Latest / Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme. / L’Âme des Flammes - Dualité & complétude.
Transcript
- 0:03Flamme des années 80.
- 0:05Le podcast qui allume la femme.
- 0:09Bonjour,
- 0:10alors je suis très heureuse de recevoir Emma et Nicolas pour la chronique L'âme des flammes,
- 0:14notre deuxième chronique du mois d'octobre.
- 0:18Donc bonjour Emma,
- 0:19comment vas-tu ?
- 0:19Est-ce que tu es contente de nous retrouver pour cette nouvelle chronique ?
- 0:23Bonjour Sarah et bonjour à tous et toutes.
- 0:25Oui,
- 0:25oui,
- 0:25super contente en fait.
- 0:27Ça s'est super bien passé lors de notre première chronique,
- 0:30on a eu pas mal de retours.
- 0:32Très heureuse de vous retrouver.
- 0:34Et on a eu une question,
- 0:35justement.
- 0:36Oui,
- 0:37alors de Fabienne.
- 0:39En tout cas,
- 0:40plusieurs questions,
- 0:41et on a choisi celle de Fabienne,
- 0:42qui souhaitait que l'on spécifie un peu plus cette notion de dualité et complétude.
- 0:50Voilà,
- 0:50donc c'est ce qu'on souhaite aborder aujourd'hui.
- 0:53Alors du coup,
- 0:55c'est important de repréciser qu'est-ce que c'est la dualité,
- 0:57parce qu'on en entend beaucoup parler.
- 0:59la dualité
- 1:00On en a un peu parlé dans la première émission,
- 1:02mais si on pouvait la définir,
- 1:03comment est-ce que toi tu la définirais cette dualité ?
- 1:06Alors la dualité,
- 1:07c'est un peu ce qu'on appelle aussi,
- 1:09l'autre mot qu'on utilise c'est polarité ou le côté binaire.
- 1:12Quand on réfléchit ou quand on se positionne un peu en 0 ou 1,
- 1:16c'est-à-dire tout ou rien,
- 1:18ou j'ai raison,
- 1:19j'ai tort,
- 1:21et ne pas être dans cette variabilité ou un peu ce curseur qu'on peut avoir quand on se positionne par rapport à la vie.
- 1:28Oui,
- 1:28des fois on dit c'est tout blanc ou c'est tout noir.
- 1:30Exactement,
- 1:31c'est exactement ça.
- 1:32C'est ce qu'on va appeler la dualité.
- 1:34Et la complétude,
- 1:35à côté de ça,
- 1:36c'est justement sortir de cette dualité.
- 1:40J'utilise souvent cette métaphore du curseur.
- 1:43Les deux axes,
- 1:44c'est soit blanc,
- 1:45soit noir,
- 1:46et c'est trouver des variances de gris.
- 1:49Et c'est cette complétude.
- 1:49C'est pouvoir aussi,
- 1:51et là c'est l'alchimie jungienne,
- 1:53c'est faire coexister deux extrêmes.
- 1:58en même temps et c'est ce qui nous amène à être dans la complétude.
- 2:02Donc par exemple,
- 2:04on peut être à la fois triste et heureux et ne pas être que triste ou que heureux.
- 2:10C'est aussi cette notion de pouvoir être dans le verre à moitié rempli plutôt que de voir juste le verre à moitié plein ou le verre à moitié vide.
- 2:20Et par exemple,
- 2:21la dualité,
- 2:22souvent quand on voit tout blanc ou tout noir,
- 2:24est-ce que c'est un piège mental ?
- 2:26Ou est-ce que c'est aussi une étape nécessaire ?
- 2:28Est-ce qu'à un moment donné,
- 2:28on a besoin de plonger justement dans le noir ?
- 2:31Ou en général,
- 2:32on plonge plus dans le noir que dans la lumière ?
- 2:36Je ne dirais pas que c'est une étape,
- 2:37c'est ce par quoi on commence.
- 2:39Quand nous ne sommes pas encore en état de conscience,
- 2:42d'éveil,
- 2:42on va dire quand notre éveil n'a pas commencé,
- 2:45très souvent,
- 2:46on va voir les choses de manière blanc ou noir,
- 2:49très binaire justement.
- 2:51Et comment ça se manifeste en nous ?
- 2:54c'est souvent...
- 2:55avoir le sentiment qu'il faut qu'on ait raison parce que si on n'a pas raison,
- 2:59alors on a tort.
- 3:01Ou alors ça va être,
- 3:02il faut absolument que mon point de vue soit le meilleur et celui de l'autre obligatoirement n'est pas le bon.
- 3:10Donc on est en plein dans le jugement.
- 3:12C'est quand on reste que dans le jugement,
- 3:14c'est bien ou mal.
- 3:15C'est intéressant ce que tu dis sur justement le fait de vouloir toujours avoir raison.
- 3:20Parce que là,
- 3:21du coup,
- 3:21on vient sur les croyances,
- 3:22on fera une émission sur les croyances,
- 3:23évidemment.
- 3:24Mais c'est quand on ne prend pas complètement en considération que l'autre peut avoir un avis qui diffère d'une autre et qui fait en sorte qu'on ne l'entend pas.
- 3:34Parce qu'on est dans nos propres rails et on est dans notre propre croyance,
- 3:39notre propre carte du monde.
- 3:41Et ça,
- 3:41c'est de la dualité.
- 3:42C'est ça que tu es en train de dire.
- 3:44Exactement ça.
- 3:45C'est à partir du moment où on commence à voir qu'il existe plusieurs cartes du monde.
- 3:49Donc,
- 3:49une carte du monde,
- 3:50c'est quoi ?
- 3:51C'est une manière de penser.
- 3:52et que plusieurs manières de penser peuvent coexister,
- 3:55que là on est dans le début de l'éveil,
- 3:57le début de la conscience,
- 3:58c'est-à-dire qu'on a une vision de nous,
- 4:00on se voit faire,
- 4:01et donc à partir du moment où on se voit faire,
- 4:03on peut commencer à voir aussi comment l'autre fait potentiellement différemment.
- 4:07Et c'est l'autorisation qu'il puisse exister plusieurs cartes du monde qui coexistent,
- 4:13qui nous amènent à sortir du jugement et d'arriver dans cette acceptation de nos différentes parts.
- 4:20Donc c'est là qu'on arrive dans la complétude.
- 4:23Mais au départ,
- 4:25on est beaucoup,
- 4:26la plupart,
- 4:26le monde dans lequel on vit,
- 4:27la société dans laquelle on vit,
- 4:29est énormément dans ce côté binaire,
- 4:31bien,
- 4:31mal.
- 4:33Il y a une citation que j'aime beaucoup,
- 4:36qui est,
- 4:37alors est-ce que c'est exactement ça ?
- 4:39Il faut choisir si on veut plutôt avoir raison ou être heureux.
- 4:43Oui,
- 4:43c'est intéressant parce que c'est vrai qu'on peut s'épuiser à vouloir avoir raison sur quelque chose.
- 4:48Dans tous les cas,
- 4:49les quarts du monde,
- 4:50on est,
- 4:50je ne sais pas combien de personnes sur la Terre,
- 4:51mais énormément,
- 4:52et on a tous,
- 4:53tous,
- 4:54une carte du monde différente.
- 4:55Ma carte du monde n'est pas la tienne,
- 4:56même si on s'entend bien,
- 4:58même si on travaille ensemble,
- 4:59on n'a pas les mêmes quarts du monde.
- 5:00La carte du monde de notre amoureux ou de notre mari n'est pas la même.
- 5:05C'est impossible,
- 5:06en fait.
- 5:06Oui.
- 5:07En fait,
- 5:07on va avoir,
- 5:08c'est vraiment,
- 5:09je ne sais pas si vous vous souvenez,
- 5:10on a
- 5:11Tu te souviens,
- 5:12quand on faisait des maths,
- 5:13on faisait des intersections.
- 5:15Donc,
- 5:15quand on s'entend bien avec quelqu'un,
- 5:16on va avoir une intersection qui est plus ou moins grande.
- 5:19Mais on aura toujours,
- 5:19en effet,
- 5:20une part de notre carte du monde qui sera très spécifique.
- 5:22Ce qui fait aussi notre singularité et ce qui fait,
- 5:25quelque part,
- 5:25notre beauté et qui fait qu'on est apprécié pour tel trait de caractère ou pour la personne que l'on est.
- 5:32D'où l'importance d'avoir quand même notre singularité.
- 5:35Mais en effet,
- 5:36quand on s'entend bien avec quelqu'un,
- 5:37il y a une part de notre carte du monde qui est en commun.
- 5:40C'est intéressant ce que tu dis,
- 5:41parce que c'est vrai que quand on t'écoute ou on nous écoute en parler,
- 5:45on pourrait se dire que ça veut dire qu'on ne doit plus avoir vraiment d'avis,
- 5:48qu'on doit être d'accord avec tout,
- 5:50alors que ce n'est pas du tout ce qu'on est en train de dire.
- 5:52Non,
- 5:52au contraire,
- 5:53c'est assumer ses propres avis,
- 5:55ses propres valeurs.
- 5:57Justement,
- 5:59quand on s'ouvre,
- 5:59quand on commence à être dans la conscience,
- 6:01quand on commence à approcher ce chemin,
- 6:05s'éveiller,
- 6:06c'est s'éveiller à soi quelque part.
- 6:07C'est s'éveiller au monde,
- 6:09c'est notre place dans le monde.
- 6:11Et donc,
- 6:11justement,
- 6:12c'est sortir de ce côté duel qui est c'est bien,
- 6:15c'est pas bien.
- 6:15Ah,
- 6:16si je ne réfléchis pas de cette manière,
- 6:17ça veut dire que c'est pas bien.
- 6:19C'est parce que le groupe,
- 6:21donc un grand nombre réfléchit de cette manière ou pense là,
- 6:24alors il a raison parce que c'est le groupe.
- 6:25Non,
- 6:26on peut très bien avoir,
- 6:27on a le droit en fait d'avoir une idée,
- 6:29même si on est seul à avoir cette idée.
- 6:32Et c'est pas pour autant que l'on a tort ou que l'on a raison.
- 6:35et si
- 6:35parce qu'on se donne le droit justement de pouvoir penser différemment ou d'être différent ou de faire des choses différentes qu'on sort de la dualité.
- 6:43On n'est plus en train de se dire ah c'est mal ou c'est bien.
- 6:46Non,
- 6:47c'est.
- 6:47Et c'est là qu'on arrive,
- 6:49qu'on touche tout doucement à cette complétude.
- 6:51La complétude c'est le côté multidimensionnel.
- 6:54Multidimensionnel c'est plusieurs quarts du monde qui peuvent coexister.
- 6:58La complétude c'est encore même une position par dessus une métaposition qui est j'accepte toutes les parts de moi.
- 7:04à l'intérieur de moi et je ne juge pas que l'une est mieux que l'autre.
- 7:08Et donc du coup,
- 7:09est-ce que la compétitude c'est l'abolition de la dualité ou c'est l'intégration des deux pôles ?
- 7:13C'est l'intégration des deux pôles,
- 7:15exactement.
- 7:16C'est ça qui est très joli.
- 7:17C'est que si c'était l'abolition,
- 7:20c'est quelque part encore posé que c'est pas bien.
- 7:22Or c'est pas du tout ça.
- 7:23C'est vraiment sortir du jugement.
- 7:25Plus notre chemin en fait d'éveil,
- 7:28de conscience nous amène à être de moins en moins jugeants vis-à-vis de nous,
- 7:32on est de moins en moins jugeants vis-à-vis des autres.
- 7:34Donc,
- 7:34on va accepter toutes nos différentes parts à l'intérieur de nous en disant,
- 7:39OK,
- 7:39là,
- 7:39par exemple,
- 7:40je ne sais pas,
- 7:41je n'arrive pas à bien faire un gâteau au chocolat,
- 7:44ça ne fait pas de moi une mauvaise cuisinière.
- 7:48Je ne sais pas faire ce gâteau de chocolat correctement,
- 7:51mais j'accepte et je fais très bien autre chose.
- 7:54Donc,
- 7:54j'accepte à l'intérieur de moi,
- 7:56dans cette partie cuisine,
- 7:58que je puisse ne pas bien faire un gâteau au chocolat.
- 8:00Et tout va bien.
- 8:02Et c'est intéressant parce que tu parles...
- 8:04on a le point de vue de notre personne par rapport à être indulgent,
- 8:08comprendre ces deux parts,
- 8:10mais c'est intéressant aussi de le mettre par rapport à l'autre.
- 8:12Par exemple,
- 8:13si l'autre personne,
- 8:14à un moment donné,
- 8:15on prend cet exemple du gâteau au chocolat,
- 8:16mais ça peut être des choses un peu plus difficiles quand même,
- 8:19ça peut être des avis politiques,
- 8:20ça peut être des personnalités qui se révèlent sur des choses où en fait on se dit,
- 8:27mais ça ne va pas être du tout mes valeurs,
- 8:29enfin ça vient toujours aussi aux valeurs,
- 8:30ce n'est pas ma valeur,
- 8:31ce n'est pas ça,
- 8:32et de réussir à le...
- 8:34Dans un sens,
- 8:34c'est l'entendre,
- 8:35le comprendre et de prendre du recul par rapport à ça et de ne pas rentrer dans le conflit.
- 8:41Exactement.
- 8:42Donc sortir de la dualité,
- 8:43on arrive à le faire puisqu'on commence à moins se juger.
- 8:47On n'est plus dans le bien,
- 8:48le mal.
- 8:51On va dire que oui,
- 8:53en effet,
- 8:53c'est accepter qu'il puisse y avoir différentes façons de penser de la nôtre.
- 8:59Et comme on accepte ces différentes...
- 9:01de ces différents points de vue,
- 9:03on va regarder les choses non plus en jugeant,
- 9:05mais juste des façons différentes de penser.
- 9:07Donc on est dans l'acceptation de soi et donc l'acceptation de l'autre.
- 9:12Et j'ai envie de partager pour le coup avec vous,
- 9:15moi quand j'ai pris conscience de cet endroit-là,
- 9:19c'était il y a un certain temps,
- 9:21et je suis restée un peu,
- 9:22c'est comme si j'avais pris un coup de poing dans la figure,
- 9:25et j'étais un peu restée sur mes genoux pendant une semaine en disant « waouh,
- 9:30mais en fait,
- 9:31Tant que j'étais dans la dualité,
- 9:32tant que je pensais blanc-noir,
- 9:34j'empêchais aussi l'autre de pouvoir exister dans sa façon de faire,
- 9:38sa façon de penser.
- 9:40Et par exemple,
- 9:40oui,
- 9:41de pouvoir penser politiquement différemment de moi.
- 9:45Je voulais absolument,
- 9:46absolument convaincre parce que j'étais persuadée que moi j'avais raison et que l'autre avait tort.
- 9:50Mais en fait,
- 9:51pas du tout.
- 9:51Et c'est parce que quelque part,
- 9:53il y avait une part de moi qui pensait que je pouvais avoir tort,
- 9:56que je voulais absolument que l'autre vienne sur ma carte du monde.
- 10:00Mais à partir du moment où je pouvais penser que je peux avoir tort selon le point de vue de la personne,
- 10:06toujours si on revient sur notre fameuse tasse de la dernière fois,
- 10:08on peut regarder en fait des choses de plein de manières différentes.
- 10:12Et c'est parce qu'on regarde des choses de plein de manières différentes qu'on accepte justement ces différentes cartes du monde,
- 10:16ces différentes valeurs potentiellement,
- 10:19et qui nous dit qu'il n'y en a pas une qui est mieux que l'autre.
- 10:21C'est juste en fonction de la vie que l'on vit,
- 10:25en fonction de l'angle de vue qu'on va avoir,
- 10:27eh bien on va plutôt choisir une position qu'une autre.
- 10:29Mais ça ne veut pas dire qu'elle est mieux ou moins bien.
- 10:33Après,
- 10:33c'est intéressant ce que tu dis parce que je pense qu'à un moment donné,
- 10:35on peut tout comprendre.
- 10:36C'est-à-dire que tout peut s'entendre,
- 10:37tout peut se comprendre.
- 10:39Mais c'est là où je mets le petit bémol,
- 10:41c'est réussir à mettre aussi ses propres limites dans tout ça.
- 10:44C'est-à-dire qu'à un moment donné,
- 10:45on peut aussi rentrer dans une compréhension de choses,
- 10:49même comprendre pourquoi des choses atroces se sont passées parce qu'on est dans une empathie et on entend et on se met aussi à la place de l'autre,
- 10:55donc le comprendre.
- 10:57Mais n'empêche qu'on a quand même le droit de mettre une limite et de se protéger en disant,
- 11:02ça ne m'intéresse pas.
- 11:05c'est pas ma valeur parce que t'as la carte du monde et la valeur,
- 11:08ça c'est important de le souligner aussi parce que même dans une complétude on est pas en train de prôner de devenir Bouddha et que tout glisse il y a des choses qui sont aussi importantes à mettre à distance oui,
- 11:18quand on est dans la complétude c'est-à-dire accepter que l'autre puisse être,
- 11:22donc c'est s'accepter à l'intérieur la complétude c'est à l'intérieur de nous,
- 11:25on accepte toutes nos parts,
- 11:26nos parts d'ombre,
- 11:27nos parts de lumière,
- 11:28on ne se juge plus de ce qu'on fait mal ou de ce qu'on devrait faire le fameux devoir falloir
- 11:36Et là c'est intéressant les deux mots que tu utilises,
- 11:38le côté comprendre.
- 11:40C'est très important en fait de pouvoir dissocier le mot comprendre et accepter.
- 11:45Comprendre c'est intellectuellement se dire oui si on regarde cette situation de ce point de vue là on peut avoir cette opinion là.
- 11:55Mais ça veut pas dire qu'on va l'accepter.
- 12:00Et c'est souvent comme ça qu'on peut justement potentiellement côtoyer quelqu'un qui a une idée différente de la nôtre,
- 12:05en se disant « oui c'est vrai,
- 12:06si on regarde de ce point de vue-là,
- 12:09ça veut dire qu'on vient sur sa carte du monde,
- 12:10et on se dit « oui c'est vrai,
- 12:11si on regarde les choses de cet angle de vue-là,
- 12:14oui,
- 12:14clairement,
- 12:15en effet. »
- 12:15Donc on comprend,
- 12:17mais ça ne veut pas dire que l'on accepte.
- 12:19Et donc,
- 12:19c'est là,
- 12:20comme tu dis,
- 12:20qu'on mène aux limites en disant,
- 12:21OK,
- 12:22toi,
- 12:22je comprends,
- 12:23tu as cette valeur-là,
- 12:24par exemple,
- 12:25cette idée politique-là.
- 12:26OK,
- 12:26moi,
- 12:27non,
- 12:28je comprends que tu puisses l'avoir,
- 12:29mais moi,
- 12:30ce n'est pas mon truc à moi.
- 12:31Et j'accepte que tu puisses avoir tes idées et moi les miennes.
- 12:35Ça s'applique pour la politique,
- 12:37mais ça s'applique pour la manière d'éduquer nos enfants,
- 12:40ça s'applique pour nos carrières professionnelles.
- 12:42Il y a des gens pour qui gagner beaucoup d'argent,
- 12:44c'est important,
- 12:45d'autres,
- 12:46ça ne l'est pas,
- 12:46d'autres,
- 12:47c'est monter en grade,
- 12:48pour d'autres,
- 12:48ça ne l'est pas.
- 12:49En fait,
- 12:49on peut l'appliquer pour énormément de choses.
- 12:52Et vraiment,
- 12:53le bénéfice qu'on en tire,
- 12:54c'est d'enlever de l'angoisse parce qu'on n'est plus là à se dire « Ah,
- 12:59mais en fait,
- 12:59il n'y a qu'une seule façon de penser où il faut absolument,
- 13:02je ne sais pas,
- 13:02atteindre tel poste et autrement,
- 13:04ce n'est pas bien. »
- 13:05Ça nous enlève aussi beaucoup d'animosité et de ressentiment qu'on peut ressentir par rapport à quelqu'un qui aurait pu dire quelque chose ou faire quelque chose.
- 13:14Et puis surtout,
- 13:15ça nous aide énormément à avancer par rapport à nos blessures narcissiques.
- 13:21Parce qu'il faut savoir que quand on parle depuis nos blessures narcissiques,
- 13:23en fait on est dans la dualité.
- 13:25Parce que c'est l'enfant intérieur qui se sent blessé,
- 13:28et alors il a le sentiment d'être jugé.
- 13:30Quand on a commencé à pouvoir travailler et guérir nos blessures narcissiques,
- 13:37on va réussir beaucoup plus facilement à parler d'un point de vue adulte et à justement être dans cette acceptation du multidimensionnel.
- 13:47Et moi,
- 13:47j'ai une petite question,
- 13:48par exemple.
- 13:49Des fois,
- 13:49c'est dur de savoir qu'on est en dualité,
- 13:50parce que quand on est en dualité,
- 13:52on n'a pas le recul et la conscience nécessaires pour se dire « Ah,
- 13:55là,
- 13:55je suis en dualité » .
- 13:56Donc,
- 13:56par exemple,
- 13:57dans quelle situation on peut se faire prendre la main dans le sac ?
- 14:00J'aime bien cette expression,
- 14:01en se disant « Ah,
- 14:01là,
- 14:02je suis en train d'être dans ma dualité » .
- 14:04Est-ce que tu as un exemple de situation où,
- 14:08sans faire exprès,
- 14:09on peut se voir rentrer dans cette dualité-là ?
- 14:13Oui,
- 14:13c'est un peu ce que je disais tout à l'heure.
- 14:15Donc,
- 14:15être dans la dualité,
- 14:16c'est le côté blanc ou noir.
- 14:19Quand vous sentez que quelqu'un vous dit quelque chose et que vous voulez absolument convaincre cette personne du bien fondé de votre propre pensée et que l'autre a tort,
- 14:29c'est un exemple où,
- 14:31pas forcément dans tous les cas,
- 14:33mais très souvent,
- 14:34on est vraiment dans cette pensée binaire.
- 14:37C'est,
- 14:37par exemple,
- 14:37une émotion qu'on peut ressentir dans le corps aussi,
- 14:40parce que souvent,
- 14:41on a des indicateurs.
- 14:42Par exemple,
- 14:43quand on commence à sentir qu'il y a une colère qui monte,
- 14:46à sentir quelque chose en disant « Ouh là,
- 14:47là,
- 14:48je sens que ça me touche. »
- 14:49Ça me touche,
- 14:50exactement.
- 14:51Oui,
- 14:51ça peut être,
- 14:52alors pour les gens qui sont en lien avec leur corps,
- 14:54parce que tout le monde n'est pas forcément en lien avec son corps,
- 14:56mais en effet,
- 14:57ça peut être une émotion qui monte.
- 14:59Ou alors,
- 14:59vous allez vous rendre compte que votre débit de parole,
- 15:01si c'est de la colère,
- 15:02par exemple,
- 15:02votre débit de parole va commencer à…
- 15:04à accélérer,
- 15:05vous allez monter un petit peu en énervement.
- 15:09En effet,
- 15:10ça peut être un signal qui est de « Ah,
- 15:12là,
- 15:13on vient de toucher quelque chose qui était important pour moi »
- 15:17ou alors « Je n'accepte pas,
- 15:18en fait,
- 15:18vraiment,
- 15:18je n'accepte pas du tout la vision de l'autre »
- 15:22ou que l'autre vienne m'imposer sa propre vision.
- 15:24C'est exactement pareil,
- 15:25ça va dans les deux sens.
- 15:26Donc,
- 15:28pour le coup...
- 15:29Petit tips,
- 15:30qu'est-ce qu'on fait quand ça se passe ?
- 15:31Parce que ça nous arrive tous.
- 15:32Et à un moment donné,
- 15:33on sent qu'on va déborder.
- 15:35Donc des fois,
- 15:36si on est très émotionnel,
- 15:36ça peut partir tout de suite et on ne le voit pas partir.
- 15:39Mais si on arrive à le voir,
- 15:40qu'est-ce qu'on fait ?
- 15:40On respire,
- 15:41on s'en va,
- 15:43on fait quoi ?
- 15:44Alors,
- 15:45la première chose,
- 15:46par exemple,
- 15:46quand on sent que la colère monte,
- 15:48c'est de se pincer les lèvres pendant 2-3 secondes.
- 15:49Vous allez voir que ça empêche de faire sortir les mots.
- 15:54Et pendant ces 2-3 secondes,
- 15:55quand vous pincez les lèvres,
- 15:56vous gardez votre...
- 15:58bouche fermée,
- 15:59et bien ça vous permet de vous dire,
- 16:01ah là je suis en train de m'énerver,
- 16:02ah là c'est certainement qu'il y a quelque chose qui est venu toucher mes valeurs,
- 16:07donc bon,
- 16:08vraisemblablement c'est votre enfant intérieur,
- 16:09ça on le verra dans une autre chronique,
- 16:13et donc c'est se dire,
- 16:14ok,
- 16:15certainement que l'autre est en train de poser un jugement sur moi,
- 16:18donc on est dans ce fameux binaire,
- 16:20c'est lui essaie d'avoir raison,
- 16:22et donc s'il a raison,
- 16:23moi j'ai tort,
- 16:23et moi je ne veux surtout pas avoir tort,
- 16:25donc ça y est.
- 16:26Donc vraiment,
- 16:27se pincer les lèvres,
- 16:28ça vous donne le temps de réfléchir,
- 16:30donc de vous regarder faire.
- 16:32Et vous regarder faire,
- 16:34c'est sortir de la fameuse machine à laver dans laquelle vous êtes,
- 16:36le tambour dans lequel vous êtes,
- 16:38et vous êtes complètement submergé par vos émotions.
- 16:40Et c'est plutôt vous mettre sur un radeau et vous dire,
- 16:43ok,
- 16:43très bien,
- 16:44là je suis dans les rapides,
- 16:46mais ça va aller mieux.
- 16:48Et ça vous permet de réfléchir et de vous dire,
- 16:50ok,
- 16:51cette personne,
- 16:52est-ce que j'ai besoin de lui prouver qu'elle a tort ?
- 16:55Où est-ce que j'ai besoin de lui prouver qu'elle a raison ?
- 16:57Non ?
- 16:58Et donc,
- 16:58je reviens sur cette petite phrase.
- 16:59En fait,
- 17:00c'est ma mère de cœur qui me l'avait dit un jour.
- 17:02Emma,
- 17:03qu'est-ce qui est le plus important ?
- 17:04Est-ce que c'est d'avoir raison ou d'être heureuse ?
- 17:06Et donc,
- 17:06du coup,
- 17:07à ce moment-là,
- 17:07moi,
- 17:07j'ai un petit tips.
- 17:08Quand,
- 17:08à un moment donné,
- 17:09je sens et que,
- 17:11de toute façon,
- 17:11ces gens,
- 17:13ces personnes en face qui n'ont pas forcément tous ces tips et qui veulent vraiment avoir raison,
- 17:18on ne peut rien en faire.
- 17:19Enfin,
- 17:19on ne pourra pas changer leur point de vue.
- 17:21Donc en fait,
- 17:21s'épuiser pendant des heures,
- 17:22ça ne sert à rien.
- 17:23Donc respirez un petit peu.
- 17:24Et c'est horrible,
- 17:25même si ce n'est pas ce qu'on pense,
- 17:26mais tu as raison,
- 17:28je comprends.
- 17:30Et en fait,
- 17:30à partir de là,
- 17:31la personne ne peut rien dire.
- 17:33Vous savez très bien que vous,
- 17:34ce n'est pas du tout vos valeurs,
- 17:35mais du coup,
- 17:36vous vous pincez les lèvres,
- 17:37vous dites ça,
- 17:38et puis vous allez faire un petit tour.
- 17:39Voilà,
- 17:41exactement.
- 17:41Et donc,
- 17:42c'est très important,
- 17:42le mot « je comprends »
- 17:44ne veut pas dire « j'accepte ton point de vue » ,
- 17:47c'est « je comprends que tu puisses avoir un autre point de vue que du mien » .
- 17:50Mais moi,
- 17:50je garde bien.
- 17:51Et ça,
- 17:51c'est très important.
- 17:52Et en effet,
- 17:53il y avait une autre question aussi là-dessus,
- 17:55une petite remarque,
- 17:55puisque une personne avait réagi par rapport à cela lors de la dernière chronique,
- 18:01qui disait « mais comprendre,
- 18:02on ne va pas quand même accepter » .
- 18:04Et c'est en effet ça.
- 18:05Comprendre,
- 18:06c'est bien différent d'accepter.
- 18:07Donc,
- 18:08je comprends que tu aies un point de vue différent,
- 18:11mais moi,
- 18:12j'en ai un autre.
- 18:13Et j'ai le droit d'en avoir un autre.
- 18:16Oui,
- 18:16et si on ne veut pas rentrer là-dedans,
- 18:17parce que si la personne a envie de vous dire « Ah bon,
- 18:18et c'est quoi ton point de vue ? »
- 18:19On dit « Non,
- 18:19mais tu as raison,
- 18:20je comprends. »
- 18:22Ça ne sert à rien qu'on ait cette conversation.
- 18:24Respirez et puis partez.
- 18:26Une autre petite machine à répétition que j'utilise souvent,
- 18:28c'est répéter la même phrase trois fois.
- 18:31C'est par exemple,
- 18:32la personne va dire « Comment ça,
- 18:33tu comprends ? »
- 18:33Mais absolument pas.
- 18:35Vous allez juste dire
- 18:36« Ouais, ben si,
- 18:37si,
- 18:37mais je comprends que tu as une position différente de la mienne et moi,
- 18:40je vais garder la mienne. »
- 18:41« Ah,
- 18:41mais non,
- 18:41mais pas du tout,
- 18:42explique-moi. »
- 18:43Non,
- 18:43non,
- 18:44je vais garder la mienne et tu as le droit d'avoir une position différente.
- 18:47Ce qui est important,
- 18:48c'est de ne pas argumenter.
- 18:49C'est de répéter la même phrase trois fois.
- 18:52Et la personne,
- 18:53au bout de la troisième fois,
- 18:53vous allez voir,
- 18:55elle lâchera.
- 18:55Et ça,
- 18:55tu disais que c'est de la PNL,
- 18:57c'est ça ?
- 18:57Programmation neuro-linguistique,
- 18:59c'est une discipline qui permet,
- 19:01oui,
- 19:02de déconstruire des programmations et reconstruire de nouvelles programmations.
- 19:07On va appeler ça comme ça.
- 19:09Donc déconstruire des croyances et reconstruire de nouvelles croyances.
- 19:12C'était trop bien,
- 19:13j'espère que ça vous a donné un petit peu des idées de dualité et de complétude.
- 19:16Et on vous souhaite d'être dans une bonne complétude pour ces mois à venir,
- 19:20d'automne et d'hiver qui vont être peut-être un peu moins ensoleillés.
- 19:25Donc autant mettre ce soleil dans notre petit cœur.
- 19:28Est-ce que tu as un autre truc à dire avant qu'on dise au mois prochain à nos auditeurs et auditrices ?
- 19:34Oui,
- 19:34donc c'était à nouveau un plaisir de pouvoir avoir cette discussion très spontanée ensemble,
- 19:40Sarah.
- 19:41Et puis,
- 19:41n'hésitez pas à nouveau à nous laisser vos questions,
- 19:44vos commentaires.
- 19:46Et puis,
- 19:47ça nous permet de pouvoir choisir les prochaines thématiques également.
- 19:51Donc,
- 19:52au plaisir de vous retrouver dans un mois.
- 19:54Bon ben,
- 19:55Emma,
- 19:55au mois prochain.
- 19:56Et moi,
- 19:56je vous dis à la semaine prochaine pour de nouvelles émissions.
- 20:03Flamme des années 80
- 20:05Le podcast qui allume la femme.