Latest / Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme. / L'Âme des flammes: Pourquoi avons-nous autant besoin d’être vus ? | Confiance en soi, amour et regard des autres.
Transcript
- 0:03Flamme des années 80.
- 0:05Le podcast qui allume la femme.
- 0:09Avant de plonger dans l'épisode,
- 0:11j'avais envie de te dire que si ce podcast résonne pour toi,
- 0:14si mon énergie te parle et que tu ressens l'envie d'aller plus loin,
- 0:17je peux t'accompagner en coaching,
- 0:19en individuel ou en groupe,
- 0:21pour t'aider à révéler ta flamme et prendre ta place.
- 0:24Je suis coach certifié RNCP et je crée des espaces bienveillants,
- 0:28sécurisants et transformateurs.
- 0:31Je propose aussi une retraite,
- 0:32donc la prochaine aura lieu du 10 au 14 octobre 2026,
- 0:35près d'Aix-en-Provence,
- 0:36autour des constellations familiales et de la libération émotionnelle,
- 0:40avec Emma Nicolas de la chronique L'Âme des Flammes.
- 0:43Tu peux retrouver toutes ces infos sur mon site sarahginac.com,
- 0:47le lien est dans la description.
- 0:48Et maintenant,
- 0:49je te laisse avec l'épisode de la semaine.
- 0:51Bonjour,
- 0:51alors je suis très heureuse de vous retrouver aujourd'hui avec Emma Nicolas dans la chronique L'Âme des Flammes,
- 0:56notre chronique hebdomadaire où on pose des questions...
- 1:00On réfléchit entre guillemets sur plein de choses psychologiques,
- 1:04notre intériorité.
- 1:06Donc aujourd'hui,
- 1:06comment vas-tu Emma ?
- 1:08Je vais bien,
- 1:08merci Sarah.
- 1:10Très très bien avec ces belles lumières d'ensoleillement,
- 1:14de jaune,
- 1:16de vert parce qu'ici il y a du vert.
- 1:19Donc voilà,
- 1:20c'est très chouette.
- 1:22Oui,
- 1:22on a de la chance,
- 1:23il fait très chaud,
- 1:23enfin un peu trop chaud peut-être,
- 1:24mais ça va peut-être se calmer.
- 1:26Mais en tout cas,
- 1:27ça fait du bien.
- 1:28Oui,
- 1:28ça fait beaucoup de bien.
- 1:29Et donc avec beaucoup de joie de vous retrouver tous pour pouvoir parler de cette nouvelle thématique.
- 1:35Donc alors aujourd'hui,
- 1:36on va parler de pourquoi est-ce qu'on a autant besoin d'être vu.
- 1:39Alors j'ai une première question pour commencer parce que c'est un sujet vaste justement.
- 1:42On est préparant l'émission,
- 1:44même nous on s'est interrogé d'une façon assez philosophique.
- 1:47Donc on va commencer par la première question.
- 1:50Est-ce que c'est un besoin universel ?
- 1:52Est-ce que tout le monde a vraiment besoin d'être vu ?
- 1:54Est-ce que c'est un besoin humain fondamental ?
- 1:58Oui.
- 1:58Et c'est hyper important,
- 2:00en effet,
- 2:01d'être vu.
- 2:01Le petit,
- 2:02le nouveau-né a besoin d'être vu par ses parents,
- 2:05parce que ça,
- 2:06c'est Boris Cyrulnik qui l'a montré par ses écrits et certainement d'autres personnes aussi,
- 2:11que si un enfant n'était pas regardé,
- 2:12au-delà d'être touché,
- 2:14eh bien,
- 2:15ce sentiment d'existence,
- 2:16je n'existe pas,
- 2:18était très altéré.
- 2:20Donc,
- 2:21en effet,
- 2:21c'est un besoin universel et ensuite,
- 2:23ça va s'exprimer de manière différente,
- 2:25de manière plutôt névrotique ou pas.
- 2:27pendant le reste de notre existence.
- 2:30Et donc,
- 2:30on va aller chercher plus ou moins le regard de l'autre en fonction de comment on a été regardé quand on était enfant.
- 2:36Et donc là,
- 2:37forcément,
- 2:37comme tu dis,
- 2:38regarder,
- 2:38j'ai la grande question.
- 2:39C'est quoi en fait ?
- 2:41C'est notre grande question philosophique.
- 2:43On a beaucoup parlé là-dessus avant de commencer l'émission.
- 2:46C'est quoi la différence entre être vu et être regardé ?
- 2:51Oui,
- 2:52c'est vrai que c'est une vraie question.
- 2:54Et alors ?
- 2:55Alors regarder,
- 2:57c'est être regardé un peu de façon superficielle.
- 2:59On voit votre enveloppe,
- 3:00comment vous êtes,
- 3:02ce que vous avez fait,
- 3:06votre compétence,
- 3:09quelque chose de très superficiel.
- 3:10Alors qu'être vu,
- 3:12et ce besoin d'être vu,
- 3:14c'est beaucoup plus profond,
- 3:15comme si on allait regarder dans votre âme.
- 3:18C'est vraiment qui vous êtes,
- 3:20on enlève toutes les enveloppes et vous êtes vu pour qui vous êtes.
- 3:24C'est pour ça que...
- 3:25Quand on demande ou quand quelqu'un dit à l'autre,
- 3:29ou de façon assez générique,
- 3:31j'ai besoin d'être vu,
- 3:33ce que ça sous-entend,
- 3:35le message subliminal,
- 3:36il est j'ai besoin d'être vu pour qui je suis,
- 3:40pas juste regarder.
- 3:42Oui,
- 3:42parce que même un exemple tout bête,
- 3:43quand on marche dans la rue,
- 3:44on regarde beaucoup de choses.
- 3:45Regarder,
- 3:45on regarde,
- 3:46on regarde,
- 3:46il y a plein de choses.
- 3:47Mais quand on marche dans la rue et puis là,
- 3:49on voit vraiment quelqu'un.
- 3:51Parce qu'on a une espèce de connexion,
- 3:52c'est pas pourquoi qui nous plaît ou il y a une attirance,
- 3:54là,
- 3:55on voit.
- 3:57Je pense qu'il y a plusieurs couches aussi,
- 3:58on a fait des émissions justement là-dessus,
- 3:59sur le fait de tout ce qu'on émane,
- 4:01et peut-être qu'il y a des choses qui ne dépendent pas de nous,
- 4:03qu'on émane quand on rencontre quelqu'un,
- 4:07et on a envie de retrouver,
- 4:08là je fais un peu ce que tu disais au début,
- 4:09donc c'est en étant vu qu'on retrouve ce regard.
- 4:14C'est marrant parce que le vocabulaire français,
- 4:16quand même,
- 4:16on se mélange les mains,
- 4:17c'est bon.
- 4:19On se...
- 4:20en...
- 4:20C'est ça qu'on recherche depuis qu'on est tout petit,
- 4:22ce que tu disais tout à l'heure.
- 4:24Oui,
- 4:24en fait,
- 4:25pour moi,
- 4:26ce qu'on recherche,
- 4:27c'est l'intention.
- 4:28Quand on regarde quelqu'un avec intention,
- 4:31on le regarde dans ce qu'il est.
- 4:33Et peu importe si on n'est pas tous d'accord sur la vraie définition de voir ou regarder.
- 4:38Pour moi,
- 4:38ce qui est important,
- 4:40c'est vraiment l'intention qu'on y met.
- 4:41Quand on regarde quelqu'un avec attention,
- 4:44on est dans le moment présent.
- 4:45On n'a pas autre chose dans la tête.
- 4:46On n'a pas sa liste de courses.
- 4:49On n'a pas son histoire qui vient de se passer là.
- 4:52On est vraiment dans l'instant présent à regarder l'autre.
- 4:55à se poser et à partager quelque chose,
- 4:58à le regarder dans sa sincérité,
- 5:01dans sa vulnérabilité.
- 5:03C'est ça,
- 5:03être vu pour qui l'on est.
- 5:06Et ce que ça implique derrière aussi,
- 5:10c'est d'être accepté.
- 5:11Parce qu'être vu,
- 5:13il y a plein d'implicites derrière le mot.
- 5:15C'est être observé avec un regard bienveillant et ensuite être accepté dans notre vulnérabilité.
- 5:23C'est vraiment ça,
- 5:24vouloir.
- 5:25être vu.
- 5:26Et qui nous donne cela normalement au départ ?
- 5:28Ce sont nos parents puisque c'est ce petit être qui arrive et l'idée c'est en effet de pouvoir regarder son enfant avec le plus d'amour possible et l'accepter dans son imperfection de ne pas trop s'accrocher aux projections qu'on peut faire et des choses comme ça.
- 5:42C'est là qu'on reçoit ce fameux regard de bienveillance et d'amour.
- 5:47Mais comme tout parent est imparfait,
- 5:49il ne va pas pouvoir forcément regarder l'enfant.
- 5:52Avec cet amour inconditionnel.
- 5:54Et c'est là,
- 5:54justement,
- 5:55que commencent à se mettre en place les failles narcissiques.
- 5:58Et donc,
- 5:59ce besoin d'être vu d'une certaine manière.
- 6:02Donc,
- 6:02c'est pour ça que quand...
- 6:03Je continue,
- 6:04donc,
- 6:04pour le coup,
- 6:04ta question qui était,
- 6:05est-ce que c'est universel ?
- 6:07Pour certaines personnes,
- 6:08elles vont avoir besoin d'être plus vues.
- 6:10Parce que,
- 6:10justement,
- 6:12elles auront été regardées avec des projections,
- 6:15des attentes de leurs parents.
- 6:17Et donc,
- 6:17ça implique qu'elles n'ont pas été acceptées telles que ce petit Arna.
- 6:21être imparfait.
- 6:23Et dans d'autres familles,
- 6:24les parents vont les regarder avec moins d'attente,
- 6:27moins de projection,
- 6:28moins d'attente de réparation ou d'attente de
- 6:32« cet enfant va avoir le futur que moi je n'ai pas eu » ,
- 6:35des choses comme ça.
- 6:36Et donc là,
- 6:37dès qu'il y a des attentes,
- 6:39l'enfant n'est pas regardé pour qui il est.
- 6:42Mais est-ce que tu crois qu'on peut devenir dépendant un jour du regard des autres ?
- 6:46Oui !
- 6:47Il y a des gens qui sont dépendants,
- 6:48évidemment.
- 6:49Tout ce qui est dépendance affective,
- 6:51c'est dépendant du regard des autres.
- 6:53Et d'où ça vient ?
- 6:54C'est parce que justement,
- 6:55on n'a pas eu ce regard inconditionnel quand on était enfant.
- 7:01Soit on l'a eu trop quand on a eu,
- 7:03par exemple,
- 7:06une famille qui était très protectrice,
- 7:07où là,
- 7:08on a eu vraiment beaucoup de regards.
- 7:09Mais à nouveau,
- 7:10ce n'était pas un regard complètement inconditionnel,
- 7:14puisqu'il était orienté dans...
- 7:17fais en sorte de ne pas créer quelque chose qui m'angoisse moi par an,
- 7:22comme ça je vais te protéger.
- 7:24Et puis autrement,
- 7:25il y a l'inverse qui est si je n'ai pas été du tout regardée,
- 7:29j'ai plutôt été regardée comme quelqu'un qui était mauvais ou quelqu'un qui n'avait pas de valeur ou je devais me taire pour être complètement transparent.
- 7:36Bien là,
- 7:37en effet,
- 7:37on va se retrouver avec des forts besoins d'être vu,
- 7:41d'aller le chercher.
- 7:42Parfois,
- 7:42on va saboter quand on va être vraiment intentionnellement vu par l'autre.
- 7:47ou les autres.
- 7:48Et parfois,
- 7:49on va systématiquement chercher le contact de l'autre parce qu'on à travers cet autre,
- 7:54que ça peut être un amoureux,
- 7:55une amoureuse,
- 7:58des amis,
- 7:59des enfants ou même un patron,
- 8:01eh bien,
- 8:02on va chercher chez l'autre le regard qu'on n'a pas eu du parent.
- 8:07Donc là,
- 8:07ça me fait rebondir sur,
- 8:08on va essayer de structurer l'émission par rapport à la modernité dans laquelle on vit aujourd'hui et donc le regard des autres.
- 8:15Aujourd'hui,
- 8:16il y a aussi beaucoup de réseaux sociaux parce que c'est quand même le nerf de la guerre en ce moment.
- 8:22Il y a quand même beaucoup de choses qui se passent et le regard des autres,
- 8:24là,
- 8:24vraiment,
- 8:25ça devient un business en fait.
- 8:29Oui.
- 8:30Donc là,
- 8:31on se retrouve à nouveau avec les différents profils d'attachement qu'on n'a plus parlé auparavant.
- 8:36Les personnes qui vont avoir un profil d'attachement anxieux vont avoir tendance à aller chercher,
- 8:40chercher,
- 8:41chercher la reconnaissance.
- 8:43Donc quand on veut être vu...
- 8:45c'est souvent la reconnaissance,
- 8:47la validation par l'extérieur.
- 8:49Et ça,
- 8:49c'est parce qu'on ne l'a pas eu suffisamment de nos parents.
- 8:52Eh bien,
- 8:53vont peut-être beaucoup poster,
- 8:55mais ça dépend du type de contenu.
- 8:57Vraiment,
- 8:57quand on analyse le contenu,
- 8:59on va pouvoir identifier le profil d'attachement derrière,
- 9:02si la personne est plutôt sécure,
- 9:04c'est-à-dire n'a pas besoin d'être validée par l'extérieur,
- 9:07mais se valide elle-même,
- 9:08ou si elle a besoin d'être validée par l'extérieur.
- 9:11Et donc...
- 9:12Quand on va poster des images très chiadées,
- 9:16très très belles,
- 9:17tout est parfait,
- 9:19on a vraiment envie que les gens nous en vivent et on a envie de montrer qu'on réussit.
- 9:25Alors que peut-être qu'à l'intérieur,
- 9:29ça ne va pas forcément bien.
- 9:31Et ce que l'on montre,
- 9:32c'est une sorte de façade.
- 9:33C'est aussi pour se rassurer soi.
- 9:35Mais on a besoin de la validation des autres qui viennent nous dire « Waouh,
- 9:38quelle chance tu as ! »
- 9:39« Waouh,
- 9:39je t'admire ! »
- 9:40ou des choses comme ça.
- 9:41Donc on voit bien,
- 9:42on attend que l'extérieur vienne nous valider.
- 9:45Alors qu'une personne qui est plutôt sécure,
- 9:49elle va mettre du contenu,
- 9:51mais pas dans un but d'être validée par l'autre.
- 9:54mais plutôt du contenu à forte valeur ajoutée.
- 9:57C'est,
- 9:58va raconter une histoire,
- 9:59pour pouvoir apporter quelque chose,
- 10:02on va dire,
- 10:02à la communauté.
- 10:03Et n'aura pas forcément peur non plus des commentaires que les autres vont faire,
- 10:10alors que ceux qui ont besoin d'être validés,
- 10:12dès qu'ils vont avoir un mauvais commentaire,
- 10:14ça va vraiment prendre une place énorme.
- 10:16C'est là qu'on voit,
- 10:17en fait,
- 10:18quand la validation vient au service d'un manque,
- 10:21ou quand...
- 10:23La validation n'est pas un besoin en tant que tel.
- 10:29Et donc,
- 10:29pour terminer,
- 10:30par rapport aux profils,
- 10:31les profils résistants,
- 10:32pas résistants,
- 10:32pardon,
- 10:33les profils évitants,
- 10:34et en même temps,
- 10:35il y a la résistance,
- 10:36sont les personnes qui vont avoir beaucoup de mal à se mettre justement en lumière sur les réseaux sociaux parce qu'ils ont très peur des commentaires.
- 10:44Et donc,
- 10:44comme dans l'évitement,
- 10:46on a tendance à voir l'extérieur comme agressant,
- 10:49ce sont vraiment les personnes qui,
- 10:51elles,
- 10:51vont avoir du mal à se mettre
- 10:54en lumière,
- 10:54en effet,
- 10:55être vu par les autres,
- 10:56pour la même raison que les anxieux,
- 11:00pour les commentaires négatifs de ce que les gens vont pouvoir penser.
- 11:04Et c'est pareil,
- 11:05du coup,
- 11:05ça me fait remondir par rapport à l'amour,
- 11:07au couple et au besoin d'être choisi.
- 11:09Parce qu'en fait,
- 11:09au final,
- 11:10entre être vu et être regardé et d'être choisi quand on est dans une relation amoureuse,
- 11:18est-ce que le fait d'être là se rebondit sur toutes les blessures ?
- 11:21réécouter cette émission qui est quand même vachement bien.
- 11:25Donc,
- 11:25c'est quoi la question ?
- 11:26Donc,
- 11:27en fait,
- 11:27pourquoi le fait de ne pas être choisi,
- 11:29ça peut réveiller aussi quelque chose de douloureux ?
- 11:31Parce que choisir,
- 11:32déjà,
- 11:32être choisi,
- 11:33le poser de cette manière est une problématique.
- 11:35Ça montre qu'on a eu besoin d'être choisi,
- 11:40enfin,
- 11:40et on ne l'a pas été.
- 11:43Pour pouvoir se développer avec un sentiment de sécurité affective,
- 11:48on a besoin de savoir qu'on a été choisi par notre...
- 11:50père et choisi par notre père.
- 11:52En tout cas,
- 11:52les deux partenaires,
- 11:54les gens qui nous ont élevés.
- 11:56On a vraiment besoin.
- 11:57Et être choisi,
- 11:59c'est être choisi pour qui l'on était.
- 12:00C'est-à-dire avec nos imperfections de petit enfant et aussi nos imperfections de petit enfant.
- 12:06Et avoir reçu non seulement un regard,
- 12:09mais vraiment avoir senti le regard sur nous,
- 12:11de nos parents qui étaient admiratifs parfois,
- 12:14et parfois ils pouvaient être en colère,
- 12:16mais qu'on ait eu toute la palette en fait.
- 12:18Pas uniquement une chose.
- 12:20Tu n'as le droit que d'être heureux,
- 12:21tu n'as le droit que d'être en joie.
- 12:22Si tu es en colère,
- 12:24moi ça ne me va pas en tant que parent.
- 12:26Donc c'est en ça que ce regard qu'on a pu avoir,
- 12:30mais associé aux paroles,
- 12:32c'est très important.
- 12:33Et parfois il y a des parents qui disent « oui mais je n'ai pas dit » .
- 12:35Oui mais vous l'avez fait ressentir à votre enfant.
- 12:37Donc l'enfant il peut ressentir qu'il n'est pas validé.
- 12:41Donc ça veut dire qu'il n'est pas regardé avec amour,
- 12:44mais amour inconditionnel en acceptation de son imperfection.
- 12:48Et donc,
- 12:48pour le coup,
- 12:49c'est ça qui crée ce sentiment de ne pas avoir été choisi.
- 12:52Et donc,
- 12:53poser qu'on attend que l'autre nous choisisse ou que l'on soit choisi quand on cherche un job ou que l'on soit choisi par du public ou des choses comme ça,
- 13:09ça indique un besoin de réparation par l'extérieur.
- 13:15Et donc justement,
- 13:16comment est-ce qu'on peut évoluer par rapport à ce besoin ?
- 13:20C'est de ne plus attendre,
- 13:21comment est-ce qu'on fait pour ne plus attendre d'être validé par l'extérieur ?
- 13:25Eh bien,
- 13:25c'est un mouvement qui vient de l'intérieur,
- 13:27ça part de soi vers l'extérieur.
- 13:29Si on se valide nous,
- 13:31on apprend à se valider nous,
- 13:33ce qui fait qu'on aura beaucoup moins besoin de la validation de l'extérieur,
- 13:37on aura beaucoup moins besoin du regard de l'autre,
- 13:41donc on aura beaucoup moins peur du regard de l'autre.
- 13:44Et notre action ne sera pas en fait dirigée en fonction de ce que les autres peuvent penser.
- 13:51Il ne faut pas oublier que le regard des autres,
- 13:53c'est le regard que nos parents ont eu sur nous.
- 13:56Donc s'il a été peu validant,
- 13:59on aura peu de validation intérieure.
- 14:01S'il a été validant,
- 14:02on aura une grande confiance en nous.
- 14:05Est-ce que du coup,
- 14:05parfois,
- 14:06on va tomber amoureux de quelqu'un parce que cette personne nous voit enfin ?
- 14:09Ça peut être aussi un rapport ?
- 14:11Oui,
- 14:11exactement.
- 14:12C'est ça.
- 14:13En fait,
- 14:13quand on a été mal validé,
- 14:15quand on n'a pas été regardé correctement avec cette bienveillance par nos parents,
- 14:18on va chercher dans le partenaire.
- 14:21Mais il y a potentiellement un problème,
- 14:23puisque c'est là qu'on tombe dans les névroses complémentaires,
- 14:25dans ce fameux aller-retour,
- 14:27cette danse dont je parlais de l'anxieux et l'évitant,
- 14:30où on retrouve chez l'autre le regard que l'on n'a pas eu,
- 14:32mais ça c'est la phase passionnelle de l'amour.
- 14:35Et après,
- 14:36au bout de plusieurs mois,
- 14:38on commence à se montrer tel que l'on est.
- 14:40on n'est plus en confiance,
- 14:41et c'est là qu'on peut tomber de haut,
- 14:43parce que l'autre ne va plus nous regarder de la même manière.
- 14:46Et on était quelque part accro à ce regard.
- 14:49Et pourquoi on était accro à ce regard ?
- 14:51Parce qu'on n'a pas eu cette validation quand on était enfant.
- 14:55Si ça vous intéresse,
- 14:56il y a toutes les études,
- 14:59le travail qu'a fait Boris Réunig là-dessus est très intéressant.
- 15:02Vraiment.
- 15:05Et c'est une personne qui est assez connue.
- 15:08Donc,
- 15:08pour le coup,
- 15:08c'est pour ça que je parle de ces travaux.
- 15:11Il pose vraiment que si l'enfant,
- 15:13dès le départ,
- 15:14n'est pas validé,
- 15:15n'est pas touché,
- 15:15n'est pas regardé par le parent,
- 15:18il peut même grandir,
- 15:20se développer moins rapidement,
- 15:22voire rester un peu enfant-enfant.
- 15:26Et donc,
- 15:27ce qu'il expliquerait aussi...
- 15:28dans certains cas,
- 15:29pourquoi aussi il y a certaines personnes qui vont rester dans des relations alors qu'elles ne sont pas vraiment reconnues ?
- 15:33C'est-à-dire qu'à un moment donné,
- 15:34on va reproduire autre chose.
- 15:36Oui,
- 15:36tout à fait.
- 15:37C'est donc inconsciemment ce qu'on recherche à travers l'autre.
- 15:42Là,
- 15:42on parle d'amoureux,
- 15:43mais ça peut être aussi des relations hiérarchiques avec son patron ou sa chef FE.
- 15:52C'est le regard du parent.
- 15:54Donc,
- 15:54ce sont des parents de substitution.
- 15:56Donc oui,
- 15:56pour pouvoir sortir,
- 15:57et c'est là qu'on peut pour le coup aussi se retrouver dans des relations toxiques,
- 16:01puisqu'on attend,
- 16:03on attend,
- 16:04on attend quoi ?
- 16:05Un regard de validation,
- 16:06on attend de la validation,
- 16:08c'est en fait,
- 16:08on a une relation parent-enfant.
- 16:10Donc pour pouvoir sortir de là,
- 16:13c'est en effet apprendre à vraiment se rassurer soi,
- 16:16apprendre à se donner de la valeur,
- 16:19à se regarder soi,
- 16:22pour moins dépendre du regard de l'autre.
- 16:25Parce que des fois,
- 16:25on peut justement rester dans ce type de relation où on n'est pas vraiment reconnu.
- 16:30Parce que comme on n'a pas été vraiment reconnu quand on a été petit,
- 16:32c'est aussi ce langage de l'amour-là qui est actif chez nous.
- 16:36Donc,
- 16:36on va reproduire ce qu'on connaît.
- 16:38Oui.
- 16:39Ce qui se passe,
- 16:40c'est que comme un fait exprès,
- 16:42mais qui n'est pas fait exprès évidemment,
- 16:44on va aller choisir des partenaires qui correspondent aux parents avec lesquels on a eu le plus de problèmes.
- 16:49Tout ça pourquoi ?
- 16:50Pour pouvoir obtenir de ce partenaire ce que l'on n'a pas obtenu de notre parent.
- 16:55Or,
- 16:56ce pauvre partenaire,
- 16:57on lui demande quelque chose qui est impossible.
- 16:59Donc en fait,
- 17:00c'est perdu d'avance.
- 17:01On est sûr qu'on va être frustré,
- 17:02puisqu'on attend que ce partenaire soit un parent.
- 17:05Or,
- 17:06qui d'autre qu'un parent peut être un parent ?
- 17:08Et même,
- 17:08il faut savoir que même si votre parent,
- 17:11à partir d'aujourd'hui,
- 17:11devenait parfait,
- 17:12tout ce qu'il ne vous a pas donné jusqu'à hier,
- 17:15en fait,
- 17:15il va falloir le travailler.
- 17:17Donc,
- 17:18projeter une attente de réparation sur quiconque,
- 17:21même sur votre parent d'aujourd'hui,
- 17:24vous laissera toujours en frustration.
- 17:25Parce que l'idée,
- 17:26c'est que vous puissiez prendre en charge votre enfant intérieur et que vous deveniez,
- 17:31de fait,
- 17:32le parent parfait que vous n'avez pas eu.
- 17:36C'est prendre ses responsabilités aussi,
- 17:37c'est ça.
- 17:38Ce n'est pas facile pour tout le monde.
- 17:40Exactement.
- 17:43Et du coup,
- 17:43j'enchaîne avec une autre,
- 17:45parce qu'il y a aussi dans les métiers artistiques ce besoin d'être vu,
- 17:47parce que là,
- 17:48on a parlé des réseaux sociaux qui deviennent aussi des formes...
- 17:53d'artistes,
- 17:53entre guillemets,
- 17:54ou même d'acteurs,
- 17:55de personnalités reconnues.
- 17:56C'est notre télé.
- 17:57En fait,
- 17:58ça devient un peu notre télé qu'on avait dans les années 90-2000.
- 18:02Là,
- 18:02maintenant,
- 18:03aujourd'hui,
- 18:03c'est sur notre téléphone.
- 18:05Et ça veut dire que souvent,
- 18:06ce rapport de l'artiste,
- 18:09c'est un rapport particulier par rapport au regard.
- 18:12Oui,
- 18:12toi,
- 18:12tu pourras plus en parler,
- 18:14évidemment.
- 18:15Alors,
- 18:16il y a des artistes qui ont témoigné,
- 18:18ils disent,
- 18:18voilà,
- 18:19je reçois beaucoup d'amour de mon public,
- 18:20en fait,
- 18:21j'ai besoin de ça et tout ça.
- 18:22Et ça,
- 18:22je comprends,
- 18:23évidemment,
- 18:23recevoir de l'amour de l'autre,
- 18:24c'est hyper important.
- 18:25En fait,
- 18:26la limite dans ce qui est,
- 18:29on va dire,
- 18:29bon,
- 18:30je mets des guillemets,
- 18:31et pas bon,
- 18:33c'est quand on est dépendant de la chose.
- 18:35Évidemment,
- 18:35quand on reçoit un compliment,
- 18:37quand on reçoit beaucoup d'amour,
- 18:39quand le public dit,
- 18:40ah,
- 18:40c'était génial,
- 18:41la pièce ou le concert,
- 18:42j'adore.
- 18:44Prenez,
- 18:44prenez,
- 18:45prenez,
- 18:45parce que c'est aussi sans doute pour ça que vous le faites.
- 18:48Mais par contre,
- 18:49quand on est dépendant,
- 18:51là,
- 18:51c'est un problème.
- 18:52Là,
- 18:52en effet,
- 18:52le public,
- 18:53à nouveau,
- 18:54devient ce parent de substitution.
- 18:56C'est qu'on attend du public le regard que l'on n'a pas eu quand on était enfant.
- 19:02Et ça va même plus loin que ça,
- 19:05parce que quand on est artiste,
- 19:06on est toujours dans une validation,
- 19:08même pour travailler,
- 19:09donc pour être en sécurité financière.
- 19:11Donc en fait,
- 19:12à un moment donné,
- 19:12ça devient aussi une drogue.
- 19:13On a besoin de tourner,
- 19:14on a besoin de jouer,
- 19:16de faire de la musique.
- 19:17Et tout ça,
- 19:19à la fois,
- 19:19ce n'est pas très valorisé par la société parce qu'on nous dit,
- 19:23c'est bien,
- 19:23tu fais ce que tu aimes,
- 19:24donc tu devrais être déjà contente.
- 19:26Mais en même temps,
- 19:27une fois qu'on le fait,
- 19:27on a besoin de le faire.
- 19:28Et c'est un cercle vicieux.
- 19:29Si ce n'est pas placé au bon endroit,
- 19:30moi,
- 19:31c'est ce que je fais beaucoup en coaching avec mes actrices.
- 19:33Si ce n'est pas placé au bon endroit,
- 19:35ça peut être très dévastateur.
- 19:36Et ça peut être des métiers où on peut être extrêmement malheureux à tous les niveaux,
- 19:41même si on devient des stars,
- 19:43parce que ça ne sera jamais comblé.
- 19:45C'est une quête sans fin.
- 19:46Et pour le coup,
- 19:47je rebondis sur ce qu'on se disait au départ aussi.
- 19:50Ce qui est dur,
- 19:52je présuppose pour le coup dans vos métiers,
- 19:54c'est aussi le regard extérieur.
- 19:55Le fameux regard dont on parlait versus être vu.
- 19:59Ce dont vous avez besoin,
- 20:00c'est d'être vu dans votre âme,
- 20:01de ce que vous pensez.
- 20:02vous pouvez donner quand vous jouez.
- 20:04Or,
- 20:04très souvent,
- 20:04vous êtes sélectionné sur votre aspect extérieur.
- 20:07C'est ça aussi qui est très difficile.
- 20:08Et donc,
- 20:09si en effet,
- 20:10on a une construction psychique fragile là-dessus,
- 20:15c'est comme si vous étiez à nouveau refusé par vos parents,
- 20:17à nouveau refusé par vos parents,
- 20:19à nouveau refusé pour vos parents.
- 20:21Donc,
- 20:21c'est dévastateur.
- 20:22Donc,
- 20:22en effet,
- 20:23c'est aussi important,
- 20:24vous,
- 20:24en tant qu'acteur et comédien,
- 20:26de pouvoir travailler vraiment sur votre sécurité affective.
- 20:31pour justement être moins affecté lors des castings.
- 20:34On vous dit non pour que vous ne le preniez pas contre vous,
- 20:38mais que pour une raison x ou y,
- 20:40ce n'est pas forcément vous évidemment,
- 20:43mais que ce ne soit pas vraiment quelque chose de personnel,
- 20:46comme si c'était une blessure qui se réouvrait à chaque fois.
- 20:48Parce qu'autrement,
- 20:49ce métier doit être en effet dévastateur.
- 20:54Oui,
- 20:54donc là,
- 20:54c'est bien de travailler un petit peu sur soi.
- 20:55C'est pour ça que moi,
- 20:56je fais mes stages avec les actrices pour justement leur apprendre à changer.
- 20:59Parce qu'une fois qu'on a un moteur qui est bien centré,
- 21:03bien aligné,
- 21:04on peut tout faire.
- 21:04Et en plus,
- 21:05même si vous écoutez les émissions sur la manifestation,
- 21:07on peut manifester des grandes choses.
- 21:09Et notre moteur et notre mission de vie,
- 21:12en allant jusque là,
- 21:13elle est différente.
- 21:13si c'est pour justement partager des émotions,
- 21:17des messages et des choses.
- 21:18Les artistes,
- 21:20c'est magnifique.
- 21:21Pour moi,
- 21:21je trouve que c'est le plus beau métier du monde de pouvoir justement...
- 21:24transcender des émotions et pouvoir les partager et faire des déclics à beaucoup de personnes.
- 21:28C'est un peu comme ça qu'on voit là.
- 21:30Mais il faut vraiment bien placer les choses pour ne pas être dévasté.
- 21:34Pour aussi travailler avec des acteurs et comédiens,
- 21:37ce que je vois,
- 21:38c'est que quand on va travailler sur les émotions,
- 21:40s'autoriser à faire sortir les émotions que l'on a gardées en soi parce qu'on n'avait pas le droit soit de façon explicite ou implicite de les exprimer quand on était enfant.
- 21:50Une fois qu'en fait la personne et
- 21:52OK de ressentir ses émotions.
- 21:54En fait,
- 21:55son jeu d'acteur ou d'actrice,
- 21:56il est transcendé.
- 22:00La personne n'a plus peur du regard du metteur en scène ou quand elle est sur scène,
- 22:05se dire « Oh là là,
- 22:06mais je joue mal,
- 22:06je joue mal. »
- 22:07En fait,
- 22:07elle est là et elle vit l'instant présent parce qu'elle n'a plus peur d'exprimer ses émotions parce que ce qui se passe,
- 22:13c'est que si on n'a pas suffisamment travaillé justement sur libérer ses émotions quand on est acteur,
- 22:18si par exemple,
- 22:19on n'avait pas eu le droit d'exprimer sa colère,
- 22:22Quand on était enfant,
- 22:22devoir le faire après sur scène,
- 22:24il y a un risque.
- 22:25C'est comme si on ouvrait la boîte de Pandore,
- 22:27c'est comme si on ouvrait le couvercle et on a hyper peur qu'en exprimant une colère pendant une représentation,
- 22:34en fait,
- 22:34ce soit toute la colère qu'on a gardée depuis enfant qui s'exprime.
- 22:39Et donc,
- 22:39ça peut expliquer pourquoi en tant qu'acteur,
- 22:41des fois,
- 22:42c'est dur d'aller chercher au fond de ses tripes une émotion si on ne l'a pas suffisamment travaillé,
- 22:48parce qu'on a hyper peur que tout sorte.
- 22:51Il ne faut surtout pas que ça sorte.
- 22:53C'est parce qu'on a peur aussi des représailles.
- 22:55Parce que si une émotion sort et qu'on ne sortait pas la colère,
- 22:57peut-être qu'inconsciemment,
- 22:58quand on était petit,
- 22:59si on se mettait en colère,
- 23:00on allait être maltraité,
- 23:01on allait avoir de la violence.
- 23:02Donc du coup,
- 23:03on n'a jamais osé le faire.
- 23:04Donc si on demande de le faire aujourd'hui,
- 23:06inconsciemment,
- 23:06parce que ça,
- 23:07c'est évidemment consciemment,
- 23:08on imagine bien que personne ne va nous engueuler parce qu'on nous demande de le faire,
- 23:10mais il se passe des choses.
- 23:12Donc en fait,
- 23:12moi,
- 23:12ça me passionne.
- 23:13Et donc en fait,
- 23:14le fond du problème,
- 23:15on va y venir quand même,
- 23:16c'est que peut-être on peut apprendre à se voir soi-même.
- 23:18Alors on tourne autour du pot.
- 23:19tout à l'heure,
- 23:20mais comment est-ce qu'on peut faire pour se voir soi-même ?
- 23:22C'est de ressentir vraiment cet apaisement où on n'a plus besoin,
- 23:26justement,
- 23:26de cette validation quand on commence à se voir et à s'aimer.
- 23:31On va aller jusque-là.
- 23:33Oui,
- 23:33c'est vraiment ça.
- 23:34L'idée c'est de s'aimer,
- 23:34en tout cas de s'apprécier.
- 23:37Je peux voir en séance que certaines personnes tiquent quand je dis apprendre à vous aimer.
- 23:42Un entre-deux pourrait être apprendre à s'apprécier.
- 23:45Donc,
- 23:45bon,
- 23:45déjà...
- 23:46travailler sur vos figures d'attachement,
- 23:47ça c'est une nécessité,
- 23:49vous ne pouvez pas passer parce qu'autrement tous les autres tips qu'on peut vous donner,
- 23:53c'est un peu comme un pansement sur une plaie qui n'est pas nettoyé,
- 23:57donc il faut de toute façon aller travailler sur vos figures d'attachement.
- 24:00Mais au-delà de ça,
- 24:00il y a plein de petits outils qu'on peut utiliser,
- 24:04il y a quelque chose qu'on peut faire,
- 24:06par exemple c'est trouver,
- 24:09quand on a du mal avec son apparence physique,
- 24:11par exemple c'est trouver la partie de votre corps que vous préférez.
- 24:15Et vous focalisez sur cette partie-là,
- 24:16parce que comme on est tous imparfaits,
- 24:18il y a obligatoirement des endroits de notre corps qu'on n'aime pas.
- 24:21Donc,
- 24:21au lieu de regarder tout le temps la partie qu'on n'aime pas,
- 24:24c'est aussi de remettre une balance,
- 24:26de remettre un équilibre sur
- 24:27« je regarde aussi la partie que j'aime bien » .
- 24:29Voilà,
- 24:29ça c'est par exemple sur le physique.
- 24:32D'un point de vue plus psychique,
- 24:34si on a tendance à avoir ce petit moteur intérieur qui est tout le temps dans la dévaluation,
- 24:40Il y a un truc que j'aime bien faire et que je propose souvent.
- 24:44C'est qu'à chaque fois,
- 24:45vous décidez donc que vous allez maintenant être beaucoup plus vigilant sur votre dialogue intérieur.
- 24:51Et ce que je vous propose de faire,
- 24:52c'est qu'à chaque fois que vous prenez la main dans le sac,
- 24:55en train de vous dévaloriser,
- 24:57vous dites le mot
- 24:58« aïe » , à voix haute.
- 25:03Et vous allez voir le nombre de fois que vous allez le dire dans la journée.
- 25:07Tout ça pour vous rendre compte combien.
- 25:09vous avez un dialogue vraiment négatif sur vous.
- 25:12Et à un moment donné,
- 25:14c'est quand vous allez dire « Aïe ! »
- 25:17C'est vraiment de lui dire « Mais arrête de te parler de cette manière.
- 25:21Maintenant,
- 25:21commence à te parler gentiment. »
- 25:24Parce que la plupart du temps,
- 25:26on ne se rend pas compte du dialogue intérieur que l'on a.
- 25:29Oui,
- 25:29c'est vrai qu'avec mes coachés,
- 25:31je travaille beaucoup là-dessus.
- 25:32Et c'est vrai qu'au bout d'un moment,
- 25:33on peut appeler ça comme on veut.
- 25:34Moi,
- 25:34je leur fais donner un prénom parce que j'aime bien,
- 25:35je suis un peu folle.
- 25:37et du coup c'est vrai que cette voix saboteuse au bout d'un moment elle peut être extrêmement prenante et on s'en rend pas compte c'est comme si elle prenait possession de nous en ce moment on a une émission en plus qui est géniale avec Valérie
- 25:50Fruchou sur les émotions où on parle et on fait parler les émotions donc la panique,
- 25:53la culpabilité,
- 25:54la colère et c'est hyper intéressant,
- 25:56c'est tout ce truc de pouvoir se détacher et de voir qu'en fait on n'est pas forcément ni nos émotions ni nos voix saboteuses ni nos trucs et qu'à l'intérieur Merci.
- 26:05c'est un bordel monstrueux.
- 26:07On ne travaille pas et c'est comme si on n'avait jamais fait le ménage.
- 26:10Et il faut quand même mettre un peu d'ordre pour justement pouvoir se déplacer dans chaque pièce,
- 26:14aller voir la colère quand on en a besoin,
- 26:16la culpabilité si on en a besoin,
- 26:17mais ça,
- 26:17on va la mettre plutôt à la cave si on pouvait.
- 26:20Enfin voilà,
- 26:21je trouve que c'est hyper intéressant.
- 26:22Je vous invite à écouter ces émissions parce que c'est une émission toute courte et assez rigolote justement pour le prendre avec un peu d'humour aussi.
- 26:30Se dire,
- 26:31ah là là,
- 26:31mais comment est-ce que je me parlerais ?
- 26:33Est-ce qu'on oserait parler...
- 26:34comme ça à quelqu'un d'autre,
- 26:35je ne pense pas.
- 26:37Mais le pire,
- 26:38souvent,
- 26:38c'est qu'on ne se rend pas compte combien ce dialogue intérieur négatif à notre rencontre est très présent.
- 26:44Donc,
- 26:45voilà,
- 26:46le petit aïe,
- 26:48parce que,
- 26:48réellement,
- 26:49ça fait mal,
- 26:49quoi.
- 26:50Aïe,
- 26:50mais t'as vu comment t'es habillée aujourd'hui ?
- 26:52Aïe !
- 26:54Oui,
- 26:54mais ça fait mal.
- 26:55Donc,
- 26:55non,
- 26:56on arrête de se faire mal.
- 26:57Ou alors,
- 26:57si,
- 26:58moi,
- 26:58on peut faire le aïe et si jamais on est en réunion et en truc comme ça,
- 27:01c'est se mettre un élastique autour du poignet et se faire...
- 27:04pas mal,
- 27:04mais se tirer sur l'élastique pour se rendre compte à chaque fois,
- 27:08même physiquement,
- 27:09qu'il se passe un truc.
- 27:10Ah non,
- 27:10mais là,
- 27:10je me...
- 27:12Et se faire prendre la main dans le sac.
- 27:13J'adore,
- 27:13tu l'as dit,
- 27:14mais c'est ma expression préférée.
- 27:15C'est vraiment,
- 27:16je suis prise la main dans le sac en train d'avoir un dialogue intérieur qui n'est pas du tout positif pour moi et qui fait en sorte que...
- 27:22Moi,
- 27:22ce que je dis à tous mes coachés,
- 27:23c'est que la seule chose dont vous êtes responsable et dont vous avez le contrôle complet,
- 27:29c'est vos pensées.
- 27:29C'est ce que vous mettez dans votre tête.
- 27:30Ça ne dépend que de vous.
- 27:32Oui.
- 27:33Parce que le cerveau,
- 27:34c'est comme un ordinateur.
- 27:35Donc beaucoup de gens disent,
- 27:36ah mais c'est mon cerveau qui...
- 27:37Non,
- 27:37En fait,
- 27:38un cerveau,
- 27:39il réalise exactement la même chose,
- 27:41quel que soit le type de pensée,
- 27:42que ce soit une pensée négative ou une pensée positive.
- 27:44Donc si vous voyez votre cerveau comme un ordinateur,
- 27:47en effet,
- 27:47ce que vous contrôlez,
- 27:48c'est le type de pensée que vous mettez.
- 27:49Ensuite,
- 27:50l'ordinateur,
- 27:51il crunch.
- 27:52Donc maintenant,
- 27:52imaginez.
- 27:54On voit tous la force des pensées négatives.
- 27:58Combien ça peut franchement prendre le contrôle ?
- 28:01Donc imaginez si...
- 28:03l'ordinateur qui est votre cerveau ne contrôle pas du tout.
- 28:07Il va cruncher exactement de la même manière les pensées positives.
- 28:12Donc ça veut dire qu'elles vont avoir autant de force que les pensées négatives.
- 28:18Et bien dis donc,
- 28:18vous avez du travail,
- 28:19je pense qu'on a tous du travail,
- 28:20c'est comme les abdos,
- 28:22le muscle en fait,
- 28:24c'est-à-dire qu'il faut travailler sur le muscle de notre tête pour pouvoir...
- 28:27On met tout en place assez régulièrement,
- 28:29sinon ça devient le bordel.
- 28:30Comme chez nous,
- 28:31on fait la vaisselle,
- 28:31on se lave les dents.
- 28:32Enfin voilà,
- 28:33c'est un peu pareil.
- 28:35On arrive à la fin déjà de l'émission.
- 28:36C'était super chouette.
- 28:39Est-ce que tu as une petite phrase pour conclure justement tout ce fait de pouvoir...
- 28:43Pourquoi est-ce qu'on a autant besoin d'être vu ?
- 28:45Je crois que le mot qui vient là,
- 28:47c'est bienveillance.
- 28:48En fait,
- 28:48pour commencer à se regarder,
- 28:50si on n'a pas été correctement regardé,
- 28:52c'est se connecter à de la bienveillance.
- 28:56Je ne sais pas si une façon de faire,
- 28:59c'est penser à quelqu'un avec beaucoup de bienveillance et ensuite,
- 29:05c'est vous mettre dans cette bienveillance et vous regarder avec cette bienveillance.
- 29:09On va tous essayer de faire ça au maximum.
- 29:12Et puis de toute façon,
- 29:13j'ai un peu l'impression qu'en fait aussi,
- 29:15je finis moi là-dessus,
- 29:16c'est qu'on n'a pas besoin d'être parfait en fait.
- 29:19Parce que souvent,
- 29:20on se met une pression pour la perfection et en fait,
- 29:23être reconnu pour ce qu'on est vraiment.
- 29:26Ça peut déjà être assez extraordinaire parce qu'il n'y en a qu'une,
- 29:28en fait.
- 29:28Il n'y a qu'une personne qui est comme nous,
- 29:29il n'y en a pas mille.
- 29:30Même si on a des frères,
- 29:31des sœurs,
- 29:31des parents,
- 29:32on est tous extrêmement différents.
- 29:34Et du coup,
- 29:34c'est ça qui fait notre force et puis qui on est.
- 29:37On n'a pas besoin d'être quelqu'un d'autre.
- 29:40Bon,
- 29:41on se dit au mois prochain,
- 29:41Emma.
- 29:42Oui,
- 29:43au mois prochain.
- 29:44Je vous souhaite un beau mois de juin à tous.
- 29:46À la semaine prochaine.
- 29:51Flamme des années 80.
- 29:53Le podcast qui allume la femme.