Latest / Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme. / Santé, cinéma et résilience : portrait d’une femme qui écoute sa flamme intérieure.
Transcript
- 0:03Flamme des années 80.
- 0:05Le podcast qui allume la femme.
- 0:09Bonjour,
- 0:10alors je suis très heureuse de vous retrouver pour cette rentrée.
- 0:15Donc j'espère que ça se passe bien,
- 0:16que ça s'est bien passé.
- 0:17En tout cas,
- 0:17moi j'ai une invitée assez exceptionnelle aujourd'hui.
- 0:20Farah,
- 0:21qui est une femme multiple,
- 0:22on va dire ça comme ça.
- 0:23Exactement.
- 0:24Très intéressante.
- 0:26C'est gentil.
- 0:26Et qui va vous donner des conseils justement pour la rentrée parce qu'elle est médecin,
- 0:30mais pas que.
- 0:31Et donc du coup,
- 0:32pour ce qui est charge mentale,
- 0:33stress.
- 0:34Donc,
- 0:34est-ce que tu veux te présenter Farah ?
- 0:35Bien sûr,
- 0:36je m'appelle Farah,
- 0:38j'ai 29 ans,
- 0:39je suis mauricienne et iranienne.
- 0:41Je suis née à Paris où j'ai grandi et j'ai fait mes études de médecine.
- 0:45Études que j'ai finies à La Réunion,
- 0:47ce qui m'a ouvert d'autres opportunités et d'autres horizons.
- 0:52d'autres aspects que j'ai découvert moi-même et que j'ai développé et qui me remplissent au quotidien aujourd'hui.
- 0:57Tu nous avais un petit teasing là.
- 1:00On a trop envie de savoir,
- 1:01mais qu'est-ce que c'est ?
- 1:01Bon,
- 1:01moi je sais évidemment,
- 1:02mais pour te présenter,
- 1:04après on ira dans le détail,
- 1:05dans tout ce qui est médecine et tout ça.
- 1:07Mais du coup,
- 1:07tu sais quoi tes autres casquettes ?
- 1:09Alors,
- 1:09la casquette,
- 1:11j'ai été comédienne en découvrant ce milieu-là des plateaux,
- 1:15ce qui m'a beaucoup inspirée et qui m'a permis de me mettre progressivement dans la réalisation.
- 1:19qui est un de mes rêves,
- 1:21dans lequel j'aimerais m'épanouir d'ici quelques années.
- 1:23J'ai eu la chance également d'être chroniqueuse sur des débats de santé,
- 1:26sur des émissions,
- 1:27qui m'a beaucoup moi-même apporté dans mon quotidien et sur les thèmes médicaux,
- 1:33sur les renseignements qu'on peut avoir sur différentes maladies,
- 1:36et qui m'a permis d'enrichir mes connaissances et mes relations avec mes patients.
- 1:40Génial,
- 1:41mais quand tu dis que tu étais comédienne,
- 1:42tu es toujours comédienne,
- 1:43et en plus tu réalises.
- 1:46Et tu as des projets en cours de réel.
- 1:48Exactement,
- 1:49je me mets dans les projets qui ont du sens pour moi,
- 1:51dans lesquels j'ai envie de m'investir et qui me touchent très personnellement.
- 1:55J'écris sur des sujets qui,
- 1:58je pense,
- 1:58sont à la fois intimes,
- 2:00mais aussi universels et qui peuvent inspirer.
- 2:03En général,
- 2:04je mets une note d'espoir dans tout ce que j'écris,
- 2:06parce que j'y tiens et parce que pour moi,
- 2:09c'est l'essence même d'un rêve.
- 2:11Et j'espère que ça parlera à beaucoup de femmes.
- 2:15Super,
- 2:15on est au bon endroit si on veut parler des femmes.
- 2:17Et surtout,
- 2:18il y a toujours un rapport avec la médecine aussi dans ton travail.
- 2:20Oui,
- 2:21toujours.
- 2:22Dans n'importe quel projet dans lequel je me mets,
- 2:24il y a du médical et j'y tiens.
- 2:26Parce que c'est du milieu dans lequel je viens,
- 2:29c'est celui dans lequel je vis au quotidien.
- 2:31Et c'est celui qui m'apporte et qui me...
- 2:33Enfin,
- 2:34je veux dire,
- 2:35c'est ma vocation.
- 2:36Et ça,
- 2:36je ne veux pas le lâcher.
- 2:38Je le répète à chaque fois,
- 2:39en fait.
- 2:41Mais c'est génial,
- 2:41c'est un bon message de rentrée,
- 2:42justement,
- 2:43parce que moi,
- 2:43je reçois beaucoup de messages,
- 2:44parce que comme je fais beaucoup de choses,
- 2:46en me disant « Ah,
- 2:46mais tu fais plein de trucs,
- 2:47c'est génial de voir des nouveaux modèles,
- 2:49de femmes qui font plein de choses » ,
- 2:50bon,
- 2:50là,
- 2:51j'ai invité Farah,
- 2:51du coup,
- 2:52à côté.
- 2:52Je dis
- 2:53« Je ne suis pas rien,
- 2:54je dis que non,
- 2:54il n'y a pas de… »
- 2:55Mais pas du tout,
- 2:55en vrai,
- 2:56on en a envie.
- 2:57médecin,
- 2:58réalisatrice,
- 2:59comédienne,
- 3:00ancienne chroniqueuse.
- 3:01Donc voilà,
- 3:02le message à faire passer aujourd'hui,
- 3:04c'est juste qu'en fait,
- 3:05on peut tous être ce qu'on a envie d'être et de mélanger les casquettes.
- 3:09Tant que ça a du sens pour nous,
- 3:10après ça aura forcément du sens pour les autres.
- 3:12On a envie de se dire,
- 3:13si ça n'a pas de sens pour les autres,
- 3:15tant pis pour eux.
- 3:16Je suis tout à fait d'accord avec toi et je pense qu'il faut réellement écouter la flamme qu'on a en nous et qui nous anime.
- 3:22C'est très important également de prendre soin de soi.
- 3:25Moi,
- 3:25c'est ce qui me permet de se sentir bien.
- 3:28C'est vraiment l'intégration au sein de ton milieu familial,
- 3:33social,
- 3:33socio-professionnel.
- 3:35C'est hyper important.
- 3:36Et moi,
- 3:36aujourd'hui,
- 3:37ce qui me permet de faire plein de choses,
- 3:38Et d'attirer un petit peu plein de gens,
- 3:42c'est le fait d'aller bien,
- 3:43de me sentir bien et d'être alignée avec mes valeurs.
- 3:45Et ça,
- 3:45je pense que c'est réellement quelque chose que j'aimerais partager et que j'aimerais que tout le monde entende aujourd'hui.
- 3:50Alors,
- 3:51génial.
- 3:51Donc,
- 3:51qu'est-ce que tu fais ?
- 3:52En plus,
- 3:52c'est la vie d'un médecin,
- 3:53donc c'est vachement précieux.
- 3:54Donc alors,
- 3:55qu'est-ce que tu pourrais nous donner comme conseil pour la rentrée en ce qui concerne la santé,
- 3:59à la fois physique et mentale ?
- 4:00Parce que c'est un sujet qui t'intéresse beaucoup.
- 4:01Bien sûr,
- 4:02bien sûr.
- 4:03n'oubliez pas de faire vos dépistages annuels
- 4:05Très important,
- 4:07je précise à chaque fois que je fais une consultation,
- 4:09au moins une prise de sang par an pour vérifier comment va votre rein,
- 4:14comment va votre foie,
- 4:15comment va votre glycémie,
- 4:17comment va votre cholestérol.
- 4:18C'est la rentrée,
- 4:19c'est le moment de prendre des résolutions.
- 4:21Également,
- 4:22j'aimerais insister pour les femmes,
- 4:23pensez à votre frottier.
- 4:25Vraiment,
- 4:26c'est hyper important,
- 4:27votre consultation gynécologique.
- 4:29Aux hommes qui ont plus de 50 ans,
- 4:31pensez à aller chez le cardiologue au moins une fois par an.
- 4:33Que pour les plus de 50 ans.
- 4:35c'est un facteur de risque mais si un homme par exemple a eu dans son entourage son papa qui a fait un infarctus du myocarde un AVC ou s'il y a eu une mort subite dans la famille ça va être plus tôt mais c'est important d'en parler avec son médecin voilà soyons prévenants
- 4:50et du coup je me pose une question par rapport au frottis parce que je sais que ça a vachement changé dernièrement et que maintenant avant on te faisait tout le temps quand t'allais chez la sage-femme ou chez le gynéco tous les ans fallait faire son frottis maintenant c'est différent
- 5:03pour les femmes entre 25 ans et 29 ans on va faire un premier frottis à 25 ans puis un deuxième
- 5:09à un an d'intervalle,
- 5:10donc un an après,
- 5:12et si ensuite il est normal,
- 5:13on en refait un tous les trois ans.
- 5:15Alors qu'à partir de 30 ans,
- 5:16ça change,
- 5:17on va avoir ce qu'on appelle un test HPV,
- 5:20qui va être réalisé trois ans après le dernier examen dont le résultat est normal,
- 5:25et ensuite on le fera tous les cinq ans si le résultat du test est négatif,
- 5:29jusqu'à l'âge de 65 ans.
- 5:31Mais c'est quoi un HPV ?
- 5:33Un test HPV,
- 5:34c'est un test qu'on réalise au laboratoire.
- 5:36pour vérifier s'il y a la présence de l'HPV,
- 5:38qui est exactement le virus responsable du cancer du code de l'hytérose.
- 5:44Merci pour ces éclaircissements.
- 5:46Est-ce que je dois faire mon livre ?
- 5:48Non,
- 5:48non.
- 5:49J'espère que c'est clair.
- 5:51De toute façon,
- 5:51n'hésitez jamais,
- 5:52si vous avez des questions,
- 5:53à en parler à vos praticiens.
- 5:55On change de température à cette rentrée-là.
- 5:57Pensez à tous ceux qui font des inflammations au niveau des voies aériennes,
- 6:01c'est-à-dire,
- 6:02je parle des rhinites saisonnières.
- 6:03à bien prendre vos précautions parce que mine de rien,
- 6:06ça fait mal aux yeux,
- 6:07ça fait mal à la gorge,
- 6:08on éternue toute la journée.
- 6:09Pour les asthmatiques,
- 6:11ça peut enflammer tout ce qui est voie pulmonaire.
- 6:13Donc n'oubliez pas,
- 6:14faites attention au changement de température.
- 6:17Et enfin,
- 6:17votre santé mentale,
- 6:18car oui,
- 6:19après les vacances,
- 6:20c'est toujours dur de s'y remettre.
- 6:21Prenez soin de vous.
- 6:22Vraiment,
- 6:23moi,
- 6:23je prends le temps de le dire tous les jours.
- 6:25Prenez soin de votre mental.
- 6:27Alors,
- 6:27comment est-ce qu'on peut faire un conseil de médecin pour prendre soin de son entourage ?
- 6:30Alors,
- 6:30moi,
- 6:30je dirais que c'est important d'avoir un bon équilibre dans sa vie personnelle et également professionnelle.
- 6:35Et c'est important de faire les choses qu'on aime.
- 6:38Je ne le répéterai jamais assez,
- 6:39c'est important l'activité physique.
- 6:41Mais ça ne veut pas dire de faire une activité physique très,
- 6:44très ou trop sportive.
- 6:45Rien que d'aller marcher,
- 6:47d'aller prendre l'air,
- 6:48d'aller respirer tous les jours.
- 6:49C'est à la portée de chacun et ça fait énormément de bien.
- 6:53Super.
- 6:54Et est-ce que tu conseilles,
- 6:54parce que là,
- 6:55nous,
- 6:55on est un peu dans...
- 6:56Dans Flamme des années 80,
- 6:57on est assez pro-méditation,
- 6:59tout ce qui peut être cohérence cardiaque,
- 7:00tout ça.
- 7:01Est-ce que c'est prouvé aussi ?
- 7:03Oui,
- 7:03bien sûr.
- 7:04Moi-même,
- 7:04j'ai été sur les applications comme petit bambou qui font de la cohérence cardiaque et que j'ai appliquées moi-même avec des patients et qui fonctionnent.
- 7:12La méditation,
- 7:13moi-même,
- 7:13j'en fais dans ma vie personnelle et ça aide,
- 7:17vraiment ça aide.
- 7:18Je pense qu'il faut aussi,
- 7:19des fois,
- 7:19il suffit d'y croire pour que les choses se débloquent toutes seules et qu'on avance.
- 7:25Je pense que l'idée réellement d'avancer,
- 7:28ça nous permet de voir les choses différemment.
- 7:31Et aussi,
- 7:31je me permets,
- 7:32on n'a pas parlé du dépistage du cancer du sein ?
- 7:35Exactement,
- 7:35exactement.
- 7:36Toutes les femmes de plus de 50 ans,
- 7:38pensez à y aller.
- 7:38Mammographie annuelle,
- 7:41je sais que certaines sont assez réticentes parce qu'il y a la peur d'avoir quelque chose.
- 7:46Néanmoins,
- 7:46nous,
- 7:46on est là pour vous aider,
- 7:47vous accompagner.
- 7:48S'il y a une anomalie,
- 7:50de vous mettre dans la boucle avec les bons praticiens,
- 7:52les bons suivis spécifiques.
- 7:54Donc.
- 7:54Donc pensez-y.
- 7:55Et pour toutes celles qui ont des antécédents familiaux,
- 7:57n'hésitez pas surtout à le signaler dans votre consultation annuelle parce qu'on prend le temps de discuter,
- 8:01on prend le temps de vous rassurer.
- 8:03Et je sais qu'il y a beaucoup,
- 8:04beaucoup de femmes qui sont très stressées.
- 8:06Je prends les femmes,
- 8:07mais il y a également les hommes chez qui on découvre des cancers du sein,
- 8:09même si c'est très rare.
- 8:11Il y a quand même cette minorité-là que moi,
- 8:13j'ai rencontrée moi-même dans mon parcours et qui m'a vraiment touchée.
- 8:15Donc on est à votre écoute.
- 8:17N'hésitez pas et on fera tout le nécessaire.
- 8:19Et donc les hommes,
- 8:20ils peuvent aller faire des dépistages du cancer du sein ?
- 8:22Oui,
- 8:22bien sûr.
- 8:23Bien sûr,
- 8:23bien sûr.
- 8:23C'est vrai qu'on n'en entend pas du tout parler.
- 8:25Non,
- 8:25non,
- 8:25non.
- 8:25Ça peut être un très beau sujet.
- 8:26Peut-être d'écrire là-dessus.
- 8:29Je vais y réfléchir.
- 8:31Mais par contre,
- 8:31tu disais,
- 8:32c'est aussi comme le frottis,
- 8:33c'est des questions.
- 8:33J'en profite,
- 8:34mais je pense que je ne suis pas la seule à me les poser.
- 8:35Bien sûr.
- 8:36Parce que si je me les pose,
- 8:37je vais dire qu'il y a d'autres personnes qui doivent se les poser aussi.
- 8:39On dit que la mammographie et justement l'échographie,
- 8:42c'est à partir de 50 ans.
- 8:43Alors,
- 8:43c'est pareil.
- 8:44C'est
- 8:4550 ans,
- 8:45par exemple,
- 8:46chez toi,
- 8:46si tu n'as pas d'antécédents familiaux.
- 8:48Si par exemple ta maman ou ta tante ou autre parenté
- 8:52a eu un cancer du sein,
- 8:53ce sera plus tôt.
- 8:54Et on fera une maman plus une échographie.
- 8:56Après,
- 8:56il faut toujours être bien à l'écoute.
- 8:57Et en même temps,
- 8:58moi,
- 8:58je...
- 8:58Enfin,
- 8:59là,
- 8:59c'est parce que de mon expérience personnelle,
- 9:00ma meilleure amie a eu un cancer du sein l'année dernière à 43 ans.
- 9:03Oui,
- 9:04et elle l'a fait.
- 9:05justement la visite de contrôle.
- 9:06C'est pour ça que je veux absolument qu'on parle de la mammographie et du contrôle.
- 9:10Parce que moi,
- 9:11justement,
- 9:11comme moi je dessins un peu à risque,
- 9:13entre guillemets,
- 9:14je vais faire des échographies.
- 9:16Et là,
- 9:16c'est ma première mammographie à 42 ans,
- 9:19quoi.
- 9:19Donc 41 ans.
- 9:20Et du coup,
- 9:21ça lui a mis la puce à l'oreille.
- 9:22Et ensuite,
- 9:22elle a écouté l'émission que j'avais faite l'année dernière avec Maëva,
- 9:25qui est radiologue sur le cancer du sein.
- 9:27Et du coup,
- 9:28elle y est allée.
- 9:28Mais quand elle est allée pour un contrôle,
- 9:29en fait,
- 9:30on a découvert qu'elle avait un cancer du sein.
- 9:32Donc si elle n'y était pas allée et qu'elle avait attendu ces 50 ans,
- 9:34ça aurait été trop tard.
- 9:35Exactement,
- 9:36c'est pour ça que j'insiste sur les dépistages.
- 9:38Ou même quand certains patients viennent me voir pour des renouvellements d'ordonnances,
- 9:41je ne fais pas que prescrire des médicaments.
- 9:43On n'est pas au marché quand on vient me voir.
- 9:45On prend le temps et on vous met dans la boucle avec les spécialistes selon votre pathologie,
- 9:50selon votre âge,
- 9:51on fait un check-up sur les vaccins.
- 9:53C'est hyper important en fait.
- 9:54Vous,
- 9:54vous ne le réalisez pas,
- 9:55nous on le fait parce qu'on sait à quel point ça peut sauver des vies.
- 9:59Mais ça c'est certain,
- 9:59mais du coup vous faites comment quand on est une femme,
- 10:01parce qu'on nous dit à partir de 50 ans,
- 10:02mais si on n'a pas trop de problèmes,
- 10:04est-ce qu'on va quand même se faire une écho ou une mammo ?
- 10:06Je suis toujours à l'écoute,
- 10:07je pense que ça dépend réellement du praticien sur lequel vous tombez.
- 10:10Moi quand une femme vient me voir,
- 10:12des fois même à 25 ans,
- 10:13elle me dit j'ai une sensation de boule,
- 10:15je sais que ça va traverser l'esprit de cette patiente,
- 10:18je ne vais pas prendre de risque.
- 10:19En fait je vais lui dire je te mets la mammographie et l'échographie et dans la boucle avec un gynécologue,
- 10:24comme ça t'es rassurée et en fait tout le monde souffle un coup et ça nous permet d'avancer.
- 10:28Et je pense que ça ne coûte rien.
- 10:30En mineur de dents,
- 10:31c'est un petit peu d'écoute et des fois,
- 10:32ça peut faire réellement du bien.
- 10:34Les patients qui viennent te voir parce qu'ils ont des palpitations où tu vas te dire,
- 10:38c'est anxieux.
- 10:39Non,
- 10:39pas forcément.
- 10:39En fait,
- 10:40les palpitations,
- 10:40ça peut être la découverte d'un trouble du rythme à n'importe quel âge.
- 10:43Donc moi,
- 10:43je mets dans la boucle systématiquement avec un cardiologue.
- 10:46Je prends le temps de faire l'électrocardiogramme.
- 10:48Si c'est une douleur dans la poitrine,
- 10:50même à 25 ans,
- 10:51j'envoie aux urgences.
- 10:52Alors que dans les trois quarts du temps,
- 10:54il se passe pas grand chose et effectivement
- 10:56Très souvent,
- 10:57chez les jeunes,
- 10:58c'est de l'anxiété.
- 11:00Mais je trouve que c'est trop facile et qu'on peut passer réellement à côté de quelque chose.
- 11:03Moi,
- 11:03aux urgences,
- 11:04j'ai eu vraiment des surprises où je me suis dit,
- 11:05mais à coup sûr,
- 11:06c'est rien et je me suis fait avoir et ça t'apprend.
- 11:09Et du coup,
- 11:09avec le temps,
- 11:10tu dis,
- 11:10OK,
- 11:10je l'ai fait l'erreur.
- 11:11Maintenant,
- 11:11je ne la fais plus jamais et ça peut réellement sauver des vies par la suite.
- 11:15Et puis en plus,
- 11:16je trouve qu'actuellement,
- 11:17on fait une parenthèse par rapport à ça.
- 11:19C'est de plus en plus dur de trouver un médecin.
- 11:21Non mais c'est vrai,
- 11:22moi pour mon père,
- 11:23à Nice,
- 11:23j'ai vraiment eu du mal à trouver un médecin traitant parce que c'est pas forcément évident de trouver un médecin traitant.
- 11:28Je trouve que ça fait un peu peur même de trouver un dermatologue,
- 11:31de trouver des spécialistes,
- 11:33ça devient très dur.
- 11:33C'est très difficile,
- 11:34mais les conditions des médecins sont réellement pas simples aussi,
- 11:37je le sais.
- 11:38Je vois beaucoup,
- 11:39beaucoup de médecins dans mon entourage qui sont en dépression,
- 11:43ça on n'en parle pas assez.
- 11:44C'est pour ça que j'aimerais réellement écrire sur ce sujet-là.
- 11:47Souvent,
- 11:47on ne se rend pas compte qu'un médecin,
- 11:49c'est également un humain,
- 11:50c'est également quelqu'un qui peut avoir des problèmes,
- 11:52c'est quelqu'un qui peut avoir des insécurités.
- 11:56Ça existe,
- 11:56c'est un rapport d'humain à humain.
- 11:58Et malheureusement,
- 11:59comment donner toute son attention à un patient pendant une consultation si le médecin n'est pas bien lui-même ?
- 12:07Donc je pense que ça va être difficile pour les prochaines années à venir,
- 12:10parce que Paris devient un désert médical.
- 12:12Je prends l'exemple de Paris,
- 12:13c'est l'exemple également des campagnes,
- 12:15c'est l'exemple également d'autres grosses villes.
- 12:17Aux urgences,
- 12:17c'est pareil,
- 12:18les gros CHU commencent à fermer.
- 12:20Sincèrement,
- 12:20moi,
- 12:20je suis inquiète pour l'avenir de la médecine.
- 12:22Et je trouve ça tellement triste parce que moi,
- 12:24j'ai mis 12 ans de ma vie là-dedans.
- 12:25Je sais que beaucoup ont investi.
- 12:27C'est énormément de sacrifices.
- 12:29C'est un certain coût.
- 12:30C'est un sacrifice de la vie sociale.
- 12:33On met,
- 12:33entre parenthèses,
- 12:34énormément de choses.
- 12:35On voit tous ces amis évoluer.
- 12:36C'est des chamboulements qui,
- 12:37vraiment,
- 12:38ne sont pas évidents à assumer.
- 12:40Et moi,
- 12:40en tant que femme,
- 12:41notamment par mes origines,
- 12:43ça a été très difficile d'aller jusqu'au bout.
- 12:45alors ça a été vraiment un plaisir.
- 12:46combat.
- 12:47Aujourd'hui,
- 12:48j'en suis très fière.
- 12:49C'est pour ça que j'aimerais également inspirer les jeunes.
- 12:52Je prends mes origines à moi,
- 12:53mais évidemment,
- 12:54j'élargis à toutes les femmes qui se disent que c'est pas possible parce que moi,
- 12:57j'y suis arrivée.
- 12:58Et parfois,
- 12:59je le répète,
- 13:00la petite flamme en soi qui nous donne envie de nous battre,
- 13:03elle est jusqu'au bout de nos rêves.
- 13:04Je pense qu'il faut l'écouter.
- 13:06Voilà.
- 13:07C'était trop beau.
- 13:08C'était très spontané.
- 13:11C'était très spontané.
- 13:12C'est super.
- 13:13Et en plus,
- 13:14en tant que médecin,
- 13:15ce que tu fais aussi,
- 13:16ou ce que tu as déjà,
- 13:17enfin ce que tu as...
- 13:18fait,
- 13:18c'est que tu as fait beaucoup d'humanitaire aussi.
- 13:20C'est hyper intéressant parce que c'est vrai que moi j'aimerais bien que tu nous expliques un peu comment cette idée de partir dans l'humanitaire,
- 13:25tu l'as fait pendant tes études,
- 13:26quand tu avais fini,
- 13:27comment ça s'est passé ?
- 13:28Alors moi j'ai commencé vers la fin de mes études quand je savais que ma thèse était bien encadrée,
- 13:33que j'avais été jusqu'au bout des choses primordiales,
- 13:36obligatoires en termes de cours,
- 13:37en termes de travaux à rendre.
- 13:40Je savais qu'il manquait quelque chose que je n'avais pas forcément dans mon quotidien.
- 13:45J'avais vraiment ce problème de
- 13:46places à trouver où je ne me sentais pas forcément utile tous les jours.
- 13:50Et un jour,
- 13:51j'ai un ami qui était parti avec Armada,
- 13:54l'association de Madagascar où en fait,
- 13:57on va avoir quatre itinéraires dans les quatre coins de Madagascar avec une équipe de 20 à chaque fois pour chaque itinéraire.
- 14:05On va se rendre de dispensaire en dispensaire et prendre en charge les populations assez isolées qui n'ont pas accès aux soins médicaux mais vraiment,
- 14:13des fois,
- 14:13on peut avoir des patients qui ont marché trois jours.
- 14:15pour venir voir un médecin.
- 14:18Et on se rend compte,
- 14:18je pense,
- 14:19à ce moment-là,
- 14:20de notre valeur et de notre utilité.
- 14:23L'humanitaire,
- 14:23c'est très axé sur l'humain.
- 14:25C'est ce que moi,
- 14:25je recherche dans mon quotidien.
- 14:27C'est très empathique.
- 14:28On découvre des histoires de vie qui sont bouleversantes.
- 14:31Et surtout,
- 14:31on revient,
- 14:32on souffle un coup en se disant qu'on a réellement de la chance.
- 14:36Oui,
- 14:36c'est sûr.
- 14:37Là,
- 14:37on s'est un peu blindes sur la médecine.
- 14:39Mais bon,
- 14:39quand on voit un peu comment ça peut se passer dans d'autres pays,
- 14:42c'est sûr que ça fait réfléchir.
- 14:44Oui,
- 14:44c'est ça,
- 14:44exactement.
- 14:45Et j'en ai fait sept et j'ai très envie de continuer à en faire parce que dans chaque pays,
- 14:49à chaque pays sa tradition,
- 14:50à chaque pays ses coutumes.
- 14:52Et c'est très inspirant.
- 14:53Je me suis dit,
- 14:53mais même un jour,
- 14:54j'aimerais faire un documentaire sur ce que je fais.
- 14:56J'aimerais beaucoup montrer les droits de la femme,
- 14:59les devoirs d'une femme,
- 15:00les interdits d'une femme,
- 15:02que ce soit à Madagascar,
- 15:04comme au Sénégal,
- 15:05comme en Afrique du Sud,
- 15:06comme en Tanzanie,
- 15:07comme j'ai eu la chance de pouvoir le faire,
- 15:08ou aux Philippines.
- 15:10J'ai été très inspirée par...
- 15:12Tout est rend compte que j'ai pu faire et ça m'a beaucoup appris également sur ma pratique.
- 15:15Parce qu'en fait,
- 15:16on n'a pas accès aux soins comme nous,
- 15:18on aurait la chance d'aller faire une prise de sang ou d'aller aux urgences pour faire un scanner.
- 15:22Non,
- 15:22en fait,
- 15:23en humanitaire,
- 15:24on se débrouille avec ce qu'on a à l'instant
- 15:26T et on retourne à la médecine d'avant.
- 15:29En fait,
- 15:29on est très attentif à ce qui se passe,
- 15:31à l'interrogatoire,
- 15:32on fait des choses très détaillées,
- 15:34très poussées et surtout,
- 15:35on se fie à son instinct.
- 15:37Ah ouais,
- 15:38c'est super intéressant.
- 15:39C'est chouette,
- 15:40oui.
- 15:40Et quand tu parles des femmes dans ces différents pays,
- 15:45tu sens vraiment qu'il y a une différence entre l'homme et la femme,
- 15:48évidemment,
- 15:50et surtout entre les différentes cultures ?
- 15:52Bien sûr,
- 15:53il y a énormément d'inégalités.
- 15:56Je me souviens d'une patiente qui avait eu 12 ans et qui avait été victime d'inceste,
- 16:02qui avait été malheureusement enceinte à la suite de ça,
- 16:06et l'avortement est interdit dans ces pays-là.
- 16:09peu importe les circonstances.
- 16:10Ça m'avait bouleversée parce que je me suis dit mais comment on peut réellement entendre des discours comme ça ?
- 16:18Et puis ensuite,
- 16:19en me renseignant,
- 16:20parce que j'ai voulu vraiment me battre pour elle,
- 16:22je me suis dit mais est-ce qu'on peut faire quelque chose ?
- 16:24Parce que dans ces certaines associations,
- 16:26on peut faire des évacuations.
- 16:28On peut prendre en charge les patients dans des hôpitaux,
- 16:31c'est à la portée et à la charge de l'association.
- 16:33Et nous,
- 16:33ensuite,
- 16:34on retrouve les patients en fin de mission pour voir ce qu'ils sont devenus,
- 16:37et notamment les prises en charge qu'il y a eu à l'hôpital.
- 16:40Et ça m'a bouleversée parce que c'est culturel,
- 16:43c'est de coutume,
- 16:44on ne porte pas plainte dans la famille,
- 16:46contre quelqu'un de sa famille,
- 16:48c'est très tabou,
- 16:49on n'en parle pas,
- 16:50c'est la honte.
- 16:51Et ça m'a vraiment,
- 16:52vraiment bouleversée.
- 16:53Donc oui,
- 16:54dans ces pays-là,
- 16:55toutes les coutumes et les traditions sont à respecter.
- 16:57parce que c'est comme ça.
- 16:59Mais en même temps,
- 16:59on a réellement envie de se battre pour certains.
- 17:02Et voilà.
- 17:03J'ai adressé cette jeune patiente à une sage-femme du village et j'ai été très,
- 17:08très heureuse de pouvoir l'accompagner sur ce parcours-là et je croise les doigts pour elle.
- 17:14Oui,
- 17:14c'est ça.
- 17:14Ça doit être difficile quand on reste.
- 17:17Combien de temps on reste en général dans une nation ?
- 17:19Deux semaines.
- 17:19Moi,
- 17:19j'ai choisi,
- 17:20j'ai pris vraiment le parti de commencer par faire des missions de deux semaines pour ensuite y aller progressivement.
- 17:27pour pas que ce soit trop brutal.
- 17:28Parce que c'est comme quand moi,
- 17:29je sais,
- 17:30c'est pas du tout de l'humain de dire que je suis partie plein de fois en voyage de semaine,
- 17:34et puis un jour j'ai fait vraiment un voyage de 7 semaines.
- 17:37Et c'est pas trop la même chose.
- 17:38Non,
- 17:39c'est pas du tout la même chose.
- 17:40Et surtout,
- 17:40à un moment donné,
- 17:41on est loin de chez nous,
- 17:42et moi,
- 17:43à un moment donné,
- 17:43j'étais au Cambodge,
- 17:44et j'ai senti ce moment où je pouvais basculer dans l'humanitaire.
- 17:47où j'ai vu tellement de misère.
- 17:48Oui,
- 17:49c'est ça.
- 17:49C'est se confronter à la misère.
- 17:50Voilà,
- 17:51et c'est vraiment une espèce de bascule à un moment donné de te dire,
- 17:53mais comme tu le vois en deux semaines ou quand tu pars quelque part,
- 17:55tu te dis,
- 17:56ah là,
- 17:56vraiment les pauvres,
- 17:56on a vraiment de la chance et tu reviens.
- 17:58Mais quand tu t'es installée et que ça fait plus d'un mois et au bout de six semaines,
- 18:01j'ai vraiment senti ce point de bascule où je me suis dit,
- 18:03mais là,
- 18:04je peux décider de rester là en fait parce que je serai
- 18:13Cette bascule de vie ou de mort,
- 18:15en fait.
- 18:15Et je pense que ça doit être très difficile quand tu fais de l'humanitaire.
- 18:18Et quand tu rentres là-dedans,
- 18:19je pense que tu peux ne faire que ça.
- 18:20Parce qu'en fait,
- 18:21ça te...
- 18:22Oui.
- 18:23Ça te hape,
- 18:23en fait.
- 18:24Exactement,
- 18:24exactement.
- 18:25Moi,
- 18:25j'envisage de faire par la suite des missions plus longues.
- 18:27Mais le jour où je serai prête.
- 18:28Le jour où j'aurai eu la maturité pour pouvoir le faire.
- 18:31Le recul,
- 18:32l'expérience.
- 18:33Et j'ai conscience que pour le moment,
- 18:34c'est pas maintenant.
- 18:35Et c'est OK.
- 18:36Ça arrivera avec le temps.
- 18:38Oui,
- 18:38parce qu'après,
- 18:39c'est toute une part des choses à faire entre notre propre vie et ce qu'on a.
- 18:42et puis euh peut-être
- 18:43prendre la cape de la sauveuse,
- 18:44entre guillemets,
- 18:45et se lancer dans un truc pour sauver.
- 18:47Sauf qu'en fait,
- 18:48c'est sans fin,
- 18:48parce qu'on peut aider certaines personnes,
- 18:50accompagner,
- 18:51mais on ne pourra jamais sauver un pays.
- 18:53Non,
- 18:54parce que tu dois te fier.
- 18:55Il y a certains pays,
- 18:57moi je me souviens,
- 18:57j'avais été marquée par le Sénégal,
- 18:59ils n'aiment pas se soigner avec les médicaments.
- 19:02Mais parce qu'en fait,
- 19:03on ne revient pas systématiquement toutes les semaines.
- 19:06Donc en fait,
- 19:06le jour où ils n'en ont plus,
- 19:07comment est-ce qu'ils font ?
- 19:08Donc c'est un cercle vicieux.
- 19:10Ils aiment beaucoup se soigner avec les plantes.
- 19:12Et moi,
- 19:13Et franchement,
- 19:13je prends vraiment le temps,
- 19:15même au quotidien,
- 19:15de me rendre compte à quel point,
- 19:17ne serait-ce que la menthe poivrée,
- 19:19l'eucalyptus ou le ravine sara peuvent servir dans certaines rhinopharyngites,
- 19:23rhumes.
- 19:24Et ça,
- 19:25j'y prends vraiment,
- 19:26j'y suis à l'écoute.
- 19:27Et dans ces pays-là,
- 19:28on se soigne vraiment avec les plantes et c'est tout à fait respectable.
- 19:32Je pense qu'il faut réellement s'adapter à l'instant où on est.
- 19:35Et c'est pour ça que même je vis en local dans ces pays-là,
- 19:38parce que c'est comme ça qu'on avance.
- 19:40C'est comme ça qu'on apprend.
- 19:42Ça donne trop envie.
- 19:42J'ai envie d'avoir ta vie.
- 19:45Non mais c'est vachement inspirant.
- 19:48Et en tant que comédienne,
- 19:49tu as déjà joué certains rôles.
- 19:51Oui,
- 19:51j'ai accepté à chaque fois des rôles qui me tenaient à cœur.
- 19:54Je prends vraiment le temps de discuter avec le réal ou même le direcast du scénario en question.
- 20:01J'ai accepté de jouer le rôle d'une femme qui était touchée par le cancer du sein et qui avait énormément de difficultés avec le regard des autres.
- 20:09J'ai vraiment eu...
- 20:10Un coup de cœur pour ce scénario qui a eu le deuxième prix du Festival du Chimo féminin à La Réunion.
- 20:16On avait participé et ça m'avait réellement touchée parce que ça a parlé à beaucoup de gens.
- 20:21J'ai accepté de jouer pour Canal Plus Réunion un court-métrage où je jouais le rôle d'une femme malvoyante qui se battait pour le torbal,
- 20:29le sport adapté pour les malvoyants.
- 20:32Et pareil,
- 20:32il y avait vraiment une idée de se battre,
- 20:34un message d'espoir qui m'a tenue à cœur.
- 20:36Donc c'est plein de petites...
- 20:39de petites
- 20:39thème comme ça qui me touche et où je vais me dire,
- 20:42ok,
- 20:42j'ai un message à faire passer,
- 20:44je vais y aller.
- 20:44Voilà.
- 20:45C'est trop pratique pour faire les débats après.
- 20:48C'est genre,
- 20:48non,
- 20:49on n'a pas besoin d'inviter un docteur.
- 20:51Oui,
- 20:52voilà.
- 20:53Et là,
- 20:54tu écris,
- 20:54donc là,
- 20:54c'est vraiment ton rêve.
- 20:55Oui.
- 20:55Tu continues à faire toutes ces casquettes-là et tu écris.
- 20:58Et là,
- 20:59c'est quelque chose,
- 20:59c'est un processus que tu as commencé il y a un petit moment.
- 21:02Exactement.
- 21:03Oui,
- 21:03oui.
- 21:03J'avais commencé moi-même à me mettre dans la réalisation.
- 21:06pour le festival du film au féminin en 2020-2021,
- 21:10ou un peu plus tard,
- 21:11je ne sais plus.
- 21:12Mais où j'avais envie de raconter une histoire,
- 21:16je l'ai appelée le silence des mots,
- 21:18M-A-U-X,
- 21:20mais en parlant également des mots,
- 21:22M-O-T-S,
- 21:23un transgénérationnel en partant d'une grand-mère à une petite fille,
- 21:28sur des sujets parfois tabous,
- 21:29notamment à La Réunion.
- 21:30Je prends l'exemple de La Réunion,
- 21:32je sais que c'est le cas dans beaucoup de pays.
- 21:33sur des violences intrafamiliales.
- 21:36Je sais que ça a beaucoup touché le public.
- 21:39On a eu la mention spéciale du jury.
- 21:41Et quand je l'ai reçu,
- 21:41je me suis dit « Ok,
- 21:43en fait,
- 21:43je vois à quel point je peux toucher les gens,
- 21:45mais des sujets,
- 21:46j'en ai plein à aborder. »
- 21:47Et du coup,
- 21:48ça m'a confortée dans l'idée de continuer là-dedans.
- 21:52J'ai appris par moi-même.
- 21:53J'ai fait les Nikon Film Festival.
- 21:54J'ai fait mon premier cours de 14 minutes qui s'appelle « Pardon en deux mots » .
- 21:58et qui me tenaient à cœur,
- 22:00qui parlaient de l'éducation,
- 22:01du pardon,
- 22:02des liens familiaux.
- 22:03Et tout ça,
- 22:03je vois à quel point ça a touché les gens.
- 22:05On a eu huit prix pour celui-là.
- 22:07Et maintenant,
- 22:08je vois même que j'ai attiré certaines productions,
- 22:10voire certains réalisateurs,
- 22:12pour travailler avec eux sur mes prochains projets.
- 22:15C'est génial.
- 22:15En plus,
- 22:16quand on parle,
- 22:16ça a vraiment un sens.
- 22:17Parce qu'il y a vraiment ce sens,
- 22:19entre guillemets,
- 22:20d'avoir étudié pendant douze ans la médecine,
- 22:21d'être allée faire de l'humanitaire et de vraiment raconter les choses,
- 22:25genre incarner à la fois dans tes personnages.
- 22:27où tu es actrice et dans tes personnages où tu écris et où tu réalises,
- 22:30c'est très incarné.
- 22:31Donc en fait,
- 22:32là,
- 22:32on ne se pose pas la question,
- 22:33on ne se dit pas « Ah,
- 22:33mais la fille,
- 22:34elle essaye de faire plein de trucs,
- 22:35comment ça se fait ? »
- 22:36Je trouve que dans ces parcours pluriels,
- 22:38souvent,
- 22:38c'est très incarné parce que ça met du temps,
- 22:40en fait,
- 22:40aussi.
- 22:41Bien sûr.
- 22:41Ça met du temps,
- 22:42là,
- 22:42de faire une émission pour parler de toutes tes casquettes.
- 22:44Je pense que tu n'en as pas fait beaucoup encore.
- 22:47Tu vois ce que je veux dire ?
- 22:48C'est ça qui est intéressant de pouvoir vraiment se mettre...
- 22:50Est-ce que pour toi,
- 22:50ça a été compliqué de se mettre dans la lumière ?
- 22:53Ça a été très dur.
- 22:54Moi,
- 22:54j'ai vécu un internat qui n'a pas été facile parce que je savais que je faisais beaucoup de choses,
- 22:58que ça pouvait déranger,
- 22:59que les gens d'un point de vue extérieur se disaient « Mais comment est-ce qu'elle peut faire autant de choses et avoir cette lumière en elle ? »
- 23:05Et puis,
- 23:06moi,
- 23:06j'ai eu des réflexions à l'hôpital où on me disait
- 23:09« Mais tu brilles trop,
- 23:10c'est agaçant ! »
- 23:10ou
- 23:12« Ce que tu dégages,
- 23:13c'est chiant ! »
- 23:14Et alors qu'on est juste soi-même,
- 23:16on sait pourquoi on le fait.
- 23:18Et je pense...
- 23:19Et ça,
- 23:19pareil,
- 23:20j'aborderai ce sujet-là dans un de mes thèmes un jour dans lequel j'aimerais écrire.
- 23:24Peu importe la lumière de quelqu'un,
- 23:27je pense qu'il ne faut jamais juger la personne qui est en face de nous.
- 23:30Même si c'est très dur à faire et qu'on le fait tous un peu inconsciemment,
- 23:33on ne connaît pas le parcours de cette personne.
- 23:35Moi,
- 23:36personne ne sait ce par quoi je suis passée pour faire ces études-là,
- 23:39ce qui m'emmène à écrire et à réaliser aujourd'hui.
- 23:43Et je pense que si c'était vraiment à refaire,
- 23:45je ferais tout de la même façon,
- 23:47sincèrement.
- 23:48C'est marrant parce que j'en parlais avec mes coachés la semaine dernière sur les gens lumineux.
- 23:54Et moi,
- 23:54je me rappelle que quand j'étais petite,
- 23:55il y avait la...
- 23:56Je ne sais pas si je dis tout ça,
- 23:57mais j'avais 16 ans et il y avait cette femme que je trouvais extrêmement lumineuse.
- 24:01Et je la trouvais vraiment très lumineuse.
- 24:03Je me disais,
- 24:03c'est incroyable.
- 24:04Je la trouvais particulière par rapport aux autres.
- 24:06Mais en fait,
- 24:07elle avait une histoire de vie qui était assez atroce.
- 24:08Et elle avait perdu un enfant,
- 24:10chose la plus dure qu'on puisse imaginer.
- 24:12Et en fait,
- 24:12elle avait transcendé.
- 24:13Et c'est ce que je racontais à mes coachés.
- 24:15Elle avait transcendé ça.
- 24:16Et donc moi,
- 24:17je pense,
- 24:17ça c'est ma croyance,
- 24:18mais toutes tes croyances,
- 24:20que les gens les plus lumineux,
- 24:21c'est qu'ils ont choisi la lumière au moment où ils auraient pu choisir l'obscurité.
- 24:24Oui,
- 24:24exactement,
- 24:25j'allais y venir.
- 24:26Donc sincèrement,
- 24:28ça ne se juge pas en fait.
- 24:29Et je trouve,
- 24:30moi je me suis pris énormément de réflexions.
- 24:32Et puis en fait,
- 24:32je me suis dit,
- 24:33écoute,
- 24:34écoute cette flamme que tu as en toi,
- 24:35écoute le feu que tu as dans ton bide et va jusqu'au bout.
- 24:38Et je pense que tu es d'autant plus fière,
- 24:41parce que les obstacles que tu as au sein de tes épreuves,
- 24:46ça te motive deux fois plus.
- 24:48À la fin,
- 24:48tu dis,
- 24:49j'ai vraiment trimé,
- 24:50mais ça en valait la peine.
- 24:51Et je n'aurais peut-être pas eu la même satisfaction si je n'avais peut-être pas eu autant de galères.
- 24:57Oui,
- 24:57c'est vrai.
- 24:57En fait,
- 24:58c'est sûr.
- 24:58Puis,
- 24:59je pense que ce n'est même pas tant les galères,
- 25:00c'est aussi vraiment des épreuves,
- 25:03mais c'est surtout aussi,
- 25:05sans que ce soit de l'extérieur,
- 25:05c'est aussi de soi à soi.
- 25:07C'est des choses internes qui se passent.
- 25:08Je pense qu'il y a un vrai travail à faire sur la résiliation,
- 25:11sur la résilience et sur la prise de recul.
- 25:14et ça c'est propre à chacun en fait.
- 25:16Mais ce n'est pas toujours facile.
- 25:17C'est pour ça que je parle vraiment de la santé mentale et de l'idée de prendre soin de soi.
- 25:21Moi,
- 25:21il y a plein de fois où j'aurais pu couler et je me suis relevé et je me suis dit « Ok,
- 25:25non,
- 25:25je n'ai pas envie de donner raison à ces gens-là.
- 25:27Non,
- 25:27là,
- 25:27j'ai envie de m'écouter à l'instant T. »
- 25:29Et j'ai fait en sorte que ça aille mieux,
- 25:32mais ça aurait pu se passer complètement à l'inverse.
- 25:35et c'est pas dit que demain j'ai pas de nouveaux obstacles qui vont me faire très mal mais c'est à moi d'avoir les outils pour avancer et pour m'écouter et je pense que chacun
- 25:46peut le faire.
- 25:47Oui,
- 25:47surtout qu'aujourd'hui,
- 25:48on est beaucoup plus ouvert à tout ce qui est thérapie,
- 25:50tout ce qui est psychologie.
- 25:51Il y a beaucoup de manières différentes.
- 25:53Il y a le travail du corps et aussi,
- 25:55on peut travailler avec des coachs.
- 25:56On peut travailler vraiment.
- 25:57Il y a un panel.
- 25:58Il y a 15 ans,
- 26:00c'était quand même plus compliqué.
- 26:01Exactement.
- 26:02Les gens sont de plus en plus ouverts.
- 26:04Moi-même,
- 26:04en tant que médecin,
- 26:05pour recommander certaines psychothérapies à certains patients,
- 26:08j'ai été testée à l'hôpital.
- 26:12J'avais fait un stage en addictologie et j'avais demandé Merci.
- 26:15à suivre les psychologues,
- 26:17à assister à certaines séances de TCC pour savoir comment est-ce qu'on pouvait se sentir et pour savoir si je pouvais le recommander par la suite.
- 26:24Et je trouve ça primordial à l'heure actuelle,
- 26:27même utile et vraiment nécessaire pour pouvoir donner des conseils par la suite aux gens qui nous entourent,
- 26:33même si on n'a pas les secrets pour tout.
- 26:36Ça,
- 26:36c'est sûr.
- 26:36Mais par contre,
- 26:37il me semble qu'il y a une nouvelle loi qui est passée il n'y a pas si longtemps.
- 26:39Si on peut venir te voir,
- 26:40par exemple,
- 26:41en tant que spécialiste généraliste.
- 26:42Il se dit,
- 26:42j'aimerais bien aller voir un psychologue ou un thérapeute.
- 26:45Alors,
- 26:45comment ça se passe ?
- 26:46Je n'ai pas trop d'argent.
- 26:47Alors,
- 26:47qu'est-ce que je peux faire ?
- 26:48Moi,
- 26:48je trouve ça très important.
- 26:49Je prends le temps à chaque fois.
- 26:51Là,
- 26:51vraiment,
- 26:51je lance un clin d'œil peut-être aux patients qui m'écouteront parce que je prends le temps vraiment d'en parler à chaque fois.
- 26:56Mon soutien psy,
- 26:57c'est vraiment un dispositif mis en place pour le gouvernement,
- 27:00pour ceux qui n'ont pas forcément les moyens d'aller chez un psychologue parce que quand même,
- 27:03une séance chez un psychologue peut coûter cher pour certaines personnes et ça se respecte.
- 27:08Et avec mon soutien psy,
- 27:09on remplit en tant que médecin
- 27:11Deux cadres sur une feuille qu'on vous remet,
- 27:13où en fait,
- 27:15on met le motif d'adressage vers un psychologue,
- 27:18le retentissement sur votre vie professionnelle et personnelle.
- 27:21Et ensuite,
- 27:21ça vous permet d'avoir huit séances remboursées par l'assurance maladie.
- 27:26Attention !
- 27:27Ce soutien psy ne s'adresse pas à tous les psychologues,
- 27:30mais à certains qui l'appliquent uniquement sur une liste que vous pouvez trouver sur internet,
- 27:35mon soutienpsy.gouv.
- 27:38Génial,
- 27:38et par rapport aux revenus,
- 27:41il faut avoir des revenus à peu près...
- 27:42Non,
- 27:44sincèrement,
- 27:44ce n'est pas une question de revenus,
- 27:45c'est vraiment selon le motif de l'adressage du médecin.
- 27:48Et moi,
- 27:49je l'ai appliqué pour même des syndromes d'anxiété,
- 27:52autant que des syndromes un peu plus...
- 27:54on va dire conséquents ou un peu plus forts chez certains patients.
- 27:58Attention,
- 27:59un psychologue n'est pas un psychiatre.
- 28:01C'est deux choses complètement différentes.
- 28:02Donc,
- 28:03on peut faire les deux.
- 28:04Moi,
- 28:04souvent même,
- 28:04je recommande les deux parce que c'est deux pratiques qui vont ensemble mais qui ne se substituent pas l'une à l'autre.
- 28:11Donc,
- 28:11vigilance là-dessus.
- 28:12Et on peut tout à fait avoir cet accès-là au soutien psy.
- 28:18Et c'est vraiment une chance.
- 28:19C'est vraiment un cadeau.
- 28:20Moi,
- 28:20le peu de patients qui sont revenus me voir en me disant...
- 28:22ça me sauve dans mon quotidien,
- 28:25ça m'a permis de me dire,
- 28:27ok,
- 28:28ça m'a coûté un papier et ça m'a pris deux minutes et ça peut peut-être aider.
- 28:32Après,
- 28:32le problème,
- 28:33bien sûr,
- 28:33c'est le temps d'attente,
- 28:34mais ça,
- 28:34c'est devenu comme ça pour tellement...
- 28:37Ne serait-ce même d'aller voir un médecin,
- 28:39donc il faut être patient.
- 28:40C'est plus dur,
- 28:41c'est plus dur de prendre ce mal en patience.
- 28:45Oui,
- 28:45mais en général,
- 28:45quand on prend un rendez-vous psy,
- 28:46oui,
- 28:46on peut attendre longtemps,
- 28:47mais par contre,
- 28:48le soutien psy,
- 28:49ça se débloque assez rapidement.
- 28:50Ça dépend.
- 28:51Ça dépend des communes.
- 28:52Justement,
- 28:53il faut se déplacer.
- 28:54Moi,
- 28:54je dis aux patients,
- 28:55déplacez-vous,
- 28:56quitte à peut-être mettre du temps dans les transports,
- 28:58mais au moins,
- 28:59vous prenez le temps de prendre soin de vous et de votre santé mentale.
- 29:02Et est-ce que la différence entre un psychologue et un psychiatre,
- 29:05est-ce que tu peux nous la expliquer ?
- 29:06C'est hyper dépendant de l'intensité du syndrome.
- 29:11qui parfois va être léger,
- 29:13parfois va être sévère.
- 29:14Je pense qu'il y a le côté médecine,
- 29:17médical,
- 29:17qu'on va sentir chez un psychiatre,
- 29:19qu'on ne va pas forcément ressentir chez un psychologue.
- 29:22Le psychologue va nous aider à parler ou à aborder des choses qu'un psychiatre ne va pas faire,
- 29:28et inversement.
- 29:29Je pense que c'est totalement différent.
- 29:31Ça dépend vraiment de la pathologie en question.
- 29:34Non mais c'est intéressant parce que souvent des gens ils ne savent pas trop en fait.
- 29:36Non,
- 29:37ils savent pas trop.
- 29:38En général c'est nous qui orientons et même moi ça m'arrive souvent de prescrire les deux.
- 29:44Parce que je trouve que ça va ensemble en fait.
- 29:49Ça ne se substitue pas.
- 29:51Ouais ça je trouve ça hyper intéressant.
- 29:52Mais je précise vraiment qu'un psychiatre est un médecin.
- 29:55Donc a des connaissances en termes de médicaments et de prise en charge qu'un psychologue n'aura pas forcément.
- 30:00Et toi,
- 30:01tu peux prescrire des antidépresseurs,
- 30:02par exemple ?
- 30:03Moi,
- 30:03je ne le fais pas parce que je considère que ce n'est pas ma spécialité.
- 30:08On débrouille tout le bilan pré-prescription,
- 30:11c'est-à-dire les prises de sang,
- 30:12parce qu'il faut faire attention quand on prescrit un antidépresseur au bilan hépatique,
- 30:16à la thyroïde.
- 30:17Donc,
- 30:17tout ça,
- 30:17c'est nous qui le faisons.
- 30:18Et ensuite,
- 30:19c'est le psychiatre que je considère vraiment…
- 30:21C'est sa spécialité,
- 30:22ça se respecte,
- 30:23en fait.
- 30:24Donc,
- 30:26il le fait lui-même.
- 30:26Et surtout,
- 30:27il faut faire une réévaluation à quatre semaines.
- 30:29Il y a une quinzaine de jours avant que ça fasse effet.
- 30:32Il faut qu'il y ait un suivi.
- 30:33Il faut faire attention aux effets rebonds.
- 30:35Il y a vraiment une prise en charge.
- 30:37Puis ça dépend s'il y a des idées suicidaires,
- 30:39s'il y a nécessité d'hospitalisation,
- 30:41les antécédents,
- 30:42l'entourage.
- 30:42Il y a énormément de facteurs à prendre en compte.
- 30:44Souvent,
- 30:44j'adresse au psychiatre directement.
- 30:47Super !
- 30:47On a trop envie d'avoir Farah comme médecin.
- 30:50Je vais changer de médecin.
- 30:51Je suis une médecin-physique.
- 30:52Je peux aller voir Farah.
- 30:54Et sinon,
- 30:54les projets,
- 30:55on se remonte sur des projets de réalisation et d'écriture.
- 30:58tu peux nous en dire un petit peu plus ?
- 30:59alors je suis très bien entourée d'ailleurs je voudrais remercier vraiment les gens qui m'accompagnent parce que j'ai vraiment j'ai de la chance j'ai vraiment les bonnes personnes au bon moment avec des âmes pures et qui me parlent et ça je pense qu'on réalise pas c'est la chance qu'on a parfois et je suis accompagnée par du
- 31:15coup plusieurs scénaristes différents sur différents projets on a écrit moi j'ai été derrière après l'écriture donc je dirais plutôt la scénariste a écrit un court métrage Merci.
- 31:27pour moi qui s'appelle le rêve de
- 31:30Tia, qui est une jeune mauricienne qui a été confrontée aux difficultés à la fois personnelles,
- 31:36sociales,
- 31:37familiales,
- 31:39de sa place en tant que femme mauricienne et qui avait qu'un seul rêve,
- 31:42c'était d'être pilote d'avion.
- 31:45J'ai vraiment pris le parti de parler de ça parce que moi-même,
- 31:49j'avais commencé certains cours du LM,
- 31:51c'était mon rêve de gosse.
- 31:52Bon,
- 31:52j'ai pas été jusqu'au bout mais ça n'a peut-être pas dit que c'est fini.
- 31:57Et cette Tia,
- 31:58il va lui arriver plein de difficultés,
- 31:59mais elle va toujours avoir l'idée de se battre jusqu'au bout pour devenir pilote.
- 32:05Et ensuite,
- 32:05je vous laisserai voir le film pour que vous vous fassiez votre idée et pour voir à quel point certains combats peuvent mener à certains rêves.
- 32:14Là,
- 32:14tu réalises ?
- 32:15Je réalise,
- 32:16oui.
- 32:16Tu ne joues pas dedans ?
- 32:18Non,
- 32:18je réalise et ça me tient réellement à cœur.
- 32:21Je pense qu'on ne parle pas assez des femmes mauriciennes réalisatrices.
- 32:25J'en ai eu un exemple dans le documentaire,
- 32:27j'en ai très peu dans la fiction.
- 32:29Il y a beaucoup d'auteurs mauriciennes avec qui j'aimerais travailler.
- 32:31D'ailleurs,
- 32:32je vais même aller faire le festival du film à Mauricie,
- 32:34il a bien lieu cette année,
- 32:36parce que je trouve que c'est une chance de pouvoir s'allier avec les femmes de mon pays,
- 32:42sur différents sujets,
- 32:43sur différents projets,
- 32:44et que je serais trop fière que les gens le voient et le perçoivent,
- 32:48et voient nos projets et l'essence même de nos projets,
- 32:51ce qu'on a envie de raconter.
- 32:52Et justement,
- 32:53tu me donnes envie de parler de l'actualité,
- 32:54puisque tu as une petite actualité en ce moment,
- 32:55par rapport à tes origines et par rapport en tant que femme,
- 32:59si tu as un message à faire passer ou qu'est-ce que tu as à dire sur les choses,
- 33:02toi,
- 33:02aujourd'hui ?
- 33:03Ça me touche parce que je sais qu'il y a beaucoup de femmes que je connaisse qui vont se reconnaître dans ce podcast si jamais elles l'écoutent,
- 33:10qui n'ont pas forcément eu la force de se battre comme moi je l'ai eu,
- 33:14qui se sont confrontées vraiment à certains préjugés de la société dans laquelle on a grandi ensemble.
- 33:20Je sais que ça a mis un frein à la vie de rêve qu'elles imaginaient.
- 33:24Je sais qu'elles n'ont pas forcément choisi leur avenir.
- 33:27Elles ont toute mon empathie,
- 33:29mais vraiment,
- 33:30moi,
- 33:30ce que je décris à travers les films,
- 33:31et je l'ai fait vraiment pour ça,
- 33:32c'est l'idée et l'envie de se battre parce qu'on peut avoir une vie,
- 33:35mais de rêve,
- 33:36mais vraiment de rêve dans tous les sens du terme.
- 33:39et je pense que quand on l'a eu et quand on a eu vraiment cet accomplissement de soi et encore moi j'ai à peine 30 ans donc je sais qu'il y a plein de choses que j'ai pas vécues je pense qu'on peut juste
- 33:50être source d'inspiration pour les plus jeunes qui nous écoutent et se dire que c'est possible,
- 33:54c'est très dur.
- 33:55Vraiment,
- 33:55ce n'est pas simple.
- 33:56L'image de la femme,
- 33:57que ce soit à Maurice,
- 33:58que ce soit en Iran,
- 34:01c'est très,
- 34:01très,
- 34:02très dur et très compliqué,
- 34:03mais que ça nécessite beaucoup de combats internes.
- 34:06Et je sais qu'on n'est pas réellement aidé par les facteurs extérieurs,
- 34:08mais parfois,
- 34:10quand on va jusqu'au bout de ses propres combats,
- 34:12on aboutit à réellement quelque chose de beau.
- 34:15Et c'est pour ça que je suis là aujourd'hui avec toi en interview et que je pose les mots dessus.
- 34:19parce que ça en vaut la peine.
- 34:21Et du coup,
- 34:21tu as d'autres projets aussi ?
- 34:22Oui,
- 34:23exactement.
- 34:24On est sur une série avec un producteur pour l'appel à Projet Canal Plus Réunion,
- 34:28où en fait,
- 34:29on va mettre en lumière à travers une fiction les différentes cultures et traditions médicinales de la Réunion.
- 34:36Et ça me tenait à cœur de le faire parce que s'adapter à certaines coutumes qui peuvent parfois paraître étranges pour certains et qui parfois sont réellement vitales et nécessaires au quotidien de certaines personnes,
- 34:48je trouvais ça intéressant.
- 34:49de pouvoir en discuter en étant très ouvert sur les sujets et de respecter les traditions de certains peuples à La Réunion.
- 34:57Donc,
- 34:57on l'a fait sur six épisodes que j'espère pouvoir vous présenter bientôt.
- 35:03Génial.
- 35:04Et ça aussi,
- 35:04tu vas le réaliser.
- 35:05Exactement.
- 35:06Et enfin,
- 35:08un moyen-métrage qu'on a écrit.
- 35:10Celui-là est un peu plus différent des autres parce qu'on n'a pas l'habitude de voir des moyens-métrages.
- 35:16Mais on n'avait pas envie d'en faire un cours et non plus un lot.
- 35:20Et on réécrit,
- 35:21en fait,
- 35:22on écrit une histoire sur une jeune femme qui sort de prison,
- 35:26donc qui doit se confronter à la dure réalité,
- 35:31tant à la fois personnelle,
- 35:32familiale,
- 35:34professionnelle.
- 35:35Et cette jeune femme avait une fille qu'elle n'a pas vue parce qu'elle était en prison et le combat de sa sortie va être de retrouver sa fille.
- 35:44et toutes les difficultés qui vont...
- 35:46qui vont à la BAC.
- 35:47Il n'y a pas trop de médecine du côté de celui-là ?
- 35:49Si,
- 35:50bien sûr.
- 35:50J'ai abordé le syndrome d'alcoolisation foetale,
- 35:53dont on ne parle pas assez,
- 35:54parce que c'est un moyen métrage qui se passera à La Réunion.
- 35:56Tu peux me récapituler,
- 35:57ça veut dire quoi ?
- 35:59Le syndrome d'alcoolisation foetale,
- 36:01ça touche énormément de personnes.
- 36:03C'est des femmes qui vont boire pendant les grossesses pour des raisons X.
- 36:07Et moi,
- 36:08j'ai abordé le thème des violences conjugales.
- 36:11et qui va toucher malheureusement certains nouveau-nés avec différentes conséquences,
- 36:14notamment des développements psychomoteurs difficiles et retardés,
- 36:19des retards mentaux,
- 36:21des troubles du comportement et différentes conséquences sur le plan du corps que j'aborde dans ce moyen-métrage.
- 36:30Ah,
- 36:30je me disais aussi !
- 36:34Voilà les différents projets !
- 36:36C'était une super interview,
- 36:37j'ai adoré !
- 36:38Merci.
- 36:38Merci de ta belle énergie et le salut.
- 36:41C'était vraiment très agréable.
- 36:43Ça nous fait commencer l'année avec vraiment des bonnes résolutions,
- 36:46je pense.
- 36:46Cette envie de...
- 36:48Moi,
- 36:48je vous dis,
- 36:48allez-y cette année,
- 36:49vous allez briller le plus possible et ne pas se limiter surtout et faire vraiment suivre vos rêves.
- 36:54Allez-y.
- 36:55Alors,
- 36:56tu veux rajouter un petit mot de la fin ?
- 36:57Oui,
- 36:57oui,
- 36:57oui.
- 36:58Certains rêves peuvent devenir réalité.
- 37:01Alors,
- 37:01écoutez-vous,
- 37:02écoutez cette flamme que vous avez en vous et ne lâchez jamais.
- 37:05Bon bah franchement,
- 37:06moi cette année,
- 37:07je pense que ça va...
- 37:08ça va être des potes cette année scolaire 2025-2026 on est parti en tout cas merci Farah c'était absolument trop chouette de t'avoir et puis on te réinvitera peut-être pour parler de tous ces films qui seront sortis avec grand plaisir bon et moi je vous dis à la semaine prochaine flamme
- 37:26des années 80 le podcast qui allume la femme