Latest / Cap sur Ikigai / Du luxe des marques au luxe d'être aligné
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- Violaine: Bonjour Hélène ! Question fatidique que je pose à tout le monde. Peux-tu commencer donc par te présenter et refaire un petit point sur la situation dans laquelle tu trouvais la première fois que tu es venu vers moi Hélène: Bonjour ! bien sûr. Alors je m'appelle Hélène, je suis à Paris depuis maintenant un petit moment. Pour situer dans l'ensemble, moi j'ai fait des études d'art appliqué, j'ai commencé ma carrière en tant que graphiste, ensuite j'ai travaillé dans le stylisme de mode, donc designer, à réaliser des collections d'accessoires de bagagerie. J'ai refait une formation à CAP Marocainerie Suite à ça, ⁓ J'ai fait plusieurs stages dans différentes entreprises dont une grosse maison de luxe et j'étais engagée chez eux pour faire autre chose, pour faire de la broderie sur des sacs. Et actuellement je travaille toujours pour cette maison. Donc j'ai fait quand même pas mal de choses, pas mal de reconversions dans ma vie, métier plutôt créatif. mais je pense qu'à un moment je me suis perdue dans ce monde de productivité et j'ai eu besoin de trouver du sens, de savoir qu'est-ce que je fais au final de ma vie. Est-ce que ça me plaît, je suis un peu perdue, je ne plus trop où j'en suis dans mes créativités. Je pense que c'était vraiment ça quand je suis venue te voir. Psychologiquement, ça n'allait pas très fort. J'étais, je pense, à un point d'un burn out. j'ai commencé à regarder, non à écouter les podcasts de psychologues.net je m'en rappelle très bien et je t'ai écouté sur plusieurs podcasts sur le IKIGAI parce que le IKIGAI m'a toujours intéressée j'ai toujours essayé de le faire moi-même mais j'y arrivais pas du tout je savais pas comment comment lier en fait tout ça je faisais des bulles ça ressemblait à rien du tout j'arrivais pas à aller au bout en fait de ce truc Et puis je pense que je t'ai écouté aussi sur le syndrome de l'imposteur. Et donc je me suis dit tiens, j'aime bien ce qu'elle raconte, c'est intéressant donc j'ai envie d'aller voir. Et c'est comme ça que je suis tombée sur toi, ce que tu proposais sur les kigaï. Et voilà. Violaine: on a pris rendez-vous, on a commencé à lancer. ⁓ Hélène: on a pris rendez-vous et en fait tout s'est fait en visio parce qu'on n'était pas dans la même ville physiquement et je sais pas, je trouvais qu'immédiatement il y eu un feeling très simple, très fluide, même façon de penser même façon de questionner, d'aller chercher, tu vois, toujours et en fait c'était tellement intéressant, tellement... enrichissant. En fait j'avais besoin de ma bouffée d'oxygène, vois, de ma dose de violène pour aller bien. Donc je pense que ça m'a permis, moi d'abord, avant tout de me soulager psychologiquement, d'apprendre à me connaître. Ça c'était très important. Et d'être en phase en fait avec qui je suis et de vraiment aller chercher loin. Et en même temps, c'était très simple de me questionner et en fait si ça ne va pas déjà soi-même, ça ne pas aller dans un autre environnement. Donc je pense que c'était vraiment ça, mon questionnement c'était, ouais, allez bien, me faire du bien et m'aider à avancer parce que je suis bloquée dans un truc qui ne rend pas heureuse, quoi. Violaine: Ouais, tout à fait. Et merci ta description, que, voilà, spoiler la fin, tu n'as pas ⁓ complètement de métier, voilà, mais peut-être un cheminement, un réalignement, vraiment on peut dire ça. Et ce qui était vraiment, et ça n'enlève rien à la force de ce réalignement, ce qui me semble intéressant c'est qu'on a essayé de travailler sur plusieurs niveaux. Il y avait vraiment ce, est-ce qu'il est nécessaire de partir pour trouver cet alignement ? Est-ce qu'on peut le trouver en restant à l'intérieur de la maison dans laquelle tu te trouves ? Parce qu'elle offre de nombreuses opportunités. Voilà, il y a quand même une histoire avec cette maison, un passé. En fait, tu la connais très bien, donc tu pouvais être aussi moteur pour apporter de nouvelles idées. Vraiment la question de se dire où est-ce que je peux apporter ma plus grande contribution pour faire grandir à la fois qui je suis et qui j'ai envie d'être et ce que je veux apporter au monde. Et voilà avec des allers-retours à la fois presque sensoriels de comment est-ce que toi tu le sentais et en même temps des actes posés pour discuter avec la DRH, pour aller rencontrer d'autres personnes qui étaient à leur compte. Hélène: Mmh. Violaine: les voyages que tu as pu faire aussi, enfin il y a eu beaucoup beaucoup de déformations que tu t'es vraiment posé à question de les réaliser ou pas. ce je trouve vraiment chouette là-dedans c'est que dans cette autorisation qu'on s'est donnée d'utiliser en fait toute la matière que tu avais à l'époque où on s'est rencontré, et puis d'être très clairvoyant sur le fait que si on n'est pas bien quelque part, comment sait-on si ce côté pas bien, on n'en mènera pas après ? Et ça c'est quelque chose qui me semble très très important à bosser parce que en fait je me suis rendue compte bien souvent, et ça a été aussi mon cas, de se dire « ouais, je largue tout, je pars Hélène: He Violaine: au moins ça donne la sensation qu'il se passe quelque chose. Voilà, je vais pouvoir dire que… Et là on est dans le côté ralbol et puis j'ouvre une nouvelle page de ma vie et puis parfois, pour certaines personnes, ça se passe super bien ça, d'accord C'est pas forcément mal. Mais parfois c'est un peu de la poudre aux yeux. Parfois, on peut aussi un peu regretter ça. ce que je te disais tout à l'heure quand on préparait un petit peu cet enregistrement, plus le réalignement, cette demande de réalignement, est forte, elle est puissante, elle est nécessaire, plus à mon avis, il est important de pouvoir prendre le temps pour comprendre ce qui se joue dans l'ici et maintenant, pour ne se gourer d'objectifs en fait, et pour se dire, qu'est-ce que... ⁓ que je suis dans une crise ? Est-ce que j'ai encore des choses à comprendre ? Et qui peuvent être intéressantes à comprendre, que sinon rien ne me dit que je vais l'emmener dans un nouvel projet professionnel et qu'en fait je vais être dans une redite permanente de mon mal-être. Est-ce que dans cette idée tout le temps de l'herbe est plus vert qu'ailleurs, ⁓ obligé, voilà. Qu'est-ce que je peux travailler sur moi pour... mieux comprendre comment est-ce que je peux me rapprocher de ma vérité forcément passer par force et frappa, et fracas, voilà, sans forcément passer par quelque chose de... Et du coup il me semble qu'on a eu un accompagnement qui était très doux, ⁓ ressens de la douceur, quelque chose qui allait chercher vraiment en profondeur. les questions existentielles, celles qui font qu'on a des grands, grands points d'interrogation et que voilà, on chenille mais avec authenticité, sincérité. Et ça ne veut pas dire que ça ne passait pas par 10 000 questions, ça je pense que tu vas peut-être nous en reparler ou en tout cas des idées de départ à l'étranger. Hélène: C'est ça. Mm-hmm. Je pense que je te rejoins sur plein de choses en fait. Je m'appelle très bien de ce moment où tu m'as demandé en combien de temps tu penses que ton projet va être réalisé et dans ma tête c'était, ⁓ bah l'année prochaine tu vois. Elle me dit, mais tu sais pour des gens ça peut prendre 5 ans, 10 ans. Et moi je me disais, ⁓ non mais ça va pas, trop long, c'est beaucoup trop long. Violaine: Ça va pas la tête, on va faire truc tout de suite ! Hélène: Il faut se laisser porter aussi, essayer des choses, rencontrer des gens, parler. ⁓ parler beaucoup, ça c'est un truc que je m'excite, c'est mon mari, parce que souvent il me dit tu parles trop, tu parles trop, tu annonces tout, puis après rien ne se passe. Ce qui peut être vrai, mais par exemple le projet je l'ai annoncé à la terre entière, évidemment. Je vous fais un teasing, mais en gros le projet n'a pas encore pris place. Violaine: ... Hélène: Mais toute la réflexion a été faite et tous les points principaux du projet sont dans ma vie actuelle. C'est-à-dire que j'ai réussi à amener toute cette ouverture dans ce que je fais actuellement. Et je pense que ça passe par tout ça en fait. Déjà réussir à s'aligner et à apporter tout ce qu'on souhaite, parce que c'est ça aussi l'Ikigai m'avais demandé ? Qu'est-ce que tu m'avais demandé ? je sais plus comment je vais te dire ça mais en gros l'alignement c'était moi quand j'avais dit moi je rêve d'associer le bien-être et un sens un retour à la créativité profonde tu m'as dit bah en fait c'est ça si tu as envie de te lever tous les jours pour faire un truc qui te plaît c'est juste ça tout simplement c'est pas la définition de on sort avec un métier et voilà c'est exactement c'est juste moi je me lève le matin et je suis heureuse Violaine: Oui. Oui. C'est pas je sors, pharmatienne, vétérinaire, parachutiste ou... Hélène: c'est juste simplement ça en fait, ils trouver la balance entre tout ça. Et... Violaine: Merci. Et ça me fait rebondir sur un sujet que je trouve hyper important et qui serait celui de la déontologie. Vraiment, quand on est en burn-out, c'était... Je pense qu'on peut dire que c'était ton cas quand on s'est rencontré. Pour moi, cette déontologie, a vraiment une place particulière à ce C'est-à-dire que c'est souvent le moment où on est le plus vulnérable qu'on doit prendre des décisions les plus... Hélène: Mm-hmm. Violaine: Or c'est justement à ce moment là qu'il faudrait être capable de faire un arrêt sur image pour comprendre ce qui est en jeu, comprendre ce qui se passe, reprendre une forme de maîtrise de soi-même se redéfinir tel qu'on en a envie. Or ce qui se passe souvent c'est qu'on est dans un tel état de stress et d'épuisement qu'il faut qu'il se passe un truc, que ça soit... ⁓ Hélène: Mmh mmh. Violaine: parte, qu'on coupe, parce qu'il quelque chose de... Il a une souffrance tout simplement et puis on veut arrêter la machine. Parfois, il y a aussi des événements quand on est salarié qui... ⁓ des conflits, des vexations. Souvent beaucoup de souffrance en fait avec parfois un deuil qu'on n'imagine pas et qui peut être très très fort. Hélène: on veut arrêter la machine, en fait. Violaine: même quand on a l'impression qu'on a envie de partir, qu'on n'en peut plus, il a quand même toute une partie de sa vie, on a passé au moins 8 heures avec des personnes pour réaliser quelque chose. ça ne se passe pas d'un coup d'un seul. Et du coup, je fais vraiment très, très, très attention à ça, à cette période-là. J'espère en tout cas, mais d'aller à votre rythme, il y a un moment pour agir, il y a un moment, pardon, pour penser et puis il a un autre ⁓ agir. C'est pour ça que dans mes accompagnements je différencie vraiment toute cette phase de réflexion pour arriver à un projet que j'appelle le projet racine dont tu vas nous parler dont tu as parlé déjà à beaucoup de monde et donc forcément qui va sortir parce qu'il déjà une énergie qui est en place tu vois enfin et la réalisation de celui là et plus encore une fois le projet est beau intéressant vivant en nous Hélène: Mm-hmm. Ha! Violaine: le plus il est important d'être dans des bonnes conditions pour le voir émerger. Et si on arrive à la fin des droits d'annualisation France Travail pour le réaliser et qu'on est bouffé par la peur que ça fonctionne par etc. C'est pas du tout le moment. Être en insécurité, franchement, ça ne me permet pas de bien avancer. Et donc, j'aime bien penser qu'il différentes phases, comme dans la nature il y a différentes saisons et que voilà, on loupe pas l'hiver, on ne loupe pas le printemps quoi. doit passer par nous parce qu'il y a quelque chose à nous apprendre et à nous faire comprendre, à nous faire ressentir. Et ça, ça confère vers cet alignement aussi, fameux alignement. Est-ce que tu peux nous parler de ce projet, de cette building ? ⁓ Hélène: projet ! En fait, ce projet, c'est vraiment une façon de vivre. C'est plus ça que, final, comme je te disais tout à l'heure, un métier, plus ça que j'aimerais, moi, mettre en place dans ma vie. Pour le moment, je ne peux pas le faire parce que je ne le vois pas là où je vis actuellement. Mais on va dire que dans toute ma réflexion, j'apporte un peu de ce que je veux dans mon quotidien. Tu vois la révélation, me disais tout à l'heure quand est-ce que ça a eu lieu ? Forcément ça a eu lieu avec notre échange, il y eu un éclique. Ça a eu lieu aussi parce que je me suis réautorisée, moi, à créer, chose que j'avais perdue. Je ne le faisais plus parce que c'était devenu mon travail et en fait je ne faisais pas pour moi, je le faisais toujours pour quelqu'un, pour une commande, mes recréés et faire quelque chose de mes mains. Violaine: Mmh. Hélène: qui peut paraître paradoxal parce que je travaille tous les jours avec mes mains, pas pour moi profondément et pas pour juste exprimer quelque chose. Donc j'avais besoin de ça et je me suis mis à faire de la lithographie. Et la lithographie, le principe c'est de dessiner sur une pierre et de pouvoir faire des tirages dans plusieurs impressions son dessin. Voilà, très simple ⁓ façon de faire. et de dessiner c'était quelque chose qui me terrifiait parce que j'avais plus du tout l'habitude et du coup face à la pierre en fait il n'y a pas un peu par droit l'erreur parce que quand on dessine c'est dessus et on peut pas l'enlever quoi il y avait ce truc là de ouf lâchez prise pis il faut y aller il y a pas le choix et je crois que ça ça a permis de me recentrer de me retrouver et de m'autoriser aussi à ne être dans la perfection et lâcher prise. cet atelier aussi, déjà le lieu est superbe, c'est avec Paris Atelier que je prends des cours. Mes profs sont géniales et mes camarades aussi, je les salue. Et en gros, y a quelque chose d'une lenteur extrême avec la lithographie parce qu'en fait les machines, les presses qu'on utilise ce sont des très vieilles presses en bois, elles sont immenses, donc il quelque chose dans le corps aussi qui très important. La pierre aussi, pense qu'elle relâche quelque chose en fait. Il y a quelque chose de vraiment très physique, magnétique avec la pierre. C'est très lent comme processus, il faut plein d'étapes. avant d'arriver à imprimer ce qu'on veut et on maîtrise pas du tout la technique en fait. Il y a des choses qui peuvent se passer parce que la pierre va réagir comme elle envie de le faire et donc il la lâcher prise aussi, il n'y a pas le choix. Donc dans cette technique, y a tout qui fait qu'on n'a pas le choix que d'essayer et d'expérimenter pour que ça marche, il se laisser aller. Et c'est très lent, très silencieux aussi. Parce qu'on est dans notre bulle à dessiner tout seul et en même temps il a de l'interaction avec les uns et les autres. Donc tout ça, m'a fait énormément de bien, je crois. Donc ça a été un déclic, voilà, aussi. Violaine: qui est très intéressant dans ce que tu dis, peut-être qu'on en reparlera après, c'est que quand je t'ai quitté, à la fin de notre accompagnement, il y avait quand même cette idée de faire une formation très chère qui te permettait de transmettre ce qu'il te paraissait important de transmettre. Hélène: Mm-hmm. Mmh mmh Violaine: à savoir, enfin c'est comme ça que moi je l'ai compris, dans cette maison dans laquelle tu es, il y a un processus créatif. Mais il n'est pas toujours mis à l'honneur. On va dire ça comme ça, mais c'est toi qui le diras mieux que moi. Or, je me souviens avoir eu de grands échanges avec toi sur la notion de luxe, en se disant, le luxe, est-ce que c'est le fait de créer, non pas de créer, de réaliser... et d'obtenir quelque chose qui vaut très cher, qui est exceptionnel. Ou est-ce que le luxe, aujourd'hui dans notre société de consommation, c'est par revenir à une forme d'essentiel, de vie plus intérieure, dans laquelle je mettrai pour le coup le mot création. D'un point de de la création, il est très fort, Hélène: Mm-hmm. Violaine: de la possibilité te sentir en vie dans un mouvement. Je me souviens qu'on a parlé du fait que est-ce que le luxe est le produit fini ou est-ce que le luxe aujourd'hui à un moment où on manque de temps, où on n'est que sur un objectif de marque, finalement ce n'est pas ce moment où on peut revenir à soi dans un mouvement complètement de... et où on touche la matière et on ressent son pouvoir et la sensation extrêmement agréable de pouvoir maîtriser quelque chose et de l'emmener vers autre chose et d'y poser son empreinte à soi, faire du message qu'on aura envie de créer. Hélène: En fait tu l'as vraiment dit, c'est ça. La question de tout en fait, de tout cet Iguillay, c'était vraiment retrouver son pouvoir. Et du coup pour moi, retrouver son pouvoir créateur, vois, c'était ça le plus important. Violaine: ⁓ ... Hélène: j'y arrivais pas du tout à trouver dans mon travail. Mais du coup, mais c'est ça en fait. C'est qu'est-ce qui fait que te sens vivante ? Parce que tous, on a tous cette force-là en nous, cette force créative. Que ce soit faire une recette de cuisine, créer de la poterie, inventer des concepts, enfin ça peut être très très large en fait. Violaine: Mmh. Mmh. Hélène: réussir à le retrouver et s'autoriser aussi à essayer, à pratiquer pour se réaligner en fait avec ses valeurs, c'est vraiment ça. Je que... J'ai eu plein de questionnements parce que tout ça c'était là mais c'était perdu. Et en fait de faire cet accompagnement là m'a permis aussi de remettre en valeur des mots, des notions, des concepts et vraiment de les illuminer et se dire ⁓ oui en fait ça je l'aime, je ne pas où il est mais il est là, ça aussi, ça aussi, ça aussi. Et de se rendre compte aussi dans le quotidien. où est-ce que c'est et comment je peux l'activer ou pas si je fais telle action, qu'est-ce que ça fait ? Donc tout ça, il y avait une résonance entre les deux. Et la notion de transmettre, a toujours été là. Peut-être inconsciemment aussi, mais j'ai besoin de l'humain, j'ai besoin de transmettre ce que je sais faire et de transmettre aux autres et de transmettre bien. Et j'ai vraiment cette notion-là vrai luxe pour moi c'est ⁓ des moments de qualité avec les gens. Transmettre des valeurs profondes, transmettre l'écoute aussi, l'échange et la création partout, la création tout le temps qui te rend heureux et qui te fait sentir vivant et peut-être utile à ce monde parce que tu fais quelque chose de tes mains, tu es fier de toi, tu viens de produire quelque chose. Donc en fait toutes ces réflexions-là elles sont venues naturellement. Je pense déjà trouver le Higeï avant moi. Violaine: C'est tout. Hélène: tout de suite ! l'idée c'était vraiment, si on parle du projet, bah c'est de réussir à connecter avec soi, donc de se réaligner, produire quelque chose de ses mains et en être fière en fait, c'est ça l'idée. C'est de transmettre, aider les gens aussi à se faire plaisir en fait, tout simplement. cette quête de... il fallait vite, il faut consommer, faut avoir plus, faut... non, juste... il faut prendre du temps pour soi et faire quelque chose de ses mains, quelque chose de très basique, qui fait qu'on est fiers de l'avoir fait en fait. Violaine: c'est pour ça que c'est très bien que tu n'aies pas fait cette école. ⁓ Hélène: Ouais. Parce que elle me coutait très cher. Donc on parlait tout à l'heure de la validation des acquis, tout ça. Moi, c'était pas forcément par un souci de ne pas se sentir légitime, pas trop, mais plus, ok, si j'ai besoin d'enseigner, de transmettre cette technique, j'ai besoin de savoir la faire moi-même pour la transmettre. Violaine: Oui. Hélène: Et en fait, les études, c'est bien. Moi, j'adore ça. Je pourrais me baigner là-dedans. Je pourrais passer ma vie à faire des études et apprendre. C'est super. Mais il a un moment, il y aller, quoi. Je pense. Parce que, parce qu'il faut expérimenter aussi soi. Il faut... Pour certaines personnes, ça va être important. Pour certaines disciplines, il faut des compétences, ça, c'est sûr. Il faut un savoir-faire. Il faut une logique. Violaine: ... Hélène: Mais dans mon cas, exemple, moi, c'est des choses que je fais depuis que j'ai 15 ans. Donc j'ai déjà tout ce truc là, en fait. au quotidien aussi, dans mon travail, pense que j'ai réussi à appliquer tout ça aussi, de savoir est-ce que cette compétence-là, je l'ai valide ou non. Oui. Ok. Est-ce que je sais organiser des choses ? Oui. Est-ce que je sais parler à des gens, me comporter correctement avec les gens, les recevoir avec l'humain ? Oui. Est-ce que je peux encadrer les gens ? Oui. Est-ce que... bête, ce que je peux au quotidien, est-ce que je peux gérer des fournisseurs, gérer des commandes, tout ça ? Oui, en fait je valide toutes ces petites choses là en fait, par mon travail, pour pouvoir ensuite un jour avoir ma propre entreprise. Parce qu'il y a le fantasme de je change de vie et Youpi, par exemple j'en parlais avec une amie qui elle a fait le choix de changer drastiquement de vie, donc... passer de travailler pour une très grosse entreprise qui fait de la publicité, à gérer des budgets à un million, et ensuite créer sa propre entreprise pour proposer des services de création, d'ateliers. Et on en parlait l'autre jour parce qu'en fait, je lui dit mais tu n'as pas quitté tout du tout au tout pour faire quelque chose de tes mains, tu as quitté une entreprise dans laquelle tu étais salarié pour être toi maintenant. de ta propre entreprise. Donc c'est pas pareil. On a le fantasme, je vais quitter ce job là pour faire un truc soit plus en rapport avec mes valeurs, de la nature, plus créatif, faire quelque chose, être artiste, peu importe. Faut pas oublier qu'en fait on est aussi entrepreneur et ça, ça s'apprend. Mais il y a cette notion là qui est très forte en fait, de ⁓ tout en fait. On gère sa création mais on gère tout. On gère sa compta, on gère son relationnel avec les clients, on gère si on a des salariés, enfin tout tout tout. Donc c'est une notion qui est très large. moi doucement, je suis un peu une tortue, mais parce que j'ai besoin de valider tout je pense dans ma tête avant de savoir est-ce que cette case là je l'ai ? Oui en fait. Je me fais confiance parce que j'ai une bonne étoile et que j'ai un bon instinct. Donc je sais que les choses elles vont arriver là où elles vont arriver. Mais je prends mon temps. Donc je me suis pas lancée tout de suite. Même si je le voulais, je désespérais à l'idée de tout plaquer et voilà. Violaine: Oui, oui, oui, mais non, tu as raison de trouver son rythme, mais en plus, ça irait à l'encontre de tes valeurs et de ce que tu prônes. voilà, quand tu es dans ta litho, l'idée, c'est pas d'aller super vite, c'est justement d'être dans le moment. Et quand je te disais, heureusement que tu n'as pas fait cette école, c'est que cette école, pour moi, du coup, aurait mis son pattern sur toi d'une certaine manière. Et je trouve ça plus intéressant de dire qu'en fait, tu es ta propre matière, que tu vas ensuite pouvoir donner aux autres. Hélène: Exactement. Violaine: pour pouvoir ensuite transmettre exactement ça aussi aux personnes que tu accompagnes. Et donc d'abord, être sûr de ce que tu veux effectivement apporter, puis d'en faire la preuve par toi-même en y passant par là. Et ensuite, en aller chercher effectivement les outils dont tu as besoin si tu veux le proposer à d'autres ce thème de la transmission, je me souviens qu'il est... Hélène: Mmh mmh. Violaine: il a apparu très vite dans nos échanges et je me souviens même qu'on est allé jusque dire mais mais si chacun peut se réaliser dans la matière et créer il n'y a plus de guerre il n'y a plus de compétition on arrive à faire ça mais c'est vrai en plus enfin je veux dire oui Hélène: Mm-hmm. Il y avait cette idée-là très forte de bienveillance, tu sais. Alors je ne plus si c'est toi ou si c'est un des documents que tu nous partages, parce que ça je trouve que c'est bien aussi d'en parler parce qu'on ne voit pas mais en fait tu nous fais tout un suivi et donc il a des questionnements, il a des choses à remplir, il a des temps de pause, il faut quand même réfléchir pas mal à se voir, il y a des choses que tu nous envoies à visionner aussi. Donc je ne plus si c'était un de ces trucs-là. Violaine: Non. Hélène: qui disait en gros si tu prônes la bienveillance et tu la réponds et ben ça fait un écho et après ça se partage et ça se développe et donc dans l'idée de il n'y a plus de guerre dans le monde plus on va être positif et plus on envoie de l'énergie positive plus ça va rayonner aussi autour de nous c'est sûr que le contexte Violaine: Ahahahah Hélène: actuel est difficile pour tout le mais projeter de la négativité c'est sûr que ça va renvoyer de la négativité donc ça passe aussi par tout ça tout ce projet des ikigai ça a été ça aussi se rapprocher des gens qui vont bien qui font du bien et qui ont des idées aussi qui ont des idées positives et des idées d'entrepreneuriat aussi et qui te disent c'est possible, il faut y aller, il faut le faire. Ça c'est important aussi quand on ne pas bien. Ouais. Violaine: faut essayer en tout cas. voilà, le il faut et pas... Mais oui, on a le droit. On a le droit. Il en a qui ont tracé le chemin avant. Et c'est bien parce que ça nous fait une habile transition vers la tribu Itygaï en fait, puisque tout le monde ne le sait pas, mais elle a été certainement pensée à travers les accompagnements que j'ai pu faire. Très souvent, il m'est arrivé de dire, mais tiens... Hélène: Oui. Violaine: tu me fais penser à telle autre personne que j'accompagne, prends son numéro. Et donc mon idée c'était de pouvoir vous réunir tous ici à Andernoest. Donc l'idée c'était une maison sur la plage, je la voyais et bon voilà je l'ai trouvé. Donc ça se passera en mai 2026 pour cette première rencontre. Et ce qui était drôle c'est que... tu m'as encouragée en ce sens et que j'avais eu des idées, tu en as eu encore d'autres et ça c'est pas forcément hyper commun dans un accompagnement mais c'était quelque chose de super agréable de sentir que tu étais aussi d'accord et que tu t'inscrivais dans ce fil, dans cette transmission, cette... Ouais, dans cette tribu en fait pour être le premier de cordée d'autres personnes qui s'interrogent sur... Hélène: Ouais. Violaine: que sais-je, la créativité, le luxe, la lithographie aussi, l'art, puisque tu as aussi... ⁓ Hélène: que l'idée c'est vraiment d'échanger sur les parcours, tu vois des gens que tu accompagnes. Je pense qu'on peut vite se sentir seul une fois que le projet est lancé parce qu'il a toute l'étape d'entrepreneuriat ensuite et tout le monde ne connaît pas forcément l'idée de quitter le salariat pour créer sa propre entreprise et je pense que... ⁓ Violaine: Oui. Hélène: même pas pour aller jusqu'au bout, mais juste se rencontrer et voir quelles difficultés les uns ont eues, quels questionnements. Il y en a peut-être qui vont se sentir, tu vois, à un moment, tu m'avais relancé déjà pour faire le podcast et j'avais pas trop répondu. Je m'étais un peu cachée. Mais parce que je m'étais dit en fait, il rien à dire parce que mon projet n'est pas lancé, donc j'ai rien à dire, tu vois, je peux pas... De quoi je vais parler ? Et en fait... Violaine: ⁓ Ahahahahah Alors non, il n'a pas rien à dire aujourd'hui on le voit. Hélène: Et en fait non, parce que la réflexion elle est toujours là, même si c'est pas réalisé. Et du coup je pense que ça peut faire du bien aussi aux gens qui n'ont pas été au bout, ou qui n'en sont pas encore là, de se dire, ça prend le temps que ça prend mais c'est pas grave, tu vas continuer à mûrir ta réflexion, peu importe la forme que ça prend, rien n'est à jeter de tout ça parce que t'as travaillé sur toi, tu t'es mis en danger, tu as essayé des choses, donc... C'est bien aussi, je pense, d'avoir le retour de d'autres gens parce que chacun va à son rythme et puis on a tous des questions aussi différentes. On ne pas au même endroit, on n'a pas les mêmes contraintes, ça peut toujours ouvrir. tous les cas, parler, ça fait ouvrir sa réflexion. Violaine: Oui. au début c'était difficile parce que les personnes n'étaient pas toujours ok ou prêts pour ça. Mais depuis l'année dernière, tous ceux que j'accompagne sur l'accompagnement, le parcours vivre de son akigai, donc on est vraiment sur la partie entreprenariale, je le fais en groupe. Maintenant systématiquement. Avant, a plein de personnes qui me disent « Oh non, non, je suis habituée avec toi d'être en confidentiel ». Et à la fin du parcours, je disais « Mais... Hélène: Mmh mmh. Violaine: voulais quand même pas qu'on fasse un truc ensemble parce que Intel a aussi son premier client, ce n'est pas super évident. puis, Intel se pose la question de son prestataire pour son site internet Et en fait, à la fin, personnes que j'accompagne sont toutes hyper d'accord et je dis bon... du coup on fait une séance, alors je sais que je déborde toujours sur les séances quoi, enfin voilà c'est une heure, une heure et demie, parfois c'est deux heures et il a même une fois où en fait au bout de trois heures, moi j'avais animé, j'avais fait ce que ce que je voulais faire quoi, c'était déjà beaucoup, bon j'étais un peu exténuée, c'était la fin de la journée, j'avais plus de bois et les personnes j'aurais dit non mais vous savez quoi, je vais vous laisser la clé de mon cabinet, et puis vous me le remettez dans la boîte aux lettres et puis par contre moi je suis obligée d'y aller mais c'est tellement beau ce qui se passe ici que je vous laisse discuter entre vous. ça c'est vrai, je pense qu'autant l'émergence de l'Ikigai je pense que c'est très bien quand on est dans une forme de confidentialité, de partage de près profond. Parfois oui, ouais. Hélène: Oui parce qu'il y a des traumas, il a des choses à régler aussi qui sont très personnelles à chacun. Violaine: Parfois il a quelque chose qui est, oui, qui est lors de l'intimité, je pense, en fait. Puisqu'on parle de soi d'alignement à soi, et donc effectivement oui, il y a cette intimité là, et après quand on décide d'en faire vraiment un projet, fait, on passe, c'est une autre énergie. Et là on est vraiment, j'en suis persuadée, plus forts ensemble. Même si ça peut faire un tout petit peu peur au début, que peut-être son projet soit moins écouté, moins pris en compte, en fait c'est exactement le contraire. Hélène: Mmh mmh. ⁓ mais c'est sûr. ... Violaine: dans la réalité, au contraire ça va beaucoup plus loin, c'est chouette. Oui ! Hélène: Et tu moi je t'avais dit cette idée de carte. Moi mon rêve, ce serait d'avoir une petite carte monde de tous les projets qui gagnent et de pouvoir aller voir les uns les autres, découvrir leur lieu parce que j'imagine pour beaucoup ça va être des lieux de vie ou d'échange. Ça, ça serait super. Violaine: ... Hélène: Et je trouve que c'est une belle revanche, tu vois, sur le fait que malheureusement on a un peu oublié ça, les valeurs du travail et de vivre ensemble aussi. Et du coup, je trouve que c'est une belle revanche. De dire que c'est possible en fait de faire des choses bien, c'est possible de bien traiter les gens, c'est possible d'avoir un réseau accueillant, c'est possible de faire du bien à soi, aux autres. dans l'idée de le diffuser en fait, c'est ça aussi, de diffuser cette énergie. Violaine: oui. Bon, c'était riche. Je sais qu'on pourrait encore discuter pendant des heures. On fait un petit clin d'œil à Paris Atelier. Je me sens pas mal pour certains qui aillent voir parce que j'accueille pas mal de parisiens. Et je pense que c'est une... Hélène: On pourrait discuter trois heures et il a pas de problème. Bien sûr ! Mmh-hmm. Violaine: un chouette endroit où tu as pu t'épanouir, donc je pense que c'est bien qu'on insiste là-dessus. J'ai été très agréablement surprise de voir sur ton Insta ton travail qui d'abord, qui pour l'instant est pour toi, qui a vocation ensuite à être transmis, en tout cas que ces moments de... Hélène: Mmh. Mm-hmm. Violaine: d'hyper-reconnaissance à soi puisse être transmis. Donc peut-être que je veux bien que tu me donnes les coordonnées pour que je puisse venir voir ton travail, pour que ça ait un peu de substance pour ceux qui nous regardent. Est-ce qu'avant de nous quitter, tu aurais un petit truc à dire d'inspirant pour ceux qui nous écouteraient, qu'on n'a pas déjà dit, parce qu'on a déjà dit pas mal de choses, mais est-ce que tu as envie de finir sur une... Hélène: Mmh-hmm. ... Mm-hmm. Violaine: une touche spéciale, qu'elle française, colombienne, que sais-je, parce que... Hélène: Oui je pense que quand on est bloqué l'important c'est de créer une rupture pas forcément radicale et tout envoyé plaqué mais quelque chose qui change de notre quotidien et ne pas hésiter à oser des choses, aller plus loin, rencontrer des gens, échanger avec eux. et se mettre en action, il a pas le choix, se mettre en action et... Tu vois, c'est ce que j'ai fait moi par exemple. Violaine: Il n'y a pas de choix, l'action c'est une nécessité. L'action en fait nous emmène sur un chemin où elle nous fait forcément vivre des expériences et où il se passe des choses. La réflexion est un espace, je suis complètement d'accord avec toi, nécessaire, mais on est trop habitué, on est des cartes à fonctionner uniquement avec son cerveau et pas assez avec... Hélène: Mmh. Violaine: son ressenti avec l'expérience qu'on retrouve dans l'action. Hélène: oser, pour ma part, ça a été se montrer aussi. ma plus grande peur c'était de montrer mon travail. Donc j'ai réalisé l'expo et s'est très bien passé et je suis trop contente. s'est très bien passé. Donc ne pas hésiter à se mettre en action et à se provoquer et à aller dans des endroits qu'on ne maîtrise pas. Voilà. Et tout. Violaine: Oui c'est vrai. ... Cet expos, il en reste des traces quelque part. Hélène: n'y a plus... Bah du coup l'expo est terminé mais après juste mon Instagram on peut voir les lithographies. Oui après tout n'est pas exposé mais là la rentrée va donc je pense que je vais y remontrer d'autres choses aussi. C'est aussi ça, alimenter tout ça qui prend un temps fou mais comme je ne suis pas une... Violaine: Sur ton Insta, on voit les différentes œuvres que tu as pu... Ahahahahah Hélène: une pro des digitales et de l'influence, j'y vais aussi à mon rythme. Je me force pas à bombarder les réseaux sociaux de ma tête, par exemple. Donc j'essaye d'être au plus juste quand j'ai envie de dire un truc, je le dis. Si j'ai pas envie, c'est pas grave, il n'y a pas de contenu et ça va très bien. Bah surtout... Violaine: ... que dire de mieux. Ce respect de toi, de ton alignement et t'habites en passant, tu te débrouilles vraiment super bien. quelqu'un qui supportait pas ce montrer, là pour le coup, il y a une vraie différence quand on s'est rencontré. Voilà, y a certaine confiance en toi. Hélène: Heu heu Ben c'est... ouais je pense que c'est passé par tout ça, l'étude de soi et on évolue, on change aussi. C'est pas parce qu'on est comme ça à tel instant T dans deux ans, dans quatre ans, on est pareil. Donc on évolue. Violaine: ... Eh bien merci pour ces chouettes mots de la fin, hyper encourageant, très inspirant. Et j'ai envie de te dire à bientôt ! Soit sur Paris, parce que tu sais que je vais venir plus souvent cette année, soit sur le bassin d'Arcachon en mai prochain. Chouette, chouette, chouette ! Hélène: Merci à toi ! À bientôt, évidemment, à bientôt ! Avec grand plaisir !