfin,
- 26:09avec la maternité,
- 26:10tu étais tellement dans l'autre,
- 26:13tu étais plus autocentré.
- 26:15Là,
- 26:15il y a eu un couac,
- 26:16tu vois,
- 26:16où j'ai eu vachement de mal.
- 26:17Donc,
- 26:17il y a plein de moments comme ça où je me suis de nouveau,
- 26:20tu vois,
- 26:20pris les pieds dans le tapis.
- 26:21Mais c'est un réflexe.
- 26:23En fait,
- 26:23revenir tout le temps à un moment ou à un autre,
- 26:26à ce…
- 26:27En fait,
- 26:27là,
- 26:27on va se calmer,
- 26:28on va s'asseoir,
- 26:29on va écrire trois bullet points,
- 26:30là,
- 26:30on va réfléchir deux secondes.
- 26:32Et puis,
- 26:33on avance.
- 26:33et moi ça j'adore
- 26:35C'est ça qui est hyper intéressant,
- 26:36c'est pour ça qu'on voit que la vie,
- 26:37elle n'est pas linéaire et quand on regarde ton parcours,
- 26:39quand on regarde le mien,
- 26:40c'est un petit peu la même chose aussi.
- 26:41Il y a des moments où,
- 26:42en fait,
- 26:43des fois,
- 26:43la vie,
- 26:43elle ne fait pas de cadeaux,
- 26:44mais elle ne fait pas de cadeaux parce qu'on lui laisse aussi,
- 26:46entre guillemets,
- 26:47l'opportunité de se réinventer.
- 26:49Et on prend,
- 26:50ah ouais,
- 26:50d'accord,
- 26:50donc là,
- 26:51j'ai pas peut-être pas...
- 26:52Quand tu dis j'ai pas assez réfléchi,
- 26:53je ne suis pas vraiment sûre que ce soit forcément le bon terme,
- 26:55mais c'est juste que c'est aussi des moments de vie.
- 26:57Enfin,
- 26:57ça,
- 26:57c'est philosophique,
- 26:58absolument.
- 26:59on devait vivre pour vivre différemment pour faire en sorte de tous les construits
- 27:04pour mieux se reconstruire.
- 27:06Et moi,
- 27:06je trouve que ces moments-là,
- 27:08dans la vie,
- 27:09c'est aussi les plus beaux cadeaux qui sont très mal emballés sur le moment,
- 27:12mais qui font en sorte qu'après,
- 27:14ça nous permet d'évoluer,
- 27:15de changer,
- 27:17de se transformer,
- 27:18en fait.
- 27:18C'est ça qui est joli.
- 27:19Oui,
- 27:19mais de toute manière,
- 27:22je ne profite qu'aussi bien de ce que je suis en train de construire maintenant que parce que j'ai passé deux ans au bout de la roulette.
- 27:30que parce que j'ai travaillé comme une malade pendant 15 ans,
- 27:34que les moments les plus difficiles restent pour moi les plus intéressants parce que c'est là où,
- 27:42en effet,
- 27:43le cadeau,
- 27:44le mec qui fait le paquet,
- 27:45ouais,
- 27:46foirade,
- 27:47mais c'est incroyable.
- 27:50Pour moi,
- 27:50le sel de la vie,
- 27:52il est là.
- 27:52Il est dans ces moments que tu vas traverser.
- 27:55J'ai l'impression aussi que quand la vie,
- 27:58je ne sais pas si elle t'impose quelque chose.
- 28:01c'est que tu es capable aussi d'aller de l'avant avec ce truc-là.
- 28:05Donc voilà,
- 28:06une petite forme de confiance en soi aussi à construire avec tout ça et d'acceptation.
- 28:10Oui,
- 28:10l'acceptation,
- 28:11ce n'est pas facile tous les jours.
- 28:13Et c'est surtout si nos auditrices nous écoutent ou nos auditeurs sont dans ces moments-là.
- 28:16Et souvent,
- 28:17je parle souvent à des amis qui sont dans ces moments-là et je leur dis,
- 28:20tu ne te rends pas compte là,
- 28:21mais là,
- 28:21c'est le moment qui est génial.
- 28:22C'est le moment où tu peux te réinventer,
- 28:24où tu peux reprendre ta feuille et tu peux dire,
- 28:25attends,
- 28:26mais qu'est-ce que j'ai envie ?
- 28:26Comment est-ce que j'ai envie de le faire ?
- 28:28Et c'est des moments qui sont super parce qu'après,
- 28:30quand t'es pris dans le tourbillon,
- 28:31dans l'élan,
- 28:31dans finalement ça fonctionne et tout,
- 28:33t'as pas le temps de te dire qu'est-ce que j'ai envie en fait.
- 28:36Peut-être un peu de temps en temps,
- 28:37mais dans les vraies choses,
- 28:38tu peux pas tous les jours divorcer,
- 28:41tu peux pas tous les jours changer de pays,
- 28:42tu peux pas tous les jours créer une nouvelle boîte si tu veux que ça fonctionne.
- 28:46Sinon,
- 28:46c'est des pays qui marchent pas.
- 28:48Donc c'est ces vraies décisions de comment est-ce que je m'y mets,
- 28:50qu'est-ce que je mets en place.
- 28:52Et en fait,
- 28:52c'est des moments qui sont,
- 28:53moi,
- 28:54que je trouve magiques.
- 28:55Oui,
- 28:55puis je crois qu'il y a un truc aussi autour de la…
- 28:58Autour du sentiment de peur,
- 29:00il y a plein de choses qui nous font peur,
- 29:02pour plein de raisons différentes quand on grandit,
- 29:05d'un métier qu'on a peur de choisir,
- 29:07d'une famille qu'on a peur de construire,
- 29:09d'un changement de pays.
- 29:10Et moi,
- 29:11j'ai un peu appris,
- 29:12j'ai l'impression pour moi,
- 29:13la peur,
- 29:14ça a toujours été une sorte de feu vert qui clignote,
- 29:17de quelque chose que j'avais profondément envie de faire,
- 29:20tellement envie de faire que ça me paralysait de trouille et qu'en fait,
- 29:24il fallait y aller.
- 29:27Et ça maintenant,
- 29:28tu vois,
- 29:28quand je ressens le sentiment de peur,
- 29:31j'essaie de prendre la petite distance pour me dire,
- 29:33attends,
- 29:33mais qu'est-ce qui fait peur ?
- 29:36C'est le fait de devoir tout bazarder pour arriver à ce truc-là,
- 29:40c'est ce truc-là en lui-même,
- 29:42qu'est-ce qui se joue ?
- 29:43Et c'est marrant parce qu'en coaching,
- 29:45justement,
- 29:45ce sentiment de peur,
- 29:46quand on a le sentiment de cette peur qui arrive,
- 29:48il faut se poser quatre fois la question.
- 29:50C'est-à-dire,
- 29:50pourquoi j'ai peur ?
- 29:52Répondre.
- 29:53avec forcément encore une peur.
- 29:55Mais pourquoi j'ai peur de ça ?
- 29:56Je vais faire quatre fois de suite.
- 29:57Ah génial !
- 29:58Au bout de quatre fois de suite,
- 30:00quand tu es arrivé à la quatrième fois,
- 30:03tu te rends compte qu'en fait,
- 30:05ce que tu dis,
- 30:06c'est souvent parce que c'est quelque chose qui te fait très envie ou ce n'est pas forcément quelque chose qui fait extrêmement peur plus que ça quand tu t'es interrogé vraiment.
- 30:13C'est sûr,
- 30:13quand tu le fais avec un coach,
- 30:14c'est plus simple parce que c'est lui qui va te poser la question puisque nous,
- 30:16on est très forts pour dévier la réponse en disant pas du tout.
- 30:21Donc là,
- 30:21il ne peut pas te rater.
- 30:23Mais en général,
- 30:23de le faire de soi à soi,
- 30:24quand on a un peu le tips,
- 30:26c'est hyper intéressant.
- 30:26Mais pour plein de choses.
- 30:27Après,
- 30:27ça,
- 30:28c'est dans des grosses questions de vie,
- 30:30mais pour même des trucs au quotidien.
- 30:32Pourquoi j'ai peur ?
- 30:33Je ne sais pas,
- 30:33ça peut être des trucs tout bêtes.
- 30:34Mais pourquoi j'ai peur de ça ?
- 30:35Et pourquoi j'ai peur de ça ?
- 30:36Et pourquoi ?
- 30:37En fait,
- 30:37on se rend compte que ça va,
- 30:39c'est juste nous.
- 30:39Je pense que c'est un super truc aussi à retenir pour les enfants.
- 30:43Je le testerai sur un enfant.
- 30:44je reviendrai vers toi avec le résultat je te remercie et donc on parlait des
- 30:48peur et justement ces cadeaux mal emballés ou ces peurs.
- 30:51Et toi,
- 30:51c'est quoi les plus grandes peurs que tu as eues dans ta vie et que tu as réussi justement à dompter,
- 30:56à transcender ?
- 31:00Écoute,
- 31:00il y a des choses plus ou moins légères qui me viennent en tête.
- 31:03Je vais t'en raconter une pour commencer légère,
- 31:06ça nous fera du bien.
- 31:08Il y a eu un moment quand j'ai
- 31:12Quand j'ai développé mon site et tout ça,
- 31:14et en fait,
- 31:14il y a eu le début d'Instagram,
- 31:16il y avait les stories.
- 31:17Et en fait,
- 31:18les stories,
- 31:19ça m'a ramenée à un truc de théâtre,
- 31:21parce que toi et moi,
- 31:21on s'est aussi connus via le théâtre,
- 31:23où en fait,
- 31:25les stories et le côté instantané,
- 31:30l'énergie du moment,
- 31:32en fait,
- 31:32ça m'a mis dans une forme de joie.
- 31:35Ça m'a reconnectée à un truc de mon enfance vachement fort.
- 31:38Et j'ai mis du temps à comprendre que j'avais envie.
- 31:41de refaire du théâtre,
- 31:42refaire un format comme ça.
- 31:45Et donc,
- 31:45j'ai créé cette web-série qui s'appelle Dolce Foglia.
- 31:48Je vous invite à aller la voir,
- 31:49c'est hilarant en fait.
- 31:50C'est chaud !
- 31:52Voilà,
- 31:53mais pour faire ça,
- 31:54Sarah,
- 31:55j'ai dû me dépasser des peurs qui étaient,
- 31:58mais j'étais paralysée.
- 32:01J'étais paralysée d'avoir eu l'idée et de me le dire à moi-même.
- 32:06Tu sais,
- 32:06comme quand des fois,
- 32:07tu as des idées qui te traversent et tu fais…
- 32:09Je ne vais quand même pas penser un truc pareil.
- 32:11Merde,
- 32:12ça y est,
- 32:12je l'ai pensé,
- 32:12c'est écrit quelque part.
- 32:14J'étais terrorisée.
- 32:16Et tout ce process-là de création a été absolument terrorisant.
- 32:19Un truc qui m'a aidée,
- 32:21c'est que j'ai revu mon prof de théâtre que tu connais,
- 32:23Henri Mazini,
- 32:23à ce moment-là.
- 32:24On ne l'embrasserait pas.
- 32:25Il y en a un qui m'appelle encore Saucisse,
- 32:2730 ans après.
- 32:31J'avais mon deuxième enfant de 6 mois.
- 32:34Je tournais chez moi dans des conditions…
- 32:36Je me disais...
- 32:37Au début,
- 32:37j'étais partie en mode super production.
- 32:39Je me suis rendu compte que je n'avais pas un euro.
- 32:40C'était compliqué de prendre un réalisateur 14 figurants et de trouver des lieux.
- 32:45J'adore travailler dans la contrainte.
- 32:47Je trouve que plus tu as de contraintes,
- 32:48plus tu es créatif.
- 32:50Je me suis dit que je vais faire tous les personnages.
- 32:51Je ne vais faire aucun décor et on va être chez moi.
- 32:54Je me suis éclatée profondément avec ce truc.
- 32:58Je suis allée dans mes délires total.
- 33:03J'étais moi-même à 1000%.
- 33:05Je faisais tout toute seule.
- 33:06détestais que quelqu'un me regarde,
- 33:08il fallait que je sois toute seule à faire mon truc.
- 33:10J'avais aucun problème après à le montrer à la terre entière sur YouTube,
- 33:14mais le moment de la création,
- 33:15c'était vraiment ma petite marmine personnelle.
- 33:18Et là,
- 33:18vraiment,
- 33:19je suis allée chercher un truc de peur,
- 33:21ce truc de peur barre excitation,
- 33:23où tu sais tellement qu'il faut que tu fasses ce truc pour toi,
- 33:27c'est pas possible.
- 33:29Donc là,
- 33:29tu vois,
- 33:29il y a eu une peur un peu comme ça.
- 33:31Une autre peur qui a été un grand moment pour moi de...
- 33:36de découverte de mes capacités.
- 33:41En fait,
- 33:41c'est autour de la maternité où pour mon troisième enfant,
- 33:44j'avais eu deux premiers accouchements qui étaient assez traumatisants pour des raisons complètement différentes.
- 33:51Mais j'étais vraiment,
- 33:52vraiment traumatisée.
- 33:53Je n'avais rien dit.
- 33:54J'avais complètement tout rentré à l'intérieur de moi et surtout,
- 33:57je n'avais rien compris.
- 33:58Et quand j'ai été enceinte du troisième enfant,
- 34:01il s'avère que juste avant,
- 34:03j'avais écouté...
- 34:04écouté un podcast qui m'avait fait lire un livre où en fait,
- 34:06il y avait comme une petite ampoule qui s'était allumée.
- 34:09Et quand j'étais enceinte,
- 34:10j'ai compris que j'avais un espèce de parcours du combattant de neuf mois devant moi pour comprendre ce qui s'était passé,
- 34:18digérer mes traumas,
- 34:20me créer un nouveau mental,
- 34:22rentrer des messages à l'intérieur de mon corps pour être capable de gérer cet accouchement complètement différemment.
- 34:27Alors,
- 34:27j'ai fait ce que des femmes font depuis la nuit des temps,
- 34:29c'est-à-dire que j'ai accouché sans péril.
- 34:33dans un truc accompagné de sages-femmes à l'hôpital,
- 34:36comme ça dit sur le papier,
- 34:38très bien.
- 34:39Mais en fait,
- 34:39ça a été un tel parcours et une telle aventure pour accepter,
- 34:45gérer,
- 34:46m'entourer de femmes extraordinaires qui m'ont aidée à chaque étape.
- 34:49C'est-à-dire que j'avais une doula,
- 34:51la sage-femme.
- 34:52des amis autour de moi,
- 34:53des inconnus qui ont dit les bonnes choses au bon moment,
- 34:56des lectures que j'ai faites.
- 34:57Il y a eu un espèce de parcours où en fait là,
- 34:59j'ai vraiment transcendé ma peur pour la transformer en force,
- 35:04courage,
- 35:05sauvagerie,
- 35:06quelque chose que je ne retrouverai plus jamais parce qu'il n'y a pas d'autres occasions,
- 35:08je pense,
- 35:11de trucs féminins qui viennent de l'intérieur,
- 35:14de puissance qu'on a toutes d'ailleurs,
- 35:16qu'on est accouché ou pas,
- 35:17qu'on est des enfants ou pas.
- 35:18Je pense que ça a complètement à voir avec un espèce de pouvoir de création pour les femmes.
- 35:22J'en suis convaincue.
- 35:24Et ça,
- 35:25c'est vraiment une peur qui m'a fait énormément avancer.
- 35:28C'est beau.
- 35:29Écoute,
- 35:30ça tombe bien.
- 35:31Je suis en train d'écrire dessus.
- 35:34C'est super.
- 35:35Ça me touche ces sujets.
- 35:36Je trouve ça génial.
- 35:37Voilà.
- 35:39Mais non,
- 35:39non,
- 35:39c'est vrai que ces moments de peur qu'il faut…
- 35:46ils ont une...
- 35:47Un pouvoir de transformation,
- 35:48en fait,
- 35:48ces moments de peur qui sont immenses.
- 35:52On parlait un peu offline des situations liées à nos papas qui se ressemblent en miroir sur différentes choses.
- 36:01Moi,
- 36:01il est parti il y a quelques mois seulement.
- 36:06Et là,
- 36:07dans ces moments-là,
- 36:08se sont jouées,
- 36:09évidemment,
- 36:11des peurs absolument insoutenables.
- 36:13Mais c'est vrai qu'on est quand même capable de tout traverser.
- 36:16Et on enchaîne sur qu'est-ce que tu préfères manger en Italie ?
- 36:22Ok.
- 36:22Mais je trouve que c'est super intéressant justement ces peurs et souvent ces moteurs en fait.
- 36:27Et souvent j'ai l'impression que si on ne les écoute pas et que finalement on n'y va pas parce qu'on a trop peur,
- 36:31elles reviennent taper à la porte et puis ça revient et puis ça s'installe un peu quoi.
- 36:37Donc en fait après tu vis avec cette peur qui finalement quand tu la transcendes et quand tu ne demandes qu'à toi pourquoi tu as peur,
- 36:42au final tu peux le faire.
- 36:44Je vous invite à regarder,
- 36:45je vais mettre le lien de la série,
- 36:46parce que c'est trop génial,
- 36:47ces petites pastilles que tu avais faites,
- 36:48c'était hyper chouette.
- 36:50Je n'enverrai pas des photos de tes enfants,
- 36:51parce que bon,
- 36:52c'est un peu perso,
- 36:53mais ils sont hyper beaux.
- 36:54Donc comme quoi,
- 36:56tu vois ce que je veux dire,
- 36:57que les créations que tu veux faire à la fois à un enfant,
- 36:59puis à la fois aussi,
- 37:00ça peut être aussi créatif.
- 37:02Un enfant est créatif,
- 37:03certes,
- 37:03mais c'est hyper joli de pouvoir le transformer,
- 37:06le transcender.
- 37:08Et moi,
- 37:08j'ai trop hâte de pouvoir lire ce nouveau livre.
- 37:11et puis si on va en Italie,
- 37:13on regarde évidemment ton blog.
- 37:16Ton blog ?
- 37:17Ton blog.
- 37:18Attends,
- 37:18je vais en refaire.
- 37:20Et si on veut aller en Italie,
- 37:21évidemment,
- 37:22on regardera.
- 37:22Je mettrai le lien du site avec toutes les infos que tu nous donnes.
- 37:27Et puis,
- 37:27pourquoi pas,
- 37:28refaire des fugues bientôt,
- 37:29l'année prochaine ou dans quelques temps.
- 37:30Ce n'est pas quelque chose qui est...
- 37:32C'est une pause,
- 37:32ce n'est pas une fin.
- 37:34Exactement.
- 37:34En fait,
- 37:35je n'avais pas du tout envie de mettre des mots très enfermants.
- 37:41en faisant une vidéo face caméra.
- 37:44Il y a des gens qui ont arrêté des projets qui ont fait des vidéos face caméra pour expliquer pourquoi.
- 37:48Et ça fait complètement sens.
- 37:50En fait,
- 37:50moi,
- 37:50c'est une aventure qui continue et qui prend une autre couleur.
- 37:53À aucun moment,
- 37:54je vois comme une interruption,
- 37:56comme une fin et un redémarrage de quelque chose.
- 37:59C'est l'aventure aussi à l'Idi Firenze qui prend une autre saveur,
- 38:04qui va vers autre chose.
- 38:06J'ai dans mon petit bagage,
- 38:08tu vois bah
- 38:10toute l'expérience de tout ce qu'on a pu faire,
- 38:13je m'interdis à aucun moment de refaire,
- 38:16de réorganiser un événement avec une autre forme,
- 38:19avec un autre titre,
- 38:20avec une autre modalité.
- 38:21Mais je pense que ce n'est pas la fin de tout ça,
- 38:25c'est sûr.
- 38:25Je trouve ça joli aussi parce que souvent,
- 38:27tu sais,
- 38:27moi je sais que je fais beaucoup de choses et que j'ai fait beaucoup de choses dans ma vie,
- 38:31mais que ça a toujours été des paliers,
- 38:32c'est des choses où je n'ai jamais fermé des portes,
- 38:34c'est-à-dire que je rajoute des couches et en fait,
- 38:38je...
- 38:38Je suis comédienne,
- 38:40je joue peut-être un petit peu moins,
- 38:41mais je tourne encore.
- 38:43Je fais un podcast et puis j'ai rajouté une couche de coaching parce que j'adore ça.
- 38:46Et puis en fait,
- 38:47mais je n'arrête pas non plus d'être directrice de casting parce que c'est quelque chose qui me plaît.
- 38:51Et en fait,
- 38:51j'aime bien pouvoir manier plein de choses parce que je trouve que tout se nourrit.
- 38:55Et c'est vrai que pour les femmes qui nous écoutent ou les hommes qui ont envie de créer leur entreprise,
- 38:59mais qui ont un CDI par exemple,
- 39:01allez-y en douceur.
- 39:02Trouvez,
- 39:03allez peut-être en mi-temps,
- 39:04puis commencez à faire des choses.
- 39:05On ne peut pas être tout blanc ou tout noir dans deux secondes.
- 39:07C'est bien de pouvoir justement allier plein de différentes forces et de le garder.
- 39:12Oui,
- 39:12et je rebondis sur ce que tu as dit,
- 39:14qui pour moi a été une réalisation personnelle absolument fondamentale pour m'aider à avancer.
- 39:20Quand tu dis « je suis comédienne,
- 39:22mais je suis aussi coach,
- 39:22directrice de casting,
- 39:23et puis peut-être que tu fais des crêpes le week-end,
- 39:25moi je n'en sais rien,
- 39:25mais en tout cas,
- 39:26tu vois,
- 39:27il y a toutes ces choses-là qui sont très toi.
- 39:29Et en fait,
- 39:30peut-être qu'à 40 ans,
- 39:32c'est plus facile aussi qu'à 20 ou à 30.
- 39:34en fait tu
- 39:35embrace,
- 39:35comme disent les Américains.
- 39:37Tu prends tout ça et tu affirmes que c'est toi.
- 39:40Et en fait,
- 39:40voilà,
- 39:40c'est ce petit kaléidoscope qui te ressemble.
- 39:43Moi,
- 39:43j'ai eu un moment,
- 39:44quand j'ai commencé à l'édifier en Z,
- 39:45où en fait,
- 39:46j'ai eu ce problème-là de l'étiquette.
- 39:48Les gens voulaient...
- 39:50que je sois quelque chose.
- 39:51Or,
- 39:51moi,
- 39:52j'avais le site,
- 39:53mais je voulais faire une plateforme.
- 39:55Donc,
- 39:55je voulais qu'il y ait une vision très claire de l'Italie et que ça se décline de plein de manières différentes.
- 39:59Et donc,
- 39:59il y a un e-shop.
- 40:00Et donc,
- 40:00il y a des bouquins.
- 40:01Et donc,
- 40:02il y a un site.
- 40:02Et qu'il y ait des événements.
- 40:04Et que ceci.
- 40:04Et en fait,
- 40:05c'est en discutant avec une amie à moi ici qui est artiste et qui est plein de choses à la fois et qui a trouvé un fil rouge et qui a mis,
- 40:16en fait...
- 40:17toutes les aspects de sa personnalité et de ce qu'elle savait le mieux faire,
- 40:21qui m'a aidée en fait à me dire,
- 40:22mais non,
- 40:22en fait,
- 40:23moi aussi,
- 40:23je peux être,
- 40:25pas un monosujet,
- 40:26mais toutes ces choses-là,
- 40:28le raconter à ma manière et l'accepter en fait.
- 40:31Et je trouve que ça,
- 40:32c'est aussi un peu,
- 40:34quel kiff d'avoir 40 ans,
- 40:36quel kiff d'avoir pris de l'âge et un tout petit peu plus de maturité et d'être un peu plus dans l'acceptation,
- 40:43de s'aimer un tout petit peu plus ou un peu plus justement.
- 40:46on est comme ça,
- 40:47ça fait 40 ans qu'on vit à l'intérieur,
- 40:49alors on sait très bien qu'il y a des révolutions qu'on ne sera pas capable de faire des chantiers qui ne seront pas les nôtres mais voilà c'est comme ça et du coup ce côté un peu d'acceptation tout en ayant ce truc de continuer à évoluer pour s'améliorer et bien c'est une balance qui je trouve devient très très agréable à
- 41:09l'âge que nous avons,
- 41:10ma chère femme oui mais nous sommes très jeunes zéro raison,
- 41:13regarde oh t'es trop belle
- 41:16Et en plus ce qui est génial c'est que ça enlève des peurs aussi parce que souvent la peur d'arrêter par exemple une carrière d'actrice parce qu'on veut faire du coaching ou on veut faire peut-être du yoga,
- 41:26on peut tout cumuler et puis c'est peut-être dans ces moments-là qu'on peut avoir le plus beau rôle de notre vie qui va peut-être arriver comme ça parce que c'est autre chose qui nous l'a amené.
- 41:36Et en fait on a commencé l'émission en la préparant comme ça où je lui ai dit j'aimerais bien parler de...
- 41:42Qu'est-ce que la vie,
- 41:42en fait ?
- 41:43Est-ce que c'est la vie qui te surprend ou est-ce que c'est toi qui décides,
- 41:45en fait ?
- 41:46C'est qui qui décide ?
- 41:47Moi,
- 41:47je pense que la vie,
- 41:48elle décide quand même pas mal.
- 41:49Mais avec la personnalité que tu as et que j'ai,
- 41:51c'est-à-dire qu'on va suivre aussi ces informations.
- 41:53On va suivre la peur.
- 41:54On va dire,
- 41:55ah,
- 41:55ça,
- 41:55j'ai peur,
- 41:55donc j'y vais.
- 41:56Ça,
- 41:56finalement,
- 41:57ah,
- 41:57j'ai eu cette nouvelle idée.
- 41:59Qu'est-ce qu'on en fait ?
- 42:00Ah,
- 42:00forcément,
- 42:00on fonce.
- 42:02J'ai ça.
- 42:03et c'est ça que je trouve génial.
- 42:05En tout cas,
- 42:05moi,
- 42:06j'ai vachement aimé ce petit moment avec toi.
- 42:08Est-ce que tu veux...
- 42:09On arrive presque à la fin.
- 42:10Est-ce que tu veux nous dire un petit mot pour la fin ?
- 42:12Quelque chose de sympa ?
- 42:14Je crois que non.
- 42:16Ce que j'ai envie de dire,
- 42:17c'est ce que je dis à toutes les femmes qui m'entourent.
- 42:22Il faut savoir prendre soin de soi.
- 42:27Pour être en connexion avec les autres,
- 42:29pour être bien avec les autres,
- 42:31qu'on ait une famille ou qu'on n'ait pas de famille,
- 42:32que ce soit au travail,
- 42:33que ce soit à la maison,
- 42:34il faut prendre soin de soi deux secondes.
- 42:36Il faut respecter.
- 42:38ses besoins du moment,
- 42:39il faut arrêter de faire le bulldozer tout le temps.
- 42:42Ça va de le faire,
- 42:44mais il y a des fois quand on sent que ça coince,
- 42:46quand on sent notamment quand c'est le corps qui parle et qui dit « là,
- 42:49madame,
- 42:49il faut s'arrêter » ,
- 42:50il faut vraiment prendre le temps de s'écouter deux secondes et de savoir se faire du bien.
- 42:54Ce qui peut passer par plein de petites choses,
- 42:56qui sont des choses qui peuvent être aussi complètement gratuites.
- 42:59On aurait tous un parc à côté de chez nous pour aller faire une demi-balade le week-end.
- 43:05On peut tous essayer de faire l'effort le week-end,
- 43:07de se préparer.
- 43:07préparer un truc bon à manger pour avoir un truc bon au déjeuner à partir du lundi.
- 43:12Mais en fait,
- 43:12c'est ces petites actions du soin de soi au quotidien qui,
- 43:15je trouve,
- 43:16font la différence.
- 43:17Aussi,
- 43:18même pour t'aider dans des périodes de transition quand ça ne va pas.
- 43:20Si en plus tu bouffes mal,
- 43:22si en plus tu dors mal,
- 43:25des petites choses au quotidien pour se faire du bien et avancer dans cette vie qui ne nous loupe pas,
- 43:30mais qui en même temps nous apporte quand même des satisfactions immenses.
- 43:35Oui,
- 43:35quand on arrive à voir en fait que,
- 43:37ok,
- 43:37quand on arrive à déballer le cadeau,
- 43:38à jeter l'emballage de merde et à se dire,
- 43:41ah d'accord,
- 43:42et d'aller bien au fond du fond,
- 43:44il y a toujours quelque chose,
- 43:45même dans les moments les plus difficiles et on est bien placé pour le faire.
- 43:48Il y a toujours quelque chose,
- 43:49il y a toujours une lumière,
- 43:50il y a toujours,
- 43:51on va dire,
- 43:51une petite flamme qui est toujours bien calquée et qui fait en sorte qu'on peut le transmettre et de toute façon,
- 43:56on n'a pas vraiment le choix en fait.
- 43:57C'est-à-dire que moi,
- 43:58je pense qu'on décide d'avoir le choix de...
- 44:01soit de voir le positif,
- 44:03soit de voir le négatif.
- 44:04Et ça,
- 44:05ça nous appartient,
- 44:06en fait.
- 44:07Oui,
- 44:07c'est cette chose d'être passif ou d'être actif par rapport à ce qu'il y a des choses qu'on ne contrôle pas.
- 44:11Mais par contre,
- 44:12on peut contrôler la façon dont on réagit aux événements.
- 44:15Et en effet,
- 44:15positive attitude,
- 44:16ça,
- 44:17c'est notre créneau.
- 44:18En tout cas,
- 44:18c'était trop cool.
- 44:19Et puis moi,
- 44:19je vous dis à la semaine prochaine.
- 44:21Et puis,
- 44:21allez,
- 44:21moi,
- 44:22j'ai envie d'aller en Italie.
- 44:22Donc,
- 44:23moi,
- 44:23je vais aller à Florence.
- 44:25C'est bien.
- 44:26Je fais la chambre d'amis,
- 44:27je te prépare un café.
- 44:28OK.
- 44:29Moi,
- 44:29j'ai de la chance.
- 44:31Et moi,
- 44:31je vous dis à la semaine prochaine,
- 44:32je serai quand même là.
- 44:33Même si je suis en Italie,
- 44:34je serai quand même avec vous.
- 44:38Flamme des années 80.
- 44:40Le podcast qui allume la femme.