Latest / Je découvre le monde du meublé by JD2M / Louer une résidence principale ou secondaire (2/3) - Quelle fiscalité pour louer une résidence principale ou secondaire ?
Transcript
- 0:05Je déclare mon meublé,
- 0:06spécialiste de la fiscalité et de l'accompagnement des loueurs en meublé.
- 0:11A le plaisir de vous présenter
- 0:13« Je découvre le monde du meublé » ,
- 0:15le podcast à destination de tous les loueurs en meublé.
- 0:19Que vous envisagiez de vous lancer dans l'aventure de la location meublé ou que vous soyez déjà fin connaisseur des avantages de cette activité,
- 0:27retrouvez-nous chaque semaine pour parler conseils,
- 0:31bons plans et suivre ensemble l'actualité de la location meublé.
- 0:39Bonjour à toutes et à tous,
- 0:40et bienvenue dans le deuxième épisode de cette série consacrée à la location de la résidence principale ou secondaire,
- 0:45épisode dans lequel,
- 0:46après avoir présenté les différentes règles et limitations de cette activité dans notre premier épisode,
- 0:51nous allons maintenant nous focaliser sur la question fiscale en parlant régimes fiscaux,
- 0:54prélèvements et cotisations sociales,
- 0:56ou encore taxes.
- 0:58Commençons par une brève présentation du fonctionnement des deux régimes fiscaux accessibles en location meublée qui,
- 1:03rappelons-le,
- 1:04voient ses revenus imposés au titre des bénéfices industriels et commerciaux.
- 1:07Cela veut dire que les revenus perçus seront imposés sur la base du taux marginal d'imposition du loueur,
- 1:12auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux ou,
- 1:14plus rarement,
- 1:15les cotisations sociales.
- 1:17Optimiser sa fiscalité en limitant le poids de l'imposition pour le loueur passe donc nécessairement par le fait de réduire le plus possible le montant imposable.
- 1:25Et c'est justement en ce domaine que les deux régimes fiscaux,
- 1:27le régime microbique et le régime réel d'imposition,
- 1:30diffèrent.
- 1:31D'une part,
- 1:32le régime microbique fonctionne selon le mécanisme de l'abattement forfaitaire.
- 1:36Pour faire simple,
- 1:36le montant imposable est établi sur la base du montant de recettes annuelles issues de l'allocation meublée déclarée par le loueur,
- 1:42auquel s'applique un taux d'abattement qui varie selon le type d'activité ainsi que le type de biens.
- 1:47Pour les revenus perçus en 2025 et depuis l'entrée en vigueur de la loi Lemaire,
- 1:51il existe deux possibilités pour le régime microbique en location meublée.
- 1:55Ainsi,
- 1:55l'allocation de courte durée d'un meublé de tourisme non classé bénéficie actuellement d'un abattement de 30%
- 2:01et le bénéfice du régime microbique est plafonné à un montant de recettes annuelles inférieur à 15 000 euros.
- 2:06tandis que la location de courte durée d'un meublé de tourisme classé,
- 2:09d'une chambre d'hôte ou encore la location de longue durée bénéficient d'un taux d'abattement de 50%
- 2:15et d'un plafond de chiffre d'affaires annuel de 77 700 euros.
- 2:18D'autre part,
- 2:19le régime réel apparaît comme plus complexe mais aussi souvent le plus avantageux puisqu'il permet au loueur de déduire de son résultat imposable toutes les charges liées à l'activité ainsi que le montant de l'amortissement de la valeur du bien,
- 2:30des travaux et du mobilier.
- 2:32Ce régime va donc permettre au lower d'absorber.
- 2:34notamment sous la forme d'une déduction fiscale,
- 2:37le coût des plateformes,
- 2:38agences,
- 2:38conciergeries ou encore les frais de ménage,
- 2:41solution auxquelles on recourt de nombreux loueurs.
- 2:43Les avantages et inconvénients de ces deux régimes devront donc être pesés avec minutie par le loueur,
- 2:47qui devra éviter de se tourner trop rapidement vers la solution de facilité que représente le régime microbique et qui constitue une erreur fréquente,
- 2:54particulièrement dans le cas de la location occasionnelle d'une résidence principale ou secondaire.
- 2:59L'une des raisons de cette erreur,
- 3:00outre l'attrait de la simplicité déclarative,
- 3:03pratique.
- 3:03mais néanmoins coûteuse du régime microbique,
- 3:06et la crainte des loueurs occasionnels que le régime réel ne corresponde pas à leur situation et ne soit alors pas avantageux,
- 3:12crainte qui vient du fait que,
- 3:13dans le cas où un logement est occupé à titre personnel par son bailleur,
- 3:16le montant de certaines charges déductibles est diminué au prorata du temps d'occupation du loueur sur l'année,
- 3:21de même que l'amortissement.
- 3:23Pour y voir plus clair,
- 3:24prenons l'exemple d'une résidence secondaire louée en courte durée pendant l'année,
- 3:28mais dont le propriétaire se réserve 12 semaines,
- 3:30soit 3 mois d'occupation personnelle.
- 3:32Dans ce cas,
- 3:33l'amortissement ainsi que certaines charges déductibles,
- 3:35comme celles liées à l'approvisionnement en eau,
- 3:37en électricité,
- 3:38les factures de téléphone ou encore Internet,
- 3:41se verront diminuer d'un quart de leur montant au titre des trois mois d'occupation personnelle.
- 3:45Malgré tout,
- 3:46certaines charges resteront également déductibles en totalité,
- 3:49comme les frais de comptabilité,
- 3:51de gestion ou les services souscrits dans le cadre de l'activité de location meublé.
- 3:55Ce point est clair-ci,
- 3:56il est donc important de rappeler qu'en réalité,
- 3:58la non-déduction des charges et de l'amortissement au prorata
- 4:01ne veut pas dire la fin de l'intérêt du régime réel,
- 4:04tout simplement parce qu'il s'opère souvent à un effet de balancier entre la période de réservation et le montant des charges et d'amortissement déductible,
- 4:11ce qui aboutit souvent à un résultat fiscal avantageux pour le loueur.
- 4:15En effet,
- 4:16plus un bien est occupé par son propriétaire pendant l'année et moins les charges et l'amortissement déductible seront élevées,
- 4:21mais puisque le bien est occupé la majorité du temps par son propriétaire,
- 4:24les recettes de location seront également moins importantes et auront donc toutes les chances d'être compensées par les charges et l'amortissement déduit Merci.
- 4:31même s'il ne s'agit que d'une fraction de ces derniers.
- 4:34A l'inverse,
- 4:35plus un bien est mis en location pendant l'année,
- 4:36plus les recettes seront importantes,
- 4:38mais également plus les charges et l'amortissement déductibles seront importants,
- 4:41et permettront également de réduire considérablement le résultat fiscal.
- 4:46Attention toutefois,
- 4:47cette réflexion s'applique surtout aux résidences secondaires,
- 4:49car dans le cas de la location d'une résidence principale,
- 4:52certaines charges comme les intérêts d'emprunt ne pourront être déduits,
- 4:55de même que l'amortissement,
- 4:56ce qui limitera donc le montant des déductions dont le loueur pourra bénéficier.
- 5:00Même si la réflexion que nous venons de mener entre le montant des déductions et le volume de réservation s'applique également ici,
- 5:06les résidences principales étant souvent moins louées pendant l'année que les résidences secondaires.
- 5:11Plus que jamais,
- 5:12cette situation nécessite donc le recours au conseil d'un spécialiste,
- 5:15ou au moins un simulateur d'imposition,
- 5:17pour déterminer le régime fiscal le plus avantageux.
- 5:20Avant de conclure ce point,
- 5:21il nous reste tout de même à préciser ce que recouvre vraiment le terme d'occupation personnelle pour les résidences secondaires.
- 5:27Pour ces dernières,
- 5:28cette notion désigne les périodes pendant lesquelles les propriétaires se réservent la possibilité de jouir exclusivement de leurs biens,
- 5:34autrement dit,
- 5:35les périodes où le bien n'est pas ouvert à l'allocation.
- 5:37À partir du moment où le bien n'est pas ouvert à l'allocation,
- 5:40il est considéré que les propriétaires s'en réservent la jouissance personnelle.
- 5:43Qu'ils s'y rendent effectivement ou non n'a donc pas d'importance.
- 5:47Ces périodes,
- 5:48qui entraînent une réduction des charges et de l'amortissement,
- 5:50ne sont toutefois pas à confondre avec les périodes pendant lesquelles le bien est disponible à l'allocation,
- 5:54mais n'est pas loué.
- 5:56Prenons un exemple.
- 5:57En 2025,
- 5:58un propriétaire souhaite se rendre dans sa résidence secondaire une semaine en février,
- 6:01deux en juin et une en octobre.
- 6:03Il va donc fermer le bien à la location pendant ces quatre semaines.
- 6:06Et,
- 6:07qu'il s'y rende ou pas sur ces périodes,
- 6:08ces quatre semaines pèseront sur ses charges et amortissements déductibles.
- 6:12Pour les 48 semaines restantes,
- 6:13puisque le bien était ouvert à la location,
- 6:15qu'il soit effectivement réservé ou non,
- 6:17la déduction des charges et de l'amortissement sera effective.
- 6:20Au-delà du choix du régime fiscal,
- 6:22les lois de résidence principale comme secondaire qui louent en courte durée
- 6:25devront porter une attention toute particulière à l'éventualité d'être soumis au paiement des cotisations sociales.
- 6:30En effet,
- 6:31même au statut de loueur en meublé non professionnel ou LMNP,
- 6:34il est toujours possible de devoir payer les cotisations sociales à la place des prélèvements sociaux si les recettes annuelles générées par l'activité de location de courte durée dépassent les 23 000 euros.
- 6:44Dans cette situation,
- 6:45le loueur devrait donc s'affilier à un régime de sécurité sociale,
- 6:48soit celui des indépendants,
- 6:49soit,
- 6:50sur option,
- 6:50au régime général,
- 6:52et payer les cotisations sociales.
- 6:54Pour les loueurs qui seraient donc proches de cette limite et qui ne souhaiteraient pas relever du système des cotisations sociales,
- 6:59il est donc particulièrement important d'adapter le nombre de réservations ou leur prix afin de rester en deçà de ce seuil de 23 000 euros de recettes annuelles de location de courte durée qui ne doit d'ailleurs pas être confondu avec celui identique,
- 7:11permettant de déterminer l'appartenance au statut de LMNP ou LMP.
- 7:16Enfin,
- 7:16il est important de ne pas oublier le volet taxe de l'activité de location de courte durée pour une résidence principale ou secondaire.
- 7:22Et si ?
- 7:23Pour tout connaître de ce sujet,
- 7:24nous vous conseillons notre série dédiée aux taxes en location meublée.
- 7:27Nous profitons tout de même de cet épisode pour attirer votre attention sur un point important si vous louez votre résidence secondaire.
- 7:33En effet,
- 7:34si commencer une activité de location meublée signifie devoir s'acquitter de la cotisation foncière des entreprises,
- 7:38ou CFE,
- 7:39une réponse gouvernementale du mois de juin 2025 est venue rappeler que payer la CFE n'exonère pas du paiement de la taxe d'habitation sur la résidence secondaire,
- 7:47ou THRS.
- 7:49Les résidences secondaires peuvent donc à la fois être assujetties à la CFE et à la THRS,
- 7:53puisque le critère qui vient déclencher cette deuxième taxe est la possibilité de pouvoir jouer du bien,
- 7:58même si le propriétaire ne s'y rend pas effectivement.
- 8:00Les loueurs qui alternent période de location et d'occupation personnelle ont donc toutes les chances de se retrouver en situation de cumul.
- 8:07Pour ne pas devoir supporter la THRS,
- 8:09la seule solution est aujourd'hui de conclure un mandat de gestion exclusif avec une agence de location,
- 8:13mandat qui permettra de prouver que le bien n'était pas disponible à la location toute l'année puisque géré par l'agence,
- 8:19et ainsi permettre à son propriétaire d'être exonéré de la THRS au motif qu'il n'a pas eu la possibilité de louer de son bien.
- 8:25Bien entendu,
- 8:26cette situation de cumul ne concerne que les résidences secondaires,
- 8:29puisque les résidences principales,
- 8:31même louées sur la courte durée,
- 8:32restent couvertes par l'exonération de taxes d'habitation pour les résidences principales.
- 8:37Pour conclure cet épisode,
- 8:38rappelons également que la location de la résidence principale peut donner lieu à une exonération d'impôts sur les revenus de la location.
- 8:44Il existe deux cas de figure.
- 8:46Le premier est le cas de la location d'une pièce de la résidence principale sur la longue durée.
- 8:51Dans ce cas,
- 8:52une exonération d'impôt est possible si le prix est fixé dans des limites raisonnables,
- 8:56dont le montant évolue chaque année,
- 8:57et qui,
- 8:58en 2025,
- 8:59sont fixées à 213 euros annuels par mètre carré de surface habitable en Ile-de-France et 157 euros dans les autres régions.
- 9:07Deuxièmement,
- 9:08dans le cas de la location de courte durée de la résidence principale,
- 9:11une exonération d'impôt est prévue si les recettes annuelles sont inférieures à 760 euros.
- 9:16Notre épisode consacré à la fiscalité de la location de la résidence principale ou secondaire touche maintenant à sa fin.
- 9:22Et nous vous retrouverons dans notre troisième épisode qui sera consacré au rôle de la copropriété pour la mise en location d'une résidence principale ou secondaire.
- 9:31Si vous avez aimé notre podcast,
- 9:32faites-le nous savoir.
- 9:33Et n'hésitez pas à vous rendre sur notre site internet,
- 9:36à nous suivre sur les réseaux sociaux ou encore à nous contacter directement par téléphone ou par mail à l'adresse contacte-je-déclare-mon-meublé.com