Latest / Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme. / Créer son entreprise en conscience : deux femmes nous partagent leurs clés pour oser.
Transcript
- 0:03Flamme des années 80.
- 0:05Le podcast qui allume la femme.
- 0:09Bonjour,
- 0:10on est hyper heureuse de vous retrouver en cette rentrée de septembre.
- 0:14Et on commence l'année en parlant de carrière.
- 0:18Et on a la chance de recevoir Louisa et Kasia,
- 0:21qui vont nous livrer leur carrière,
- 0:23leurs évolutions,
- 0:24leurs changements.
- 0:25Je pense que c'est un peu comme ça que vous voulez dire,
- 0:26non ?
- 0:27Oui,
- 0:27tout à fait.
- 0:29Est-ce que vous voulez vous présenter ?
- 0:31Je commence ?
- 0:32Allez.
- 0:33Moi,
- 0:33c'est Louisa,
- 0:34j'ai 36 ans et je suis la fondatrice d'un concept qui s'appelle Mindset Studio.
- 0:39J'organise des masterclass sous forme de petit-déj,
- 0:42brunch et dîner.
- 0:43C'est un intervenant qui reçoit 8 personnes à sa table pour pouvoir répondre à toutes leurs questions.
- 0:50Moi,
- 0:50je m'appelle Kasha,
- 0:51j'ai 40 ans et je suis coach.
- 0:53J'accompagne des indépendants dans la création et dans le développement de leur activité.
- 0:58Je suis indépendante depuis le début de ma carrière.
- 1:00J'ai créé plusieurs sociétés.
- 1:02J'ai toujours voulu travailler à mon compte et j'ai changé plusieurs fois de registre professionnel.
- 1:07Et aujourd'hui,
- 1:08j'aide d'autres personnes à faire la même chose.
- 1:10Vous avez eu toutes les deux un changement de carrière,
- 1:12donc Kasia comme tu nous disais.
- 1:14Et toi aussi,
- 1:14Louisa,
- 1:14c'est une reconversion.
- 1:15Tout à fait.
- 1:16Donc moi,
- 1:16j'ai eu un bac plus 5 en compta et gestion.
- 1:18J'avais envie d'être expert comptable à l'époque jusqu'à ce que je commence à travailler,
- 1:21que je me dise mais pas du tout.
- 1:23Et ensuite,
- 1:23entre temps,
- 1:24j'ai fait plein de petites déformations.
- 1:26J'ai changé de voie,
- 1:27etc.
- 1:27J'ai terminé par être chef de projet événementiel,
- 1:29responsable des événements à l'ambassade de Monaco à Paris.
- 1:32Et en fait,
- 1:32de fil en aiguille,
- 1:33je me suis rendu compte que je n'avais plus du tout envie d'être salariée.
- 1:35Alors moi,
- 1:36contrairement à toi,
- 1:36je n'ai pas été à mon compte depuis toujours,
- 1:38mais j'ai toujours fait des projets à côté de BCDI.
- 1:42J'en ai toujours fait.
- 1:43Et en fait,
- 1:43il est venu le moment où je me suis dit qu'il fallait le faire et qu'il fallait que je travaille toute seule et que je n'ai plus à demander l'autorisation de prendre des congés ou de partir à 17h au lieu de 18h.
- 1:53Donc voilà,
- 1:53c'est comme ça que je suis passée entrepreneur et que j'ai lancé Mindset Studio.
- 2:00C'est marrant,
- 2:00je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie,
- 2:02mais je savais que l'entreprise,
- 2:04après quelques expériences,
- 2:05n'était pas vraiment l'environnement dans lequel je me voyais.
- 2:08Et du coup,
- 2:08j'ai décidé de créer un peu mon job idéal,
- 2:10avec à chaque fois,
- 2:11en assemblant des domaines qui m'intéressaient.
- 2:15On travaille avec des gens cools.
- 2:16En fait,
- 2:16l'entrepreneuriat,
- 2:17c'est un tel espace de liberté où on peut créer son job de rêve.
- 2:20C'est exactement ce que je dis tout le temps,
- 2:22en fait.
- 2:22C'est parce que c'est hyper dur et ça,
- 2:23il ne faut pas se voiler la face là-dessus.
- 2:26Par contre,
- 2:26on invente des jobs,
- 2:27quoi.
- 2:28Moi,
- 2:28presque,
- 2:28moi,
- 2:28en tout cas,
- 2:29en tant que créatrice de masterclass,
- 2:30j'ai l'impression d'avoir inventé un métier qui me correspond totalement.
- 2:34Et donc,
- 2:34du coup,
- 2:35je suis beaucoup plus alignée comme ça,
- 2:37malgré la difficulté.
- 2:38Je pense que c'est exactement ça.
- 2:40On se crée des jobs de rêve,
- 2:41au final.
- 2:41Et toi,
- 2:42Kashi,
- 2:42il y a des femmes qui viennent et qui ont justement ces jobs de rêve dans la tête et qui ont du mal à les mettre en place.
- 2:47Comment est-ce que tu pourrais nous donner ton expertise sur ce sujet ?
- 2:51Alors,
- 2:51oui,
- 2:51je travaille avec deux types de personnes,
- 2:53essentiellement des femmes,
- 2:54il faut le dire.
- 2:54même s'il y a des hommes qui viennent malgré tout,
- 2:57les personnes qui sont en reconversion,
- 2:58qui sont en tâtonnement,
- 2:59qui sont dans un univers d'entreprise un peu toxique ou qui en ont fait le tour de leur poste,
- 3:03mais qui ne savent pas ce qu'ils veulent faire après.
- 3:06Même si les formations,
- 3:08les reconversions se multiplient,
- 3:09ce n'est pas forcément évident quand on le vit soi-même.
- 3:11On voit les autres le faire,
- 3:12on se dit pourquoi pas,
- 3:13mais quand on a 40,
- 3:1345 ans et qu'on nous dit attention,
- 3:16il te reste tant de temps de carrière,
- 3:18on ne se pose pas les questions qu'on se pose à 20 ans.
- 3:21Et j'accompagne aussi des personnes qui sont déjà lancées,
- 3:23déjà sur le marché,
- 3:24mais qui se rendent compte,
- 3:25ah oui,
- 3:25l'entrepreneuriat,
- 3:26c'est un peu plus dur que ce que je pensais.
- 3:27Il faut se vendre,
- 3:28il faut tout le temps faire de la com,
- 3:29il faut rencontrer de nouvelles personnes.
- 3:31Je les aide à mieux travailler leur offre et leur ciblage afin de communiquer un peu plus clairement ce qu'elles font,
- 3:37leur proposition de valeur et à signer des clients plus régulièrement.
- 3:39C'est ce que j'allais te demander,
- 3:40toi,
- 3:40tu es coach dans la communication.
- 3:44C'est quoi exactement ?
- 3:45Comment tu te définirais ?
- 3:47À la base...
- 3:48Comme j'étais entrepreneuse,
- 3:49je donnais plein de conseils aux entrepreneurs autour de moi.
- 3:52Et puis,
- 3:53je voyais qu'il y avait des problèmes qui étaient toujours récurrents.
- 3:55C'était toujours autour du commercial et de la vente.
- 3:57En fait,
- 3:58c'est le point noir de beaucoup d'entrepreneurs.
- 3:59En général,
- 4:00tu es bon dans ce que tu fais,
- 4:01mais tu ne sais pas forcément le vendre.
- 4:02Comme à côté,
- 4:04je me suis lancée dans le développement personnel en faisant des stages,
- 4:06pas mal d'initiations intéressantes.
- 4:07Ça m'a ouvert un peu mes chakras.
- 4:09Et j'ai vu le point qu'ont entre les deux.
- 4:11Les blocages sur la vente,
- 4:12c'est souvent aussi des blocages à prendre la parole,
- 4:14à être vu,
- 4:15à être critiqué.
- 4:16et ça se rejoint tellement que...
- 4:18Pour moi,
- 4:18c'est un champ d'application génial que l'entrepreneuriat.
- 4:23Oui,
- 4:23parce que finalement,
- 4:24c'est très...
- 4:24En fait,
- 4:25tes problèmes dans ton métier,
- 4:26dans ta façon d'entreprendre,
- 4:28ton job,
- 4:28c'est un peu...
- 4:29Enfin,
- 4:30ta clientèle,
- 4:30en tout cas,
- 4:30c'est un miroir sur toi-même.
- 4:32Complètement,
- 4:33oui.
- 4:33Sauf que quand tu as un CDI,
- 4:34par exemple,
- 4:35tu ne vas pas avoir ton patron ou l'échéance du client qui va dire de toute façon que j'en ai envie ou pas,
- 4:40il faut que je le fasse.
- 4:41Quand tu es à ton compte,
- 4:42si tu n'en as pas envie,
- 4:43que tu n'as pas une forte raison de le faire,
- 4:44tu ne vas pas le faire.
- 4:45Tu vas trouver toutes les raisons de le faire en dernier,
- 4:48en traînant les pieds,
- 4:49et du coup,
- 4:50ce ne sera pas forcément le résultat optimal.
- 4:52Et en général,
- 4:52on vient de voir pour ce genre de problématiques,
- 4:55ou alors quand on vient,
- 4:55on ne les a pas forcément encore identifiées ?
- 4:58Non,
- 4:58on ne sait pas toujours qu'est-ce qui bloque,
- 4:59mais on sent qu'il y a un truc qui bloque.
- 5:01Mes clients viennent me voir en me disant
- 5:02« je pense qu'il faut que je travaille là-dessus,
- 5:04je souffre du syndrome de l'imposteur,
- 5:06j'ai du mal à parler de ce que je fais,
- 5:07et tout le monde me dit « mais c'est génial ce que tu fais,
- 5:08mais moi je ne le ressens pas dans mon corps,
- 5:10j'ai l'impression de faire de la merde,
- 5:11et ce décalage est handicapant. »
- 5:15Je communique pas mal aussi sur les hypersensibles et sur les hauts potentiels,
- 5:18parce qu'être intelligent,
- 5:20ce n'est pas toujours un atout,
- 5:22parce qu'on réfléchit à trop de choses,
- 5:23trop de choses en même temps,
- 5:24déroule trop de scénarios,
- 5:25ce qui paralyse l'action.
- 5:26Et on rumine,
- 5:27on a du mal à passer outre sur les échecs ou même les injustices du quotidien.
- 5:32Enfin,
- 5:33l'entrepreneuriat,
- 5:33c'est aussi plein d'histoires.
- 5:36On se dit,
- 5:36ah ouais,
- 5:36d'accord,
- 5:37je ne savais pas que ça,
- 5:37c'était possible dans le mauvais sens du terme,
- 5:39de comportement humain,
- 5:41aussi d'opportunités ratées.
- 5:42Et il faut pouvoir avancer là-dessus.
- 5:44Et quand on a,
- 5:44par exemple,
- 5:45un fort sentiment d'injustice,
- 5:48quand on est attaché à certaines valeurs.
- 5:50C'est parfois difficile de savoir où est-ce que je mets mes valeurs personnelles d'abord et où est-ce que je...
- 5:55En fait,
- 5:55c'est le business,
- 5:56c'est le business.
- 5:56C'est intéressant.
- 5:57Oui,
- 5:57et puis,
- 5:58il y a le fait d'être seule aussi,
- 5:59je pense,
- 5:59parce que moi,
- 5:59il y a vraiment ce truc-là du syndrome de l'impossibilité,
- 6:01etc.
- 6:01Mais je pense que tu y réfléchis beaucoup plus quand tu es seule.
- 6:04Et moi,
- 6:04vu que je suis seule,
- 6:05c'est forcément des notions qui me sont familières et sur lesquelles je dois travailler ou que j'ai travaillé,
- 6:10etc.
- 6:11Mais c'est parce qu'en fait,
- 6:12quand tu es dans une société,
- 6:13tu as toute une équipe et on ne se rend même pas compte que même l'hôtesse d'accueil est hyper importante.
- 6:17Moi,
- 6:17j'ai toujours travaillé à côté de mes études,
- 6:19donc j'avais conscience de tout.
- 6:20de tous les petits jobs ou tous les gens qui font une société.
- 6:23Et quand tu es toute seule,
- 6:24tu te retrouves à tout faire,
- 6:25c'est-à-dire même à aller chercher le client,
- 6:27lui exposer les choses,
- 6:28travailler la communication,
- 6:30faire les réseaux sociaux.
- 6:31Vous devez connaître ça maintenant,
- 6:32les filles,
- 6:32avec le podcast.
- 6:33Et ça,
- 6:35je trouve que c'est difficile et donc tu rumines vachement plus parce qu'en fait,
- 6:39je crois que c'est normal de ne pas pouvoir avancer aussi vite que quand tu as l'équipe idéale.
- 6:44C'est sûr.
- 6:44Et puis,
- 6:44tu n'es pas bon dans tout,
- 6:45tout de suite.
- 6:46Voilà.
- 6:46exactement et moi j'ai compris ça c'est que je me croyais trop fort sur tout les femmes se laissent pas de marge d'erreur en fait très vite je me suis dit mais en fait non ça peut pas aller et ça prend du temps en fait je me mets beaucoup de temps mais je suis toute seule et c'est dans une masterclass et une jeune fille qui est venue me dire elle me dit mais non mais bravo parce que bravo tu te rends pas compte que t'as créé tout ça et
- 7:05ça sort de ta tête et j'étais là ben non mais en fait moi je vois que les trucs qui ne vont pas dans toute la soirée je me dis non mais voilà ça je l'ai pas bien fait ça voilà et là il y a pas le menu là il y a pas si Merci.
- 7:14Alors qu'en réalité,
- 7:14c'est des détails que les gens ne voient même pas.
- 7:17Et à chaque fois,
- 7:18je me dis,
- 7:18si j'avais une assistante qui pouvait m'aider,
- 7:20ça serait trop bien.
- 7:22Je pense que les femmes,
- 7:23en général,
- 7:24on est ultra exigeantes avec nous-mêmes.
- 7:26Et ça,
- 7:27d'ailleurs,
- 7:27un peu en off,
- 7:28on en a parlé tout à l'heure qu'à Chasse,
- 7:29c'était hyper intéressant ce que tu disais.
- 7:30Oui,
- 7:31on ne se laisse rien passer.
- 7:34Je coache aussi avec des hommes et comme je suis dans l'entrepreneuriat depuis un certain nombre d'années,
- 7:38j'ai des copains entrepreneurs et je vois les problématiques qu'ils ont par rapport à...
- 7:42aux femmes et c'est pas la même chose.
- 7:44Par exemple,
- 7:45un homme,
- 7:45le rapport à l'échec,
- 7:46c'est au pire,
- 7:46je me plante.
- 7:47Je teste et puis au pire,
- 7:48je me plante,
- 7:49c'est pas grave.
- 7:49C'est sous-entendu,
- 7:50c'est pas la fin du monde.
- 7:51Une femme,
- 7:51c'est la pire chose qui peut arriver,
- 7:53c'est que je me plante.
- 7:53Donc il faut que j'y arrive du premier coup,
- 7:55que je sois parfaite tout de suite parce que si jamais je me plante,
- 7:57ça va être la honte.
- 7:59C'est genre,
- 8:00je brûle les ponts et j'ai une pression immense.
- 8:04Il y a ça.
- 8:05et aussi sur les opportunités une femme aura
- 8:09J'aime pas généraliser de trop comme ça parce que bon,
- 8:12c'est aussi,
- 8:12il y a plein de contre-exemples,
- 8:14mais c'est vrai qu'une femme aura beaucoup plus de mal à déjà dire j'ai besoin de ça,
- 8:18est-ce que tu pourrais parler de ça,
- 8:19aller chercher des opportunités,
- 8:20alors qu'un mec va dire écoute je lance un truc,
- 8:22j'ai une appli qui sort,
- 8:23il faudrait que t'en parles,
- 8:24c'est super.
- 8:25Parce que je pense qu'en tant que femme,
- 8:28on se met beaucoup plus facilement à la place de l'autre,
- 8:30on se dit elle va être saoulée si je lui demande de parler de mon truc,
- 8:33elle va penser que je gratte,
- 8:35alors qu'un mec il sera beaucoup plus...
- 8:37centrée sur le plaisir de sa création et l'enthousiasme à partager.
- 8:43Est-ce que tu as identifié c'est dû à quoi ou pas ?
- 8:45Est-ce que c'est la société,
- 8:46l'éducation ?
- 8:48Il y a des deux.
- 8:49Ce n'est pas un conditionnement à 100%.
- 8:53Il y a une part de biologie.
- 8:54Les hommes sont plus intéressés par les objets.
- 8:56Les femmes sont plus intéressées par les gens et les processus de base.
- 8:59Mais par-dessus ça,
- 9:00on rajoute une couche de conditionnement et de renforcement au cours de l'éducation.
- 9:05À l'école,
- 9:05par exemple,
- 9:05les garçons
- 9:06ont souvent des parcours assez médiocres.
- 9:08Il y a très peu de très bons élèves,
- 9:09il en existe toujours,
- 9:10mais en général,
- 9:11les garçons sont plutôt moyens,
- 9:12mais c'est dans le monde du travail qu'ils cartonnent,
- 9:14alors que les femmes,
- 9:15c'est l'inverse.
- 9:15Elles sont super bonnes élèves,
- 9:17mais une fois sur le marché du travail,
- 9:19elles ont du mal parce que,
- 9:21à mon sens,
- 9:21c'est une opinion,
- 9:22mais elles continuent à être...
- 9:25à fonctionner comme des élèves,
- 9:26en fait,
- 9:26à attendre la validation du prof ou du patron qui va leur dire c'est bien,
- 9:29et s'il n'y a pas cette validation,
- 9:30elle va dire je dois faire de la merde.
- 9:32on me dit rien si je fais de la merde et d'ailleurs
- 9:34J'ai aussi coaché avec des femmes en entreprise qui me disaient qu'un des problèmes principaux que j'ai,
- 9:37c'est le manque de reconnaissance,
- 9:39le manque de feedback.
- 9:40Je ne sais pas si je fais bien ou pas.
- 9:41Moi,
- 9:42j'ai envie d'évoluer.
- 9:42Si je ne fais pas bien,
- 9:43j'ai envie qu'on me le dise.
- 9:44Alors que rien que le fait d'avoir cette problématique-là,
- 9:48pour moi,
- 9:48c'est déjà...
- 9:49On est déjà sur...
- 9:52C'est se tirer un peu une balle dans le pied.
- 9:53Oui,
- 9:53ça pourrait aussi se dire...
- 9:56Ça,
- 9:56c'est mon père qui me dit toujours,
- 9:57s'il n'y a pas de feedback,
- 9:58c'est que c'est bon.
- 10:00Si je ne te dis pas que c'est de la merde,
- 10:01c'est que tu peux considérer que c'est bien.
- 10:03Après,
- 10:03ça s'apprend,
- 10:04c'est ça qui est positif par rapport à tout ce qu'on vient de dire,
- 10:06c'est que quand on en a conscience,
- 10:07je pense déjà,
- 10:08c'est peut-être déjà une partie du travail qui est faite.
- 10:12Pour toutes nos éditrices qui veulent faire des choses et qui vont prendre conscience de ça,
- 10:15vous avez déjà gagné 50%
- 10:16du travail,
- 10:17est-ce qu'on peut l'exprimer comme ça ou pas ?
- 10:19Il faut forcément le travailler,
- 10:20mais si on conscientise cette différence.
- 10:24Le conseil que j'aurais à donner,
- 10:25c'est de le faire même si ça nous coûte.
- 10:27Quand on le fait,
- 10:28on a l'impression de faire quelque chose de mal ou on n'est pas super à l'aise.
- 10:31Et c'est OK de faire des choses même si on n'est pas à 100%.
- 10:35Parfois,
- 10:35on ne va pas se sentir toujours très aligné,
- 10:38mais il faut le faire quand même.
- 10:39Oui,
- 10:40et puis il faut avoir conscience que tout ne sera pas fait du jour au lendemain.
- 10:43Je pense que c'est ça la difficulté.
- 10:45Quand tu te lances tout seul et que dans ton entourage,
- 10:47tu n'as pas d'entrepreneur,
- 10:49parce que ça arrive souvent en réalité.
- 10:51Moi,
- 10:51je ne suis pas entourée que de...
- 10:52Moi,
- 10:52mon mari l'est,
- 10:53par exemple,
- 10:53mais dans mes potes,
- 10:54je n'ai pas que ça.
- 10:56Du coup,
- 10:57tu arrives tout seul sur un truc où tu as l'impression,
- 10:58tu te lances,
- 10:59c'est génial,
- 10:59tout le monde te félicite.
- 11:00Et puis très vite,
- 11:01en fait,
- 11:01tu as plein d'embûches,
- 11:02d'obstacles,
- 11:02etc.
- 11:03Et tu te dis,
- 11:03mais pourquoi ça ne va pas vite ?
- 11:04Et cette notion-là aussi,
- 11:06ça peut prendre du temps.
- 11:07Et c'est important de le savoir.
- 11:08Ce n'est pas parce qu'en six mois,
- 11:09tu n'as pas fait un chiffre de...
- 11:11un CA à six chiffres,
- 11:12comme tu entends dans tous les podcasts des gens qui te donnent des conseils.
- 11:15Si tu n'es pas parvenu,
- 11:16ce n'est pas grave.
- 11:16Et c'est ça aussi.
- 11:18Et en fait,
- 11:20c'
- 11:21En fait,
- 11:21moi,
- 11:21j'ai par exemple,
- 11:22j'ai des amis qui viennent me poser des questions où je les entends parler.
- 11:24J'ai l'impression qu'en fait,
- 11:25tant qu'elles ne gagnent pas d'argent,
- 11:26ce n'est pas bon.
- 11:27Mais en fait,
- 11:28c'est aussi peut-être le deal.
- 11:30Tu sais que tu ne vas pas gagner aussi vite que quand tu es en CDI,
- 11:34etc.
- 11:34Après,
- 11:35le tout,
- 11:35c'est de savoir,
- 11:36d'en avoir conscience,
- 11:37d'être aligné avec ça.
- 11:38Et si tu n'es pas OK,
- 11:39de trouver des stratégies ou de mettre des choses en place pour gagner de l'argent sur ton projet.
- 11:44Mais après,
- 11:46ça peut être très long.
- 11:48Après,
- 11:49je ne sais pas,
- 11:49justement,
- 11:49il faut peut-être se faire coacher pour que ça aille un peu plus vite.
- 11:51C'est l'épisode de ce qu'on fait.
- 11:52Appelé Cachia.
- 11:53Oui.
- 11:55Quand on a des fournisseurs,
- 11:56une chaîne de production,
- 11:57ce n'est pas la même chose que quand on a de la propriété intellectuelle ou des services.
- 12:02Mais par exemple,
- 12:04moi,
- 12:04j'ai fait un cours de business plan quand j'étais sur Spoo.
- 12:07J'ai suivi l'option entrepreneuriat.
- 12:08C'est aussi pour ça que je me suis mis sur cette voie.
- 12:10Et dans les cours de business plan,
- 12:12on pense pas dans les six prochains mois,
- 12:15mais dans les cinq,
- 12:16six prochaines années,
- 12:16en fait.
- 12:17et c'est...
- 12:17C'est normal dans le monde de l'investissement qu'une boîte soit déficitaire les trois premières années.
- 12:21Alors qu'à un niveau individuel,
- 12:23quand on est par exemple consultant ou indépendant,
- 12:24se dire qu'on ne va pas peut-être matcher son salaire tout de suite dès la première année,
- 12:29c'est limite « je suis en échec » .
- 12:31Alors que c'est normal,
- 12:31il faut construire ton réseau,
- 12:33il faut aussi améliorer son skill.
- 12:35On a tendance à commencer à être super généraliste et on se rend compte que ce qui paye finalement,
- 12:38c'est de se spécialiser.
- 12:39Mais ces spécialités,
- 12:40elles prend du temps à se développer,
- 12:41comme tu dis.
- 12:42Oui.
- 12:42Et puis aussi,
- 12:44j'ai beaucoup discuté de ça avec des amis entrepreneurs,
- 12:47dont Elissa,
- 12:47qui est la cofondatrice de Nous Paris,
- 12:50où elle m'expliquait que souvent,
- 12:51les femmes ne mettent pas de salaire dans leur business plan,
- 12:55alors que les hommes,
- 12:55automatiquement,
- 12:56se prévoient un salaire.
- 12:58Même si les minimes,
- 12:59ils le prévoient,
- 12:59alors qu'une femme,
- 13:00non.
- 13:02Et du coup,
- 13:02en fait,
- 13:02les femmes,
- 13:03elles mettent beaucoup plus de temps à se dégager un salaire.
- 13:05Donc,
- 13:05en fait,
- 13:05il y a beaucoup plus vite des chèques sur les sociétés qui sont dirigées par des femmes parce qu'en fait...
- 13:10Comment tu fais pour vivre ?
- 13:11Parce qu'en fait,
- 13:11tu as 24 mois de pôle emploi.
- 13:13Enfin,
- 13:14tu vois,
- 13:14tu as le France Travail maintenant.
- 13:16Tu as 24 mois,
- 13:17tu es là,
- 13:17tu te donnes deux ans.
- 13:18Mais si au bout de deux ans,
- 13:19tu n'as pas touché de salaire et que tu ne t'es pas versé de salaire ?
- 13:21Et tu ne l'as pas privé,
- 13:23tu te dis,
- 13:23j'y suis pas parvenue,
- 13:24comment tu fais pour vivre ?
- 13:25Du coup,
- 13:25elle ferme.
- 13:26Alors que les hommes,
- 13:27très vite,
- 13:28leur objectif,
- 13:29c'est de gagner de l'argent et ils se mettent dès le départ.
- 13:31Et ça,
- 13:32c'est un gros problème aussi,
- 13:33je pense.
- 13:33C'est un gros tabou.
- 13:35c'est hyper intéressant ce que tu dis c'est le conscientiser le fait de vouloir gagner de l'argent ouais
- 13:40OK,
- 13:40on est à son compte et on se fait plaisir en faisant des trucs qu'on aime,
- 13:42ça c'est sûr,
- 13:43mais on a aussi envie de gagner de l'argent.
- 13:45Et chez les femmes,
- 13:46ce n'est pas du tout conscientisé.
- 13:47C'est marrant ce que tu disais parce que,
- 13:49pareil chez mes clients,
- 13:49quand on reprend leur chiffrage,
- 13:51on se rend compte que quand elles donnent un prix,
- 13:52elles vont en lister les fournitures si jamais elles en ont acheté,
- 13:56éventuellement le transport,
- 13:57le temps de fabrication,
- 13:58mais jamais leur propre intervention,
- 14:02très peu.
- 14:02Et du coup,
- 14:03quand on revoit leur chiffrage,
- 14:04on dit écoute,
- 14:05imagine que ce n'est pas toi qui le fais,
- 14:06que tu emploies quelqu'un d'autre pour faire ce job,
- 14:08combien tu le paierais ?
- 14:09combien cette personne accepterait pour faire ce job-là.
- 14:11Et là,
- 14:12tu auras des prix beaucoup plus cohérents et réalistes.
- 14:14Mais ça,
- 14:15c'est hyper dur,
- 14:15je trouve,
- 14:16de s'auto-chiffrer.
- 14:18Moi,
- 14:18par exemple,
- 14:19je sais que souvent,
- 14:19quand je donne le prix de mes masterclass,
- 14:21on va me dire,
- 14:21mais c'est tout,
- 14:21c'est le prix d'un resto à Paris.
- 14:23Mais après,
- 14:24c'est une volonté.
- 14:24C'est-à-dire que je veux vraiment que ça reste accessible,
- 14:27même si c'est un budget quand même.
- 14:29Je ne veux pas partir dans des prix de fous.
- 14:33Mais souvent,
- 14:33on me dit ça.
- 14:33Et en fait,
- 14:34quand je décris ce que ça comporte,
- 14:36c'est vrai que moi,
- 14:37je n'ai pas forcément ma marge.
- 14:38Et moi,
- 14:38j'ai mis longtemps justement à gagner de l'argent parce que je faisais payer,
- 14:41je m'excusais presque aux gens de faire payer le prix que ça devait être.
- 14:45Et en fait,
- 14:45ça remboursait mes charges.
- 14:47Et moi,
- 14:47j'étais en mode,
- 14:48je gagnerais de l'argent plus tard.
- 14:49Pour le moment,
- 14:49je fais vivre l'expérience.
- 14:50Et en fait,
- 14:51à force d'en faire,
- 14:52à force de rencontrer du monde,
- 14:53à force d'avoir des entrepreneuses à table avec moi qui donnent des conseils,
- 14:56je me dis,
- 14:56mais ce n'est pas normal.
- 14:57En fait,
- 14:57moi aussi,
- 14:57mon travail,
- 14:59il vaut quelque chose.
- 15:00Ce n'est pas que d'aller chercher des marques,
- 15:02parce qu'effectivement,
- 15:02je fais des masterclass pour des marques.
- 15:04Et là,
- 15:04du coup,
- 15:04il y a plus de marge et je prends plus d'argent.
- 15:07On va dire,
- 15:08je gagne plus d'argent dessus.
- 15:09Je me suis dit,
- 15:09mais dans ces moments-là,
- 15:10en fait,
- 15:10moi,
- 15:11Tout ce que j'organise pour cette table,
- 15:13c'est du temps et ça vaut.
- 15:15Du coup,
- 15:15j'ai un peu augmenté les prix,
- 15:17mais toujours pas au point de dire
- 15:19« ça vaut ça les meufs » .
- 15:21Je ne m'assois pas à table hyper à l'aise.
- 15:24On dirait souvent ça en coaching,
- 15:26le désir d'être accessible,
- 15:27c'est partagé par énormément de femmes.
- 15:29Je veux être accessible et du coup,
- 15:30je vais proposer des prix assez faibles.
- 15:32Sauf que quand tu regardes d'un point de vue économique et stratégique,
- 15:34il vaut mieux commencer par avoir des prix élevés pour pouvoir dégager une marge,
- 15:39pour pouvoir investir dans des meilleurs locaux,
- 15:41dans des plus grandes salles,
- 15:42dans de la pub.
- 15:42Et ensuite,
- 15:43être accessible.
- 15:43En fait,
- 15:44l'accessibilité,
- 15:44c'est un temps de...
- 15:45Ou sinon,
- 15:46tu pars avec des fonds pour investir.
- 15:49Mais quand tu démarres un fonds propre toute seule,
- 15:52t'es obligée d'être dans une gamme de prix premium.
- 15:55OK,
- 15:56c'est très bon à savoir.
- 15:57Bon conseil déjà.
- 15:58Est-ce que t'en as d'autres,
- 15:59des petits tips qu'on pourrait se noter ?
- 16:02J'écoute tout ce que dit Luisa et je reprends.
- 16:03Ouais,
- 16:04c'est trop bien.
- 16:04En fait,
- 16:05j'ai un coaching.
- 16:05En fait,
- 16:07une masterclass,
- 16:08Luisa,
- 16:08toi qui en as pour d'autres.
- 16:10Voilà.
- 16:11Non,
- 16:11cette rentrée,
- 16:12ça fait du bien de...
- 16:13Mais c'est bien,
- 16:13on va partir avec des bonnes bases pour la rentrée.
- 16:16On pense disant,
- 16:17ben voilà,
- 16:17ça y est,
- 16:17des nouvelles résolutions.
- 16:19Ce n'est pas le 1er janvier,
- 16:19c'est le 1er septembre.
- 16:20Voilà,
- 16:21j'augmente mes prix.
- 16:22Merci Kasia.
- 16:22Une question qu'on peut se poser,
- 16:23c'est si tu n'es pas sûre de ton prix.
- 16:25Par exemple,
- 16:25si tu te demandes,
- 16:26est-ce que je ne suis pas trop chère ?
- 16:27C'est que tu n'es pas assez chère.
- 16:28Parce que si tu étais trop chère,
- 16:30tu connaîtrais les prix de la concurrence et tu saurais,
- 16:33je suis 20%
- 16:33ou plus,
- 16:34et puis ma prestation,
- 16:34elle est plus parce que j'offre ça,
- 16:36ça,
- 16:36ça et ça.
- 16:36Tu auras une bien plus grande compréhension du marché.
- 16:39Si tu n'es pas sûr,
- 16:40c'est que tu n'es pas assez cher.
- 16:41Ok.
- 16:42Bon,
- 16:42à téléphoner.
- 16:44Tous les gens qui passent chez nous augmentent leur prix.
- 16:46Franchement,
- 16:46on va prendre une marge,
- 16:47nous aussi.
- 16:49Vous devriez.
- 16:50Et après,
- 16:50ce que je trouvais hyper intéressant,
- 16:52c'est que,
- 16:53c'est ça qui est compliqué aussi,
- 16:54je trouve,
- 16:54parce que,
- 16:55ce que tu disais,
- 16:55Louisa,
- 16:56c'est que,
- 16:57toi,
- 16:57ton mari,
- 16:57par exemple,
- 16:57il est entrepreneur,
- 16:58mais il est dans la restauration,
- 16:59donc il a déjà un modèle,
- 17:01il peut se situer par rapport à d'autres et c'est ça,
- 17:03en fait,
- 17:03que je trouve compliqué,
- 17:04c'est que nous,
- 17:05le podcast,
- 17:06évidemment,
- 17:06tu en as d'autres podcasts et tout,
- 17:08mais toi,
- 17:08ce que tu proposes,
- 17:09enfin...
- 17:10Sur le marché français,
- 17:11en tout cas,
- 17:11c'est assez innovant.
- 17:14Du coup,
- 17:14comment est-ce que tu t'es allée chercher,
- 17:17par exemple,
- 17:17peut-être dans d'autres pays,
- 17:19d'autres choses,
- 17:19où tu as fait des mix un peu de talk et de repas comme ça ?
- 17:24Exactement,
- 17:25c'est tout à fait ça.
- 17:26C'est qu'en fait,
- 17:26je n'ai pas en France un modèle équivalent.
- 17:29Il y a des talks,
- 17:30des conférences,
- 17:30je n'ai rien inventé de ce côté-là.
- 17:32Et après,
- 17:32tu as des restaurants,
- 17:33donc pareil,
- 17:33j'ai un peu mixé les deux.
- 17:35J'ai toujours voulu proposer des expériences quand même,
- 17:37elles sont très intimistes.
- 17:38On n'est que dix à table,
- 17:39j'ai toujours des super chefs.
- 17:41Je me prends la tête sur les cocktails qu'on va servir,
- 17:43le vin qu'on va servir,
- 17:44l'ambiance générale.
- 17:46Sur la Céno,
- 17:47je fais toujours des jolies tables,
- 17:48mais après,
- 17:48vraiment,
- 17:51moi,
- 17:51ce qui m'intéresse,
- 17:51c'est que la table,
- 17:52à la fin,
- 17:52ce soit le bordel et que tout le monde ait passé une super soirée.
- 17:56Et j'ai un ami journaliste qui m'a dit une phrase,
- 17:59et c'est exactement ce que j'ai compris.
- 18:02il m'a dit c'est fou en fait dans le
- 18:04En 2024,
- 18:05toi,
- 18:06tu crées des moments et pas des contenus.
- 18:08Et en fait,
- 18:09j'ai trouvé ça hyper beau et hyper vrai.
- 18:10Donc,
- 18:11je l'ai mis dans ma story Instagram.
- 18:14Tu as raison.
- 18:14C'est une dédicace.
- 18:16Et en fait,
- 18:16je me suis dit,
- 18:17c'est exactement ça.
- 18:17Et du coup,
- 18:18en fait,
- 18:19comment je le chiffre ?
- 18:20Tu vois,
- 18:20comment...
- 18:21C'est vrai,
- 18:21en fait,
- 18:22les gens.
- 18:22Et à chaque fois,
- 18:22surtout,
- 18:23les retours.
- 18:23Tu as participé,
- 18:24toi,
- 18:24à des masterclass,
- 18:25Angelica.
- 18:25Et en fait,
- 18:26j'ai toujours des retours positifs.
- 18:27Donc,
- 18:27ça aussi.
- 18:28Donc,
- 18:28petit à petit,
- 18:28je me suis dit,
- 18:29OK,
- 18:29c'est pas...
- 18:29Je veux que ce soit accessible.
- 18:31mais quand même,
- 18:31les gens vivent des moments de ouf.
- 18:32Je crée des liens.
- 18:34Je reçois plein de messages de gens qui ont travaillé ensemble,
- 18:36qui se sont revus.
- 18:37Et c'est compliqué.
- 18:38Donc,
- 18:38en fait,
- 18:38c'est plein d'éléments qui font que je me dis,
- 18:40bon,
- 18:40alors,
- 18:40qu'est-ce que ça vaut maintenant ?
- 18:42Quand tu regardes un peu ce qui se passe autour sur les dîners,
- 18:44quand tu vas au restaurant à Paris,
- 18:45ben,
- 18:4570 euros,
- 18:4680 euros,
- 18:46tu les payes.
- 18:47Si c'est un anniversaire,
- 18:48tu payes peut-être le double presque,
- 18:51parce que voilà.
- 18:52Donc,
- 18:52moi,
- 18:52je propose ça,
- 18:54un dîner,
- 18:54une masterclass.
- 18:55On apprend des choses,
- 18:56on fait des rencontres.
- 18:57Et il y a mon travail en plus.
- 18:59Donc,
- 18:59qu'est-ce que je fais ?
- 19:00200 balles la soirée,
- 19:01vous croyez ?
- 19:02Non mais voilà,
- 19:02donc en fait,
- 19:02c'était un peu...
- 19:04C'est pour ça que,
- 19:05comme je disais,
- 19:05je veux être accessible,
- 19:06j'ai mis un prix en me disant,
- 19:07voilà,
- 19:07j'ai ça comme charge.
- 19:08Effectivement,
- 19:09ce qui sort du compte,
- 19:10il y a ça.
- 19:11Donc déjà ça,
- 19:11les gens sont obligés de le payer.
- 19:13Je ne vais pas leur offrir.
- 19:14Après,
- 19:15je me dis,
- 19:15allez,
- 19:16ça dépend de l'intervenant,
- 19:17est-ce qu'il est rémunéré ou pas,
- 19:18parce que selon le...
- 19:21s'il y a une marque,
- 19:22l'intervenant va être payé.
- 19:23S'il n'y a pas de marque,
- 19:23on voit.
- 19:24Et maintenant,
- 19:24de plus en plus,
- 19:25j'essaye de payer les intervenants parce que c'est aussi du travail qui m'accorde.
- 19:30Et tout ça.
- 19:30Et voilà,
- 19:30en fait,
- 19:31c'est tout ça.
- 19:31Et ensuite,
- 19:32la question,
- 19:32moi,
- 19:33comment je me paye ?
- 19:33Donc ça,
- 19:34je ne le mets pas vraiment.
- 19:34Je me dis,
- 19:35allez,
- 19:35ça vaut peut-être ça,
- 19:36allez,
- 19:36par personne.
- 19:37Et voilà.
- 19:38Mais tu vois,
- 19:38c'est sur ça,
- 19:39c'est là l'étape sur laquelle je suis actuellement au bout d'un an et demi,
- 19:42c'est de me dire quel est mon business model,
- 19:44comment je gagne l'argent,
- 19:45pourquoi ?
- 19:46Voilà,
- 19:46je travaille sur ça en ce moment.
- 19:47Mais il n'y a pas de modèle.
- 19:49Du coup,
- 19:49non.
- 19:50J'aurais plein de choses à dire.
- 19:52C'est un petit test.
- 19:53En fait,
- 19:53nous,
- 19:53on t'a invitée pour faire notre petit modèle.
- 19:57j'ai plein de choses à dire
- 19:59La difficulté à se chiffrer,
- 20:01déjà,
- 20:02pour la faire courte,
- 20:03tu peux mettre absolument le prix que tu veux,
- 20:05mais derrière,
- 20:05il faut le vendre à ce prix.
- 20:08Et en fait,
- 20:08il n'y a pas de prix juste.
- 20:10Il y a un prix que tu décides qui fait sens pour toi et c'est celui que tu vends.
- 20:14Beaucoup de gens choisissent un prix bas parce que du coup,
- 20:16ils n'ont pas besoin de vendre derrière.
- 20:18Ça leur permet d'éviter cet édame,
- 20:21d'expliquer la proposition de valeur,
- 20:22de cibler et de trouver les bons mots pour la bonne personne.
- 20:28Mais ce que j'allais dire,
- 20:28c'est que ce que tu chiffres,
- 20:30ce n'est pas le temps passé,
- 20:32c'est le résultat.
- 20:33Tu te fais payer pour l'impact de tes dîners,
- 20:35de tes masterclass.
- 20:36Et l'impact,
- 20:37il est immense en termes de développement de réseau,
- 20:39en termes de connexion au business,
- 20:40en termes de développement intellectuel et aussi de rareté.
- 20:43Là,
- 20:43je te dis,
- 20:45tu peux au moins chiffrer le double sans marketing particulier.
- 20:48Et si tu rajoutes un élément d'exclusivité,
- 20:50de marketing,
- 20:53c'est un peu comme tu veux.
- 20:53Peut-être pas 1000 balles,
- 20:55mais dans les 200-250 balles,
- 20:56facile.
- 20:58Ben écoutez,
- 20:58on va voir tout ça.
- 21:01Mais c'est ça,
- 21:01c'est vrai que c'est difficile.
- 21:02C'est une très bonne question d'Angélica,
- 21:03parce que c'est vraiment le truc où tu n'as pas de modèle,
- 21:05comment tu fais ?
- 21:06Et à part ce que je disais tout à l'heure,
- 21:08le fait d'être seule,
- 21:09quand tu te lances,
- 21:09alors il y a plein d'incubateurs,
- 21:10il y a des formations.
- 21:12J'ai l'impression d'avoir testé un million de trucs et j'en suis au même point.
- 21:15Donc en fait,
- 21:17quand tu n'es pas entourée d'entrepreneurs,
- 21:18quand tu n'es pas coachée vraiment avec une seule personne en one-to-one,
- 21:21c'est trop difficile,
- 21:22je trouve.
- 21:23cette partie chiffrage,
- 21:24elle est très difficile et pour moi,
- 21:25c'est le truc le plus difficile.
- 21:26Et où je m'éclate le moins,
- 21:27forcément.
- 21:28Mais c'est vital,
- 21:30en fait,
- 21:30parce que sans ça,
- 21:31en fait,
- 21:32c'est le fondement.
- 21:32Et sans cette base-là,
- 21:33en fait,
- 21:34je ne pourrais pas aller plus loin.
- 21:36Donc,
- 21:36je l'ai compris il y a peu.
- 21:37Enfin,
- 21:37non,
- 21:37je l'ai toujours compris,
- 21:38mais je travaille sur ça depuis peu pour devenir rentable à un moment donné et que je puisse en vivre,
- 21:44surtout.
- 21:46Parce qu'au bout d'un moment,
- 21:46j'imagine que les femmes,
- 21:47elles peuvent,
- 21:48comme tu l'as dit tout à l'heure,
- 21:48c'est un espèce de découragement et tu avais une super idée que les gens ont réussi à mettre en place,
- 21:52en l'occurrence,
- 21:53plus de femmes.
- 21:54Donc,
- 21:54c'est vraiment,
- 21:54c'est génial.
- 21:55Et après,
- 21:55des fois,
- 21:56ça va se jouer au final à ne pas avoir mis son prix à sa juste valeur et ça va se casser la gueule.
- 22:01Alors qu'en fait,
- 22:02tout était là pour que ça fonctionne.
- 22:04C'est ça qui est triste et que du coup,
- 22:05toutes les auditrices qui nous entendent,
- 22:06si vous avez des superbes idées,
- 22:09il faut continuer à y croire et à les mettre en place,
- 22:11à les chiffrer et ne pas avoir peur de devenir un peu un homme de ce côté-là.
- 22:15Parce que je trouve que c'est,
- 22:16en tout cas,
- 22:17c'est ce que je comprends de ce que tu es en train de nous expliquer.
- 22:19Et puis,
- 22:19tu as un véritable,
- 22:20après,
- 22:20tu as le déséquilibre aussi.
- 22:21Tu es là,
- 22:22tu donnes tout.
- 22:23Et d'ailleurs,
- 22:24tu ne gagnes pas.
- 22:25Donc,
- 22:25à un bout d'un moment,
- 22:26il y a de la frustration qui se crée,
- 22:27puis tu es énervé,
- 22:28puis tu es triste.
- 22:30C'est une succession de sentiments négatifs et tu te demandes,
- 22:33mais à quoi bon ?
- 22:35J'en suis pas arrivée là,
- 22:37heureusement.
- 22:38Mais je pense qu'il y a des femmes qui doivent le vivre comme ça.
- 22:40Et peut-être,
- 22:41on dit femmes parce que,
- 22:42comme tu disais,
- 22:42je pense que c'est plutôt les femmes.
- 22:43Et même quand tu regardes les chiffres des levées de fonds,
- 22:46des investissements,
- 22:46etc.,
- 22:48c'est les mecs qui sont à la tête.
- 22:51À la tête de société,
- 22:51quand c'est des mecs qui sont à la tête,
- 22:53les levées de fonds,
- 22:54etc.,
- 22:54ça les connaît et ils y arrivent très,
- 22:56très bien.
- 22:57Ils arrivent à sortir de l'argent,
- 22:58à saisir les banques,
- 22:59à avoir des prêts,
- 23:00etc.,
- 23:00alors que les femmes,
- 23:01je crois qu'elles ont beaucoup plus de mal.
- 23:04Il y a du sexisme aussi dans ce milieu-là.
- 23:06C'est pour ça qu'il y a autant de cercles d'entrepreneuses femmes qui s'entraident,
- 23:09parce que c'est plus difficile quand on est femme d'obtenir un prêt,
- 23:13malheureusement.
- 23:14Et pourquoi ?
- 23:16Ah ben,
- 23:17on est femmes.
- 23:17Oui,
- 23:19c'est aussi cash que ça.
- 23:19Les banques font moins confiance aux femmes.
- 23:22Puis même,
- 23:23il y a un rapport aussi,
- 23:24je pense,
- 23:24parce que tout ce qui est business angel et tout,
- 23:26généralement,
- 23:27c'est quand même des hommes.
- 23:28Donc du coup,
- 23:29je pense qu'il y a un truc plus facile d'homme à homme,
- 23:31de se faire confiance.
- 23:32Il y a un truc de rapport de poteau et tout.
- 23:35Alors qu'avec une femme,
- 23:37de toute façon,
- 23:37l'argent entre hommes et femmes,
- 23:39j'ai l'impression qu'il y a quand même quelque part,
- 23:42lointain,
- 23:42en fait,
- 23:43il y a un sujet.
- 23:43quand même là-dessus,
- 23:44un peu un tabou,
- 23:45tu vois,
- 23:46et du coup,
- 23:47effectivement,
- 23:47comme c'est un monde très masculin,
- 23:48j'ai l'impression...
- 23:49Enfin,
- 23:50c'est plus qu'un peu féminin,
- 23:51mais...
- 23:51Les femmes qui peuvent avoir leur compte en propre sans l'autorisation de leur mari,
- 23:5540 ans,
- 23:55c'est rien,
- 23:55c'est une génération,
- 23:56et ça reste longtemps dans la tête.
- 23:58Il n'y a qu'à comparer l'éducation financière des garçons versus les filles.
- 24:02Leur éducation financière,
- 24:02c'est sur les économies,
- 24:04les coupons de réduction,
- 24:05l'argent du foyer,
- 24:06il ne faut surtout pas faire de grosses dépenses,
- 24:07il ne faut pas faire de folie en shopping,
- 24:08parce qu'il y a cette image de la femme frivole qui va dépenser l'argent durement gagné par son mari alors que chez les hommes.
- 24:13L'éducation financière,
- 24:14c'est investir,
- 24:15miser.
- 24:16Et puis bon,
- 24:17si on se plante,
- 24:17ce n'est pas grave,
- 24:18ça fait partie du truc.
- 24:19Mais ce n'est pas du tout la même chose.
- 24:20Donc,
- 24:20je pense que les femmes souffrent de ces stéréotypes.
- 24:22De toute façon,
- 24:23les femmes ne savent pas gérer l'argent,
- 24:24ce qui est faux.
- 24:25Parce que c'est juste que les femmes n'ont pas toujours l'éducation financière qui permet de gérer l'argent.
- 24:28Ça,
- 24:29c'est vrai.
- 24:29Mais c'est une question d'information et pas une question de capacité.
- 24:32C'est très positif tout ça.
- 24:33Et d'ailleurs,
- 24:34on est en septembre et bientôt,
- 24:35je n'ai pas encore la date,
- 24:36mais je vais faire une masterclass sur ça,
- 24:37sur l'investissement des femmes.
- 24:39Ah,
- 24:39c'est super.
- 24:41Il faut éduquer les femmes là-dessus.
- 24:44C'est compliqué.
- 24:45Mais en fait,
- 24:45je pense qu'il faut nous éduquer.
- 24:47Il nous manque plein de choses à l'école,
- 24:50dans l'éducation scolaire,
- 24:51etc.
- 24:51Et je trouve que ça,
- 24:52ça devrait être la base.
- 24:54Gérer son argent,
- 24:55comprendre les fondements,
- 24:56les mécanismes,
- 24:57etc.
- 24:57Et je trouve que quand tu te lances comme ça,
- 24:59mais même quand tu es en CDI,
- 25:01quand tu arrives et que tu as ton premier salaire,
- 25:03déjà,
- 25:03il faut comprendre le brut,
- 25:04le net,
- 25:04et puis après,
- 25:04tu as tes charges.
- 25:06C'est compliqué,
- 25:06on ne nous l'inculque pas.
- 25:07Alors en plus,
- 25:08quand tu te lances à ton compte...
- 25:09Tu as des taxes qu'il faut payer les impôts.
- 25:15C'est un dossier particulier et on ne nous l'apprend pas.
- 25:18Ça peut être un frein,
- 25:20ça,
- 25:20par exemple,
- 25:20on en parlait un peu en off,
- 25:21de justement se dire,
- 25:22on a une idée,
- 25:23mais en fait,
- 25:23la mettre en place,
- 25:24cette peur des chiffres,
- 25:25fait en sorte que finalement,
- 25:27on ne va pas y aller.
- 25:28Ah oui,
- 25:28complètement.
- 25:29Ça freine beaucoup de projets.
- 25:30De toute façon,
- 25:31je ne sais pas comment je vais monter ça.
- 25:32Je ne sais pas quelles structures.
- 25:32Je ne sais pas comment faire payer ni combien.
- 25:34Moi,
- 25:35je n'ai pas l'esprit câblé pour l'entrepreneur.
- 25:38Moi,
- 25:38aujourd'hui,
- 25:38je suis coach.
- 25:39Je coache d'autres femmes.
- 25:40Mais je n'ai pas toujours eu ces mindsets-là.
- 25:42Je n'ai pas toujours eu ces mécanismes-là.
- 25:44C'est une déconstruction qui a pris quelques années.
- 25:48Et il y a encore quelques...
- 25:49En 2016,
- 25:50je crois que c'était,
- 25:51je disais à quelqu'un qui je m'associais à l'époque pour créer un studio,
- 25:54il faut que tu fasses la partie commerciale parce que moi,
- 25:55je ne suis pas câblée pour ça.
- 25:57Ce qui,
- 25:57aujourd'hui,
- 25:58me fait doucement sourire parce que voilà,
- 26:01on a tellement de préjugés sur la vente et sur ce que c'est,
- 26:04alors que c'est du relationnel en réalité,
- 26:06avec des chiffres.
- 26:07Mais c'est beaucoup de relationnel.
- 26:09Donc si on est fort en relationnel,
- 26:10on peut être fort en vente et on peut gagner beaucoup d'argent.
- 26:12Mais complètement.
- 26:13Surtout les femmes.
- 26:14Franchement,
- 26:14il y a un truc de...
- 26:15Quand on est hyper sensible,
- 26:17on est hyper créatif et empathique.
- 26:19On peut d'autant plus utiliser ce muscle pour connaître le besoin réel de la personne.
- 26:25Il y a le besoin qu'elle va exprimer comme ça verbalement,
- 26:27mais il y a le besoin aussi qu'elle va exprimer par son non-verbal et par les choses qu'elle ne dit pas.
- 26:31Et quand on est femme,
- 26:31je pense qu'on sait entendre ça beaucoup plus peut-être qu'un homme.
- 26:35Mais on n'utilise pas.
- 26:36les forces qu'on a à notre disposition à cause de ces barrières mentales.
- 26:39C'est vrai,
- 26:39c'est hyper intéressant,
- 26:41cette espèce de subtil qu'on capte.
- 26:42Et de toute façon,
- 26:43c'est un peu dans l'anticipation aussi,
- 26:45j'ai envie de dire comme une mère avec ses enfants.
- 26:47Même si du coup,
- 26:47on revient à un truc un peu primaire.
- 26:49Mais c'est ça,
- 26:50tu vois,
- 26:51c'est vrai qu'on a l'impression de sentir le besoin de l'autre avant qu'il n'ait plus,
- 26:54on est vachement à l'écoute de l'autre.
- 26:55C'est toujours pareil,
- 26:56si tu regardes,
- 26:57si tu le mets ça du côté des qualités ou si tu mets ça du côté des défauts.
- 27:04la rubination,
- 27:04la pensée sur soi qui va faire obstacle.
- 27:06Parce qu'on va se voir faire les choses,
- 27:07on va se juger en train de le faire.
- 27:08Mais si on s'extrait de l'équation,
- 27:10par exemple,
- 27:10si on est dans un job,
- 27:12je ne sais pas,
- 27:13je suis dans une boutique de mode et il y a quelqu'un qui me demande de l'aider,
- 27:17je vais dire ça,
- 27:18ça va vous aller,
- 27:19il n'y aura pas d'affect en fait.
- 27:20Et c'est comme ça qu'il faut gérer la relation commerciale,
- 27:23sans affect,
- 27:23sans se mettre dans l'équation.
- 27:25Et limite,
- 27:27l'objectif,
- 27:27ce n'est pas que la personne achète,
- 27:28c'est que la personne soit renseignée.
- 27:31Qu'elle voit qu'on peut l'aider,
- 27:32que par rapport à sa problématique,
- 27:33oui,
- 27:34ça match et on va pouvoir vous aider.
- 27:35Ou non,
- 27:36on ne va pas pouvoir vous aider,
- 27:37mais je connais quelqu'un qui pourrait vous aider.
- 27:39Qu'elle reparte avec quelque chose dans tous les cas.
- 27:42Ok,
- 27:42donc le but,
- 27:43c'est qu'une personne qui vient te voir,
- 27:44elle reparte avec quelque chose et que de toute façon,
- 27:46elle sente que tu as compris son besoin.
- 27:49Oui,
- 27:49les commerciants,
- 27:49on les appelle souvent les conseillers de vente.
- 27:51Ce n'est pas pour rien,
- 27:52ce mot conseil,
- 27:52il n'est pas bullshit.
- 27:53parce qu'un bon commercial,
- 27:54c'est quelqu'un qui fait du service et du conseil,
- 27:57qui renseigne la personne.
- 27:59Un mauvais commercial,
- 28:00c'est celui qui va essayer de pousser son produit à n'importe qui,
- 28:02à n'importe quel prix.
- 28:02Et ça,
- 28:03c'est juste insupportable et ça fait chier tout le monde.
- 28:05Et c'est pour ça aussi que les femmes ont tellement de blocages par rapport à la vente parce qu'elles ne veulent pas faire ça.
- 28:09Mais ça,
- 28:09c'est du mauvais commercial.
- 28:10Ça,
- 28:10c'est du commercial poussif,
- 28:11patriarcal,
- 28:13sans...
- 28:14Intelligence,
- 28:15on va dire.
- 28:15Voilà,
- 28:16j'ai lâché le mot en P.
- 28:19Sans intelligence,
- 28:19sans le consentement,
- 28:20en fait.
- 28:22On travaille beaucoup sur le marketing du consentement,
- 28:24marketing éthique,
- 28:25même si je ne devrais pas dire ça parce que,
- 28:27de base,
- 28:27le marketing n'est pas éthique.
- 28:29C'est juste la façon dont on le fait.
- 28:30Mais c'est vrai qu'il y a un courant de
- 28:32« Moi, j'ai mon objectif de vente et je vais pousser pour l'avoir à tout près. »
- 28:35Et même si la personne,
- 28:36ce n'est pas un fit idéal,
- 28:37je vais quand même essayer de lui vendre un truc.
- 28:39Parce qu'il y a la pression derrière.
- 28:41On voit tout le système de la gratification,
- 28:43des commissions et du meilleur vendeur de l'année.
- 28:47Mais à l'inverse,
- 28:47il y a aussi un autre point du marketing qui est beaucoup plus éthique.
- 28:49C'est le marketing du consentement.
- 28:50On va demander à la personne « Est-ce que je peux te faire mon pitch ? »
- 28:52Et pas en mode « Je distribue des prospectus.
- 28:56Je sais pas si je peux te parler de ce que je fais,
- 28:57mais tout simplement,
- 28:57je vais lancer une conversation.
- 28:58Tu fais quoi ?
- 28:59ok moi je fais ça ah bon et ça consiste en quoi et en fait on va attendre que la personne nous pose des questions on va demander régulièrement est-ce que tu veux que je t'en parle est-ce que je peux te faire une offre ou est-ce que tu veux que je t'envoie un devis plutôt que de partir du principe que c'est OK et qu'on peut la matraquer d'email ou de coup de fil.
- 29:14C'est une forme de lâcher prise,
- 29:15en fait.
- 29:16Quand on est sûr de soi,
- 29:17pour moi,
- 29:17si je peux résumer tout ce que je comprends,
- 29:18quand on est sûr de soi,
- 29:19qu'on est ultra aligné et qu'on est sûr de sa valeur,
- 29:22en fait,
- 29:22on va aller aussi parler à des gens en disant « Mais de toute façon,
- 29:24moi,
- 29:25mon truc,
- 29:25j'en suis certaine.
- 29:26Donc,
- 29:26je n'ai pas forcément besoin de te le vendre,
- 29:27mais en t'en parlant,
- 29:28je pense que tu vas en avoir besoin. »
- 29:30Et à ce moment-là,
- 29:31du coup,
- 29:32la personne,
- 29:32elle va venir tranquillement l'acheter.
- 29:34Et quand on est détaché,
- 29:35ça se passe très bien.
- 29:36Je suis une très bonne venteuse.
- 29:36C'est très précis.
- 29:40Non mais oui,
- 29:40et puis à se détacher du regard des autres,
- 29:42je crois.
- 29:44qu'on soit dans une carrière classique,
- 29:45c'est-à-dire CDI,
- 29:46etc.,
- 29:46ou qu'on soit à notre compte,
- 29:47ou qu'on soit comédienne.
- 29:49Je crois que ce truc-là,
- 29:50il est aussi important et qu'il faut le mettre sur la table.
- 29:54En fait,
- 29:55on est tout le temps stressé par le regard des autres,
- 29:57alors qu'on devrait se dire qu'on a le pouvoir sur les autres.
- 30:00J'ai vraiment l'impression,
- 30:01moi,
- 30:01quand je parle,
- 30:02j'ai l'impression que les gens me stressent.
- 30:04C'est comme si c'est eux qui me maîtrisaient.
- 30:06Alors qu'en fait,
- 30:06avec ce que je dois raconter,
- 30:07normalement,
- 30:07c'est moi qui devrais les maîtriser.
- 30:09Et ça aussi,
- 30:10c'est important,
- 30:11il faut s'en détacher.
- 30:12Si tu veux bien vendre,
- 30:13c'est aussi se dire que la personne en face,
- 30:16elle l'achète ou pas,
- 30:16ça lui appartient au final.
- 30:17Le résultat que ça va avoir,
- 30:20ça ne m'appartient plus à partir du moment où j'ai vendu mon truc ou que j'en ai parlé.
- 30:23Ça ne m'appartient plus.
- 30:25Quand les gens viennent dans mes masterclass,
- 30:26je me suis vachement détachée de ça.
- 30:27Je me dis que les gens viennent,
- 30:28tu as payé.
- 30:29Si tu as passé un mauvais moment,
- 30:30je ne peux pas faire plus.
- 30:32Moi,
- 30:32j'ai tout fait pour que tu kiffes.
- 30:33Si tu repars de là stressée,
- 30:35énervée,
- 30:36déçue,
- 30:36ça ne m'appartient plus.
- 30:37Mais c'est sur le...
- 30:39Dis pas ça !
- 30:41Dis pas que les gens repartent stressés de tes masterclass.
- 30:43Non,
- 30:43ils ne le font pas.
- 30:44Non,
- 30:44non,
- 30:44jusque-là,
- 30:45ça ne m'est pas arrivé.
- 30:45Mais après,
- 30:46je me dis que ça m'a...
- 30:47Tu vois,
- 30:48même ça,
- 30:48le fait d'anticiper le pire.
- 30:50C'est ça,
- 30:50c'est comme ça.
- 30:51Je suis comme ça.
- 30:52Mais je crois qu'on est...
- 30:54On est beaucoup faits.
- 30:55On est comme ça à imaginer la formation.
- 30:58C'est comme ça que les femmes parlent de leur travail.
- 31:00Que ce soit en networking ou quand elles se présentent,
- 31:02elles vont l'aborder par le côté un peu négatif.
- 31:05Oui,
- 31:05bon,
- 31:05j'ai rien inventé.
- 31:06C'est pas moi qui ai emprunté les talks,
- 31:08tu vois.
- 31:09Non mais si tu avais inventé quelque chose c'était vachement bien comme tu t'es présentée
- 31:13Non oui bien sûr que j'ai inventé Oui mais tu commences par dire
- 31:17Non mais ça c'est vrai et souvent alors que je n'ai pas fait cette expérience là je pense souvent à ça et je me dis si la personne vient et qu'elle n'a pas apprécié avant d'arriver dans ma masterclass je me dis ça s'il y a des gens qui n'ont pas apprécié c'est pas de ma faute ça ne m'appartient plus mais c'est vrai que tout le temps systématiquement c'est
- 31:33un point sur lequel j'appuie C'est une peur en fait Ouais.
- 31:37Et puis ça me fait penser aux candidatures spontanées.
- 31:39Moi,
- 31:39j'ai l'impression,
- 31:40je me demande d'ailleurs,
- 31:40j'aimerais bien voir le ratio hommes-femmes des candidatures spontanées,
- 31:43parce que souvent,
- 31:44tu te dis,
- 31:44« Attends,
- 31:45on ne m'a pas demandé,
- 31:46ils n'ont pas besoin de moi,
- 31:47tu n'oses pas envoyer. »
- 31:47Souvent,
- 31:48moi,
- 31:48j'ai dit à des copines,
- 31:48« Envoie une candidature spontanée là. »
- 31:50Enfin,
- 31:50ils ne m'ont pas attendu.
- 31:51Puis s'ils n'ont pas mis d'annonce,
- 31:53ça veut dire qu'ils n'ont pas besoin.
- 31:54Et puis alors,
- 31:56qu'est-ce que moi,
- 31:56je vais apporter ?
- 31:57Tu vois,
- 31:58il y a toujours ce truc de genre,
- 31:59je fais pas parce que de toute façon ça sert à rien tu vois déjà c'est calé quoi c'est
- 32:05Et ça,
- 32:05c'est surtout,
- 32:06on vit toujours par rapport à l'autre.
- 32:08Donc,
- 32:09je pense que c'est aussi une grosse peur quand on fait le chiffrage.
- 32:14C'est con,
- 32:14mais même quand tu vas demander une promotion,
- 32:17tu vois.
- 32:18Tu as l'impression que tu vas demander un truc de ouf et que le mec en face,
- 32:23il ne va pas être forcément d'office,
- 32:25il ne va pas être d'accord.
- 32:26Mais c'est parce qu'en fait,
- 32:27on ne se met pas à sa juste valeur.
- 32:31Et en fait,
- 32:31on a toujours peur de ce qu'il pourrait penser de notre travail,
- 32:33etc.
- 32:34Alors qu'en fait...
- 32:35C'est ta matière grise,
- 32:35c'est ton travail,
- 32:36tu sais de quoi tu es capable,
- 32:37tu sais que tu mérites la promotion,
- 32:38mais même comme ça,
- 32:39tu vas avoir tendance à mettre six mois à vous demander un rendez-vous,
- 32:42à demander une augmentation.
- 32:43Et moi,
- 32:43ça,
- 32:44ça m'a toujours fait...
- 32:45C'est comme les gens qui demandent des congés ou des trucs et qui flippent.
- 32:49Ça me dépasse parce que je suis en mode...
- 32:51Enfin bon,
- 32:51la société sans ta matière grise,
- 32:53elle n'existe pas.
- 32:54Donc,
- 32:54il faut arrêter d'avoir ce rapport où l'employeur,
- 32:56il est plus important que l'employé.
- 32:58Oui,
- 32:58parce que c'est lui qui va te payer et que ça va t'aider à vivre.
- 33:01mais en réalité sans toi ça ça n'existe pas non plus
- 33:05On va inciter toutes nos auditrices à demander des augmentations pour être payées à l'heure juste avant la fin de l'année.
- 33:11Petite deadline,
- 33:12qu'est-ce que tu en penses ?
- 33:12Si on met des deadlines cachés ?
- 33:15Moi,
- 33:15j'aime beaucoup le fait de se mettre des deadlines un peu arbitraires de « à telle date,
- 33:18je demande ça »
- 33:19parce que sinon,
- 33:19les choses n'avancent pas.
- 33:20Si on attend qu'émotionnellement,
- 33:22on se sente aligné pour faire une chose,
- 33:23c'est mort,
- 33:23on ne le fera pas.
- 33:24Et souvent,
- 33:24on attend qu'émotionnellement,
- 33:26on se sente aligné.
- 33:27C'est vrai.
- 33:27On vous prend un petit rappel,
- 33:28peut-être le 1er décembre,
- 33:29pour savoir si vous avez trouvé votre...
- 33:31On essaiera de le mettre dans une des émissions pour voir si...
- 33:33Ou votre congé sabbatique,
- 33:35ou vos 5 semaines d'un coup,
- 33:37vos congés sans solde,
- 33:38ou alors de demander une après-midi.
- 33:40Moi,
- 33:40je me rappelle quand j'étais à l'ambassade,
- 33:42ma mère commençait à être malade,
- 33:43etc.
- 33:44Et bref,
- 33:44j'avais besoin de temps et je n'étais pas bien.
- 33:46Et en fait,
- 33:46je commençais à me dire,
- 33:49ça me saoule d'être salariée.
- 33:51Et en fait,
- 33:51j'ai réussi à négocier pour le même salaire,
- 33:54Deux après-mois,
- 33:54deux libres.
- 33:55Et je finissais à midi 30,
- 33:56je ne sais plus si c'était mercredi ou vendredi.
- 33:59Et tu as une diplomate qui est donc sur un autre statut que le mien en plus,
- 34:04qui vient me voir et qui me dit
- 34:06« attends, je dois demander ça à l'ambassadeur,
- 34:08mais peut-être que j'ai envie de t'envoyer vu que tu as réussi à négocier deux après-midi » .
- 34:12Et j'étais là,
- 34:12je ne comprends pas.
- 34:13Elle a fait,
- 34:13non,
- 34:13je ne sais pas comment tu as fait.
- 34:14Elle était hyper surprise.
- 34:16Mais en fait,
- 34:17j'ai tapé à sa porte un matin.
- 34:18Je suis arrivée à 8h en fait.
- 34:19Et il m'a appelé parce que j'étais en retard.
- 34:21Il m'a dit,
- 34:21vous êtes arrivée en retard ?
- 34:22Oui,
- 34:22oui.
- 34:22Je lui ai dit,
- 34:23attendez,
- 34:23j'arrive à vous voir.
- 34:24J'ai ouvert la porte de son bureau en disant,
- 34:25en fait,
- 34:26je suis fatiguée,
- 34:26il me faut deux aprèmes.
- 34:27C'est soit ça,
- 34:28soit rien en fait.
- 34:29Je ne lui ai pas donné le choix.
- 34:30Et s'il n'avait pas voulu,
- 34:31il m'aurait dit ciao.
- 34:32Et là,
- 34:32il m'a dit,
- 34:33je réfléchis.
- 34:34Deux heures après,
- 34:34il m'appelle,
- 34:34il me dit,
- 34:35alors si vous faites ça comme horreur,
- 34:42Enfin,
- 34:42je savais qu'en tout cas,
- 34:43mon travail était cool et qu'il était content de moi et que si je lui demandais deux aprèmes,
- 34:46je pourrais fournir le même travail sur un autre créneau.
- 34:50Et est-ce que tu penses que tu es arrivée avec ton cœur parce que tu n'avais pas le choix et qu'à un moment donné,
- 34:54ton cœur prenait le dessus et c'était ça où tu n'avais plus peur de partir,
- 34:56que tu n'avais pas le choix ?
- 34:58Peut-être,
- 34:59peut-être.
- 34:59Je ne sais pas.
- 35:01Après,
- 35:01j'ai vraiment,
- 35:03avec toute mon expérience,
- 35:04etc.,
- 35:04tous les tafs que j'ai faits,
- 35:05j'ai toujours eu ce truc où en fait,
- 35:07il n'y a aucun taf qui est le taf de ma mère.
- 35:10Il n'y a aucune société,
- 35:11je n'ai jamais travaillé dans la société de ma mère.
- 35:13J'ai toujours eu ce rapport-là.
- 35:14Je n'ai pas peur,
- 35:15je m'en fous,
- 35:15je suis en CDI.
- 35:16Si je dois quitter le CDI,
- 35:17je quitte le CDI.
- 35:19Mon rapport au travail est particulier parce que je suis très libre en fait.
- 35:22Donc je n'ai jamais été angoissée,
- 35:23oppressée.
- 35:24Donc effectivement,
- 35:25il y a peut-être le cœur parce que tu as la maladie,
- 35:27parce qu'à ce moment-là,
- 35:29j'essayais depuis longtemps de faire un bébé,
- 35:30je n'y arrivais pas,
- 35:30j'étais épuisée par la vie.
- 35:32Et en même temps,
- 35:33du coup,
- 35:33je voyageais un peu moins alors que j'adore le voyage.
- 35:35Il y avait plein de choses,
- 35:36effectivement.
- 35:37Donc,
- 35:37quand je suis allée le voir,
- 35:37c'était soit ça,
- 35:39soit rien.
- 35:39Bon,
- 35:40au final,
- 35:40non.
- 35:41C'est comme une base de négociation.
- 35:42Oui,
- 35:42c'est clair.
- 35:43Exactement.
- 35:43Donc,
- 35:43je suis allée avec tout ça.
- 35:44Et en même temps,
- 35:45tout en sachant que ce n'est pas la société de mon rep.
- 35:48Enfin,
- 35:49tu vois,
- 35:49c'est qu'il accepte ou pas.
- 35:51En fait,
- 35:51c'est...
- 35:52Tu te mettais en premier,
- 35:53quoi.
- 35:53C'était toi en premier.
- 35:55Oui.
- 35:56Et comme le jour où je suis partie de l'ambassade,
- 35:58je me suis choisie.
- 35:59C'est un moment où j'avais besoin d'être à mon compte.
- 36:02Et j'ai fait ce choix-là.
- 36:03aujourd'hui je dis pas que ça sera le choix de toute ma vie
- 36:06Peut-être qu'à un moment donné,
- 36:07je vais retourner dans le salariat et parce que j'en aurais besoin et parce qu'on ne sait pas ce que la vie nous réserve.
- 36:12Et je ne suis pas du tout fermée à ça.
- 36:13Si demain,
- 36:14je dois aller reprendre un taf quelque part,
- 36:16même caissière,
- 36:16je le ferai.
- 36:17Ou demain,
- 36:18tu revends Mindset Studio pour des milliards.
- 36:21Et après,
- 36:21tu te la coudes douce.
- 36:22C'est ça aussi ce qu'il faut.
- 36:23Exactement.
- 36:24Ça,
- 36:24oui,
- 36:24voilà.
- 36:25Ça,
- 36:25c'est l'option la plus probable.
- 36:27Moi,
- 36:27j'ai des potes auto-entrepreneurs.
- 36:28C'est ça,
- 36:29en fait.
- 36:29Les gars,
- 36:29ils ont créé des trucs en disant,
- 36:30je le crée.
- 36:31Ça marche et je le revends pour des millions.
- 36:32Et en fait,
- 36:33leur base,
- 36:33c'est ça.
- 36:33Ce n'est pas je le crée pour essayer d'avoir un SMIC,
- 36:36tu vois.
- 36:36Et c'est ça qui est...
- 36:37On revient sur le film.
- 36:38Mais tu vois,
- 36:39c'est prendre ça comme un SMIC.
- 36:41Exactement.
- 36:42Et puis,
- 36:43quand on fait un métier passion,
- 36:44on considère que le fait de faire ce métier,
- 36:45c'est déjà une forme de rémunération.
- 36:47Et donc,
- 36:48on ne va pas aller pousser à la négo sur les tarifs.
- 36:51On ne va pas les revaloriser parce que,
- 36:53déjà,
- 36:53je fais quelque chose qui me plaît.
- 36:55Et en plus,
- 36:56je dois être paie.
- 36:56Non,
- 36:56mais attendez,
- 36:58ce n'est pas possible.
- 36:59Ça serait trop beau.
- 37:01C'est possible.
- 37:02Mais complètement.
- 37:03Je voudrais dire,
- 37:04une femme qui hésite,
- 37:05ou personne,
- 37:05homme c'est femme d'ailleurs,
- 37:06qui hésite en se disant je ne sais pas si j'ai ce qu'il faut,
- 37:08si j'ai la carure.
- 37:09En fait,
- 37:09cette carure,
- 37:10elle s'acquiert.
- 37:10Ce n'est jamais inné.
- 37:13Tout le monde a des qualités innées qui sont peut-être créatives,
- 37:16relationnelles,
- 37:17analytiques,
- 37:17j'en sais rien.
- 37:17Et ça,
- 37:18c'est ce qui va faire sans doute votre prestation,
- 37:21votre offre.
- 37:21Mais tout à côté,
- 37:23vous le construisez au fur et à mesure.
- 37:24Et par contre,
- 37:25il faut y aller.
- 37:25Ça ne s'apprend pas en amont,
- 37:26en réfléchissant auparavant.
- 37:28Ça s'apprend sur le terrain.
- 37:31Et ça,
- 37:31c'est génial,
- 37:32en fait.
- 37:33Parce que nous,
- 37:33ne serait-ce que notre exemple avec le podcast,
- 37:35on n'a pas réfléchi,
- 37:36en fait.
- 37:37On s'est lancé.
- 37:38On s'est lancé et on a appris en faisant.
- 37:40Et franchement,
- 37:41on apprend encore tous les jours.
- 37:43Après,
- 37:43on va gagner de l'argent,
- 37:44c'est prévu.
- 37:46Mais c'est sûr,
- 37:48parce qu'on y croit.
- 37:49Mais c'est vrai qu'on n'a pas réfléchi.
- 37:51Et que je pense que c'est ce qu'on vous disait en Europe.
- 37:52Si on avait vachement réfléchi,
- 37:53au tenant aux aboutissants de tout,
- 37:55la réflexion aurait fait en sorte qu'en fait,
- 37:57on aurait croulé sur des...
- 37:59potentielle projection de choses,
- 38:01de comment ça allait se passer et tout,
- 38:03on se serait dit,
- 38:04mais en fait,
- 38:04on n'a pas les capacités,
- 38:05en fait,
- 38:05ça va être trop compliqué.
- 38:06En fait,
- 38:06non.
- 38:07Mais sauf qu'en fait,
- 38:08oui,
- 38:08parce qu'en le faisant,
- 38:09chaque jour,
- 38:10chaque minute s'enchaîne.
- 38:12C'est quand on a les projections,
- 38:13on a l'impression que ce bloc-là,
- 38:14il va devoir être fait en trois minutes.
- 38:16Et c'est impossible,
- 38:17en fait.
- 38:18Mais au final,
- 38:19ça se passe bien.
- 38:20Et franchement,
- 38:21on ne regrette pas du tout de ne pas avoir réfléchi,
- 38:22quoi.
- 38:23Tu regrettes ?
- 38:24Ben non.
- 38:26Il y a eu un silence en direct.
- 38:27Je suis écoutée,
- 38:28non ?
- 38:29Non,
- 38:29mais c'est vrai,
- 38:30c'est pour ça qu'il faut se lancer.
- 38:31Mais après,
- 38:32je pense aussi qu'il y a peut-être,
- 38:34je ne sais pas,
- 38:34mais j'ai l'impression que notamment...
- 38:38En France,
- 38:39parce que j'ai l'impression qu'aux États-Unis,
- 38:41par exemple,
- 38:41t'as plus le rêve américain,
- 38:42on te laisse plus la possibilité.
- 38:43Si tu te lances,
- 38:44c'est pas grave,
- 38:44tu te relèves.
- 38:45J'ai l'impression que même les enfants,
- 38:47tu vois,
- 38:47je sais pas,
- 38:47toutes les vidéos même qui passent sur Instagram,
- 38:49les enfants qui se regardent à la glace,
- 38:50qui disent « je suis super,
- 38:51le monde m'appartient,
- 38:51machin et tout » .
- 38:52Alors qu'en France,
- 38:53presque on est encore au beau dédane.
- 38:54Enfin,
- 38:55tu vois,
- 38:55t'as eu des mauvaises notes,
- 38:56t'es au fond de la classe.
- 38:57Tu vois,
- 38:57enfin,
- 38:58j'ai l'impression que de se planter sur des choses,
- 39:02c'est un échec,
- 39:02que si t'as pas des super notes c'est un échec
- 39:06En fait,
- 39:06on ne te valorise pas,
- 39:07tu vois,
- 39:07parce que des fois,
- 39:07on peut te dire,
- 39:08ah ben,
- 39:08tu n'as pas des bonnes notes,
- 39:09mais par contre,
- 39:10en dessin,
- 39:10tu es super.
- 39:10Peut-être effectivement,
- 39:11artistiquement.
- 39:13Et en fait,
- 39:13c'est non,
- 39:14il faudrait être un peu bon en tout.
- 39:16Et puis,
- 39:17ne surtout pas se planter,
- 39:18parce que si tu tombes,
- 39:19tu ne te relèves jamais.
- 39:20Et j'ai l'impression que c'est une mentalité qui fait que nous,
- 39:22on a vachement gardé ça.
- 39:23Et la peur de l'échec,
- 39:24on n'a pas le rêve américain dans les...
- 39:28C'est la valorisation de l'échec aux Etats-Unis.
- 39:30C'est quand tu...
- 39:31Souvent,
- 39:31en général,
- 39:31dans ton CV,
- 39:32si tu dis que tu t'es planté mais que tu t'es remonté ?
- 39:35C'est génial parce qu'en fait,
- 39:35tu sais te planter et tu sais rebondir.
- 39:37Quand tu n'es jamais planté,
- 39:38tu ne sais pas rebondir.
- 39:39Du coup,
- 39:39moi,
- 39:40si je t'embauche et que je me dis que tu vas te planter,
- 39:42je ne sais pas si tu vas réussir à te relever.
- 39:44Alors que quand tu es déjà relevé une cinquantaine de fois,
- 39:46j'exagère,
- 39:46mais au moins quelques fois,
- 39:47tu connais le chemin.
- 39:48C'est ça ?
- 39:49Donne-nous ton expertise.
- 39:50Pardon,
- 39:51mais même tu vois sur un CV aux États-Unis,
- 39:53tu as un tour du monde.
- 39:54Ils vont le prendre comme un plus.
- 39:56Ça va être enrichissant parce que du coup,
- 39:58tu parles plusieurs langues,
- 39:58parce que tu comprends plein de cultures et tout.
- 40:00Ici,
- 40:00tu dis,
- 40:00j'ai arrêté un an pour faire un tour du monde,
- 40:02on te regarde avec des gros yeux,
- 40:03c'est genre,
- 40:04mais c'est bon,
- 40:04le gars,
- 40:04c'est un chômeur,
- 40:05il veut voyager.
- 40:06Mais je pense que ça a tendance à changer.
- 40:08Après,
- 40:09je suis d'accord avec toi sur ça et que moi,
- 40:11j'ai toujours supposé qu'aux États-Unis,
- 40:13enfin,
- 40:14j'ai toujours pensé,
- 40:14je ne sais même pas parce que je ne connais pas de gens qui sont là-bas,
- 40:18mais j'ai l'impression que là-bas,
- 40:19tu peux avoir fait un master de géographie et être avocate.
- 40:22J'abuse,
- 40:23évidemment.
- 40:23Non,
- 40:24évidemment.
- 40:25Mais vous avez compris l'idée.
- 40:26Alors qu'en France,
- 40:27non,
- 40:27et j'ai l'impression que ça a
- 40:30Je le vois dans les gens que je rencontre,
- 40:32parce que tu vois,
- 40:34c'est nous qui allons éduquer la future génération et j'espère que ça sera ce truc-là de,
- 40:37en fait,
- 40:37tu peux faire plein de trucs dans ta vie.
- 40:39Moi,
- 40:39ma petite nièce,
- 40:40elle a passé son bac,
- 40:41elle a commencé l'art,
- 40:42elle a fait une première année.
- 40:44C'était inenvisageable pour elle de changer alors qu'elle n'était pas épanouie.
- 40:47Et on a dû lui mettre dans la tête,
- 40:48mais ce n'est pas grave,
- 40:50c'est normal.
- 40:51Tu ne sais pas qui tu es encore,
- 40:52tu as 18 ans,
- 40:54tu vas apprendre.
- 40:54Et nous,
- 40:55autour de nous,
- 40:55moi,
- 40:55dans ma famille,
- 40:56on a presque tous des diplômes et on travaille dans autre chose au final.
- 40:59Et on commence,
- 41:00et moi je rencontre plein de gens qui sont avocates et qui finalement aujourd'hui sont fleuristes,
- 41:04parce qu'à l'époque on valorisait pas ces trucs-là,
- 41:06de se dire si tu vas en CAP c'est un peu la honte en fait,
- 41:08ou alors si t'es en pro c'est que t'es pas très fort en général donc c'est pas très bon.
- 41:13Alors que maintenant les gens commencent à faire des reconversions,
- 41:16changent de métier,
- 41:17vont dans les trucs avec fond de la cuisine.
- 41:21Donc c'est pour ça que je pense que ça commence à changer,
- 41:23parce que nous,
- 41:23notre génération,
- 41:24elle est confrontée à ce truc où on a dû faire des études,
- 41:26parce que déterminisme social,
- 41:27parce qu'il fallait réussir,
- 41:28parce que Bac plus 5,
- 41:29parce que l'argent,
- 41:31et qu'on commence à se dire,
- 41:32mais en fait,
- 41:32nous-mêmes,
- 41:33on n'est pas épanouis dans ce cheminement-là,
- 41:36donc on va un peu changer les choses derrière.
- 41:38Je ne sais pas,
- 41:39maintenant,
- 41:39Kasia,
- 41:40tu peux...
- 41:40Je trouve qu'en France,
- 41:41il y a une seule façon d'être bon,
- 41:42en fait,
- 41:42c'est ça qui est dommage,
- 41:43alors que,
- 41:44pour répondre à ta question,
- 41:45on peut se planter parce qu'on a un ensemble de talents qui...
- 41:49fonctionne davantage dans un autre secteur,
- 41:51dans une autre profession.
- 41:52On ne va pas valoriser ça.
- 41:53On va comparer une espèce de norme globale de bac général,
- 41:58voie S,
- 41:58ingénieur,
- 41:59ou grande école,
- 42:00et ensuite poste,
- 42:01cadre,
- 42:01manager,
- 42:02etc.
- 42:02Et en gros,
- 42:03si tu n'es pas dans cette voie-là,
- 42:04tu as raté ta vie.
- 42:05Quand on regarde ce qui se passe ailleurs dans le monde,
- 42:06ne serait-ce qu'en Allemagne,
- 42:07juste à côté,
- 42:08où la voie technique est beaucoup plus encouragée et valorisée.
- 42:11Il n'y a pas de stigmate social,
- 42:13justement,
- 42:14à envoyer ton gamin en brevet technique,
- 42:16parce que
- 42:18déjà les cloisons sont moins étanches on peut repasser en voie générale mais aussi parce que on travaille plus vite,
- 42:23on gagne bien sa vie et il n'y a pas ce côté voie générale c'est la voie royale.
- 42:30On est quand même en France dans une société d'élite,
- 42:32mine de rien c'est un pays monarchique et les choses bougent mais beaucoup plus lentement que ce qu'on aimerait.
- 42:38Après nous on est à Paris donc du coup on a plus accès à l'économie et en plus on est dans l'économie parisienne où les choses sont plus possibles.
- 42:45C'est aussi la même chose.
- 42:46Moi,
- 42:46je ne suis pas parisienne.
- 42:48Moi,
- 42:48je viens de Nice.
- 42:49Pareil.
- 42:51C'était vraiment,
- 42:51si tu vas...
- 42:53Pas en général,
- 42:53c'est vraiment que tu n'es vraiment pas douée et que tu vas finir dans un métier hyper dévalorisé.
- 42:59Tu vas finir coiffeuse.
- 43:01Il y a des coiffeuses qui gagnent hyper bien leur vie,
- 43:02qui sont hyper épanouies parce qu'elles adorent faire ça.
- 43:04Tu peux avoir une énorme carrière en étant coiffeuse.
- 43:06Interventionnelle.
- 43:07Ce n'est pas qu'une voie de garage.
- 43:09Mais moi,
- 43:09c'était vraiment...
- 43:10alors que j'étais en province.
- 43:11Je pense que c'est un peu partout pareil.
- 43:12C'est vraiment un truc de français.
- 43:13Oui,
- 43:14mais je pense qu'à Paris,
- 43:14ça évolue un peu plus.
- 43:16On est plus confrontés à plein de gens qui ont plein de carrières et on a compris,
- 43:20je pense,
- 43:20que dans une vie,
- 43:20on pouvait avoir plein de vies.
- 43:23Ça commence peut-être.
- 43:24Je ne pense pas que ce soit une norme.
- 43:25Il y a encore plein de gens qui sont hyper classiques dans leur parcours et à qui ça va très bien d'ailleurs puisque on n'est pas obligés de changer.
- 43:32on peut très bien être content de ce qu'on a,
- 43:34etc.
- 43:35Mais je pense que oui,
- 43:36et puis nous,
- 43:36tu vois,
- 43:37avec tous les potes comédiens qu'on a,
- 43:38entrepreneurs,
- 43:39etc.
- 43:40C'est ça,
- 43:40en fait,
- 43:40et on est confrontés ici,
- 43:41je trouve que ça brasse pas mal.
- 43:43Et du coup,
- 43:43quand tu es confronté à des gens qui font un peu la même chose,
- 43:45moi,
- 43:45par exemple,
- 43:45désolé la famille si on m'entendait,
- 43:47mais là,
- 43:48je suis descendue.
- 43:48Et en fait,
- 43:51ils ne comprennent pas qu'on passe autant de temps sur le podcast sans être rémunéré.
- 43:55Ça,
- 43:56c'est un truc vraiment que ma famille ne comprend pas.
- 43:58Ils me regardaient comme si j'étais une extraterrestre,
- 44:01tu vois.
- 44:02Ouais.
- 44:03Mais ça,
- 44:03c'est un truc ici,
- 44:04pour nous,
- 44:04c'est normal.
- 44:05Moi,
- 44:05j'ai plein de potes.
- 44:05C'est un business plan sur trois ans.
- 44:08Maman,
- 44:09ma sœur,
- 44:09ne vous inquiétez pas,
- 44:10ça va arriver.
- 44:11Vous aurez votre villa au balai.
- 44:13Non,
- 44:13je déconne.
- 44:15Mais vraiment,
- 44:15et je trouve que c'est bien aussi pour ça qu'on en parle,
- 44:19parce que c'est vrai que c'est des choses qui mettent du temps.
- 44:22Est-ce que je peux rappeler que Facebook,
- 44:23ils n'ont pas fait d'argent pendant je ne sais pas combien d'années.
- 44:25Ils ont mis du temps à trouver leur business model avant d'être multibillionnaires.
- 44:30Il y a plein de sociétés aujourd'hui où toutes les startups ne sont pas du tout rentables.
- 44:34Elles ont des prêts,
- 44:35des trucs,
- 44:35elles arrivent à faire tourner la boîte.
- 44:38Mais elles ont des projections,
- 44:39comme tu disais tout à l'heure,
- 44:40sur six ans avant même d'être rentable.
- 44:43Donc ça,
- 44:44il ne faut pas l'oublier.
- 44:45Et puis,
- 44:45il y a un investissement autant monétaire,
- 44:47mais il y a aussi l'investissement de temps,
- 44:49de ce que tu es,
- 44:50de matières grises.
- 44:50Oui,
- 44:51l'investissement personnel,
- 44:52c'est aussi un investissement qui finira par payer.
- 44:54Bordel !
- 44:55Et est-ce que tu accompagnes justement des gens,
- 44:57par exemple comme nous,
- 44:58où tu as un business model ou alors justement comme toi aussi,
- 45:01Louisa,
- 45:02c'est deux choses différentes,
- 45:02c'est des choses qui existent ou qui n'existent pas encore,
- 45:05avec des idées de comment est-ce que ça pourrait être.
- 45:07Est-ce que toi,
- 45:07tu peux accompagner justement des personnes comme ça,
- 45:09qui ont des idées entrepreneuriales,
- 45:10qui sont en train de le faire,
- 45:11donc qui n'ont pas un problème de mise à l'action,
- 45:14mais justement pour inventer des façons de se rémunérer,
- 45:18inventer de nouvelles choses,
- 45:19quoi ?
- 45:19Ah oui,
- 45:20ça fait partie de l'accompagnement en coaching,
- 45:22il y a une partie consulting quand même.
- 45:24qui est assez importante en fonction de la problématique de la personne.
- 45:28On parle de croyances limitantes,
- 45:29mais il y a aussi un travail solide sur les opportunités,
- 45:33surtout le marché.
- 45:36Je recommande toujours de commencer par son marché à soi.
- 45:38Où est-ce qu'on est déjà intégré ?
- 45:39Où est-ce que les gens nous font confiance ?
- 45:41Et d'essayer de résoudre un problème dans ce marché-là,
- 45:44parce que ça va être beaucoup plus facile de vendre ses prestations à des gens qui nous connaissent déjà plus ou moins,
- 45:48même si c'est dans notre métier,
- 45:50qu'aller conquérir un nouveau marché.
- 45:52On a tous nos petits tips.
- 45:53Louis-Zag,
- 45:54nous on voulait savoir aussi comment est-ce que tu choisis tes intervenants ?
- 45:58Teux et intervenants parce que dernièrement tu as eu un homme.
- 46:00En fait alors moi déjà l'idée des masterclass c'est parce que je pense que je suis très curieuse à la base et que j'insistais à des talks,
- 46:06des conférences.
- 46:08Et en fait à chaque fois je me disais c'est trop bien mais moi je suis timide.
- 46:11Du coup t'es dans une salle de cinéma,
- 46:13t'as une invente première,
- 46:14il y a la réale,
- 46:15je ne pose pas de questions.
- 46:16Enfin c'est clairement évident en espérant que quelqu'un pose la question.
- 46:20Donc c'est parti un peu de ce truc-là et en me disant...
- 46:22En plus,
- 46:23moi,
- 46:23je suis très curieuse.
- 46:23J'aimerais tellement être dans des talks et poser des questions,
- 46:26échanger,
- 46:27repartir de là,
- 46:28rassasier,
- 46:29tu vois.
- 46:30Donc,
- 46:30c'est un peu venu comme ça.
- 46:31Et du coup,
- 46:31en fait,
- 46:31c'est un peu sur le même principe où je faisais les intervenants.
- 46:33C'est plutôt des sujets,
- 46:34je pense,
- 46:35qui m'importent,
- 46:36qui me concernent,
- 46:36qui m'intéressent.
- 46:38Tu vois,
- 46:38quand j'ai fait,
- 46:38par exemple,
- 46:39récemment,
- 46:39la création du podcast.
- 46:41J'ai pas de podcast,
- 46:41mais ça me passionne.
- 46:43J'en écoute beaucoup.
- 46:44Et malgré tout,
- 46:45ça m'intéresse de savoir comment on gagne de l'argent avec un podcast,
- 46:48tu vois.
- 46:49Et c'est vraiment comme ça.
- 46:50Ou alors feeling.
- 46:51C'est-à-dire que je vais aller quelque part ou alors je vais voir passer une info sur Instagram ou n'importe.
- 46:56Je vois une personne,
- 46:57c'est une personnalité et je me dis,
- 46:59elle,
- 46:59je la verrai bien.
- 47:00Et ce qu'elle dit et sa façon de le dire,
- 47:02j'ai envie de l'avoir dans une masterclass.
- 47:04Et là,
- 47:04je fais la démarche de la rencontrer,
- 47:06de discuter.
- 47:07Par contre,
- 47:08tous les intervenants,
- 47:08je les ai vus,
- 47:09je discute avec.
- 47:10Je prends beaucoup de temps avant de caler une date.
- 47:13Donc voilà,
- 47:14c'est comme ça que je fais.
- 47:16Ça part de moi.
- 47:17C'est un peu comme nous,
- 47:18en fait.
- 47:19complètement c'est des thèmes qui t'intéressent et en fait tu te rends compte que ça intéresse plein de monde et ce qui est cool dans les masterclass c'est que forcément les gens qui s'inscrivent ont tous un lien ou un point en commun et c'est comme ça aussi qu'il y a de la création de liens de réseaux et que les gens peuvent travailler ensemble ou se revoir ou aller déjeuner ensemble c'est
- 47:36que le thème il importe à tous autour de la table donc on est 10 à avoir un sujet qui nous tient à coeur et forcément quand tu passes une soirée et que tu arrives à 18h30,
- 47:4519h et que tu repars à 1h du mat et ben...
- 47:47Ça match et voilà.
- 47:50Et c'est pour ça que c'est important de bien choisir les thèmes aussi.
- 47:53Parce que parfois,
- 47:53les gens viennent pour le thème et pas pour l'intervenant.
- 47:55Ah oui,
- 47:55donc il faut quand même choisir.
- 47:57Oui,
- 47:57il faut que tu aies l'intervenant qui saura bien parler de son thème et un thème qui sera bien en avant,
- 48:02pas que l'intervenant en avant.
- 48:04Il faut que tout soit aligné.
- 48:05Et les thèmes peuvent être assez différents.
- 48:06Est-ce que tu peux nous donner quelques thèmes ?
- 48:08Oui,
- 48:08les thèmes,
- 48:09justement,
- 48:09souvent,
- 48:09on me pose la question.
- 48:10Moi,
- 48:10à la base,
- 48:10quand j'avais lancé le projet,
- 48:11j'avais un peu l'idée de faire un truc un peu entrepreneurial.
- 48:15On me dit justement,
- 48:16tout le monde est perdu quand on lance son projet.
- 48:18Il faut faire un truc autour de ça.
- 48:19Et c'est une amie à qui j'en parlais qui m'a dit non,
- 48:21mais c'est génial.
- 48:22Mais moi,
- 48:23en tout cas,
- 48:24je ne viendrai jamais.
- 48:25Pardon.
- 48:26Oui,
- 48:26en fait,
- 48:27moi,
- 48:28je m'en fous de venir savoir comment on fait un business plan vraiment ou les carrières des gens.
- 48:32Je ne sais pas trop mon délire.
- 48:33Elle est dans l'humanitaire.
- 48:34Enfin,
- 48:34voilà,
- 48:34c'est pas un autre monde pour elle.
- 48:36Et en fait,
- 48:36petit à petit,
- 48:37je me suis.
- 48:38penché sur le truc et je me suis dit,
- 48:39c'est vrai qu'en fait,
- 48:40il faudrait faire comme une école de la life.
- 48:42Les gens viennent,
- 48:43musclent leur cerveau,
- 48:44apprennent des choses,
- 48:46des choses qui parlent à leur cœur.
- 48:47Et donc,
- 48:47du coup,
- 48:48je me suis dit que j'allais faire des thèmes très variés.
- 48:50Récemment,
- 48:50je fais la création de podcast.
- 48:51On a fait une rupture du jeûne pendant le ramadan où c'est une jeune femme qui s'appelle Dina,
- 48:55qui est très spirituelle,
- 48:56très intelligente,
- 48:57qui est venue parler de son rapport à la religion.
- 48:59Et le thème,
- 49:00c'était le rapport au monde et le rapport à soi.
- 49:03Comment les deux sont liés.
- 49:04C'était très intéressant.
- 49:05là j'ai fait un réalisateur il n'y a pas longtemps qui a parlé de
- 49:08Comment,
- 49:08en fait,
- 49:09il a trouvé des financements pour mettre son film au cinéma tout seul.
- 49:13Ça peut être des entrepreneurs.
- 49:14C'est vraiment tous les thèmes.
- 49:16Tous les thèmes.
- 49:17On va faire le Human Design bientôt.
- 49:19Avec Ingrid,
- 49:20que nous,
- 49:20on a fait.
- 49:21Et que d'ailleurs,
- 49:21j'ai rencontré à une masterclass de Louisa sur la création de podcasts.
- 49:26Effectivement,
- 49:26ça fait des liens tout le temps.
- 49:28On l'a reçu il n'y a pas si longtemps.
- 49:30À la fin,
- 49:31au mois de juillet.
- 49:32Oui.
- 49:34Et non,
- 49:34mais voilà.
- 49:35Donc,
- 49:35ça peut être vraiment...
- 49:37plein de thèmes différents.
- 49:39Super,
- 49:39donc on va peut-être organiser un truc entre
- 49:42Mindset Studio et Flamme des années 80.
- 49:44Avec plaisir.
- 49:45On vous tiendra au courant.
- 49:47Oui,
- 49:47on s'était dit avec Angèle de faire un dîner,
- 49:49création de podcast et dîner en même temps.
- 49:51Et c'est ça,
- 49:52là,
- 49:52vraiment,
- 49:52je développe ça.
- 49:53C'est-à-dire que sur les prochains mois et sur la...
- 49:55Là,
- 49:56on est en septembre et voilà,
- 49:57ça fait plusieurs mois que je suis dessus et là,
- 49:58on va lancer.
- 49:59C'est vraiment des thèmes récurrents sur les mois.
- 50:01Donc,
- 50:01je vais en faire une par mois autour du cinéma,
- 50:03une par mois autour du sport,
- 50:04une par mois...
- 50:05J'essaye de trouver vraiment des concepts et de m'allier à d'autres concepts pour créer des choses encore plus folles.
- 50:10Parce que je pense que ça peut être intéressant.
- 50:12Et sur chaque domaine,
- 50:12il n'y a pas qu'un seul thème à traiter.
- 50:14Donc voilà,
- 50:15un peu comme ce que vous faites dans le podcast.
- 50:17C'est pour ça qu'on a des liens.
- 50:18On va les développer.
- 50:19Tu as vu,
- 50:19on a pris plein de cours pendant une heure.
- 50:21On les a tout de suite mis à exécution.
- 50:24Et on définira le bon tarif.
- 50:26Voilà,
- 50:27c'est ça.
- 50:27Kasia va nous aider.
- 50:28Et toi,
- 50:28Kasia,
- 50:29est-ce que tu as...
- 50:30Parce qu'on voyait avec les coachs et tout,
- 50:32souvent,
- 50:32elles ont un peu le...
- 50:33Le même thème qui revient.
- 50:35Est-ce que tu as des femmes qui veulent créer le même type d'entreprise à chaque fois qu'ils viennent à toi ?
- 50:39Ou est-ce que c'est très différent ?
- 50:40Non,
- 50:40c'est très varié.
- 50:41C'est vrai ?
- 50:42Les femmes qui viennent vers moi,
- 50:42c'est parce qu'elles raisonnent avec ma façon de parler,
- 50:44avec les choses que j'aborde et elles ont envie de travailler avec moi.
- 50:46Et c'est une dimension aussi importante de votre travail,
- 50:49c'est que les gens ne vont pas forcément vous choisir uniquement parce que vous faites du bon boulot,
- 50:52mais aussi parce qu'ils vous kiffent,
- 50:54ils aiment votre énergie,
- 50:55ils aiment juste l'idée de travailler avec vous,
- 50:57ça les enchante.
- 50:58Donc faites confiance à ça.
- 51:01Je trouve que des fois,
- 51:02on se met des barrières à nouveau en disant qu'il faut que mon travail soit irréprochable et parfait,
- 51:05comme si les gens choisissaient d'un point de vue ultra logique,
- 51:08comme à l'école,
- 51:08en fait,
- 51:08où on va être noté sur des trucs,
- 51:09alors que le feeling compte énormément.
- 51:11Et souvent,
- 51:12on me dit ça,
- 51:12il faut te mettre en avant,
- 51:13il faut que tu parles de toi,
- 51:14parce que les gens,
- 51:14il faut qu'ils aient l'impression de venir te rencontrer dans les dîners,
- 51:17qu'il y ait une atmosphère.
- 51:18Ça,
- 51:19c'est un conseil qu'on me donne tout le temps,
- 51:21parce que je ne le fais pas.
- 51:22C'est hyper difficile à recevoir ce conseil quand toi,
- 51:24tu n'as pas conscience de ton énergie,
- 51:26quand t'arrives pas à te dire mais ouais c'est vrai que les gens ils aiment bien me parler
- 51:30ils sont à l'aise avec moi.
- 51:32C'est dur de se dire ça.
- 51:33Les gens sont à l'aise avec moi,
- 51:34je dégage une énergie attirante.
- 51:36Tu vois,
- 51:36ça paraît fou pour les femmes.
- 51:38Pourtant,
- 51:38c'est ça qu'il faut,
- 51:40entre guillemets,
- 51:41identifier et maximiser.
- 51:43Et la meilleure façon de le faire,
- 51:45pour revenir sur un truc que tu as mentionné,
- 51:46Angelica,
- 51:47c'est l'instant présent.
- 51:48Quand tu es vraiment dans l'instant présent,
- 51:50connecté à ton énergie,
- 51:51tu dégages quelque chose de super attirant et de super posé.
- 51:53Et tu n'as pas besoin de manipuler,
- 51:55tu n'as pas besoin de sortir des trucs particuliers,
- 51:56juste d'être ancré dans ton corps.
- 51:58Est-ce que ça,
- 51:58ça va à toutes les sortes de business ?
- 52:00C'est-à-dire,
- 52:00par exemple,
- 52:00les filles ont un podcast.
- 52:01Est-ce que c'est aussi ça ?
- 52:03Est-ce que les gens vont écouter leur podcast parce que leur énergie leur plaît,
- 52:05etc. ?
- 52:07Alors,
- 52:07ça dépend.
- 52:08Tu sais,
- 52:09tu as l'audience chaude et tu as l'audience froide.
- 52:10L'audience chaude,
- 52:11c'est déjà les gens qui te connaissent,
- 52:13qui t'ont déjà rencontré,
- 52:14même si ce n'est pas tes amis.
- 52:15Ils ont entendu ton nom.
- 52:16Ils vont aller voir parce que c'est toi,
- 52:18parce qu'ils vont être curieux.
- 52:19Les gens,
- 52:19l'audience froide,
- 52:21les inconnus,
- 52:22en fait tu vas transmettre cette énergie à travers les supports de communication ça va être
- 52:26entre guillemets,
- 52:26ta marque,
- 52:27ton discours,
- 52:27ton logo,
- 52:28ça va te donner envie,
- 52:29ça va intéresser.
- 52:30Et au fur et à mesure qu'on met le doigt dans l'engrenage,
- 52:32on découvre toi derrière.
- 52:34Donc c'est toute une façon de te présenter,
- 52:36de nouer une relation avec les gens qui viennent dans ton espace pour montrer qui tu es.
- 52:42Pas pour séduire,
- 52:43mais pour montrer qui tu es et leur donner l'occasion de te choisir.
- 52:46Et à la fin,
- 52:46tu as tout gagné quand ton audience chaude et ton audience froide sont à peu près équivalentes.
- 52:52Ou...
- 52:53Bah non,
- 52:53puisque ton audience chaude,
- 52:54elle est déjà posée.
- 52:55C'est une évolution constante.
- 52:57C'est que ton audience chaude,
- 52:58elle va continuer de se réchauffer et elle va vouloir rester dans ton réseau.
- 53:02Ça va être tes clients,
- 53:03tes clients récurrents.
- 53:04Et l'audience froide,
- 53:05c'est,
- 53:05on va dire,
- 53:06le marché que tu conquers,
- 53:08entre guillemets,
- 53:08pour utiliser des termes un peu plus masculins,
- 53:11c'est quand tu développes ton business avec des nouveaux partenariats,
- 53:14des nouvelles opportunités,
- 53:15nouveaux clients.
- 53:16Donc,
- 53:16il y aura toujours du froid à réchauffer,
- 53:18en fait.
- 53:18On va venir comme ça.
- 53:19Ça arrive à la fin de l'édition.
- 53:21Oui.
- 53:22Quelle belle conclusion pour la rentrée.
- 53:24Toujours du foie à réchauffer.
- 53:26Et moi,
- 53:26j'ai un dernier conseil.
- 53:27C'est la fille qui ne veut plus s'arrêter,
- 53:28le micro.
- 53:29Non,
- 53:29mais on allait demander le petit mot de la fin.
- 53:31Non,
- 53:31moi,
- 53:32je ne sais pas,
- 53:32on n'a pas évoqué parce que je ne sais pas s'il est...
- 53:34clientes qui viennent te voir,
- 53:35elles sont toutes seules ou pas,
- 53:36je vois que vous êtes deux,
- 53:38et je pense qu'il faut,
- 53:39moi le conseil c'est être bien entourée,
- 53:41pas forcément dans son business,
- 53:42parce que j'ai toujours tendance à dire oui je suis seule,
- 53:44etc.
- 53:45Mais j'ai conscience que j'ai une chance folle,
- 53:47c'est d'avoir des amis qui me poussent à fond,
- 53:52si j'ai besoin de contrat,
- 53:53il y a mon frère qui est là,
- 53:53qui me balance des contacts,
- 53:55qui m'emmène dans ses rendez-vous.
- 53:56J'ai une de mes meilleures potes qui vient,
- 53:58qui fait le service,
- 53:59Cécile,
- 54:00qui vous a aussi fait le logo.
- 54:01Qui nous photographie.
- 54:02Et qui met toujours ça en ce moment,
- 54:03etc.
- 54:04Et en fait,
- 54:04j'ai quand même une belle base,
- 54:06même si c'est des gens qui ne sont pas vraiment dans le projet.
- 54:08Et voilà,
- 54:09moi,
- 54:09c'est un conseil,
- 54:10c'est d'être entourée,
- 54:11d'en parler,
- 54:11même à des gens qui ne sont pas entrepreneurs.
- 54:13Ça fait toujours du bien de recevoir des conseils de personnes qui peuvent être potentiellement des clients aussi.
- 54:17Voilà,
- 54:17ça,
- 54:18c'est mon petit conseil.
- 54:19Oui,
- 54:19parce que seule,
- 54:20on n'est pas grand-chose,
- 54:20en fait.
- 54:21À plusieurs,
- 54:21on est quand même plus fort,
- 54:22quoi.
- 54:22Exactement.
- 54:23Et quand on n'a pas cet environnement aidant ou juste connecté,
- 54:26il faut aller chercher.
- 54:28Parfois,
- 54:29ça veut dire payer pour être à des masterclass,
- 54:32à des dîners où on va rencontrer ce réseau.
- 54:34Parce que si notre réseau immédiat,
- 54:36c'est entre guillemets les moldus,
- 54:38c'est-à-dire des gens qui sont en CDI depuis des années,
- 54:40qui n'ont aucune conscience de l'entrepreneur,
- 54:42ça ne les intéresse pas.
- 54:44Évidemment qu'ils ne vont pas être aidants,
- 54:45même s'ils peuvent dire c'est super ce que tu fais,
- 54:47vas-y,
- 54:47continue.
- 54:48Ils ne vont pas forcément avoir ces contacts,
- 54:49nous emmener à un rendez-vous.
- 54:50Donc,
- 54:51il faut aller chercher et développer ce réseau.
- 54:52Et contactez Kasia !
- 54:54Au passage,
- 54:55franchement,
- 54:55le coaching,
- 54:57c'est pas parce que je suis coach,
- 54:58mais c'est quand même génial comment ça te déverrouille pas mal de choses.
- 55:01Il y a un avant-après.
- 55:03Et du coup,
- 55:03toi,
- 55:03tu es sur Paris,
- 55:04on peut te contacter aussi en visio pour tous les gens qui nous écoutent qui n'habitent pas à Paris.
- 55:07Moi,
- 55:07je travaille en visio sur toute la France et parfois en Europe,
- 55:10et on me contacte.
- 55:11Je suis souvent présente sur Instagram,
- 55:12donc Kasia Kozinski.
- 55:13De toute façon,
- 55:15on mettra ton petit lien.
- 55:17C'est là où je suis le plus présente,
- 55:18sinon j'ai un mail,
- 55:19mais qui se trouve très facilement sur mon Instagram.
- 55:21C'est génial.
- 55:22J'espère qu'on vous a donné la pêche pour ce début d'année,
- 55:25parce que maintenant qu'on est tous reposés après ces super vacances et avec tous ces conseils,
- 55:29on peut complètement conquérir le monde.
- 55:31Et on n'oubliera pas de vous faire un petit rappel le 1er décembre ou vers là,
- 55:35pour savoir si vous avez mis en place toutes vos idées.
- 55:39Un conseil,
- 55:40si vous voulez demander une augmentation,
- 55:42c'est calculer à quel point ça coûterait à votre entreprise de vous remplacer,
- 55:46parce que c'est ça qui va vous donner votre marge de négociation.
- 55:49combien de temps ils vont...
- 55:51mettre à trouver quelqu'un,
- 55:51parfois c'est deux semaines,
- 55:52parfois c'est un an.
- 55:54Ils vont d'autant moins vous lâcher s'ils vont mettre longtemps à vous remplacer.
- 55:57Est-ce que vous avez la main sur les dossiers ou est-ce que vos dossiers peuvent être repris facilement par quelqu'un d'autre ?
- 56:02En fait,
- 56:02si vous êtes remplaçable,
- 56:04votre marge de négociation sera plus faible.
- 56:06Mais si vous avez su créer,
- 56:09vous faire votre place et vous n'êtes pas remplaçable facilement,
- 56:12allez demander une augmentation parce qu'ils vont en plus perdre à vous perdre et à vous remplacer qu'à vous filer 200...
- 56:18200 balles nettes sur votre salaire mensuel.
- 56:21Ça,
- 56:21c'est un super conseil.
- 56:22Deadline,
- 56:231er décembre.
- 56:24Par contre,
- 56:24on aimerait bien être au courant quand même,
- 56:25parce que si vous avez gagné de l'argent en étant augmenté,
- 56:28on aimerait juste avoir un petit message.
- 56:29Et on prend que 10%.
- 56:30En tout cas,
- 56:34c'était joyeux,
- 56:35je voulais dire.
- 56:36Et puis,
- 56:37à la semaine prochaine.
- 56:39Oui,
- 56:39merci à vous.
- 56:40Merci de nous avoir reçu.
- 56:41Merci.
- 56:44Flamme des années 80.
- 56:46Le podcast.
- 56:47qui allume la femme.