Latest / ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales / Florence Boisserie et Kevin Brun - La main bleue - une nouvelle mode réparée, sublimée par la couleur végétale
Transcript
- 0:00Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert,
- 0:03le podcast qui vous parle d'art,
- 0:05d'écologie et de verdure.
- 0:07Je suis Pauline Leroux,
- 0:09ingénieure agronome passionnée de plantes,
- 0:11et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications.
- 0:16Que ce soit dans le textile,
- 0:18l'ameublement,
- 0:19l'artisanat,
- 0:20la décoration et dans d'autres domaines,
- 0:23chaque jeudi et samedi à 7h30,
- 0:26je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur.
- 0:35Mon but,
- 0:36fédérer et démocratiser la couleur végétale dans le monde.
- 0:40Alors c'est parti,
- 0:41bonne écoute !
- 0:46Bonjour à tous,
- 0:47je suis ravie d'accueillir sur le podcast Aréco Vert Florence Boissery et Kevin Brun de La Main Bleue.
- 0:53Bonjour à tous les deux.
- 0:54Bonjour.
- 0:57Alors du coup,
- 0:58j'aimerais que vous puissiez vous présenter aux auditeurs,
- 1:02un peu poser le contexte de qui vous êtes tous les deux,
- 1:05votre parcours et ce qui vous a amené à créer La Main Bleue,
- 1:09donc en lien avec la couleur végétale.
- 1:11Les auditeurs sont un petit peu habitués maintenant.
- 1:13Allez-y.
- 1:14Alors,
- 1:14je commence ou je suis comment ?
- 1:15Je commence ?
- 1:17Alors moi,
- 1:17je ne suis pas du tout du monde du textile,
- 1:19je suis archéologue.
- 1:23Archéologue en reconversion.
- 1:27Ça fait une bonne quinzaine d'années que j'exerce ce métier,
- 1:30je le fais encore à mi-temps.
- 1:35Voilà,
- 1:35donc je suis spécialiste du Moyen-Âge.
- 1:38Et en quelques années,
- 1:41on va dire,
- 1:41ça remonte à 2018.
- 1:45J'ai 41 ans aujourd'hui,
- 1:46mais déjà en 2018,
- 1:50je commençais à fatiguer,
- 1:52parce que l'archéologie de terrain,
- 1:56c'est assez usant au niveau physique et cérébral aussi,
- 2:00parce qu'on réfléchit beaucoup,
- 2:03on lit énormément,
- 2:06puis on passe beaucoup de temps sur les ordinateurs.
- 2:13Et puis,
- 2:15au niveau créatif,
- 2:16c'est zéro.
- 2:19Moi qui ai quand même un côté créatif et surtout manuel,
- 2:24j'ai toujours fait de la couture par contre,
- 2:26du coup j'ai vraiment voulu me recentrer sur cette passion-là.
- 2:35donc en 2019 j'ai donc j'ai j'ai découvert la teinture végétale je crois que c'était vraiment le boom à l'époque le boom sur internet des tutos et compagnie des livres aussi des livres en loisirs créatifs donc
- 2:55mon cher et tendre m'a acheté la teinture naturelle de Christine Veja
- 3:04C'est une nana qui fait de la teinture,
- 3:05qui a un studio à Auckland,
- 3:07en Nouvelle-Zélande.
- 3:09Donc j'ai commencé à faire mes petites popotes chez moi et ensuite j'ai décidé de commencer à me former un peu plus sérieusement.
- 3:19J'ai fait un petit passage chez Caroline Cochet d'Atelier Mademoiselle C.
- 3:22J'ai fait un jour d'initiation au Chibori,
- 3:25j'ai découvert le Chibori chez elle.
- 3:29dans la foulée donc pendant l'été j'ai filé chez Michel Garcia pendant j'ai fait deux stages chez lui donc les fondamentaux de la couleur végétale et le stage sur Navigo voilà
- 3:44et j'ai voulu continuer à me former en shibori il y a en fait un un artisan shibori un bigotier japonais qui s'appelle Takayuki Ishi qui a un studio qui s'appelle
- 3:57Aonoyo et
- 3:59qui est basé dans les environs de Tokyo,
- 4:05qui propose des petits cursus en ligne.
- 4:07En fait,
- 4:07c'est une technique par mois.
- 4:09Donc,
- 4:10voilà.
- 4:11Je suis ce petit cursus actuellement.
- 4:14D'accord.
- 4:17Puis,
- 4:17voilà.
- 4:19Voilà pour mon parcours assez rapidement.
- 4:23d'accord et du coup
- 4:25Kevin tu l'as dit donc ton chair est tendre
- 4:29Kevin de la main bleue la deuxième partie vas-y Kevin à toi salut moi je suis la main droite de la main bleue j'ai un double parcours donc je suis graphiste maquettiste de formation malheureusement difficile de bosser là-dedans et j'ai toujours fait en parallèle de
- 4:47la vente en boutique particulièrement le prêt-à-porter parce que j'aimais bien ça et
- 4:53J'ai fait des expériences d'abord dans mon île natale,
- 4:55j'ai fini à Paris dans des belles boutiques dans le marais,
- 4:58où j'ai un peu fait mes classes pendant...
- 5:006-7 ans et voilà l'avantage de ces boutiques c'est qu'on vendait des produits je veux dire peut-être haut de gamme mais pas dans la dans la qualité dans le savoir-faire pas dans l'image,
- 5:15pas haut de gamme image c'est à dire bon luxe etc
- 5:18Travailler avec des produits comme ça,
- 5:20ça s'implique sur l'impact de la mode.
- 5:24Le fameux slogan qu'on entend beaucoup en anglais qui va être les 6 morts,
- 5:28c'est à dire avoir moins mais avoir plus.
- 5:32Une bonne part de chaussures,
- 5:33par exemple je vais prendre l'exemple de Paraboot,
- 5:35qui fabrique toujours en France,
- 5:37Aroma en Isère.
- 5:38Voilà ce type de produits là,
- 5:39des produits qui restent,
- 5:40qui durent,
- 5:42qui sont peut-être moins à la mode en général,
- 5:45même s'ils ont parfois des revévoles.
- 5:47Et voilà,
- 5:50ça m'a bien formé sur Paris,
- 5:51ça m'a fait comprendre que vaut mieux faire attention à ce qu'on consomme,
- 5:54vaut mieux s'acheter moins de choses sur l'année,
- 5:57mettre de la qualité,
- 5:58un savoir-faire.
- 6:00Aussi,
- 6:01c'est rétribuer des gens qui ont mis leur âme un peu dans ce qu'ils font.
- 6:05Ce qui manque un peu aujourd'hui,
- 6:06je trouve,
- 6:07il y a beaucoup de com'au niveau de tout ce qui va être écologie,
- 6:11l'impact,
- 6:11etc.
- 6:12Mais quand on gratte un peu sous le vernis,
- 6:15on se rend compte que ce n'est pas forcément...
- 6:17pas forcément ça,
- 6:18beaucoup de fabriqués au Portugal etc.
- 6:20Donc quand on vient du métier,
- 6:22on se fait un peu moins avoir je dirais,
- 6:25il faut faire attention.
- 6:27Et en parallèle de ça,
- 6:28étant graphiste,
- 6:29je pense que j'ai une espèce de double étiquette,
- 6:31à la fois j'ai un peu le nez et l'œil je vais dire,
- 6:34ça me permet de voir un petit peu peut-être les coups à l'avance ou de sentir l'air du temps.
- 6:40Et j'ai eu d'autres expériences avant ça,
- 6:43des marques de vêtements ou...
- 6:45J'ai fait des espadrilles au Pays Basque avec des amis,
- 6:48on fabriquait des tissus,
- 6:49j'ai eu plusieurs parcours et ça m'a amené à la main bleue aujourd'hui à 40 piges avec Flo.
- 6:57On est un peu plus mature et c'est peut-être plus facile de monter des projets comme ça,
- 7:01centré sur le réel.
- 7:03Comme un agriculteur qui bosserait de la terre,
- 7:05qui ferait de la permane,
- 7:06on veut faire ça mais à notre échelle au niveau du textile.
- 7:10Donc la production douce,
- 7:11de qualité,
- 7:14sans bullshit.
- 7:15d'accord alors du coup donc vous vous êtes vous vous êtes associé pour créer la main bleue est-ce que vous pouvez expliquer maintenant aux auditeurs quel est votre quel est votre projet on voit bien les deux influences et on voit bien à peu près ce
- 7:30que vous allez proposer mais est-ce que vous pouvez nous raconter voilà quand est-ce que vous l'avez créé votre objectif ce que vous y vendez ce que vous proposez comme comment on va dire comme nouvel mode
- 7:42La main bleue,
- 7:46ça synthétise cette volonté de faire du slow-made,
- 7:50comme on dit encore en termes anglais,
- 7:51désolé,
- 7:52mais faire de la production douce et de la production de qualité.
- 7:57Et c'est aussi penser ce qu'on va faire,
- 8:02dire ce qu'on pense et faire ce qu'on a dit.
- 8:06C'est un petit peu bizarre comme formule,
- 8:07mais c'est un petit peu ça,
- 8:09c'est-à-dire un peu jusqu'au boutiste.
- 8:11Et là Flo,
- 8:13c'est des études d'archéo,
- 8:14c'est quelqu'un qui est rigoureuse,
- 8:16et ça fonctionne bien avec moi qui suis plus dans les idées,
- 8:19dans le théorique.
- 8:22Donc bosser en équipe c'est important,
- 8:23c'est pas toujours facile.
- 8:24Nous on a fait un enfant en équipe,
- 8:27ça marche super bien,
- 8:28et on s'était dit qu'on pouvait faire un deuxième bébé,
- 8:29mais c'est la main bleue.
- 8:34C'est pas mal,
- 8:35pour le moment on ne produit pas énormément parce qu'on est à la maison.
- 8:40c'est long à germer un produit mais les petites productions qu'on fait sont elles sont plutôt bien enfin moi je suis fier de ce qu'on fait donc on a fait un t-shirt en indigo pour cet été largement bien vendu en boutique et nous mêmes voilà sur
- 8:55les petits marchés de créateurs sur sur l'île de Ré enfin là où on a pu on retaque des jeans on a acheté pas mal de draps anciens avec lesquels voilà on va faire sûrement de la production qu'on peut teindre c'est doucement voilà ça se fait
- 9:10Ça se fait doucement,
- 9:11on prend notre temps.
- 9:13Pour le moment on n'en vit pas du tout mais il y a un truc à faire,
- 9:16clairement.
- 9:17c'est ça que j'allais dire c'est que j'avais vu sur votre site les jeans retapés et j'aurais bien voulu qu'on parle aussi de cette activité là donc Florence tu m'avais dit quand on avait préparé que Kevin il s'y connaissait dans le déni mais le jean il
- 9:36connaissait j'ai vu que vous proposiez une technique de je suppose que vous récupérez des jeans seconde main
- 9:43et vous faites complètement un ravalement de façade,
- 9:46on va dire,
- 9:46vraiment,
- 9:46avec de la couture et plein de techniques.
- 9:49Tu as employé même des mots sur ton site que je ne connaissais pas du tout.
- 9:52Et j'aimerais vraiment que tu puisses les expliquer aux auditeurs.
- 9:55Qu'est-ce que vous faites quand vous donnez une seconde vie à un jean,
- 9:59mais de manière hyper artistique ?
- 10:00C'est vraiment joli,
- 10:01quoi.
- 10:01Comment vous procédez ?
- 10:06alors du coup les jeans quand on les récupère ils sont vraiment dans un sale état ils sont troués ils sont usés alors
- 10:18vu que l'usure elle est toujours à peu près au même endroit on a commencé à le comprendre du coup Kevin il a conçu cette customisation surtout sur le devant
- 10:33au niveau des cuisses,
- 10:34du genou,
- 10:37parce que c'est là où on se frotte les mains,
- 10:39donc le tissu s'use beaucoup plus à cet endroit-là,
- 10:43ainsi qu'à l'entrejambe et à d'autres endroits comme les poches.
- 10:47Donc lui,
- 10:48il a conçu des patchworks avec des chutes de tissu,
- 10:54soit des chutes de teinture à l'atelier.
- 10:58mélangé à des morceaux de vieille chemise,
- 11:03enfin,
- 11:03tout ce qu'on trouve sous la main,
- 11:04mais qui reste joli,
- 11:05et on n'utilise pas de polyester du tout.
- 11:09On reste vraiment dans les fibres naturelles,
- 11:10on a horreur du polyester,
- 11:13mais les fibres mélangées,
- 11:14c'est vraiment pas notre truc.
- 11:16Donc,
- 11:19voilà,
- 11:19alors,
- 11:21oui,
- 11:21alors,
- 11:21sur notre site,
- 11:22on parle de,
- 11:23en fait,
- 11:24On parle de techniques mais qui sont plus des influences.
- 11:28Alors tout d'abord le sashiko.
- 11:30Le sashiko,
- 11:34pour une définition vraiment la plus étroite possible,
- 11:42c'est un point de couture,
- 11:44une couture manuelle qui est spécifique,
- 11:47donc qui est un petit point avant.
- 11:50qui est de l'ordre,
- 11:51je ne sais pas,
- 11:51entre 3 et 7 mm,
- 11:53on va dire,
- 11:55qui est utilisé au Japon depuis des siècles et qui,
- 12:00en fait,
- 12:00est utilisé principalement pour deux choses.
- 12:03Donc,
- 12:03soit ils vont assembler plusieurs couches de tissu ensemble par ce point de couture en les matelassant.
- 12:17c'est-à-dire on va renforcer,
- 12:19en fait,
- 12:20ils matelasent pour épaissir un tissu,
- 12:25pour le rendre plus chaud.
- 12:26Ça,
- 12:26c'était à l'époque,
- 12:28on le voit sur les vieux boraux,
- 12:30j'en parlerai tout à l'heure.
- 12:34Voilà,
- 12:34donc,
- 12:36pour renforcer et rendre un vêtement plus chaud.
- 12:42Ils utilisaient le sashiko aussi pour rapiercer.
- 12:46des tissus usés ou trouvés.
- 12:53Et un autre truc aussi,
- 12:56ils utilisaient Sachiko sur des couches uniques de tissus qui n'étaient pas encore usées pour le renforcer.
- 13:04Parce qu'en fait,
- 13:05la technologie du fil Sachiko,
- 13:07c'est que c'est un fil épais qui est composé de plusieurs brins de coton qui sont torsadés.
- 13:13Du coup,
- 13:14une fois brodé sur tissage,
- 13:16avec le temps,
- 13:18ce fil va se fondre dans le tissage et il va le renforcer de l'intérieur.
- 13:24Je ne sais pas si je me fais bien comprendre.
- 13:28Voilà.
- 13:28Et donc,
- 13:29toutes ces techniques dans un seul et même but,
- 13:31c'est pour prolonger la vie du texte.
- 13:35C'est ce qu'on fait au Japon pendant très longtemps.
- 13:39une habitude,
- 13:40une pratique de conservation du textile au maximum.
- 13:47On le voit dans les bourreaux.
- 13:49Les bourreaux,
- 13:50ce sont des pièces textiles qui datent depuis le début de la période édo,
- 13:55c'est-à-dire début du XVIIe siècle,
- 13:57jusqu'aux années 1930.
- 14:00Et en fait,
- 14:00ce sont des vestiges de pièces textiles qui témoignent de cette pratique de volonté de conservation à Maxima.
- 14:11Alors,
- 14:11soit c'est d'un vêtement de pièce d'habillement ou de pièce de litterie.
- 14:16Alors,
- 14:17il y a trois grands types de boraux.
- 14:19Donc,
- 14:20il y a la pièce qui a été rapiécée pendant des décennies.
- 14:30Il y a la pièce qui,
- 14:32dans la construction,
- 14:33est issue d'un démontage de plusieurs autres pièces qui étaient trop usées pour les utiliser.
- 14:40Donc,
- 14:40c'est de l'upcycling avant l'heure,
- 14:43type les couvertures de lit.
- 14:47Et il y a une troisième catégorie,
- 14:49ce sont en fait les tissus qui sont constitués,
- 14:53alors je crois que c'est le fil de trame,
- 14:54en fait c'est pas du fil,
- 14:56c'est des rubans qui sont issus,
- 14:58enfin c'est des lambeaux en fait de tissus qui étaient trop usés.
- 15:03Donc au lieu de démonter une pièce,
- 15:05on va la déchirer.
- 15:05Ils avaient des grandes griffes,
- 15:07en fait,
- 15:07pour déchirer le tissu en lambeaux.
- 15:10Et ces lambeaux,
- 15:10ils vont servir de fil de tram pour créer une belle pièce,
- 15:15un beau tissage.
- 15:18D'accord.
- 15:19Dans ce petit bureau,
- 15:20on voit beaucoup cette technique Sachiko,
- 15:25notamment du matelassage,
- 15:27par des lignes parallèles,
- 15:29des lignes droites parallèles,
- 15:31des petits points.
- 15:34Voilà.
- 15:35Et donc le Boro,
- 15:37c'est une grosse inspiration parce que...
- 15:41Donc il y a une dimension vraiment pratico-pratique de conserver un vêtement au maximum,
- 15:47mais il y a aussi cette dimension philosophique de respect en fait de la matière,
- 15:53de la conserver parce que ça appartenait à des ancêtres,
- 15:56parce que c'est le patrimoine familial.
- 16:01parce que c'est le respect de la matière en elle-même,
- 16:04de la nature.
- 16:06Et aussi parce qu'à l'époque Edo,
- 16:09il y avait un vide absolu de coton.
- 16:13Et le coton était vraiment une denrée rare et très recherchée.
- 16:18Et du coup,
- 16:18toutes les pièces de coton que les classes populaires pouvaient...
- 16:25On pouvait récupérer des vêtements de leur propre famille,
- 16:30soit de ballots qui étaient vendus par des marchands.
- 16:34On les gardait,
- 16:35on s'en servait pour rapiercer,
- 16:37pour matelasser,
- 16:39pour remanier,
- 16:40pour transformer.
- 16:43d'accord ok bon bah tu vois je viens d'apprendre plein de trucs que je ne sais pas et du coup est-ce que toutes ces techniques font partie du c'est un mot anglais visible minding visible
- 16:57minding c'est du raccommodage visible c'est à dire créatif c'est à dire qu'au lieu de faire du raccommodage invisible qui n'existe pratiquement plus aujourd'hui
- 17:10on va faire une broderie à la façon Sachiko,
- 17:15ou alors on va faire une grosse fleur dessus,
- 17:18voilà,
- 17:19il y a toute une tendance qui vient des pays anglo-saxons,
- 17:21encore une fois.
- 17:22En fait,
- 17:22c'est un peu dans d'ordre de l'actualité,
- 17:25mais ils viennent d'annoncer le fameux bonus pour la réparation textile.
- 17:30Est-ce que vous,
- 17:30du coup,
- 17:30vous êtes reconnue comme...
- 17:33Non,
- 17:33parce que il faut avoir un diplôme de couture.
- 17:37CAP Couture je crois soit il faut 3 ans d'activité ah d'accord moi j'ai commencé une activité de remaillage là je me suis formée au stoppage donc alors ça pour le coup c'est du invisible
- 17:51mending du raccommodage invisible d'accord et ça pour le coup c'est une technique qui s'est quasiment totalement perdue en France et je pense ailleurs
- 18:05alors tu peux l'expliquer ?
- 18:06le remaillage c'est remailler un pull par exemple ou un tricot essentiellement c'est sur la maille et le stoppage c'est sur des armures chaine et trame donc
- 18:22ça va consister sur un trou ou une tâche de retisser enfin reproduire le tissage
- 18:33sur le trou ou la tâche.
- 18:34Donc comme de la rénovation d'œuvres d'art,
- 18:36en fait.
- 18:37Oui,
- 18:37c'est ça.
- 18:39C'est vraiment invisible.
- 18:41D'accord,
- 18:41ok.
- 18:42Et alors,
- 18:42comment toi tu fais pour retrouver exactement la même couleur,
- 18:45du coup ?
- 18:46Ça,
- 18:47ça se prend dans les ourlets et dans les poches.
- 18:50Ah,
- 18:51d'accord,
- 18:52ok.
- 18:53On récupère les films sur le...
- 18:54C'est comme le remaillage,
- 18:55on récupère les films directement sur la pièce.
- 18:58D'accord.
- 18:59Donc,
- 18:59toi...
- 19:00C'est le format textile,
- 19:01oui.
- 19:02Oui,
- 19:02c'est ça,
- 19:02exactement.
- 19:03Donc,
- 19:03toi,
- 19:03tu connais...
- 19:04Tu es en train d'apprendre la technique invisible qui permet toujours la seconde vie.
- 19:09Donc,
- 19:09vous êtes tout le temps dans cette démarche-là.
- 19:10Mais tu as aussi l'aspect créatif,
- 19:13donc avec ces techniques dont tu nous as parlé,
- 19:15qui sont...
- 19:16en fait on ne les cache pas on veut montrer que c'est un tissu qui a plusieurs vies qu'on conserve au plus longtemps ok super j'ai compris parce que là ça donne du charme aussi aujourd'hui on est dans une époque où on adore le vintage et
- 19:34ça fonctionne aussi dans la teinture végétale parce que là il y a beaucoup de créateurs qui utilisent la teinture aussi pour donner un aspect directement usé
- 19:42et c'est ce que j'allais dire c'est vachement tendance tout ce qui est recyclerie seconde vie,
- 19:46seconde main même des friperies on nous parle de tout ça,
- 19:50de beaucoup de loisirs créatifs le retour on va dire au fait main depuis le confinement on va pas se mentir il y a plein de gens qui ont repris des activités manuelles pour faire de leur main donc vous êtes carrément dans le sujet j'invite les auditeurs à aller voir vraiment sur votre site internet la main bleue parce qu'en fait moi j'ai...
- 20:11J'ai vraiment compris.
- 20:12Comment ?
- 20:13ah d'accord .org donc on précise bien je le remettrai dans le descriptif de l'épisode non non mais t'as raison de préciser du coup qu'ils aillent vraiment voir pour comprendre les différentes techniques parce que moi perso je connaissais pas du tout donc je trouve que c'est bien de l'illustrer si vous êtes visuel je
- 20:33voulais savoir
- 20:35l'activité de teinturière,
- 20:37du coup,
- 20:37c'est toi qui l'as,
- 20:38Florence,
- 20:39à quel moment elle intervient ?
- 20:41Est-ce que tu fais de la restauration en reteignant des jeans,
- 20:44par exemple ?
- 20:45Ou est-ce que c'est que sur de la matière,
- 20:47on va dire,
- 20:49atteindre,
- 20:49prête à teindre ?
- 20:50C'est de la matière à teindre.
- 20:52D'accord,
- 20:52ok.
- 20:53Non,
- 20:53on ne reteint pas les jeans.
- 20:57est-ce que tu peux nous expliquer un peu du coup les activités que tu fais en termes de teinture pour l'instant donc on a on a créé cette petite série de t-shirts à l'indigo
- 21:11C'est un t-shirt qui est fabriqué par une ferme familiale de coton bio aux Etats-Unis,
- 21:18qui s'appelle SOS Palm Texas.
- 21:20C'est un t-shirt que Kevin connaissait de
- 21:23Royal Chin.
- 21:24Non,
- 21:24non,
- 21:25c'est en cherchant un t-shirt de qualité il y a quelques années.
- 21:29Donc c'est un t-shirt qu'on connaissait déjà,
- 21:30qu'on portait déjà depuis plusieurs années et qui est d'une qualité dingue.
- 21:37Il n'y a pas de couture sur les côtés,
- 21:38c'est une construction tubulaire donc il ne bouge pas.
- 21:43Il a un grammage assez épais.
- 21:45En plus,
- 21:45en écrue,
- 21:46il est magnifique.
- 21:47Et là,
- 21:47on s'est dit que ce t-shirt en végétal serait de la bombe.
- 21:54Donc voilà,
- 21:55on en a commandé quelques dizaines.
- 21:59J'ai teint ces t-shirts,
- 22:03j'ai teint des écharpes en laine de fibre bio.
- 22:09Et puis là,
- 22:10on va se mettre à faire une pièce en linge ancien,
- 22:15les draps anciens.
- 22:16D'accord,
- 22:17et du coup tu as la problématique est-ce que c'est des linges anciens qui ont déjà servi ou c'est des draps qui étaient stockés en trop en fait ?
- 22:24Alors les deux
- 22:26Donc tu as une problématique pour les linges qui ont déjà servi de peut-être apparition éventuelle de taches ou de petites aspérités
- 22:33Oui alors le linge ancien il passe bien dans la cuve indigo par contre parce que du coup c'est un
- 22:42Comment dire ?
- 22:43Les charges de lessive qui sont dedans,
- 22:47en fait,
- 22:49sont à peu près éliminées par la chaux de la cuve.
- 22:52D'accord,
- 22:52OK.
- 22:54C'est plus problématique pour des colorants à mordant.
- 22:57C'est plus problématique pour mordant.
- 23:00D'accord.
- 23:00Et alors,
- 23:01du coup,
- 23:01ça veut dire que tu ne fais pas que de l'indigo ?
- 23:03Non.
- 23:05Et tu travailles quoi comme haute couleur,
- 23:06du coup,
- 23:06si tu parles des colorants à mort ?
- 23:08Garance,
- 23:08Cochigny,
- 23:10Rhubarbe,
- 23:11Reseda,
- 23:12Cachou.
- 23:13D'accord,
- 23:13donc t'es partie dans les grands teints.
- 23:15Oui.
- 23:16Cachou,
- 23:16je ne sais plus quelle couleur ça donne exactement.
- 23:19Ça donne un fauve.
- 23:20Ouais,
- 23:20d'accord,
- 23:21ok.
- 23:21Donc t'as quasiment tout.
- 23:23T'essayes de faire du vert ou pas ?
- 23:26Oui,
- 23:26oui,
- 23:26oui.
- 23:26Moi,
- 23:27mon grand truc,
- 23:27c'est les couleurs composées.
- 23:30D'abord ça.
- 23:31est-ce que tu peux expliquer réexpliquer aux auditeurs les couleurs composées parce que ça va m'être posé c'est faire plusieurs bains de teinture de différents colorants on
- 23:46va faire ce qu'on appelle un pied alors moi d'habitude ce que je fais c'est que dans une marmite d'un même colorant je vais l'épuiser
- 23:59et tous les bains,
- 24:02les derniers bains,
- 24:03les couleurs plus claires vont me servir de pied,
- 24:05de base pour un autre bain d'une autre couleur.
- 24:13Et est-ce que dans les couleurs composées,
- 24:15donc on entend le vert,
- 24:16par exemple,
- 24:16que tu peux faire,
- 24:17est-ce que tu commences d'abord par le bleu ou est-ce que tu commences par le jaune ?
- 24:20C'est tout le temps les questions qui reviennent.
- 24:23Non,
- 24:25normalement,
- 24:27on commence par le bleu.
- 24:28Voilà,
- 24:29c'est ce que j'ai entendu aussi.
- 24:30Donc ça,
- 24:31c'est l'exemple de couleurs composées qu'on connaît.
- 24:33Est-ce que toi,
- 24:33tu te permets d'en faire d'autres et est-ce que tu peux en citer quelques-unes pour les personnes qui nous écoutent ?
- 24:41Moi,
- 24:42j'ai fait
- 24:43Garance Cochny,
- 24:45Garance Rezeda,
- 24:49j'ai fait d'autres,
- 24:50j'ai fait Cachou,
- 24:53Rezeda,
- 24:55plein de choses.
- 24:56Et alors,
- 24:56Garance Cochny,
- 24:57ça te donne un quoi,
- 24:59du coup ?
- 25:01Garance Cochny,
- 25:02ça donne un rose,
- 25:04une sorte de cerise.
- 25:09d'accord et un garance résidence ça te donne un corail à peu près fin
- 25:15Oui ?
- 25:16D'accord,
- 25:16ok.
- 25:18d'accord ok j'aime bien connaître les petits petits détails le couleur composé que moi je préfère c'est l'indigo avec un bourdèmbre et la rhubarbe en tout cas avec un fleuron et alors ça donne quoi ?
- 25:33ça donne des verts très spéciaux d'accord bon bah ça va inciter les gens c'est bien tu fais du teasing ils vont retourner à leur atelier bon allez go les gars on y va ok donc top les couleurs composées c'est bien de le rappeler parce que hum
- 25:47Voilà,
- 25:48ils aiment bien les auditeurs avoir des petits points.
- 25:50On revient sur… c'est important.
- 25:53Du coup,
- 25:53je voulais vous poser la question de…
- 25:55Donc, on a vu ce que vous travaillez,
- 25:57on a vu vos influences à tous les deux qui se rapprochent et rassemblent dans votre projet.
- 26:02Vous parlez beaucoup de slow-made,
- 26:04donc votre but,
- 26:05ce n'est pas de produire beaucoup,
- 26:07mais de faire de la qualité.
- 26:09Aujourd'hui,
- 26:09est-ce que vous pouvez nous parler un peu de votre écosystème,
- 26:12de vos partenaires,
- 26:14de comment vous vous arrangez pour trouver de la matière ?
- 26:17par exemple,
- 26:18où tu trouves ton indigo ?
- 26:19Est-ce que vous avez vocation de le cultiver ?
- 26:23Quel est un peu votre écosystème à vous ?
- 26:25On commence par la matière première,
- 26:27par les djinns.
- 26:32Pour les djinns,
- 26:34c'est à la Chine,
- 26:35en Chine,
- 26:36simplement,
- 26:37un peu de partout.
- 26:39Attends,
- 26:39tu as dit à la Chine ou en Chine ?
- 26:41Oui,
- 26:41en Chine.
- 26:42Ah oui !
- 26:43En Chine,
- 26:44c'est les chineurs.
- 26:45Oui.
- 26:46Ce que je me suis dit,
- 26:47mince,
- 26:48là,
- 26:48ça ne va plus du tout dans le concept.
- 26:50Donc,
- 26:50vous,
- 26:50chinez.
- 26:50Une grosse problématique,
- 26:51c'est qu'on sort quand même depuis les années 2000 de la mode des jeans skinny et slim,
- 26:57donc du coup,
- 26:59très près du corps.
- 27:01Donc forcément,
- 27:01quand c'est près du corps,
- 27:02il y a de l'élastane parce que sinon,
- 27:04ça craque.
- 27:06Du coup,
- 27:06il n'y a plus trop de...
- 27:08de matière en fait de jeans,
- 27:09on peut aller chercher dans les années 80-90.
- 27:14Donc nous,
- 27:14ça nous arrange parce qu'on va tomber sur des jeans qui sont forcément usés.
- 27:18Ça correspond bien avec notre activité.
- 27:21Mais je dirais qu'il y a un problème en France,
- 27:24c'est qu'on jette beaucoup.
- 27:26Le problème qu'on a,
- 27:26c'est qu'on a beaucoup jeté,
- 27:29les grands-parents jettent tout,
- 27:31on est moins sur la conservation de produits.
- 27:33Il y a pas mal de gens qui font ce qu'on fait aux Etats-Unis,
- 27:35bon on a pas mal parlé du Japon mais au States aussi ça se fait pas mal.
- 27:39Aux Etats-Unis ils gardent énormément,
- 27:41quand on va voir nous sur les gens qu'on suit sur les réseaux,
- 27:43particulièrement sur Insta,
- 27:45on voit des gens qui vont chiner dans des foires,
- 27:47dans ce qui ressemble à des villes greniers qu'on a chez nous.
- 27:51pour faire large.
- 27:53On voit ce qu'ils arrivent à trouver,
- 27:54eux,
- 27:54des répépis,
- 27:55des trucs qui datent des 50's,
- 27:57des 60's,
- 27:58des 70's,
- 27:58jusqu'à maintenant.
- 27:59J'ai l'impression qu'ils conservent beaucoup,
- 28:01ils sont peut-être un cumulateur un peu compulsif.
- 28:04Chez nous,
- 28:04ce n'est pas trop le cas.
- 28:06On jette énormément.
- 28:08Du coup,
- 28:08il y a eu une grosse perte de matière sur ce qu'ils faisaient,
- 28:10les matériaux nobles qu'on a conservés.
- 28:15Voilà,
- 28:15jusqu'au début des années 80 avec l'arrivée du synthétique,
- 28:17que ce soit tant au niveau de la teinture que des matières en fabrication textile.
- 28:22Le pot de testère des barques,
- 28:24les teintures de synthèse,
- 28:26tout ça,
- 28:26ça va être la grosse cause de ce qu'est aujourd'hui l'industrie textile,
- 28:30c'est-à-dire la deuxième industrie la plus polluante du monde,
- 28:32et ça,
- 28:32il faut bien le rappeler.
- 28:33Quand on consomme des produits depuis 40 ans,
- 28:39je dirais mass market,
- 28:41on participe sans vouloir.
- 28:45à la pollution et je comprends que la voiture on en ait besoin pour aller au boulot je ne vais pas faire la bosse aux enjeux on va avoir des besoins mais quand on consomme du textile si on fait attention on peut trouver des alternatives mais
- 29:00bon c'est il faut s'enseigner,
- 29:02c'est pas évident il y a beaucoup de bouches qui traînent parfois du coup nous on a ce problème là pour le moment c'est du pièce par pièce qu'on chine
- 29:12Un peu de partout,
- 29:12les vide-gouronniers,
- 29:13les maus,
- 29:14les recycleries,
- 29:15Vinted,
- 29:17les gens qu'on connaît,
- 29:17les copains des potes,
- 29:18des potes,
- 29:18des potes,
- 29:19etc.
- 29:21Mais il y a cette possibilité,
- 29:22ça va être peut-être la phase 2 un peu de ce qu'on fait,
- 29:24c'est d'aller voir les fripiers.
- 29:25Ce sont des gens qui vendent des ballots de frip en gros.
- 29:28Ce sont des immenses hangars avec énormément de vêtements.
- 29:32Et eux,
- 29:32on peut leur acheter des ballots,
- 29:33par contre à la veuble.
- 29:35Oui,
- 29:35tu ne sais pas la qualité,
- 29:36tu ne sais pas les pièces.
- 29:37La marque des pantalons,
- 29:38la coupe des pantalons.
- 29:40Là,
- 29:40c'est des ballots au kilo,
- 29:41au poids.
- 29:42C'est moins cher qu'à la pièce,
- 29:43mais je ne vois pas ce que j'achète.
- 29:46Ce qui est bien,
- 29:47c'est que quand j'achète un jean,
- 29:48je sais ce que c'est,
- 29:49la marque,
- 29:49la coupe,
- 29:50l'année.
- 29:54donc deux trucs pour rebondir sur ce que t'as dit Kevin il y a un épisode spécifique du podcast sur justement l'industrie de la mode la deuxième plus polluante du monde on passe vraiment du temps à expliquer redonner le sens c'est hyper important est-ce
- 30:06qu'on peut demander aux auditeurs s'il y en a qui ont des belles pièces et qui veulent s'en séparer est-ce que c'est aussi un appel est-ce que les gens peuvent vous dire moi j'ai un jean,
- 30:16il y a un bouton qui est pété je voudrais le jeter mais en fait je viens d'entendre votre épisode
- 30:20est-ce que ça peut marcher ça aussi ?
- 30:22Il y a juste un bouton de pété,
- 30:24Juliane,
- 30:24et je suis à couturière.
- 30:26Non,
- 30:26mais j'ai pris un exemple facile,
- 30:28mais tu vois ce que je veux dire ?
- 30:29Je ne sais pas,
- 30:29t'es déchirée,
- 30:30est-ce qu'on peut...
- 30:33Nous,
- 30:33là,
- 30:33on a cette problématique de choper les vêtements,
- 30:36pour les récupérer ou les acheter.
- 30:38Pour le moment,
- 30:38on les achète,
- 30:39on ne les donne pas,
- 30:40je tiens à le préciser,
- 30:40on achète les jeans.
- 30:42on les retape,
- 30:43on les revend.
- 30:44Mais en fait,
- 30:45on se rend compte que c'est pas évident,
- 30:48parce que quand nous on arrive et qu'on souhaite les revendre,
- 30:50sur notre petite boutique ambulante qu'on a eu cet été à l'Île-de-Ré,
- 30:54on a des problèmes de taille.
- 30:56Les pantalons,
- 30:57il y a
- 30:5826, 27,
- 30:5928,
- 31:00je parle en taille US,
- 31:01donc 36,
- 31:0238,
- 31:0239,
- 31:0340,
- 31:0320,
- 31:03bref.
- 31:04Et c'est difficile d'avoir...
- 31:06la customisation qui pèle à la personne qui va tomber à sa taille,
- 31:10vous voyez.
- 31:12Donc là,
- 31:12on est en train de réfléchir à peut-être customiser les pantalons des gens.
- 31:18C'est génial ça.
- 31:18Quand vous avez un vieux 501 Levis que vous avez,
- 31:23qui est de papa-maman,
- 31:24bref,
- 31:25il a son histoire,
- 31:26il est chargé d'une histoire.
- 31:29C'est ça qui nous intéresse aussi.
- 31:32Mais il est trop déchiré,
- 31:33il se déchire à l'entrejambe,
- 31:35nous,
- 31:35bref.
- 31:36On peut peut-être faire un service qui serait SOS Jeans.
- 31:40On récupère votre jean d'une manière ou d'une autre.
- 31:41Aujourd'hui,
- 31:43c'est assez évident avec les relais,
- 31:45tout ça,
- 31:45de fonctionner comme ça.
- 31:47On le récupère,
- 31:48vous nous l'envoyez.
- 31:49Bref,
- 31:50on vous le retape façon la main bleue.
- 31:52On vous le renvoie.
- 31:53C'est une super bonne idée.
- 31:54Ce serait plus intéressant que de proposer à chaque personne de lui acheter son pantalon.
- 32:00je comprends après moi ce qui m'intéresserait c'est d'acheter des lots parce que pire par pièce je me doute que c'est fastidieux d'accord donc ça c'est pour les jeans ok donc qui est quand même votre matière première les t-shirts on en a parlé c'est votre super t-shirt est-ce
- 32:21que dans les les colorants est-ce que
- 32:25Florence tu t'approvisionnes quelque part en particulier est-ce que tu as vocation à faire
- 32:30ou pas non c'est pas du tout vocation à faire j'achète l'indigo au critorticole à Rochefort ouais à Rochefort c'est à côté de chez nous d'accord
- 32:44à La Rochelle ah génial donc est-ce que oui et puis tout les autres colorants donc ça vient de Tintilis de
- 32:58Michel Garcia
- 33:00ouais voilà j'achète pas des extraits pour le moment parce que j'aime bien mettre les mains dans la matière mais je sens que si l'activité se développe il va falloir que je passe aux extraits forcément et
- 33:14apparemment on m'a expliqué que quand on passe quand on change de matériel de base il y a encore des petits tests d'ajustement à faire
- 33:24donc du coup t'as parlé de Tinctilis c'est la map ?
- 33:28oui c'est la map Michel Garcia donc on a les épisodes je rappelle à tout le monde 1 et 2 Anne de la Saillette donc du Crit Horticole c'est l'épisode 26 t'as parlé de Caroline Cochet aussi j'ai pas le numéro de l'épisode mais il sort bientôt donc t'as cité plein de gens merci ça fait du rebond d'épisodes
- 33:47et du coup donc tu veux passer sur des extraits si l'activité se développe pour aller quand même un petit peu plus vite parce que mine de rien c'est plus pratique bah oui l'extraction de colorants c'est quand même super chronophage c'est
- 34:03plus consommateur d'énergie aussi mais surtout chronophage je veux dire
- 34:08là au niveau de la vie d'entrepreneur là je conseille d'écouter l'épisode de Mathieu Ruiz parce qu'il explique vraiment très bien j'ai écouté tout à l'heure en plus ça m'a mis dans le bain mais oui oui là
- 34:25ce dont il a parlé ça a vraiment résonné là parce que je peux dire ce qui me manque le plus c'est le temps
- 34:33C'est ça.
- 34:34Oui,
- 34:35des extraits.
- 34:36Alors,
- 34:36pour l'instant,
- 34:39l'indigo,
- 34:39moi,
- 34:40j'aimerais bien me former.
- 34:41Pour l'instant,
- 34:44je fais avec la formule 1,
- 34:452,
- 34:453 de Michel.
- 34:47Mais à l'avenir,
- 34:49j'aimerais vraiment...
- 34:51quand même tester l'activité.
- 34:53Et si ça se développe,
- 34:56j'ai le projet de me former à la cuve au pastel.
- 35:02on va recevoir beaucoup d'invités sur le pastel tu peux voir ça va donc on a le Bleu de l'Aigle Tour on va avoir des agriculteurs du Nord aussi pour un peu couvrir les deux régions pastel France on va dire j'avais maintenant envie de vous demander qu'est-ce
- 35:18que vous auriez besoin aujourd'hui dans votre activité c'est quoi la prochaine étape c'est en gros ce qui pourrait vous aider à pas à vous développer mais à passer à l'étape d'après Merci
- 35:30Du temps pour produire.
- 35:32Du temps pour produire,
- 35:33ouais.
- 35:34Et comment tu te libères du temps ?
- 35:36Donc,
- 35:36ça peut être prendre des excursions.
- 35:38Là,
- 35:38il va falloir...
- 35:40Je vais réorganiser mon temps de travail,
- 35:41en fait,
- 35:41pour me dégager des temps plus longs.
- 35:43Parce que là,
- 35:43je suis à mi-temps la semaine.
- 35:46Et deux jours et demi par semaine,
- 35:48c'est clairement pas...
- 35:50Je ne peux pas faire grand-chose,
- 35:52quoi.
- 35:54donc là je vais m'y bérer dans des périodes de temps plus longues pour envoyer en production voilà on va travailler aussi les canaux de vente deuxième point vital
- 36:08on va dire pour un entrepreneur c'est bien beau de vouloir faire des belles choses mais encore faut-il les vendre et en plus que ce soit rentable ça fait beaucoup d'exigences donc là on a un
- 36:24on commence à avoir des contacts sur Paris la vente en local ça a plutôt bien marché en boutique en direct c'est un peu plus mitigé et en ligne vous l'envisagez ou pas ?
- 36:39en ligne oui mais là ça reste très marginal
- 36:44en plus comme c'est de la teinture végétale les gens ont besoin de voir aussi surtout d'être présent je veux dire là on a vu sur les marchés cet été on a pas pu y être tous les jours et je veux dire vu
- 37:00que c'est des produits quand même avec un certain prix les gens maintenant ils passent ils ont plus d'achats compulsifs sauf pour certains produits comme la déco ou les bijoux
- 37:11le textile,
- 37:12je veux dire,
- 37:12en France,
- 37:13on part de zéro.
- 37:14Ce n'est plus du tout un achat compulsif,
- 37:19sauf pour les gens qui ont un peu plus d'argent.
- 37:23Mais en tout cas,
- 37:26pour le commun des Français,
- 37:29ce n'est plus du tout la priorité.
- 37:31Donc,
- 37:33c'est bien d'être présent tous les jours.
- 37:37sur place pour que les gens viennent revoir le produit.
- 37:41Ils sont intéressés par un produit,
- 37:42mais ils ne vont pas l'acheter tout de suite.
- 37:43Ils vont revenir le voir,
- 37:45ils vont l'essayer une fois,
- 37:46deux fois,
- 37:47trois fois,
- 37:48et c'est pour ça que c'est mieux d'être en boutique,
- 37:51clairement.
- 37:53pour rebondir sur ce que tu dis Florence il y a l'épisode 38 avec Néprin je ne sais pas si tu l'as écouté,
- 37:58elles sont à mi-temps aussi entre costume et production et elles ont un peu le même casse-tête que toi il y a aussi Justine Jeans qui a fait le pas d'y aller à fond parce que c'était plus elle avait vraiment besoin de temps tu as rappelé l'épisode de Mathieu Ruiz le 43,
- 38:13lui il aborde vraiment tous ces sujets-là sans tabou d'ailleurs ce sera l'invité d'une des tables rondes sur comment mieux vivre de la couleur végétale j'y participe
- 38:22Génial je trouve ça super intéressant parce que tu vois c'est des questions qui ont été abordées au festival de la couleur à peau début novembre et en fait on se rend compte qu'on a tous les mêmes problématiques et il y a plein d'astuces et notamment il parle aussi des canaux de vente lui il avait des
- 38:39petites boutiques pop-up,
- 38:40il y avait des points enfin bref vraiment astucieux et en fait je pense que si on se partage tous nos canaux de vente il y a moyen de il y a plein d'auditeurs qui me demandent si
- 38:50je ne peux pas être partout d'organiser tu sais un genre de rassemblement de tous les créateurs de la teinture végétale sur tout support etc et de faire un grand événement mais en fait bon il faut je suis toute seule aussi donc voilà mais en tout cas il y a des demandes dans ce sens là donc j'entends
- 39:07bien ce que tu dis donc l'étape d'après c'est vraiment toi te dégager du temps pour produire et pouvoir être là pour assister la vente entre guillemets et assister le client
- 39:19surtout pour pouvoir fournir du stock aux boutiques aujourd'hui vous faites quoi vous dans votre activité pour essayer aussi de transmettre tout ce que vous avez appris,
- 39:31tout ce que vous êtes en train de de comment on va dire votre fusion là entre vous deux et votre projet de la main bleue est-ce que vous arrivez quand même à transmettre en même temps que vous avancez on a bien essayé de faire des ateliers mais on a pas eu grand moment
- 39:46D'accord.
- 39:47C'est que...
- 39:50sur la tâture végétale les gens n'ont pas encore entendu assez parler pour avoir envie de s'y former de s'y intéresser le
- 40:04raccommodage visible aussi c'est pareil c'est que ils n'ont pas encore entendu assez parler alors je pense que voilà maintenant avec la loi AGEC et le lancement du bonus réparation ça va peut-être bouger on va commencer à
- 40:21à entendre un peu plus de pédagogie là-dessus.
- 40:24D'accord.
- 40:25Et je ne sais pas s'il vous en avait entendu parler,
- 40:27mais sûrement,
- 40:28il y a Weekendoo qui a bien aidé aussi les ateliers de teinture végétale à se mettre en place.
- 40:33Je ne sais pas si ça vous parle,
- 40:34mais...
- 40:36Alors maintenant,
- 40:36je voulais voir avec vous des petites questions un peu rapides d'inspiration.
- 40:42Qui sont pour vous les personnes...
- 40:44alors ça peut être toute source d'inspiration qu'est-ce qui vous inspire aujourd'hui dans votre travail et qu'est-ce qui vous a inspiré jusqu'à présent vous pouvez lancer des idées comme ça des noms
- 40:55Ne vous battez pas sur qui prend la parole.
- 40:59J'aime bien illustrer aux auditeurs ce que je vois au moins en direct.
- 41:03Moi,
- 41:03ce ne sont pas des personnes en particulier.
- 41:05C'est plutôt des pays,
- 41:07des époques,
- 41:08des modes.
- 41:09On a vachement cité le Japon.
- 41:11Moi,
- 41:11c'est vrai que sur la partie que je travaille à la main bleue,
- 41:14je travaille plutôt du workwear,
- 41:16des vêtements de travail.
- 41:19Ça va être des bleus français.
- 41:21voilà,
- 41:21des années 50-60,
- 41:22le bleu ouvrier,
- 41:23les prolos,
- 41:24ça va être tout ce qui va être l'univers des kimonos au Japon,
- 41:27toujours les vêtements de travail,
- 41:28c'est-à-dire ce qu'ils utilisent pour aller dans les champs,
- 41:31dans les arts martiaux qui ont été un travail pendant longtemps aux Etats-Unis.
- 41:36Je ne parle pas,
- 41:36moi,
- 41:36c'est pas trop les kimonos ornementaux,
- 41:38c'est plutôt,
- 41:38voilà,
- 41:42le noragui de travail,
- 41:43le hantens qu'ils mettaient les paysans.
- 41:45D'ailleurs,
- 41:46c'est pour ça qu'il y beaucoup de réparations,
- 41:47c'était que on se rend compte que...
- 41:51les pièces,
- 41:51les vêtements à topologie entre guillemets pour faire du gros tout bourgeois,
- 41:56on ne réparait pas trop quand vous regardez les anciens dessins animés de Disney par exemple qui a la représentation d'un personnage de classe populaire il a toujours des empiècements sur ses vestes carré pour bien symboliser sa classe sociale là
- 42:13où le bourgeois est toujours habillé impeccablement
- 42:16les vêtements neufs et compagnie.
- 42:18Donc nous on rentre aussi dans ce truc-là sans faire politique,
- 42:21mais réparer ses vêtements,
- 42:24c'est un truc de pauvre.
- 42:27Ça a été vu comme ça,
- 42:28donc peut-être qu'à un moment donné,
- 42:30ça s'est un peu perdu,
- 42:32c'est peut-être pour ça qu'on a jeté,
- 42:33parce qu'on n'a plus voulu,
- 42:35il y a eu ce standard un peu bourgeois qui est rentré dans les têtes,
- 42:41et réparer non,
- 42:42autant racheter finalement.
- 42:45du consommable c'est pour ça qu'on en est arrivé là c'est à dire qu'à toujours vouloir avoir l'air neuf et puis finalement à rentrer dans les standards bourgeois on s'est mis à vouloir toujours être de neuf nickel,
- 42:58propre,
- 42:59etc peut-être que là on va un petit peu perdre ce côté là grâce à l'écologie ça commence à bouger pas forcément en social mais on va bouger là-dedans moi j'aime beaucoup aussi la...
- 43:13L'histoire des pionniers américains,
- 43:17le rail,
- 43:18la ruée vers l'or,
- 43:19tout ça,
- 43:20le vêtement qui tournait autour de ça,
- 43:23on cherchait à faire de la qualité.
- 43:24Donc c'est souvent des grosses toiles de coton,
- 43:29du laiton,
- 43:30du cuir.
- 43:31Des vêtements durables.
- 43:32Voilà,
- 43:32ce qui dure,
- 43:33ce qui…
- 43:35Et j'aime bien aussi,
- 43:36je n'aime pas l'armée,
- 43:38la guerre,
- 43:38par contre j'aime beaucoup les vêtements militaires.
- 43:41Là pour le coup,
- 43:42on a un travail de coupe.
- 43:45Je pense qu'il faut avoir une symbolique derrière,
- 43:47c'est que le couper est nickel.
- 43:49D'ailleurs on a beaucoup de vêtements de l'usure civile d'aujourd'hui qui viennent des vêtements militaires à la base.
- 43:56On a eu un épisode,
- 43:56je ne sais pas si vous l'avez entendu,
- 43:57c'est le
- 43:5842 ou le 44 de Pinkcroft en Angleterre,
- 44:03qui justement sont spécialisés dans les costumes,
- 44:06pas les costumes,
- 44:07mais tous les vêtements de travail,
- 44:09que ce soit pompiers,
- 44:11cuisiniers,
- 44:13militaires,
- 44:13etc.
- 44:13Et ils expliquent tout le travail qui est fait et qui sont même en train de revenir à des questions de colorer les uniformes militaires avec de la couleur végétale et aussi...
- 44:23pour associer,
- 44:23mais alors là,
- 44:24il faut que je creuse le sujet,
- 44:26des propriétés apparemment,
- 44:28il y a des couleurs végétales qui ont des propriétés qui resteraient sur les vêtements type anti-moustiques,
- 44:35anti-fongiques,
- 44:35etc.
- 44:36et qui sont en train d'exploiter pour...
- 44:38C'est pas étonnant.
- 44:39...antibactériens.
- 44:39Regarde,
- 44:40par exemple,
- 44:40le zèbre,
- 44:41il est zébré pour ne pas se faire piquer par les moules.
- 44:44Donc,
- 44:44oui,
- 44:45il y a certainement un ponce.
- 44:46C'est pas déconnant.
- 44:49Moi,
- 44:49c'est l'univers au workwear militaria,
- 44:53donc habit de travail,
- 44:54habit militaire,
- 44:55habit de fonction.
- 44:57Moi,
- 44:57j'aime beaucoup cet univers-là.
- 45:00Ok,
- 45:00top.
- 45:02L'alliance du pratique et du costaud.
- 45:05Oui,
- 45:06de la qualité.
- 45:07Du style.
- 45:09Quand on voit des vieilles photos des ouvriers français,
- 45:13il y a des super livres là-dessus dans les années 50-60,
- 45:15il y a même des expos.
- 45:16Ils sont beaux,
- 45:17les mecs.
- 45:18C'est pas crado comme on l'a en vision.
- 45:21Pour moi,
- 45:22j'avais cette volonté,
- 45:23ben voilà,
- 45:23le petit veston,
- 45:25le petit poulet à recours,
- 45:27j'aime bien ça.
- 45:28Ouais,
- 45:28il fallait bien présenter,
- 45:29quoi.
- 45:30Il suffit de se plonger dans les vieilles photos de famille.
- 45:33Moi,
- 45:34j'ai une palanquée de photos d'arrière-grands-parents,
- 45:38d'arrière-arrière-grands-parents,
- 45:40et même,
- 45:41enfin,
- 45:41voilà,
- 45:42on les voit au travail.
- 45:45Ils sont classe.
- 45:47Oui,
- 45:47ils sont classe.
- 45:48Ce n'est pas une question d'argent.
- 45:49La dictature du prix,
- 45:50les gens,
- 45:50il faut qu'on en sorte un petit peu.
- 45:52Déjà,
- 45:52avec la deuxième main,
- 45:53on peut acheter moins cher un produit qui est à la base inaccessible de neuf.
- 45:57Et il y a des choses très bien,
- 46:00pas forcément chères.
- 46:02Et puis,
- 46:02il faut dire que le low cost,
- 46:03au final,
- 46:04c'est très cher.
- 46:06ça ne dure pas donc tu mets ton t-shirt 3 mois et c'est fini comparaison quand tu compares le prix d'un vêtement low cost avec un vêtement durable c'est sûr c'est de l'investissement c'est sûr que 400 ou 500 euros c'est
- 46:22dur à sortir ou alors il faut le trouver d'occasion
- 46:28mais à côté d'un truc low cost qui va coûter le tiers mais qu'il va falloir l'acheter tous les deux ou trois ans au final à côté d'une paire de pompes par exemple à 500 euros par about qui va durer toute la vie quasiment le
- 46:45low cost est très cher
- 46:47il faut vraiment que les gens je pense que c'est sûr que on va pas tous,
- 46:51on est pas au-dessus,
- 46:52on va pas tous avoir des dressings de pièces neuves,
- 46:55d'artisans en fibre naturelle qui coûtent une blinde mais on peut
- 47:04on peut essayer déjà de prendre connaissance des bonnes marques et de les chercher d'occasion sur le marché de ce moment.
- 47:13Justement,
- 47:13j'allais vous poser une question.
- 47:15Dans les marques que vous trouvez,
- 47:20comment on va dire ?
- 47:22que vous trouvez avec du sens sans greenwashing en ce moment il y a plein de nouvelles marques qui arrivent avec des engagements etc est-ce que vous en avez deux trois en tête que vous trouvez vertueuses ou en tout cas sur lesquelles vous êtes plutôt alignés
- 47:40moi je connais pas assez les nouvelles marques malheureusement en plus depuis le covid on est vachement sur internet en boutique c'est un peu compliqué vu qu'il n'y a plus de multimarques
- 47:49en ville,
- 47:49mais particulièrement sur la Rochelle,
- 47:51quand tu sors des gros multimarques,
- 47:52on en a partout.
- 47:53Il n'y a plus vraiment de petites boutiques indépendantes qui vont faire une sélection de produits.
- 47:57C'est dur à trouver.
- 47:58Ce que je vois sur Internet,
- 47:59ça va être les gros qui se payent du clic.
- 48:02Je ne vais pas dire de nom,
- 48:03parce que je n'ai pas envie de les bâcher pour rien.
- 48:05Mais quand tu cherches un peu,
- 48:07pour le moment,
- 48:08je suis un peu déçu.
- 48:09Moi,
- 48:09j'achète des marques.
- 48:11Voilà.
- 48:11Voilà.
- 48:13Filson,
- 48:14Paraboot,
- 48:15des marques qui sont là depuis très longtemps,
- 48:17qui ont un savoir-faire.
- 48:19il y a des vieilles marques qui ont périclité qui sont reprises il y a qui durent il y a des trucs comme ça moi j'irais plutôt taper là dedans l'avantage qu'ils ont c'est qu'ils ont toujours les machines il faut savoir que quand
- 48:36on a eu la désindustrialisation en Europe et en France tout est parti à l'étranger et ça revient notamment
- 48:44Et pour relancer l'économie chez nous,
- 48:46il faut des machines.
- 48:47Et ces machines-là,
- 48:48c'est très très très très cher pour les racheter,
- 48:51parce qu'on ne les fabrique plus.
- 48:53Et il y a donc du coup,
- 48:53il faut aller trouver ces marques-là qui ont refusé de délocaliser,
- 48:57qui n'ont pas fermé,
- 48:58qui ont fait le doron pendant une vingtaine d'années.
- 49:00Et c'est pour ça que pour moi,
- 49:01le...
- 49:03L'exemple que je ressors toujours,
- 49:04c'est vraiment Paraboot.
- 49:05Parce que quand on connaît l'histoire de Romain Nyser,
- 49:07qui était la capitale mondiale de la chaussure,
- 49:10il faut prendre conscience que la chaussure en cuir,
- 49:13mais l'île de France,
- 49:13à une époque,
- 49:14on était les meilleurs.
- 49:15Paraboot,
- 49:16ils sont restés,
- 49:16ils ont gardé leur machine.
- 49:18Ils ont tenu,
- 49:19tenu,
- 49:19tenu et grâce notamment au marché asiatique,
- 49:22qui sont tombés à l'amour pour ces produits,
- 49:24ils ont réussi à se relancer un petit peu.
- 49:26Maintenant,
- 49:26ça cartonne.
- 49:27Ce n'est pas donner une paire de chaussures par about,
- 49:29par contre,
- 49:29vous achetez un truc que vous perdurez à vie.
- 49:31À vie,
- 49:32oui.
- 49:35La Mikaël,
- 49:36tout ça,
- 49:36c'est des modèles mythiques.
- 49:38Alors,
- 49:38c'est de la chaussure du prof d'histoire géo,
- 49:40on peut dire,
- 49:40mais…
- 49:42Je vais dire ça à mon copain,
- 49:43il va être ravi.
- 49:46Il n'est pas prof d'histoire géo.
- 49:47Mais oui,
- 49:47il a des paraboutes.
- 49:48Non mais attends,
- 49:49il a des paraboutes qui datent de son grand-père,
- 49:51que son grand-père a eu toute sa vie.
- 49:53Et en fait,
- 49:53il est allé en boutique paraboute et ils lui ont dit,
- 49:55attendez,
- 49:56on va vous retravailler la semelle.
- 49:57Oui,
- 49:57tu sais,
- 49:57le bordelier te la remet.
- 49:59Et c'est incroyable.
- 50:01Ils ont les moules à semelle,
- 50:02si tu veux.
- 50:03Ils ont tout encore.
- 50:04Je vais vous dire aux Norvégiens,
- 50:06je veux dire ça sur nous.
- 50:07Pour moi,
- 50:08la personne qui cherche à acheter...
- 50:13qui durent longtemps,
- 50:14etc.
- 50:15C'est dans les vieux chaudrons qu'on fait des constructures.
- 50:17Il faut retrouver ces antiques qui sont toujours là.
- 50:23Ok.
- 50:25Est-ce que,
- 50:26Florence,
- 50:26si tu devais choisir une plante tinctoriale,
- 50:29tu choisirais laquelle et pourquoi ?
- 50:32une plante indigo j'allais dire ce serait étonnant que tu me cites le châtaignier donc l'indigo j'adore tous les colorants mais c'est vrai que l'indigo,
- 50:45le bleu c'est quelque chose de très spécial est-ce que tu as une fibre de prédilection ?
- 50:51parce que tu dis que tu fais de la couture aussi j'aime toutes les fibrales mais oui j'ai quand même une petite préférence pour la laine merci
- 51:01Est-ce que vous avez des livres à recommander dans votre domaine,
- 51:06vos inspirations qu'on voit et qu'on entend bien dans l'épisode ?
- 51:11Est-ce que vous avez des propositions de bouquins pour les auditeurs ?
- 51:16Oui,
- 51:17voilà.
- 51:18Pour ceux qui ont envie de voir des vêtements de travail dans leur jus,
- 51:25il y a un catalogue d'expo qui s'appelle Visage du monde ouvrier
- 51:31En fait,
- 51:31c'est une expo de photographie qui date de 1880 à 1940,
- 51:38à la Galerie Lumière des Roses à Montreuil.
- 51:43Et c'est des photos d'ouvriers d'acierie,
- 51:49notamment des menuisiers,
- 51:51tout ça.
- 51:52Et voilà,
- 51:53ça paie quoi.
- 51:55C'est vraiment des beaux témoignages.
- 51:58visuel le montage est super ouais ah t'es pas noir et blanc ouais ouais c'est pia noir et blanc photo d'époque superbe mise en page on est au niveau de la chaîne et ouais il est super ce livre d'accord
- 52:13ok ça va inspirer les designers ouais sinon ouais il y a un livre sur le Boro c'est encore un catalogue d'exposition mais il est très très difficile à trouver il est en anglais en plus
- 52:26j'ai un peu arraché pour le trouver ça s'appelle Boros,
- 52:29the art of necessity c'est une expo qui s'était tenue à Stockholm et en fait ils ont exposé une collection privée en fait de pièces Boros et ah ouais il
- 52:48est trouvable sur internet encore mais j'ai pas réussi à trouver un de qualité sur le Boros voilà
- 52:56c'est autre que celui-là ouais d'accord ok c'est chouette vous avez vraiment un univers vraiment un univers non mais c'est chouette vous avez vraiment votre univers il se sent dans vos propos il se voit dans votre travail c'est pour ça que je redis aux gens allez voir le site parce que je trouve qu'on voit bien est-ce
- 53:12que t'as d'autres livres je t'ai coupé du coup mais après il y a des livres de raccommodage qui sont quand même vachement bien il y a le raccommodage de Hikaru Noguchi oui
- 53:23il faudra que tu m'envoies ouais donc ça il est super bien fait parce qu'elle répare tout cette nana elle répare autant le polyester que la laine que les pulls,
- 53:36les chaussettes et il y a plein de photos en fait de tutos photographiées super bien il y a le livre de raccommoder,
- 53:45rapiécer de
- 53:46Kerstin Müller c'est une suédoise qui a notamment fait un bouquin sur l'indigo il y a quelques années aussi
- 53:55les couturières je prends la base mais on fait de tout à tisse maintenant ça c'est des bouquins qui se trouvent dans le commerce d'accord ok petite question quel était votre
- 54:07épisode préféré du podcast jusqu'à présent
- 54:12alors moi j'ai vraiment beaucoup aimé celui de le dernier de Sandrine Rosier qui est une pure patronne ouais que tu as vu à Praterion c'est une personne que je ne connais pas personnellement mais je
- 54:26la trouve très inspirante au niveau donc de la théorie de la teinture végétale mais aussi de la pratique parce qu'elle elle est vraiment pointue dans le jus de la pratique
- 54:42Et j'ai beaucoup aimé sa manière de voir.
- 54:47son point de vue sur les économies de ressources,
- 54:50l'eau,
- 54:50les couleurs.
- 54:52Ouais.
- 54:54Voilà.
- 54:55j'ai beaucoup aimé aussi
- 54:57Audrey Minier le livre sur la mode tu sais que je reçois en permanence des messages privés pour me dire il devrait être obligatoire cet épisode pour tous les auditeurs parce qu'il fait prendre conscience et moi j'ai eu un choc en
- 55:14lisant le livre et en ayant
- 55:17Audrey Minier et elle continue son combat son texte en Europe c'est l'épisode 25 du coup je crois que je l'ai...
- 55:24par cœur vu qu'à chaque fois on en parle donc allez écouter l'épisode avec Audrey Millet qui est une écrivaine et une chercheuse au CNRS qui nous parle notamment de l'impact de la teinture dans la mode mais de la mode en général franchement ça fait bien ça
- 55:38remet bien l'église au milieu du village et ça fait bien prendre conscience des priorités et du risque de continuer à consommer comme ça et à fonctionner comme ça carrément
- 55:50Vas-y,
- 55:50Kevin,
- 55:51si tu en as un.
- 55:51Moi,
- 55:51mon épisode préféré,
- 55:52il n'est pas encore sorti.
- 55:54C'est celui de ma soeur de cœur,
- 55:56Juliette Vergne.
- 55:56Je lui fais un gros bisou.
- 55:58Génial !
- 55:59Ah ouais,
- 55:59Juliette Vergne,
- 56:00ok.
- 56:00Bon,
- 56:01bah oui,
- 56:01c'était un super épisode.
- 56:02Je ne fais pas trop de teasing,
- 56:04mais ouais,
- 56:05carrément.
- 56:05C'est génial.
- 56:09Les gens vont commencer à se faire des petits messages.
- 56:12Bon,
- 56:13je ne couperai pas cette partie,
- 56:14je la laisse.
- 56:14Il n'y a pas de soucis.
- 56:16Est-ce que je peux vous demander qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter à tous les deux ?
- 56:23Du temps !
- 56:25Du temps pour produire.
- 56:27Non,
- 56:27de garder la pêche et la motivation.
- 56:30Je vous avoue que ce n'est pas facile tous les jours,
- 56:32mais il faut s'accrocher.
- 56:34Oui,
- 56:34on a été centré sur nos objectifs.
- 56:37C'est un peu une vague,
- 56:38en fait,
- 56:38où ça,
- 56:39depuis qu'on a lancé la main bleue,
- 56:41on a senti qu'on...
- 56:43dans l'air du temps quand on hume l'air du temps on sent qu'on y est mais tout ça c'est un peu une vague c'est dur pour ceux qui sont au début de la vague parce qu'ils vont réussir le take-off pour faire une petite analogie au surf est-ce qu'on va réussir à surfer ?
- 56:58c'est ça est-ce qu'on va réussir le take-off ?
- 57:00ou est-ce que nous on va le rater ?
- 57:01d'autres surferont on a peur que tout ça se soit récupéré par les géants,
- 57:06les gros qui eux ont facilité
- 57:09moi j'ai plutôt alors je suis pas dans la teinture les mains dedans tous les jours vu que moi c'est vraiment j'ai plus le temps vu les épisodes de podcast à monter et tout c'est un boulot du tonnerre mais je vais me retrouver du temps pour pratiquer ce que Michel Garcia m'a appris ce que je lis dans les livres et ce que les invités me partagent mais
- 57:27franchement je suis plutôt hyper optimiste en fait depuis que je suis allée au festival de la couleur à peau je me dis en fait on a tous la même envie
- 57:36Il y a une énergie,
- 57:37il y a quelque chose qui se crée,
- 57:38il y a des rendez-vous qui arrivent.
- 57:42Je le sens,
- 57:42je vois que ça vient.
- 57:44Et juste,
- 57:44je pense que vous êtes au courant,
- 57:46mais Dominique Cardon,
- 57:47dans ses épisodes,
- 57:48a rappelé qu'il y aurait le prochain symposium international de la couleur végétale chez vous,
- 57:52à La Rochelle.
- 57:54C'est quelque part...
- 57:56Superbe,
- 57:57parce que le dernier,
- 57:58je l'avais loupé.
- 57:59Je n'étais pas du tout dans la teinture végétale à l'époque.
- 58:03Là,
- 58:04c'est automne 2025.
- 58:06super et il y a des gens du monde entier c'est un truc de fou moi elle m'a dit je compte sur toi donc moi mon objectif c'est de survivre jusqu'à automne 2025 donc merci Florence d'avoir parlé de Patreon en faisant de la pub pour ce truc là parce que franchement c'est le seul moyen en gros pour que ça continue mais voilà moi l'idée c'est d'accompagner toute cette vague comme tu dis Kévin c'est une vraie belle image toute cette vague jusqu'à ce symposium parce que je suis sûre que
- 58:35qui va sortir des choses.
- 58:37Il y a vraiment des projets semi-industriels,
- 58:39des machines qui se mettent en place,
- 58:41des teinturiers qui se mobilisent,
- 58:44qui montent à des échelles différentes.
- 58:46Il y a des gens qui sont arrivés,
- 58:47comme ils disent,
- 58:47à un plateau et ils veulent passer à l'étape d'après.
- 58:50Ils sont accompagnés.
- 58:51Il y a plein de gens qui lancent des jardins teinturiers.
- 58:53Il y a plein d'agriculteurs et de jeunes agricultrices qui se mettent à reprendre des terres familiales et à y aller,
- 59:01même sur des terrains qui ne leur appartiennent pas.
- 59:04donc moi j'ai vraiment une belle vague d'optimisme en tout cas sur ces projets là moi je suis assez optimiste aussi mais pour moi le gros défi le plus gros défi cette communauté de gens qui ont pris conscience c'est,
- 59:18moi j'appellerais ça l'éducation de clients,
- 59:19c'est à dire comment on fait pour que les gens du quotidien le consommateur du quotidien ils choisissent ce mode là de consommation
- 59:30face à celui du prix parce que malheureusement ou heureusement quand tu fais des choses comme ça en petite série ça a un coût tout ça au moins les gens sont tellement dans le prix
- 59:43Quand on voit arriver des trucs comme Shane et compagnie sur cette jeune génération qui achètent des t-shirts à quoi,
- 59:47je veux dire.
- 59:49On peut pas rivaliser avec eux sur le prix.
- 59:52Comme pour le moment,
- 59:55c'est un combat pas équitable quoi.
- 59:56Nous on peut pas se battre sur le prix avec eux.
- 59:58C'est pas possible.
- 1:00:00Comment on fait pour...
- 1:00:02comment on a fait pour éduquer le client et qu'il se dise bon maintenant c'est le bout de la chaîne c'est moi je vais choisir cette consommation là à l'autre même si ça me coûte un peu plus même si whatever
- 1:00:14il est là le gros défi c'est un peu comme ça qu'on s'est connu avec Florence si on dit un peu les off c'est que moi je prône que déjà entre nous,
- 1:00:22membres de la communauté qui sommes sensibles à ça on cède entre nous c'est à dire j'avais mis en avant une marque de lingerie qu'on avait reçue donc Naturafeel qui est venue parler sur le podcast,
- 1:00:35moi pour moi ça commence déjà par là
- 1:00:37aujourd'hui le podcast il rassemble tous les mois en moyenne
- 1:00:401200 auditeurs uniques j'aurais jamais cru ça de ma vie que déjà ces 1200 personnes essayent de se faire vivre les unes entre elles et en fait j'ai des retours comme ça de gens qui me disent ah bah grâce à ton épisode j'ai rencontré Mathieu Ruiz,
- 1:00:54on a fait une expo on a fait un truc,
- 1:00:56ah bah tiens on a mutualisé un atelier,
- 1:00:58bah tiens j'ai bossé avec un tel,
- 1:01:00ah bah je savais pas qu'un tel il faisait des extraits,
- 1:01:02ah bon bref vous voyez le truc et en fait moi juste ça déjà
- 1:01:05de me dire que cette communauté,
- 1:01:06elle grandit,
- 1:01:08que ce podcast,
- 1:01:09il a au moins cette valeur-là,
- 1:01:10c'est de rassembler,
- 1:01:11mais aussi de faire parler.
- 1:01:12Parce qu'il y en a plein qui ne connaissent pas la couleur végétale.
- 1:01:15Et je pense que déjà,
- 1:01:16c'est une première.
- 1:01:18De faire de la vente directe,
- 1:01:19j'aime bien,
- 1:01:19parce qu'il y a tout un aspect pédagogie.
- 1:01:22Alors,
- 1:01:22on passe plus de temps à discuter,
- 1:01:25à blablater que de vendre,
- 1:01:28mais c'est intéressant.
- 1:01:29Parce que les gens,
- 1:01:30on se rend compte qu'il y a une vraie écoute.
- 1:01:33et bah donc lance un appel sur la Rochelle si jamais il y a des marchés,
- 1:01:36des gens parce qu'il y a d'autres artistes teinturiers il y a Alizarine Teinture qui m'a parlé justement des acteurs à la Rochelle j'ai plus les noms mais elle m'a cité deux teinturières et bah voilà super et je pense que à force de dire,
- 1:01:50de parler de se renseigner sur les cartes ça bouge dans ma région les gens se mutualisent il y a même des boutiques qui sont prêtées pendant les congés de certains ils se filent les boutiques donc franchement faut pas hésiter à
- 1:02:03à venir en aide,
- 1:02:04à se contacter,
- 1:02:04à mutualiser toute cette démarche,
- 1:02:07en fait.
- 1:02:09Bon,
- 1:02:10top.
- 1:02:10Est-ce qu'il y a une question que je ne vous ai pas posée que vous auriez aimé que je vous pose juste avant que je vous demande votre prochaine invitée ?
- 1:02:17Je crois que tu les as.
- 1:02:18Oui.
- 1:02:18Je vais que que je que
- 1:02:23qui arrivera pas le soir aussi en plus qui ?
- 1:02:25Aurore Pélisson qui m'inspire beaucoup oui alors il y avait là c'est l'archéologue qui parle il y a Charlotte Andraud la teinturière du château de Guedelon qui
- 1:02:45recrée les anciennes façons de teindre au Moyen-Âge
- 1:02:51je ne sais pas si tu connais le château de Guédelon c'est un château qui s'est construit à la façon du Moyen-Âge avec tous les outils du Moyen-Âge que les gens ont fait là récemment je crois que j'en ai entendu parler il y a eu des reportages et tout là-dessus avec tous les savoir-faire français oui c'est ça il
- 1:03:13y a toute une flopée d'artisans qui travaillent au château de Guédelon dont une teinturière qui s'appelle Charlotte Andraud oui
- 1:03:21Je pense que ce sera intéressant de parler de coma travail.
- 1:03:28d'accord ok et ça va rebondir avec je ne sais pas si vous connaissez la tapisserie de la dame à la licorne mais on a eu une des restauratrices en podcast donc je pense que ça ira carrément avec la suite et on a beaucoup de restauratrices d'oeuvres d'art,
- 1:03:41Cécilia Aguirre il y avait qui ?
- 1:03:44il y avait Charlotte Marambert aussi qui avait travaillé sur de la restauration donc non c'est une très bonne idée je vais juste te redemander la bonne écriture des noms
- 1:03:53mais c'est pour pas me planter et mettre 3 jours à chercher mais en tout cas super bah écoutez franchement tous les deux je voulais vraiment vous remercier parce que vous nous avez fait découvrir un univers
- 1:04:03dingue,
- 1:04:03enfin moi il y avait plein de trucs que je connaissais pas et j'attends que ça va motiver pas mal de gens parce que il y a beaucoup de couturières aussi il y a beaucoup de gens qui sont vraiment branchés seconde vie et il y a beaucoup de personnes qui m'ont contacté sur le tu sais le streetwear bon
- 1:04:19j'ai pas les termes moi mais tu vois pareil ça oui c'est à peu près ça et ouais je connaissais moins ce terme là mais je comprends tout à fait mais non c'est chouette non mais streetwear c'est le bon
- 1:04:30parce que c'est la mode qui vient de la rue alors souvent on associe streetwear à un côté plutôt sport parce que depuis les années 90 c'est plutôt ça qui s'exprime mais le streetwear c'est la mode qui vient de la rue c'est à dire c'est la mode
- 1:04:42qui s'impose de la rue et qui n'est pas imposée par les grandes maisons de stylisme,
- 1:04:50etc.
- 1:04:50D'ailleurs,
- 1:04:51ça fait des années et des années que la mode,
- 1:04:54en fait,
- 1:04:54elle vient en en bas vers le haut.
- 1:04:56On l'a vu dans les années 2000 avec le Perfecto qui arrivait dans les défilés de mode.
- 1:05:01Aujourd'hui,
- 1:05:02celui hip-hop avec des marques comme Louis Vuitton,
- 1:05:03etc.
- 1:05:04Donc la mode,
- 1:05:05ce qu'on appelle streetwear,
- 1:05:06donc la mode de rue aujourd'hui,
- 1:05:09c'est la rue qui impose ses codes.
- 1:05:12Mais c'est plus l'inverse.
- 1:05:14C'est assez intéressant de voir ce renversement qu'il y a eu.
- 1:05:17Avant c'était les grandes maisons de mode qui arrivaient avec des catalogues.
- 1:05:21La tendance à changer.
- 1:05:23Les individus qui en chinant,
- 1:05:26récupérant,
- 1:05:26mélangeant des trucs improbables,
- 1:05:28rendent des choses probables.
- 1:05:31Streetwear c'était le bon cas.
- 1:05:33ok bon bah écoutez merci à tous les deux franchement c'était hyper intéressant ciao à bientôt je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram ArtEcoVert
- 1:05:44A-R-T-E-C-O-V-E-R-T pour y découvrir le nom des prochains invités je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast est de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix
- 1:05:58C'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale.
- 1:06:03Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale