Latest / Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme. / Chemin de conscience et choix de vie : oser s’aligner avec soi – avec Grégory Pouy
Transcript
- 0:03Flamme des années 80.
- 0:05Le podcast qui allume la femme.
- 0:10Bonjour,
- 0:10donc on est au mois de décembre et comme au mois de décembre on reçoit des hommes,
- 0:14aujourd'hui on a la chance de recevoir Greg.
- 0:16Enchanté,
- 0:18bonjour.
- 0:18Enchanté,
- 0:19bonjour.
- 0:19Bonsoir.
- 0:21Donc c'est vrai que ça me fait un peu bizarre parce qu'on n'a pas d'hommes trop souvent dans cette tente.
- 0:24Tu es le deuxième.
- 0:26Je suis ravi.
- 0:27Alors,
- 0:27ça fait quoi comme impression d'être sous une tente ?
- 0:29C'est cosy.
- 0:31mais c'est une première expérience pour moi après 7 ans de podcast voilà il fallait une première voilà c'est bien on a réussi à se surprendre toi qui ça fait quand même 7 ans que tu fais du podcast c'est quoi
- 0:412 est-ce que tu veux présenter un petit peu pour les gens qui connaissent bien sûr me présenter ou présenter les podcasts te présenter d'abord et les podcasts après donc je m'appelle Greg c'est ma première chose je suis un homme fixe-tu
- 0:5416 on confirme ça je confirme hum
- 0:57J'essaie de transmettre le plus possible et j'essaie d'aider les gens à être un peu plus sereins dans un monde qui est complexe,
- 1:03qui est complètement je dirais incertain.
- 1:08Et je le fais de plusieurs manières.
- 1:10D'abord,
- 1:11j'ai un podcast qui s'appelle VLAN,
- 1:13qui parle de l'évolution de la société aujourd'hui.
- 1:15C'est pas comme ça que ça a démarré,
- 1:16mais en tout cas,
- 1:16c'est ce que c'est aujourd'hui.
- 1:18Et qui parle de plein de sujets différents,
- 1:19c'est très transversal.
- 1:21Et puis,
- 1:22j'ai un autre podcast qui s'appelle PING,
- 1:23qui est un podcast sur le leadership conscient.
- 1:26Et j'ai un demi-podcast,
- 1:27entre guillemets,
- 1:28avec la présidente de Publicis France et le fondateur de Time to Sign Off,
- 1:32qui s'appelle Business Explorer,
- 1:33qui est aussi sur le leadership.
- 1:36Et voilà.
- 1:37Et après,
- 1:38je fais des conférences,
- 1:38je donne des cours,
- 1:39je fais des workshops,
- 1:41j'écris une newsletter,
- 1:42etc.
- 1:43Je fais plein de trucs pour transmettre au plus possible.
- 1:45T'as écrit un livre aussi sur le leadership ?
- 1:46Ah oui,
- 1:46oui,
- 1:46j'ai écrit un livre.
- 1:47J'ai monté une boîte dans la blockchain.
- 1:49Comment tu l'as fait,
- 1:49le livre ?
- 1:49Ah,
- 1:50j'ai écrit un livre qui s'appelle Insoutable Paradis
- 1:52Le sous-titre,
- 1:53c'est...
- 1:54écologie et mode de vie,
- 1:55comment réagir sans rien sacrifier ?
- 1:56Et en fait,
- 1:56l'idée pour moi,
- 1:57c'était vraiment cette question.
- 1:58Je me disais,
- 1:59quand je l'ai écrite,
- 2:00en 2019,
- 2:02je me suis dit j'ai une bonne conscience écologique,
- 2:04j'ai bien compris parce que j'ai reçu pas mal de monde sur le podcast et en même temps,
- 2:07je vois bien que j'ai rien envie de sacrifier.
- 2:09Donc on a un problème,
- 2:11parce que si moi qui suis bien conscient,
- 2:13j'ai pas envie de sacrifier,
- 2:14comment font les autres ?
- 2:15Parce que tout le monde va pas tenir un podcast en recevant les plus gros chercheurs sur le domaine.
- 2:20Et en fait,
- 2:21j'ai réalisé que tu pouvais effectivement réagir sans rien sacrifier à partir du moment où tu changeais ton rapport au monde.
- 2:30Et finalement,
- 2:30tu ne sacrifierais plus rien parce qu'en fait,
- 2:31ce n'est pas important.
- 2:34Parce qu'il n'y a pas la notion de sacrifice.
- 2:35Parce qu'il n'y a plus de sacrifice,
- 2:36parce que ça n'a plus aucune importance.
- 2:39Et donc,
- 2:40j'ai fait ça.
- 2:41Et à la suite de ça,
- 2:42j'ai quitté le marketing,
- 2:42parce que je faisais du marketing avant.
- 2:44Et j'ai créé mon podcast sur le leadership.
- 2:47Et maintenant,
- 2:48je fais beaucoup plus de leadership.
- 2:51Et du coup,
- 2:52avec l'écologie,
- 2:53t'en es où ?
- 2:53Et avec l'écologie,
- 2:53j'en suis où ?
- 2:54J'en suis à essayer d'être plus aligné.
- 3:02On n'est jamais vraiment...
- 3:03On a plein de contradictions.
- 3:04Le fait que je vis à Lisbonne fait que...
- 3:05Alors,
- 3:06je vis à Lisbonne aussi.
- 3:07Donc,
- 3:07je prends l'avion.
- 3:09En même temps,
- 3:11en vrai,
- 3:11c'est toujours le même truc avec l'écologie.
- 3:13C'est qu'il faut tenir des discours positifs.
- 3:16En même temps,
- 3:17l'écologie,
- 3:17à de l'argent,
- 3:18parce que l'écologie,
- 3:19c'est un des soucis.
- 3:20La biodiversité,
- 3:21c'en a un autre qui est encore plus gros.
- 3:23La signification des océans,
- 3:25c'en a un autre qui est aussi très gros.
- 3:28Donc en fait,
- 3:28il y a pas mal de sujets en parallèle.
- 3:31Et il faut essayer de faire au mieux,
- 3:33je pense.
- 3:35Être conscient.
- 3:36Être conscient de ce que tu fais.
- 3:37À partir du moment où,
- 3:37moi je trouve que finalement,
- 3:39à partir du moment où tu montes en conscience ce que tu fais,
- 3:43c'est déjà un énorme pas.
- 3:44C'est-à-dire que je prends l'avion,
- 3:46j'ai conscience de l'impact.
- 3:49et du coup je fais pas de voyage long courrier,
- 3:51en tout cas ça fait très longtemps que je n'en ai pas fait tu trouves une espèce d'équilibre entre c'est un équilibre mais en tout cas j'essaye de en tout cas j'ai conscience,
- 4:00quand je mange de la viande j'en mange toujours,
- 4:02j'ai conscience qu'il y a une bête qui a été tuée pour que je mange,
- 4:05tu vois,
- 4:05parce qu'avant j'avais pas,
- 4:06en fait on est tellement de nécessité tout est simple il n'y a pas de friction,
- 4:12de rien du tout tout est fluide en fait on ne se rend plus compte de rien
- 4:16tu vas acheter des tomates en plein mois d'hiver ça te choque pas tu te poses pas la question de savoir d'où vient la banane que tu manges tu le fais,
- 4:23le saumon fumé t'as envie d'en faire ton saumon fumé il y en a au supermarché tu vas l'acheter si t'as les moyens bien sûr donc voilà et en fait on se pose plus de questions et ça c'est un gros gros problème je pense de pas monter en conscience ce que tu fais parce qu'en vrai par exemple pour la viande en
- 4:38plus on voit il y a de larges consommations mais en vrai si t'es,
- 4:41enfin je sais pas c'est ce qu'on appelle le flexitarien...
- 4:44Mais en fait,
- 4:44si tu la manges en conscience,
- 4:45il vaut mieux manger une bonne viande où tu sais que les animaux ont été bien traités,
- 4:51où tu connais l'origine de la viande,
- 4:53plutôt que de consommer toute la semaine.
- 4:56C'est ça,
- 4:56en fait ?
- 4:56Oui,
- 4:56complètement.
- 4:57Du coup,
- 4:57j'en mange moins.
- 4:59Enfin,
- 4:59beaucoup moins.
- 5:01Et surtout,
- 5:01effectivement,
- 5:02j'essaie de manger de la bonne viande.
- 5:03En particulier,
- 5:04la viande rouge.
- 5:05C'est pareil que la viande blanche,
- 5:06c'est pas beaucoup mieux.
- 5:07Mais enfin,
- 5:07pour des questions d'écologie.
- 5:11Mais quoique,
- 5:13je pense que les pouces font moins de gaz carbone,
- 5:15je suis sûr.
- 5:16Mais bon.
- 5:19elles sont nombreuses.
- 5:21Je ne sais pas.
- 5:23On va s'en saigner.
- 5:24Attention,
- 5:24les poulets élevés en batterie.
- 5:26Non,
- 5:26mais ça,
- 5:26c'est une autre question.
- 5:27Je parlais plus de l'impact du carbone.
- 5:29C'est des gaz,
- 5:30tout simplement.
- 5:32Des vaches.
- 5:33Qui pètent.
- 5:34C'est un énorme impact.
- 5:36C'est vrai,
- 5:36c'est vrai.
- 5:37C'est un énorme impact.
- 5:39Et je ne sais pas pour les poules.
- 5:42J'avoue que j'avais posé la question.
- 5:44J'imagine que si,
- 5:45ça fonctionne aussi.
- 5:47Mais voilà.
- 5:49Bref,
- 5:49j'essaye de faire beaucoup plus attention,
- 5:50en particulier la viande rouge.
- 5:54La viande blanche aussi,
- 5:55mais la viande blanche,
- 5:56je peux en consommer chez moi,
- 5:57tandis que la viande rouge,
- 5:57je n'en consomme pas chez moi,
- 5:58par exemple.
- 5:59Et du coup,
- 5:59chez toi,
- 6:00maintenant,
- 6:00c'est le Portugal.
- 6:00Tu as décidé de mettre aussi ton bien-être au centre.
- 6:03Oui,
- 6:04alors,
- 6:08chez moi,
- 6:09j'ai un appartement à Paris quand même.
- 6:11Mais oui,
- 6:12je vis à Lisbonne depuis 4 ans.
- 6:16Oui,
- 6:16c'est ça,
- 6:164 ans.
- 6:17Je suis en train de dire 10 entre 4 et 5.
- 6:20Parce qu'effectivement,
- 6:22il y a plusieurs choses qui m'ont fait faire ça.
- 6:23D'abord,
- 6:25moi je suis parisien,
- 6:25en tout cas de la banlieue,
- 6:29et en fait,
- 6:29j'étais fatigué à Paris.
- 6:31Fatigué par la pression de la ville,
- 6:32etc.
- 6:33Et puis après,
- 6:35il y a plusieurs choses.
- 6:38J'ai eu une discussion avec un oncle à moi qui est parti dans le sud pour sa retraite et je lui ai demandé si c'était à Franfer,
- 6:42tu le ferais avant ?
- 6:43Il me fait bah oui,
- 6:43mille fois en fait.
- 6:44Et je me suis dit,
- 6:45bah...
- 6:46Pourquoi attendre la retraite pour kiffer sa vie ?
- 6:47C'est une bonne question,
- 6:49quand même.
- 6:49Oui,
- 6:50c'est une bonne question.
- 6:52Et surtout,
- 6:53en fait,
- 6:53quand tu vis dans une ville comme Paris,
- 6:56tu n'as pas une bonne qualité de vie,
- 7:02je trouve,
- 7:04même avec des gros revenus.
- 7:07Et tu te sens le besoin de compenser,
- 7:09donc tu pars en voyage loin.
- 7:11éventuellement tu te dis ah j'ai quand même besoin de nature donc tu vas t'acheter une maison de secondaire si t'as les moyens tu vas te payer des massages,
- 7:19des trucs dans tous les sens parce que franchement tu le mérites et ça ça te crée un niveau de vie qui fait que en fait ça hop tu rentres dans une roue encore pire où du coup t'as vraiment besoin de cet argent donc tu travailles et tu peux pas envisager de vivre ailleurs parce qu'en fait il faut payer la maison secondaire,
- 7:33les vacances à je ne sais où donc tu pollues en plus t'as pas une bonne qualité de vie au quotidien donc tu compenses en te faisant plaisir en achetant je sais pas trop quoi...
- 7:42Et en fait,
- 7:42c'est un peu un cercle un peu idiot.
- 7:45Et moi,
- 7:45il se trouve que j'avais un très bon ami qui vivait à Lisbonne.
- 7:47Moi,
- 7:47j'avais vraiment envie de vivre au soleil et à la mer.
- 7:50Donc,
- 7:50je suis parti à Lisbonne.
- 7:52Et en fait,
- 7:53qui reste une capitale,
- 7:55qui reste une grande ville,
- 7:56mais avec une densité qui est beaucoup plus faible que soit Marseille.
- 8:01J'ai aussi habité à Marseille,
- 8:02ce que j'ai étudié là-bas.
- 8:04Mais Marseille,
- 8:05pour moi,
- 8:05c'est une ville qui a beaucoup de tensions aussi.
- 8:08En fait,
- 8:08ce n'est pas beaucoup,
- 8:09mais on me dit oui en fonction des quartiers.
- 8:10Mais enfin...
- 8:11De manière générale,
- 8:12je trouve que
- 8:13Marseille, c'est une ville avec beaucoup de tensions.
- 8:15Et il faut se rendre compte que dans tout le Portugal,
- 8:18il y a 10 millions de personnes,
- 8:19c'est-à-dire la population qu'il y a en Paris région parisienne.
- 8:22C'est pas très dense.
- 8:25Et surtout,
- 8:25quand tu y vas et tu post-rationalises,
- 8:27tu te rends compte que,
- 8:28un,
- 8:29les gens ne s'engueulent pas,
- 8:30du tout,
- 8:30très peu.
- 8:31Tu es dans la rue,
- 8:33en voiture.
- 8:35On dit que les Portugais ne conduisent pas très bien,
- 8:36ce n'est pas complètement faux,
- 8:37mais enfin...
- 8:38Franchement,
- 8:39ils ne s'engueulent pas.
- 8:39Par rapport à ce que tu vois ici,
- 8:40ça n'a rien à voir.
- 8:42Et,
- 8:44un mot que je n'aime pas utiliser,
- 8:45mais c'est quand même une réalité,
- 8:46tu n'as pas la...
- 8:49Comment on appelle ça ?
- 8:51C'est pas l'incertitude,
- 8:52mais la délinquance du quotidien.
- 8:55C'est-à-dire,
- 8:56tu peux laisser ton ordi sur une table,
- 8:59aller aux toilettes,
- 9:00ton ordi,
- 9:01quand tu vas revenir,
- 9:01il va toujours être là.
- 9:02Vraiment,
- 9:03il n'y a aucun doute.
- 9:05Bien sûr,
- 9:05tu peux te faire voler des trucs,
- 9:06ça reste une capitale,
- 9:06mais enfin,
- 9:07c'est vraiment super safe.
- 9:08Et du coup,
- 9:09c'est moins stressant.
- 9:10Et en fait,
- 9:10tout ça,
- 9:11ça t'enlève de la charge mentale.
- 9:14Et effectivement,
- 9:15le week-end,
- 9:17il n'y a pas vraiment de boutique à Lisbonne.
- 9:18Il n'y a franchement rien à acheter.
- 9:21Donc,
- 9:21tu vas à la plage et tu vas en forêt.
- 9:24Et en fait,
- 9:24du coup,
- 9:25ça ne te coûte rien.
- 9:25Et en fait,
- 9:26tu te sens vachement mieux.
- 9:27En fait,
- 9:28c'est la boucle complètement inverse.
- 9:29Donc,
- 9:30en fait,
- 9:30tu as moins besoin de partir loin parce qu'en fait,
- 9:32toutes les semaines,
- 9:33moi,
- 9:33je vais à la plage.
- 9:34au moins une fois.
- 9:35Parfois,
- 9:36je bosse à la plage.
- 9:37Donc,
- 9:37en fait,
- 9:37t'as moins besoin de partir loin.
- 9:39T'as pas besoin d'une maison secondaire ou je sais pas quoi,
- 9:41parce qu'en fait,
- 9:41t'es déjà...
- 9:42T'es déjà très proche de la nature,
- 9:44en fait.
- 9:45Donc,
- 9:45voilà.
- 9:46T'as moins besoin des massages et compagnie,
- 9:48parce que t'as pas besoin de compenser en achetant des trucs.
- 9:51De toute façon,
- 9:51y'a rien à acheter.
- 9:52Y'a une rue avec une boutique Hermès,
- 9:55je sais pas qui y va,
- 9:56mais y'a forcément des gens qui font ça.
- 9:59Mais en fait,
- 9:59en gros,
- 10:00t'as pas besoin.
- 10:01Et donc,
- 10:02tu réduis en tout.
- 10:03Enfin,
- 10:04tu réduis,
- 10:06mais sans faire de sacrifice.
- 10:07Parce que vraiment,
- 10:07tu vois,
- 10:08pour remonter à ce que je disais tout à l'heure,
- 10:10tu as beaucoup moins besoin.
- 10:12Donc,
- 10:12tu ne reviendrais pas habiter à Paris ?
- 10:14Non,
- 10:15pas tout de suite.
- 10:16De toute évidence,
- 10:17je ne vais pas revenir.
- 10:18Pour les gens qui nous écoutent et qui hésitent,
- 10:20parce que c'est vrai qu'on est dans des moments de vie aussi où il y a pas mal de gens qui ont envie de partir de Paris,
- 10:24d'aller...
- 10:25Enfin,
- 10:25c'est possible.
- 10:26Surtout quand tu es entrepreneur,
- 10:27tu fais des allers-retours.
- 10:28Oui,
- 10:28voilà,
- 10:28je fais des allers-retours.
- 10:30Et je suis content de revenir à Paris.
- 10:31J'ai une vie très très dense à Paris et j'ai une vie qui est extrêmement pas dense à Lisbonne.
- 10:36Enfin,
- 10:37je travaille à Lisbonne.
- 10:38C'est pas que je ne travaille pas à Paris,
- 10:39mais à Paris,
- 10:40mon travail,
- 10:40ça consiste vraiment à rencontrer du monde.
- 10:44Tandis qu'à Lisbonne,
- 10:45mon travail,
- 10:45ça consiste à écrire,
- 10:46à réfléchir.
- 10:47C'est pas la même chose.
- 10:48Et en fait,
- 10:49vraiment dans cette réflexion de bien vivre,
- 10:51bien être.
- 10:52Donc bien être,
- 10:53c'est ton bonheur du quotidien,
- 10:55moins de stress,
- 10:56plus de temps pour toi,
- 10:58pour tes amis,
- 10:59pour tes proches,
- 11:00etc.
- 11:01Le bien-vivre,
- 11:02c'est moi ce que j'appellerais l'accumulation.
- 11:03Donc,
- 11:04de bien,
- 11:04de pouvoir,
- 11:06d'argent,
- 11:06de notoriété,
- 11:08de contact,
- 11:09etc.
- 11:10Et en fait,
- 11:11ce bien-être,
- 11:11ce bien-vivre,
- 11:12pardon,
- 11:12il n'a pas de limite.
- 11:13C'est-à-dire que quand tu croises des gens qui ont soit beaucoup de contacts,
- 11:17et j'en ai quand même pas mal,
- 11:18soit beaucoup d'argent,
- 11:20soit...
- 11:21En fait,
- 11:21tu te rends compte que c'est une course sans fin.
- 11:24Donc,
- 11:25il y a toujours quelqu'un qui a plus d'argent que toi,
- 11:26il y a toujours quelqu'un qui connaît plus de monde que toi.
- 11:28Et moi,
- 11:28je me suis dit,
- 11:29en fait,
- 11:29à mon niveau de...
- 11:30de salaire,
- 11:32et à mon niveau de notoriété,
- 11:34et à mon niveau de gens que je connais,
- 11:36bah ça suffit,
- 11:36en fait,
- 11:37j'ai pas besoin d'en connaître beaucoup plus,
- 11:38ça va.
- 11:40Donc,
- 11:40voilà.
- 11:41Et c'est sûr que si je vivais à Paris,
- 11:43mon podcast serait sans doute,
- 11:44enfin les deux,
- 11:44serait plus connu,
- 11:45je serais sans doute plus dans les médias,
- 11:48j'aurais sans doute plus de followers,
- 11:50bon,
- 11:51mais pour moi,
- 11:51c'est pas l'essentiel.
- 11:53L'essentiel,
- 11:53c'est quand même de prendre soin de moi,
- 11:54et d'être dans le bien-être,
- 11:56quoi.
- 11:56Mais bon,
- 11:57après,
- 11:57c'est des choix personnels,
- 11:58et après...
- 11:59Moi,
- 11:59je n'ai pas d'enfants,
- 12:00c'est plus facile aussi.
- 12:02Mais enfin,
- 12:02il y a beaucoup de gens qui sont venus avec des enfants,
- 12:04en général.
- 12:06Oui,
- 12:06ça s'abrite,
- 12:06les enfants s'assomment.
- 12:07Ça mène,
- 12:07ça s'assombre.
- 12:08Oui,
- 12:08oui,
- 12:09oui.
- 12:10Tu les déplaces,
- 12:11quoi.
- 12:11Tu les déplaces,
- 12:12ils ne sont pas stupides.
- 12:13Et en plus,
- 12:13pour le coup,
- 12:14tous les gens que je connais qui ont des enfants au Portugal,
- 12:16les enfants sont super heureux.
- 12:19Tu m'étonnes.
- 12:19Parce qu'en fait,
- 12:20ils vont faire du surf.
- 12:22Ils sont dans la nature,
- 12:23ils sont vachement plus contents.
- 12:24Et surtout,
- 12:25comme c'est safe,
- 12:25tu peux les laisser.
- 12:26Ça aussi,
- 12:27c'est un truc.
- 12:28Et les femmes sont hyper contentes aussi parce que c'est beaucoup plus safe aussi.
- 12:31Tu peux marcher dans la rue,
- 12:32la nuit,
- 12:32il n'y a pas de problème.
- 12:34Bon,
- 12:34on va aller habiter au Portugal.
- 12:35Allez,
- 12:35tout le monde au Portugal.
- 12:37On fait une pub pour le Portugal.
- 12:39Donc,
- 12:40je travaille pour le fils de tourisme.
- 12:46Non,
- 12:46je ne travaille pas pour le fils de tourisme,
- 12:47mais c'est vrai que c'est cool.
- 12:49Peut-être que l'Italie,
- 12:49ça vieillit,
- 12:50il n'y a pas de jeunes.
- 12:51C'est un peu le problème de l'Italie.
- 12:52Par contre,
- 12:53c'est beaucoup,
- 12:53beaucoup moins cher.
- 12:55Ah bah l'Italie,
- 12:56il n'y a plus personne donc en même temps...
- 12:58Bon,
- 12:58c'est un régime d'extrême droite.
- 13:01Il n'y a pas un jeune.
- 13:02Ils sont tous barrés et puis de toute façon,
- 13:03ils ne font pas d'enfants.
- 13:04Donc comme ça,
- 13:05il n'y a plus de problème.
- 13:07Il y en a moins qu'ici en tout cas.
- 13:09Donc voilà,
- 13:10c'est un petit peu un retour en arrière dans le temps.
- 13:12Mais par contre,
- 13:13c'est très peu cher.
- 13:13Je pense que c'est très beau.
- 13:14Je ne connais pas bien.
- 13:15Et j'adore la bouffe italienne.
- 13:16Ah,
- 13:16c'est très sympa l'Italie.
- 13:17Moi,
- 13:17je connais bien l'Italie.
- 13:18C'est pas mal.
- 13:19C'est pas mal l'Italie.
- 13:21Ouais,
- 13:21c'est pas mal.
- 13:21Je pense que c'est pas mal.
- 13:22Je pense que ça coûte beaucoup moins cher.
- 13:24Le seul truc,
- 13:24c'est que vraiment,
- 13:25il n'y a pas de communauté.
- 13:27Et la communauté,
- 13:27c'est quand même essentiel.
- 13:32En fait,
- 13:32l'important,
- 13:32l'endroit où tu es,
- 13:33c'est là où tu as tes amis.
- 13:34Ça,
- 13:37c'est un petit bémol pour ceux qui veulent quitter tout de suite demain.
- 13:41N'oubliez pas quand même,
- 13:42si tu veux partir au milieu de la campagne,
- 13:43que quand tu n'as plus tes amis autour de toi...
- 13:46C'est compliqué quand même.
- 13:47C'est pas facile de refaire.
- 13:48T'as réussi à refaire dans le parc,
- 13:49le damier ?
- 13:50Ouais,
- 13:50parce qu'en fait,
- 13:51j'avais un très bon pote qui vivait là-bas.
- 13:52Il se trouve que quand je suis parti,
- 13:53il y a deux potes qui sont partis au même moment,
- 13:54pur hasard.
- 13:56Et puis après,
- 13:58le pote qui vivait déjà là-bas,
- 13:59il m'a présenté à plein de monde.
- 14:01Après,
- 14:01ce qui est difficile,
- 14:01ce qui est long et ce que les gens ont parfois du mal à oublier un peu de temps en temps,
- 14:07c'est que ça prend du temps de créer des vraies amitiés profondes.
- 14:09C'est facile de connaître du monde,
- 14:10de générer un...
- 14:10Ce qui te sort,
- 14:12quoi.
- 14:12Et puis,
- 14:12si tu vois pas bosser le monde...
- 14:14tu fais des activités,
- 14:15tu vois,
- 14:15j'en sais rien,
- 14:16du théâtre,
- 14:17enfin peu importe ce que tu fais,
- 14:18mais enfin,
- 14:18tu vas rencontrer du monde.
- 14:19Au bout d'un moment,
- 14:20il y a forcément des gens avec qui tu vas accrocher.
- 14:26Et voilà,
- 14:26mais par contre,
- 14:27créer des amitiés profondes,
- 14:28ça,
- 14:28ça prend du temps.
- 14:28Mais après,
- 14:29il y a plein de gens qui ont peur de partir,
- 14:30qui disent,
- 14:30ah,
- 14:31t'as vraiment de la chance.
- 14:31Ah non,
- 14:32en fait,
- 14:32t'en as qu'une vie.
- 14:34Donc,
- 14:35tu prends la décision de partir.
- 14:36Moi,
- 14:36je vivais à New York avant ça.
- 14:38Et à chaque fois que tu pars,
- 14:40comme ça,
- 14:40les gens te disent,
- 14:40ah,
- 14:41mais c'est définitif.
- 14:42Alors,
- 14:42j'en sais rien.
- 14:44Je ne sais pas.
- 14:45J'ai pas prévu de mourir demain,
- 14:46donc je ne sais pas.
- 14:49Peut-être que oui,
- 14:49peut-être que non.
- 14:50Peut-être que je déménagerai ailleurs.
- 14:51Peut-être en Italie,
- 14:52peut-être.
- 14:52On m'a dit la Roumanie aussi.
- 14:55J'en sais rien.
- 14:56Et à New York,
- 14:57tu faisais du marketing ?
- 14:58Je faisais du marketing à New York,
- 14:59ouais.
- 14:59Je faisais la même chose que...
- 15:01Enfin,
- 15:01je faisais le même métier.
- 15:02Je faisais de la strat.
- 15:03stratégie pour des marques,
- 15:05principalement.
- 15:06Je faisais beaucoup de conférences et je rentrais beaucoup,
- 15:08beaucoup à Paris.
- 15:09Alors pour le coup,
- 15:09c'était vraiment pas écolo,
- 15:10mais j'avais beaucoup moins de conscience écolo à ce moment-là.
- 15:13Et comment tu as fait le switch du marketing à te dire finalement,
- 15:16j'ai vu ?
- 15:17Assez facilement parce qu'en fait,
- 15:19quand j'ai écrit mon bouquin et un peu avant...
- 15:22En fait,
- 15:22non.
- 15:22Disons que quand j'ai commencé à recevoir beaucoup de chercheurs sur mon podcast sur VLAN,
- 15:29j'ai réalisé qu'en faisant du marketing,
- 15:32j'étais du mauvais côté du XXIe siècle.
- 15:34En tout cas,
- 15:34c'est comme ça que moi,
- 15:35je le vois.
- 15:36Désolé pour ceux qui font du marketing.
- 15:39Je me suis dit,
- 15:42je ne pourrais pas être fier sur mon lit de mort.
- 15:44C'est une question que je me pose régulièrement.
- 15:45C'est une bonne question.
- 15:47C'est vrai que vous me la posez assez souvent.
- 15:50C'est une bonne question.
- 15:51C'est là.
- 15:54Je parlais pour moi.
- 15:55J'avoue qu'à 18 ans,
- 15:56tu ne dis pas de quoi je serais fier sur mon lit de mort.
- 15:57Non,
- 15:58c'est ça.
- 15:59J'ai un âge avancé.
- 16:01Pour ceux qui ne le connaissent pas,
- 16:02il n'est pas très vieux.
- 16:03il n'a pas 18 ans il n'a pas 18 ans mais il approche plus il a dépassé la moitié de sa vie en tout cas petite évidence et
- 16:19et et je me suis dit je ne serais pas fier de faire du marketing donc je vais essayer de faire des trucs dont je suis fier quand même j'étais très heureux de partager parce que c'était la même chose d'une certaine manière je transforme
- 16:30je transmets j'ai toujours transmis enfin toujours je sais pas mais en tout cas depuis un petit moment que je transmets donc j'étais hyper heureux d'aider ces personnes donc des comités de direction mais quand même je les ai aidés à vendre plus et ça en fait au bout d'un moment je me suis dit ça
- 16:45craint quand même donc j'ai fait mon bouquin qui a été une première crise à l'ide qui était une annonce de ma crise à l'ide et après quand j'ai lancé mon autre podcast c'était vraiment la crise à l'ide portée quoi et changer de métier mais ça a été un peu plus
- 16:58difficile d'un point de vue financier forcément quand tu as un métier depuis 20 ans et d'un coup tu décides de changer comment dire ça a des impacts et je n'ai pas arrêté d'un coup parce que je pense que c'est aussi idiot de vouloir arrêter tout d'un coup je ne connais pas grand monde en
- 17:15fait on regarde toujours les endroits où les gens arrivent mais c'est assez rare que ça se fasse en une seule fois ça prend du temps et il faut être aussi bien avec toi-même et aussi réaliste donc tu ne fais pas en un coup
- 17:28donc j'ai arrêté au fur et à mesure oui donc t'as fait un mi-temps c'est pas un mi-temps mais j'avais des missions en fait bon j'ai jamais vraiment cherché de mission parce qu'en fait j'avais mon blog et du coup les missions arrivaient toutes seules et puis mon podcast derrière donc le nom portait et voilà mais
- 17:47au fur et à mesure j'ai fait moins ou moins de missions et puis j'en cherchais pas et puis j'ai commencé à faire d'autres choses et je me suis posé une autrement et puis en fait ça s'est fait naturellement
- 17:55Ouais,
- 17:55mais c'est important ce que tu dis,
- 17:56parce que souvent,
- 17:56c'est ce que tu dis,
- 17:57on a l'impression qu'il a changé.
- 17:59Puis en trois mois,
- 18:00le mec,
- 18:01en fait,
- 18:01non,
- 18:01ça a fait hyper longtemps,
- 18:02parce qu'il a déjà dû se former.
- 18:03Ça a pris 3-4 ans,
- 18:05ouais.
- 18:05Et tu te dis juste,
- 18:06ah là là.
- 18:06Et après,
- 18:07tu le vois et tu te dis,
- 18:07mais moi,
- 18:08j'en serais incapable.
- 18:08Bah oui,
- 18:09c'est normal,
- 18:09t'es pas capable d'arriver directement pour faire tout le chemin.
- 18:12En fait,
- 18:12c'est aussi un truc,
- 18:12je pense que dans notre société,
- 18:14on m'a posé une question,
- 18:15je donnais un cours ce matin,
- 18:17sur le contenu,
- 18:17sur la stratégie de contenu,
- 18:18enfin,
- 18:19création de contenu.
- 18:20Et on m'a dit,
- 18:21mais c'est quoi votre meilleur conseil ?
- 18:24Comment on fait pour passer de son cercle familial à plus large,
- 18:27etc.
- 18:28En fait,
- 18:28ma première réponse,
- 18:28c'est que ça prend du temps.
- 18:31La réalité,
- 18:32c'est qu'on n'a plus vraiment l'habitude.
- 18:33Parce qu'on a tellement tout,
- 18:36on appelle ça ubérisé,
- 18:38ou on a tellement enlevé les frictions de tout,
- 18:42qu'en fait,
- 18:43on n'a plus l'habitude de faire des efforts d'une certaine manière.
- 18:44Ou en tout cas,
- 18:45on oublie l'idée de l'effort.
- 18:47C'est comme quand tu es une rupture amoureuse et qu'au bout de trois mois,
- 18:50tu te dis,
- 18:50putain,
- 18:50comment ça se fait,
- 18:51je ne suis toujours pas sorti.
- 18:52Peut-être que tu n'en es pas sorti et c'est normal.
- 18:54ça prend du temps parce que ça prend du temps en fait c'est-à-dire que ça dépend de la rupture mais il y a plein de choses qui prennent du temps faire une transition professionnelle ça prend du temps et puis même lancer un podcast ça prend du temps et lancer un podcast ça prend du temps après il y a quelques personnes qui voilà mais même des gens tu
- 19:11vois on pourrait se dire par exemple je prends le cas de Legend qui est un podcast que les gens connaissent en général et c'est assez gros mais Legend le mec il y a je ne sais plus comment il s'appelle le mec qui anime il y a
- 19:23Un truc qui ne va pas vous plaire d'ailleurs.
- 19:24Je ne sais pas si vous êtes au courant.
- 19:25Mais il y a X années,
- 19:27il embrassait de force des filles dans la rue.
- 19:28C'est-à-dire que ça faisait...
- 19:29Mais non.
- 19:30Si.
- 19:31L'animateur,
- 19:31si,
- 19:31si,
- 19:31c'est pour un énorme,
- 19:32je peux le dire,
- 19:33parce que de toute façon,
- 19:33il s'est fait dégommer sur les réseaux sociaux.
- 19:36Pour ça,
- 19:37Guillaume Plait.
- 19:38C'est ça.
- 19:40En fait,
- 19:40ça fait des dix ans qu'il essaye d'être connu sur les réseaux,
- 19:43tu vois.
- 19:43Donc,
- 19:44les jeunes,
- 19:45c'est un truc qu'il a lancé là.
- 19:47Mais en fait,
- 19:48ça fait 10 ans ou 15 ans,
- 19:49je ne sais pas,
- 19:50et que déjà,
- 19:51il essayait d'embrasser des forces des filles dans la rue qui filmaient ça parce qu'ils trouvaient ça drôle.
- 19:53Et il y a 10 ans,
- 19:55ça marchait,
- 19:56je me lance.
- 19:56Ça marchait pas mal,
- 19:57je crois,
- 19:57j'en sais rien.
- 19:58Mais je me souviens du bonhomme.
- 19:59Je ne me souvenais pas que c'était lui,
- 20:00mais...
- 20:01Je me souviens du bonhomme.
- 20:02Il y a quelqu'un qui a retiré le cadavre.
- 20:04Et du coup,
- 20:06c'est lui.
- 20:08Je me rappelle que quand on a lancé le podcast l'année dernière...
- 20:10On ne l'invitera pas,
- 20:10Guillaume Plain,
- 20:11du coup.
- 20:11Non.
- 20:12Parce qu'on s'était fait être un des hommes de décembre.
- 20:14Je plaisante.
- 20:15Putain,
- 20:15il arrive juste après toi.
- 20:17Il est derrière la bâche.
- 20:19Non,
- 20:19mais je t'avais envoyé un message.
- 20:20Parce que nous,
- 20:20ça fait un moment qu'on communique.
- 20:21Et du coup,
- 20:23on lançait le podcast en janvier.
- 20:24Et je t'avais dit,
- 20:25mais j'ai tout fait.
- 20:26Là,
- 20:26je vais lancer.
- 20:27Est-ce qu'il y a un conseil ?
- 20:28Je me rappelle,
- 20:28tu m'as dit,
- 20:29la patience.
- 20:31Et en fait,
- 20:32tu sais quoi,
- 20:32je me suis vachement repensée.
- 20:34Ça m'a vachement calmée direct.
- 20:35J'ai fait,
- 20:35ben ouais,
- 20:35parce que moi,
- 20:36je pensais qu'on allait le lancer où je ne savais pas trop,
- 20:37en fait.
- 20:38Et du coup,
- 20:39c'est vrai qu'à chaque fois que je regarde des trucs,
- 20:41je fais la patience.
- 20:43Et je me le dis encore.
- 20:46Parce qu'en fait,
- 20:46on n'a plus l'habitude de prendre le temps du temps.
- 20:49Parce qu'à l'époque,
- 20:50les podcasts,
- 20:50c'était pas si courant que ça.
- 20:51Donc,
- 20:52quand tu arrives à créer un podcast,
- 20:55l'objet podcast,
- 20:55comment il arrive ?
- 20:58Alors,
- 20:58il y avait déjà des podcasts.
- 20:59quand même parce que le podcast a été créé par en fait le format lui-même a été créé par Apple quand ils ont lancé l'iPod on va dire que c'était pas hier mais non ça je savais pas ah tu sais pas l'histoire du podcast c'est ben en fait c'est Apple qui l'a créé le format c'est venu avec l'iPod donc c'est 2007 je pense 2005 2007 non 2007 c'est l'iPhone je
- 21:18sais pas trop l'iPod ça doit être avant ça non mais c'est 2004 enfin 2003-2004 c'est vieux ouais c'est vieux quoi donc moi j'avais des amis qui en avaient eu un avant mais qui ça marchait absolument pas
- 21:30Et moi,
- 21:31ce qui s'est passé,
- 21:31c'est que je vivais à New York à ce moment-là,
- 21:33et j'avais une copine australienne à New York qui avait un podcast sur la littérature.
- 21:40Donc ça,
- 21:40c'est le premier truc.
- 21:41Quand je suis rentré en France,
- 21:42je me suis dit,
- 21:43bon,
- 21:43mon blog,
- 21:45ça faisait
- 21:4712 ans que je l'avais déjà.
- 21:49Donc ça faisait longtemps.
- 21:50Et je me suis dit,
- 21:51bon,
- 21:51j'aimerais bien me renouveler un peu.
- 21:53En même temps,
- 21:54quand tu pars aux US,
- 21:55quand tu pars de France,
- 21:56en fait...
- 21:58Les gens t'oublient quand même un peu,
- 21:59même quand t'es à New York.
- 22:01Donc j'avais besoin de me remettre sur le marché.
- 22:03Et je me suis dit plusieurs choses.
- 22:04Je me suis dit d'abord,
- 22:06moi la vidéo j'aime pas trop,
- 22:07donc l'audio je préfère.
- 22:11De deux,
- 22:11ça va me permettre de montrer que j'ai quand même un réseau,
- 22:14que je connais des gens,
- 22:14etc.
- 22:15Donc c'est pas complètement con.
- 22:17De trois,
- 22:18je vois bien la puissance du truc.
- 22:20En tout cas,
- 22:20je l'ai vu aux US.
- 22:23Et voilà comment je me suis lancé.
- 22:24Mais c'était vraiment,
- 22:25j'enregistrais avec mon iPhone avec des micro-cravates.
- 22:28C'était vraiment très,
- 22:29très artisanal.
- 22:30Il n'y avait pas de tente.
- 22:31Il n'y avait pas de tente,
- 22:32il n'y avait même pas de micro.
- 22:33Donc il y avait des micro-cravates.
- 22:36Et ouais,
- 22:36j'ai commencé comme ça.
- 22:40Et j'ai interviewé des gens que je connaissais déjà.
- 22:42Enfin,
- 22:44oui,
- 22:44pendant assez longtemps d'ailleurs.
- 22:47Et par ailleurs,
- 22:48à ce moment-là,
- 22:50j'ai vu Mathieu Stéphanie,
- 22:51qui a un podcast qui s'appelle Génération Nutri-Self.
- 22:53Mais avant que je crée le mien,
- 22:54parce qu'en fait,
- 22:55on se connaissait déjà.
- 22:57Et ça m'a un peu confirmé,
- 22:59je me souviens très bien du rendez-vous,
- 23:00on a pris un petit déj,
- 23:01un goûter.
- 23:02Et il me disait,
- 23:03putain,
- 23:03moi aussi j'ai envie de lancer un podcast pour mon agence,
- 23:05etc.
- 23:06Mais lui,
- 23:06à la base,
- 23:07c'était pour mettre en avant son agence.
- 23:08C'était juste ça,
- 23:08l'idée de Génération Nutri-Self.
- 23:10Maintenant,
- 23:10c'est complètement autre chose.
- 23:13mais ouais en fait voilà et du coup ça m'a un peu confirmé dans mon truc,
- 23:15bon j'aurais fait quand même mais voilà je me suis lancé comme ça tu vois c'est vraiment comme j'ai lancé le blog,
- 23:21tu sais le blog je l'ai lancé parce que j'étais au chômage et un pote qui m'a dit bah tu devrais créer un blog et je sais même pas ce que c'était et je me suis dit bon j'ai aucune raison de partager quoi que ce soit,
- 23:33je veux dire j'ai pas de pertinence particulière et en fait comme je l'ai fait une fois et que j'ai réalisé qu'en fait créer du contenu c'est un truc que j'aimais bien faire
- 23:42et qu'en fait qui intéressait les gens c'était ton point de vue un peu singulier,
- 23:45pas spécialement que tu as un truc particulier à dire,
- 23:48et que ça marchait vraiment bien le blog,
- 23:49c'était un gros blog.
- 23:51Je me suis dit je peux le refaire et du coup je me suis moins posé de questions sur le podcast,
- 23:55des questions techniques,
- 23:57mais je me suis dit j'ai déjà une communauté en ligne,
- 23:59j'ai déjà construit une image,
- 24:02donc je vais mettre en avant mon podcast via mon blog et puis ça va faire la transition.
- 24:07Mais c'est marrant,
- 24:08ce que tu définis un peu c'est...
- 24:10D'avoir l'idée,
- 24:10tu sais,
- 24:11à un moment donné,
- 24:11on va te poser la question,
- 24:12mais comment tu as réussi à faire ça ?
- 24:13Comment tu as réussi à faire un blog ?
- 24:14En fait,
- 24:15souvent,
- 24:15les réponses,
- 24:15c'est,
- 24:16je ne sais pas,
- 24:17c'est venu malgré moi.
- 24:18Il y a un truc qui s'impose.
- 24:19Non,
- 24:19mais sérieusement.
- 24:20Moi,
- 24:20j'étais dans la merde.
- 24:21Je venais d'acheter un appartement.
- 24:22J'étais au chômage.
- 24:22Il y a un pote qui m'a dit,
- 24:23si tu veux améliorer ton CV,
- 24:24tu devrais lancer un blog.
- 24:25Je l'ai fait.
- 24:26C'est vraiment très basique.
- 24:27Franchement,
- 24:28l'histoire,
- 24:28elle est assez basique.
- 24:29Alors,
- 24:30un blog ne paye pas un appartement.
- 24:31Alors,
- 24:32non,
- 24:32non,
- 24:32non.
- 24:32Mais par contre,
- 24:33et ça ne m'a pas permis de trouver de travail tout de suite.
- 24:35Mais vraiment,
- 24:36ça a eu des énormes impacts,
- 24:37mon blog.
- 24:38Parce que j'ai trouvé un job en parallèle,
- 24:40en vrai,
- 24:41dans lequel je suis resté une seule année chez Book Telecom.
- 24:44Et ensuite,
- 24:45je passais directeur général d'une boîte qui faisait de l'influence.
- 24:48On dit influence aujourd'hui,
- 24:49mais à l'époque,
- 24:50ça n'existait pas,
- 24:50bien sûr.
- 24:51Donc,
- 24:51la première boîte en Europe à faire du blogger relationship management,
- 24:55donc de la relation blogueur.
- 24:58Donc j'ai fait ça très tôt,
- 24:59l'année d'après j'ai fait le festival du film viral,
- 25:01c'était les tout débuts du viral,
- 25:03du coup j'ai fait la connaissance de Georges Mohamed Chérif à ce moment-là,
- 25:07parce que lui il lançait Buzzman,
- 25:08donc on était tous dans les starting blocks de ce moment-là.
- 25:11Moi ça m'a permis ensuite de commencer à faire des conférences,
- 25:14ça m'a fait énormément de passages télé parce que personne ne pique,
- 25:18il n'y a rien au digital,
- 25:19donc voilà je me suis retrouvé sur un envoyé spécial dans le journal de 20h etc.
- 25:23J'ai commencé à faire des plus grosses conférences,
- 25:25à donner des cours à HEC,
- 25:26à Dauphine.
- 25:27Donc ça a vraiment changé pas mal de choses.
- 25:28Ça m'a permis de retrouver un autre job dans une plus grosse agence et après de me lancer en indépendant.
- 25:33Donc non,
- 25:35ça a eu des impacts énormes,
- 25:36mais c'est aussi parce qu'en vrai,
- 25:37c'est énormément de boulot.
- 25:38C'est-à-dire que moi,
- 25:39j'avais mon blog,
- 25:40j'écrivais régulièrement,
- 25:42en année,
- 25:42tous les jours,
- 25:43alors que j'avais un travail.
- 25:44Donc oui,
- 25:44je faisais ce soir,
- 25:45par définition.
- 25:47Donc c'est un gros engagement.
- 25:49Donc le vie,
- 25:50quoi.
- 25:50Ouais,
- 25:51ouais,
- 25:51j'avais un deuxième travail.
- 25:53Et en même temps,
- 25:53ça me plaisait à mort.
- 25:54Mais bon,
- 25:56il n'y a rien sans rien non plus.
- 25:57De la même manière que le temps,
- 25:58il y a le travail,
- 25:59la persistance,
- 26:01la consistance.
- 26:02On donne plein de...
- 26:03Mais en fait,
- 26:03c'est des conseils concrets.
- 26:04C'est la vérité,
- 26:05c'est pas juste...
- 26:06Ah ben,
- 26:07ça va être...
- 26:07Non,
- 26:08la vérité,
- 26:08c'est que tu bosses,
- 26:09quoi.
- 26:09Et que ça prend du temps.
- 26:12Et que ça prend du temps,
- 26:13et qu'il faut être consistant et pas s'arrêter.
- 26:15Parce que la majorité des gens qui ouvrent un podcast ou un contenu en ligne,
- 26:18j'en ai vu énormément.
- 26:20sur la durée,
- 26:20enfin sur 20 ans,
- 26:22c'est une grosse durée.
- 26:25Les gens s'arrêtent au bout de 6 mois,
- 26:26les moins valeureux,
- 26:27et généralement quand même,
- 26:29ils s'arrêtent au bout de 2 ans.
- 26:29Ça fait un an déjà.
- 26:32Il faut tenir,
- 26:33il faut tenir,
- 26:34il faut tenir.
- 26:35Non mais 2 ans,
- 26:38c'est généralement les gens s'arrêtent,
- 26:39parce qu'en fait,
- 26:41soit,
- 26:42en fait,
- 26:42ils n'arrivent pas à se réinventer,
- 26:43parce que même quand tu as un contenu qui fonctionne,
- 26:46il faut se réinventer.
- 26:48soit tu vois il y a des nouveaux concurrents donc du coup tu perds ton audience c'est plus dur ce qui arrive évidemment sur les podcasts c'est un gros enjeu soit tu te lasses c'était le cas d'un des podcasts qui s'est lancé au tout début avant même que
- 27:06ce soit Mathieu ou moi
- 27:09Archer comment s'appelait son truc il invitait des personnes connues c'était hyper nouveau c'est un peu ce que vous faites mais il l'a fait
- 27:16On n'invite pas que des gens connus,
- 27:18nous.
- 27:19Non,
- 27:19mais il faisait des portraits avec des gens très connus.
- 27:21Mais c'était il y a pas longtemps.
- 27:252016.
- 27:25Et il a arrêté au bout de deux ans pour se lancer dans la chanson.
- 27:27C'était une énorme erreur.
- 27:29Nous,
- 27:31on ne fera pas ça.
- 27:32Non,
- 27:32voilà.
- 27:34Il était plus jeune.
- 27:35Et je pense que...
- 27:38Non,
- 27:38il était vraiment plus jeune.
- 27:41Enfin,
- 27:41sauf si...
- 27:42Mais je ne crois pas.
- 27:46Et c'était une énorme erreur.
- 27:47En fait,
- 27:48je pense qu'il a eu cette soif de notoriété pour lui-même.
- 27:50Parce qu'en fait,
- 27:51en vrai,
- 27:52si on est honnête,
- 27:53il n'y a pas grand monde,
- 27:55enfin je ne connais personne,
- 27:57qui cherche plus de visibilité que la moyenne,
- 28:00qui n'est pas,
- 28:02que ce soit acteur,
- 28:03actrice,
- 28:03ça vous parle pour vous,
- 28:04mais influenceur,
- 28:06podcasteur,
- 28:07ce que tu veux,
- 28:07animateur radio.
- 28:09qui n'est pas une petite névrose et en tout cas une blessure narcissique à un moment donné.
- 28:13Parce que si tu n'as pas la blessure narcissique,
- 28:14tu ne le fais pas.
- 28:17C'est beaucoup de travail,
- 28:17tout simplement.
- 28:19Et en gros,
- 28:19je pense que lui,
- 28:20il avait une blessure narcissique assez forte.
- 28:21Je ne le connais pas,
- 28:21mais assez forte.
- 28:23On va faire une petite analyse.
- 28:25Non,
- 28:25mais j'imagine que pour se lancer dans la chanson comme ça,
- 28:29c'est qu'il avait un besoin de notoriété hyper fort.
- 28:32Et c'est con parce qu'il avait trop un support.
- 28:35Et il a abandonné pour aller dans la chanson.
- 28:37Ce n'était pas le meilleur shot.
- 28:38Ça l'y est.
- 28:39mal été conseillé.
- 28:40Donc,
- 28:40tu pars du principe qu'à un moment donné,
- 28:41il faut quand même persévérer si on veut arriver à des choses et pas forcément s'arrêter au bout d'un an en se disant non,
- 28:46ça n'a pas marché.
- 28:47Non,
- 28:47et en fait,
- 28:48c'est marrant parce que c'est valable pour tout.
- 28:49C'est-à-dire que quand tu investis dans une startup ou quand tu fais une startup,
- 28:53c'est la même chose.
- 28:54Moi,
- 28:54j'ai croisé les fondateurs d'Airbnb au tout début.
- 28:57Enfin,
- 28:57au tout début,
- 28:57c'était déjà Airbnb,
- 28:58parce qu'ils ont changé de nom quand même avant.
- 29:02Et en fait,
- 29:04c'était la galère.
- 29:06C'est parti de la galère.
- 29:09parce qu'ils avaient besoin de leur appart parce qu'ils n'avaient pas de thunes c'est des créas en fait à l'origine et puis en fait ils se sont rendu compte que ça marchait parce qu'il y a pas mal à San Francisco de conférences,
- 29:20donc voilà ils en profitaient et puis au fur et à mesure ils ont créé un truc pas personne qui voulait investir dedans quand même,
- 29:27et ils ont galéré pendant plusieurs années,
- 29:29bon maintenant c'est un bien
- 29:31J'adore les histoires comme ça,
- 29:33tu sais.
- 29:33C'est la galère.
- 29:34C'est trop bien.
- 29:34C'est la galère.
- 29:35Après,
- 29:35il y a d'autres histoires.
- 29:36Tu vois,
- 29:36Netflix,
- 29:37c'est une autre histoire.
- 29:37Parce que le mec a créé Netflix.
- 29:38C'était des...
- 29:40Oui,
- 29:40les DVD.
- 29:41Oui,
- 29:41ça,
- 29:41c'était une boutique de DVD,
- 29:44quoi.
- 29:44Et c'était aussi les DVD,
- 29:46tu sais,
- 29:46qu'on te parla pas...
- 29:48Oui,
- 29:48que tu pouvais louer.
- 29:49Oui,
- 29:49c'est les Etats-Unis.
- 29:50Mais après,
- 29:51du coup,
- 29:51ils se sont dit,
- 29:52bon,
- 29:52est-ce qu'on développe une stratégie retail ?
- 29:55où est-ce que...
- 29:56Voilà.
- 29:56Enfin,
- 29:57le fondateur voulait créer une stratégie retail.
- 29:59Son associé s'est dit,
- 30:01c'est quand même pas mal d'aller en ligne,
- 30:02mais c'est hyper couillu.
- 30:04C'était en 2001.
- 30:06Non,
- 30:062001.
- 30:06Ouais,
- 30:06enfin,
- 30:07un truc comme ça.
- 30:07Il n'y avait même pas d'ADSL.
- 30:09C'était les débuts de l'ADSL.
- 30:10Le mec s'est dit,
- 30:11tiens,
- 30:11et si on allait en ligne ?
- 30:13C'est...
- 30:14Voilà.
- 30:14Faut être précurseur,
- 30:15quoi.
- 30:15Ouais,
- 30:15et je pense que...
- 30:16Du coup,
- 30:17c'est quoi l'histoire ?
- 30:17Parce que moi,
- 30:17je la connais pas.
- 30:18Ils ont mis leur DVD en ligne ?
- 30:20Ouais,
- 30:21ils ont commencé à...
- 30:22Ouais,
- 30:22ils ont...
- 30:23Voilà,
- 30:23exactement.
- 30:24Et...
- 30:24Et je pense que pendant des années,
- 30:26ça a été la grosse galère.
- 30:27Parce qu'en fait,
- 30:29je ne sais pas si vous vous souvenez de la DSL au début,
- 30:31mais enfin,
- 30:32pour regarder une vidéo en ligne,
- 30:33vas-y quoi.
- 30:34C'est clair.
- 30:34Tu devais pédaler.
- 30:35En 2003,
- 30:362004,
- 30:37il fallait être courageux.
- 30:39Il fallait être un peu patient là-bas pour regarder ta vidéo.
- 30:43Mais ce qui est bien,
- 30:44c'est qu'ils ont développé des stratégies pour que ton contenu soit le moins lourd possible.
- 30:47Et du coup,
- 30:47aujourd'hui,
- 30:48ça marche bien.
- 30:49Et c'est assez écolo parce que les supports sont assez peu...
- 30:54Ils ne sont pas très lourds.
- 30:55Et la qualité est bonne.
- 30:56C'est comme quoi toutes les galères que tu peux avoir dans le passé,
- 30:59c'est des cadeaux pour le futur.
- 31:00Exactement.
- 31:01Tous les gens qui ont beaucoup galéré,
- 31:02là,
- 31:02dans le futur,
- 31:03ça va être génial.
- 31:03Il y a plein de choses.
- 31:04Ça,
- 31:04j'en suis convaincu.
- 31:05C'est-à-dire que je te parlais tout à l'heure de friction.
- 31:08Moi,
- 31:08je suis sûr.
- 31:09Les gens cherchent beaucoup de...
- 31:13En fait,
- 31:13on a tellement grandi dans un monde du confort qui a été...
- 31:20où le digital est arrivé et a enlevé ce que j'appelle des frictions,
- 31:23c'est des points de frottement.
- 31:24Donc,
- 31:25friction,
- 31:26c'est...
- 31:26Quand on parle de l'ubérisation,
- 31:27c'est tu prends ton téléphone,
- 31:29t'appuies,
- 31:30t'as une app,
- 31:30tu vois la voiture,
- 31:31t'appuies,
- 31:32le mec vient à toi,
- 31:33il t'ouvre la porte.
- 31:34Bon,
- 31:34c'est plus le cas,
- 31:34mais à l'origine,
- 31:35Uber,
- 31:35c'était quand même ça.
- 31:36Il t'ouvre la porte,
- 31:37tu rentres dans la voiture,
- 31:39il sait où tu vas,
- 31:39parce que t'as même pas besoin de lui dire,
- 31:40tu sors de la voiture,
- 31:41t'as pas besoin de payer.
- 31:42Tac,
- 31:42c'est ubérisé,
- 31:43c'est-à-dire que c'est sans friction.
- 31:45Et en fait,
- 31:45aujourd'hui,
- 31:46je crois que
- 31:51On s'est tellement habitué à cette société sans friction qu'on a besoin,
- 31:53envie,
- 31:54de pas de friction.
- 31:55Dans ses relations amoureuses,
- 31:56dans ses relations de travail,
- 31:57dans ses relations avec ses amis,
- 31:58on dit Oh là là,
- 31:59attends,
- 32:00pourquoi ça marche pas ça ?
- 32:00Pourquoi cette personne a fait ça ?
- 32:02Je l'ai pas appuyée sur un bouton et il a pas fait exactement ce que je voulais.
- 32:05Pourquoi t'es pas hypérisée ?
- 32:06Pourquoi elle est pas arrivée ?
- 32:06Elle a ouvert la porte,
- 32:07tac,
- 32:08elle savait ce que je voulais,
- 32:09tac,
- 32:09et puis je repars,
- 32:10et puis pourquoi ?
- 32:10Elle m'envoie des textos ?
- 32:11Bah c'est ça.
- 32:12Non mais il y a un peu de ça.
- 32:13Et en fait,
- 32:13la réalité,
- 32:14c'est que la magie est dans la friction.
- 32:16C'est hyper beau et c'est hyper vrai ça.
- 32:20Mais du coup,
- 32:23tu as fait des cartes sur justement...
- 32:25Oui,
- 32:25j'ai fait des cartes sur les ruptures amoureuses.
- 32:28Ça a pris beaucoup de friction du coup.
- 32:30Après une grosse conspection.
- 32:32Tu peux acheter le jeu de cartes pour te remettre.
- 32:34Voilà.
- 32:37Mais c'est bien finalement.
- 32:38J'en ai fait quelque chose.
- 32:40Tu as eu beaucoup de friction amoureuse.
- 32:42J'en ai eu une très grosse friction amoureuse,
- 32:44on va dire.
- 32:45Une rupture assez importante,
- 32:47très importante.
- 32:52Et du coup,
- 32:52j'ai réalisé à quel point c'était difficile de passer à autre chose quand ça t'arrive,
- 32:57quand t'as vraiment une rupture,
- 32:58en l'occurrence,
- 32:59t'as une relation passionnelle.
- 33:02Moi,
- 33:02ça m'a pris cinq ans,
- 33:03donc c'est vraiment long,
- 33:04quand je disais qu'il faut un peu de patience.
- 33:09Et j'ai créé un kit de secours pour coeur brisé.
- 33:10Donc,
- 33:11ce n'est pas exactement un jeu,
- 33:11parce qu'il n'y a pas de jeu,
- 33:12techniquement.
- 33:13Ce n'est pas très drôle.
- 33:14Ce n'est pas...
- 33:15Non,
- 33:15mais tu ne le fais pas avec des...
- 33:16Enfin,
- 33:16tu peux le faire avec des potes si tu veux,
- 33:17mais ce n'est pas un tarot,
- 33:19ce n'est pas un livre.
- 33:22C'est tous les conseils qu'on a pu récupérer de sociologie,
- 33:26d'anthropologie,
- 33:27de philosophie,
- 33:28de psychologie,
- 33:29de tout ce que tu veux,
- 33:30réunis dans 100 cartes pour t'aider à passer à autre chose et traverser ta rupture.
- 33:37Parce qu'aussi,
- 33:37tes amis,
- 33:38Comme ils sont aussi dans cette société hyper optimisée de tout,
- 33:41au bout,
- 33:42ils vont être là pour toi,
- 33:43bien sûr.
- 33:43Mais quand ça fait 15 fois que tu rassasses la même histoire,
- 33:46ils sont déjà moins là.
- 33:47Ils sont là genre,
- 33:48ok,
- 33:48mais t'es un peu lourd.
- 33:49Ça va,
- 33:49lâche.
- 33:51Passe à autre chose.
- 33:52Et en fait,
- 33:53t'as envie de dire,
- 33:53passe à autre chose.
- 33:55Passe à autre chose,
- 33:55c'est aussi efficace que quand tu dors pas,
- 33:57que tu dis,
- 33:57allez,
- 33:57dors.
- 33:59Arrête de penser.
- 34:01C'est sûr que si tu fais ça,
- 34:01ça va très bien marcher.
- 34:02Je ne sais pas si vous avez déjà eu des occasions de ne pas dormir.
- 34:06En général,
- 34:06ça ne marche pas très bien.
- 34:07Quand tu dis il dort Ou même de penser à autre chose.
- 34:11Penser à autre chose,
- 34:12c'est la meilleure manière de ne pas penser à autre chose.
- 34:15Et puis en plus,
- 34:15ça te fait culpabiliser.
- 34:16En plus,
- 34:17quand tes amis te disent tu ne te sens pas normal et tu te sens un peu hors norme.
- 34:21Pourquoi normalement on ne devrait plus y penser ?
- 34:23Parce que j'ai utilisé mon quota de temps.
- 34:28Mon quota de temps sur cette personne avec mes amis.
- 34:31Donc je suis là.
- 34:32J'ai créé beaucoup d'amitiés.
- 34:35Sur les 5 ans,
- 34:36tu vois.
- 34:37Quand t'as fait le tour de tout le monde et que tu reviens au point T et que tu parles de sorties,
- 34:40ah non,
- 34:40ça va pas.
- 34:42Crée un petit kit de survie.
- 34:43Voilà,
- 34:44du coup,
- 34:44je lui ai créé un kit de survie.
- 34:47Et je pense que ça aide beaucoup les gens.
- 34:49et je pense que c'était nécessaire et il y a plein de plein de clés de survie qui devraient exister il y a plein de situations dans lesquelles en fait ça va pas très bien et personne enfin les amis sont là mais pas sur la longueur ou pas assez ou tu vois ça les saoule et en plus t'as fait vraiment une recherche genre avec des sociologues et tout tu disais c'est à dire que ouais ouais ouais enfin j'ai pas fait une recherche avec des sociologues on a été chercher tous les contenus qui existaient de recherche mais parce que tu l'as fait tout seul non je l'ai fait avec une copine qui s'appelle Olympe2G
- 35:16qui est une féministe assez connue,
- 35:19en particulier parce qu'elle a fait du porno,
- 35:20etc.
- 35:21Puis elle a créé un podcast qui s'appelle Vox.
- 35:24Et avec Jean-Noël,
- 35:25qui nous a plus aidés sur la structure,
- 35:27etc.
- 35:28Donc on l'a fait à trois.
- 35:31Et non,
- 35:32c'est super,
- 35:32je crois.
- 35:34C'est un cadeau à faire quand justement...
- 35:37Joyeux Noël !
- 35:40Alors,
- 35:40il ne faut pas que ce soit ton mec ou ta meuf.
- 35:43il faut que ça soit en amont aussi à un pote écoute je sens que lui c'est un peu touchy je t'offre ça comme ça j'aurais pas besoin de t'écouter non mais par contre t'as un gars qui vient de Rome c'est un super cadeau après je remercie sur ce que t'as dit parce que tu disais ouais après au bout d'un moment les amis et c'est comme tout c'est en fait là le kit de service ça te permet de trouver aussi c'est toi c'est tes propres ressources et c'est toi même et tes solutions à l'intérieur de toi c'est
- 36:05comme quand tu vas voir un thérapeute c'est des supports mais c'est toi qui va décider à un moment donné et ça peut prendre vachement de temps
- 36:12selon les échos et tout.
- 36:14Oui,
- 36:14et puis ça se fait dans la friction aussi,
- 36:16ça se fait en rencontrant d'autres personnes.
- 36:17C'est comme les gens qui disent
- 36:18Ah, mais je ne suis pas prêt
- 36:20En fait,
- 36:20tu n'es jamais prêt,
- 36:21c'est-à-dire que tu ne peux pas être prêt in vacuum,
- 36:23quoi.
- 36:23Je ne sais pas comment on dit en français,
- 36:24mais tu ne peux pas être prêt dans un bocal et puis tu as Ah,
- 36:26ça y est,
- 36:27je suis prêt pour faire une relation Ben non,
- 36:28la réalité,
- 36:29c'est que tu fais des relations de merde.
- 36:32Parfois,
- 36:33tu gâches des relations toi-même.
- 36:34Moi,
- 36:34ça m'est arrivé plein de fois.
- 36:35En disant que tu n'es pas prêt ?
- 36:36en durant ces 5 années bah ouais parce que je vois non mais en fait tu sabotes des trucs parce que bah je sabotais en fait pendant 5 ans je sabotais malheureusement mais en même temps ces histoires me faisaient avancer ça me faisait aussi réaliser que j'étais pas prêt et en même temps j'essayais j'allais pas essayer d'être prêt tout seul parce qu'en fait ça marche pas parce
- 36:52que genre admettons que j'ai eu zéro relation pendant 5 ans bah la relation d'après 5 ans elle va pas marcher non plus parce que bah en fait en vrai j'aurais pas été prêt non plus quoi donc euh
- 37:02C'est marrant parce que tu dis on n'est jamais prêt et en même temps je n'étais pas prêt.
- 37:05Donc c'est ce paradoxe.
- 37:05Oui,
- 37:05mais je n'étais pas prêt dans le sens où j'aurais gâché cette relation aussi.
- 37:09En fait,
- 37:09je n'aurais pas avancé aussi vite si j'avais essayé d'être prêt tout seul dans mon coin.
- 37:14C'est ça que je veux dire.
- 37:16Et du coup,
- 37:16comment ?
- 37:17Justement parce qu'il fallait la friction.
- 37:20Il fallait s'offre à d'autres personnes.
- 37:22Oui,
- 37:22j'en suis convaincu.
- 37:23Oui,
- 37:23c'est ça en fait.
- 37:25Mais quand tu dis je ne suis pas prêt,
- 37:26donc on n'est jamais vraiment prêt à une relation.
- 37:28Non.
- 37:29Ça,
- 37:29je suis complètement d'accord avec toi.
- 37:31Mais...
- 37:31Après,
- 37:31quand même,
- 37:32tu dis,
- 37:32j'ai eu plein de relations,
- 37:33mais en fait,
- 37:33j'étais pas prêt.
- 37:34Oui,
- 37:35oui,
- 37:35je vois ce que tu veux dire.
- 37:36Des relations aussi.
- 37:37Oui,
- 37:37mais en fait,
- 37:38j'étais pas prêt.
- 37:38C'est des rencontres,
- 37:39en fait.
- 37:39En fait,
- 37:40c'est des...
- 37:42Comment dire ?
- 37:43Je comprends ce que tu dis.
- 37:45C'est très clair.
- 37:46Mais en fait,
- 37:47l'idée,
- 37:47c'est de se dire...
- 37:48Non,
- 37:48mais parce qu'en fait,
- 37:48on a tellement entendu les nanas ou des mecs qui nous disent toujours,
- 37:51on n'est pas prêt.
- 37:52Franchement,
- 37:52moi,
- 37:52j'ai envie de les mettre tous dans un bocal et de les jeter.
- 37:55Genre,
- 37:56la dernière fois,
- 37:57j'ai dit,
- 37:57mais je vais vous mettre dans des camps.
- 37:58les mecs qui sont pas prêts,
- 37:59on dirait que c'est vraiment la phrase à dire,
- 38:01donc ça me fait vachement d'en avoir je pense qu'en fait les gens qui disent ça bon déjà les mecs sont assez lâches de manière générale c'est jamais vraiment facile de rompre avec quelqu'un ou d'arrêter une relation donc tu vois c'est un peu la phrase passe partout non mais je crois que je suis pas prêt pas
- 38:20c'est ça tu peux effectivement moi c'est pas des relations que j'ai arrêtées rapidement tu vois c'est des gens avec qui j'ai essayé pendant un an
- 38:27Trois mois,
- 38:28un an,
- 38:29et au bout d'un mois,
- 38:29je ne me rends pas compte que je ne ressens rien.
- 38:30Donc du coup,
- 38:31j'arrête.
- 38:31Oui,
- 38:32ça,
- 38:32je suis d'accord.
- 38:33Ce ne sont pas des trucs qui durent deux semaines.
- 38:37Et quand je dis que je n'étais pas prêt,
- 38:39en fait,
- 38:39je ne ressentais rien.
- 38:40C'est ça que je veux dire.
- 38:42Mais j'avais besoin de cette relation pour me rendre compte que je ne ressentais rien avec cette personne.
- 38:47Et j'avais besoin de cette relation aussi pour avancer dans mon chemin.
- 38:52Et tu crois que...
- 38:53tu ressens rien parce que à cause de cette enfin pas à cause de cette personne mais parce qu'à un moment donné quand on vit un choc très fort mais que ce soit un traumatisme ou quoi que ce soit on se coupe aussi avec ses émotions et le temps de se remettre après de se reconnecter c'est ça c'est un trauma et en fait c'est pas forcément la personne qui te fait rien ressentir c'est que toi tu peux plus ah oui oui c'est un vrai droit ces filles elles étaient géniales c'est important de dire que t'es plus en capacité de ressentir parce que t'es pas reconnecté exactement
- 39:17non non mais c'est exactement ça moi ces filles elles étaient géniales je le dis sur tous les podcasts qu'on me pose la question
- 39:21c'était génial ces femmes la plupart en tout cas il n'y a aucune personne où je me dis quel gros scone,
- 39:27non non c'était moi le problème vraiment et j'étais traumatisé j'arrivais plus à ressentir,
- 39:34je faisais plus confiance je comparais donc ça allait pas mais en même temps j'avais besoin de ces interactions pour avancer parce que si je les avais pas faites tu n'aurais pas tu peux pas savoir donc t'avances pas c'est impossible
- 39:50En fait,
- 39:51si tu ne te confondes pas socialement,
- 39:53de toute façon,
- 39:55c'est dur de se situer si tu n'es pas dans un environnement social.
- 39:58Donc,
- 39:58en fait,
- 39:59tu as besoin de ces frictions pour pouvoir avancer.
- 40:01Donc,
- 40:01c'est en ça que je dis,
- 40:02je n'étais pas prêt,
- 40:04mais tu sais que tu n'es pas prêt,
- 40:05entre guillemets,
- 40:07dans l'empirique.
- 40:08Tu ne peux pas dire,
- 40:11dans un bocal,
- 40:11je ne suis pas prêt.
- 40:12Ça n'a aucun sens.
- 40:13Il faut que tu sois dans la relation pour dire,
- 40:15non,
- 40:15effectivement,
- 40:16je me rends compte que là,
- 40:16en fait,
- 40:17ça ne le fait pas.
- 40:18Et j'essaye,
- 40:18parce que si,
- 40:19c'est un autre truc.
- 40:20parler de pas de friction,
- 40:21la relation c'est amoureuse en particulier,
- 40:23mais amicale aussi,
- 40:24c'est un travail dans lequel tu dois t'investir,
- 40:26et tu dois à un moment donné prendre la décision de dire,
- 40:29tu sais quoi,
- 40:29moi j'ai ma décision dans cette relation.
- 40:33Et donc les gens qui disent qu'ils sont pas prêts,
- 40:35c'est soit ils savent pas de quoi ils parlent,
- 40:37soit ils sont lâches,
- 40:38soit ils doivent faire un petit travail sur eux parce qu'en fait ils se sont pas rendu compte que...
- 40:43Ils sont tellement dans l'individualisme que ça demande du boulot.
- 40:47L'autre est une autre entité qui est différente de toi.
- 40:53Et par définition,
- 40:55on vit dans des réalités différentes.
- 40:59Et ça aussi,
- 40:59c'est un truc que j'ai appris de manière empirique,
- 41:02que l'autre peut avoir une réalité qui est totalement différente de la tienne.
- 41:06Et en fait,
- 41:07parfois,
- 41:07il y a des choses qui te semblent,
- 41:08toi,
- 41:09évidentes,
- 41:10et pour l'autre,
- 41:11pas du tout.
- 41:12et ça en fait par exemple et quand tu dis,
- 41:15si tu poses des questions alors d'abord je pense qu'il faut très bien écouter la personne au début parce qu'en fait au début les gens te disent qui ils sont,
- 41:21donc ça te va pas il faut savoir écouter donc ça c'est,
- 41:26mais après si tu poses des questions bêtes comme t'aimes bien partir en vacances,
- 41:32t'aimes bien les surprises t'aimes bien,
- 41:34enfin bon il y a des gens qui aiment pas les surprises mais
- 41:35Ou tu as des trucs,
- 41:36t'aimes bien quand c'est organisé à la maison,
- 41:38ben ouais,
- 41:38tout le monde aime bien.
- 41:39Et quelqu'un qui va être très bordélique,
- 41:41il va avoir l'impression que c'est organisé.
- 41:42Et tu vas faire,
- 41:42putain,
- 41:43un connoisseur !
- 41:45Tu vois ?
- 41:46Ou t'es propre.
- 41:47Tu vois,
- 41:47qui aime pas la propreté ?
- 41:48Ben je sais pas,
- 41:49tout le monde aime bien la propreté,
- 41:50c'est juste qu'on a une réalité différente.
- 41:52Le réel et la réalité,
- 41:53c'est deux choses qui n'ont rien à voir.
- 41:55Le réel,
- 41:55c'est les faits,
- 41:56et la réalité,
- 41:57c'est la perception qu'on en a,
- 41:58donc.
- 42:00Donc bon,
- 42:00ben on a des réalités différentes.
- 42:02Il y a des choses,
- 42:04et c'est,
- 42:04voilà.
- 42:05Donc tout ça,
- 42:06ça demande du travail d'acceptation,
- 42:09de discussion,
- 42:10de communication,
- 42:11etc.
- 42:13Je pense.
- 42:15Oui,
- 42:15un petit peu.
- 42:18Et donc du coup,
- 42:18est-ce que tu peux nous donner,
- 42:20sur les 100 cartes,
- 42:21si on pouvait en décrire une ?
- 42:23Ça fait longtemps que je ne les ai pas regardées.
- 42:26Mais en fait,
- 42:29ce que je peux expliquer,
- 42:29c'est comment s'en structurer.
- 42:31Je relance un peu.
- 42:32Non,
- 42:32c'est pas grave.
- 42:33Ça ne me dérange pas.
- 42:35C'est pas grave,
- 42:35je peux une machine.
- 42:36Je peux ne pas avoir...
- 42:37Je ne suis pas inquiet.
- 42:39Je trouve que,
- 42:41justement,
- 42:41tout le monde pense qu'il doit avoir un avis sur tout,
- 42:44se souvenir de tout,
- 42:45pas faire d'erreur.
- 42:45Moi,
- 42:45je suis totalement à l'aise.
- 42:49C'est comme si ils me demandaient de rester une page de mon bouquin.
- 42:51Je l'ai écrit il y a 4 ans.
- 42:52Je ne sais rien.
- 42:53Je ne connais pas par cœur.
- 42:54Mais les cartes,
- 42:57elles sont structurées en 5.
- 42:58En fait,
- 42:58on a beaucoup réfléchi à comment les structurer.
- 43:01Est-ce qu'on les structure par les phases du deuil ?
- 43:03Est-ce qu'on les structure par ce que tu ressens ?
- 43:06Est-ce qu'on les structure par tes besoins ?
- 43:07Et en fait,
- 43:08on s'est rendu compte,
- 43:09à la réflexion,
- 43:10que d'abord,
- 43:11les phases du deuil,
- 43:11on ne les fait pas toutes et tous dans le même sens.
- 43:13Il n'est pas dans le même ordre,
- 43:14il n'est pas dans le même ordre.
- 43:15Et puis,
- 43:15on peut faire des événements en plus.
- 43:17Les émotions,
- 43:19c'est très valable pour les femmes.
- 43:20C'est assez peu valable pour les hommes,
- 43:21parce qu'en fait,
- 43:22ils ne savent pas mettre des mots sur leurs émotions.
- 43:23Ils sont heureux ou en colère.
- 43:26Et en fait,
- 43:26entre les deux,
- 43:27comme ils n'ont pas apprécié,
- 43:28pour la majorité des hommes,
- 43:30ils sont absolument incapable de dire ce que c'est que l'émotion,
- 43:32précisément.
- 43:34donc ça marche pas non plus donc on a fait par les besoins est-ce que j'ai besoin de me confronter est-ce que j'ai besoin d'agir,
- 43:40est-ce que j'ai besoin de comprendre est-ce que j'ai besoin de sourire un peu etc etc et après une des cartes par exemple c'est qu'on explique que le célibat c'est la position zéro,
- 43:54c'est la position neutre c'est la position normale,
- 43:56être en couple
- 43:58C'est une position potentiellement plus 1,
- 44:00potentiellement plus 10,
- 44:01mais aussi,
- 44:02et très souvent,
- 44:03potentiellement moins 1,
- 44:04moins 10,
- 44:04etc.
- 44:05Donc en fait,
- 44:05ta position célibat,
- 44:07malgré la pression sociétale de te dire pour être normal,
- 44:10il faut être en couple,
- 44:12la position normale,
- 44:13c'est être célibataire.
- 44:14Après,
- 44:14tu peux être avec quelqu'un et ça peut être super ou ça peut être challenging.
- 44:18Et en même temps,
- 44:19quand c'est challenging,
- 44:20t'avances.
- 44:21Ça te permet d'avancer sur toi.
- 44:23Pas toujours.
- 44:24Parfois,
- 44:24ça peut être très,
- 44:25très challenging et beaucoup trop challenging.
- 44:27Mais quand tu tombes sur un malade,
- 44:29ce qui arrive de temps en temps...
- 44:30Ou une malade.
- 44:31Ou une malade,
- 44:32mais c'est encore plus rare,
- 44:32je pense.
- 44:33Ça arrive,
- 44:33mais il y a de la toxicité féminine.
- 44:38Les pervers narcissiques,
- 44:38c'est quand même principalement des hommes.
- 44:40En tout cas,
- 44:41documentés,
- 44:41c'est quand même principalement des hommes.
- 44:43Et quand je dis pervers narcissique,
- 44:46je parle vraiment du cas clinique,
- 44:48pas du connard du coin.
- 44:50On a fait une émission dessus.
- 44:51C'est ce qu'elle me disait.
- 44:53En fait,
- 44:53je trouve que c'est hyper dangereux de psychologiser comme ça les gens.
- 44:56Parce que quand tout le monde devient un pervers narcissique,
- 44:59du coup,
- 44:59plus personne ne l'est.
- 45:00C'est quand même dangereux.
- 45:01Et si quelqu'un te dit qu'il y a une vraie expérience à un pervers narcissique,
- 45:04et que tu dis,
- 45:04bah oui,
- 45:05moi aussi,
- 45:05ce connard,
- 45:06nanana.
- 45:06Bah non,
- 45:07parce qu'en fait,
- 45:07tu diminues l'expérience de l'autre qui a vraiment souffert et c'est extrêmement compliqué.
- 45:12Et toi,
- 45:13t'es juste tombé sur un connard.
- 45:14Et bon,
- 45:14ça arrive trop souvent,
- 45:15mais ça arrive.
- 45:17Ou en tout cas,
- 45:18disons que...
- 45:18Les connards ne sont pas des pervers narcissiques.
- 45:20Non,
- 45:21non.
- 45:21Ils les connaissent,
- 45:22pareil.
- 45:23C'est juste des gens qui...
- 45:25Ou en tout cas,
- 45:25il y a une interaction qui ne fonctionne pas bien.
- 45:26Oui,
- 45:27voilà,
- 45:27c'est ça.
- 45:27Un mode de fonctionnement.
- 45:28Les grosses frictions,
- 45:29là,
- 45:29du coup.
- 45:30Ouais,
- 45:30ouais,
- 45:30ouais.
- 45:30Non,
- 45:31mais c'est un mode de fonctionnement.
- 45:31Les couples,
- 45:32c'est toujours des modes de fonctionnement.
- 45:33Et c'est ce qui est le plus difficile à changer.
- 45:34Des pactes tectoniques.
- 45:35Ouais,
- 45:36bah en fait...
- 45:36Non,
- 45:36mais ce qui est surtout dur,
- 45:37moi,
- 45:37je trouve,
- 45:37dans un couple,
- 45:39c'est...
- 45:42Il y a un mode de fonctionnement qui s'installe,
- 45:43donc une dynamique entre les deux personnes.
- 45:46Et quand évolue,
- 45:47ce qui était mon cas parce que j'étais jeune,
- 45:48je suis resté 7 ans avec quelqu'un entre 20 et 27.
- 45:52En fait,
- 45:53moi,
- 45:53j'avais évolué,
- 45:53elle aussi.
- 45:54Et moi,
- 45:54je voulais faire évoluer le mode de fonctionnement,
- 45:57mais sauf qu'elle,
- 45:57elle n'avait pas du tout envie.
- 45:58Et je n'ai pas du tout la maturité pour le faire.
- 46:01Et du coup,
- 46:01ça a rempli.
- 46:04Mais faire évoluer le mode de fonctionnement de ton couple,
- 46:06ça,
- 46:06c'est un vrai challenge,
- 46:07je trouve.
- 46:08Et tu as réessayé depuis 27 ans ?
- 46:09Oui,
- 46:10j'ai 3-4 relations entre temps.
- 46:12Et t'as senti que t'avais fait des progrès ?
- 46:14Maintenant,
- 46:14ouais,
- 46:15je crois.
- 46:16Mais en fait,
- 46:16ce qui est marrant,
- 46:17c'est que c'est que dans l'interaction que je peux le savoir.
- 46:20Tu veux pas savoir,
- 46:20sinon.
- 46:21Ouais,
- 46:21c'est vrai.
- 46:23T'imagines que oui,
- 46:24t'imagines que t'es prête,
- 46:25t'imagines que t'es prête,
- 46:27t'imagines que maintenant,
- 46:29t'es vachement costaud et que tu vas pouvoir le faire.
- 46:31Mais ça se trouve,
- 46:31non.
- 46:32Tu vois,
- 46:32tu vas tomber sur quelqu'un qui va répondre à tes névroses,
- 46:34ce qui est souvent le cas des relations amoureuses,
- 46:35par ailleurs.
- 46:36Un peu les miroirs de ta névrose.
- 46:37Ouais,
- 46:37généralement,
- 46:38les relations amoureuses,
- 46:39c'est ça.
- 46:41Et là,
- 46:41tu vas te reprendre un mur,
- 46:42et c'est pas grave,
- 46:43parce que ça va te permettre d'avancer.
- 46:45De passer au stade d'après.
- 46:46Oui,
- 46:46de passer dans le jeu.
- 46:47Et puis t'évolues,
- 46:48t'évolues.
- 46:49Niveau 1,
- 46:50niveau 2,
- 46:50niveau 3,
- 46:50niveau 4,
- 46:51niveau 5.
- 46:51Voilà,
- 46:51c'est ça.
- 46:52Est-ce que tu trouves quelqu'un qui...
- 46:54Si t'as envie d'être en couple,
- 46:55en tout cas,
- 46:55est-ce que tu trouves quelqu'un qui pourrait se prendre ?
- 46:58Tu fais rester au niveau pendant un petit moment.
- 47:00Voilà,
- 47:01c'est ça.
- 47:02En fait,
- 47:02il y a Esther Perel,
- 47:03qui est une thérapeute hyper connue.
- 47:04Elle n'est pas très connue en France,
- 47:06mais c'est sans doute la thérapeute de couple la plus connue au monde.
- 47:10qui est une belge,
- 47:10elle pourrait être connue en France,
- 47:11elle va l'être connue en France,
- 47:13qui dit en fait on a tous trois grandes relations dans sa vie et parfois ça peut être avec la même personne.
- 47:22Vous avez trois heures.
- 47:23J'ai l'impression d'être en bac philo.
- 47:25On est tous faits.
- 47:27Vous aurez vu les têtes de ça.
- 47:30On a bloqué.
- 47:32Moi je lui ai vraiment fait c'est pas possible.
- 47:36On peut tromper mille fois une personne,
- 47:38mais on peut pas tromper une fois.
- 47:40C'est ça ?
- 47:41Non,
- 47:41tu peux avoir trois relations avec la même personne.
- 47:43Ouais,
- 47:43ouais.
- 47:44Parce que tu fais évoluer le mode de fonctionnement du couple.
- 47:46Oui,
- 47:46mais donc du coup sur la...
- 47:48Sur la longueur,
- 47:49pas sur trois mois,
- 47:50quoi.
- 47:50Oui,
- 47:51bah...
- 47:54Un truc un peu long.
- 47:55Oui.
- 47:57Jusqu'à ce que tu tues l'autre.
- 48:01on a déjà fait beaucoup d'émissions sur les féminicides c'est pas du tout drôle on est plus détendu c'est dans l'autre sens moi en plus j'étais plus sur la femme qui tue le mec ça s'appelle un homicide du coup oui c'est ça précisément par
- 48:15accident ne tuez personne ayez des relations plusieurs en une si vous voulez ne tuez personne une en plusieurs mais c'est différent
- 48:27C'est très à la mode,
- 48:27c'est une autre dynamique.
- 48:30Et donc,
- 48:30du coup,
- 48:31là,
- 48:31on a parlé de relations.
- 48:33Quel serait ton...
- 48:34En ce moment,
- 48:34tu traites quand même pas mal de sujets tout le temps.
- 48:38Tu écris ta newsletter.
- 48:39Tu es assez ouvert sur plein de sujets.
- 48:41C'est quoi ton sujet du moment à qui tu as envie de...
- 48:44Claquer la porte.
- 48:45En fait,
- 48:45il y a plein de sujets du moment.
- 48:47Plein.
- 48:48Dans ma tête,
- 48:48il se passe beaucoup de choses.
- 48:50Je suis très curieux.
- 48:52Sans doute que le sujet qui m'intéresse le plus en ce moment,
- 48:55Le coup de gueule,
- 48:56c'est plusieurs choses,
- 48:58mais qui sont liées.
- 48:59La première,
- 48:59c'est cette impression qu'on ait besoin d'avoir un avis sur tout.
- 49:03Et qu'il y a une sorte d'injonction comme ça,
- 49:05avoir un point de vue sur des sujets que tu ne comprends pas.
- 49:08Et les gens donnent leur avis.
- 49:09Et en fait,
- 49:10ils ne connaissent pas le sujet,
- 49:11ils ont l'impression de ne pas avoir leur point de vue.
- 49:14Et de manière associée,
- 49:17le manque de nuances profond et la binarisation.
- 49:24Alors,
- 49:24ce n'est pas lié aux individus nécessairement.
- 49:26Ils sont les victimes,
- 49:30les individus,
- 49:30mais du coup,
- 49:31ils reproduisent malheureusement.
- 49:33C'est plutôt les responsables,
- 49:34c'est plutôt les réseaux sociaux qui nous mettent dans des bulles et dont les algorithmes favorisent la binarisation.
- 49:41Donc,
- 49:41les informations qui sont très haineuses d'un côté comme de l'autre.
- 49:45Et donc,
- 49:45on évolue dans des réalités différentes.
- 49:47On ne le sait pas,
- 49:48parce que tu as toujours l'impression que tu évolues dans une même réalité.
- 49:50Un exemple que vous ne connaissez peut-être pas,
- 49:51toutes les deux,
- 49:52je ne sais pas.
- 49:53Mais quand tu fais une recherche Google,
- 49:55si toi,
- 49:55tu fais une recherche Google,
- 49:56et si toi,
- 49:56tu fais une recherche Google,
- 49:58vous n'aurez pas les mêmes résultats.
- 49:59Ah,
- 49:59mais c'est sûr,
- 49:59ouais.
- 50:00Alors qu'en fait,
- 50:00et je ne parle pas du search,
- 50:01des pubs,
- 50:02tu vois,
- 50:02parce que les pubs,
- 50:03on peut comprendre,
- 50:03mais même le naturel,
- 50:04ce ne sera pas les mêmes résultats.
- 50:06Ça va dépendre de ton historique de recherche,
- 50:08ça va dépendre de l'endroit où tu te situes,
- 50:11ça dépend de l'ordinateur que tu utilises ou du téléphone que tu utilises.
- 50:14Il y a plein d'éléments,
- 50:15il y en a 13,
- 50:16qui font que le résultat ne sera pas le même.
- 50:18Le SO,
- 50:19donc le résultat naturel,
- 50:21on a l'impression que c'est pareil pour tout le monde,
- 50:22et en fait,
- 50:22non.
- 50:23Les réseaux sociaux,
- 50:24c'est ça en stéroïde.
- 50:26Et on sait maintenant,
- 50:27de manière assez évidente,
- 50:28que
- 50:29TikTok, c'est un outil d'ingérence chinois.
- 50:31Donc en fait,
- 50:32ils ont utilisé TikTok,
- 50:34l'algorithme,
- 50:35pour faire en sorte que ça castagne quand même en Occident.
- 50:39On sait que la Russie fait énormément d'ingérences sur les réseaux sociaux américains,
- 50:44que ce soit Instagram,
- 50:45Twitter ou
- 50:47Facebook.
- 50:49On sait que les parties extrêmes utilisent,
- 50:52en particulier l'extrême droite,
- 50:53se sont construits et ils ont vraiment bâti des stratégies.
- 50:57Il y a plein de techniques dont on peut parler aussi pour faire ça.
- 51:01Les médias ont pris le pas.
- 51:04parce qu'en fait,
- 51:05ils voulaient réussir aussi,
- 51:06eux aussi,
- 51:06pardon,
- 51:07à être visibles sur ces mêmes médias sociaux.
- 51:09Donc,
- 51:09ils ont commencé à binariser un peu plus.
- 51:12Et en fait,
- 51:13je trouve qu'on manque vraiment profondément de nuances sur beaucoup,
- 51:16beaucoup de sujets.
- 51:18Et aujourd'hui,
- 51:20parfois,
- 51:21on a même du mal à avoir des conversations avec des amis sur des sujets typiquement Israël,
- 51:25Palestine ou autre.
- 51:26Voir on perd des amitiés,
- 51:27voir on s'engueule dans le couple.
- 51:29Ça peut créer des ruptures,
- 51:30voir ça peut...
- 51:31On rompt une date,
- 51:32tu vois,
- 51:33si toi t'es hyper pro-Palestine et que l'autre il est hyper pro-Israël,
- 51:36c'est sûr que ta date elle va pas aller très loin quoi.
- 51:39T'as fait une super émission d'ailleurs là-dessus,
- 51:40deux d'ailleurs.
- 51:41Ouais c'est la même mais c'est deux heures et demie.
- 51:44C'est une longue émission parce que justement la nuance,
- 51:46on parlait de temps,
- 51:48ça prend du temps de faire de la nuance,
- 51:49de comprendre ce qui s'est passé,
- 51:51de comprendre où on en est,
- 51:52de comprendre les points de vue d'un côté,
- 51:54de comprendre les points de vue de l'autre,
- 51:56d'avoir un peu un avis éclairé aussi avec un des meilleurs historiens sur le sujet.
- 52:01Voilà,
- 52:01ça prend du temps,
- 52:01en fait.
- 52:02C'est vrai que maintenant,
- 52:03tu as l'impression que si tu n'es pas d'accord,
- 52:06c'est ou noir ou blanc.
- 52:07Tu n'es pas d'accord avec ce que fait Israël,
- 52:10du coup,
- 52:10tu es forcément pro-Palestinien.
- 52:13Et tu es anti...
- 52:14Tu deviens antisémite,
- 52:15d'un coup.
- 52:15Oui,
- 52:16mais c'est ça,
- 52:17ou vice-versa,
- 52:18en fait.
- 52:18Surtout qu'en plus,
- 52:19les informations pour lesquelles tu prends ta décision sont très minimes,
- 52:22en fait.
- 52:23C'est-à-dire que tu as vu...
- 52:24Pour les trois quarts des gens,
- 52:25en tout cas,
- 52:26moi,
- 52:26je parle pour moi.
- 52:27Je ne vais pas me prononcer sur le sujet,
- 52:29parce que je sais que...
- 52:30c'est quelque chose où je ne m'y connais pas suffisamment pour dire c'est ça ou c'est ça.
- 52:33Il faudrait que pour moi,
- 52:34je passe beaucoup de temps à lire beaucoup de choses sur l'actualité pour dire quelque chose.
- 52:38C'est parce que j'ai écouté le journal de 20h ce soir que je vais dire ça y est,
- 52:41j'ai trouvé la solution.
- 52:42Et c'est ça.
- 52:43Oui,
- 52:44et en même temps,
- 52:44je pense qu'il y a un truc aussi très humain qu'on oublie,
- 52:47c'est-à-dire que justement,
- 52:48à un moment donné,
- 52:48on veut aussi tellement être spécialiste sur tout que des fois,
- 52:50on ne parle pas et juste,
- 52:51on se dit en fait,
- 52:52il y a des enfants Et ça,
- 52:54c'est juste humain de dire que ce n'est pas OK,
- 52:55même si tu ne connais pas la situation politique.
- 52:59Non,
- 52:59mais tu vois ce que je veux dire,
- 53:00c'est que c'est sûr que c'est pas ou noir ou blanc,
- 53:04c'est qu'il y a plein de choses,
- 53:04mais des fois,
- 53:05tu peux donner un point de ressenti un peu humain.
- 53:09Et en fait,
- 53:10ça ne veut pas dire que tu vas prendre un parti politique.
- 53:12En fait,
- 53:12on politise l'humanité,
- 53:15je trouve.
- 53:15En fait,
- 53:15oui,
- 53:17c'est vrai que du coup,
- 53:17ils vont aller tellement loin que c'est difficile de ne pas avoir un avis sur le...
- 53:21Mais là encore,
- 53:22ça demande de la nuance parce qu'il faut avoir un avis sur le gouvernement de Netanyahou,
- 53:26qui n'est pas Israël.
- 53:28Israël,
- 53:28c'est un pays avec des habitants,
- 53:3010 millions de personnes,
- 53:32et il ne faut pas dire je suis contre Israël,
- 53:35je suis contre le gouvernement israélien.
- 53:38Non,
- 53:38mais les gens ne font pas cette nuance,
- 53:39parce que du coup,
- 53:39on voit de l'antisémitisme.
- 53:41Donc,
- 53:41ce n'est même pas les Israéliens,
- 53:42c'est les Juifs,
- 53:42tu vois.
- 53:43Et d'un coup,
- 53:44c'est sûr que là,
- 53:44ils ont rasé un pays.
- 53:45Je veux dire,
- 53:47c'est quand même assez simple d'avoir un avis,
- 53:49quoique tout le monde n'est pas d'accord avec ça,
- 53:50mais enfin,
- 53:51à un moment donné,
- 53:52ils ont rasé un pays.
- 53:5380% des gens qui sont morts,
- 53:55c'est des enfants et des femmes.
- 53:57C'est très difficile de se dire non mais c'est normal,
- 54:00il y en a quelques-uns qui pensent ça quand même.
- 54:02Ça devient compliqué quand même ça.
- 54:03Mais après,
- 54:04est-ce que c'est légitime ?
- 54:07Tu vois,
- 54:07là tu peux te poser la question.
- 54:11Bon,
- 54:12pour moi,
- 54:13non,
- 54:13clairement pas.
- 54:13Mais bon,
- 54:14voilà.
- 54:15En tout cas,
- 54:15ça ne peut pas te laisser...
- 54:17Mais ça va te laisser indifférent.
- 54:18Après,
- 54:19il faut vraiment faire la nuance entre un gouvernement,
- 54:22un pays et une communauté.
- 54:24C'est vraiment trois choses,
- 54:25trois entités qui n'ont rien à voir.
- 54:27Et les gens font des raccourcis et c'est là où ça devient très dangereux.
- 54:31Mais ça va dans l'autre sens aussi.
- 54:32C'est-à-dire que...
- 54:32C'est qu'on a vu des attentats avec les musulmans.
- 54:35Voilà,
- 54:35c'est ça.
- 54:36exactement les raccourcis maintenant les gens pensent au grand remplacement se disent si t'es pro si t'es contre ce que fait
- 54:44Netanyahou, le gouvernement de Netanyahou alors ça veut dire que t'es contre les femmes parce que regarde le gouvernement en Iran ce qu'ils font d'abord je ne cautionne pas nécessairement ce que fait l'Iran ni le Hamas,
- 54:58ni le Hezbollah et encore moins la condition des femmes dans ces pays euh
- 55:05Et par ailleurs,
- 55:06les musulmans en France,
- 55:06pour la très grande majorité,
- 55:08ils cautionnent pas non plus.
- 55:09Ils sont complètement intégrés.
- 55:11Et pourtant,
- 55:12malheureusement,
- 55:13ça fait aussi monter une forme d'anti-islam.
- 55:17Donc,
- 55:17les gens qui font des raccourcis...
- 55:19Enfin,
- 55:19bref.
- 55:20Tout ça,
- 55:20c'est très,
- 55:21très dangereux.
- 55:23Donc,
- 55:23voilà,
- 55:24le manque de nuance.
- 55:25C'est une longue réponse à ta question.
- 55:26Et comme ça,
- 55:27t'as les juges sociaux.
- 55:31T'as essayé de mettre des nuances.
- 55:32Oui,
- 55:32parce qu'en fait,
- 55:34c'est pas si compliqué quand tu prends le temps de réfléchir de se dire,
- 55:38ah ouais,
- 55:38mais en fait...
- 55:39Et puis aussi,
- 55:40il faut savoir regarder à l'intérieur de soi.
- 55:42Ça,
- 55:42c'est un truc que les gens ont du mal à faire,
- 55:44je trouve.
- 55:46De se remettre en question,
- 55:47de penser contre toi-même,
- 55:49d'observer tes propres pensées.
- 55:52Tu vois,
- 55:52on est nés dans une culture en France qui est plutôt raciste et plutôt antisémite.
- 55:58Et c'est pas grave,
- 55:59tu vois,
- 55:59c'est notre culture,
- 56:00c'est comme ça.
- 56:01Donc tu nais avec ces préjugés,
- 56:03je pense,
- 56:04qui est aussi une culture patriarcale,
- 56:06enfin,
- 56:07plein de choses.
- 56:08C'est pas génial,
- 56:09mais bon,
- 56:09c'est notre culture.
- 56:11Et moi,
- 56:12je trouve que,
- 56:12tu vois,
- 56:13pour reboucler sur votre sujet des hommes,
- 56:16C'est important que les hommes puissent observer à l'intérieur d'eux,
- 56:21plutôt que de dire pas au nom de mon nom,
- 56:23tous les hommes ne sont pas pareils En fait,
- 56:25si.
- 56:26Quand tu es un mec,
- 56:27tu sais très bien que tu sexualises pas toutes les femmes,
- 56:30pas tout le temps,
- 56:30mais tu as des désirs,
- 56:32tu peux l'observer à l'intérieur de toi,
- 56:33tu vois bien où ton regard se va,
- 56:34etc.
- 56:35C'est pas vrai que tu vas le faire,
- 56:36que tu vas faire quoi que ce soit,
- 56:37mais tu peux observer que c'est vrai à l'intérieur de toi.
- 56:40Mais moi,
- 56:41je trouve que là où c'est dangereux,
- 56:41c'est quand tu ne l'observes pas.
- 56:43Et quand tu dis non,
- 56:44non,
- 56:44non,
- 56:44mais pas du tout
- 56:46Moi,
- 56:46j'arrive à observer le racisme,
- 56:47l'antisémitisme à l'intérieur de moi.
- 56:49Je le vois parce qu'il y a des expressions,
- 56:52typiquement,
- 56:52les juifs et l'argent,
- 56:53un truc à la con.
- 56:56Essentialiser quelqu'un,
- 56:56c'est déjà être antisémite.
- 56:59Et pourtant,
- 56:59c'est notre culture.
- 57:01Ça ne va quasiment choquer personne.
- 57:03Alors qu'en fait,
- 57:04tu es essentialiste,
- 57:04donc forcément,
- 57:05ce n'est pas terrible.
- 57:07Mais bon,
- 57:08tu vois,
- 57:08et malgré tout,
- 57:09je peux observer cette pensée à l'intérieur de moi.
- 57:11C'est pas pour ça que je vais le dire.
- 57:13Mais tu ne le penses pas tous les jours.
- 57:15Non,
- 57:15mais tu vois,
- 57:15je peux avoir ce mécanisme.
- 57:17En fait,
- 57:17le truc,
- 57:17ce qui se passe dans mon cerveau,
- 57:18en général,
- 57:19c'est...
- 57:21En fait,
- 57:21notre cerveau,
- 57:22il est construit comme ça.
- 57:23Il n'est pas fainéant,
- 57:24mais disons qu'il a un système 1,
- 57:25système 2.
- 57:26Donc,
- 57:26système 1,
- 57:26c'est les pensées très rapides,
- 57:28l'intuition,
- 57:29ce qu'on appelle l'intuition.
- 57:30C'est ton expérience passée qui te permet de prendre des décisions rapidement et sans trop d'énergie.
- 57:34En fait,
- 57:34ton cerveau,
- 57:35il n'est pas fainéant,
- 57:35mais il économise de l'énergie.
- 57:37Système 2,
- 57:37c'est quand tu commences à réfléchir,
- 57:38quand tu as un problème auquel tu n'arrives pas à résoudre.
- 57:41par exemple dans un supermarché dans un pays que tu connais pas c'est un exemple simple et dans mon système c'est automatique je le vois mais je l'observe on se parle de millisecondes c'est assez rapide finalement comme quand tu marches tu vois un groupe de jeunes noirs dans la rue ou un groupe de jeunes arabes ou un groupe de jeunes blancs en fait dans ton cerveau il ne peut pas se passer exactement la même chose et
- 58:05c'est juste
- 58:06tu vas dire ouais mais c'est mon intuition mais non c'est juste ton système
- 58:101 ton cerveau a été pas fainéant mais voilà il a fait des raccourcis un peu rapides t'as essentialisé des gens c'est pas très grave mais observe le oui il faut en avoir conscience moi je le vois à l'intérieur de moi les gens qui disent je vois pas les couleurs moi je les vois très bien les couleurs donc je vois pas très bien comment toi tu les vois pas sachant que moi même je suis de couleur voilà
- 58:31et c'est pas grave mais ce qui est important c'est d'observer ses pensées je pense
- 58:38Est-ce que t'as observé quand t'as dit je pense ?
- 58:41T'as pensé,
- 58:43vous pensez ?
- 58:43Non,
- 58:43je ne le fais pas toujours tout le temps.
- 58:46Mais en fait,
- 58:46c'est un travail réflectif que je fais quasiment en temps réel tout le temps.
- 58:49Enfin,
- 58:49pas tout le temps,
- 58:50tout le temps.
- 58:51Oui,
- 58:51d'y penser régulièrement.
- 58:52Et parfois,
- 58:53tu ne le fais pas et tu dis des conneries.
- 58:56Et ça arrive,
- 58:56tu vois.
- 58:58Oui,
- 58:58et puis ce n'est pas très grave.
- 58:59Non,
- 58:59ce n'est pas grave.
- 59:00Après,
- 59:00ce qui est grave,
- 59:01c'est de ne pas reconnaître que tu as eu tort.
- 59:02Ou t'as dit une connerie.
- 59:04Là,
- 59:04ça va,
- 59:04dans toute l'émission,
- 59:05tu reconnais que ça passe.
- 59:07Tu la réécouteras,
- 59:08tu nous diras.
- 59:08En fait,
- 59:09j'étais pas du tout dans mon état de réflexion.
- 59:11Non,
- 59:11d'ailleurs,
- 59:11je crois que tu es assez à l'aise avec ce que j'ai mis ça.
- 59:14On arrive presque à la fin.
- 59:16Est-ce que tu as un mot de la fin pour terminer ?
- 59:19Un mot de la fin ?
- 59:21Pas de la fin du monde,
- 59:22un mot de la fin.
- 59:23Non,
- 59:23un mot de la fin.
- 59:25Soyez heureux.
- 59:26Non,
- 59:27mais je dis ça parce que je ne sais plus si c'est dans Le Messire et Calcitrant de Richard Barr ou si c'est dans Le Prophète de Gibran où il y a ce truc où...
- 59:40où il parle à quelqu'un qui est considéré comme un prophète,
- 59:47d'une manière ou d'une autre.
- 59:49Et ils disent,
- 59:50mais dites-nous ce qu'il faut qu'on fasse,
- 59:52qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?
- 59:54Et donc le mec dit,
- 59:54mais alors,
- 59:57quoi que je vous dise,
- 59:57vous allez le faire.
- 59:58Oui,
- 59:58oui,
- 59:58oui,
- 59:59vous êtes notre prophète.
- 1:00:00Eh bien,
- 1:00:01soyez heureux.
- 1:00:03Ça vient de là,
- 1:00:04c'était une petite référence.
- 1:00:07littéraire.
- 1:00:08Donc comme tout le monde va faire tout ce que tu dis.
- 1:00:10Je ne suis pas prophète malheureusement.
- 1:00:13Non mais soyez heureux,
- 1:00:14ça veut dire un truc qui est important,
- 1:00:20je crois,
- 1:00:21si on est intéressé aux neurosciences un tout petit peu,
- 1:00:23c'est que notre cerveau par essence il est adaptatif et ça veut dire quoi ?
- 1:00:28Ça veut dire qu'il est naturellement ingrat.
- 1:00:32On est tous ingrats.
- 1:00:36envers la vie en fait on est un gras et c'est un modèle d'évolution parce qu'en fait notre cerveau il est construit comme ça parce que quand il t'arrive un vrai coup dur genre tu perds un enfant tu
- 1:00:50perds un bras tu perds une jambe t'es censé pouvoir retrouver ton niveau de bonheur
- 1:00:56Et donc,
- 1:00:57ton cerveau s'adapte.
- 1:00:59On connaît le membre manquant.
- 1:01:01Enfin,
- 1:01:01il y a plein de trucs qui...
- 1:01:02Ce n'est pas facile,
- 1:01:03facile,
- 1:01:04mais c'est possible.
- 1:01:05Mais ça marche dans l'autre sens.
- 1:01:06Ça veut dire que quand il t'arrive quelque chose de super,
- 1:01:10tu l'assimiles comme la normalité.
- 1:01:13Et donc,
- 1:01:14pour toi,
- 1:01:14tu ne vas pas être en gratitude parce qu'on vit à Paris,
- 1:01:18dans un pays riche,
- 1:01:19qu'il n'y a pas de guerre,
- 1:01:19que les droits des femmes sont là où ils sont.
- 1:01:22Tu ne vas pas te réveiller le matin en disant putain,
- 1:01:24quand même,
- 1:01:24c'est trop cool,
- 1:01:25je vis dans ce pays où l'école est gratuite,
- 1:01:28où la médecine est gratuite,
- 1:01:30où en fait,
- 1:01:30je sors dehors,
- 1:01:31je ne vais pas me faire trucider.
- 1:01:32Je peux boire l'eau du robinet.
- 1:01:34Je peux boire l'eau du robinet,
- 1:01:35il y a de l'électricité chez moi,
- 1:01:37en fait,
- 1:01:37il y a de l'eau chaude aussi.
- 1:01:39Je mange à ma faim.
- 1:01:40Je mange à ma faim,
- 1:01:41si je veux du saumon fumé,
- 1:01:42je peux en acheter,
- 1:01:43c'est de la connerie,
- 1:01:44mais tu peux le faire.
- 1:01:46En fait,
- 1:01:47tu ne t'es jamais dans cette gratitude.
- 1:01:48Un exemple assez simple pour que les gens comprennent.
- 1:01:51C'est quand tu fais un footing,
- 1:01:53pour ceux qui aiment courir,
- 1:01:54et que tu as été face au vent et tu galères et tu te dis putain,
- 1:01:56le moment où je vais me retourner,
- 1:01:57ça va être chanmé
- 1:01:58Tu te retournes et tu kiffes pendant deux secondes et tu te reconcentres sur l'effort.
- 1:02:02Ça,
- 1:02:02c'est vraiment l'exemple type de l'adaptatif du cerveau et de l'ingratitude de notre cerveau.
- 1:02:07Et donc la gratitude,
- 1:02:09et quand je dis il faut être heureux c'est vraiment faire ce travail de gratitude et c'est un travail parce que notre cerveau va dans l'autre sens.
- 1:02:16Je ne tiens pas de journal de gratitude,
- 1:02:17mais ça peut être une manière de le faire.
- 1:02:20mais ça peut être aussi simplement de savoir reconnaître qu'en fait on vit dans un pays qui est chanmé et qu'on a énormément de chance au quotidien il se passe plein de choses que tu prends pour acquis ou acquises en l'occurrence les choses mais
- 1:02:36en fait ça va rien ne va de soi en réalité c'est aussi comme on vieillit tous les jours et que quand tu revois des photos de toi d'il y a 10 ans où tu te trouvais moche et machin et tout et tu revois ces photos et tu fais putain mais j'ai tout le calme
- 1:02:50tu te dis mais pourquoi je me prenais la tête et tu te dis mais il faut que j'arrête de prendre la tête maintenant parce que dans 10 ans je vais dire la même chose et t'es un peu ça me faisait penser à ça oui ça marche aussi c'est un peu une sorte de gratitude il faut avoir de la gratitude pour ce qu'on a pour ton corps tu
- 1:03:07te rends compte à quel point c'est galère c'est génial de pouvoir marcher le jour où ton dook est complètement bloqué et là tu te fais putain mais en fait le moment où je vais pouvoir courir sauter respirer
- 1:03:19Ça va être chanmé.
- 1:03:20Mais même le truc à la con,
- 1:03:21quand tu as un rhume et que tu n'en peux plus,
- 1:03:22de plus respirer tout,
- 1:03:23tu dis,
- 1:03:24putain,
- 1:03:24mais qu'est-ce que c'est bien quand je respire normalement ?
- 1:03:26C'est que c'est 95% du temps.
- 1:03:28Mais en fait,
- 1:03:29tu le...
- 1:03:29Tu appelles ça la théorie du nez bouché,
- 1:03:31j'en avais vraiment souvent.
- 1:03:32Ah ça va ?
- 1:03:34Une théorie.
- 1:03:34Parce que quand tu sais,
- 1:03:35je l'ai dit tout le temps,
- 1:03:36c'est comme quand tu as le nez bouché,
- 1:03:37que tu ne peux pas respirer,
- 1:03:38qu'après quand tu vas oublier,
- 1:03:39puis quand tu vas bien respirer,
- 1:03:40c'est pas mal.
- 1:03:41Tu as passé à autre chose.
- 1:03:42Et en fait,
- 1:03:42c'est hyper important d'avoir...
- 1:03:43Je ne te dis pas de le faire tous les jours,
- 1:03:45je ne te dis pas sur le nez bouché,
- 1:03:46mais...
- 1:03:47En tout cas,
- 1:03:47d'avoir une gratitude,
- 1:03:49et ça,
- 1:03:49c'est un énorme outil pour être heureux.
- 1:03:51Et après,
- 1:03:51pour être heureux,
- 1:03:52il faut lire l'étude de Harvard sur le bonheur et comprendre qu'il y a quelques critères qui sont essentiels.
- 1:03:58Le fait de prendre soin de toi,
- 1:03:59d'avoir pas trop de stress.
- 1:04:01Bon,
- 1:04:01du coup,
- 1:04:01quand tu travailles comme un âne,
- 1:04:02forcément,
- 1:04:03c'est pas idéal.
- 1:04:05D'avoir des gens autour de toi,
- 1:04:07une communauté à laquelle tu tiens.
- 1:04:11De faire du sport,
- 1:04:11de bien dormir,
- 1:04:13d'être utile à ta communauté.
- 1:04:15c'est hyper important d'avoir une forme d'autonomie et voilà,
- 1:04:20et en fait le bonheur il est surtout là
- 1:04:22Ce n'est pas une équation très compliquée.
- 1:04:24Après,
- 1:04:24le bonheur,
- 1:04:25c'est surtout se trouver soi et être soi pour pouvoir le donner aux autres.
- 1:04:29Oui,
- 1:04:29aussi.
- 1:04:30Il faut être bien avec soi,
- 1:04:31bien sûr.
- 1:04:32Moi,
- 1:04:32j'ai un tips que j'aimerais partager.
- 1:04:33Vas-y,
- 1:04:34partage ton tips.
- 1:04:35Fais-toi plaisir.
- 1:04:37Tous les matins,
- 1:04:38quand je me réveille,
- 1:04:39mon réveil sonne et en l'éteignant,
- 1:04:41je me force à sourire parce que quand tu souris,
- 1:04:43ça envoie un signal à ton cerveau.
- 1:04:45Et si tous les matins,
- 1:04:46ton réveil sonne,
- 1:04:46au lieu de faire Ah,
- 1:04:47putain,
- 1:04:47le réveil fait chier !
- 1:04:49Et en fait,
- 1:04:49tu t'obliges à sourire.
- 1:04:51Le fait de faire juste le geste physique,
- 1:04:53ton cerveau,
- 1:04:53il reçoit que c'est cool et que c'est sympa.
- 1:04:56Et donc,
- 1:04:56ta journée,
- 1:04:57alors ça ne change pas,
- 1:04:58mais une demi-seconde,
- 1:04:59juste tu fais un sourire.
- 1:05:01Peut-être la renonce à rien.
- 1:05:02Non,
- 1:05:02mais toi,
- 1:05:02oui,
- 1:05:02mais tu fais...
- 1:05:03Mais c'est vrai.
- 1:05:03Parce que tu ne souris jamais quand tu es malheureux,
- 1:05:07en fait.
- 1:05:07Tu vois ?
- 1:05:08Et donc,
- 1:05:08en fait,
- 1:05:08là,
- 1:05:09vraiment,
- 1:05:09ton cerveau,
- 1:05:09il dit putain,
- 1:05:10il se passe un truc cool et en fait,
- 1:05:11il démarre la journée sur un mode cool.
- 1:05:12C'est vrai.
- 1:05:13Et le rire marche pareil.
- 1:05:14Même si tu te forces à rire,
- 1:05:15en fait,
- 1:05:15pour ton cerveau,
- 1:05:16c'est le même message.
- 1:05:18Mais ça,
- 1:05:18on rigole assez régulièrement,
- 1:05:19Bon,
- 1:05:19ben voilà.
- 1:05:21mais attend dès que je le réveille vous souriez et vraiment ça change des choses c'est hyper important et restez pas chez vous derrière une série Netflix à sortir vous voyez des gens c'est aussi un truc important même si c'est l'hiver et qu'on on a une connexion dans la compte c'est bien venez
- 1:05:36on fait des soirées de tente on se rencontre tous on peut pas mettre beaucoup de monde quand même non mais ça crée la promiscuité en tout cas c'était trop cool de t'avoir sous cette tente et puis merci beaucoup d'être venu merci à toutes les deux
- 1:05:50Merci.
- 1:05:52À la semaine prochaine.
- 1:05:56Flamme des années 80.
- 1:05:59Le podcast qui allume la femme.