Latest / Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme. / Sage-femme engagée : écouter son corps, ses émotions et sa flamme intérieure.
Transcript
- 0:03Flamme des années 80.
- 0:05Le podcast qui allume la femme.
- 0:09Bonjour,
- 0:10alors je suis très heureuse aujourd'hui de recevoir Nina,
- 0:13qui est une sage-femme,
- 0:15et ça fait hyper longtemps que je vais interviewer une sage-femme,
- 0:17donc merci beaucoup Nina d'avoir accepté cette invitation.
- 0:20Et est-ce que tu veux te présenter en quelques mots,
- 0:22parce que tu n'es pas qu'une sage-femme,
- 0:24tu fais énormément de choses aussi à côté.
- 0:26Donc est-ce que tu veux te présenter ?
- 0:27Oui,
- 0:28avec plaisir.
- 0:28Merci déjà à toi Sarah de me proposer cette interview.
- 0:33Me présenter,
- 0:33ce n'est pas si évident que ça.
- 0:35Je suis donc sage-femme,
- 0:37j'ai un cursus de sage-femme diplômée d'État.
- 0:41Et ce qui s'est passé durant mon cursus,
- 0:43c'est que je me suis beaucoup interpellée sur la prise en charge des femmes et avec un questionnement qui était un peu personnel et qui m'a poussée à beaucoup investiguer parce que je me disais,
- 0:56mince,
- 0:56j'ai du mal à comprendre.
- 0:58la gestion de la douleur par les femmes,
- 1:00ça peut être dû au fait que je n'ai pas grandi avec ma mère.
- 1:03Et donc j'ai commencé à beaucoup m'interroger sur les femmes dès ma première année de sage-femme.
- 1:08Et ça a été hyper bouleversant parce que plus je me formais en plein d'approches,
- 1:12en thérapie manuelle,
- 1:14en nutrition,
- 1:15en acupuncture,
- 1:16enfin en plein de formations différentes,
- 1:18en thérapie comportementale aussi cognitive,
- 1:21plus je faisais ça,
- 1:21plus je me rendais compte que non,
- 1:22c'était pas moi le problème en fait.
- 1:25Il y avait une forme d'ignorance.
- 1:27qui partageait comme ça aussi de femme à femme,
- 1:30de mère à fille.
- 1:32Et ça a nourri tout mon parcours et toutes les formations que j'ai pu faire dès mes études de sage-femme et jusqu'à aujourd'hui.
- 1:40Et c'est ce qui m'a poussée à commencer à intervenir auprès des instances de santé,
- 1:45des associations,
- 1:47et ça m'a menée jusqu'à aujourd'hui.
- 1:49Je suis directrice,
- 1:49en fait,
- 1:50c'est le premier projet financé par le ministère de la Santé sur le yoga.
- 1:54Donc je suis directrice de ça.
- 1:56C'est à la fois très intense et flatteur,
- 1:59mais ça me challenge beaucoup parce que je dois justement représenter à la fois la santé de la femme par le prisme hyper médicalisé,
- 2:10si je puis le dire comme ça,
- 2:11et à côté de ça,
- 2:13tout ce qui m'a moi animée,
- 2:14les approches de médecine complémentaire,
- 2:17alternative et voir comment les femmes les utilisent de manière efficace ou pas.
- 2:22Aujourd'hui,
- 2:23c'est un peu ça qui m'anime et mon métier de sage-femme a plusieurs facettes.
- 2:28Je suis professeure de yoga et de yoga-thérapie,
- 2:30de yoga adapté à la santé des femmes.
- 2:33Je pratique l'acupuncture,
- 2:35la fasciathérapie,
- 2:36qu'est-ce que je peux encore dire ?
- 2:38J'ai effectivement aussi un podcast où j'interview des personnes qui m'animent.
- 2:43est-ce que tu peux donner le nom de ton podcast pour que les femmes puissent aller l'écouter aussi si elles ont envie justement d'avoir plus d'éclairage sur
- 2:51sur ce que tu proposes,
- 2:52ça s'appelle ?
- 2:53Le podcast,
- 2:54c'est Libère des mots,
- 2:55donc avec
- 2:56MAUX. Et puis,
- 2:57vous avez son compte Instagram.
- 2:59Vous avez aussi mon compte Instagram,
- 3:00Yoga Santé Féminine,
- 3:02où je commence justement à parler un peu plus de ce que c'est pour moi le yoga visé santé.
- 3:09En fait,
- 3:09si on reprend à la base,
- 3:10parce que je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui nous écoutent.
- 3:13En tout cas,
- 3:13moi,
- 3:13la première,
- 3:14maintenant,
- 3:14mon regard a changé par rapport à ça,
- 3:16mais par rapport à une sage femme.
- 3:17Parce que souvent,
- 3:18il y a beaucoup d'idées reçues et on imagine qu'on va avoir une sage femme.
- 3:21juste parce qu'on veut avoir un enfant ou on est enceinte ou alors on a eu un enfant et on doit se rééduquer son périnée.
- 3:27On est accompagné dans la grossesse.
- 3:31Souvent,
- 3:31sage-femme est synonyme de grossesse.
- 3:32Alors qu'en fait,
- 3:34tu peux nous en dire un peu plus,
- 3:35ce n'est pas forcément le cas.
- 3:36Tu peux faire aussi beaucoup d'autres choses en tant que sage-femme.
- 3:39Oui,
- 3:39en fait,
- 3:39notre métier aujourd'hui a une expertise,
- 3:42a plusieurs axes d'expertise.
- 3:44C'est ça qui est très intéressant,
- 3:45avoir une sage-femme.
- 3:47qui s'est spécialisée en échographie.
- 3:50Aujourd'hui,
- 3:51on a une place aussi très intéressante pour diagnostiquer des petits soucis gynécologiques,
- 3:56des grossesses,
- 3:57les accompagner,
- 3:58faire des datations.
- 3:59C'est important de voir que la profession s'est aussi agrandie,
- 4:05mais avec tout ce qui a évolué autour en termes de technologie.
- 4:09On a des sages-femmes,
- 4:10par exemple,
- 4:10qui ont une expertise en...
- 4:13périnéales,
- 4:14elles sont vraiment autour de tout ce qui va toucher la vulve,
- 4:16la santé vulvaire de la femme,
- 4:17la santé sexuelle de la femme,
- 4:19donc il y a des sachembes sexologues.
- 4:21On va avoir des sachembes qui sont très tournées sur la préparation à la naissance,
- 4:26des sachembes qui vont être dans le milieu médical,
- 4:28celles qui vont être en libéral,
- 4:30et sont en libéral elles vont développer beaucoup plus d'activités complémentaires,
- 4:34adjacentes,
- 4:35qui vont pouvoir aider la femme dans tout son parcours.
- 4:37Et aujourd'hui,
- 4:38on est une profession qui peut accompagner la jeune femme très rapidement,
- 4:43dès l'arrivée de ses règles jusqu'à longtemps,
- 4:45longtemps,
- 4:45la ménopause et puis tout le reste.
- 4:47On a une classe importante et on est un petit peu des...
- 4:52Comment le bras droit,
- 4:54la suite ou l'avant du gynécologue ?
- 4:56C'est-à-dire que si une femme,
- 4:58je prends un exemple,
- 4:59j'ai une expertise en endométriose,
- 5:02si une femme a des douleurs de règles importantes,
- 5:05une jeune fille,
- 5:06elle peut commencer par consulter sa sage-femme.
- 5:09Et cette sage-femme va pouvoir mettre en place des soins primaires,
- 5:13c'est comme ça qu'on appelle ça dans notre jargon médical,
- 5:15qui vont par exemple être de dire OK.
- 5:17On va faire un examen clinique de base pour vérifier que tout va bien,
- 5:20avec ou sans toucher vaginal.
- 5:22On va mettre en place des explications autour du cycle.
- 5:27Il y a des phases sachem qui se sont spécialisées sur le cycle menstruel.
- 5:31On va mettre en place peut-être une pilule pour voir si c'est vraiment ou pas lié à une endométriose ou pas.
- 5:37Faire en parallèle les examens complémentaires,
- 5:39dirigés vers un gynécologue qui lui,
- 5:41plus ou moins,
- 5:42donnera une indication aussi ou pas de chirurgie.
- 5:44Mais la sachem va rester là en coordination.
- 5:47Et souvent même,
- 5:49elle aura un peu plus de temps,
- 5:50entre guillemets,
- 5:51pour pouvoir accompagner cette femme progressivement à se réapproprier son cycle,
- 5:55sa pilule,
- 5:56son désir de grossesse.
- 5:59C'est un panel très large.
- 6:00C'est beaucoup plus large que ce qu'on peut penser,
- 6:02qui se limite juste à « je suis enceinte,
- 6:04je vois un massage femme,
- 6:05je fais une rééducation du périnée » .
- 6:07Non,
- 6:07en fait,
- 6:07si on a des fuites urinaires,
- 6:08des problématiques de santé sexuelles,
- 6:11on peut.
- 6:12Notre profession,
- 6:14aujourd'hui,
- 6:14autour de tout ce qui est émotionnel
- 6:17n'est pas encore hyper,
- 6:19si je puis dire,
- 6:22mise en avant.
- 6:23Parce que c'est vrai que souvent,
- 6:24moi,
- 6:24quand je vais voir ma sage-femme,
- 6:25tout le monde me dit « mais tu vas voir ta sage-femme ? »
- 6:27Et en fait,
- 6:27je dis « oui,
- 6:28mais c'est... »
- 6:28Ce qui est vraiment chouette,
- 6:30c'est qu'à la fois,
- 6:31pour avoir un rendez-vous avec une sage-femme,
- 6:32c'est quand même beaucoup plus facile aujourd'hui que d'avoir un rendez-vous avec un gynéco,
- 6:35parce qu'un gynéco,
- 6:36c'est très demandé.
- 6:37La sage-femme,
- 6:38il y a aussi un coût qui est moindre par rapport à aller voir un gynécologue,
- 6:42et elles sont beaucoup plus à l'écoute.
- 6:43Moi,
- 6:43par exemple,
- 6:44dans mon exemple personnel,
- 6:45c'est...
- 6:46une sage-femme qui a découvert que j'avais de l'endométriose.
- 6:48Mais quand je te dis ça,
- 6:49c'était j'avais 39 ans.
- 6:51J'ai vécu toute ma vie en allant voir plein de gynéco et personne ne m'a jamais posé ces questions avec cette finesse-là,
- 6:59en me proposant justement une échographie,
- 7:01en me disant oui,
- 7:02j'ai un stade 1 d'endométriose.
- 7:04Maintenant,
- 7:04je sais que ça ne se dit plus vraiment stade.
- 7:07Et pour moi,
- 7:07ça a été une révélation et du coup,
- 7:08c'est pour ça que je voulais vraiment faire une émission avec une sage-femme pour expliquer aux femmes que c'est hyper important.
- 7:14Et là,
- 7:14tu parlais d'émotionnel.
- 7:15Donc ça,
- 7:15est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?
- 7:17Parce qu'en plus,
- 7:18c'est vrai qu'elles ont plus le temps.
- 7:19Et pour moi,
- 7:20c'est des gens qui sont quand même vachement plus portés sur l'humain et sur vraiment la santé mentale et psychologique et physique des douleurs.
- 7:30Alors que le gynécologue,
- 7:31en général,
- 7:32ça dépend lesquels,
- 7:32mais ils ont quelque chose de très médical et ils ont peut-être moins de temps.
- 7:35Et donc,
- 7:35du coup,
- 7:36j'ai envie de vraiment...
- 7:36Donc,
- 7:37par rapport à l'émotionnel,
- 7:38est-ce que tu veux continuer ?
- 7:38Parce que du coup,
- 7:39j'ai fait une petite parenthèse.
- 7:42Oui,
- 7:44En fait,
- 7:44je pense que ce que je dis souvent à mes patientes,
- 7:47c'est qu'on va,
- 7:48aux femmes que j'accompagne,
- 7:49on peut aller voir un spécialiste pour son ospertise et ce spécialiste va développer une forme de sensibilité.
- 7:55Mais ce n'est pas pour autant qu'on va lui demander plus.
- 7:58Il y a des neurologues qui connaissent le nerf très bien,
- 8:01mais à côté de ça,
- 8:01ce ne sont pas des personnes qui vont avoir une empathie improbable après qu'ils aient fait une chirurgie.
- 8:06Et c'est important que les femmes distinguent l'acte technique qu'on recherche à travers une personne Non.
- 8:12et l'accompagnement qui peut demander à la fois l'acte technique et l'acte,
- 8:17la prise en charge,
- 8:19la considération émotionnelle de tout ce qui est en train de se passer.
- 8:22Notre profession a une difficulté,
- 8:28je trouve,
- 8:29aussi,
- 8:29qui est de se dire,
- 8:31nous,
- 8:31on peut se positionner pour l'accompagnement de la santé mentale des femmes,
- 8:34dans sa coordination et dans les conseils qu'on peut donner.
- 8:37Et quand je dis santé mentale,
- 8:38c'est aussi tout ce qui relève de l'émotionnel.
- 8:41et du comportement qu'on peut avoir avec notre façon de vivre,
- 8:45les changements de cycle par exemple,
- 8:46que ce soit la ménopause ou le cycle classique.
- 8:49Et là,
- 8:50le rôle de la sage-femme peut aussi être compliqué,
- 8:52parce qu'on est aussi,
- 8:54ce que je souhaite dire là,
- 8:55je n'ai pas envie de dire que les sages-femmes ne peuvent pas faire ça,
- 8:58ou qu'on n'a pas la possibilité,
- 9:01mais c'est important de savoir que la connaissance émotionnelle date des années 1950-60,
- 9:06donc c'est très récent.
- 9:08et que même notre profession a été un peu brimée pour avoir accès à ces connaissances-là.
- 9:17De plus en plus de Sacham s'intéresse aussi à la ménopause parce qu'elles-mêmes le vivent et se disent « Mais qu'est-ce qui se passe ? »
- 9:22« Pourquoi on a mis ça de côté ? »
- 9:24« Pourquoi tous ces tests sur les médicaments ont été beaucoup plus faits chez les hommes et pas les femmes ? »
- 9:29Donc il y a une modification aussi auprès de notre métier pour pouvoir se positionner vis-à-vis de ça.
- 9:38Et aujourd'hui,
- 9:40moi,
- 9:40j'essaie justement de ramener cette notion du corps de manière plus générale,
- 9:44parce que je pense que tu sais,
- 9:46quand une femme est enceinte,
- 9:47elle a...
- 9:48panel d'offres pour l'accompagnement,
- 9:51la préparation à la naissance.
- 9:53Mais pour moi,
- 9:53il y a eu aussi une éducation à ce que c'est une femme avec tout son panel,
- 9:57ses émotions.
- 9:58Et aujourd'hui,
- 9:59on a ce rôle-là,
- 10:00en tant que sage-femme,
- 10:01qu'on doit complètement,
- 10:04j'ai envie de dire,
- 10:06habiter,
- 10:06militer,
- 10:07proposer,
- 10:09dire en santé publique,
- 10:10non,
- 10:10on peut faire ça,
- 10:11on peut coordonner ça,
- 10:12on peut l'envoyer chez sa psychologue,
- 10:13on peut la ramener à son corps si elle est dissociée de son périnée.
- 10:16je ne sais pas,
- 10:17de son ventre,
- 10:17de son dos,
- 10:18si elle dort mal et que ça crée des liens mère-enfant perturbés.
- 10:22Je pense qu'on a une vraie place là à prendre sur l'accompagnement physiologique,
- 10:27émotionnel des femmes.
- 10:29Et ce que je voulais aussi te dire et dire à tes auditrices,
- 10:32c'est que par exemple,
- 10:33on connaît la dysphorie prémenstruelle,
- 10:35c'est les troubles forts du cycle menstruel,
- 10:37surtout du syndrome prémenstruel,
- 10:39mais les études n'ont commencé que vers les années 1990.
- 10:42Tu vois,
- 10:42ce n'est pas si loin en fait.
- 10:44et
- 10:46Tout ça fait que nous,
- 10:47entre femmes,
- 10:48que ce soit toi en tant que femme ou moi,
- 10:50simple femme,
- 10:50sans forcément parler de ma profession de sage-femme,
- 10:53on a des manques.
- 10:55Et j'espère que tous les mouvements qu'on est en train de mettre en place,
- 10:59moi avec le projet de recherche,
- 11:01c'est une facette que j'ai envie de vraiment développer,
- 11:03de dire que non,
- 11:04on doit pouvoir considérer les fluctuations hormonales de la femme avec l'impact que ça entraîne dans leur comportement émotionnel,
- 11:11dans comment elle peut elle-même vivre leurs propres besoins.
- 11:14Surtout,
- 11:14je pense que quand on le met en conscience déjà,
- 11:18il y a beaucoup de femmes qui ne sont pas conscientes vraiment de leur cycle parce qu'elles sont peut-être sous pilule ou elles agissent un peu comme des hommes parce qu'elles bloquent entre guillemets leur cycle.
- 11:26Et en fait,
- 11:27une fois qu'elles arrêtent la pilule,
- 11:28c'est aussi un grand chamboulement parce qu'elles retrouvent aussi les fluctuations d'hormones,
- 11:32tout ça.
- 11:33Et plus on est en conscience par rapport à ça,
- 11:34mieux on arrive à l'accepter,
- 11:36j'ai l'impression.
- 11:37Donc c'est vrai que c'est hyper important d'en parler pour que les femmes ne se prennent pas entre guillemets.
- 11:42parce que souvent,
- 11:42on peut avoir des...
- 11:43fulgation d'humeur ou des choses où on se sent plus vraiment être nous-mêmes avec des hormones ou même moi des pilules que j'ai pu prendre ou que moi je supporte pas du tout ça qui font en sorte que ben du coup ça nous met dans des dans des émotions qui sont complètement différentes et souvent même à la ménopause des amis qui sont en ménopause et qui ne se reconnaissaient pas forcément émotionnellement parce qu'il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer et le fait d'en parler déjà on se sent moins exclu entre guillemets parce que enfin là j'ai dit beaucoup de choses qui vont en même temps mais
- 12:09Tu vois ce que je veux dire ?
- 12:10Ce truc de prendre conscience,
- 12:11en fait.
- 12:11Déjà d'en parler,
- 12:12d'écouter,
- 12:13de se dire « Ah oui,
- 12:13alors comment est-ce que je pourrais faire ? »
- 12:14Oui.
- 12:15Est-ce que toi,
- 12:15tu penses qu'il y a des tips qu'on pourrait donner à certaines femmes qui sont soit…
- 12:20Je trouve que dans justement le fait de procréer,
- 12:24il y a quand même beaucoup de choses qui sont proposées tout autour.
- 12:27Mais par exemple,
- 12:28la ménopause,
- 12:29on en parle de plus en plus.
- 12:30Mais est-ce qu'une sage-femme,
- 12:32comme tu l'as dit,
- 12:32pourrait peut-être accompagner dans justement ce passage ?
- 12:35Et comment est-ce qu'on pourrait le mettre en place ?
- 12:38Est-ce que tu aurais des petits tips à donner à ces femmes-là ?
- 12:40Oui,
- 12:40tout à fait,
- 12:41avec plaisir.
- 12:41Et je pense que la première chose,
- 12:45à mon sens,
- 12:45à faire,
- 12:46et d'ailleurs,
- 12:46j'en parle,
- 12:47je donne une formation yoga et émotions,
- 12:50c'est qu'avant de pouvoir changer quoi que ce soit dans notre vie,
- 12:55de prendre une décision,
- 12:57les études d'Amazio l'ont montré,
- 12:59nos émotions jouent dans notre prise de décision.
- 13:01C'est intéressant de prendre le temps,
- 13:03même si ce n'est que deux semaines.
- 13:04d'observer un petit peu notre comportement émotionnel et comment ça va impacter notre physiologie.
- 13:09Je vais prendre un exemple sur la ménopause ou même le cycle mensuel.
- 13:13On a par exemple une femme qui va venir nous voir en consultation pour nous dire « je désire avoir un enfant » .
- 13:18Et on va lui dire « ok,
- 13:20on va faire un bilan préconceptionnel » .
- 13:23Et puis là,
- 13:24parfois on peut omettre les principes de base qui sont
- 13:27« est-ce que vous dormez bien ? »
- 13:29« Ah,
- 13:30non,
- 13:30pas vraiment,
- 13:30pourquoi ? »
- 13:31« En ce moment,
- 13:32ça ne va pas très bien au travail,
- 13:34j'ai beaucoup de mal. »
- 13:34beaucoup d'anxiété.
- 13:35Ça se passe comment dans votre corps,
- 13:36l'anxiété ?
- 13:37Ça me noue le ventre,
- 13:39je digère moins bien,
- 13:40je sens des petits ballements dans le bas de mon ventre.
- 13:43Donc,
- 13:43tu vois là,
- 13:43déjà,
- 13:43Sarah,
- 13:44ça ne me prend pas beaucoup de temps,
- 13:45mais j'ai déjà des informations sur cette femme avant de commencer à lui dire,
- 13:49on va mettre tout le panel pour faire un parcours de PMA,
- 13:53par exemple,
- 13:54tu vois.
- 13:54Déjà,
- 13:55me poser la question,
- 13:56lui poser la question de sa physiologie.
- 13:58Et de faire ça déjà toute seule,
- 14:00cette démarche,
- 14:00de prendre une,
- 14:01deux semaines
- 14:02ou un mois si c'est possible,
- 14:03parce que c'est intéressant de le faire avec son cycle,
- 14:05de se rendre compte que tiens,
- 14:07là,
- 14:07je viens d'avoir mes règles,
- 14:08si on n'a pas ses règles,
- 14:09on le fait quand même,
- 14:10et puis on essaye de voir avec son comportement,
- 14:12sa physiologie.
- 14:13Donc dans la physiologie,
- 14:14pour moi,
- 14:15de base,
- 14:15il y a le sommeil,
- 14:16il y a le transit,
- 14:17combien de fois je vais à la selle par jour ou par semaine,
- 14:20qu'est-ce qui se passe vraiment.
- 14:22Il y a les cycles de fatigue et de vitalité,
- 14:25on a souvent confondu la fatigue et la vitalité.
- 14:27Mais on voit en médecine chinoise que la vitalité,
- 14:29c'est quelque chose...
- 14:30Dès qu'on me parle d'un sujet qui me passionne,
- 14:32j'ai beaucoup plus de vitalité,
- 14:33je ne suis pas fatiguée.
- 14:34Donc de faire la différence avec ça,
- 14:38d'observer son cycle mictionnel,
- 14:40combien de fois par jour je vais faire pipi ?
- 14:42Tu vois,
- 14:42ça n'a rien que ça déjà.
- 14:43J'ai des femmes qui,
- 14:44des fois,
- 14:44quand on compte,
- 14:45elles me disent
- 14:46« Moi, je fais dix fois pipi par jour. »
- 14:48Je dis « Oula,
- 14:48mais attends,
- 14:50on va peut-être voir un peu pourquoi. »
- 14:52On se rend souvent compte qu'il y a beaucoup de stress et que c'est des mixtions quasiment nulles,
- 14:55il n'y a pas d'urine.
- 14:57Et déjà ça,
- 14:57quand on a observé ça,
- 14:59de pouvoir aller voir son professionnel de santé,
- 15:01sa sage-femme,
- 15:02et lui dire voilà,
- 15:02je pense que je suis en périménopause ou je veux avoir une grossesse ou mon cycle est particulier,
- 15:09elle a déjà des données de base,
- 15:10elle peut déjà,
- 15:11elle-même,
- 15:12ça va l'accompagner à se positionner par rapport à la physiologie et pas par rapport à l'acte technique,
- 15:18médical ou à une solution rapide.
- 15:21Je ne sais pas si tu as lu le livre des négligés,
- 15:22je l'ai partagé sur mon compte Instagram,
- 15:25j'ai fait une petite analyse dessus.
- 15:26En fait,
- 15:26dans ce livre,
- 15:27les autrices montrent que finalement,
- 15:29les femmes,
- 15:32il y a tellement de femtech qui se développe parce que nous sommes souvent à la recherche de solutions rapides.
- 15:37Donc,
- 15:38j'ai mal au ventre,
- 15:38vite,
- 15:39il faut que ça s'arrête,
- 15:40je dois prendre,
- 15:41on m'a dit que la pull,
- 15:41ça marchait,
- 15:42c'est peut-être mes règles,
- 15:43je vais peut-être prendre le Doliprane.
- 15:44donc la solution comme on a ce besoin de produire et d'être peut-être à l'égalité de la production ou de la production
- 15:50du système masculin ou du système de la société en général d'ailleurs,
- 15:54on va chercher rapidement des solutions.
- 15:57Et on va souvent passer à côté du temps qui est nécessaire à une observation qui va nous permettre d'être sûr que le traitement qu'on m'a proposé ou la solution qu'on m'a proposée est vraiment efficace.
- 16:08La preuve,
- 16:09mon sommeil est mieux.
- 16:11Je dors mieux,
- 16:12je vais mieux à la selle.
- 16:14Je ne vais pas faire des mixtions intempestives.
- 16:18C'est un peu ça qui moi,
- 16:19si j'ai vraiment un...
- 16:20tips importants à donner.
- 16:22C'est vraiment ça.
- 16:24Et après,
- 16:25le reste va vraiment dépendre du thérapeute,
- 16:28de la professionnelle,
- 16:28de la sage-femme qu'on a en face de nous.
- 16:30Si c'est une sage-femme qui est très ouverte aux thérapies complémentaires,
- 16:33parce qu'elle propose de la sophrologie,
- 16:35plein d'autres choses,
- 16:36elle va pouvoir avoir cette capacité à nous orienter ou à nous aider à être sûre que les soins qu'on nous propose sont efficaces.
- 16:43Pour ma part,
- 16:43oui,
- 16:44même si j'ai beaucoup de diplômes aujourd'hui,
- 16:45je t'avoue que je vais souvent me baser sur les outils du yoga.
- 16:48Parce que si une femme me dit qu'elle nage,
- 16:51par exemple,
- 16:51et qu'elle a une cambrure prononcée dans son mouvement de nage,
- 16:55on va la retravailler.
- 16:56Parce que si elle court,
- 16:58je vais vraiment travailler d'abord la posture quotidienne et la respiration de cette femme-là,
- 17:03juster à tout ce qu'elle fait avec sa physiologie,
- 17:07ses émotions,
- 17:08son cycle menstruel,
- 17:09sa fatigue,
- 17:10tout ce que je viens de citer.
- 17:11Et c'est comme ça que je vais commencer à lui dire,
- 17:14OK,
- 17:14je pense que là,
- 17:15on va peut-être...
- 17:16se diriger vers tel spécialiste,
- 17:18et puis je vais coordonner ça avec elle.
- 17:20Donc,
- 17:21c'est important de se poser vraiment les questions,
- 17:24d'abord autour de la physiologie,
- 17:25de l'émotionnel,
- 17:27et ensuite de se dire,
- 17:28quels sont mes besoins actuellement,
- 17:30de se rendre compte que voilà ce que mon professionnel de santé peut m'apporter.
- 17:34Est-ce que j'ai un professionnel de santé qui sait s'écouter ?
- 17:36Parce que ça,
- 17:37ça joue aussi.
- 17:37Si j'arrive devant...
- 17:39On le voit avec l'endométriose,
- 17:41beaucoup de femmes me disent « mon thérapeute ne m'a pas écouté,
- 17:43mon post-traitant ne m'a pas écouté »
- 17:44et je leur dis souvent « mais est-ce que toi-même tu t'écoutes ? »
- 17:48Et si j'ai une personne en face de moi qui n'a pas une hygiène émotionnelle,
- 17:53qui n'a pas cette hygiène intégrative,
- 17:56si je puis dire,
- 17:56de la santé,
- 17:57ça va être compliqué pour que cette personne m'apporte des conseils au-delà de sa profession médicalisée pure.
- 18:04Alors du coup,
- 18:06j'ai une question.
- 18:06parce que c'est forcément pas forcément évident parce que là,
- 18:09moi,
- 18:09ça me fait rêver.
- 18:10Je me dis,
- 18:10génial,
- 18:11j'ai trop envie d'avoir une sage-femme comme toi ou,
- 18:14tu vois,
- 18:15si ce n'est pas toi,
- 18:15quelqu'un d'autre qui pourra justement m'accompagner avec tout ça.
- 18:18Mais comment on peut trouver ?
- 18:20Est-ce que vous avez des regroupements,
- 18:22justement,
- 18:22de sages-femmes qui sont un peu spécialisées ou non ?
- 18:24Ou alors,
- 18:25en tapant sur Doctolib,
- 18:27ce n'est pas forcément évident de trouver la sage-femme qui va correspondre à notre besoin.
- 18:31Tu vois ce que je veux dire ?
- 18:32Ce n'est pas évident.
- 18:32bien sûr aussi
- 18:33Est-ce qu'il faut en tester beaucoup et puis se dire,
- 18:35elle,
- 18:35elle ne me plaît pas,
- 18:36elle,
- 18:36elle me plaît ?
- 18:37Comment est-ce qu'on peut faire ?
- 18:39Je ne sais pas si tu as la réponse à cette question.
- 18:40Oui,
- 18:41alors la base,
- 18:43c'est d'abord,
- 18:44il y a une propre auto-éducation à avoir et se connecter à sa sensibilité,
- 18:49parce que c'est un peu ça,
- 18:50j'ai cité les travaux de Damasio,
- 18:52mais tout ce qu'on sait aujourd'hui dans les études autour des émotions,
- 18:55c'est que ça demande à la personne de pouvoir se connecter à elle,
- 19:01à ses propres besoins.
- 19:03Et dans cette fameuse pyramide de Maslow.
- 19:06Et quand on a fait ça,
- 19:08quand on se rend en face d'une personne,
- 19:09cette personne,
- 19:10en fait,
- 19:10on va enclencher aussi en elle,
- 19:12par l'effet miroir et plein de processus,
- 19:15le besoin de nous donner ce qu'elle peut ou de nous dire honnêtement,
- 19:18je ne peux pas.
- 19:20Aujourd'hui,
- 19:21si je suis par exemple une femme lambda et que je veux voir un gynécologue,
- 19:24parce que je veux tellement mon bébé et tout,
- 19:27le gynécologue va se dire,
- 19:28oh la la,
- 19:28la pauvre,
- 19:29elle veut tellement son bébé.
- 19:30Je vais lui proposer tout de suite un parcours de PMA un peu plus raccourci,
- 19:34tu vois.
- 19:35Parce que je me suis positionnée en mode,
- 19:37il me faut voler.
- 19:38Alors que si je vais voir en disant,
- 19:40bon,
- 19:40je ne sais pas si j'ai tout essayé,
- 19:42j'ai besoin d'avoir,
- 19:43je souhaite être mère,
- 19:45voilà ce que j'ai testé,
- 19:46ça,
- 19:46ça,
- 19:46ça,
- 19:46ça,
- 19:47ça.
- 19:47La personne en face va se dire,
- 19:48waouh,
- 19:48enfin,
- 19:49ok.
- 19:50Tu éduques déjà ton professionnel.
- 19:52Et après,
- 19:54pour trouver des personnes multicompétentes,
- 19:56ou casquettes,
- 19:58ce que vous voulez,
- 19:59on a effectivement Doctolib,
- 20:00parce qu'on peut voir souvent les personnes détaillent ce qu'elles font,
- 20:03leurs diplômes,
- 20:04tout ça.
- 20:05Et de plus en plus de professionnels ont souvent des sites internet qui peuvent aussi un peu nous dire...
- 20:10Et après,
- 20:11on a aussi les maisons de santé.
- 20:13Et on voit le système de santé aujourd'hui essayer de s'organiser autour de tout ça,
- 20:16parce qu'on se rend compte que quand...
- 20:17une personne travaille dans une maison de santé ou en lien avec des maisons de santé,
- 20:21le travail collaboratif est beaucoup plus porteur et remet la patiente au centre.
- 20:25Donc,
- 20:25déjà,
- 20:26vous dire,
- 20:26tiens,
- 20:27la personne que j'ai trouvée sur Doctolib ou sur Google,
- 20:30est-ce qu'elle a un site ?
- 20:31Qu'est-ce que les gens disent de son travail ?
- 20:34Est-ce qu'elle travaille en pluridisciplinarité ?
- 20:37OK,
- 20:38si elle n'est pas capable,
- 20:39elle aura,
- 20:39puisqu'elle est dans un groupement,
- 20:41la possibilité de m'orienter vers une autre personne.
- 20:43Et comme tu dis,
- 20:44oui,
- 20:44il faut essayer parce que...
- 20:46On peut se rendre compte que ça ne matche pas.
- 20:49Et puis parfois aussi,
- 20:51c'est important aussi de le dire,
- 20:52moi je l'ai beaucoup remarqué quand les femmes ont des maladies un peu chroniques,
- 20:56on peut penser qu'on a besoin de s'approprier sa maladie,
- 21:00de ne pas prendre par exemple de contraceptifs ou tout ce qu'on veut pour sa ménopause.
- 21:05Mais on choisit une personne qui a la compétence,
- 21:08les compétences pour.
- 21:09Et en fait,
- 21:10quand cette personne nous dit,
- 21:11mais je ne vous sens pas,
- 21:13est-ce que vous avez les disponibilités ?
- 21:14Parce qu'il faut être disponible.
- 21:16tu sais,
- 21:16pour changer sa santé,
- 21:18enfin l'améliorer,
- 21:19la faire correspondre à nos besoins,
- 21:21à nos émotions,
- 21:22il faut une certaine disponibilité.
- 21:23Et des fois,
- 21:24on se rend compte qu'on n'a pas cette disponibilité et on ne se l'avoue pas,
- 21:27tu sais.
- 21:28Et on pousse du coup tout ce qu'on nous propose à l'échec parce qu'on n'a pas le temps de mettre en place,
- 21:33de faire les choses.
- 21:33Et puis on va se dire,
- 21:34oh là là,
- 21:34j'ai vu tel,
- 21:35ça n'a pas marché.
- 21:36Mais la question,
- 21:37c'est,
- 21:37est-ce que j'étais disponible pour que ça marche ?
- 21:39On m'écoutait en fait,
- 21:41tu vois.
- 21:41Donc il y a tout ça qui,
- 21:42pour moi,
- 21:43est important à prendre.
- 21:45Et je dis toujours aux femmes que j'accompagne,
- 21:47nous sommes aussi les personnes qui éduquent les professionnels de santé qui nous accompagnent.
- 21:52C'est hyper intéressant et c'est un super tips.
- 21:56Après,
- 21:56tu as complètement raison quand tu dis que justement la femme,
- 22:00parce que ça c'est sociétal,
- 22:01a voulu à un moment donné se mettre à l'égal de l'homme physiologiquement et ne pas forcément écouter.
- 22:05Et du coup,
- 22:06prendre des médicaments ou couper entre guillemets les signaux qui nous sont donnés.
- 22:10Sur tout ce que tu as,
- 22:11genre le sommeil,
- 22:13l'enfant,
- 22:14vite,
- 22:14vite,
- 22:14vite.
- 22:15Et se dépêcher,
- 22:15c'est vraiment le meilleur tip que tu peux donner,
- 22:17c'est écoutez-vous.
- 22:18Et en plus,
- 22:19dans ton podcast,
- 22:20dans le mien,
- 22:21il y a plein de tips où il y a plein de professionnels de santé ou justement de médecine parallèle pour nous aider à revenir à nous.
- 22:28Ne serait-ce que,
- 22:29tu vois,
- 22:29moi aussi,
- 22:29je suis coach,
- 22:30donc dans tout ce que je peux proposer en coaching,
- 22:33de revenir à vous,
- 22:34d'écrire.
- 22:34Moi,
- 22:34je dis tout le temps aux femmes d'avoir un petit journal,
- 22:37d'écrire tous les jours.
- 22:38pour se reconnecter à leur cœur,
- 22:39à leurs émotions,
- 22:40à ce qu'elles veulent vraiment.
- 22:42Et ça,
- 22:42ça joue.
- 22:42Et ça joue aussi sur la...
- 22:44Là,
- 22:44c'est pour ça que je te pose une question,
- 22:46parce que moi,
- 22:46c'est de ce que j'avais lu.
- 22:47Par exemple,
- 22:47même si une femme a des cycles réguliers,
- 22:50il y a des fois où le stress fait en sorte que l'ovulation ne se fait pas certains mois,
- 22:56parce que le stress va bloquer cette ovulation.
- 22:58Donc,
- 22:58quand on est hyper stressé,
- 22:59qu'on veut un enfant et tout,
- 23:01on s'autobloque aussi la possibilité de le faire.
- 23:03Est-ce que c'est vrai ce que je raconte ?
- 23:05Parce que je ne suis pas spécialiste.
- 23:08Oui,
- 23:08c'est vrai.
- 23:11Oui,
- 23:11en fait,
- 23:12le cycle mensuel est un indicateur de bonne santé.
- 23:14Et l'ovulation va...
- 23:17Quand il y a une ovulation qui est efficace,
- 23:19effectivement,
- 23:20il y a un pic de LH,
- 23:21tout ça qui va aussi entraîner une cascade de toutes les autres hormones.
- 23:25Si une hormone qui fait partie de la cascade est défaillante,
- 23:28donc par exemple la polovulation,
- 23:30forcément,
- 23:30le reste va en pâtir.
- 23:32Ça veut dire que ça va commencer à impacter la...
- 23:36la contraction de l'utérus pour évacuer,
- 23:38s'il n'y a pas de grossesse,
- 23:40l'endomètre.
- 23:41Donc tout ce que nous vivons est très en lien.
- 23:46Sauf que la médecine pour la femme,
- 23:48elle a été très séquencée.
- 23:49On a tout différencié.
- 23:50Par exemple,
- 23:51l'endométriose,
- 23:52moi,
- 23:52ça fait des années que je me dis « Mais non,
- 23:54ce n'est pas juste une maladie qui est tournée autour de l'utérus. »
- 23:58Ça impacte tout le système.
- 23:59Pour moi,
- 24:00c'est tous les systèmes de la femme.
- 24:02Quand une femme a l'endométriose,
- 24:03elle ne peut pas juste se localiser à ses petites douleurs de ventre.
- 24:06L'inflammation va jouer sur son fonctionnement cognitif,
- 24:10sur sa manière de penser,
- 24:13de raisonner avec ses émotions,
- 24:14sur sa manière de se positionner,
- 24:16de dormir.
- 24:16Et en fait,
- 24:17si on reste dans une médecine qui séquence tout,
- 24:21je parle de l'endométriose,
- 24:22mais c'est le SOPK,
- 24:24c'est aussi la femme qui a accouché,
- 24:25qui par exemple pendant neuf mois,
- 24:28elle a eu son bébé qui appuyait tellement sur sa vessie.
- 24:31que son cerveau,
- 24:32ses nerfs du petit bassin ont intégré cette sensation comme étant désagréable et que tout son corps a lutté,
- 24:38s'est contracté,
- 24:39s'est tendu pour pouvoir éviter des fuites urinaires.
- 24:42En fait,
- 24:42cette femme,
- 24:43on ne peut pas me dire qu'au bout de...
- 24:45Enfin,
- 24:45on ne peut pas,
- 24:46parce que moi,
- 24:46je fais des accompagnements depuis 17 ans et je vois bien que ça ne s'arrête pas là.
- 24:50On ne peut pas me dire que juste avec une rééducation du périnée qui a duré,
- 24:54allez,
- 24:54elle a créé six,
- 24:55je ne sais pas,
- 24:55dix séances,
- 24:57on a fini par...
- 24:58c'est fini.
- 24:59Tout va bien.
- 24:59Non,
- 25:00en fait,
- 25:00moi,
- 25:00je les vois,
- 25:00ces femmes,
- 25:01deux,
- 25:01trois ans après,
- 25:03je les accompagne,
- 25:04tu vois,
- 25:04j'ai des femmes que j'accompagne depuis des années,
- 25:06et je vois bien comment la chronicité de quelque chose,
- 25:11c'est-à-dire un utérus qui a appuyé pendant deux mois,
- 25:14près des tensions qui ne sont pas que localisées au niveau du périnée,
- 25:18mais qui ont impacté...
- 25:20plein de choses dans la posture,
- 25:24la facette émotionnelle de cette femme-là.
- 25:26Et quand je commence à travailler en reconversion,
- 25:28par exemple les femmes que j'accompagne en reconversion durant les retraites ou les accompagnements,
- 25:32on retombe sur la naissance,
- 25:33on retombe sur une position émotionnelle qui a été incarnée dans le corps et qui bloque cette femme-là.
- 25:39Et c'est en ça que je trouve le yoga hyper...
- 25:42puissant et que je forme dessus en disant non,
- 25:45on n'a pas besoin de savoir faire des postures de yoga improbables et quand on lit les textes sur le yoga on se rend compte que,
- 25:51et moi c'est ce que je fais avec deux,
- 25:52trois postures,
- 25:53on peut déjà ramener une conscience émotionnelle,
- 25:58physiologique,
- 26:00psychologique,
- 26:01corporelle à la femme qui va lui permettre de se dire attends là,
- 26:04tu es en train d'être dans ton schéma limitant,
- 26:07là tu es en train de de...
- 26:09bloquer toi-même,
- 26:10de t'auto-saboter,
- 26:10de ne pas oser,
- 26:11de ne pas t'autoriser.
- 26:13Là,
- 26:13justement,
- 26:14tu n'es pas en train de t'autoriser à t'écouter.
- 26:15Tu ne t'es pas vraiment écoutée.
- 26:17Tu as écouté que tu avais mal à la tête,
- 26:19mal au ventre,
- 26:20et tu veux juste arrêter.
- 26:21L'écoute n'est pas fine.
- 26:23Elle n'est pas fine,
- 26:24elle ne va pas avoir un peu tous les impacts.
- 26:26Et quels symptômes fait tout cela et comment est-ce qu'on peut les ôter les uns après les autres ?
- 26:31Mais c'est intéressant ce que tu dis parce que j'ai beaucoup travaillé avec la thérapie par les fascias.
- 26:36Et on a fait pas mal d'émissions là-dessus avec Sylvie Delannou,
- 26:39qui m'a accompagnée quand même pas mal par rapport aux fascias.
- 26:42Et donc,
- 26:43je pense que ce que tu dis,
- 26:44c'est aussi les fascias qui,
- 26:46à un moment donné,
- 26:48sont touchées.
- 26:48Il faut aussi rééduquer cette partie-là du corps.
- 26:50Comme toi,
- 26:51tu es spécialiste aussi là-dedans.
- 26:52Est-ce que je me trompe ou est-ce qu'il n'y a pas quelque chose qui joue là-dedans dans le yoga ?
- 26:56Est-ce qu'on ne va pas aussi aller dans ces fascias qui cristallisent un peu les émotions ou les choses qui se sont bloquées ?
- 27:03Est-ce que tu peux nous reparler un petit peu des fascias ?
- 27:05nous redire un peu ce que c'est.
- 27:07Est-ce que ce que je dis est juste ou est-ce que je m'emballe ?
- 27:11Oui,
- 27:11ce que tu dis est juste.
- 27:12C'est un tissu congentif.
- 27:16On parle souvent un peu quand on ouvre une orange,
- 27:18on voit dans l'orange comment les pulpes sont les unes reliées aux autres.
- 27:22C'est un petit peu ça qu'on peut évoquer.
- 27:25C'est une espèce de toile qui est assez grande qui va relier les tissus,
- 27:28les nerfs,
- 27:28les muscles ensemble et qui se renouvelle à une fréquence qui n'est pas très rapide et qui n'a pas besoin de beaucoup
- 27:35d'apport pour pouvoir travailler mais qui va retenir aussi beaucoup les impacts si je suis danseuse étoiles et que j'ai passé mon temps à faire le même ballet ou j'en sais rien je suis couturière et je fais tout le temps les mêmes mouvements parce que je coûte tout le temps des manteaux ne forcément mon fascia il va s'adapter il va s'adapter mais avec le reste des tissus musculaires et tout ce qui va autour en fait l'émotion c'est pareil si je suis une personne colérique et que je suis tout le temps colérique mais que je ne m'approprie pas effectivement pour
- 28:04j'ai cette colère en fait mon corps va entraîner les muscles et ses fascias là ils vont retenir un peu plus l'information aussi à une forme de posture à une forme de retour au cerveau par les nerfs que je vais souvent avoir de prime abord parce que c'est facile en fait de me comporter comme ça et de ne pas enclencher une réflexion pour faire autrement donc
- 28:26ça intervient et on se rend compte dans les études de l'acupuncture qui a beaucoup mis en avant aussi les émotions
- 28:31que ces méridiens-là,
- 28:33les travaux aussi de Tom Myers,
- 28:35qui sont sur les fascias justement,
- 28:37ces travaux à lui,
- 28:38vont montrer que oui,
- 28:39quand je commence à prendre soin d'un fascia,
- 28:41avec les massages,
- 28:42la fasciathérapie,
- 28:43et que j'ajoute à ça une conscience,
- 28:45parce que c'est ça qui est aussi,
- 28:46Sarah,
- 28:46je pense,
- 28:47qui est important de dire aux auditrices,
- 28:48on peut faire du yoga,
- 28:50des massages,
- 28:51sans jamais être là.
- 28:52C'est ça le souci,
- 28:53sans jamais s'écouter,
- 28:54vraiment en fait.
- 28:55C'est que moi,
- 28:57j'accompagne des gens qui font souvent du yoga et met des postures improbables.
- 29:00Et quand elles commencent à avoir une pratique avec moi,
- 29:02où on vient réinterroger le corps dans l'autorisation de la perception qu'on peut se faire avec des choses très faciles,
- 29:11elles se rendent compte qu'il n'y avait pas une écoute parce que tout ce que nous faisons peut basculer rapidement en addiction,
- 29:16peut devenir addict à la posture de yoga parfaite,
- 29:19au challenge que les postures de yoga peuvent me proposer.
- 29:22au fait que moi,
- 29:24je veux tel type de yoga,
- 29:25je viens pour ça et c'est tout.
- 29:27Et je quitte carrément cette écoute.
- 29:30Dans mes cours,
- 29:30parfois,
- 29:31quand je sens qu'une posture n'a pas été écoutée,
- 29:35je vais pouvoir la faire pratiquer pendant une heure et demie.
- 29:38On ne peut faire que deux postures dans mes cours de yoga.
- 29:41Et là,
- 29:41tu te rends compte comment chacun,
- 29:43en ressentant la posture avant,
- 29:45après une méditation,
- 29:46après une réflexion,
- 29:48commence à me dire,
- 29:49mais waouh !
- 29:50Je n'avais pas du tout pensé que j'avais ça,
- 29:52ça,
- 29:52ça.
- 29:52Et on réidentifie des choses que si j'avais fait.
- 29:5520 postures de yoga dans le cours d'une heure et demie
- 29:58on n'aurait pas eu l'accès à cette sensibilité particulière.
- 30:03Et ça,
- 30:03moi,
- 30:03c'est le yoga que je défends.
- 30:05Et c'est celui que j'ai envie de porter avec mon projet ministériel et la formation Yoga et émotions.
- 30:10C'est de se rendre compte qu'on a besoin de prendre du temps pour s'écouter,
- 30:15vraiment s'écouter.
- 30:16Et que si on ne développe pas cette écoute fine,
- 30:21ce n'est pas parce qu'on va cocher toute la liste de,
- 30:24on m'a dit de voir,
- 30:25ostéo,
- 30:26naturo,
- 30:26kinésio.
- 30:28acupuncture,
- 30:30c'est pas parce que j'ai coché toute cette liste-là que je peux m'autoriser,
- 30:34que je pourrais avoir accès à une forme de guérison,
- 30:36entre guillemets,
- 30:37de l'âme,
- 30:37d'un apaisement,
- 30:39une sérénité qui va m'accompagner jusqu'à une mort sereine,
- 30:42si je puis dire.
- 30:43Mais voilà,
- 30:44c'est plus ça que je peux faire passer comme message autour des facias et des émotions.
- 30:48Oui,
- 30:48en fait,
- 30:49c'est hyper intéressant ce que tu dis.
- 30:50On fait un peu la boucle par rapport au fait de prendre ce temps,
- 30:53justement,
- 30:54d'écoute et de pouvoir,
- 30:55justement,
- 30:55et c'est vraiment...
- 30:56s'interroger sur ses émotions et comment est-ce qu'on ne va pas combler,
- 31:00parce que des fois,
- 31:01on va faire du yoga parce qu'on veut se muscler,
- 31:02on veut faire ça parce qu'on veut aller plus vite,
- 31:03on veut prendre un médicament,
- 31:04on veut être productif,
- 31:05sauf qu'en fait,
- 31:05s'écouter vraiment,
- 31:07ça passe aussi par une lenteur et le fait de revenir dans un rythme qui est notre rythme physiologique.
- 31:12J'ai l'impression que c'est un petit peu ça qu'on essaye de dire et de vraiment s'écouter et qu'il n'y a pas de...
- 31:17Il y a des remèdes miracles et c'est celui de vraiment s'écouter et de se prendre en considération dans tout notre être,
- 31:21nos émotions,
- 31:22nos symptômes et tout ce qui peut en découler.
- 31:25C'est ça,
- 31:26c'est exactement ça.
- 31:27C'est cette écoute qui va permettre d'évaluer tout ce qu'on nous donne,
- 31:31que ce soit nos environnements,
- 31:33nos proches,
- 31:34nos amis,
- 31:35le milieu médical.
- 31:38Et il n'y a pas à le faire tout le temps.
- 31:41Moi,
- 31:41je sais que je vais souvent conseiller si les personnes ont été trop dans un tunnel parce qu'il y avait des petits,
- 31:46les enfants étaient trop petits ou parce qu'on a tellement travaillé.
- 31:49Je vais souvent leur dire,
- 31:51connectez-vous au cycle des saisons.
- 31:54Ça peut tout simplement être,
- 31:55ok,
- 31:55il y a deux saisons,
- 31:57on va dire,
- 31:57enfin,
- 31:58je n'aime pas dire opposées,
- 31:59mais l'été,
- 32:00par exemple,
- 32:00et l'hiver,
- 32:01je peux me dire,
- 32:01ok,
- 32:02l'été approche,
- 32:03je vais prendre le temps de me connecter à ce que je suis en faisant mes observations.
- 32:08L'hiver approche,
- 32:09je le fais.
- 32:10Et ce point-là permet de vraiment orienter,
- 32:14coordonner les soins.
- 32:15Donc,
- 32:15moi,
- 32:15j'ai un travail aussi pur de mon côté,
- 32:17qui est souvent juste d'accompagner les gens à coordonner leurs soins,
- 32:20parce que c'est quelque chose qui manque énormément.
- 32:23et rien qu'en coordonnant déjà ses soins,
- 32:25on peut déjà enclencher aussi dans l'autre sens l'observation.
- 32:30Au lieu de se dire,
- 32:31« Oh là là,
- 32:32je dois avoir le génico,
- 32:32j'ai mal à l'utérus,
- 32:33et puis on se perd,
- 32:36j'y arrive pas,
- 32:36je suis tout le temps fatiguée,
- 32:37je vais me faire coacher. »
- 32:38Mais déjà,
- 32:39rien que de se dire,
- 32:40je vais coordonner tous les thérapeutes que je pense dont j'ai besoin et je vais essayer de réfléchir avec une personne à ça.
- 32:46Je trouve que c'est un travail aussi qu'on nous apprend en tant que sage-femme qui n'est pas...
- 32:51des fois liées à toute la partie thérapie émotionnelle,
- 32:54mais de chercher des personnes comme ça,
- 32:57ça peut vraiment aussi nous aider déjà à prendre du recul.
- 33:01Parce que c'est ça qui va nous manquer,
- 33:02ce recul sur les soins qu'on nous donne,
- 33:06sur ce dont on pense qu'on a besoin.
- 33:08Et après,
- 33:08de mettre en place des petits objectifs qui peuvent être justement de se dire,
- 33:12j'ai envie de changer de métier,
- 33:13je vais me faire couter,
- 33:15j'ai envie de connaître un peu plus mon corps,
- 33:17je vais faire un yoga XY,
- 33:19j'en sais rien.
- 33:20Parce que souvent,
- 33:21on peut être perdu face à toute cette demande par rapport à tous ces spécialistes aussi de santé.
- 33:26Et puis,
- 33:26on essaye de se dire,
- 33:27on coche des cases.
- 33:28Mais si on a la première case à cocher,
- 33:30c'est vraiment d'être à notre écoute.
- 33:32Et ce que moi,
- 33:33je vais avoir besoin,
- 33:34ça va être complètement différent de toi et complètement différent d'une autre personne.
- 33:37Et en fait,
- 33:38souvent,
- 33:39des fois,
- 33:39on a peut-être cette idée reçue de...
- 33:41On a fait beaucoup d'émissions là-dessus sur les sachants,
- 33:44en fait.
- 33:44C'est-à-dire que sur un moment donné,
- 33:45on va arriver avec une pathologie et on va nous dire,
- 33:47ça,
- 33:47c'est la solution.
- 33:49sans qu'on se soit écouté nous-mêmes.
- 33:50Et ça peut aussi influencer.
- 33:52Par exemple,
- 33:53si on arrive et qu'on se dit qu'on veut un enfant et que la personne dit que ça va être très compliqué,
- 33:56donc on part avec cette idée que ça va être très compliqué,
- 33:58ça va être encore plus compliqué justement d'aller voir les gens.
- 34:01Alors que si on se dit,
- 34:03si on vient de voir avec une coordination,
- 34:05si tu vas faire ça,
- 34:06plus ça,
- 34:07peut-être.
- 34:07Avoir aussi de l'espoir et de se dire que notre corps est quand même assez fort et nos émotions aussi.
- 34:12Et si on arrive à bien être à cette écoute,
- 34:15on peut faire beaucoup de choses.
- 34:16Et on peut être dans une ouverture qui est complètement différente que plutôt pragmatique avec des chiffres.
- 34:21Ah ben non,
- 34:21là,
- 34:22on a fait une émission où il y avait Vanessa qui voulait avoir absolument son deuxième enfant.
- 34:26Et elle a extrêmement bien visualisé et elle avait un taux d'AMH de 0,1.
- 34:30Elle n'avait vraiment rien.
- 34:32Et elle n'avait même plus ses règles et tout.
- 34:34Et on lui avait dit que ce serait impossible.
- 34:35Et en fait,
- 34:35elle a arrêté d'écouter tout ça.
- 34:37Et elle a vraiment fait,
- 34:39comme tu dis,
- 34:40son travail interne et personnel.
- 34:42Et en fait,
- 34:42elle a réussi à avoir un enfant.
- 34:44Et c'était assez magique parce qu'on disait mais c'est pas possible,
- 34:46c'était physiologiquement quasiment impossible.
- 34:49Après évidemment c'est pas pour culpabiliser les femmes qui ne peuvent pas en avoir et qui n'y arriveront pas parce que ça,
- 34:53ça arrive évidemment.
- 34:55Mais de se dire qu'il y a quand même ce truc de toujours avoir cette petite flamme et cet espoir à l'intérieur de...
- 35:00de trouver ses solutions et de trouver son propre parcours avec des gens qui sont ouverts comme toi.
- 35:04Donc,
- 35:04ça fait hyper plaisir.
- 35:05Je suis trop contente de t'avoir interviewée pour justement se dire qu'il y a des personnes qui peuvent nous accompagner sur ce chemin-là.
- 35:12Mais la première personne,
- 35:13ce qu'on a bien compris,
- 35:14c'est que c'était nous-mêmes surtout.
- 35:15Oui,
- 35:15c'est nous.
- 35:16Et quand tu parles de Vanessa et son histoire,
- 35:21moi aujourd'hui,
- 35:22j'ai quand même trois maladies chroniques et je sais qu'on m'avait dit que ce n'était pas possible,
- 35:26que je n'allais pas faire un...
- 35:28un dixième de ce que je fais aujourd'hui.
- 35:30Donc,
- 35:31il faut une discipline.
- 35:32Et je sais que moi,
- 35:33dans les cours ou ce que je propose,
- 35:35comment j'accompagne les gens,
- 35:37en fait,
- 35:38je n'ai pas le choix.
- 35:39Je dois avoir cette discipline.
- 35:40Donc,
- 35:40quand je dis à une personne on va mettre ça,
- 35:43ça en place,
- 35:43je ne propose jamais plus trois choses à mettre en place parce que les gens n'ont pas le temps,
- 35:47ils ne le font pas.
- 35:48Mais en fait,
- 35:48je n'ai pas besoin de convaincre.
- 35:49C'est quelque chose qui m'habite et qui m'anime au quotidien.
- 35:52Donc,
- 35:54le choix des thérapeutes qu'on peut aussi avoir,
- 35:56ça va aussi être ça,
- 35:57de vraiment se dire ok,
- 35:58je suis tellement connectée à moi que quand je vois cette personne,
- 36:02je sens qu'elle,
- 36:03elle va déjà m'obliger à m'engager.
- 36:05Et si je ne m'engage pas envers moi-même,
- 36:07ce n'est pas au thérapeute de faire que moi je m'engage.
- 36:10Le thérapeute va mettre le cadre,
- 36:12on va l'ajuster,
- 36:12on va le modifier,
- 36:13on va se rendre compte qu'on n'avait peut-être pas assez bien dosé ou c'était trop.
- 36:17Mais cet engagement c'est une priorité.
- 36:21Et il y a des thérapeutes qui peuvent s'engager à leurs tips
- 36:25à leurs notes,
- 36:26à leurs théories,
- 36:27mais qui ne les vivent pas du tout.
- 36:29Et moi,
- 36:29j'ai des patientes qui débarquent souvent avec des documents qu'on leur a donnés,
- 36:33mais longs comme le bras,
- 36:3515 pages d'e-book,
- 36:36je ne sais pas de quoi.
- 36:37Et moi,
- 36:37je suis là,
- 36:37mais...
- 36:38Enfin,
- 36:39waouh !
- 36:40Je demande,
- 36:41tu as lu tout ça ?
- 36:43Puis j'ai un petit culpabilisant,
- 36:45un petit nom qui arrive.
- 36:47Je dis,
- 36:48mais c'est bien,
- 36:49c'est un outil.
- 36:50Moi,
- 36:50je pense qu'il faut donner ces e-books,
- 36:51il n'y a pas de souci.
- 36:53Mais souvent,
- 36:53en fait,
- 36:54quand les patientes les reçoivent,
- 36:56toutes ces astuces,
- 36:57ces choses,
- 37:00soit elles vont mettre en place une partie en mode « je dois faire pour être la bonne élève » ,
- 37:05et soit elles ne vont pas s'autoriser à dire au thérapeute,
- 37:09mais en fait...