Latest / SAFE PACE - Le podcast des sports d'endurance, présenté par Hugo Clément / BLESSURES : COMMENT LES GÉRER ET LES ÉVITER ? Avec Katie Schide, Germain Grangier et Yoann Vitone
Transcript
- 0:13Vous vous êtes entraîné sérieusement pendant des mois,
- 0:15votre course approche et patatras,
- 0:17une tendinite,
- 0:18une déchirure ou une fracture de fatigue vient mettre tous vos plans par terre.
- 0:21Quasiment tous les sportifs amateurs et professionnels sont passés par là et on sait à quel point c'est difficile de se blesser et à quel point notre morale peut en souffrir.
- 0:30comment ne pas déprimer,
- 0:31comment repartir du bon pied après une blessure et surtout,
- 0:34comment éviter que ça recommence.
- 0:36On va essayer de répondre à toutes ces questions aujourd'hui.
- 0:38Safe Pace,
- 0:39c'est parti !
- 0:42Cet épisode de Safe Pace est rendu possible grâce à notre partenaire Garmin.
- 0:45Que vous soyez trailer,
- 0:47randonneur,
- 0:47alpiniste ou passionné d'exploration,
- 0:50les montres Garmin sont pensées pour la montagne.
- 0:52Cartographie détaillée,
- 0:54suivi d'itinéraires,
- 0:55coaching personnalisé,
- 0:56dénivelé en temps réel,
- 0:57tout est là pour vous guider,
- 0:58même loin des sentiers battus.
- 1:00Et si vous cherchez le top du top pour vos aventures en montagne,
- 1:02on vous recommande la nouvelle Garmin Fenix 8 Pro,
- 1:05une montre robuste,
- 1:06bourrée de technologie,
- 1:08avec une batterie longue durée,
- 1:09pour vos expéditions les plus ambitieuses.
- 1:13Épisode exceptionnel de Safe Pace aujourd'hui,
- 1:15puisque nous sommes à Tignes pour les étoiles du sport,
- 1:18avec notre partenaire Garmin,
- 1:20et avec bien sûr l'équipe d'experts de Safe Pace,
- 1:22Charlotte Morel,
- 1:23Fred Belauvre et Hugo D'Aumento.
- 1:24Ça va les amis ?
- 1:25Bonjour monsieur,
- 1:26en forme ?
- 1:26Super bien.
- 1:26Malgré l'altitude,
- 1:27vous avez bien dormi ?
- 1:28Ouais !
- 1:30Petite forme,
- 1:30ouais.
- 1:30Ça s'entend à la voix,
- 1:31ça s'entend à la voix.
- 1:33Et avec nous,
- 1:33trois invités prestigieux qu'on est ravis de recevoir.
- 1:35Salut Cathy Scheid,
- 1:37bienvenue dans Safe Pace.
- 1:38Tu es américaine,
- 1:39tu as 33 ans et tu es,
- 1:40je pense qu'on peut le dire,
- 1:41la nouvelle boss de l'Ultra Trail.
- 1:43Vainqueur de l'UTMB en 2022 et 2024,
- 1:46vainqueur de la Diagonale des Fous en 2023 et championne du monde de trail long en 2025.
- 1:52Tu as évidemment connu des blessures au cours de ta carrière,
- 1:55donc tu vas pouvoir donner des conseils à nos auditeurs.
- 1:57Et il se trouve que dans la vie,
- 1:58tu es en couple avec un certain Germain Grangier,
- 2:01qui est là aussi.
- 2:02Salut Germain Grangier !
- 2:03Eh bien bonjour !
- 2:03Bienvenue dans Safe Pace,
- 2:05tu fais partie des meilleurs ultra-trailers français,
- 2:07avec récemment une troisième place à la Hard Rock derrière Mathieu Blanchard et Ludovic Pomeray,
- 2:12une deuxième place sur la Diagonale des Fous en 2023,
- 2:15troisième de l'UTMB la même année,
- 2:17et vainqueur du 90 km du Marathon du Mont Blanc,
- 2:19toujours en 2023.
- 2:20Ça va,
- 2:20j'ai bon ?
- 2:21Moi je me suis arrêté en 2023.
- 2:23Et on tenait vraiment à t'avoir aujourd'hui parce que justement,
- 2:26tu traverses une période difficile depuis quelques mois avec une mystérieuse blessure aux jambes.
- 2:31Tu vas nous raconter tout ça.
- 2:33Et évidemment,
- 2:33tu es très bien placé aussi pour parler du sujet du jour.
- 2:36Et puis,
- 2:37on ne peut pas parler blessure sans avoir un professionnel de santé.
- 2:40Salut Johan Witton,
- 2:41bienvenue dans Safe Pace.
- 2:43Tu es kiné du sport,
- 2:44ostéopathe,
- 2:45préparateur physique.
- 2:46Tu as beaucoup bossé avec des athlètes de haut niveau,
- 2:48mais pas que,
- 2:49aussi avec des amateurs.
- 2:51et évidemment ton expertise est essentielle.
- 2:53pour le sujet du jour.
- 2:54Alors pour commencer
- 2:56Katie, quelle est la pire blessure que tu as dû affronter dans ta carrière ?
- 3:00Je pense que j'ai pas une blessure qui a été la plus pire mais j'ai beaucoup de problèmes avec mon genou
- 3:08Le genou ?
- 3:09Ouais C'est des tendinites ?
- 3:11On sait pas On sait pas ?
- 3:12Ouais
- 3:16C'est possible qu'on sache pas ce que c'est une blessure ?
- 3:18Ouais
- 3:19Qu'on sache pas l'identifier ?
- 3:20Merci.
- 3:21Ça,
- 3:21souvent,
- 3:22il faut aussi différencier blessure de douleur.
- 3:25Et bien souvent,
- 3:26on va dire blessure pour douleur.
- 3:28Et peut-être qu'on développera un peu après,
- 3:30mais la douleur fonctionne aussi d'une manière très particulière.
- 3:34Et vous,
- 3:34l'équipe,
- 3:36Hugo,
- 3:36c'est quoi ton pire souvenir de blessure ?
- 3:41Je dirais...
- 3:43C'est la clavicule,
- 3:44un petit footing,
- 3:45un dimanche de Noël,
- 3:46très content avec mon frère,
- 3:48fin de discussion,
- 3:49je fais pas trop grave et malheureusement je me vautre à l'arrêt.
- 3:53Et je me relève avec la clavicule complètement pétée et ça a bien fêté la période de Noël,
- 4:00c'était très sympa.
- 4:01Fred ?
- 4:03La liste est tellement longue sur ces 20-25 ans de triathlon à haut niveau.
- 4:08Récemment je me suis fait une fracture du sacrum.
- 4:10Alors que je suis plutôt sur une pratique,
- 4:13on va dire loisir performance,
- 4:15donc je pensais être sorti des blessures,
- 4:16mais comme quoi...
- 4:17Fracture de fatigue.
- 4:18Ouais,
- 4:19fracture de fatigue,
- 4:20du sacrum,
- 4:20alors que j'avais pas l'impression de faire autant de kilomètres qu'avant.
- 4:24Mais voilà,
- 4:25ça peut arriver malgré tout.
- 4:26Et dans ma carrière,
- 4:28j'ai eu beaucoup de tendinites qui ont été très difficiles à faire partir.
- 4:32Et je pense qu'on en reparlera après,
- 4:33mais l'aspect mental quand on est blessé,
- 4:36il joue un rôle énorme.
- 4:38Et moi,
- 4:38ça m'a vraiment...
- 4:40fait souffrir pendant ma carrière,
- 4:42de faire traîner une blessure pendant longtemps,
- 4:44c'est ça le plus dur.
- 4:45Oui,
- 4:45on va parler bien sûr de l'aspect psychologique des blessures.
- 4:49Charlotte,
- 4:49même question,
- 4:50ton pire souvenir de blessure ?
- 4:52Moi c'est vrai que comme Fred,
- 4:53j'ai eu pas mal de blessures dans ma carrière,
- 4:55beaucoup de fractures de fatigue,
- 4:57mais en fait celle qui m'a le plus embêtée,
- 4:59c'était...
- 5:00Les tendinites,
- 5:01parce que les tendinites c'est un truc où tu ne sais jamais combien de temps ça va te prendre pour te soigner et ça peut être très long.
- 5:08Et notamment une tendinite du TFL,
- 5:09c'est elle qui m'a fait vraiment...
- 5:10Le TFL c'est...
- 5:10Le cancer du facialata,
- 5:12donc l'insertion sur le côté latéral du genou.
- 5:17C'est ce qu'on appelle le syndrome des essuie-glaces ?
- 5:18Exactement.
- 5:19Que les coureurs malheureusement connaissent.
- 5:22Et celle-là elle m'a vraiment embêtée et donc du coup les fractures de fatigue on sait qu'on en a pour 4-6 semaines.
- 5:28Donc,
- 5:29on a un délai et on fait autrement.
- 5:31On fait de la natation,
- 5:32du vélo.
- 5:33Il y a d'autres solutions pour continuer l'entraînement.
- 5:36Mais la tournée du TFL,
- 5:37je ne pouvais plus rouler,
- 5:38plus courir,
- 5:39même nager.
- 5:39C'était compliqué.
- 5:40Donc vraiment,
- 5:41celle-là,
- 5:43c'était compliqué.
- 5:44On va parler de ce syndrome des essuie-glaces avec toi,
- 5:46Johan,
- 5:47parce que je pense que ça concerne beaucoup de gens qui nous écoutent et qui ont envie d'avoir des conseils pour s'en sortir.
- 5:51Alors Germain,
- 5:52évidemment,
- 5:52tous les gens qui te suivent savent que tu traverses une période compliquée.
- 5:56Tu racontes ton parcours du combattant sur les réseaux sociaux,
- 5:59on arrive à te suivre au jour le jour avec tes vidéos.
- 6:01Alors si j'ai bien compris,
- 6:02je parle sous ton contrôle,
- 6:04t'as une sorte de problème un peu mystérieux aux jambes qui provoque une perte de force à tel point que parfois tu peux plus marcher du tout au bout d'un certain temps,
- 6:13tes jambes te portent plus,
- 6:14t'arrives plus à marcher tout simplement.
- 6:17Ça a commencé quand et est-ce que t'en sais plus aujourd'hui ?
- 6:22Alors oui.
- 6:24Ça a commencé en
- 6:252024, à l'UTMB 2024.
- 6:29Pendant la course ?
- 6:29Pendant la course,
- 6:30au bout de 15-16 heures,
- 6:32j'arrive au col de la Forclaz,
- 6:34entre Champé et le col de la Forclaz,
- 6:37où j'étais encore deuxième et d'un coup je sens un truc bizarre,
- 6:42je perds vraiment de la force dans mes jambes et surtout la coordination,
- 6:46je n'ai plus du tout le schéma mental de la foulée.
- 6:48En fait je suis obligé de...
- 6:51de me poser,
- 6:51de réfléchir super longtemps pour faire des pas.
- 6:55Et donc ça,
- 6:57c'est très bizarre.
- 6:59Donc suite à ça,
- 6:59j'ai fait pas mal d'examens.
- 7:01Imagerie quoi.
- 7:02Imagerie,
- 7:03plus plus,
- 7:04rien.
- 7:04Du coup,
- 7:05je fais la diagonale un peu plus tard.
- 7:07Pareil.
- 7:07Diagonale des fois à La Réunion.
- 7:08Oui,
- 7:09pardon.
- 7:09Donc ça arrive un peu plus tôt dans la course,
- 7:11au bout de 12 heures.
- 7:14Donc je continue mes examens,
- 7:15mais je trouve rien.
- 7:16Parce qu'en fait,
- 7:16le problème,
- 7:17c'est qu'à ce moment-là,
- 7:18en 2024,
- 7:18c'est que ça m'arrive.
- 7:19Et 24 heures plus tard,
- 7:20je ne suis plus du tout symptomatique.
- 7:22Donc,
- 7:22je n'ai plus du tout les symptômes.
- 7:24Tout va bien.
- 7:24Donc,
- 7:24tu reprends l'entraînement normal.
- 7:25Je passe pour un mytho complet.
- 7:28Quelque part,
- 7:29c'est dur à expliquer aux médecins,
- 7:31à tout le monde,
- 7:32à dire,
- 7:32OK,
- 7:32en fait,
- 7:33mes jambes ne marchent pas.
- 7:33Et tout le monde dirait,
- 7:34OK,
- 7:35saison dure.
- 7:36Non,
- 7:36pas saison dure,
- 7:38jambes qui ne marchent pas.
- 7:39Toi,
- 7:39tu savais qu'il y avait un truc qui clochait.
- 7:40Oui,
- 7:41clairement.
- 7:42En fait,
- 7:42quand tes jambes ne te portent pas et que tu n'as pas de force,
- 7:45ce n'est pas juste que tes muscles sont fatigués.
- 7:47C'est juste qu'en fait,
- 7:48mécaniquement...
- 7:50Ça marche pas en fait.
- 7:52T'as pas la commande,
- 7:53t'as rien qui marche.
- 7:54Je change un petit peu mon entraînement,
- 7:56je change ma nutrition.
- 7:57On se dit que c'est sûrement des trucs à l'effort qui doivent se passer.
- 8:01Et petite tati en 2025,
- 8:04je finis les courses mais c'est pas fou.
- 8:06À la fin des courses,
- 8:07je sens que mes jambes elles sont vraiment bizarres.
- 8:11T'arrives quand même à faire troisième sur la Hard Rock cette année.
- 8:13Ouais,
- 8:14alors après on comprend pourquoi je suis arrivé parce qu'en fait la Hard Rock a une cinétique.
- 8:20Dites-moi si j'utilise des mots un peu trop...
- 8:22Tu peux préciser ce que tu entends par là.
- 8:25En fait,
- 8:26c'est une vitesse de progression qui est très basse,
- 8:28l'épée de l'altitude.
- 8:29C'est en gros une grande randonnée.
- 8:31Tu marches beaucoup.
- 8:32Par exemple,
- 8:33quand tu arrives à la mi-course,
- 8:34sur la fin de course,
- 8:35j'ai presque couru peut-être une heure en cumulé,
- 8:39sur dix heures les dernières heures.
- 8:41Donc,
- 8:42ce problème,
- 8:43il est exacerbé.
- 8:46Une nouvelle fois de plus.
- 8:47Exacerbé,
- 8:47c'est un petit peu...
- 8:49Non ça va,
- 8:50ça va
- 8:50Donc ouais ce problème il est exacerbé par la course à pied en fait Donc moins il y a de course à pied,
- 8:56moins je suis touché
- 8:58Et donc voilà,
- 8:58UTMB 2025 au bout de 6-7 heures
- 9:01Bah ça s'installe
- 9:03Et pareil j'arrive à la foulée d'un coup j'ai plus rien Plus possible de...
- 9:07ne serait-ce que marcher quoi Bah en fait le différentiel est trop marrant parce que Je jouais très bien énergétiquement mais je peux pas marcher
- 9:13Et là je me suis doublé j'ai l'impression
- 9:16En fait le dernier UTMB à ce moment là
- 9:17et plus rapide que moi.
- 9:20Donc,
- 9:20c'est très bizarre.
- 9:22Mais je suis encore dans le top 5 ou le top 10 et je suis comme ça où je ne peux pas marcher.
- 9:27Ça doit être ultra frustrant parce que tout le monde doit te dire « Allez,
- 9:31courage,
- 9:31Ausha
- 9:32Ouais,
- 9:32je vais accrocher aux armes.
- 9:36Et j'en suis au point où pour monter une marche,
- 9:38il faut que je soulève ma jambe avec mes mains et je la mets sur la marche et après,
- 9:42je me tire sur un gâchis.
- 9:46sur des branches.
- 9:47Pour rentrer dans la voiture,
- 9:48je ne peux pas rentrer dans la voiture pour abandonner.
- 9:50Il faut quelqu'un qui me mette dans la voiture.
- 9:53Qu'est-ce qui se passe dans ta tête à ce moment-là ?
- 9:57On va dire qu'il y a la confirmation un an plus tard qu'il y a vraiment un truc.
- 10:00Ça arrive plus tôt,
- 10:03mais je ne sais toujours pas ce que c'est.
- 10:04Est-ce que c'est vasculaire ?
- 10:05Est-ce que c'est nerveux ?
- 10:06Est-ce que c'est du sur-entraînement ?
- 10:08Est-ce que je suis au bout du rouleau ?
- 10:09Est-ce que je suis trop vieux ?
- 10:11Non,
- 10:11mais c'est des questions qui,
- 10:12au final,
- 10:13des fois,
- 10:13tu commences à te les poser.
- 10:15Tu te dis,
- 10:15bon,
- 10:16en fait,
- 10:16est-ce que je peux encore faire ça ?
- 10:17Est-ce que mon corps,
- 10:18il peut encore faire ça ?
- 10:19La chance que j'ai à ce moment-là,
- 10:21c'est que ça s'installe.
- 10:2224 heures après,
- 10:23c'est toujours là et en fait ça me lâche plus pendant 6-7 semaines
- 10:27Donc ça permet de faire des examens et d'avoir la médecine.
- 10:30Je refais tous les examens,
- 10:31je suis symptomatique,
- 10:32je cours autour des hôpitaux,
- 10:34on met sur le tapis,
- 10:34je recours,
- 10:35on met dans les escaliers.
- 10:36Bref,
- 10:37un bêta-testeur,
- 10:38tout le monde est excité parce qu'ils ne savent pas ce que j'ai.
- 10:44C'est un doctor house quoi.
- 10:45Ouais,
- 10:45en fait c'est ça,
- 10:46tout le monde s'essaye,
- 10:47il faudrait te faire des IRM comme ça,
- 10:49te bouger dans la machine.
- 10:50Tu vois les gars,
- 10:50ça fait déjà trois IRM,
- 10:52j'aime pas trop ce genre de méthode.
- 10:55Et donc au final ?
- 10:56Est-ce qu'on sait ce que c'est ?
- 10:58Au final,
- 10:59petit à petit,
- 10:59on est tombé sur un problème nerveux,
- 11:03rien de vasculaire.
- 11:04Et en gros,
- 11:04j'avais un problème de compression d'un nerf dans mes jambiers antérieurs,
- 11:09donc sous le genou,
- 11:11qui fait que ça constituitait l'information.
- 11:14Et en gros,
- 11:16j'avais plus de force du tout dans mes pieds.
- 11:18Et les jambes,
- 11:19après,
- 11:20devaient contrecarrer le manque d'effort dans les pieds.
- 11:23Et à la fin,
- 11:24au repos...
- 11:25ou même si j'essayais de marcher ou courir deux minutes,
- 11:28en fait j'avais zéro force dans mon pied,
- 11:30on me demandait de relever mon pied,
- 11:32et je regardais mon pied,
- 11:34et le médecin m'a dit,
- 11:35ben allez,
- 11:35relève-le.
- 11:36Et en fait je le regardais,
- 11:38et en fait il ne bougeait pas.
- 11:40D'accord.
- 11:41Donc c'était un nerf comprimé,
- 11:44compressé,
- 11:45dans la jambe.
- 11:47Tu as été opéré pour ce problème-là.
- 11:50Donc là tu es en rééducation en ce moment.
- 11:51C'est ça.
- 11:52Est-ce que le problème...
- 11:54A priori a disparu ?
- 11:56Alors oui,
- 11:57il y a clairement un avant et un après l'opération,
- 11:59dans le sens où les derniers jours,
- 12:00j'étais quasiment dans une situation de handicap.
- 12:03Je ne pouvais pas descendre les escaliers,
- 12:05je faisais 15 minutes de renforcement de poids de corps,
- 12:08et le lendemain,
- 12:09je me réveillais,
- 12:09j'avais l'impression que j'avais fait 100 km.
- 12:10En fait,
- 12:11mes muscles n'étaient pas énervés.
- 12:12Donc il y a clairement un avant et un après,
- 12:14dans le sens où je peux marcher,
- 12:15je peux trottiner maintenant,
- 12:18mais voilà,
- 12:18je n'ai plus de dysfonctionnement.
- 12:20Psychologiquement ?
- 12:22J'imagine que ça a été très difficile.
- 12:23Tes trailers professionnels,
- 12:25c'est ton métier,
- 12:26c'est ta passion.
- 12:27Tu as dû arrêter,
- 12:29faire une croix sur non seulement ta saison,
- 12:30mais peut-être un peu plus.
- 12:33Comment tu l'as vécu,
- 12:34dans la tête ?
- 12:36Au final,
- 12:37pas si mal.
- 12:38Comme tu l'as dit,
- 12:38je n'ai pas fait une saison blanche,
- 12:39parce qu'au final,
- 12:40ça s'est vraiment installé en septembre.
- 12:41Il y a eu la Hard Rock,
- 12:42il y a eu d'autres courses avant.
- 12:44Mais le truc qui était vraiment,
- 12:47comme disait Charlotte,
- 12:48c'est juste que tu n'as pas de deadline,
- 12:49tu ne sais pas où tu vas.
- 12:52Il n'y a pas de consensus en fait,
- 12:54dans un problème où tu comptes toi des scientifiques,
- 12:56des médecins.
- 12:57C'est ce qu'on appelle l'errance médicale en fait.
- 12:59Voilà,
- 12:59c'est ça.
- 12:59Donc certains te disent que c'est plutôt ça,
- 13:02certains te disent que c'est plutôt...
- 13:03Et après,
- 13:03en gros,
- 13:04tu dois t'auto-diagnostiquer.
- 13:05J'arrivais dans les laboratoires et je leur disais,
- 13:07ok,
- 13:08en fait on va faire ce protocole.
- 13:10C'était moi qui faisais mes protocoles.
- 13:12Du coup,
- 13:13c'était marrant quelque part.
- 13:14Tu te connais par cœur aussi.
- 13:15Tu récupères plein de données,
- 13:17tu explores plein de trucs.
- 13:18Et au final,
- 13:18tu n'as pas trop le temps.
- 13:19Enfin moi,
- 13:20je n'ai pas eu trop le temps.
- 13:21de me trouver sur mon canapé en disant qu'est-ce que je fais.
- 13:25J'étais toujours en train de contacter des gens,
- 13:27d'aller à droite,
- 13:28à gauche,
- 13:28etc.
- 13:29Écouter les musiques d'attente des laboratoires que tu connaissais par cœur.
- 13:33Taper un,
- 13:35je mettais un haut-parleur,
- 13:36je dansais avec toi.
- 13:37On a passé beaucoup de temps dans la voiture avec la musique de temps.
- 13:41Mais tu étais dans une posture de combat pour essayer de trouver le problème.
- 13:46Donc ça te mettait dans l'action en fait.
- 13:48C'est ça.
- 13:49Keitik,
- 13:49au quotidien,
- 13:50pour toi,
- 13:52Comment tu le vivais de le voir ?
- 13:55Pour moi,
- 13:56on ne cherchait pas une solution pour être coureur.
- 14:00C'était juste pour marcher dans la vie.
- 14:02On a fait une randonnée de 20 minutes et généralement,
- 14:05il ne peut pas descendre le sentier.
- 14:08Et ça,
- 14:08c'est rigolo un peu,
- 14:09mais après,
- 14:10on dit que ce n'est pas cool.
- 14:13On ne peut même pas faire une petite marche.
- 14:17Mais généralement,
- 14:18il est toujours super fort avec des blitz.
- 14:21C'est pas vraiment une blessure,
- 14:23mais avec des temps compliqués.
- 14:28On sent que ça te touche quand même.
- 14:29Oui.
- 14:30Ça devait pas être une période facile,
- 14:32parce que j'imagine dans la vie aussi,
- 14:36dans une vie de couple,
- 14:37quand il y a une grosse blessure qui arrive et que ça remet tout en question,
- 14:41c'est difficile aussi.
- 14:42T'as une maison qui vit à deux vitesses.
- 14:44Je savais même pas,
- 14:45est-ce que je dois marcher ?
- 14:47Est-ce que c'est détrimental ?
- 14:49Est-ce que je vais détériorer un truc ?
- 14:51Parce que clairement,
- 14:52après,
- 14:53j'avais des douleurs partout.
- 14:55Est-ce que je dois me reposer ?
- 14:57Non,
- 14:57mais c'est content,
- 14:58mais...
- 14:58Je pense que c'est hyper fou de rester à côté de Ketchy qui s'entraînait pour ses objectifs.
- 15:05Ça devait être quand même pas facile aussi.
- 15:06Et puis
- 15:08Ketchy, tu as été super forte de continuer à rester focus sur tes objectifs et à les réussir.
- 15:16Alors que finalement,
- 15:17il y avait
- 15:18Germain à côté qui...
- 15:21En vrai,
- 15:21ce truc d'infiltration,
- 15:22ça nous a un peu sauvé la vie en gros.
- 15:25En passant,
- 15:26moi je ne crois pas du tout.
- 15:27Au début,
- 15:28tous les tests qu'ils faisaient,
- 15:29c'était avec des tapes,
- 15:30des stimulations de nerfs,
- 15:32des infiltrations.
- 15:33Je ne sais pas,
- 15:34ça n'a jamais marché sur moi les infiltrations.
- 15:36Du coup,
- 15:38quand le chirurgien m'a fait les infiltrations,
- 15:42je me dis merde,
- 15:42un matin je me lève clairement,
- 15:43je descends les escaliers.
- 15:45Et clairement,
- 15:46normalement,
- 15:47je descendais,
- 15:47je me tenais aux rampes et tout.
- 15:48Et là,
- 15:49je me suis dit,
- 15:50merde,
- 15:51je peux descendre l'escalier.
- 15:53Et du coup,
- 15:53ça m'a mis dans un mood vraiment trop bien.
- 15:56Et je pense que ça a été productif à ce moment-là pour la semaine.
- 15:59Du coup,
- 15:59je courais 30 minutes,
- 16:01une heure.
- 16:02Puis,
- 16:027 jours après,
- 16:03je me dis,
- 16:03aujourd'hui,
- 16:04je fais une heure et demie et je pars.
- 16:05Au bout de deux minutes,
- 16:06je me dis,
- 16:07mince,
- 16:07non,
- 16:07ça ne marche plus.
- 16:08Et du coup,
- 16:09c'était rassurant aussi.
- 16:10Je me dis,
- 16:11OK,
- 16:11c'est clairement ça.
- 16:12Tu as trouvé une solution.
- 16:13Oui,
- 16:13voilà.
- 16:14complètement perdu.
- 16:15Est-ce que ça vous a rapproché tous les deux cette cette épreuve ?
- 16:21Je sais pas je pense qu'on est déjà assez soudés sur...
- 16:25c'est pas la première.
- 16:26Ça vous a pas dé-soudé en tout cas ?
- 16:32Non
- 16:33Une épreuve dans un couple quand elle est validée,
- 16:37passée,
- 16:38avec ce succès ça renforce forcément il est peut-être un peu tôt pour s'en rendre compte parce que
- 16:43Tu sors à peine de cette période,
- 16:45mais je pense sur le long terme,
- 16:47quand vous y repenserez,
- 16:48peut-être que vous vous direz que c'était un moment fort qui vous a appris beaucoup l'un sur l'autre aussi.
- 16:53Johan,
- 16:53ça t'inspire quoi ?
- 16:55Que raconte Germain ?
- 16:57Déjà,
- 16:57bravo.
- 16:58Je trouve que c'est une belle leçon de courage.
- 17:03Il met le doigt sur quelque chose que nous aussi,
- 17:07on peut vivre mal en tant que thérapeute,
- 17:09c'est de ne pas savoir.
- 17:11Alors ça souvent c'est...
- 17:13pire pour le patient.
- 17:14Et puis le patient vous questionne.
- 17:16Mais qu'est-ce que j'ai ?
- 17:17Ça rend fou en fait ce genre de truc.
- 17:18L'inconnu c'est le pire en fait ?
- 17:20Bah ouais parce qu'on n'a pas réponse à tout.
- 17:22Quand on vient nous voir on croit un peu ça.
- 17:24On se dit,
- 17:24oh il est kiné,
- 17:25il va savoir.
- 17:26Et non en fait.
- 17:27Il y a des fois où c'est compliqué.
- 17:29Et ça je pense que c'est,
- 17:30en tout cas pour un thérapeute et un patient,
- 17:32c'est la pire chose de ne pas savoir.
- 17:34Tu avais déjà entendu parler de ce syndrome là de compression d'un nerf qui fait perdre la force dans les jambes ?
- 17:39De compression d'un nerf ?
- 17:40C'est souvent plus sur le membre supérieur.
- 17:42Souvent plus le nerf,
- 17:44souvent plus le coude.
- 17:46Moi je bosse beaucoup dans la gym,
- 17:47donc c'est des choses que j'ai pu voir.
- 17:48Par contre en course,
- 17:49je ne pense pas que ce soit si courant.
- 17:51De toute façon sinon on aurait trouvé ça plus vite.
- 17:56Pour rebondir,
- 17:57les gens qui se spécialisent dans ce phénomène-là sont des gens qui sont spécialisés dans le phénomène d'accompagnement du lacertus,
- 18:03comme tu viens de parler.
- 18:04En fait c'est la même chose mais dans les membres inférieurs.
- 18:08Et donc il y a tout ce travail.
- 18:09Et c'est aussi pour ça que je me suis dit
- 18:11En 2024,
- 18:12j'avais été vraiment un peu discret,
- 18:14je n'avais pas communiqué sur le truc.
- 18:15Et là,
- 18:16je me suis dit,
- 18:17en fait,
- 18:17moi je suis arrivé dans une situation invalidante.
- 18:21Et je me dis,
- 18:22je vais communiquer pour que justement,
- 18:24si j'avais su ça un an avant,
- 18:26j'aurais pu faire plein de méthodes moins invasives pour soigner.
- 18:30Et moi,
- 18:30je suis arrivé au stade où le chirurgien m'a dit,
- 18:33je n'ai jamais vu quelqu'un avec un tel déficit.
- 18:36Il m'a dit,
- 18:36toi,
- 18:36il n'y a même pas à se poser de questions en fait.
- 18:39Donc je me suis dit,
- 18:40je vais communiquer.
- 18:41Au final,
- 18:41j'ai énormément de jeunes qui ont ce genre de trucs,
- 18:45qui ont contacté les médecins et tout.
- 18:47Et je suis content parce qu'ils vont pouvoir éviter cette casse chirurgique.
- 18:50Je vais donner quelques chiffres qui montrent...
- 18:51que les blessures font partie intégrante du sport d'endurance.
- 18:55Une étude de 2020 du CHU de Saint-Etienne sur un peu plus de 7000 athlètes qui couvrent toutes les disciplines de l'athlétisme a montré que 90%
- 19:04des sportifs avaient eu au moins une blessure dans leur carrière,
- 19:06donc c'est la quasi-totalité.
- 19:08Et ça concerne aussi les athlètes amateurs,
- 19:10évidemment,
- 19:11vous qui nous écoutez.
- 19:12La moitié des pratiquants de course à pied se blessent tous les ans,
- 19:15selon une étude de 2021 pratiquée sur 3669 coureurs.
- 19:19Et parmi ces blessures,
- 19:21les blessures de surmenage sont majoritaires.
- 19:23Ça représente à peu près 60%
- 19:25des blessures.
- 19:26Johan,
- 19:27c'est normal de se blesser quand on court ?
- 19:29Alors,
- 19:30tu l'as dit,
- 19:31une personne sur deux.
- 19:32Donc,
- 19:33les statistiques ne mentent pas.
- 19:37Je pense qu'en tout cas,
- 19:38moi,
- 19:38je vois beaucoup de coureurs amateurs dans mon cabinet.
- 19:42Et je pense que c'est déjà du fait qu'ils soient amateurs assez courants.
- 19:49Parce qu'il y a souvent un manque de lucidité quant à leurs aptitudes et ce qu'ils veulent obtenir.
- 19:54Souvent,
- 19:56ils vont répéter ce qu'ils ont vu sur internet,
- 19:59tel programme,
- 20:00et puis ils vont reproduire et ils ne sont pas lucides par rapport à ce qu'ils sont capables de faire,
- 20:05ils ne sont pas assez progressifs,
- 20:06et du coup,
- 20:07de ce fait-là,
- 20:07ça peut arriver souvent.
- 20:09Et puis chez les pros,
- 20:11c'est peut-être un manque de lucidité par rapport aux aptitudes du moment,
- 20:16parce que
- 20:17Tu vois par exemple,
- 20:18Fred,
- 20:18tu disais que toi tu t'es blessé au sacrum il n'y a pas très longtemps.
- 20:21Je sais que vous avez eu un heureux événement il n'y a pas très longtemps.
- 20:24Et tu vois,
- 20:25ça c'est quelque chose de très courant.
- 20:27Moi ça me parle tout de suite.
- 20:29Vous venez d'avoir un enfant,
- 20:31tu dors moins bien,
- 20:32tu t'entraînes pareil.
- 20:34Et puis en fait,
- 20:35tes aptitudes du moment ne sont pas les mêmes.
- 20:37La vie quotidienne,
- 20:38la vie du sportif amateur qui a un travail à côté d'une famille,
- 20:41ça a un impact sur les blessures potentielles qu'on peut se faire pendant la pratique sportive.
- 20:45Exactement.
- 20:46et du coup pour répondre à ta question parce que je répondais un petit peu à côté mais je pense que c'est assez difficile de ne pas se blesser quand on pratique le sport bien sûr que je pense que si c'est corrélé au nombre d'heures de pratique si tu vas courir une fois par semaine,
- 20:59tu as peut-être moins de chances de te blesser
- 21:01Il y a des gens qui disent,
- 21:03en pointant du doigt un peu les coureurs blessés assez fréquemment,
- 21:07ah bah vous voyez le sport c'est pas bon pour la santé qu'est-ce que vous leur répondez ?
- 21:12Germain ?
- 21:13Oui ?
- 21:16Non,
- 21:16c'est vrai que c'est sport de haut niveau,
- 21:18on n'est pas forcément bon pour la santé.
- 21:22Non,
- 21:22là on parle vraiment du sport amateur.
- 21:25C'est vrai que les blessures parmi les gens qui pratiquent la course à pied,
- 21:28moi je le vois autour de moi,
- 21:29c'est quand même ultra fréquent.
- 21:31On a un peu l'impression que c'est un passage obligé dans une vie de coureur amateur de développer à un moment le syndrome des essuie-glaces,
- 21:40la tendinite du moyen fessier.
- 21:42les périostites etc quoi c'est dur de passer de passer à côté johan oui oui bah tout ce que tu as cité c'est des choses que je vois pas mal au cabinet c'est quoi que tu vois le plus la pathologie que tu vois le plus dans ton cabinet alors si on prend les coureurs ça va quand même différer du trailer
- 22:00peut-être que du coureur sur route coureur sur route il ya peut-être et les stats le montre c'est un peu plus pieds genoux les trailers ça va peut-être un peu remonté avec les côtes
- 22:11Au niveau des hanches ?
- 22:12Au niveau des hanches,
- 22:13mais il y a aussi les genoux avec les descentes.
- 22:15Tout ce qui est excentrique,
- 22:16rapide.
- 22:17Et le top 1 ?
- 22:21Le top 1,
- 22:22en ce moment j'ai vu beaucoup de hanches,
- 22:24mais c'est normalement pas le top 1,
- 22:25mais je dirais tendinopathie d'Achille,
- 22:28facie de plantaire,
- 22:29et puis syndrome des essuie-glaces.
- 22:30Alors c'est pas un top 1,
- 22:31c'est un top 3.
- 22:33Syndrome des essuie-glaces,
- 22:34le fameux TFL,
- 22:35c'est le fléau dont parlait Charlotte,
- 22:38et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui nous écoutent qui sont dans cette situation.
- 22:41Je me suis fait opérer du syndrome des essuie-glaces.
- 22:44Je fais tout,
- 22:44moi.
- 22:44Je ne savais pas qu'on pouvait se faire opérer du syndrome des essuie-glaces.
- 22:47Moi,
- 22:48je teste.
- 22:48Et alors,
- 22:50c'était bien ?
- 22:50Tu as réussi à te défaire de la tendinite ?
- 22:54Oui,
- 22:54j'ai eu une errance au début.
- 22:55On pensait que c'était un problème de ménisque,
- 22:58etc.
- 22:59C'est quand j'ai transitionné du vélo à la course à pied.
- 23:02Forcément,
- 23:03tu as un super moteur,
- 23:04mais un châssis plutôt médiocre.
- 23:07Il n'y a rien qui tient,
- 23:08mais tu veux aller plus vite.
- 23:10En gros,
- 23:10le problème dans la course à pied,
- 23:12enfin dans le sport en général,
- 23:13et plus dans la course à pied,
- 23:14c'est que la forme est toujours en avance sur ton système musculaire,
- 23:19squelettique,
- 23:19tendineux.
- 23:20La forme cardiovasculaire ?
- 23:22Là,
- 23:22en fait,
- 23:22je suis dans cette phase-là de reprise où la forme est en avance sur tout le reste.
- 23:28Donc toi,
- 23:29tu veux aller,
- 23:30mais en fait,
- 23:31le reste n'est pas prêt.
- 23:33La mécanique prend plus de temps à s'adapter que le cœur et la capacité cardiovasculaire.
- 23:39Je pense qu'il y a aussi pas mal de sources de blessures qui viennent.
- 23:42On va en parler,
- 23:43évidemment.
- 23:43On va parler des fameuses règles d'or de progressivité,
- 23:46de charge,
- 23:48pour savoir comment éviter ou en tout cas limiter le risque des blessures,
- 23:51puisque le risque zéro n'existe pas,
- 23:52mais il y a des méthodes pour réduire ce risque de blessure.
- 23:55Qu'est-ce que ça génère psychologiquement une blessure,
- 23:58Fred ?
- 24:00C'est quoi les étapes de la blessure psychologiquement ?
- 24:02Déjà la blessure en général quand elle arrive c'est jamais au bon moment
- 24:06Donc ton cerveau il fait non c'est rien ça
- 24:11C'est rien du tout,
- 24:11demain il n'y a plus rien Donc ça c'est le déni
- 24:13Le premier état c'est le déni
- 24:16Et donc évidemment ça s'aggrave parce qu'on continue à courir dessus,
- 24:20à s'entraîner dessus
- 24:21Oui le fameux je vais quand même aller courir pour être sûr que j'ai bien mal
- 24:25Parce que là j'ai mal mais quand même je peux courir donc peut-être que c'est pas si grave Merci.
- 24:30Et donc on aggrave,
- 24:31on aggrave évidemment.
- 24:32Et puis la deuxième phase c'est je ne peux plus courir,
- 24:36je ne peux plus m'entraîner,
- 24:37mais je m'accroche quand même à mon objectif.
- 24:39Donc je n'ai pas encore lâché l'affaire.
- 24:42Je ne peux pas m'entraîner,
- 24:44mais je vais tout faire pour essayer de faire des semblants d'entraînement qui vont aggraver le truc,
- 24:49parce que j'ai mon objectif en tête,
- 24:51je ne veux pas lâcher.
- 24:52Donc ça,
- 24:53c'est la phase la pire,
- 24:54parce que dans ton cerveau,
- 24:56il n'y a rien qui va.
- 24:58Tu as ton objectif,
- 24:59mais tu ne peux pas t'entraîner.
- 25:00Donc tu es très sensible,
- 25:04irritable,
- 25:05on va dire.
- 25:06On sent l'expérience qui parle.
- 25:09Là,
- 25:09il ne faut pas trop donner de conseils,
- 25:12tout ça.
- 25:13Genre,
- 25:13tu devrais te reposer.
- 25:15Ça,
- 25:15ça ne passe pas.
- 25:18Et la troisième phase,
- 25:20en fait,
- 25:20c'est là où tu apprends.
- 25:23C'est là où tu retrouves du plaisir,
- 25:26parce que tu changes d'objectif.
- 25:27Ton objectif,
- 25:28ce n'est plus l'objectif sportif que tu avais avant.
- 25:30Ton objectif,
- 25:31c'est guérir.
- 25:32Donc,
- 25:32tu vas trouver des solutions,
- 25:34tu rencontres des gens,
- 25:35tu trouves des nouvelles méthodes.
- 25:36Et en fait,
- 25:36tu te dis,
- 25:37c'est génial.
- 25:38Je ne connaissais pas ça.
- 25:40Tu mets des process en place et en plus,
- 25:43tu as complètement squeezé ton objectif sportif.
- 25:45Donc,
- 25:45tu n'es plus parasité par ça et tu restes sur du positif.
- 25:50Tu commences à mettre une pierre,
- 25:51puis une autre et tu remontes la pente progressivement.
- 25:55Et donc,
- 25:55finalement,
- 25:56tu en apprends sur toi et c'est assez agréable en final.
- 26:00Charlotte,
- 26:02c'est agréable.
- 26:03La blessure,
- 26:03c'est agréable.
- 26:04C'est la confusion.
- 26:06De Belobre,
- 26:07parce que j'ai décidé maintenant de l'appeler Freud Belobre,
- 26:10on trouve que dans l'équipe,
- 26:12ça lui va très bien.
- 26:13Voilà.
- 26:14Charlotte,
- 26:15toi qui coach pas mal d'athlètes d'endurance en triathlon,
- 26:18en course à pied avec Fred,
- 26:20est-ce que...
- 26:22Avec Freud,
- 26:22excusez-moi.
- 26:24Est-ce que ça peut générer carrément de la dépression chez certains athlètes amateurs,
- 26:28la blessure ?
- 26:29Est-ce que vous connaissez des cas de gens qui,
- 26:32à cause d'une tendinite ou d'une déchirure,
- 26:34battent ?
- 26:34tombe dans une forme de déprime,
- 26:35voire de dépression ?
- 26:37Oui,
- 26:37complètement.
- 26:38Le sport,
- 26:41ça permet de libérer des hormones,
- 26:42des hormones du plaisir.
- 26:44Et quand on s'en passe,
- 26:47on est en manque de quelque chose.
- 26:48Donc quand on ne peut plus pratiquer ce qu'on aime et ce qui nous fait du bien,
- 26:52pour certains athlètes,
- 26:53oui,
- 26:53il y a une forme de dépression.
- 26:55Après,
- 26:55voilà ce que Fred a bien décrit.
- 26:57Je trouve que c'est vrai,
- 26:58il y a vraiment trois étapes.
- 26:59Mais cette deuxième phase de dépression...
- 27:02passe quand on arrive à trouver une solution à son problème.
- 27:05Donc même si on sait que c'est un mois où on ne va pas pouvoir courir,
- 27:08mais on peut mettre en place des choses et puis ça passe complètement lorsqu'on peut se reprojeter à nouveau sur un nouvel objectif.
- 27:16Donc je dirais que c'est une forme de dépression,
- 27:18mais peut-être temporaire.
- 27:19Ce n'est pas quelque chose qui s'installe,
- 27:20mais oui,
- 27:21c'est clair qu'un sportif qui pratique régulièrement et qui ne peut plus pratiquer,
- 27:25il y a un moment donné où il passe par une phase de petit burn-out.
- 27:29Toi,
- 27:30ça se passe comment quand tu ne peux plus pratiquer la course à pied ?
- 27:32Je suis...
- 27:33Je prends sur moi,
- 27:34je me pose,
- 27:35je me présente.
- 27:37Tu médites ?
- 27:39Tout va bien,
- 27:40mais ce n'est pas Fred.
- 27:40Je valide,
- 27:43je valide.
- 27:43C'est ça,
- 27:43il y a la maison.
- 27:45Puis elle s'écoute.
- 27:46Elle s'écoute tellement.
- 27:48Dès qu'elle a un petit bobo,
- 27:51je suis raisonnable,
- 27:52je me repose.
- 27:53C'est pour ça que tu ne donnes pas de conseils,
- 27:54du coup.
- 27:55Oui,
- 27:55parce qu'on ne dit rien.
- 27:57Sachez,
- 27:58chers auditeurs,
- 27:59que c'est...
- 27:59exactement l'inverse.
- 28:01Katie,
- 28:02est-ce que tu as déjà été déprimée à cause d'une blessure ?
- 28:06Oui,
- 28:07c'est sûr.
- 28:08Maintenant,
- 28:08j'ai un petit...
- 28:09J'espère que c'est petit,
- 28:11mais j'ai mal aux pieds.
- 28:15Je suis un peu triste quand j'ai le temps,
- 28:17tout ça.
- 28:17Je me dis,
- 28:18qu'est-ce que je fais ?
- 28:20Même ici,
- 28:21tout le monde me demande c'est quand le prochain course ?
- 28:23Tu fais quoi maintenant ?
- 28:25C'est cool de parler des choses comme ça.
- 28:28Aussi tu dis,
- 28:30en fait je ne sais pas si...
- 28:33Ça te renvoie à ta blessure en fait.
- 28:34Oui.
- 28:36Mais dans les moments comme ça,
- 28:38avec Germain,
- 28:41c'est un peu...
- 28:43C'est une truc en plus qu'on a chacun de parler.
- 28:47Moi je suis turiste,
- 28:48comme vous aussi.
- 28:50C'est pas pareil quand c'est avec ma mère.
- 28:53Elle dit,
- 28:54pourquoi tu es turiste ?
- 28:55Je ne peux pas croire.
- 28:57Ah ok !
- 28:59Oui,
- 29:00c'est ça.
- 29:00L'encourage a parfois du mal à comprendre quand on n'est pas soi-même sportif ou soi-même un peu addict à une forme de sport d'endurance.
- 29:09On a du mal à comprendre que ça puisse être source de déprime.
- 29:13Oui.
- 29:13Comme l'a bien dit Fred,
- 29:15il y a un processus d'acceptation de la douleur.
- 29:20Et donc,
- 29:21quand on est sportif,
- 29:22addict,
- 29:23tu vois,
- 29:23la famille ne va pas comprendre,
- 29:24comme tu le dis,
- 29:26nous,
- 29:26en tant que thérapeute,
- 29:27On doit être là pour déjà accueillir ça,
- 29:30écouter le sportif et l'aider à prendre conscience qu'il est blessé et l'aider à accepter parce que finalement on ne pourra pas...
- 29:39on pourra pas l'aider à guérir donc finalement ce truc là le fait que la famille soit pas l'écoute non on doit remplacer un petit peu ça c'est un peu notre rôle de thérapeute on a ce côté un peu psy entre guillemets pour
- 29:54remplacer cette écoute qu'ils peuvent pas avoir chez les proches toi germain tu as eu de la compréhension dans ton entourage non non pas du tout non c'était tous des cons quoi
- 30:08Non,
- 30:08mais clairement,
- 30:10pour rebondir sur ce que
- 30:12Charlotte et Freud disaient,
- 30:13c'est qu'on a la chance d'être à deux dans le même navire.
- 30:19Et du coup,
- 30:21je pense que l'autre permet aussi de faire ouvrir les yeux.
- 30:25Tu vois,
- 30:26ma catine me dit « Oh là là,
- 30:27j'ai mal là » .
- 30:28Je dis « Oui,
- 30:29mais t'as vu un tel,
- 30:30il t'a dit ça » .
- 30:31Tu remets en perspective et tu remets un peu la personne sur la positivité,
- 30:36des choses comme ça.
- 30:37Et je pense que c'est quand même pas mal aidant d'avoir quelqu'un qui connaît,
- 30:42qui sait.
- 30:42C'est sûr qu'après,
- 30:44il y a des personnes...
- 30:47Moi,
- 30:47je ne me confie pas à certaines personnes de mon entourage parce que je sais que ce sera complètement contre-productif.
- 30:52Qui,
- 30:53par exemple ?
- 30:55Mes parents,
- 30:59je pense qu'ils ne savent pas du tout comment je m'entraîne.
- 31:01Et ce n'est pas grave.
- 31:02Tu veux dire qu'ils n'ont pas conscience de l'épreuve que tu as traversée,
- 31:05par exemple ?
- 31:06Si,
- 31:06mais ils sont super,
- 31:07c'est des gens qui me supportent vraiment à fond,
- 31:11mais ils n'ont pas du tout,
- 31:11ce n'est pas une famille de sportifs,
- 31:13du coup ils n'ont pas du tout la compréhension de comment je m'entraîne,
- 31:17comment je vis,
- 31:18comment je mange au quotidien.
- 31:21Donc tu as plutôt envie de te confier à des gens qui comprennent ce que tu vis et la manière dont tu t'entraînes pour pouvoir flanger sur les mêmes bases.
- 31:28Si je vois dans le blanc de l'œil qu'il y a une connexion,
- 31:32je me mets en gouffe,
- 31:33sinon...
- 31:34On saura tout sur ton air comprimé.
- 31:36J'écoute,
- 31:37voilà,
- 31:37exactement.
- 31:38Sinon,
- 31:39j'écoute,
- 31:40j'observe et je laisse couler.
- 31:42La priorité pour les parents,
- 31:45c'est la santé de son enfant,
- 31:46je pense.
- 31:47C'est ça.
- 31:47Donc l'enjeu sportif,
- 31:49finalement,
- 31:49c'est tellement loin.
- 31:51Quand ils te voient en bonne santé,
- 31:53pour eux,
- 31:53c'est principal.
- 31:54C'est ça.
- 31:54Alors,
- 31:55comment on fait pour se remobiliser après une blessure ?
- 31:59Comment on sort de cette...
- 32:01de pénombre,
- 32:03de cet état psychologique un peu compliqué,
- 32:07pour repartir du bon pied.
- 32:08Il ne faut aussi pas s'attendre à une progression linéaire.
- 32:10Pas de miracle.
- 32:13Tu te remets en route petit à petit et il va y avoir des jours où tu vas avoir des doutes.
- 32:18Clairement,
- 32:19il y a des jours où je me remets en route,
- 32:20je me dis « ah,
- 32:21trop bien ! »
- 32:22et puis après il y a des petites alertes où je me dis « est-ce que ça a marché ?
- 32:27Est-ce que ça n'a pas marché ? »
- 32:28Donc voilà,
- 32:28il y a tout ce passage-là qui fait que...
- 32:31Voilà,
- 32:31globalement,
- 32:32la pente est ascendante,
- 32:33mais...
- 32:33Effectivement,
- 32:34ce n'est pas linéaire.
- 32:36Et il se peut qu'il y ait des petites douleurs alors qu'on n'en avait plus.
- 32:41Et ça,
- 32:41ça fait paniquer les athlètes quand ils reprennent.
- 32:43Donc,
- 32:43un bon plan de l'optimisme et dédramatiser la douleur.
- 32:48Moi,
- 32:48souvent,
- 32:48ce que je dis aux patients,
- 32:49votre douleur,
- 32:50c'est votre guide.
- 32:51Elle vous accompagne.
- 32:52Bien sûr qu'il ne faut pas qu'elle soit trop forte.
- 32:55Mais si à un moment donné,
- 32:56il y a un petit peu de douleur alors que ça allait mieux,
- 33:00écoutez-la.
- 33:01c'est votre amie,
- 33:02elle va vous dire,
- 33:02bah tiens,
- 33:03là t'as fait un petit peu trop,
- 33:04adapte.
- 33:05Donc ça c'est super intéressant.
- 33:07Toi Johan,
- 33:07tu dis qu'il faut écouter la douleur.
- 33:10Oui,
- 33:10c'est pas un ennemi.
- 33:11C'est un allié de la guérison en fait.
- 33:13Oui,
- 33:14carrément.
- 33:15C'est peut-être juste que la reprise elle a été un peu trop rapide et qu'il faut réajuster pour...
- 33:19Ou t'étais fatigué ce jour-là,
- 33:21ou t'étais mal hydraté,
- 33:22parce que c'est multifactoriel.
- 33:24Et en plus,
- 33:25douleur,
- 33:26comme on le disait tout à l'heure,
- 33:27ça veut pas dire lésion.
- 33:28Une douleur,
- 33:29ça peut venir du cerveau.
- 33:30Peut-être aujourd'hui,
- 33:31tu disais,
- 33:31tu es peut-être en état de déprime,
- 33:32tu en as marre,
- 33:33tu voudrais t'entraîner plus fort.
- 33:35Et aujourd'hui,
- 33:35tu y vas à reculons sur cette pseudo-course rééducation.
- 33:39Tu n'as pas envie de la faire,
- 33:40mais tu la fais parce qu'il faut.
- 33:42Eh bien,
- 33:42peut-être que ça peut générer une douleur.
- 33:44Donc,
- 33:44de ressentir une douleur quand on reprend après une blessure,
- 33:47ce n'est pas forcément quelque chose qui doit nous faire paniquer.
- 33:50C'est juste une indication sur peut-être modérer un peu la reprise.
- 33:55Exactement.
- 33:56Elle est utile.
- 33:57Et parfois,
- 33:57j'ai une petite anecdote là-dessus,
- 33:58j'avais un patient coureur qui avait mis vraiment beaucoup de temps à reprendre,
- 34:05et puis il me le raconte,
- 34:08on était sur les dernières séances de kiné,
- 34:10il me dit bon bah ça y est j'ai repris,
- 34:11mais je dois vous dire il y a un truc hyper bizarre,
- 34:14c'était la première vraie séance que j'allais faire,
- 34:17et quand j'ai mis mes baskets,
- 34:19je me suis levé,
- 34:19j'ai eu mal au genou.
- 34:21Et je lui dis ah bon ?
- 34:22Et il me dit non j'ai fait quelques pas et c'est parti.
- 34:25Et en fait...
- 34:26d'avoir mis ses baskets,
- 34:27d'être allé courir,
- 34:29de se dire ça y est,
- 34:30j'y vais là maintenant.
- 34:31Il a eu un petit rappel du cerveau,
- 34:33tiens,
- 34:34t'as mal au genou,
- 34:34attention.
- 34:35Donc il y a ce côté-là aussi un peu psy qu'il ne faut pas oublier d'aborder dans le plan.
- 34:41Si on développe une tendinite,
- 34:44que ce soit le syndrome des essuie-glaces ou d'autres types de tendinites,
- 34:48moyens fessiers,
- 34:48etc.,
- 34:50c'est quoi les règles d'or de la reprise ?
- 34:52Alors,
- 34:54Le premier mot,
- 34:55c'est l'adaptation.
- 34:56Souvent,
- 34:57les gens,
- 34:57c'est « on off » .
- 34:59J'ai mal,
- 34:59j'arrête.
- 35:00D'où la déprime.
- 35:02En fait,
- 35:02non,
- 35:03on peut faire autre chose.
- 35:04Dès qu'il y a des petits signaux,
- 35:06on peut aller s'entraîner en salle,
- 35:08comme tu le disais.
- 35:09Faire d'autres sports.
- 35:11Faire d'autres sports.
- 35:12Sauf quand la douleur a atteint un pic trop grand,
- 35:15comme tu le disais,
- 35:15Charlotte,
- 35:16tout à l'heure.
- 35:16Je ne pouvais plus faire vélo,
- 35:17plus rien.
- 35:18Là,
- 35:18c'est qu'on est allé trop loin.
- 35:19On a poussé trop fort la machine,
- 35:20généralement.
- 35:21En même temps,
- 35:21il n'y a encore pas si longtemps,
- 35:23les conseils qu'on donnait aux gens qui avaient des tendinites,
- 35:25C'était oulala,
- 35:25surtout faut arrêter,
- 35:26faut se reposer
- 35:27Aujourd'hui,
- 35:28on en est un peu revenu là-dessus.
- 35:29C'est pire.
- 35:30Si tu arrêtes,
- 35:31qu'est-ce qu'il se passe ?
- 35:33Tu vas te désentraîner encore plus.
- 35:36T'en redires encore plus.
- 35:37Tu deviens moins résilient.
- 35:39Qu'est-ce qu'ils font les gens ?
- 35:40Ça y est,
- 35:40là,
- 35:40je me suis arrêté un mois.
- 35:42Puis je reprends où j'en étais.
- 35:43C'est-à-dire que si je courais
- 35:4510 bornes 3 fois par semaine à
- 35:475 de moyenne,
- 35:49du coup,
- 35:50je refais la même chose.
- 35:50Et là,
- 35:52tu te blesses vraiment pour le coup.
- 35:53Donc,
- 35:54il faut prendre ça un peu plus intelligemment.
- 35:57Et puis du coup,
- 35:58ça permet d'éviter la déprime si tu peux t'entraîner en adaptant.
- 36:01Donc très important à retenir,
- 36:03si vous avez une tendinite,
- 36:05surtout il ne faut pas tout stopper d'un coup,
- 36:06il faut adapter l'activité.
- 36:09Mais se faire aider pour adapter.
- 36:10Et se faire aider par un professionnel de santé,
- 36:12un kiné,
- 36:14et en tout cas continuer à faire certaines activités physiques pour ne pas complètement stopper.
- 36:20Et puis ça peut même aider.
- 36:21C'est-à-dire que c'est là que ça switch un peu dans l'esprit des gens.
- 36:24c'est que
- 36:25Beaucoup de gens se disent repos,
- 36:27je vais aller mieux.
- 36:28Non,
- 36:29des fois,
- 36:29faire autre chose,
- 36:30ça me permet d'aller mieux.
- 36:32Est-ce que le fameux marche-course,
- 36:33c'est un indispensable de la reprise après une blessure ?
- 36:37Je sais que Germain,
- 36:38tu pratiques ces derniers temps le marche-course.
- 36:41Pour ceux qui nous écoutent,
- 36:42c'est une minute de marche,
- 36:44une minute on trottine,
- 36:44une minute on marche,
- 36:45une minute on trottine.
- 36:46Ça permet de reprendre progressivement une activité avec une charge assez faible.
- 36:52C'est l'ultra-trail.
- 36:57Alors pas pendant 170 km normalement pour une reprise de blessure.
- 37:01Non mais ça,
- 37:01ça fonctionne bien le marche-course.
- 37:03C'est vrai qu'avec les coureurs lambda,
- 37:05c'est quelque chose qui fonctionne bien quand il y a encore un petit peu de douleur,
- 37:09mais qu'on voudrait reprendre,
- 37:10ça permet aussi de ronger son frein.
- 37:11D'accord.
- 37:12Donc ça,
- 37:12c'est utile.
- 37:13C'est frustrant le marche-course.
- 37:14Moi,
- 37:14pour l'avoir expérimenté après une tendinite,
- 37:16on se dit,
- 37:17oh là là,
- 37:17je vais aller...
- 37:18courir,
- 37:19marcher pendant 40 minutes,
- 37:20la loose,
- 37:21vraiment,
- 37:21on se tend nulle,
- 37:22il y a tous les gens qui nous passent à côté,
- 37:24mais c'est super efficace,
- 37:26Fred.
- 37:26Ouais,
- 37:27c'est frustrant,
- 37:27sauf que tu peux quand même bouger,
- 37:29tu sors,
- 37:29tu mets tes baskets,
- 37:30ça reste un entraînement,
- 37:32par rapport à rien faire,
- 37:34c'est déjà progresser,
- 37:36puis tu sais que si ça se passe bien,
- 37:38demain tu vas peut-être faire 2 minutes de course,
- 37:401 minute de marche,
- 37:41et ainsi de suite,
- 37:42donc moi je trouve que c'est plutôt encourageant,
- 37:43pour l'avoir pratiqué justement après ma fracture de fatigue.
- 37:46Le jour où on m'a dit,
- 37:47vas-y,
- 37:48T'as le droit d'aller faire une minute course,
- 37:50une minute marche.
- 37:51J'avais le smile,
- 37:52au contraire,
- 37:52j'étais trop content de pouvoir y aller.
- 37:53Le conseil numéro un pour reprendre après une blessure,
- 37:56Germain,
- 37:56en quelques mots ?
- 37:58Progressivité.
- 37:59Progressivité.
- 38:01Ouais,
- 38:02un mot.
- 38:02On va y venir parce que la progressivité,
- 38:03c'est aussi une méthode pour éviter de se blesser.
- 38:06Parce que là,
- 38:06on parle de comment reprendre après une blessure.
- 38:08Mais le plus important,
- 38:09c'est peut-être d'éviter la blessure avant qu'elle n'arrive.
- 38:11Et on va parler de progressivité et de toutes les méthodes qui existent pour éviter ces blessures.
- 38:16Katie,
- 38:17un conseil pour reprendre après une blessure ?
- 38:20Si t'es triste,
- 38:22c'est pas un truc...
- 38:24Ça va,
- 38:24ça dit que tu aimes le sport,
- 38:26tu aimes courir.
- 38:28Ça,
- 38:28c'est cool.
- 38:29Si t'es triste,
- 38:30c'est que t'aimes le sport.
- 38:31Ok.
- 38:31Pas mal.
- 38:32Johan,
- 38:33le conseil numéro un ?
- 38:34Moi,
- 38:35il y aura un petit conflit d'intérêt,
- 38:36mais il faut aller consulter.
- 38:38Consulter un cliné ?
- 38:39Non,
- 38:39c'est pas un conflit d'intérêt.
- 38:40Allez consulter un professionnel de santé,
- 38:43je pense qu'on peut le dire sans avoir peur.
- 38:45d'éviter quelques erreurs des fois.
- 38:47Hugo,
- 38:47Tormento ?
- 38:48Moi je trouve que dans chaque situation un peu négative,
- 38:50il y a toujours du positif et tu peux essayer de trouver faire quelque chose.
- 38:52Et moi je fais un sport où il y a deux sports,
- 38:54il y a la natation et la course à pied.
- 38:55Donc j'arrive à rebondir avec le swimrun,
- 38:57donc je peux rebondir sur un autre sport.
- 38:59Donc quand je ne peux pas courir,
- 38:59je peux mettre plus de natation.
- 39:01Mais ça aussi,
- 39:01ça libère des plages horaires où tu peux faire plein d'autres choses.
- 39:04Donc même si tu ne peux pas faire ni la natation,
- 39:06ni la course à pied,
- 39:07tu peux faire des travails de respiration par exemple,
- 39:08parce qu'on sait que l'apnée aussi aide beaucoup.
- 39:10Donc j'essaie de...
- 39:12Du coup,
- 39:13rendabiliser ce temps-là pour faire tout un tas de choses que je ne suis pas capable de faire dans le reste de mon quotidien quand je pratique tous les sports.
- 39:19Fred ?
- 39:20Alors moi j'ai un conseil que j'ai bien étudié,
- 39:23c'est la reprogrammation mentale,
- 39:26puisque je me suis aperçu en étant blessé moi-même,
- 39:28que ce qui faisait ma force c'était de me projeter sur ma compétition,
- 39:32de me dire,
- 39:33voilà j'ai une compétition dans X mois,
- 39:35ce qui fait ma force c'est justement ma vision à long terme,
- 39:38et ce qui fait la faiblesse de quelqu'un de blessé c'est justement...
- 39:42cette vision à long terme.
- 39:44C'est le paradoxe de la blessure,
- 39:45il faut complètement couper ça.
- 39:46J'ai rien compris.
- 39:47Il faut...
- 39:50Non,
- 39:50en fait,
- 39:50quand t'es...
- 39:51Ce qui fait la force de Germain,
- 39:53de Cathy,
- 39:54de toi,
- 39:54quand t'as préparé ton 10 km à Paris,
- 39:56c'est de te projeter sur un objectif.
- 39:58C'est de se dire,
- 39:58ok,
- 39:59j'ai 3 mois et là,
- 40:00tous les matins,
- 40:01il pleut,
- 40:01il neige,
- 40:01il fait froid,
- 40:02j'ai mal aux jambes,
- 40:03mais j'y vais quand même parce que j'ai cet objectif,
- 40:05j'ai cette vision à long terme.
- 40:07Et quand t'es blessé,
- 40:08en fait,
- 40:08ce qui fait ta force,
- 40:09c'est justement de...
- 40:10plus du tout avoir de vision à long terme ta vision c est ce que je peux faire une minute
- 40:15Oui,
- 40:16non,
- 40:17je ne peux pas faire la minute,
- 40:18ok je m'arrête.
- 40:18Je peux faire la minute,
- 40:19ok j'en fais une deuxième.
- 40:21Et en fait,
- 40:21c'est ce qui fait la force de quelqu'un qui est blessé en rééducation,
- 40:25c'est l'instant présent,
- 40:26rester dans l'instant présent et surtout,
- 40:28casser cette vision à long terme.
- 40:30Donc il y a un paradoxe entre l'athlète de haut niveau,
- 40:33qui est très fort parce qu'il se projette,
- 40:35et la rééducation où justement,
- 40:37il ne faut surtout pas se projeter.
- 40:38Merci Freud.
- 40:39Charlotte ?
- 40:40Arriver à prendre en compte la charge globale,
- 40:43c'est-à-dire les trois piliers,
- 40:44Oui.
- 40:45entraînement,
- 40:45travail et famille,
- 40:47vie perso,
- 40:48parce que souvent on ne se rend pas compte de la fatigue que les trois génèrent,
- 40:54et donc pour se peut-être réduire et adapter,
- 40:57comme l'a bien mentionné Johan,
- 41:00adapter à son quotidien.
- 41:03Je veux juste m'arrêter deux secondes sur une blessure dont on a déjà parlé,
- 41:06et qui concerne beaucoup de gens,
- 41:07c'est les TFL,
- 41:08le fameux syndrome de l'essuie-glace.
- 41:11Pour les gens qui nous écoutent et qui souffrent d'un syndrome des essuie-glaces,
- 41:14qu'est-ce qu'il faut faire ?
- 41:15Chez la plupart des coureurs amateurs,
- 41:18déjà dans un premier temps,
- 41:19c'est souvent une surcharge d'entraînement
- 41:21Donc quand on est en aiguë,
- 41:24que ça fait pas longtemps,
- 41:25déjà on reprend cette adaptation de la charge d'entraînement
- 41:30Ça peut être aussi aiguë,
- 41:32des fois il peut y avoir un dérangement articulaire,
- 41:35c'est le côté un peu ostéo qui va parler,
- 41:37ça peut aider
- 41:39On peut avoir une sacroiliac qui ne bouge pas bien,
- 41:42avoir des tensions au niveau du grand fessier.
- 41:45Donc ça m'arrive sur certaines séances d'ostéo de débloquer les choses en une ou deux séances.
- 41:50Ce n'est pas le plus courant.
- 41:52Et puis après,
- 41:53quand c'est chronique,
- 41:54là c'est plus compliqué.
- 41:55Et donc là,
- 41:55on va faire un bilan un peu plus poussé.
- 41:59Tu peux avoir,
- 41:59alors c'est sûrement ce qui t'a amené Germain à être opéré,
- 42:02mais il peut y avoir aussi un état de fibrose quand ça a été très inflammatoire pendant longtemps.
- 42:07Là on va avoir les tissus qui sont très adhérents,
- 42:10il va y avoir aussi quelque chose dans le cerveau qui s'installe,
- 42:13parce que ça s'est prouvé,
- 42:14c'est-à-dire que quand une douleur dure longtemps,
- 42:16elle se chronicise.
- 42:19Donc je dirais que ça dépend du stade.
- 42:22Et après,
- 42:24dans la kiné,
- 42:25il va y avoir tout un arsenal thérapeutique sur le travail de mobilité,
- 42:29le travail de renforcement.
- 42:30Le renforcement musculaire évidemment qui fait partie de la rééducation pour tout un tas de blessures.
- 42:35On a parlé de...
- 42:37Comment rebondir,
- 42:38comment se remobiliser après une blessure et comment reprendre ?
- 42:41Là,
- 42:42on va parler peut-être du plus important,
- 42:43c'est comment éviter au maximum de se blesser.
- 42:46Comment faire pour que la blessure n'arrive pas ?
- 42:49Je crois que la quasi-totalité des blessures en sport d'endurance sont liées à un déséquilibre entre la charge d'entraînement et la récupération.
- 42:57En gros,
- 42:57pour résumer,
- 42:58on va trop vite et trop fort.
- 43:01On avait reçu l'humoriste Arnaud de Samer dans un précédent épisode de Safe Pace.
- 43:05Arnaud qui est également marathonien et il racontait comment il s'était blessé.
- 43:10On écoute.
- 43:10Ma blessure actuelle,
- 43:11c'est une contracture au mollet due à une surcharge.
- 43:13Pourquoi ?
- 43:13Parce que mon coach m'avait demandé,
- 43:15j'ai fait une séance de dénivelé sur tapis.
- 43:19Il m'avait demandé de mettre
- 43:216%.
- 43:23J'en ai mis 12.
- 43:24Ah oui,
- 43:25bonne idée ça Arnaud.
- 43:26J'étais bien.
- 43:28Et que ça passait crème.
- 43:29Allô ?
- 43:29Je suis avec nous,
- 43:31là.
- 43:32Et que ça passait crème.
- 43:33Et puis,
- 43:34j'avais,
- 43:35je ne sais plus combien de répétitions à faire,
- 43:37six ou huit.
- 43:39Et jusqu'à la huitième.
- 43:40Non,
- 43:40non,
- 43:40non.
- 43:41Jusqu'à la huitième.
- 43:42Jusqu'à 90%
- 43:43de la huitième,
- 43:43c'était parfait.
- 43:44Et à dix secondes de la fin,
- 43:46le mollet s'est durci.
- 43:48Et j'ai cette contracture qui est chronique depuis des semaines.
- 43:52Et j'ai fait cette surcharge.
- 43:54Et mon coach,
- 43:55Kiné,
- 43:55m'a dit
- 43:57« On sait où est ta limite » .
- 43:59Là,
- 43:59Johan,
- 43:59on est sur un cas typique.
- 44:00On fait plus que ce qui était prévu,
- 44:02on se blesse.
- 44:02Clairement.
- 44:03Ça,
- 44:03c'est ce que je vois tout le temps.
- 44:05Donc oui,
- 44:06ça,
- 44:06c'est un conseil évident.
- 44:08Alors,
- 44:08je ne crois pas qu'on puisse éviter les blessures.
- 44:12Moi qui ai été amené beaucoup à intervenir dans des clubs et des FED pour faire de la prévention,
- 44:17j'ai un peu du mal avec ce mot maintenant parce que dans la tête du sportif,
- 44:21il n'imagine que s'il fait de la prévention.
- 44:23justement,
- 44:24il va plus se blesser.
- 44:25Et ça peut amener à ce genre de dérive,
- 44:27d'ailleurs,
- 44:27à se dire,
- 44:28j'ai fait de la prévention,
- 44:29donc je peux faire un petit peu plus.
- 44:32On ne prévient pas la blessure.
- 44:33Par contre,
- 44:34on peut rendre son corps plus résilient.
- 44:36Et donc ça,
- 44:37il y a plein de choses à faire.
- 44:37Tu en parlais du renforcement musculaire tout à l'heure.
- 44:40On va y venir.
- 44:40Voilà,
- 44:40mais je ne vais pas.
- 44:42C'est quoi les règles d'or de la progressivité ?
- 44:44On parle souvent du fameux plus 10%
- 44:46par semaine,
- 44:47c'est-à-dire...
- 44:48de ne pas augmenter la charge d'entraînement,
- 44:50donc le nombre de kilomètres qu'on court,
- 44:51de plus de 10%
- 44:52par semaine.
- 44:53Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est une légende urbaine,
- 44:55ça ?
- 44:55Après,
- 44:56on est toujours sur le fil,
- 44:57et c'est le principe aussi de l'entraînement,
- 44:59c'est d'aller toucher ses limites.
- 45:01donc la progressivité c'est important mais
- 45:05Pour m'en dire sur ce que disait Johan,
- 45:06c'est vrai que quand on cherche à optimiser ses performances,
- 45:09on cherche à s'approcher dans l'entraînement proche de ses limites.
- 45:12Donc on va augmenter les charges,
- 45:14augmenter le volume.
- 45:16Et autant ça passe et on fait une super course et on est un héros,
- 45:21et autant on se blesse et on est un petit peu le bouffon.
- 45:24Il y a toujours ces deux questions-là.
- 45:27Donc pour en revenir à la progressivité,
- 45:30quand on reprend,
- 45:30je pense que c'est important.
- 45:32Pour moi,
- 45:33il n'y a pas vraiment de règles.
- 45:34plutôt vraiment à rester connecté à ses sensations par rapport à ce qu'on peut faire et que ce soit de la reprise marche course à la reprise course après il ya toujours ce différentiel entre ce qu'on veut faire est ce qu'on peut faire il faut vraiment s'entraîner par rapport à
- 45:50de là où on part mais papa pas pour viser ce qu'on veut viser fred les règles d'or de la progressivité c'est quoi tout simplement ça porte bien son nom tout le monde sait ce que ça veut dire progressivité c'est
- 46:03mettre des pas les uns après les autres.
- 46:05Je suis entièrement d'accord avec ce que dit Germain.
- 46:09Pour la progressivité,
- 46:10c'est au lieu de forcément toujours regarder le point d'arrivée,
- 46:13c'est rester un minimum sur l'instant présent et se sentir sur les entraînements,
- 46:21être à l'écoute de son corps.
- 46:22Et s'il y a une petite tension qui arrive,
- 46:25plutôt que de ne pas l'écouter parce qu'il y a l'objectif qui approche,
- 46:30se dire
- 46:31« je m'arrête tout de suite » .
- 46:33Je me repose une journée ou deux,
- 46:36ou alors au lieu de faire une séance de piste,
- 46:38aujourd'hui je ne fais qu'un petit footing.
- 46:39Et ça se trouve,
- 46:40au bout de trois jours,
- 46:41c'est terminé.
- 46:42Alors que si vraiment je m'accroche à mon programme coûte que coûte,
- 46:45que je vais faire la séance et que ça peut déboucher sur une grosse blessure,
- 46:50c'est là que c'est le drame.
- 46:52Quand on va courir deux,
- 46:53trois fois par semaine,
- 46:55voire moins,
- 46:56est-ce que...
- 46:58d'une semaine à l'autre,
- 46:59on peut doubler la charge d'entraînement.
- 47:02Si on va courir une semaine une fois,
- 47:04est-ce qu'on peut y aller trois fois celle d'après ?
- 47:06Ou c'est une bêtise ?
- 47:07Comme tu as dit,
- 47:0810%,
- 47:08je pense que ce n'est pas mal.
- 47:11Rajouter une sortie déjà avec un footing sans intensité pour voir un peu comment ça se passe.
- 47:17Et puis être à l'écoute de cette progressivité.
- 47:19Si on s'aperçoit que la progressivité est trop grande,
- 47:22parce qu'elle est individuelle la progressivité.
- 47:24Donc ça se trouve,
- 47:25passer de 3 footings par semaine à 4,
- 47:28même si c'est que
- 47:2930 minutes de plus,
- 47:30c'est peut-être déjà trop.
- 47:32Donc la progressivité,
- 47:33elle est individuelle,
- 47:34il faut l'écouter et la tester.
- 47:36Et si on n'a pas un plan d'entraînement comme certains athlètes professionnels et qu'on tâtonne un petit peu,
- 47:42il faut être à l'écoute,
- 47:43on teste.
- 47:44Un footing de plus,
- 47:45ça passe.
- 47:47Si ça ne passe pas,
- 47:48on repasse à
- 47:483 sorties.
- 47:49Ok.
- 47:50Johan ?
- 47:52Je crois qu'il y a beaucoup de choses qui ont été dites,
- 47:54mais pour en tout cas faire attention aussi aux plans,
- 47:57des fois.
- 47:59La planification peut être aussi le piège,
- 48:02parce que quand on a planifié,
- 48:04on peut se dire ça y est,
- 48:05c'est carré,
- 48:08je vais suivre ça et je ne vais pas me blesser.
- 48:09Mais encore une fois,
- 48:10il suffit que tu aies fait trois nuits blanches,
- 48:13que tu aies eu un repas plus qu'à arroser,
- 48:16ça on sait que ce sont des facteurs de risque de la blessure.
- 48:19Et comme tu le disais tout à l'heure,
- 48:21Hugo,
- 48:22on parle aussi à un public amateur,
- 48:25et souvent ça,
- 48:25la plupart des gens,
- 48:26ils ne le captent pas,
- 48:27c'est normal pour eux.
- 48:29Ah ouais,
- 48:29c'est vrai que j'avais un peu picolé la veille,
- 48:31mais ce n'était pas grave.
- 48:33Là,
- 48:33j'ai eu une patiente il n'y a pas très longtemps,
- 48:34elle s'est blessée,
- 48:36elle avait déjà mal avant de faire un trial de 17 kilomètres.
- 48:41Elle avait déjà mal,
- 48:41elle s'est dit bon,
- 48:42je vais prendre des anti-inflammatoires,
- 48:43je vais continuer à m'entraîner.
- 48:45Ah bah ça va mieux !
- 48:47Du coup,
- 48:47la veille de son travail,
- 48:48elle est allée faire son entraînement et elle s'est vraiment blessée juste avant,
- 48:55en n'écoutant pas les signaux.
- 48:56Est-ce que planifier ses entraînements,
- 49:01ça peut être une bonne méthode pour ne pas faire trop trop vite ?
- 49:05Ça,
- 49:05c'est certain.
- 49:06Je pense qu'il faut planifier et en parallèle,
- 49:09comme tu le disais Fred,
- 49:10écouter son corps et être à l'écoute des signaux de fatigue.
- 49:17de déshydratation,
- 49:18regarder si on a quand même bien mangé,
- 49:20puis tenir compte aussi de son âge.
- 49:23Moi aussi,
- 49:23je m'entraîne encore,
- 49:24je ne m'entraîne plus de la même manière qu'à 20 ans,
- 49:27à 40 ans.
- 49:27On ne récupère pas de la même manière,
- 49:29il faut aussi se connaître,
- 49:30ça peut aider aussi à planifier.
- 49:32Est-ce qu'il y a une règle sur l'augmentation du volume ?
- 49:36Comme tu le disais,
- 49:37c'est les fameux 10%.
- 49:38Maintenant,
- 49:39je pense que c'est pour moi,
- 49:41ça c'est mon avis perso,
- 49:43mais je l'ai vécu avec mes patients.
- 49:45quand même et
- 49:47c'est intrinsèque à chaque personne.
- 49:50C'est trop multifactoriel,
- 49:52la blessure,
- 49:53pour dire à partir du moment où on augmente de 10%,
- 49:55c'est sûr,
- 49:55on ne va pas se blesser.
- 49:56Ça,
- 49:56ce serait faux de dire ça.
- 49:58C'est important de le dire aussi aux gens.
- 50:00Ce n'est pas parce que vous avez la fameuse règle des 10%
- 50:02que vous n'allez pas vous blesser.
- 50:04Ce qu'on peut dire sans se tromper,
- 50:05c'est qu'il ne faut pas passer de 20 km par semaine à
- 50:1160 km par semaine en un mois,
- 50:13parce que là c'est à peu près sûr qu'on va aller au carton.
- 50:16C'est clair,
- 50:17c'est sûr.
- 50:17Comment on fait pour calculer sa charge d'entraînement ?
- 50:20Déjà c'est quoi la charge d'entraînement ?
- 50:21Juste il faut expliquer ça de manière très simple.
- 50:23C'est une combinaison du volume et de l'intensité.
- 50:26Soit tu augmentes le volume et tu augmentes la charge,
- 50:28soit tu augmentes l'intensité et tu augmentes la charge,
- 50:30tu augmentes les deux,
- 50:31la charge augmente encore plus.
- 50:33Ok,
- 50:33donc le volume c'est le nombre de kilomètres,
- 50:35l'intensité c'est la difficulté des séances ?
- 50:37C'est le nombre d'heures généralement.
- 50:39On a besoin d'un contrat de travail plus en heures,
- 50:41puisqu'on a le facteur terrain et le facteur dénivelé.
- 50:47Et sur la route c'est plus en kilomètres ?
- 50:49Ouais,
- 50:49puisque les gens s'entraînent généralement plus sur le plat,
- 50:51donc on peut plus parler de kilomètres ou de miles.
- 50:54Tu as toutes ces datas qui vont nous aider,
- 50:56qui vont nous donner une indication,
- 50:59une trendline.
- 51:01Il ne faut pas avoir les données,
- 51:03les données c'est une photo du jour J.
- 51:07Il faut voir comment elles vont évoluer dans le temps.
- 51:09Est-ce qu'on a des données qui nous permettent d'avoir une idée de notre charge d'entraînement ?
- 51:13Justement,
- 51:14on a tout un panel de données qui vont pouvoir nous donner des indications par rapport à quelle est la charge,
- 51:21quel est l'impact du running.
- 51:23En gros,
- 51:24il y a des widgets sur la montre qui nous permettent justement d'avoir accès à ces données-là.
- 51:28Donc sur les montres Garmin,
- 51:30il y a des indications de charge d'entraînement par exemple ?
- 51:33Oui,
- 51:33il y a par exemple une nouvelle fonctionnalité qui vient de sortir qui s'appelle la tolérance du running,
- 51:38qui va en gros te donner par rapport à ton kilométrage de la semaine et l'impact au sol,
- 51:45quelle est en gros la tranche dans laquelle tu devrais rester pour ne pas te blesser.
- 51:49C'est une indication à prendre en compte et toujours à mettre en perspective par rapport à tes sensations,
- 51:55ce que tu fais au quotidien.
- 51:57Ça ne doit pas remplacer les sensations,
- 51:59mais c'est une indication qui permet de savoir plus ou moins quelle est notre charge d'entraînement.
- 52:03Et c'est à croiser avec d'autres données,
- 52:05je pense qu'il est important aussi d'avoir tout cet écosystème de données,
- 52:08où en gros tu vas avoir par exemple cette donnée de tolérance du running,
- 52:13elle va un peu flasher orange,
- 52:14ok,
- 52:15bon,
- 52:16il y a ton poids qui descend,
- 52:17ça flashe orange.
- 52:18Quand tu vois qu'il y a beaucoup de toutes ces données qui sont des voyants qui vont s'éclairer,
- 52:23bon là il y a tout qui...
- 52:24qui te fait signe que,
- 52:26ok,
- 52:26bon,
- 52:26il va falloir un peu...
- 52:28à se calmer.
- 52:29Alors sur les montres
- 52:31Garmin et avec les brassards Garmin qui peuvent être portés notamment pendant la nuit,
- 52:36il y a tout un tas d'indications qui permettent de mesurer un peu notre état de fatigue,
- 52:43notre état de forme,
- 52:44et notamment la VFC.
- 52:47La VFC c'est la variabilité de la fréquence cardiaque.
- 52:50C'est quoi ça la VFC ?
- 52:52C'est l'écart en temps,
- 52:54en seconde,
- 52:54entre deux battements de cœur,
- 52:55tout simplement.
- 52:56Parce que c'est jamais régulier précisément.
- 52:58Voilà,
- 52:58et d'après les études,
- 53:00si c'est trop régulier,
- 53:02c'est paradoxalement un indicateur de fatigue,
- 53:06puisque jamais le temps en millis,
- 53:08millisecondes,
- 53:09est exactement le même entre deux battements cardiaques.
- 53:11Donc plus la VFC est basse,
- 53:13plus c'est un indicateur qu'on est fatigué.
- 53:15C'est beaucoup plus complexe que ça.
- 53:18Il y a des algorithmes sur les montres Garmin notamment qui servent à étudier ça.
- 53:23Et pour être efficace,
- 53:24il faut avoir une base de données sur soi qui dit que quand tu as tel écart,
- 53:30tu es en forme,
- 53:30quand tu as tel écart,
- 53:31tu n'es pas en forme,
- 53:32et là tu peux avoir des données relativement fiables.
- 53:34Donc pour mesurer cette fameuse VFC,
- 53:37il faut porter sa montre ou un brassard pendant la nuit,
- 53:39puisque c'est pendant la nuit que ça se calcule.
- 53:42Il faut le porter ou la porter sur plusieurs semaines,
- 53:45parce que c'est une donnée qui n'a de sens que sur plusieurs semaines,
- 53:48sur une longue période,
- 53:49et ça permet quand même de savoir de manière assez fiable.
- 53:52son état de forme du moment.
- 53:54Je pense notamment à
- 53:55Mathieu Blanchard qui disait que lui ne reprenait pas les entraînements intensifs après les courses tant que sa VFC n'était pas revenue à la normale.
- 54:02C'était vraiment un indicateur qu'il regardait sur sa montre Garmin pour savoir quand est-ce qu'il pouvait remettre de l'intensité dans l'entraînement.
- 54:08Alors il y a une autre donnée intéressante,
- 54:10c'est la qualité du sommeil.
- 54:12On sait que le sommeil joue un rôle central dans la prévention des blessures.
- 54:17Mieux on dort,
- 54:18mieux on est protégé contre les blessures,
- 54:20notamment les blessures liées à la fatigue ou à la surcharge.
- 54:24Et ça,
- 54:25les appareils Garmin permettent aussi de suivre la qualité du sommeil.
- 54:29Je ne sais pas quelle est votre qualité de sommeil en ce moment,
- 54:30Fred et Charlotte,
- 54:31avec le petit de...
- 54:32Prochaine question.
- 54:34Prochaine question,
- 54:35je pense qu'on doit être sur des zones très très rouges.
- 54:38Mais les montres Garmin donnent chaque matin un score de sommeil.
- 54:42alors ça vaut ce que ça vaut mais c'est une indication quand même sur...
- 54:46la qualité du sommeil et on sait que ce sommeil c'est vraiment quelque chose de central écoutez ce que disait le docteur françois duforêt c'est un spécialiste du sommeil dans un épisode précédent de safe pace consacré à la récupération pourquoi on s'intéresse au sommeil depuis maintenant 10 15 ans pourquoi on est demandé je suis demandé sur beaucoup de fédérations c'est
- 55:05parce qu'on s'est aperçu et les entraîneurs ont l'ont bien vu que si on dormait moins de 8 heures par 24 heures eh bien on augmentait à peu près deux fois le risque de blessure
- 55:15Donc à partir de ce moment-là,
- 55:17on s'est dit,
- 55:17tiens,
- 55:17le sommeil,
- 55:18c'est finalement quelque chose d'important.
- 55:19Ce qu'il dit,
- 55:20c'est que le risque de blessure est vraiment augmenté de manière significative quand on dort mal.
- 55:26Ça te parle,
- 55:26ça,
- 55:26Katie ?
- 55:27Oui,
- 55:27c'est bon de dormir.
- 55:29Nous,
- 55:30entre nous,
- 55:30moi,
- 55:31je dors moins que jamais.
- 55:33Je ne sais pas comment ça se passe en France maintenant,
- 55:37mais je trouve qu'il y a beaucoup qui disent,
- 55:39ah,
- 55:41c'est pas lazy.
- 55:42Fainéante.
- 55:43Oui,
- 55:44tu dors trop.
- 55:46Dormir.
- 55:48Et tu es plus,
- 55:49je ne sais pas,
- 55:49motivé si tu ne dors pas.
- 55:51Mais en fait,
- 55:53je suis un peu jeleux.
- 55:56Jeleux.
- 55:57Que Germain peut dormir plus.
- 56:00Et c'est super cool si tu peux dormir comme ça.
- 56:03Combien d'heures par nuit tu dors en moyenne,
- 56:05Katie ?
- 56:06Moi,
- 56:06c'est vers 7-8.
- 56:087-8.
- 56:08Et toi,
- 56:08Germain ?
- 56:088-9.
- 56:108-9.
- 56:11plutôt 9 en moyenne,
- 56:12plutôt gros dormeur.
- 56:137-8 t'es plutôt dans la moyenne je crois.
- 56:16Hugo combien dors par nuit en moyenne ?
- 56:18Pas très bon,
- 56:18je suis plutôt à 6 heures.
- 56:196 heures ?
- 56:19Ah ouais c'est pas beaucoup.
- 56:21Fred ?
- 56:21Moi je suis un bon dormeur aussi,
- 56:23je pense 9 heures,
- 56:23je dirais 8-9.
- 56:24Tu étais tu veux dire ?
- 56:26Pas en ce moment avec le bébé mais en temps normal.
- 56:28Et toi Charlotte ?
- 56:29Moi aussi c'était plutôt 9 heures ouais.
- 56:31Yoann,
- 56:32le sommeil très important pour éviter les blessures ?
- 56:35On le dira jamais assez.
- 56:36Numéro 1 peut-être ?
- 56:37C'est numéro un,
- 56:38c'est évident.
- 56:40Au-delà du fait en plus que ça va diminuer le risque de blessure,
- 56:44c'est même l'inverse.
- 56:45Le sommeil,
- 56:46c'est du dopage.
- 56:47C'est-à-dire qu'ils avaient fait certaines études en montrant l'impact même sur la performance.
- 56:52Donc forcément,
- 56:53si tu es plus performant,
- 56:54tu as moins de risque de blessure.
- 56:57Donc oui,
- 56:57c'est une évidence qu'on ne rappellera jamais assez.
- 57:02C'est quoi le secret d'une bonne récup,
- 57:03Charlotte ?
- 57:04On l'a dit,
- 57:05adapter la charge à ce qu'on peut faire au quotidien.
- 57:08et tous ces outils.
- 57:10qui permettent de contrôler tout ça,
- 57:12la fatigue,
- 57:13l'état de stress,
- 57:14l'état d'énergie.
- 57:15C'est des indicateurs qui permettent d'avoir des petits signaux et qu'il faut écouter aussi.
- 57:21Johan,
- 57:22au-delà du sommeil,
- 57:23il y a aussi le renforcement musculaire qui permet de limiter le risque de blessure.
- 57:27Encore une fois...
- 57:28pas de le supprimer,
- 57:30on est bien d'accord,
- 57:31mais de réduire ce risque de blessure.
- 57:33Clairement,
- 57:34quand on fait de la course à pied,
- 57:36aller faire une ou deux séances de muscu de temps en temps,
- 57:39des squats,
- 57:40etc.,
- 57:40ça peut être utile.
- 57:41Clairement.
- 57:43Encore une fois,
- 57:43c'est prouvé scientifiquement et on le voit par expérience,
- 57:47d'avoir pris en charge certains athlètes amateurs,
- 57:51même à un certain bon niveau,
- 57:53sur du renforcement musculaire,
- 57:55même en force.
- 57:56avec des squats lourds,
- 57:59on est d'accord ça va pas être de la force athlétique non plus,
- 58:02mais charger un peu ça a un intérêt,
- 58:05ça va rendre le corps plus résilient.
- 58:07Donc si le corps est plus résilient,
- 58:10ça va jouer aussi sur l'économie de course,
- 58:12ça va jouer sur plein de facteurs.
- 58:14Un truc que j'aime bien utiliser,
- 58:16qui fatigue pas trop les athlètes,
- 58:17parce que c'est ça aussi le truc,
- 58:19le piège,
- 58:20c'est que faire de la force ça peut aussi fatiguer.
- 58:23Pareil,
- 58:23il faut adapter à qui j'ai affaire.
- 58:25Est-ce que cet athlète s'entraîne beaucoup ?
- 58:27Je ne vais peut-être pas lui mettre des gros leg day très très forts.
- 58:31Par contre,
- 58:33j'aime bien utiliser l'isométrie.
- 58:35C'est quoi l'isométrie ?
- 58:37Alors,
- 58:37tu as deux types d'isométrie,
- 58:39overcoming,
- 58:39yielding.
- 58:40Grosso modo,
- 58:41la chaise contre le mur,
- 58:42c'est de l'isométrie yielding.
- 58:45Donc,
- 58:45tu résistes contre ton poids.
- 58:47Et puis,
- 58:48tu vas avoir un peu une notion d'excentrique.
- 58:50parce qu'au bout d'un moment tu faiblis,
- 58:52tu essaies de tenir.
- 58:53La bonne vieille chaise quoi.
- 58:54Exactement,
- 58:55mais tu peux le faire sur demi-pointe,
- 58:57exercice que je prescris souvent pour mes patients coureurs,
- 59:01rester en isométrie sur demi-pointe,
- 59:02t'as beaucoup de bienfaits à faire cela.
- 59:05Et overcoming,
- 59:05tu vas pousser contre quelque chose qui ne bouge pas.
- 59:09Et ça,
- 59:09hyper intéressant,
- 59:11il y a un gros impact sur la raideur tendineuse.
- 59:15Et la raideur tendineuse...
- 59:17Ça aide à l'économie de course,
- 59:18ça peut aider aussi pour le trail dans les descentes.
- 59:22Et puis ça peut aussi permettre d'adapter en cas de blessure.
- 59:25C'est-à-dire que comme c'est toi qui pousses,
- 59:27soit tu fais des séances à basse intensité avec un long temps sous tension,
- 59:33soit tu fais un temps sous tension très très fort.
- 59:38Alors si ce sujet du renforcement musculaire en course à pied vous intéresse,
- 59:41je précise qu'on a fait un épisode spécial qui est entièrement consacré au renforcement musculaire en course à pied,
- 59:45donc vous pouvez le retrouver sur la chaîne de SafePace.
- 59:49Bon,
- 59:49merci beaucoup à tous les deux,
- 59:50merci Germain,
- 59:51et bonne chance pour la rééducation.
- 59:55On espère que ça va le faire et que tu vas revenir à ton plus haut niveau le plus rapidement possible,
- 1:00:00et surtout réussir à reprendre du plaisir,
- 1:00:01puisque c'est ça le maître mot de ta pratique.
- 1:00:05Merci,
- 1:00:06Kaity.
- 1:00:07Merci d'être venue dans SafePace.
- 1:00:08C'était vraiment un honneur de te recevoir.
- 1:00:10Merci,
- 1:00:10Johan,
- 1:00:11pour ton expertise kinésithérapeute et les conseils que tu as pu donner à nos auditeurs pour éviter les blessures et pour récupérer après une blessure.
- 1:00:20Merci,
- 1:00:20l'équipe.
- 1:00:21Et puis moi,
- 1:00:21je vous dis à très vite pour un prochain épisode de SafePace.
- 1:00:23Bye bye.
- 1:00:35Hugo Klim.