Latest / Les Causeries Piano, Boulot, Dodo / ÉP. 51 Connais-tu ton Debussy? (2026-05-21)
Transcript
- Caroline - Piano, Boulot, Dodo: Salut les pianistes! Bon midi, bon jeudi! J'espère que ça va bien. Aujourd'hui, on se retrouve en direct pour une autre causerie, Piano boulot d'odo. Pis mon sujet aujourd'hui, c'est de parler un peu de Claude Debussy, un compositeur qui est du tournant du 20e siècle, donc fin 19e, début 20e siècle, qu'on associe souvent à l'impressionnisme, même si, semble-t-il, lui n'aimait pas trop cette étiquette-là, mais l'idée de l'impressionnisme... en fait, c'est de composer une musique qui évoque des images, des ambiances, la lumière, tu sais, réussir à recréer de l'eau, mais sans que ce soit littéralement copié sur l'image d'un lac qu'on peut avoir en tête. On évoque, on fait des impressions. Donc c'est ça, beaucoup. qui caractérise le mouvement musical, mais si on pense à la peinture, même principe, les peintres impressionnistes, ben, on évoque de l'eau avec des points, des toutes sortes de couleurs, de taches de couleurs, mais c'est pas littéralement une image d'eau qu'on est en train de peindre. Donc c'est un peu la même chose avec les impressions musicales, c'est qu'on va essayer de représenter le vent, essayer de représenter... puis créer des ambiances, tout ça. Donc on est plus dans l'évocateur que dans, bien, toute la tradition classique qu'on avait jusque-là de composer des sonates, tu des choses un peu plus cérébrales, je vais dire. Là, on est vraiment dans l'imagé. Avant, par contre, de commencer à parler de... Ici, je fais juste te rappeler qu'il nous reste une semaine, jusqu'à jeudi prochain, pour s'inscrire au camp Agilité, qui a lieu pendant tout le mois de juin. Donc, camp Agilité, là, qui est comme l'occasion parfaite pour arrêter de procrastiner, de pratiquer ta technique. Donc, on va être ensemble pendant un mois, le groupe... Je vous fais des directs, un direct au début, un direct à la fin... Et puis, entre-temps, chaque semaine, je vous donne des objectifs à relever. Donc, ça va vous obliger, finalement, à garder un certain rythme, à embarquer dans la pratique de la technique. Ça va vous donner tout un bagage d'outils que vous allez pouvoir récupérer après, moindrement que vous avez un passage qui est un peu plus... qui doit un peu plus être agile, un peu plus virtuose dans vos pièces ou juste plus rapide. Donc, bien voilà, jusqu'au 28 mai, minuit, les inscriptions sont ouvertes. pis le camp commence le 1er juin. Donc ça, c'était mon petit... mon petit rappel! Mais sinon, on est prêts à commencer. Je vais aller vous voir dans le chat. Oui, il a déjà plusieurs personnes. André Télof, Fanny aussi, Annie, José, Cathy, Luce, Jocelyne, salut tout le monde! Content de savoir que vous êtes là! D'ailleurs, avec ma publication sur la communauté privée des élèves, puis sur Facebook, j'avais eu quelques réactions, là, comme quoi il y avait des gens qui jouaient présentement du Debussy. Mais ça, je le savais, hein! C'est un petit peu calculé dans ma tête de parler de lui aujourd'hui. Je savais que ça servirait à quelques-uns, quelques-unes de mes élèves. Mais des gens aussi qui disaient « ben moi, je connais pas du tout Debussy, pis c'est parfait comme ça, on va en apprendre un petit peu plus ce midi Donc dans le fond, le plan, aujourd'hui, c'est que je te fais une mini-bio, là, pendant quelques minutes pour qu'on reconnaisse un peu sa vie. Mais le sujet principal, ça va être qu'est-ce qui fait que Debussy sonne Debussy? Puis on va voir ça à travers cinq caractéristiques de son écriture. J'ai eu même des petits exemples tirés de ces pièces que je vais pouvoir vous faire entendre. Donc ça va être ça notre sujet principal. Puis pendant que je te parle de sa vie... Ben, dis-moi dans le chat, qu'est-ce que tu connais de Debussy? T'as-tu déjà lu sur sa vie? T'as-tu déjà joué de ses pièces ou peut-être tu rêves de jouer des pièces qu'il a composées? Qu'est-ce que t'aimes le plus dans ses œuvres? Pis on va faire des liens avec tout ça dans quelques minutes en parlant des caractéristiques. Donc, Debussy est né en 1862, proche de Paris. Il est entré au Conservatoire de Paris très jeune. Il a été poussé, il a été encouragé. Sa famille n'était pas musicienne, mais lui, semble-t-il, avait déjà une prédisposition, donc il a été encouragé à rentrer au Conservatoire de Paris. Puis, à 10 ans, déjà, il étudiait là. Il étudiait le piano, mais rapidement, ce qu'il aimait, c'était vraiment d'explorer les sons, les accords, les couleurs. parfois au grand désespoir de ses profs, hein, parce que dans le fond, eux autres, enseignent la règle, mais lui, était vraiment plus dans l'exploration des sonorités. En 1884, avec sa cantate L'enfant prodige, il a gagné le Grand Prix de Rome. Puis ensuite de ça, il est allé en Italie pendant quelques années, il fitait pas trop avec les règles classiques qu'on enseignait là. Il a fini par revenir en France en 1886-87. Et puis une de ses premières œuvres qui a été super bien reçue du public, c'est Le prélude à l'après-midi d'un faune. Avec son solo de flûte au début, je sais pas si vous avez entendu ça, c'est la flûte qui expose le terme en premier, puis elle est pratiquement seule. C'est très, très beau! C'est pour orchestre, c'est pas pour piano, mais si vous avez envie de faire une petite exception, puis d'aller écouter ça, ça donne quand même une bonne idée, puis c'est une des premières œuvres de Debussy. En piano, les deux arabesques pis la rêverie, ils ont été composés dans les années 1890. Mais c'est entre 1900 pis 1913 qui a composé la grande majorité de ces chefs-d'œuvre pour piano. Donc la suite bergamasque, ça c'est la suite de laquelle est tiré Le clair de lune. Le clair de lune, c'est le troisième mouvement de la suite bergamasque. Il y a... la suite pour le piano, le Children's Corner, qui était dédié à sa fille, Claude Emma, surnommée Chouchou. Mais c'est pas des pièces pour enfants, là! Là-dedans, on a le Gollywogs Cakewalk, on a... je me souviens plus des autres titres, exactement, mais c'est des pièces avancées, là, qu'on a à jouer. Mais il a appelé le Children's Corner. Il y avait les étantes, deux livres d'images, deux livres de prélude... Donc ça, c'est des pièces pour piano, là, les préludes, entre autres, souvent, souvent jouées. La fille aux cheveux de l'in, c'est là-dedans. ⁓ dans Children's Corner, je pense, le petit berger, je pense qu'il là-dedans, Le petit berger, c'en est un autre. Bref, il y a plusieurs pièces qui sont tirées de ces cycles-là. Et c'est à ce moment-là qu'il devient une figure majeure de la musique, au début du 20e siècle. Il a été populaire de son vivant. plusieurs compositeurs, c'est pas le cas, mais lui, oui. Et là, bien, en 1910, il commence à avoir les symptômes du cancer qui vont l'emporter finalement en 1918. Et bien, vous savez où on en était en Europe en 1918, sa mort est passée inaperçue, la France était en plein bombardement de première guerre mondiale. Donc il est décédé un peu dans tout ce brouhaha-là. Ces pièces, comme je disais tantôt, peignent des tableaux. C'est... On peut vraiment faire des liens entre la musique impressionniste pis les peintres impressionnistes. Donc c'est dans ces cycles-là que je viens de vous nommer les étampes, les préludes, les images, qu'on peut le plus voir son langage signature. Mais là, c'est quoi, ce langage-là? C'est ça qu'on va voir avec nos cinq caractéristiques. Je joue le clair de lune, j'aime les différences de mouvement. OK? Différence de mouvement dans sens des fois, ça va... Je sais pas exactement ce que tu veux dire là-dedans, parce que souvent, mouvement, ça va vouloir dire vitesse. Mais là, j'ai l'impression qu'il a pas tant de changement de vitesse. Ah, dans le vrai clair de lune, oui. Dans le clair de lune original, j'imaginais la version que tu joues. Tout ça pour dire que... c'est... oui. Il y a quand même des sections variées dans ce clair de lune, là. Il était un des musiciens préférés de ma mère. On écoutait sa musique sur des 78 tours, les jours de pluie, les divanches de pluie, un souvenir d'enfance cool! J'aime ça! avais-tu un album en particulier que t'écoutais? En tout cas, c'est très... Ça vient justement, toi, t'évoquer une image quand t'écoutes Debussy, puis ça doit être cette image-là de famille, de rencontres, de jours de pluie. Je trouve ça vraiment fascinant comment est-ce que la musique peut vite être associée à un événement ou à une période de notre vie. Il a des pièces, moi, que je me rappelle... ⁓ ça, j'écoutais ça, puis je me revois précisément à un endroit quand j'ai le plus écouté cette pièce-là. Intéressant! OK, alors première caractéristique des cinq que j'ai à vous mentionner, puis là, c'est pas les seules caractéristiques de l'écriture de Debussy, hein, mais j'ai pris celles qui étaient les plus représentatives à mon goût, à moi. Donc la première, c'est des harmonies qui sonnent un peu flottantes. flottante, ce que je veux dire par là, c'est qu'il se sent jamais obligé de résoudre un accord. Comme en harmonie classique. En harmonie classique, on a un accord de septième de dominante, on va le résoudre sur l'accord de tonique. C'est pratiquement automatique. Mais lui, le bussy utilise les accords plus pour leur couleur. L'accord peut rester là, à flotter, on va dire, sans nécessairement vouloir se résoudre. Pis j'ai un exemple de ça. Dans la cathédrale Anglouti, qui est un des préludes de Debussy, il y a un moment dans la pièce où est-ce qu'il a que des accords de septième de dominante à la main droite, et puis on les enchaîne comme ça, en mouvement parallèle, puis sans nécessairement les résoudre. Donc je vous fais entendre ce que ça donne, c'est juste quelques mesures, mais... Chaque accord, lui, là... il aurait dû se résoudre, mi, il aurait dû s'en aller sur la bémol, mais c'est pas là qu'il s'est en allé du tout. Il est allé sur un autre accord de septième, puis il a enchaînés comme ça. Donc c'est un exemple ici d'harmonie que je trouve, que je dis flottante, donc sans... sans forcer de résolution. Deuxième caractéristique, les modes, les gammes qu'il utilisait. Il utilisait beaucoup la gamme parton, les gammes pentatoniques, puis les modes dorien, mixolydien, tout ça, ok? Donc ça, c'est une grosse partie de son écriture, du son de Bussi, si on veut. La gamme parton, c'est quoi? C'est qu'il a pas de demi-ton. On ferait DO, RÉ... Fa dièse, Sol dièse, La dièse, Do... juste des tons! Donc ça, particulier, ça a une couleur très spéciale. La gamme pentatonique, c'est la gamme de 5 notes. Rémi-Sola, c'est un exemple de gamme pentatonique. Ça, il a pris ça probablement avec la musique orientale. Souvent associée à une petite couleur exotique, c'est cette gamme pentatonique-là. Et puis les modes, ben on connaît le mode majeur, le mode mineur, mais là, je vais pas rentrer dans le détail des autres, mais c'est... ça donne aussi une couleur différente. de nos modes qu'on connaît bien, majeurs et minors. Dans le prélude voile, il fait ça, justement. Il utilise la gamme parton. La gamme parton que je vous ai joué tantôt, exactement. DO, RE, MI, FA, DIEZ, SA, DIEZ, LA, DIEZ... Quand il commence, l'introduction de ce prélude-là... était vraiment là-dedans, il utilise intégralement la gamme parton pour faire sa mélodie. Troisième caractéristique, les mouvements parallèles. J'en ai glissé un petit mot tantôt quand j'ai joué les accords de septième de dominante, pis je disais « ils bougent de façon parallèle ». Ça, c'est une de ces signatures à Debussy. Faire bouger les accords dans le même sens, en bloc, ok? Pis ça, c'est de quoi qu'il même interdit, ok? Je me demande « guillemets là, parce que il n'y a rien d'interdit en musique, là! Mais c'est même quelque chose qui est jamais fait en harmonie classique, en écriture classique stricte. Donc lui, il décide qu'il va là, qu'il fait bouger ses accords de façon parallèle, puis ça donne une espèce de sensation de glissement, si on veut. On se promène dans le décor, on scanne... Je trouve que c'est... ça donne un effet, puis c'est très debussy. Fait que t'sais, si jamais... On fait ça, nous, quand on étudie en musique, ok? Quand moi, j'ai étudié en musique, une des choses qu'il nous faisait faire pour comprendre l'écriture musicale, c'était de faire un pastiche d'un compositeur. Donc je dois composer quelque chose dans le style de... Puis là, ben, on a passé par quelques compositeurs. Mais si on voulait composer quelque chose dans le style de Debussy... faudrait prendre cet élément-là de faire bouger des accords de façon parallèle. Pis là, ben non seulement il fait bouger ses accords de façon parallèle, mais il fait des superpositions de quarte et de quinte. Donc c'est les quintes parallèles, les cartes parallèles. C'est ça qui est même jamais fait, là, qui est même semi-interdit, là, tu en écriture classique. Donc je donne un exemple de ce que ça peut donner. dans le prélude, la... non, oui, le prélude, la fille aux cheveux de lin. Donc c'est à la main droite, il fait des octaves puis des quarts ou des quintes, ok? Donc c'est... ça sonne comme ça. J'ai manqué une petite note! Mais on a quand même compris la logique, Mon octave se déplaçait comme ça, pis à l'intérieur, j'ai juste soit la quarte, soit la quinte. Donc... Pis en plus, quand il fait... Il est vraiment dans sa gamme pentatonique aussi. Donc on a deux exemples en un finalement, là, dans cette pièce-là. La gamme pentatonique, les mouvements d'accord par... Je vois, je vois Claire de Lune! Certainement plus que... Certainement, les autres, me souviens plus, vu la fragilité des disques qu'on pouvait pas toucher. Ouais, je comprends ça. Hello, Julie! Je vois que j'ai bien fait devenir ma mortaure de bussy! Est-ce que tu l'aimes? Je comprends que oui! Marilyn, t'étais là! Christine, t'étais là aussi! Bonjour! On est rentrés à notre quatrième caractéristique de la musique de Debussy, puis c'est de voir le piano un peu comme une orchestration. Parce qu'il a composé, comme je disais tantôt avec le prélude à l'après-midi d'un faune, il a composé autant des pièces pour orchestre que des pièces chantées, que des pièces pour piano. Mais il voyait le piano quand même comme une orchestre, il a composé un peu par couche, je vais dire. Il utilise les différents registres. différents rôles, puis il essaie de donner différents timbres aussi à tous ces registres-là, ok? Donc il écrit avec, mettons, une couche d'accompagnement qui va peut-être être au milieu. On va avoir des arpèges, on va avoir... Bon, ça peut varier, là, mais on va avoir un truc plus accompagnement. On aurait une basse dans le grave qui peut même être souvent, là, plutôt loin, là, tu sais, ça sera pas nécessairement... juste la basse de mon accompagnement, là. C'est une autre basse plus loin, très espacée, comme dans un orchestre où on va avoir les instruments graves qui sont pas mal plus graves que le reste. Et une mélodie qui va se retrouver finalement plus haut que tout ça. Donc c'est un peu comme si t'avais les cordes qui font de l'accompagnement, les bois qui font de la mélodie, même la harpe qui fait des arpèges... la contrebasse qui ferait les notes graves ou le tuba, ou peu importe la formation musicale qu'on a. Mais t'sais, on peut le voir un peu comme ça, puis j'ai l'impression qu'il voyait... Puis là, j'ai pas de preuve de ça! Mais j'ai l'impression qu'il voyait un peu comme ça lui aussi, parce que c'est ça que ça m'évoque, finalement, quand je regarde son écriture. Là, j'ai pas vraiment d'exemple sonore de ça ici, mais c'est quelque chose quand même qu'on remarque... la cathédrale Anglouti, là, c'était un exemple. Il y a beaucoup de notes très, graves qui viennent enrichir, supporter le reste de l'accompagnement, puis la mélodie qui est un peu plus haute. Et le dernier, la dernière caractéristique, la dernière des cinq, c'est la pédale, qui sert pas juste à tenir les sons ou à lier les sons, mais qui sert aussi à les mélanger. En fait, chez Debussy, la pédale, peut servir à créer un brouillard contrôlé. On veut mélanger les sons, on veut pas que ça devienne... boiteux, là! On veut pas que ça devienne trop... de sons mélangés que là, ça fait le chaos, ok? Mais un brouillard contrôlé. Alors, pense encore aux peintres impressionnistes, là, qui vont pas découper des lignes très précises pour dessiner leur forme. Ça va être flou, un peu, un flou contrôlé. On reconnaît quand même ce qui est illustré, mais il a moins de détails précis. Fait que, t'sais... Pour la pédale chez Debussy, on se dit, si ça vient trop flou, on verra plus l'image. Mais si c'est trop sec, s'il n'y a pas de pédale, autrement dit, bien, il n'y a plus l'ambiance, il a plus l'atmosphère voulue, il a plus cette espèce de brouillard-là contrôlé qu'on pourrait... qu'on imagine un peu par-dessus une image. Donc une pédale qui peut être un peu plus longue qu'habituellement. Tu sais, moi, je dis toujours... on... ben, je dis toujours... je dis souvent ça, en cas, de changer la pédale quand l'accord change. Donc, si l'accord change à tous les temps, ben, on va changer la pédale à tous les temps. Et si l'accord change à toutes les mesures seulement, ben, on pourrait changer la pédale juste à toutes les mesures. Mais là, avec Debussy, on pourrait tenir plusieurs accords dans une pédale. Souvent, les éditions de Debussy vont indiquer la pédale. C'est récent! On s'entend, là, récent... C'est 125, là, mais... Mais c'est récent dans l'histoire de la musique. L'édition musicale, c'était en masse entamée, on avait des éditeurs bien inétablis, t'sais, début du 20e siècle. Donc, bref, beaucoup d'annotations de pédales qui sont là déjà dans les... dans les pièces de Debussy. Puis, ben c'est ça, c'est qu'on peut la laisser résonner un peu plus longtemps. On va être encore une fois dans la création d'images. Luce, j'aime l'image du flou contrôlé, la brume matinale qu'on évoque dans L'Arabesque numéro 1. Oui, puis c'est toi qui m'a pédale, hein? Fait t'sais, c'est pas... Là, L'Arabesque, c'est une de ses œuvres avant 1900, ok? Donc, c'était pas totalement intégré son style. On n'a pas les cinq caractéristiques dont je viens de vous parler dans L'Arabesque, mais... effectivement! Hein? La pédale, on peut s'en servir pour créer ce genre d'image-là de brume matinale, j'aime ça au bout! Fait que, si je résume Debussy, là, c'est la couleur, la couleur des sonorités, les modes, les gammes, les gammes pentatoniques ou gammes partons, les mouvements parallèles, le piano comme un orchestre, la pédale mise de façon un peu plus libre. C'est intéressant, tout ça. Les harmonies qui se résoudent pas... On pourrait parler d'autres choses, mais là, maintenant, il faut se limiter un peu. Vous autres, est-ce que vous en avez déjà joué? Du début, si, je sais que oui, là, Lusse, t'es en train de la pratiquer, après ça, Marjolaine, tu joues clair de lune... Une version simplifiée, mais quand même! On retrouve un peu ses... les idées. de parallélisme là-dedans, entre autres, dans le clair de lune. ou y avez-vous des pièces que vous rêvez de jouer de début ci? Là, c'est ça, c'est fameux que l'ère de l'une, là, c'est du 11e degré, hein! Fait que 11e degré de l'Université Laval, là, ça se trouve à être... J'ai même pas de degré pour ça dans ma formation. Donc, on a avancé 1 qui serait le 7e, avancé 2 qui serait le 8e, 9e, 10e, avancé 4, pis là, ben, 11e, on serait comme avancé 5 ou on va dire pro. rendu là. Donc c'est une pièce, la pièce originale, là, qui est quand même assez difficile, mais elle n'est pas difficile toute le long. Elle est difficile pendant une certaine section, puis là, on le travaille beaucoup, beaucoup, puis après ça, reste, ça tombe mieux dans les doigts. Avec une inspiration particulière pour le thème de l'eau. Oui! Il y a d'ailleurs une pièce qui s'appelle « reflets dans l'eau », des paysages. Tu dis, oui, c'est vrai! Il aimait ça beaucoup! De mon côté, j'ai d'abord découvert Debussy en classe de chant. ⁓ oui! C'est vrai, pis y a des belles... y a des belles œuvres pour chant aussi, là-dedans. Là-dedans, dans ses pièces, dans ses compositions. Je peux relever mes écouteurs. C'est pour le piano! Bon, de toute façon, là, on est sur la fin, mais tu toi, quand t'en écoutes Debussy, est-ce que tu en vois des images dans ta tête? Parce que c'était ça son intention. L'intention du compositeur, là, c'était vraiment d'évoquer des images. Donc si moindrement tu pratiques une pièce de Debussy, pense à ces images-là qui te viennent. On saura jamais si ces images-là précise ce que Debussy avait dans sa tête. Mais c'est pas ça qui est important. Ce qui est important, c'est que toi, t'en aies des images, puis que t'essaies de les évoquer avec la musique que t'es en train de jouer. Un beau compositeur à découvrir, en tout cas, si vous connaissez juste deux, trois pièces, allez en écouter quelques autres pour compléter un peu votre connaissance là-dessus, puis essayez d'entendre... Peut-être que, certaines fois, vous n'entendrez pas nécessairement ce que je vous ai dit, mais t'sais, le parallélisme, souvent ça s'entend, les accords qui se déplacent par bloc, la pédale, souvent ça s'entend aussi. Donc après ça, le reste, bon, est-ce qu'on va reconnaître la gamme parton ou la gamme pentatonique, là, ça veut pas dire! Mais restez un peu à l'affût de ça quand vous allez écouter du Debussy pour voir si vous reconnaissez quelques-unes des caractéristiques dont on a parlé aujourd'hui. Ça fait que moi, je vous laisse là-dessus, je vous souhaite un bel après-midi, amusez-vous à écouter de la musique, pis passez une belle semaine, on va se revoir jeudi prochain pour une prochaine causerie! Bye bye!