Latest / JUNKO - Explorer sa vie professionnelle, sa carrière et ouvrir le champ des possibles de son évolution professionnelle. / #11 [ITW] - Grégory Cohen, chef entrepreneur : Penser en stratège, agir en primitif.
Transcript
- 0:21Bonjour et bienvenue sur Duneco,
- 0:22le podcast qui vous accompagne dans votre réflexion professionnelle et vous aide à construire une carrière qui vous ressemble.
- 0:28Je suis Florence Verdier,
- 0:29coach spécialisé en évolution et transition professionnelle.
- 0:32Dans chaque épisode,
- 0:33je partage avec vous des outils,
- 0:35des réflexions et des histoires inspirantes
- 0:38pour vous aider à clarifier vos aspirations et pour passer à l'action.
- 0:42Que vous soyez en quête d'idées,
- 0:43de motivation ou d'un nouveau départ,
- 0:45ce podcast est là pour vous accompagner,
- 0:47pour vous guider.
- 0:49Et si vous l'appréciez,
- 0:50pensez à lui donner un avis 5 étoiles et à laisser un joli commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée.
- 0:55C'est la meilleure façon de soutenir d'une co et de permettre à d'autres de les découvrir.
- 1:00Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour et je vous souhaite une très belle écoute.
- 1:11Bienvenue Grégory sur le podcast,
- 1:13un grand merci d'avoir accepté l'invitation.
- 1:16Eh bien,
- 1:16un vrai plaisir.
- 1:17Alors,
- 1:17je t'ai invité,
- 1:18plus d'une co,
- 1:19parce qu'ici on aime découvrir des personnes inspirantes,
- 1:22solaires,
- 1:23avec des parcours assez singuliers.
- 1:25Et là,
- 1:26je crois que les auditeurs,
- 1:28les auditrices vont en avoir pour leur compte.
- 1:30Alors voilà,
- 1:31vous allez pouvoir bien vous installer,
- 1:32limite prenez du popcorn,
- 1:33parce que là,
- 1:34on va découvrir...
- 1:36Une super vie professionnelle.
- 1:37Alors,
- 1:38ce que je te propose,
- 1:39Grégory,
- 1:39c'est,
- 1:39je vais te laisser te présenter à celle de ceux qui nous écoutent.
- 1:43Je m'appelle Grégory Cohen.
- 1:44Je suis un passager de cette vie,
- 1:47plutôt content de ce qui se passe jusqu'à présent.
- 1:50Le voyage est sympa.
- 1:52Je suis chef et entrepreneur et papa de quatre merveilleux enfants.
- 1:57Donc,
- 1:58tu as eu plusieurs vies professionnelles.
- 2:00Comment ça a commencé,
- 2:01du coup,
- 2:01cette aventure ?
- 2:02C'était à commencer jeune,
- 2:03jeune,
- 2:04jeune.
- 2:04J'ai commencé à l'âge de 13 ans.
- 2:06J'ai travaillé dans le resto gastronomique de mon père.
- 2:09Mon père ne savait pas cuisiner,
- 2:10c'était son restaurant,
- 2:11mais donc il m'a mis en cuisine.
- 2:13Et j'ai fait mes armes en pâtisserie et puis en cuisine jusqu'à mes 23 ans.
- 2:19Pendant ce temps-là,
- 2:19je continuais d'être à l'école parce que maman voulait absolument que je continue l'école.
- 2:23Donc je n'étais pas déscolarisé.
- 2:25Et en même temps,
- 2:26j'ai développé une passion pour les langues.
- 2:29Puis j'ai appris à programmer très très jeune en informatique.
- 2:33Et à l'âge de 14 ans,
- 2:34j'ai programmé mon premier jeu vidéo.
- 2:36C'était un Space Invaders en basique.
- 2:40Donc j'ai gardé une passion pour tout ce qui était technologique,
- 2:43langue et la cuisine.
- 2:45Ça va m'armer pour le futur et pour cette vie qui n'est que technologie,
- 2:51que rencontres et avec des distances qui sont de plus en plus courtes et donc les langues qui me permettent de communiquer avec tout le monde.
- 2:58Donc déjà à 13 ans,
- 2:59de 13 à 23,
- 3:00tu étais déjà en mode slasher,
- 3:02je suis dans la cuisine de mon père,
- 3:03je code et j'apprends les langues,
- 3:06c'est ça ?
- 3:06Ouais,
- 3:07c'est ça,
- 3:07c'est ça.
- 3:08J'ai appris l'anglais quand tout le monde parlait français.
- 3:11Ensuite,
- 3:12j'ai appris l'espagnol au moment où tout le monde apprenait l'anglais.
- 3:16Ensuite,
- 3:17j'ai appris l'italien quand tout le monde apprenait sa deuxième langue.
- 3:20Du coup,
- 3:20ça a développé un truc facile.
- 3:23Il suffit que je sois dans un pays pendant deux semaines et je comprends à peu près ce qu'ils disent.
- 3:28Ah ouais,
- 3:28donc tu as développé de base déjà,
- 3:30ça vient d'où ces affinités avec les langues ?
- 3:33Aucune idée,
- 3:34j'ai toujours eu,
- 3:36je pense que c'est l'écoute,
- 3:37je ne sais pas,
- 3:38je pense que c'est un coup de bol,
- 3:40ça fonctionne.
- 3:40Donc je suis au Portugal,
- 3:42c'est des langues qui sont latines,
- 3:44donc vachement simples,
- 3:45mais ça m'est arrivé aussi en Allemagne,
- 3:47où je bossais en Allemagne pendant un moment,
- 3:49là pour le coup c'est vachement plus gutéral,
- 3:52et à un moment ils étaient en train de parler,
- 3:53et puis je les regarde et je leur dis « das ist unglaublich » .
- 3:56Et il me regarde,
- 3:56il me dit « Je ne parle pas le allemand » .
- 3:57Je lui dis « Ja,
- 3:58nein,
- 3:58ich spreche nicht Deutsch,
- 3:59aber ich verstehe alles » .
- 4:01Il me dit « Non,
- 4:01non,
- 4:01non,
- 4:01je ne parle pas le allemand,
- 4:02mais je comprends à peu près tout » .
- 4:04Et donc,
- 4:04il me regarde comme ça en me disant « What ?
- 4:06Qu'est-ce qu'il nous fait le mec ? »
- 4:07Ça fait deux semaines qu'il est là,
- 4:08il ne disait rien dans son coin.
- 4:10On lui parlait qu'anglais.
- 4:11En fait,
- 4:12ils ont eu un énorme doute.
- 4:13Est-ce qu'il comprenait tout ou pas ?
- 4:14C'est assez drôle.
- 4:15Oui,
- 4:15donc quand même des capacités,
- 4:17on ne sait pas d'où ça vient,
- 4:18mais elles sont là et tu as su…
- 4:21Une autre vie,
- 4:21peut-être,
- 4:21j'en sais rien.
- 4:22Oui,
- 4:22c'est ça.
- 4:23Ça restera le mystère.
- 4:24Le mystère.
- 4:25Ok,
- 4:25nous de 13 ans,
- 4:2623 ans.
- 4:26Et à 23 ans,
- 4:27qu'est-ce qui se passe alors ?
- 4:2823 ans,
- 4:29service militaire.
- 4:31Là,
- 4:31je me rends compte qu'il y a un peu une vie en dehors de la cuisine.
- 4:33Quand tu bosses à partir de 13 ans,
- 4:36forcément,
- 4:37tu ne vas pas au boom.
- 4:38Forcément,
- 4:38tu es un peu moins sociabilisé que les autres.
- 4:41Et à 23 ans,
- 4:41tu te retrouves au service militaire.
- 4:42En réalité,
- 4:43la seule chose que je retiens du service militaire,
- 4:44c'était les potes.
- 4:46C'était la chambrée.
- 4:47Là,
- 4:47je me rends compte que je ne tiens pas du tout l'alcool.
- 4:50J'ai une intolérance totale à l'alcool.
- 4:53un verre d'alcool et je suis complètement bourré.
- 4:56Donc je pense que je prends ma première cuite à
- 4:5823 ans et quelques mois.
- 5:02avec après une bière,
- 5:03un petit mec qui me regarde,
- 5:04genre,
- 5:04mais c'est quoi ce rigolo ?
- 5:06Pour te dire que ça a fait marrer.
- 5:07Et voilà,
- 5:0823 ans,
- 5:10c'est la première guerre du Golfe,
- 5:11c'est en 90,
- 5:13et je suis dans l'armée de l'air.
- 5:17Et puis après,
- 5:18je suis censé revenir,
- 5:19je suis censé faire le compagnonnage.
- 5:21Compagnonnage,
- 5:22c'est-à-dire qu'on avait prévu de m'envoyer dans plein,
- 5:24plein de grandes maisons.
- 5:25Et en réalité,
- 5:26quand je rentre de là,
- 5:27je dis à mon père,
- 5:29ben non,
- 5:30en fait,
- 5:30Merci.
- 5:31Ce n'est pas du tout ce que je veux faire.
- 5:33Trop tôt,
- 5:35j'ai démarré trop tôt,
- 5:36c'était trop contraignant.
- 5:38J'ai eu une soif de découvrir le monde,
- 5:41donc je me barre.
- 5:42C'est ce que j'ai fait.
- 5:43J'avais un pote qui s'appelait Carlex,
- 5:45qui s'appelle Carlex,
- 5:47haïtien,
- 5:48et qui me dit,
- 5:49viens en Haïti,
- 5:50tu vas voir,
- 5:50c'est super chouette.
- 5:51Et donc,
- 5:52je pars à Haïti avec lui.
- 5:53Ce n'était pas aussi chouette qu'il me le disait,
- 5:55pour être honnête.
- 5:56C'est un pays hyper dur.
- 5:57Je pense qu'il y a des pays qui sont maudits.
- 6:00Haïti ça fait partie d'un pays maudit pour ceux qui connaissent pas.
- 6:03C'est une île avec d'un côté la République Dominicaine et de l'autre côté
- 6:07Haïti. Mais c'est la même île.
- 6:10Sauf que quand il y a un ouragan,
- 6:11ça frappe que Haïti.
- 6:12Quand il y a une famine,
- 6:13c'est Haïti.
- 6:14Quand il y a une maladie,
- 6:15c'est Haïti.
- 6:16C'est l'horreur,
- 6:17c'est catastrophique.
- 6:19Et Haïti,
- 6:20pour ceux qui connaissent pas non plus,
- 6:22c'est la perle des Caraïbes.
- 6:24C'est dans les Caraïbes et tous les films de pirates qu'on a vus,
- 6:27ça se passe là-bas.
- 6:28En face,
- 6:29il y a l'île de la Tortuga.
- 6:30Et donc,
- 6:31c'est vraiment tout ce qu'il y avait,
- 6:34les pirates,
- 6:34les corsaires,
- 6:35ça se passait dans cette zone-là.
- 6:37Moi,
- 6:37je trouvais ça génial,
- 6:38hyper romantique.
- 6:40Et puis,
- 6:40je suis arrivé là-bas et je vois un pays d'une extrême misère.
- 6:44On fait travailler les enfants.
- 6:46J'ai énormément de mal avec ça.
- 6:48J'ai super mal vécu une partie de mon passage là-bas vraiment à cause de ça.
- 6:53Et il se trouve que pendant que je suis là-bas,
- 6:54il y a un coup d'État.
- 6:56Et donc,
- 6:57il faut partir très,
- 6:58très vite d'Haïti.
- 7:00La seule option que j'ai,
- 7:01c'est les États-Unis.
- 7:03Et puis,
- 7:04du coup,
- 7:04je pars aux États-Unis et je pars à New York.
- 7:07Et c'est le début de mon histoire d'amour avec ce pays complètement dingue qu'est les États-Unis.
- 7:13Je tombe en amour complet de tout.
- 7:15Des Américains,
- 7:17de leur cuisine,
- 7:18de leur façon de vivre,
- 7:19de leur technologie,
- 7:21de la facilité de tout ce qu'il y a là-bas,
- 7:23de cet espèce de rêve américain qu'on te met.
- 7:26qu'on t'a envoyé,
- 7:27avec lequel on t'a picousé quand t'étais petit.
- 7:29Et d'un seul coup,
- 7:30je le découvre.
- 7:31Et je me dis,
- 7:31waouh,
- 7:32exceptionnel.
- 7:33Je fais quelques allers-retours,
- 7:34France,
- 7:35puis je repars aux États-Unis,
- 7:36France,
- 7:37etc.
- 7:38Et à un moment,
- 7:39je me retrouve aux États-Unis.
- 7:40C'est le début d'Internet.
- 7:41Et moi,
- 7:41en fait,
- 7:42j'ai cette chance-là d'être très familier avec tout ce qui est informatique.
- 7:46Et à l'époque,
- 7:47même d'être dans des réseaux qui n'existent plus,
- 7:49qui étaient CompuServe ou AOL.
- 7:52C'est les ancêtres-ancêtres d'Internet.
- 7:55Et quand j'étais sur CompuServe,
- 7:57je Ausha avec des types qui étaient à New York,
- 8:01je Ausha avec plein de geeks de ouf,
- 8:04on s'envoyait des échanges,
- 8:07de trucs improbables.
- 8:09Et donc j'arrive là-bas,
- 8:10le HTML arrive,
- 8:11c'est-à-dire les hyperliens,
- 8:12et pour moi c'est clair comme de l'eau de roche.
- 8:16Je comprends tous les trucs,
- 8:18tous les liens qu'on peut faire,
- 8:19comment est-ce qu'on peut les trucs.
- 8:20Donc je suis vraiment comme un poisson dans l'eau,
- 8:22et je commence à développer des sites internet,
- 8:23je commence à travailler.
- 8:24pour
- 8:25Times Warner sur tout ce qui est music on demand pour Wired c'est un magazine le premier magazine internet aux Etats-Unis je travaille aussi un peu pour Sun Microsystem où on développe des applications pour un nouveau langage qui s'appelle Java à l'époque un nouveau et je me dis bon je suis le roi du pétrole je suis hyper gourou internet aux Etats-Unis donc je vais rentrer en France et je vais être méga gourou internet tu vois
- 8:51Et j'arrive en France,
- 8:52je rentre en France,
- 8:53et là,
- 8:53je me prends un Minitel en pleine gueule,
- 8:55parce que les mecs me disent,
- 8:56mais qu'est-ce que tu nous fais,
- 8:58mec ?
- 8:58Pourquoi tu veux qu'on donne de l'info gratos,
- 9:00alors que nous,
- 9:00on a le Minitel ?
- 9:01Tu fais 3615 code ULA,
- 9:03et vas-y,
- 9:05tu gagnes de l'argent.
- 9:06Alors que toi,
- 9:06tu es en train de nous dire,
- 9:07fais des sites Internet,
- 9:08ça va me coûter de l'argent,
- 9:09ça ne va rien me rapporter dans un premier temps.
- 9:11La violence du décalage,
- 9:12quoi.
- 9:13La violence du décalage.
- 9:15J'y crois quand même,
- 9:16je monte une petite boîte,
- 9:17et je me rends compte très vite que c'est compliqué.
- 9:20Donc,
- 9:20je revends ma boîte à une agence de pub.
- 9:22Et après,
- 9:22c'est moi qui ne suis pas très loin de Jacques Chirac quand il parle de Mulot au lieu de la souris,
- 9:26tu vois.
- 9:28Donc,
- 9:28je me dis,
- 9:28putain,
- 9:29on est mal.
- 9:29On est très,
- 9:30très,
- 9:30très mal.
- 9:31Puis après,
- 9:32je travaille pour le Conseil Régional d'Île-de-France pour la mise en ligne des premiers votes online.
- 9:39Après,
- 9:40j'ai un coup de bol de dingue.
- 9:41Cette agence-là travaillait avec les États-Unis,
- 9:44avec une autre agence aux États-Unis qui s'appelait CKS.
- 9:47et cette agence aux Etats-Unis était l'agence marketing d'Apple.
- 9:51Et à ce moment-là,
- 9:51Steve Jobs revient aux manettes chez Apple et décide d'organiser son retour à Paris à l'Apple Expo.
- 9:58Là,
- 9:58pardon,
- 9:59t'as quel âge par exemple ?
- 10:00Je suis jeune.
- 10:01On doit être en 95,
- 10:0496.
- 10:06Je dois avoir
- 10:0827. Ah oui,
- 10:09d'accord.
- 10:10Donc là,
- 10:10entre 20...
- 10:11Tout ce que tu me racontes là,
- 10:12je pars au service militaire,
- 10:13t'as 23 ans.
- 10:14Haïti,
- 10:15États-Unis,
- 10:16tout ça.
- 10:17Ça s'enchaîne.
- 10:1727.
- 10:18Ok.
- 10:19Ça s'enchaîne.
- 10:20C'est vraiment le truc où t'as la vie qui te prend par la main et qui t'embarque.
- 10:23Et tu serres fort la main parce que ça va vite.
- 10:26Mais en même temps,
- 10:26t'as tellement faim et t'es tellement curieux que c'est génial.
- 10:29Donc,
- 10:31j'organise l'Apple Expo et je fais une erreur.
- 10:34Il y a des kakémonos.
- 10:35Les kakémonos,
- 10:36c'est des espèces de grands posters affichés,
- 10:39enfin accrochés,
- 10:40qui font à peu près
- 10:428 mètres par 4.
- 10:43Ces kakémonos,
- 10:45Apple
- 10:46US m'avait donné des normes à respecter.
- 10:49Moi,
- 10:49j'ai sous-traité et le type qui le faisait m'a dit « Ces normes-là sont des normes US,
- 10:54pas des normes françaises,
- 10:55on doit changer de matériau. »
- 10:56Je dis « Bah,
- 10:57ok. »
- 10:58Et il me montre plein de trucs et je dis « Ah,
- 10:59celui-là,
- 11:00il a l'air sympa. »
- 11:00Mais je ne pense pas,
- 11:02c'était mon premier événement,
- 11:03je ne pense pas du tout aller le faire valider aux États-Unis.
- 11:06Voilà,
- 11:06je ne connaissais pas grand-chose.
- 11:07L'équipe d'Apple arrive,
- 11:08regarde le premier kakemono,
- 11:09me dit « Qu'est-ce que c'est que cette merde ? »
- 11:10« Ce n'est pas le bon matériau,
- 11:13tu dois tout refaire. »
- 11:14Je dis « Ah,
- 11:14alors le problème,
- 11:14c'est que c'est un impression-jet d'encre. »
- 11:17Et impression-jet d'encre,
- 11:18avec cette technologie de l'époque,
- 11:19c'était à peu près entre 48 et 72 heures par kakemono.
- 11:22il y en avait 22.
- 11:24on ouvre demain matin,
- 11:25ça ne va pas.
- 11:26On me dit « Ok,
- 11:27tu présenteras Steve tout seul. »
- 11:29On n'assume pas.
- 11:30On parle bien de Steve Jobs.
- 11:31On parle bien de Steve Jobs et on parle d'un gamin qui a 27 ans et qui se dit
- 11:37« What the fuck,
- 11:38c'est mon idole absolu.
- 11:39J'ai merdé complètement.
- 11:41Je fais un truc,
- 11:42c'est complètement hors de ma zone de confort et de ma compétence et je dois présenter demain au Dieu vivant. »
- 11:48Donc,
- 11:48complicado.
- 11:50J'appelle le S de CKS qui s'appelle Tom Souter,
- 11:53qui était le directeur de la création.
- 11:55de l'agence et je lui dis,
- 11:56bon Tom,
- 11:56je crois qu'on a un petit problème.
- 11:58Je lui explique le truc,
- 11:59il m'entend complètement en panique et il me dit,
- 12:02Greg,
- 12:04je serai avec Steve demain matin,
- 12:05ça va bien se passer,
- 12:06ne t'inquiète pas.
- 12:06Ok,
- 12:076h du mat,
- 12:08le gars arrive avec Tom Souter,
- 12:10il marche,
- 12:10il fait trois pas,
- 12:11évidemment il tombe sur le premier kakémono énorme,
- 12:15c'était Gandhi,
- 12:16il regarde le truc,
- 12:18il dit,
- 12:18qui a fait ça ?
- 12:19Il se retourne,
- 12:19l'équipe marketing genre à 15 mètres derrière et moi comme un con au milieu.
- 12:24bonjour tu vois et là t'as Tom Souter qui dit bah c'est Greg il fait pas durer le suspense il dit ok c'est mieux c'est super c'est mieux qu'aux Etats-Unis et il continue à marcher rien
- 12:40d'autre genre le gars il dit juste ça il marche c'est bien même pas c'est bien tu vois il regarde les trucs ok ok ok ok et puis il était déjà concentré à mon avis pour faire son son keynote mais là tu kiffes un peu quand même non ?
- 12:53Et là,
- 12:54je me dis en fait,
- 12:55bon,
- 12:55le gars,
- 12:56ce n'est pas un Méditerranéen,
- 12:57c'est clair,
- 12:57tu vois,
- 12:58il ne s'enthousiasme pas.
- 13:00Donc,
- 13:00je me dis,
- 13:01OK,
- 13:01il dit,
- 13:01c'est bien,
- 13:03super,
- 13:04mieux qu'aux States,
- 13:05OK.
- 13:06Et après,
- 13:06il ne dit plus rien et il marche.
- 13:08Donc,
- 13:08je me dis,
- 13:09bon.
- 13:09Tu n'avais pas envie de te retourner à l'équipe marketing.
- 13:11J'avais envie de tout faire.
- 13:11J'avais envie de lui serrer la paluche.
- 13:13J'avais envie de lui faire un selfie,
- 13:14tu sais,
- 13:14comme on fait aujourd'hui.
- 13:15Mais bon,
- 13:16si tu remets le contexte,
- 13:18ce n'est pas possible.
- 13:20le marketing qui t'a un peu montré du doigt on leur fait un petit clin d'oeil à cela quand même et les autres voilà exactement et en fin d'après midi j'ai Tom Souter qui m'appelle et qui me dit Greg tu fais quoi à dîner ce soir j'aimerais dîner avec toi et puis là au dîner il me débauche et
- 13:36il me dit Steve aimerais que tu nous rejoignes à Cupertino et que tu bosses avec nous et voilà et donc de retour aux Etats-Unis ouais je retourne aux Etats-Unis
- 13:47Cupertino,
- 13:48c'est la Silicon Valley.
- 13:49La Silicon Valley,
- 13:50c'est là où c'est le temple de toute la technologie,
- 13:55de tout.
- 13:57Et à cette époque-là,
- 13:59c'était le début d'Internet.
- 14:00Donc le début des géants qu'on connaît aujourd'hui.
- 14:03Mais le début,
- 14:04ça veut dire que ce n'étaient pas des géants.
- 14:06Chez CKS,
- 14:08on était tellement à la pointe des connaissances digitales,
- 14:12pour l'époque,
- 14:13que les gens faisaient la queue pour venir bosser avec nous.
- 14:17c'est-à-dire que si nous on validait un concept en disant ok on te prend chez nous,
- 14:24pour le concept c'était quasiment gage qu'il allait pouvoir faire sa levée de fonds,
- 14:29pour te redonner le concept.
- 14:31Et donc ça a donné lieu à des situations ouf avec
- 14:35Jeff Bezos d'Amazon qui est venu pitcher le truc et il dit je veux remplacer Barnes & Noble,
- 14:42Barnes & Noble c'était l'équivalent de la FNAC.
- 14:46C'est le plus gros libraire aux US à l'époque.
- 14:50Et donc,
- 14:50les Américains qui sont là disent « Ok,
- 14:52c'est n'importe quoi,
- 14:54le gars,
- 14:54il délire total.
- 14:56Jamais ça marchera. »
- 14:57Et donc,
- 14:58on vote.
- 14:59Et on est,
- 15:00je crois,
- 15:01cinq dans le board.
- 15:03Et je crois qu'on n'est que deux à dire oui et trois à dire,
- 15:07qui disent non,
- 15:07non,
- 15:07non,
- 15:08on ne prend pas ce truc,
- 15:10ça ne marchera jamais.
- 15:12Donc voilà.
- 15:14Donc c'était drôle,
- 15:15on a travaillé pour Yahoo,
- 15:16pour Altavista,
- 15:18pour toutes les marques qui existent,
- 15:22Google,
- 15:22et c'était génial.
- 15:24Et pendant ce temps-là,
- 15:26la cuisine,
- 15:27ça reste dans ta vie,
- 15:29c'est derrière ?
- 15:31Oui.
- 15:32C'est même occulté.
- 15:33Occulté,
- 15:34carrément.
- 15:34Oui.
- 15:35Je m'éclate,
- 15:36je deviens directeur de création,
- 15:37directeur de création aux États-Unis.
- 15:39C'est un peu un mec,
- 15:41c'est un peu de la business intelligence,
- 15:42c'est-à-dire que tu lui amènes une problématique et il va te trouver,
- 15:46en utilisant de la créa,
- 15:47en utilisant du business,
- 15:50du marketing,
- 15:51etc.,
- 15:51il va te trouver des solutions et donc il t'amène avec quelque chose pour créer des solutions.
- 15:56Donc,
- 15:57c'est hyper créatif.
- 15:59Ça me correspond à 10 000 %.
- 16:01Et donc,
- 16:02je m'éclate à faire ça.
- 16:02Donc,
- 16:02la cuisine,
- 16:03non,
- 16:03non,
- 16:03elle n'est plus du tout dans ma vie.
- 16:05Et donc,
- 16:05cette aventure aux États-Unis continue jusqu'à quand ?
- 16:09Cette aventure aux États-Unis,
- 16:10elle continue.
- 16:11On me demande de revenir en France pour devenir patron de la société française.
- 16:15Donc,
- 16:16c'est une boîte de…
- 16:17En France,
- 16:17on était 350.
- 16:19Ensuite,
- 16:19on me demande d'être vice-président Europe.
- 16:22C'était 3500 personnes.
- 16:24Et ensuite,
- 16:24membre du board mondial,
- 16:27c'est 10 000 personnes.
- 16:28C'est la plus grosse agence interactive.
- 16:30Et puis,
- 16:31un matin,
- 16:32je pense qu'on est dans les années,
- 16:34début des années 2000,
- 16:352002,
- 16:35un truc comme ça,
- 16:37je vois ma fille numéro un.
- 16:40Tu es devenue donc papa entre-temps.
- 16:41Et là,
- 16:41tu es en mode encore,
- 16:43comme tu dis,
- 16:43tu tiens ma vie,
- 16:44tu serres fort la main.
- 16:47Mais à ce moment-là,
- 16:49mes journées,
- 16:50c'est départ à 7 du mat.
- 16:52Et puis,
- 16:53la journée se termine française à 7 heures du soir.
- 16:57Et la journée américaine commence à 7h du soir.
- 17:00Et donc,
- 17:00je rentre à la maison,
- 17:01il est
- 17:0222h.
- 17:03Ensuite, je pars énormément voyager dans toute l'Europe et je perds de vue l'essentiel.
- 17:09Et c'est ma fille qui me le rappelle.
- 17:11Donc,
- 17:12un dimanche matin,
- 17:12je lui dis,
- 17:13viens dans les bras de papa.
- 17:14Et là,
- 17:14je vois la gosse qui me regarde,
- 17:16genre,
- 17:16what the fuck,
- 17:17c'est qui ce gars ?
- 17:18Et je perçois ce truc-là dans son regard.
- 17:23Et ça m'a foutu une claque de ouf en me disant,
- 17:25en fait,
- 17:25j'ai complètement foiré ma vie.
- 17:27Je suis en train de la foirer.
- 17:28Il faut que j'arrête.
- 17:30J'arrête cette aventure.
- 17:31J'arrête ce rythme de malade.
- 17:34Je fais un an de sabbatique.
- 17:36Et pendant ces un an,
- 17:37je deviens prof à Léonard de Vinci.
- 17:39L'idée,
- 17:39c'était de redistribuer à d'autres ce que la vie m'avait donné.
- 17:43Donc voilà,
- 17:44pendant un an,
- 17:45je file des cours.
- 17:47Et je m'éclate avec les jeunes à transmettre.
- 17:50J'ai peur quand même,
- 17:51parce que...
- 17:53cassure de rythme intense quand même.
- 17:55Tu as ce déclencheur,
- 17:58ta petite,
- 17:59qui te met un peu un miroir en face d'un coup et qui te fait comme l'effet d'une bombe.
- 18:04La prise de décision,
- 18:05elle se fait comme ça instantanément ?
- 18:07J'ai pas de principe d'addiction.
- 18:09Le jour où je dis j'arrête,
- 18:11mais ça se fait naturellement.
- 18:12J'ai aucune...
- 18:14Voilà,
- 18:15j'arrête.
- 18:15Voilà.
- 18:16Ton intuition te dit là,
- 18:18s'il est temps que...
- 18:19Ouais,
- 18:19et puis là,
- 18:20c'était violent parce que...
- 18:22La réalité du truc,
- 18:23c'est que tu travailles pour rendre ta vie meilleure pour toi,
- 18:27les tiens,
- 18:28ceux que tu aimes.
- 18:28À partir du moment où tu ne vois pas les tiens et ceux que tu aimes,
- 18:32le sens de ce que tu es en train de faire est zéro.
- 18:35À ce moment-là,
- 18:36quand je dis que je me casse,
- 18:37Apple me propose de bosser pour eux et je leur dis non.
- 18:39Et en faisant ça,
- 18:41je sais très bien que je dis non à énormément d'argent.
- 18:44Parce qu'Apple,
- 18:48quand ils veulent me recruter,
- 18:49c'est un package d'actions.
- 18:51Donc tu deviens actionnaire d'Apple plus ton énorme salaire.
- 18:55Et moi,
- 18:55je sais très bien que si je dis oui,
- 18:57le rythme,
- 18:58il ne va pas se calmer.
- 19:00Et c'est autre chose.
- 19:01C'est-à-dire que je deviens quelqu'un d'autre.
- 19:03Je deviens acteur d'un mec qui n'est pas moi et qui va se mettre à bosser pour des choses qui n'ont pas de valeur,
- 19:13de la valeur matérielle et financière,
- 19:15mais qui n'ont pas la valeur que je donne.
- 19:17qui va être la valeur émotionnelle.
- 19:21Donc ça ne va pas,
- 19:22ce n'est pas moi.
- 19:22Et je n'avais pas envie de devenir cette personne.
- 19:24Tu peux te faire avoir,
- 19:26tu peux dire oui à ça et te faire avoir.
- 19:29Mais à un moment,
- 19:29ça te rattrape et ça te rattrape toujours.
- 19:32Et je pense que si tu fais ce mauvais choix-là,
- 19:35au départ,
- 19:36tu exploses et tu niques ce qu'il y a de plus important,
- 19:40c'est le temps et le présent.
- 19:42Et le temps ne se rattrape pas,
- 19:44ne s'étend pas.
- 19:46et le présent devient le passé en un clin d'œil.
- 19:49Donc,
- 19:49tu es dans ce moment où tu dois prendre cette décision et que cette décision,
- 19:53tu dois la réfléchir en te disant si je la prends,
- 19:57je sais ce que ça va faire,
- 19:59ça va me niquer sur une tonne de trucs,
- 20:01mais ça va me donner...
- 20:03de l'argent.
- 20:04Et je ne veux pas que ça choque personne parce que l'argent,
- 20:07c'est important.
- 20:07Je ne dis pas que ce n'est pas important.
- 20:09J'ai eu un respect.
- 20:11Moi,
- 20:11j'ai commencé ma vie avec moins que zéro.
- 20:14Et je sais ce que c'est l'argent.
- 20:15Je sais ce que c'est d'aller au restaurant,
- 20:18de regarder le prix de tout et de se dire,
- 20:21je ne vais prendre qu'une entrée.
- 20:23D'être angoissé parce que tu es avec quatre potes et qu'ils se boivent.
- 20:26et que tu te dis,
- 20:27bon,
- 20:27bon,
- 20:27je vais avoir l'air du con qui va dire,
- 20:29on partage l'addition à la fin,
- 20:31les mecs vont être un peu plus larges,
- 20:32ils vont dire,
- 20:32on arrondit,
- 20:33et toi tu vas dire,
- 20:34j'aimerais bien arrondir,
- 20:35mais je ne les ai pas.
- 20:37Je sais exactement ce que c'est.
- 20:38Simplement,
- 20:39je dis que vraiment l'argent peut pervertir,
- 20:42parce qu'à un moment,
- 20:44elle va te proposer des choses,
- 20:46mais des choses futiles.
- 20:47Ces choses futiles vont être au détriment de l'essentiel,
- 20:49et moi,
- 20:50ça aurait été au détriment de mes enfants.
- 20:52Et quand j'ai vu dans le regard de ma fille que je n'avais pas créé ce lien,
- 20:56Je n'étais pas assez là.
- 20:58C'est là où j'ai dit stop.
- 21:00Avant que tu nous racontes la suite de cette prise de conscience,
- 21:02j'ai envie de te poser une question.
- 21:04Il y a plein de gens à qui ça arrive en ce moment,
- 21:08en plus avec les faits Covid,
- 21:09les confinements qui nous ont mis à l'arrêt,
- 21:11qui nous ont mis face des fois à des choses essentielles,
- 21:14comme par exemple la famille.
- 21:15Toi,
- 21:16plus de 20 ans après,
- 21:16tu en gardes quoi de ça ?
- 21:18Comment ça se répercute aujourd'hui dans ta vie professionnelle ?
- 21:21Tout se met en place naturellement.
- 21:23c'est à dire que
- 21:24Quand tu fais ce choix,
- 21:25t'as l'impression que...
- 21:27Moi,
- 21:27j'aime bien penser que je suis l'idiot du village.
- 21:30Je pense qu'il ne faut pas trop réfléchir sa vie ou son futur.
- 21:34Parce que personne n'est Madame Irma.
- 21:37Personne n'est capable de dire ce qui va se passer.
- 21:40Je pense qu'il faut la vivre,
- 21:41qu'il faut la vivre au quotidien.
- 21:42Je suis indépendamment d'être l'idiot du village,
- 21:45mais franchement,
- 21:46j'aime bien cette image.
- 21:47Parce que l'idiot du village,
- 21:48c'est le mec qui est insouciant.
- 21:49Il est assis,
- 21:49il regarde le soleil et c'est cool.
- 21:51Je suis un fataliste optimiste.
- 21:53Ce qui doit arriver,
- 21:54arrivera.
- 21:55Et quand ça arrive,
- 21:57même si c'est un tas de merde,
- 21:58il faut prendre le meilleur.
- 22:00Tu arrives à l'aéroport,
- 22:01tu vois que ton avion...
- 22:03Ça m'est arrivé avec ma grand-mère et ma mère.
- 22:05On arrive à l'aéroport,
- 22:06on doit partir au Portugal pour le mariage d'un de mes frères de vie.
- 22:14Et le mariage,
- 22:15et le lendemain,
- 22:16à midi,
- 22:16on prend l'avion,
- 22:18on arrive à l'aéroport,
- 22:20et tout s'enchaîne,
- 22:21mais horriblement.
- 22:24L'avion a deux heures de retard.
- 22:26Évidemment,
- 22:27après,
- 22:27on devait prendre un autre avion.
- 22:29Donc,
- 22:29c'était,
- 22:29tu vois,
- 22:29avec escale.
- 22:31Il y a deux heures de retard.
- 22:33Ma mère commence à partir en crise.
- 22:34Ma grand-mère commence à s'angoisser.
- 22:37Et je suis là et je leur dis,
- 22:38stop,
- 22:39venez,
- 22:39on kiffe.
- 22:40On va se faire un restaurant à l'aéroport.
- 22:43On est parti.
- 22:45Au lieu de prendre les 20 minutes,
- 22:47on a pris une heure pour manger dans le restaurant.
- 22:49On était détente.
- 22:51On arrive dans l'avion.
- 22:53Évidemment,
- 22:54l'avion,
- 22:54il arrive à
- 22:5611h50. On rate la correspondance.
- 22:58Logique.
- 22:59Là,
- 22:59il nous propose de dormir dans un hôtel.
- 23:02Et là,
- 23:03on se dit,
- 23:03on va rater le mariage.
- 23:04Ce n'est pas possible.
- 23:05Donc,
- 23:05je me dis,
- 23:06OK,
- 23:06bon.
- 23:08Eh bien,
- 23:08venez,
- 23:08on essaie de trouver une voiture.
- 23:10Donc,
- 23:10il est 11h50.
- 23:11Ça ferme à minuit.
- 23:13On court.
- 23:13Entre-temps,
- 23:13on perd ma grand-mère dans l'aéroport.
- 23:15Un truc de ouf complet.
- 23:17Mais...
- 23:18On trouve la bagnole,
- 23:19on retrouve la grand-mère,
- 23:20on est en voiture,
- 23:22on part,
- 23:23et puis on est comme ça en train de parler,
- 23:24et puis d'un seul coup,
- 23:25il y a ma grand-mère.
- 23:26On se dit ça y est,
- 23:26on est sortis d'affaires,
- 23:27et là,
- 23:27il y a ma grand-mère qui fait
- 23:28« Je me sens pas bien,
- 23:30je vais vomir. »
- 23:31Et là,
- 23:32on se dit ça y est,
- 23:33c'est le pompon,
- 23:34on s'arrête,
- 23:34elle vomit,
- 23:35on rentre dans la voiture,
- 23:36et là,
- 23:36on se prend un fou rire,
- 23:37on se dit « Mais vous vous rendez compte ou quoi ? »
- 23:39« Vous vous rendez compte le délire ? »
- 23:41« Le chemin de croix pour arriver dans cette caisse ? »
- 23:44Après,
- 23:44ça y est,
- 23:44le petit bonnet,
- 23:45je le mange.
- 23:45Vous êtes arrivés au mariage ou quoi ?
- 23:46On est arrivés.
- 23:48au mariage,
- 23:49on a suivi le mariage,
- 23:50on a kiffé et ça nous fait l'un des plus beaux souvenirs de voyage qu'on ait jamais eu de notre life.
- 23:56Et voilà et tu te dis bah toute façon voilà c'est la fatalité,
- 24:00je peux pas avoir un contrôle sur cet avion,
- 24:03je peux pas avoir un contrôle sur l'autre truc mais ce que je peux c'est avoir un contrôle sur l'impact que ça va avoir sur moi et sur ce que je vais en donner et voilà donc essayons d'être le plus optimiste possible c'est comme ça que je vis ma vie.
- 24:14Donc,
- 24:14prise de conscience,
- 24:15un an à transmettre à des jeunes,
- 24:18et après ?
- 24:19Après,
- 24:20malheureusement,
- 24:21je divorce,
- 24:21parce que je pense que les cicatrices étaient trop grandes,
- 24:25l'écart était compliqué.
- 24:29Je me fais souvent cette image de se dire qu'un couple,
- 24:31c'est des gens qui marchent au même rythme,
- 24:33dans la même direction,
- 24:34jusqu'à ce qu'il y en ait un qui prenne un degré à droite,
- 24:37et l'autre un degré à gauche.
- 24:39Et si on ne rectifie pas,
- 24:41si on ne se parle pas,
- 24:41si on ne recentre pas,
- 24:44Au bout de cinq ans,
- 24:45ce n'est plus un degré qui nous sépare,
- 24:47mais on est tous les deux sur deux routes complètement différentes.
- 24:50Il y en a un qui est là-bas,
- 24:51l'autre qui est là-bas.
- 24:52Malheureusement,
- 24:52c'est ce qui s'est passé.
- 24:53Alors aujourd'hui,
- 24:54c'est ma meilleure amie,
- 24:55mon ex-femme.
- 24:56Mais du coup,
- 24:56j'ai la garde partagée,
- 24:58on divorce donc,
- 24:58et on discute ensemble.
- 25:01Et moi,
- 25:01je dis,
- 25:02j'aimerais bien avoir les enfants les week-ends parce que les week-ends,
- 25:04je peux vraiment en profiter.
- 25:06vraiment passer du bon temps et du long temps avec eux parce que quand tu réfléchis la semaine en fait ils rentrent de l'école tu leur donnes leur bain tu leur donnes à manger tu leur fais faire les devoirs et hop tu les mets au lit le lendemain matin tu les accompagnes à l'école ensuite tu les vois plus ensuite ça et puis blablabla donc
- 25:23moi je me suis dit je préfère les avoir le week-end c'est un temps calme un temps long et donc je les ai le week-end et je me remets à cuisiner pour eux la passion revient je marie ça avec un peu de techno on crée un blog ensemble
- 25:35un des premiers blocs de cuisine qui s'appelle Un homme au fourneau.
- 25:37Et on partage les recettes,
- 25:38on partage plein de trucs.
- 25:40Je rencontre celle qui va devenir ma deuxième femme,
- 25:43qui me donnera deux enfants et qui me dit,
- 25:45mais en fait,
- 25:46ta passion,
- 25:46c'est la cuisine,
- 25:47retourne-y.
- 25:48C'est débile.
- 25:49Et je lui dis,
- 25:50tu crois ?
- 25:50Elle me dit,
- 25:50ouais,
- 25:50ouais,
- 25:51vraiment,
- 25:51fonce.
- 25:52Et puis,
- 25:52je monte un resto,
- 25:53un food truck,
- 25:57des pâtisseries.
- 25:58Je m'éclate,
- 25:59j'adore.
- 26:00La vie est chouette avec moi encore.
- 26:04elle me fait faire de la télévision donc je présente une émission tous les jours sur France 2 qui s'appelle Chéri c'est moi le chef j'avais jamais fait de télévision de ma vie je me dis les gars sont des oufs ils me filent les clés du truc ils me disent vas-y ça
- 26:18va c'est juste une petite émission on la démarre,
- 26:21on prend la case elle a 300 000 téléspectateurs et on arrête l'émission elle a 700 000 téléspectateurs donc c'était génial comme émission exactement ce que j'aimais
- 26:32la radio,
- 26:33ensuite beaucoup de consulting,
- 26:36à aider des restaurants,
- 26:37des hôtels à ouvrir.
- 26:39Depuis peu,
- 26:41mon projet absolu,
- 26:42One Place.
- 26:43Et c'est mon restaurant à Rungis,
- 26:46en fait c'est mon restaurant,
- 26:48ce n'est pas vraiment un restaurant,
- 26:49c'est six restaurants dans un lieu unique où on a un restaurant qui s'appelle Yalla,
- 26:56cuisine méditerranéenne,
- 26:57un restaurant qui s'appelle Schmatz,
- 26:59délicatessenne new-yorkais,
- 27:01évidemment.
- 27:01Un restaurant qui s'appelle Bella Gigi parce que j'ai des origines calabrées et siciliennes.
- 27:06Un restaurant qui s'appelle Mademoiselle Chang parce que ma cuisine de cœur,
- 27:09c'est la cuisine asiatique.
- 27:11Et un restaurant qui s'appelle Lily and the Moon,
- 27:12c'est le healthy végétarien.
- 27:14Et le sixième,
- 27:15il s'appelle Temporalité,
- 27:16c'est mon resto gastronomique.
- 27:17Ok,
- 27:18wow.
- 27:19Tu as beaucoup parlé de chance.
- 27:22Le slogan de mon entreprise de coaching,
- 27:24c'est le mouvement Créer la Chance.
- 27:26Comment toi,
- 27:26tu vois justement,
- 27:27tu dis bon la vie,
- 27:28la vie,
- 27:28oui,
- 27:29ok la vie,
- 27:29mais on se met quand même dans des sites fins.
- 27:31On favorise,
- 27:32on se met à un moment donné.
- 27:33Il ne peut pas y avoir que de la chance en tant que tel.
- 27:37Qu'est-ce que tu as,
- 27:38tu penses ?
- 27:38Comment tu peux te mettre dans des situations comme ça où le gars dit,
- 27:41OK,
- 27:42allez,
- 27:42la télé,
- 27:43OK,
- 27:43action,
- 27:43moteur.
- 27:44Allez,
- 27:44c'est à toi.
- 27:45Parce que du coup,
- 27:46tu as quand même des capacités pour faire monter une autre.
- 27:48Tu as plus que doublé l'audience.
- 27:50Il y a quelque chose d'attractif,
- 27:53en fait.
- 27:54Quelque chose d'attractif,
- 27:55moi,
- 27:55je ne saurais pas dire.
- 27:56Ce que je peux dire,
- 27:57c'est...
- 27:57Tu connais l'histoire,
- 27:59je ne sais pas si je vais bien la raconter,
- 28:00sur les voitures rouges ?
- 28:01Non,
- 28:02je ne connais pas.
- 28:02Si je te demande combien tu as croisé de voitures rouges aujourd'hui,
- 28:04tu peux me le dire.
- 28:05Tu es incapable.
- 28:07Tu ne les regardais pas.
- 28:08Non.
- 28:08Si je te dis,
- 28:09je te donne 10 euros par voiture rouge et tu me dis demain combien tu en as croisé.
- 28:12Je vais les regarder,
- 28:13oui.
- 28:13Je les compte.
- 28:13Je vais les regarder.
- 28:14La chance,
- 28:14je pense que c'est la même chose.
- 28:16Si tu n'as pas les yeux ouverts,
- 28:17si tu n'es pas attentif aux signes,
- 28:19si tu n'es pas attentif à ce qui se passe,
- 28:21tu peux dire 100 fois que tu attends quelque chose.
- 28:23Tu sais,
- 28:24c'est une histoire juive qui me fait marrer,
- 28:26qui est un type,
- 28:27il y a un incendie et il prie.
- 28:30Il dit,
- 28:30mon Dieu,
- 28:31mon Dieu,
- 28:31sauvez-moi,
- 28:32sauvez-moi de l'incendie.
- 28:33À ce moment-là,
- 28:34un pompier qui arrive,
- 28:35qui dit,
- 28:35Monsieur,
- 28:36venez avec moi,
- 28:36je vais vous sortir d'ici.
- 28:37Il dit,
- 28:37non,
- 28:38non,
- 28:38laissez-moi,
- 28:39Dieu y pourvoira.
- 28:40À ce moment-là,
- 28:41il continue,
- 28:41mon Dieu,
- 28:41mon Dieu,
- 28:42l'incendie devient encore plus fort.
- 28:44Et là,
- 28:44il commence à y avoir un orage dehors.
- 28:47Il y a le pompier qui revient,
- 28:48qui dit,
- 28:48Monsieur,
- 28:48il faut absolument sortir d'ici,
- 28:50ça va s'effondrer.
- 28:50Non,
- 28:50laissez-moi,
- 28:51laissez-moi,
- 28:52Dieu y pourvoira.
- 28:52Bon,
- 28:53bref,
- 28:53au bout d'un moment,
- 28:54l'immeuble s'effondre sur lui.
- 28:55le mec meurt,
- 28:56il arrive au paradis,
- 28:57il voit Dieu et il dit franchement je comprends pas,
- 28:59je comprends pas
- 29:00j'ai prié pour vous me sauver et le mec il dit mais t'es con ou pas je t'ai envoyé deux fois le pompier donc à un moment prends ce qu'on t'amène comprends-le et accepte-le et puis après travaille-le parce que de toute façon c'est brut donc après c'est que toi qui va en faire quelque chose de bien ou pas et le nombre de fois où je me suis planté colossal
- 29:21et le nombre de fois où j'étais frustré en me disant je sais que j'ai raison bah que dalle
- 29:28jusqu'au moment où tu lâches prise,
- 29:31tu laisses le truc filer,
- 29:33mais quand tu le fais,
- 29:34tu mets toute l'énergie positive que tu peux mettre dedans.
- 29:37Un jour,
- 29:38mon beau-père,
- 29:38Joazoubel,
- 29:39nous a quittés là il n'y a pas longtemps,
- 29:40c'était un type exceptionnel,
- 29:42comme un papa.
- 29:43Il me dit,
- 29:45j'avais 26 ans,
- 29:47c'était juste avant.
- 29:50juste avant que je parte bosser aux États-Unis.
- 29:53Et il me dit...
- 29:55Il adorait marcher.
- 29:56Moi,
- 29:57je déteste marcher,
- 29:57mais bon,
- 29:58je marchais avec lui parce que je l'adorais.
- 30:00Et un jour,
- 30:00il me dit,
- 30:01Greg,
- 30:02il faut que tu laisses péter le bouchon.
- 30:04Ça fait partie des phrases à la con que tu ne comprends pas.
- 30:06Et que tu ne peux pas comprendre,
- 30:07tu vois.
- 30:08Et là,
- 30:08il n'y a pas longtemps,
- 30:09il était en train de partir.
- 30:11Et je suis allé le voir en Israël.
- 30:13Je me pose avec lui.
- 30:15Et on a eu des discussions tellement belles.
- 30:19À fleurer tous les deux,
- 30:20à rigoler en même temps,
- 30:21etc.
- 30:22Il nous a quittés une semaine après.
- 30:24Je lui dis,
- 30:24excuse-moi,
- 30:25Jové.
- 30:26C'est quoi ton truc du bouchon ?
- 30:27Il me dit,
- 30:28c'est quoi le truc du bouchon ?
- 30:29Je dis,
- 30:29ben là,
- 30:30tu me dis,
- 30:30laisse péter le bouchon.
- 30:31Il me dit,
- 30:31parce que tu étais tellement en attente que tu te serrais de tout.
- 30:37Et moi,
- 30:37je savais que quand elle est décontractée,
- 30:40ça allait péter.
- 30:41et ça coulerait à flot.
- 30:42J'ai cherché pendant des années,
- 30:44je me disais,
- 30:44mais qu'est-ce qu'il dit ?
- 30:45Mais quoi ?
- 30:46Mais qu'est-ce qu'il dit ?
- 30:49Et en fait,
- 30:49voilà.
- 30:50Donc,
- 30:50détente.
- 30:51Merci beaucoup pour ce partage.
- 30:52Franchement,
- 30:53trop belle histoire.
- 30:54Là,
- 30:55j'ai vu que tu étais hyper investie aussi dans les questions du bien manger,
- 30:59dans des associations,
- 31:00etc.
- 31:01Pourquoi tu as voulu t'engager dans cet enjeu-là de l'alimentation,
- 31:06cette enjeu sociétal ?
- 31:07Alors,
- 31:08ça,
- 31:09généralement,
- 31:09mais tout ce que je fais pour les assos,
- 31:11je ne le médiatise pas des masses parce que ce que je fais,
- 31:15c'est j'essaie simplement,
- 31:17naturellement,
- 31:18de rendre à la vie ce qu'elle m'a donné.
- 31:19Moi,
- 31:19la vie,
- 31:19j'ai trouvé qu'elle a été généreuse avec moi,
- 31:21vraiment.
- 31:22Peut-être un peu moins avec certaines personnes qui sont malades,
- 31:25qui sont dans le besoin,
- 31:26qui sont dans la nécessité.
- 31:28Et donc,
- 31:28ce n'est pas un devoir,
- 31:31c'est au-delà de ça.
- 31:32C'est naturel même,
- 31:33tout simplement,
- 31:35de redonner.
- 31:36Et le bien manger,
- 31:37c'est aussi une façon,
- 31:38tu vois,
- 31:38pendant le Covid,
- 31:39moi,
- 31:40j'étais sur France Inter tous les jours,
- 31:42pendant deux heures,
- 31:43à donner des recettes de cuisine simples en ouvrant le placard et en disant à tout le monde,
- 31:47voilà ce que vous pouvez faire à manger.
- 31:48Derrière,
- 31:50je vais dans les écoles pour accompagner la semaine du goût,
- 31:55pour initier les enfants,
- 31:58mais pas que les enfants,
- 31:59parce que tu rencontres les enseignants,
- 32:00les assistantes scolaires,
- 32:01etc.
- 32:02C'est génial.
- 32:03Et les cantinières.
- 32:04Et donc tout ça,
- 32:06je le fais hyper naturellement et ça m'enrichit de plein de façons différentes.
- 32:15On va parler de ton livre quand même,
- 32:17de cuisine méditerranéenne.
- 32:19Bon là,
- 32:19les gens ne le voient pas,
- 32:20mais je le mettrai sur les réseaux,
- 32:22etc.
- 32:23Raconte-nous un peu,
- 32:23juste rapidement,
- 32:24je ne vais pas te garder trop longtemps,
- 32:26l'histoire de ce livre.
- 32:27En fait,
- 32:29ça,
- 32:29ça fait partie de mes racines,
- 32:30vraiment.
- 32:32de mon origine,
- 32:33c'est une cuisine de partage,
- 32:34il y a tout le monde dedans,
- 32:35il y a mes rencontres,
- 32:36mes histoires,
- 32:37ma belle-mère Nafsika,
- 32:38mon beau-père Jo dont je viens de parler,
- 32:40ma grand-mère,
- 32:41maman Fanny,
- 32:43mes mécamis,
- 32:43ma mère,
- 32:45mon père,
- 32:45ils sont tout le monde dedans,
- 32:46et tous les voyages,
- 32:47et toutes les rencontres que j'ai faites,
- 32:48toutes ces odeurs que j'ai senties.
- 32:50J'ai voulu l'appeler
- 32:52Yalla, en dessous,
- 32:53parce que Yalla pour moi,
- 32:54c'est le mot qui réunit toutes les communautés,
- 32:55on en a tellement besoin aujourd'hui,
- 32:57on est tellement fragmentés,
- 32:58et quand on a peur,
- 32:59on fait tellement de replis communautaires.
- 33:02ridicule.
- 33:02Il y a là,
- 33:04Sœur Emmanuelle,
- 33:05elle le criait,
- 33:06Calogéro,
- 33:07il le chantait,
- 33:08Bruno Solo,
- 33:08il nous faisait marrer avec dans La Vérité si je mens.
- 33:10Il y a là,
- 33:11que tu sois chrétien,
- 33:14musulman ou juif,
- 33:15ça veut dire la même chose.
- 33:17Il y a là,
- 33:17que tu sois allemand,
- 33:19espagnol,
- 33:20italien,
- 33:21anglais,
- 33:21français,
- 33:23d'où que tu ailles,
- 33:24ça veut dire la même chose.
- 33:25C'est un cri du cœur,
- 33:26c'est hyper positif,
- 33:27c'est aller,
- 33:28on y va.
- 33:28Et je voulais embarquer tout le monde dans cette aventure culinaire.
- 33:31C'est réussi.
- 33:32Il est très beau.
- 33:32Il est vraiment très,
- 33:33très beau.
- 33:34Les couleurs,
- 33:34tout.
- 33:35C'est hyper réussi,
- 33:36franchement.
- 33:36C'est vraiment…
- 33:38J'aime beaucoup,
- 33:38en plus,
- 33:39que tu mettes les erreurs à éviter.
- 33:40Autant dire,
- 33:41moi,
- 33:41je vais regarder ça en premier.
- 33:45Et avec plaisir,
- 33:46vraiment.
- 33:46Pour cuisiner avec ton livre,
- 33:48c'est vraiment très beau.
- 33:50On voit qu'il y a de la transmission.
- 33:51Puis c'est chouette parce qu'il y a les histoires que tu racontes à travers tes recettes,
- 33:55d'où elles viennent.
- 33:57ta famille,
- 33:58etc.
- 33:58En plus,
- 33:59on peut le lire.
- 34:00Tu vois,
- 34:00moi,
- 34:00hier soir,
- 34:00je l'ai lu.
- 34:01Je l'ai feuilleté pendant une heure et je regardais les histoires.
- 34:04Ça m'a rendu vachement curieuse,
- 34:05tu vois,
- 34:05de découvrir,
- 34:06en fait,
- 34:07tout ça,
- 34:07au-delà même des recettes.
- 34:09C'est en plus un livre hyper intéressant.
- 34:12Donc,
- 34:12franchement,
- 34:12trop bien.
- 34:13Merci,
- 34:13ça me touche.
- 34:14Pour te dire,
- 34:15j'ai une stagiaire,
- 34:15Astrid,
- 34:16qui nous écoute d'ailleurs et qu'on embrasse et qui m'a dit,
- 34:19je vais l'offrir à mon père pour la fête des poils.
- 34:21J'ai dit à la stride.
- 34:23Bonne idée.
- 34:23Et bien franchement,
- 34:24un grand merci pour cet échange.
- 34:27Un dernier mot,
- 34:28qu'est-ce que tu pourrais,
- 34:29tu vois,
- 34:29j'ai une question spontanée comme ça,
- 34:31mais tu nous as déjà transmis beaucoup de choses.
- 34:34Mais au-delà du Yalla,
- 34:36c'est génial,
- 34:36moi je vais le garder le Yalla,
- 34:37je vais le sortir à toutes les sauces.
- 34:40Quel conseil,
- 34:40tu vois,
- 34:41pour vivre justement pleinement sa vie professionnelle ?
- 34:43Tu vois,
- 34:44beaucoup de gens doutent,
- 34:46moi j'en vois beaucoup en coaching,
- 34:47tu vois,
- 34:48qui du coup ne s'autorisent pas,
- 34:49ne s'autorisent pas à rêver,
- 34:51ne s'autorisent pas à rêver.
- 34:51Il y en a encore,
- 34:52justement,
- 34:53qui n'ont pas fait péter leur bouchon.
- 34:55Quel conseil ultime tu pourrais leur donner pour la fin de cet échange ?
- 35:00Il y a un truc qui m'a inspiré.
- 35:01Au début,
- 35:02je ne comprenais pas ce que ça voulait dire.
- 35:03Je crois que c'est Lao Tzu,
- 35:05je ne suis pas sûr,
- 35:06qui disait « Penser en stratège,
- 35:07agir en primitif » .
- 35:08Et en fait,
- 35:09ça veut dire quoi ?
- 35:10Ça veut dire,
- 35:11avant de vouloir faire quelque chose,
- 35:13pense-y,
- 35:14mets toute ton énergie créative dedans,
- 35:16pense-y à fond,
- 35:18imagine-le,
- 35:20écris-le,
- 35:21vraiment.
- 35:22Et puis après,
- 35:23tu prends ton cerveau qui a réfléchi à tout ça,
- 35:26tu le mets de côté et tu fais.
- 35:29juste tu fais,
- 35:30sans plus te poser de questions,
- 35:32tu fais.
- 35:33Et tu vas voir que si tu fais,
- 35:34ça c'est Audiard qui disait qu'un con qui marche,
- 35:36aller toujours plus loin qu'un intelligent assis sur un banc,
- 35:40eh bien tu iras beaucoup plus loin que lui.
- 35:42Voilà.
- 35:42Wow,
- 35:42canon,
- 35:43merci beaucoup,
- 35:44trop bien,
- 35:44merci.
- 35:45Merci pour cet échange,
- 35:46et puis longue vie à Yala,
- 35:48et puis au plaisir Grégory,
- 35:50merci.
- 35:50Merci Florence,
- 35:51bye.
- 35:58Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode de Junko.
- 36:01J'espère qu'il vous aura apporté des pistes pour avancer dans vos réflexions et dans vos projets professionnels.
- 36:07Pour en savoir plus sur mes accompagnements ou me peser vos questions,
- 36:09rendez-vous sur mon site internet où vous trouverez tous mes contacts ou sur mon compte Instagram.
- 36:14Les liens se trouvent dans le descriptif de l'épisode.
- 36:16Et n'oubliez pas,
- 36:18chaque petit pas compte.
- 36:19Oser explorer,
- 36:20questionner et agir,
- 36:21c'est déjà avancer sur le chemin d'une carrière.
- 36:23alignés avec vous-même.
- 36:25Prenez soin de vous et de vos projets professionnels et rendez-vous très bientôt pour un nouvel épisode de Junko.