Latest / Africa Fashion Tour / Andrianina Randriamifidimanana, cofondatrice de la marque Pok Pok
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- 0:00Aujourd'hui,
- 0:01quand j'entends des entreprises qui me parlent de levée de fonds,
- 0:04alors qu'elles n'ont même pas encore commencé,
- 0:08de ce type de plan,
- 0:11on va dire,
- 0:11de business plan,
- 0:13nous,
- 0:13c'était quelque chose de très artisanalement pensé.
- 0:17Et c'était vraiment une activité secondaire qu'on a menée et qui a grandi vraiment au fur et à mesure,
- 0:23organiquement,
- 0:24finalement.
- 0:28C'était un projet qui venait de nos tripes,
- 0:32mais qui n'était pas forcément à l'époque très bien maturé.
- 0:37C'était vraiment sur un coup de tête où on s'est dit why not ?
- 0:43Avec de très petits moyens.
- 0:47Il faut dire qu'à Madagascar,
- 0:49à l'époque,
- 0:50le paysage créatif,
- 0:53il y avait pas mal d'initiatives créatives.
- 0:56Mais digital,
- 0:58il n'y en avait pas encore.
- 1:00Et on a fait partie de ces marques,
- 1:02finalement,
- 1:03qui ont commencé avec rien du tout et qui ont commencé à nourrir le paysage créatif digital malgache.
- 1:16Et c'est comme ça qu'on a commencé,
- 1:17en fait,
- 1:17finalement.
- 1:20Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:23Je vous emmène avec moi.
- 1:25à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 1:28Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:30Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:34responsables et ambitieux.
- 1:36Au fil des interviews,
- 1:38je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:45Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:51de savoir-faire et de créativité.
- 1:53trop souvent sous-représentés.
- 1:55Je suis Ramata Diallo,
- 1:57je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 2:06En 2017,
- 2:07j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 2:10je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 2:16Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 2:25Aujourd'hui,
- 2:25je suis en compagnie d'Andjiane,
- 2:27la cofondatrice de la marque PopPok.
- 2:30PopPok est une marque dont l'ambition est de promouvoir le savoir-faire artisanal de Madagascar à travers des collections de sacs faits à la main en raffia.
- 2:38Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous raconter son parcours d'entrepreneur dans la mode en Afrique.
- 2:44Bienvenue Andjiane,
- 2:45comment vas-tu ?
- 2:47Merci Ramada pour cette superbe invitation.
- 2:51Je vais bien,
- 2:51je suis basée à Madagascar,
- 2:53ici le soleil brille.
- 2:55Donc,
- 2:55écoute,
- 2:56tout va bien sous le soleil.
- 2:59Pour le coup,
- 2:59je suis dans une journée de novembre où il fait froid,
- 3:03mais c'est ensoleillé.
- 3:04Donc,
- 3:04j'imagine que c'est parce que j'ai programmé la réunion avec toi aujourd'hui.
- 3:09Il y a du soleil à Paris.
- 3:11Madagascar t'a envoyé du soleil.
- 3:13Exactement,
- 3:14exactement.
- 3:15Donc,
- 3:17du coup,
- 3:17je vais commencer cette interview comme je le fais à chacun des échanges.
- 3:21Je vais te demander de te présenter.
- 3:23Très bien,
- 3:23alors moi c'est Andiane,
- 3:26tu l'as très bien prononcé d'ailleurs.
- 3:29Je viens donc d'un pays qui est situé en Afrique.
- 3:35C'est un pays formidable qui regorge de richesses naturelles et de savoir-faire d'exception incroyable.
- 3:42J'ai fait donc toute ma scolarité ici à Madagascar,
- 3:46puis mes études supérieures en France,
- 3:48sur Paris,
- 3:49en commerce.
- 3:51Et je suis rentrée,
- 3:52il y a maintenant une dizaine d'années,
- 3:57pour travailler dans l'entreprise familiale,
- 4:00qui est dans l'expertise maritime et dans la distribution de matériaux de construction.
- 4:07J'ai donc vogué avec la famille quelques années,
- 4:11et puis un beau jour,
- 4:12je me suis dit,
- 4:14pourquoi pas moi,
- 4:15dans le milieu entrepreneurial ?
- 4:19avec mon propre message,
- 4:24mon propre univers,
- 4:27on va dire.
- 4:28Et c'est comme ça qu'avec mon associé,
- 4:30on s'est lancé dans cette aventure qui a maintenant quelques années et qu'on nourrit chaque jour.
- 4:43Écoute,
- 4:44moi,
- 4:44ce que j'ai envie de te demander un petit peu,
- 4:46c'est...
- 4:47Par rapport à ce que tu viens d'évoquer,
- 4:48tu dis que tu as d'abord travaillé dans l'entreprise familiale.
- 4:51Du coup,
- 4:51tu es issue d'une famille d'entrepreneurs,
- 4:56de personnes qui ont différents profils d'entrepreneurs dans ta famille ?
- 5:00Alors,
- 5:00c'est vrai qu'à Madagascar particulièrement,
- 5:04il y a énormément d'entrepreneurs,
- 5:06déjà d'une.
- 5:07Et effectivement,
- 5:08je viens d'une famille d'entrepreneurs depuis trois générations,
- 5:14depuis deux générations plutôt.
- 5:17Et donc,
- 5:18mes parents sont dans l'entrepreneuriat depuis le début de leur carrière.
- 5:27Et c'est comme ça que...
- 5:29J'ai donc abordé ce prisme-là tout au long de ma carrière professionnelle.
- 5:37Très bien.
- 5:38Et toi,
- 5:39tu avais une expérience dans le secteur de la mode,
- 5:42la maroquinerie,
- 5:44avant de te lancer dans la création de PocPoc ?
- 5:47Alors,
- 5:48pas du tout.
- 5:49Vraiment pas du tout.
- 5:52Moi,
- 5:52on va dire que la sensibilité que j'avais avec la mode…
- 5:57m'a amenée à travailler dans la mode pour cette marque qu'on a créée.
- 6:03Mais je n'ai aucun bagage dans la mode ni dans le design.
- 6:12J'ai été complètement autodidacte dans ce secteur.
- 6:17On va dire que mon plus gros héritage concernant la mode,
- 6:21c'est ma mère qui m'a transmis cet amour de...
- 6:25on va dire,
- 6:26des choses,
- 6:28des belles choses,
- 6:29on va dire.
- 6:30Voilà,
- 6:30des choses qui ont du caractère,
- 6:33des objets qui ont,
- 6:36voilà,
- 6:37une signature,
- 6:38on va dire.
- 6:39Très intéressant.
- 6:40Du coup,
- 6:40ce que je voulais savoir,
- 6:41c'est est-ce qu'au moment de créer ton entreprise,
- 6:43tu avais,
- 6:44dès le départ,
- 6:45l'idée de créer une marque dans le secteur de la mode ou est-ce que,
- 6:51du coup,
- 6:52de créer dans l'univers des sacs ?
- 6:55Ou alors,
- 6:56est-ce que tu as testé plusieurs différents produits,
- 7:00différentes idées,
- 7:01avant d'en arriver à PocPoc ?
- 7:04Alors,
- 7:04on va dire que c'était un rêve qu'on a partagé,
- 7:09mon associé et moi,
- 7:10depuis qu'on est toutes petites.
- 7:12Donc,
- 7:12depuis toutes petites,
- 7:13c'est vrai qu'on rêvait d'avoir une marque de mode,
- 7:19mais vraiment dans l'innocence à l'état pur.
- 7:24C'était quelque chose qu'on émettait finalement à l'univers de façon inconsciente et puis qui a fini par arriver sur notre chemin.
- 7:36Maintenant,
- 7:38ça n'a pas forcément été une activité principale tout de suite.
- 7:46Ça a été,
- 7:46on va dire,
- 7:47plutôt un test puisque j'ai continué à travailler pour l'entreprise familiale pendant quelques années encore.
- 7:54Et on va dire que ça fait maintenant cinq ans qu'on est à 90% de notre temps sur PocPoc.
- 8:03Très bien.
- 8:04Je vois que tu nous parles de ton associé.
- 8:06Donc,
- 8:07j'aimerais bien que tu nous en parles,
- 8:11le fait que ça soit fait à deux comme ça et que tu parles un peu d'un rêve.
- 8:18Est-ce que tu peux nous parler justement de comment est-ce que vous avez...
- 8:22Quel est votre lien au départ et comment,
- 8:24à un moment donné,
- 8:24toutes les deux vous avez dit,
- 8:26ça y est,
- 8:26on se lance,
- 8:27c'est le moment pour nous,
- 8:28on crée notre marque ?
- 8:30On va dire que ça s'est fait vraiment de façon…
- 8:33C'est une boîte qui a grandi avec nous.
- 8:35Il faut dire qu'il y a
- 8:3712 ans,
- 8:38on venait de rentrer à Madagascar.
- 8:41C'est ma cousine,
- 8:42donc nos pères sont frères.
- 8:44Nos pères avaient déjà travaillé ensemble.
- 8:46Ils avaient monté à l'époque un café-théâtre ensemble.
- 8:50Et…
- 8:51C'est vrai qu'on est proches depuis qu'on est toutes petites et on a toujours eu une vibe,
- 8:58on va dire,
- 8:59plutôt similaire sur ce à quoi on aspirait dans la vie.
- 9:04Donc voilà,
- 9:07c'est quelque chose qui est revenu sur la table parce qu'elle a à peu près le même cheminement.
- 9:18Elle est rentrée aussi pour travailler pour l'entreprise familiale.
- 9:22et à un moment donné,
- 9:25voilà,
- 9:25c'était parti de façon très spontanée mais très humblement aussi avec très peu de moyens et ça n'était pas du tout aujourd'hui quand j'entends des entreprises qui me parlent de levée de fonds alors qu'elles n'ont même pas encore commencé de
- 9:41ce type de plan,
- 9:44on va dire,
- 9:45de business plan.
- 9:46Nous,
- 9:46c'était quelque chose de très artisanalement pensé.
- 9:50et c'était vraiment une activité secondaire qu'on a menée et qui a grandi vraiment au fur et à mesure,
- 9:56organiquement finalement.
- 10:01C'était un projet qui venait de nos tripes,
- 10:05mais qui n'était pas forcément,
- 10:07à l'époque,
- 10:07très bien maturé.
- 10:09C'était vraiment sur un coup de tête où on s'est dit,
- 10:15mais why not,
- 10:16pourquoi pas,
- 10:18avec de très petits moyens.
- 10:21Il faut dire qu'à Madagascar,
- 10:22à l'époque,
- 10:23le paysage créatif,
- 10:26il y avait...
- 10:27Pas mal d'initiatives créatives,
- 10:29mais digitales,
- 10:31il n'y en avait pas encore.
- 10:33Et on a fait partie de ces marques,
- 10:35finalement,
- 10:36qui ont commencé avec rien du tout et qui ont commencé à nourrir le paysage créatif digital malgache.
- 10:49Et c'est comme ça qu'on a commencé,
- 10:50en fait,
- 10:51finalement.
- 10:52Ok,
- 10:52donc là,
- 10:53c'est intéressant quand tu évoques le fait que vous êtes un peu une forme de ce qu'on appelle les DNVB,
- 10:58Digital Native Brand,
- 10:59où vous avez commencé directement sur le digital.
- 11:01Donc,
- 11:01c'était en 2012,
- 11:02c'est bien ça ?
- 11:03C'est ça,
- 11:04exactement.
- 11:05Donc,
- 11:05du coup,
- 11:05est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur les premiers temps où vous êtes à temps partiel,
- 11:11toutes les deux,
- 11:12sur la création de cette marque ?
- 11:14Ça a été quoi vos premiers produits,
- 11:16vos premiers prix ?
- 11:17Comment est-ce que vous vous êtes organisés pour proposer ?
- 11:21première collection.
- 11:23C'est intéressant comme rétrospective parce que là où je te parle,
- 11:28je suis dans le bureau et j'ai en face de moi un mood board,
- 11:33le mood board principal de notre de la marque en fait et de notre collection actuelle et quand tu me poses cette question,
- 11:40je me dis waouh,
- 11:42on était vraiment très loin de la démarche dans laquelle on est actuellement,
- 11:49dans la proposition en général.
- 11:51Et c'est génial parce que c'est là où on se rend compte qu'on peut commencer vraiment,
- 11:57entre guillemets,
- 12:00avec rien finalement,
- 12:01et arriver à faire maturer un projet.
- 12:05Quand le cœur reste constant dans le projet,
- 12:07finalement,
- 12:08c'est ce qui drive l'aventure.
- 12:16En tout cas,
- 12:16pour répondre à ta question,
- 12:18j'ai shifté un peu.
- 12:19Pour répondre à ta question,
- 12:21on va dire qu'à l'époque,
- 12:23on faisait du pré-tap.
- 12:26On était vraiment sur des designs très simples,
- 12:32qui n'étaient pas forcément mûrement réfléchis.
- 12:38C'était vraiment au gré de tissus qu'on trouvait.
- 12:43Franchement,
- 12:44on était très timide.
- 12:48dans notre démarche.
- 12:49Il faut dire qu'ici,
- 12:50à Madagascar,
- 12:53en fait,
- 12:54d'où l'envie a été matérialisée,
- 12:58ok,
- 12:58on se lance,
- 12:59c'est parce que finalement,
- 13:00on s'est rendu compte,
- 13:01on s'est dit,
- 13:02mais en fait,
- 13:03à
- 13:06Madagascar, on est les ouvriers du monde.
- 13:07On a des zones franches,
- 13:09ce qu'on appelle ici des zones franches,
- 13:10c'est des zones industrielles,
- 13:12en fait,
- 13:13qui produisent pour le...
- 13:16les grandes marques étrangères,
- 13:21des maisons de luxe,
- 13:23des maisons milieu de gamme.
- 13:25Et en fait,
- 13:25on s'est dit,
- 13:26mais pourquoi pas nous,
- 13:29en fait ?
- 13:30Pourquoi pas le faire nous pour délivrer le vrai visage de Madagascar ?
- 13:39Parce qu'on n'est pas que des sous-traitants,
- 13:41on n'est pas que des ouvriers du monde.
- 13:44Et on peut être...
- 13:44bien plus que ça.
- 13:46Et c'est donc comme ça qu'on a commencé très timidement avec des collections de prêt-à-porter en pièces uniques parce que,
- 13:56justement,
- 13:56on allait récupérer le reste,
- 13:59les chutes.
- 14:01À l'époque,
- 14:01on ne savait même pas qu'on faisait une certaine sorte d'upcycling,
- 14:05finalement,
- 14:06mais on allait récupérer des chutes des zones industrielles qu'ils n'utilisaient pas.
- 14:12Et...
- 14:14On les transformait tout simplement en collection.
- 14:16Ce n'est pas de l'upcycling,
- 14:16en fait,
- 14:17finalement.
- 14:17Mais en tout cas,
- 14:20il nous arrivait d'ailleurs de retrouver des tissus de Zara,
- 14:25des tissus d'autres marques qu'on récupérait et qu'on transformait en collection de prêt-à-porter.
- 14:33Et puis,
- 14:35là où la transition vers le raffia s'est faite,
- 14:42C'est parce que...
- 14:45on s'était rendu compte qu'on voulait utiliser une matière qui venait de Madagascar.
- 14:50Donc encore une fois là,
- 14:52je redis qu'on a grandi avec notre boîte,
- 14:54parce que là encore une fois,
- 14:55on se dit,
- 14:56mais en fait,
- 14:56pourquoi on n'utiliserait pas,
- 14:57pourquoi on ne mettrait pas en avant une matière qui vient d'ici,
- 15:01plutôt que de se contenter entre guillemets de ce que les autres finalement rejettent.
- 15:08Il faut dire que 80% de la production mondiale de raffia provient de Madagascar.
- 15:13Donc c'est comme ça que l'histoire s'est construite.
- 15:15construites de levier de conscience en levier de conscience,
- 15:19on va dire.
- 15:21Et c'est comme ça qu'on est arrivés aujourd'hui au RAFIA.
- 15:26Très bien.
- 15:27C'est intéressant que tu nous partages ton cheminement depuis le début,
- 15:32donc prêt-à-porter puis RAFIA.
- 15:34Et donc,
- 15:34quand vous en arrivez au RAFIA,
- 15:36directement,
- 15:37vous vous dites,
- 15:37on va faire des sacs,
- 15:38puisqu'il y a un savoir-faire artisanal qui est connu et reconnu à Madagascar avec le RAFIA.
- 15:46Oui,
- 15:47il y a un vrai savoir-faire qui est reconnu.
- 15:50C'est un savoir-faire du patrimoine immatériel de notre pays,
- 15:56puisque c'est un savoir-faire qui est transmis de génération en génération.
- 16:04J'imagine que tu dois le savoir,
- 16:06comme partout en Afrique,
- 16:07on a une culture très orale.
- 16:09Tout se transmet par voie orale.
- 16:15On a,
- 16:15par exemple,
- 16:15dans notre atelier,
- 16:20il arrive qu'on ait des familles d'artisans.
- 16:26Donc,
- 16:26il y a le fils,
- 16:27puis il y a la mère,
- 16:28par exemple,
- 16:29où la fille est la mère.
- 16:30Donc,
- 16:30déjà,
- 16:31il y a deux générations qui,
- 16:34ici,
- 16:35aujourd'hui,
- 16:37s'entrecroisent.
- 16:39Et,
- 16:40par exemple,
- 16:41la mère nous raconte qu'effectivement,
- 16:43ça...
- 16:44Sa mère,
- 16:44elle,
- 16:46était déjà dans le secteur de la vaterie.
- 16:50Et à la base,
- 16:52le raffia est utilisé pour les corbeilles,
- 16:58tout ce qui est objet de maison,
- 16:59mais aussi pour la construction d'accessoirines de maisons traditionnelles,
- 17:10en paille,
- 17:11en...
- 17:12en fibres végétales naturelles.
- 17:16Et petit à petit,
- 17:17ça s'est transformé en utilisation plutôt de sacs,
- 17:25de corbeilles,
- 17:26d'objets de décoration.
- 17:30Donc vous,
- 17:31très vite,
- 17:33par rapport à ce que tu évoquais tout à l'heure,
- 17:35cette notion de levée de conscience,
- 17:37ayant accès à ce savoir-faire directement...
- 17:42Près de vous,
- 17:43vous vous êtes rapprochée d'un atelier spécialisé dans la vannerie.
- 17:49Est-ce que vous avez pris un sourcing particulier ou est-ce que vous aviez déjà accès dans votre réseau à des fabricants ?
- 17:58Oui,
- 17:58on avait accès.
- 18:00Étant donné qu'on était parmi les pionnières du digital,
- 18:07on a été très rapidement un peu connus.
- 18:11et effectivement on avait accès à différents partenaires qui nous proposaient leur service et c'est comme ça qu'on a rencontré un partenaire dans le RAFIA et qu'on a commencé nos premiers tests et
- 18:27qu'on a commencé à commercialiser le RAFIA et encore une fois là on a essayé de...
- 18:39je ne dirais pas moderniser,
- 18:41parce que le mot moderne,
- 18:42c'est quelque chose qui peut être challengé,
- 18:43quelque chose qu'on a créé il y a des années,
- 18:49peut être aujourd'hui très moderne.
- 18:52Je ne dirais pas moderne,
- 18:53mais on est arrivé avec quelque chose d'un peu,
- 18:56une proposition encore timide à l'époque.
- 18:58Attention,
- 18:59vraiment,
- 18:59je dis ça en toute humilité.
- 19:01Mais sur le paysage créatif malgache,
- 19:05ça venait un petit peu insuffler.
- 19:09une nouveauté dans le paysage créatif,
- 19:12sachant qu'à l'époque,
- 19:14je parle comme si j'étais hyper vieille,
- 19:17mais c'est vrai qu'à l'époque,
- 19:18rien qu'il y a 12 ans,
- 19:19c'était complètement différent.
- 19:21C'est-à-dire qu'on avait des créateurs,
- 19:23on avait déjà des créateurs à l'époque,
- 19:26mais ils n'étaient pas encore digitalisés.
- 19:29Et là où peut-être qu'on a pris la vague du digital,
- 19:34enfin,
- 19:34là où peut-être qu'on a surfé sur la...
- 19:38Le fait d'avoir surfé plutôt sur la vague du digital nous a permis finalement...
- 19:44de se positionner en tant que marque et pas que en tant que créateur.
- 19:48Parce qu'à l'époque,
- 19:49il y avait des créateurs,
- 19:52mais qui ne commercialisaient pas forcément en quantité.
- 19:56Et c'est vrai qu'on a commencé à commercialiser en une quantité un peu plus importante.
- 20:02Enfin,
- 20:03comment dire ?
- 20:05Pas en pièce unique,
- 20:06en fait.
- 20:07Voilà.
- 20:07Pas en pièce unique,
- 20:08mais en pièce plutôt...
- 20:11Voilà.
- 20:12En série de rôle.
- 20:13Voilà,
- 20:14et c'est vrai qu'à l'époque,
- 20:15pareil,
- 20:17on ne se rendait pas forcément compte,
- 20:19mais finalement,
- 20:21à l'époque,
- 20:23et comme depuis quelques générations,
- 20:28après la décolonisation,
- 20:32finalement,
- 20:33la colonisation a amené le sujet de…
- 20:42d'exportation en fait de ce qu'il y avait ici et finalement il y a 12 ans on s'est rendu compte que les malgaches ne consommaient pas forcément ce qu'il y avait de meilleur à Madagascar c'est à dire que aujourd'hui notre vanille est exportée,
- 20:56le cacao est exporté
- 20:59Finalement le meilleur de Madagascar voilà nous on le consommait pas forcément en fait et c'était un peu l'idée à la base du raffia c'est à dire que on se disait mais punaise
- 21:0980% de la production mondiale du raffia c'est à dire que
- 21:12elle vient de Madagascar et pourquoi nous on n'en profiterait pas ?
- 21:15Et à la base,
- 21:15on n'avait même pas de dimension en coiffe internationale.
- 21:18Vraiment pas,
- 21:19on était dans une démarche locale,
- 21:23etc.
- 21:23Mais on avait envie de faire découvrir le meilleur de notre pays,
- 21:28d'abord,
- 21:29dans un premier temps,
- 21:30à notre consommation,
- 21:34à notre audience locale.
- 21:35Et de faire découvrir qu'en fait...
- 21:39on a des super choses et on peut faire de super choses et on peut aussi les consommer,
- 21:43en fait.
- 21:44C'était un peu le why initial aussi avec le Rafia,
- 21:48finalement.
- 21:50C'est intéressant,
- 21:51en fait,
- 21:52que dès le départ,
- 21:52vous ayez eu cette volonté de,
- 21:55finalement,
- 21:55vous adresser à la population locale et pas d'être tout de suite dans une dimension où nous,
- 22:00on veut être reconnus à Paris,
- 22:01où on veut être reconnus à New York,
- 22:04alors qu'il y a beaucoup de marques qui se lancent.
- 22:07sur le continent africain,
- 22:09et notamment en plus tu parles de 2012,
- 22:12donc ce n'est pas si vieux,
- 22:13mais quand même,
- 22:15vous aviez déjà cette volonté stratégique d'aller proposer,
- 22:23de valoriser un Made in Africa et de le valoriser pour une population locale.
- 22:29Ça,
- 22:29tu sais expliquer d'où ça vient,
- 22:31cette volonté ?
- 22:32C'est ce que tu évoquais un peu,
- 22:34ce côté…
- 22:35pourquoi est-ce que le reste du monde en profiterait par rapport à la population locale ?
- 22:40Tu sais expliquer un petit peu ce qui a nourri cette réflexion-là ?
- 22:47On va dire que,
- 22:49justement,
- 22:49tout à l'heure,
- 22:51ça vient toujours de l'héritage,
- 22:52finalement,
- 22:53de quelque part,
- 22:55la culture familiale.
- 22:57On a toujours été éduqués à valoriser notre propre culture,
- 23:02finalement.
- 23:03Et je pense que...
- 23:05Grâce à nos parents,
- 23:06on a essayé tant bien que mal,
- 23:10parce qu'avec la mondialisation à l'heure actuelle,
- 23:13on est maintenant dans un autre bain.
- 23:16Mais c'est vrai que nos parents,
- 23:20je te partageais tout à l'heure qu'ils avaient un café-théâtre,
- 23:23donc nos pères voyaient défiler des artistes malgaches.
- 23:30Et en fait,
- 23:31on a toujours eu cette sensibilité par rapport à notre culture,
- 23:33que ce soit par rapport au...
- 23:36On va dire surtout par rapport à la musique,
- 23:38je dirais.
- 23:40Par rapport à la musique,
- 23:41on avait une sensibilité assez écrue par rapport à ce qui se jouait ici localement.
- 23:49Et en fait,
- 23:51finalement,
- 23:52on faisait partie de ceux qui certes écoutaient de la musique internationale,
- 23:56mais qui écoutaient...
- 23:58beaucoup de musique locale aussi.
- 24:00Et peut-être qu'inconsciemment,
- 24:03en fait,
- 24:03c'est un schéma qu'on a calqué dans notre consommation de la mode et où on s'est rendu compte qu'en fait,
- 24:12localement,
- 24:14on n'avait pas grand-chose en termes de création locale,
- 24:19en fait.
- 24:20On avait...
- 24:22On était déjà propulsés dans des standards internationaux.
- 24:25On a adulé les marques de la fast fashion,
- 24:28finalement.
- 24:29Donc,
- 24:30en fait,
- 24:31on est arrivé vraiment,
- 24:33j'ai envie de dire,
- 24:34sans forcément recalculer les choses,
- 24:37mais on est arrivé vraiment avec ce qu'on avait dans nos tripes,
- 24:39en fait.
- 24:40Et on a essayé de le véhiculer de la façon la plus sincère possible.
- 24:50Et voilà,
- 24:51c'est arrivé,
- 24:53on va dire,
- 24:54comme ça,
- 24:55de façon très naturelle,
- 24:57finalement.
- 24:59Ok.
- 25:00Là,
- 25:00ce que j'ai envie de te demander,
- 25:02c'est sur la partie business model,
- 25:04parce que je comprends que finalement,
- 25:05cette notion d'ADN,
- 25:07de marque,
- 25:07de storytelling,
- 25:09tu l'as répété souvent,
- 25:10ça vient des tripes.
- 25:11Donc,
- 25:11c'est quelque chose finalement qui n'est pas une réflexion marketing où vous vous êtes dit,
- 25:15on va essayer de cibler un client ou autre.
- 25:17C'est vraiment...
- 25:18quelque chose qui vient de l'intérieur.
- 25:20Maintenant,
- 25:20le fait de se dire,
- 25:22on crée cette marque,
- 25:23on est en 2012,
- 25:24on va être 100% digital.
- 25:26Ça,
- 25:26vous réfléchissez comment en fait ?
- 25:31J'ai envie de te dire qu'on ne réfléchissait pas.
- 25:35Non,
- 25:36mais c'est vrai parce qu'on avait très peu de moyens à l'époque.
- 25:38Donc nous,
- 25:38le seul moyen qu'on avait,
- 25:41on avait un petit budget pour faire des photos parce qu'on venait aussi de rentrer de...
- 25:47On est rentrés toutes les deux en fin 2011.
- 25:51Et on a eu l'opportunité de voir ce qui se faisait ailleurs,
- 25:56puisqu'on a habité à Paris toutes les deux pendant cinq ans.
- 26:00Et donc,
- 26:01on s'était dit,
- 26:02mais je pense que naturellement,
- 26:04on s'était dit qu'on pouvait faire juste des photos et les publier,
- 26:09et faire un site Internet vitrine.
- 26:12À l'époque,
- 26:13ici,
- 26:14encore aucune...
- 26:15Aucune initiative au niveau de l'e-commerce,
- 26:18c'est arrivé très tard.
- 26:20Et donc à l'époque,
- 26:21c'était des canaux de distribution
- 26:23Facebook où on véhiculait la marque à travers ce canal-là principal.
- 26:33Et puis c'est après qu'on a eu un corner physique,
- 26:39finalement quelques années après,
- 26:40peut-être bien 3-4 ans après.
- 26:42Moi à l'époque,
- 26:43j'habitais en province.
- 26:46la marque a maturé son cheminement sur la capitale,
- 26:51où mon associé était,
- 26:52et on a loué un petit corner en centre-ville,
- 26:55dans la gare principale de la capitale,
- 26:58et au fur et à mesure,
- 27:01on a réussi à créer une petite communauté d'adhérentes,
- 27:07et donc à l'époque,
- 27:10pour répondre à ta question,
- 27:11parce que je me perds un peu,
- 27:13c'est que,
- 27:15Aucune réelle,
- 27:18on va dire…
- 27:19Ce n'était pas une stratégie de… Non,
- 27:21ce n'était pas une stratégie,
- 27:22c'est parce qu'on n'avait pas la trésorerie pour investir dans une boutique ou quoi que ce soit.
- 27:29Vraiment pas.
- 27:30Et donc,
- 27:31c'est parti tout naturellement.
- 27:32On s'est dit,
- 27:33on fait avec ce qu'on a.
- 27:35Et puis,
- 27:36c'est au fur et à mesure que ça a pris un petit peu plus d'ampleur.
- 27:42Je ne t'ai pas demandé,
- 27:43mais du coup,
- 27:43le nom de la marque,
- 27:44PocPoc,
- 27:46quelle est la signification et comment vous l'avez choisi ?
- 27:51Alors,
- 27:53j'ai l'impression de me répéter en même temps,
- 27:56c'est important,
- 27:57parce que ce que nous,
- 27:58on avait vraiment envie de véhiculer,
- 28:00c'était de faire connaître notre pays,
- 28:02finalement.
- 28:03Qui était un peu comme si on devait personnifier notre pays,
- 28:07on était comme une personne qu'on cachait dans le placard,
- 28:10alors qu'on avait...
- 28:12des savoir-faire extraordinaires.
- 28:15Et du coup,
- 28:16on voulait partir sur un fruit qui représentait notre pays,
- 28:20donc un fruit exotique qui faisait écho à cette...
- 28:29Cette diversité,
- 28:31on va dire,
- 28:33de la faune et la flore,
- 28:36de cette diversité justement de ce que la nature nous a donné ici à Madagascar.
- 28:42Et donc,
- 28:43c'est tout naturellement qu'on s'est dirigé vers un fruit de Mada.
- 28:46Alors,
- 28:47je sais qu'il existe aussi dans d'autres pays,
- 28:48mais l'idée,
- 28:50c'était de reprendre en fait...
- 28:54Et à l'époque,
- 28:55on n'a pas été assez voyante,
- 28:56mais on n'était pas assez voyante,
- 28:58mais on ne savait pas qu'après,
- 28:59il y aurait une entité mondiale qui s'appellerait TikTok.
- 29:04Et du coup,
- 29:06à l'heure actuelle,
- 29:06aujourd'hui,
- 29:07on prend du recul sur le nom de la marque.
- 29:09Et en même temps,
- 29:10on se dit,
- 29:11c'est le nom originel qu'on a choisi et on va l'assumer pleinement.
- 29:14Donc voilà,
- 29:16on voulait une touche d'ailleurs,
- 29:19on va dire.
- 29:21Pas vraiment d'ailleurs,
- 29:21de chez vous en fait,
- 29:22c'est surtout ça.
- 29:24De chez vous,
- 29:24oui.
- 29:25De chez vous,
- 29:25l'extérieur,
- 29:26c'est d'ailleurs,
- 29:27mais une volonté pour revendiquer Madagascar depuis les produits,
- 29:32les matières jusqu'au nom de la France.
- 29:35Voilà,
- 29:35exactement.
- 29:37Très bien.
- 29:38Donc,
- 29:38vous commencez par le digital.
- 29:40Donc là,
- 29:41on a vraiment essayé de bien comprendre comment ça a commencé l'histoire.
- 29:46Maintenant,
- 29:46on va faire un espèce de fast forward.
- 29:48Alors,
- 29:49il faut que tu nous fasses peut-être quelques étapes.
- 29:50Mais en tout cas,
- 29:52aujourd'hui,
- 29:52PocPoc,
- 29:53c'est comment dire,
- 29:55où vous en êtes en termes de distribution en ligne,
- 29:59distribution au niveau des consommateurs,
- 30:01à ce que j'imagine que vous êtes population locale,
- 30:04mais que vous vendez aussi à l'extérieur.
- 30:06Donc aujourd'hui,
- 30:07en termes de distribution,
- 30:10PocPoc,
- 30:11comment tu peux le présenter ?
- 30:14Alors...
- 30:15Alors aujourd'hui,
- 30:16POC en termes de distribution,
- 30:18c'est vrai que la consommation locale est encore importante pour nous.
- 30:23Maintenant,
- 30:24c'est vrai que ça fait,
- 30:25on va dire,
- 30:26bien depuis la refonte de la marque,
- 30:30puisqu'on a vécu une étape assez importante en 2019,
- 30:34on a décidé de s'entourer d'experts dans le design.
- 30:43Et c'est comme ça qu'on a décidé de faire une refonte de la proposition globale de la marque,
- 30:49sans pour autant dénaturer,
- 30:52déraciner le why qu'on avait initialement.
- 30:56Et donc,
- 30:59c'est à ce moment-là qu'on a commencé à vraiment penser encore plus nos produits.
- 31:05Et je pense que c'est là où on a réussi à capter la curiosité.
- 31:12encore très timide,
- 31:13même jusqu'à maintenant,
- 31:14c'est encore assez timide,
- 31:16même si on est en chemin,
- 31:18mais on commence à capter la curiosité de boutiques à l'étranger,
- 31:27de partenaires étrangers,
- 31:30et aujourd'hui on est revendu dans une quarantaine de boutiques dans le monde,
- 31:37principalement en Europe.
- 31:40quelques-unes en Afrique,
- 31:42quelques-unes ou une ?
- 31:43Est-ce qu'on est encore ?
- 31:44Non,
- 31:44on n'est plus là-bas.
- 31:45Donc oui,
- 31:46une en Côte d'Ivoire.
- 31:50Et aujourd'hui,
- 31:52voilà,
- 31:53en termes de canal de distribution,
- 31:54après c'est un canal de distribution qu'on doit activer forcément,
- 31:58mais voilà,
- 31:59on est sur une quarantaine de distributeurs.
- 32:03Très bien,
- 32:03donc 40 distributeurs plutôt en Europe.
- 32:05Toujours le site Internet,
- 32:06j'imagine.
- 32:07Est-ce que vous avez une boutique,
- 32:11un concept store peut-être à Mada ?
- 32:15Oui,
- 32:16alors on a un concept store partagé,
- 32:21je dirais,
- 32:21à Mada.
- 32:24C'est un concept store qu'on a initié avec différentes créatrices,
- 32:28notamment Jess,
- 32:29Jessica,
- 32:30Solomon de seconde main,
- 32:31que tu avais créé.
- 32:33J'ai eu l'occasion d'interviewer lors d'un précédent podcast.
- 32:36Donc,
- 32:36on a monté ce concept store ensemble.
- 32:39Et aujourd'hui,
- 32:40on distribue effectivement nos marques dans ce concept store.
- 32:44Très bien.
- 32:45Donc,
- 32:45du coup,
- 32:46le côté local,
- 32:47le côté digital et le côté international aussi.
- 32:52En termes de fabrication,
- 32:55aujourd'hui,
- 32:56tu as évoqué la refonte avec le fait de faire appel à des experts.
- 33:03pour faire une refonte de la marque.
- 33:05Aujourd'hui,
- 33:05en termes de production des collections,
- 33:08vous êtes à combien de collections par an ?
- 33:11Et puis,
- 33:11en termes de nombre de pièces dans une collection,
- 33:14est-ce que tu peux nous décrire un petit peu votre processus créatif ?
- 33:19Alors,
- 33:20on a une collection par an,
- 33:22une collection permanente plutôt,
- 33:24et des capsules sur la structuration de l'offre.
- 33:30qui viennent accessoiriser la collection permanente.
- 33:34On a deux lignes principales et en tout,
- 33:37on a une douzaine de pièces.
- 33:41Et en termes de prix de vente,
- 33:43est-ce que tu peux nous donner une idée ?
- 33:44Alors,
- 33:45il faudrait associer peut-être prix de vente avec format pour qu'on puisse se rendre compte,
- 33:48puisqu'on est sur du sac,
- 33:50un sac made in Madagascar,
- 33:52en vannerie,
- 33:55ça coûte ?
- 33:56Alors,
- 33:58sur des pièces comme des grands cabas,
- 34:02on est aux alentours de 300 euros.
- 34:07Sur des pièces,
- 34:08on va dire…
- 34:10Pardon,
- 34:10qui nécessite forcément moins de temps,
- 34:13on est environ sur
- 34:15200 euros.
- 34:18OK,
- 34:18quand tu dis moins de temps,
- 34:19c'est des plus petits formats peut-être ?
- 34:21C'est des plus petits formats,
- 34:22voilà.
- 34:24OK,
- 34:24peut-être des formats pochettes par exemple ?
- 34:28Des formats pochettes pour des brunchs d'été ou des dîners d'été du soir.
- 34:36Voilà,
- 34:37des formats où on va avoir l'essentiel.
- 34:39Donc,
- 34:40on pourra mettre sa carte bleue,
- 34:41son téléphone,
- 34:43un mouchoir.
- 34:44Voilà,
- 34:46un format de l'essentiel,
- 34:48en fait.
- 34:49Un petit format.
- 34:51Du coup,
- 34:53le raffia,
- 34:53on est vraiment sur une matière et sur des types de produits où on se les imagine très facilement en vente assez importante en été,
- 35:01en fait.
- 35:02Et on s'imaginait que sur les périodes où il fait moins chaud,
- 35:07mais pour le coup,
- 35:08moi,
- 35:08je parle en...
- 35:09comme quelqu'un qui est basé à Paris,
- 35:10forcément.
- 35:12Est-ce que dans la saisonnalité des ventes,
- 35:14vous avez des périodes,
- 35:15j'imagine que vous avez des périodes plus fortes,
- 35:17vous avez davantage de commandes peut-être d'Europe,
- 35:21et puis vous avez peut-être des périodes moins fortes.
- 35:24Est-ce qu'il y a un effet de saisonnalité comme ça du fait de la matière utilisée ?
- 35:31Oui,
- 35:31complètement.
- 35:32On est vraiment sur un produit saisonnier,
- 35:34puisque le rafia est connoté très été.
- 35:39Finalement,
- 35:40à côté de ça,
- 35:41on essaie quand même de développer toute une démarche pour implémenter nos pièces d'un certain coloris,
- 35:54comme le noir par exemple,
- 35:55pour l'hiver.
- 35:59Mais c'est vrai qu'on hérite de la nature,
- 36:04de la matière,
- 36:05donc on ne peut pas non plus déraciner ça.
- 36:08Et donc,
- 36:09oui,
- 36:09en termes de commandes,
- 36:10on est plutôt sur du mai à janvier.
- 36:17On est sur deux calendriers de commandes.
- 36:19Donc,
- 36:19une première commande entre mai et,
- 36:24on va dire,
- 36:25septembre,
- 36:27même voire fin août.
- 36:29Et ensuite,
- 36:29il y a une reprise,
- 36:30on va dire,
- 36:31fin septembre pour s'arrêter en janvier.
- 36:34Voilà.
- 36:35qui nous laisse le temps de produire.
- 36:37Parce qu'il faut savoir quand même que,
- 36:39par exemple,
- 36:40je vous parlais tout à l'heure du Grand Cabas,
- 36:42il met quand même bien neuf jours à être produit.
- 36:45Donc,
- 36:48pour nous laisser le temps de livrer nos clients,
- 36:52ça nous laisse le temps finalement de produire.
- 36:55Ok,
- 36:56donc ce n'est pas forcément un désavantage,
- 36:59ça vous permet plutôt de bien travailler sereinement et de vous concentrer sur une période,
- 37:03sur une saisonnalité très spécifique.
- 37:06C'est ça,
- 37:06exactement.
- 37:08Si on en vient à parler de l'équipe,
- 37:09puisque justement,
- 37:10là,
- 37:10tu évoquais le fait que le Grand Cabas,
- 37:12il met 9 jours à être produit.
- 37:14En termes d'équipe,
- 37:15aujourd'hui,
- 37:16est-ce que tu peux nous parler de,
- 37:18est-ce que vous avez un atelier en propre ou vous travaillez,
- 37:20en fait,
- 37:20avec toujours peut-être le même atelier ?
- 37:23Combien de personnes,
- 37:24en fait,
- 37:25sont derrière la marque
- 37:27PocPoc ? Et puis,
- 37:28quels sont les différents départements,
- 37:30si on peut dire,
- 37:31qui composent la marque aujourd'hui ?
- 37:34D'accord.
- 37:35Alors,
- 37:37en termes d'équipe,
- 37:40déjà en termes de fonctionnement,
- 37:42c'est vrai qu'au tout début,
- 37:44on n'avait pas d'atelier,
- 37:45on faisait appel,
- 37:46donc on était en partenariat avec un atelier ou plusieurs ateliers.
- 37:50Et depuis 2021,
- 37:53on a donc notre propre atelier et on est à peu près à une vingtaine de personnes à l'heure actuelle.
- 38:04en personnes,
- 38:05on va dire fixes,
- 38:06on est à une vingtaine de personnes.
- 38:08Très bien,
- 38:08qui du coup contribuent à la production des collections qui sont distribuées dans les 40 boutiques que tu évoquais et sur le site internet.
- 38:14C'est ça.
- 38:15C'est ça.
- 38:17Et c'est pour ça que je disais tout à l'heure qu'on était encore dans une démarche de production qui a vraiment envie de passer à l'échelle.
- 38:30Donc,
- 38:31c'est vraiment là l'objectif en 2025 d'augmenter notre capacité de production,
- 38:39de faire en sorte de pouvoir justement vraiment être dans cette démarche.
- 38:44d'inonder le monde de nos sacs en raffia.
- 38:47Et on est dans une transition en ce moment par rapport justement à la question de est-ce qu'on va aller taper aux portes d'un fonds ou est-ce qu'on continue encore ?
- 39:02Parce que finalement,
- 39:02quand on avance en fonds propres et seuls,
- 39:06c'est vraiment toute une autre démarche.
- 39:08Aujourd'hui,
- 39:09le raffia connaît un tel essor.
- 39:10On a vu des boîtes émerger en si peu de temps.
- 39:14temps et c'est vrai qu'on est dans des vrais questionnements à l'heure actuelle par rapport à la marque.
- 39:21Parce qu'on fait aussi de la marque blanche.
- 39:23C'est quelque chose qu'on ne peut pas,
- 39:26comment dire,
- 39:28businessment parlant,
- 39:29c'était inconcevable pour nous finalement d'oublier cette partie-là.
- 39:37Puisque oui,
- 39:38on veut vraiment délivrer le meilleur de Madagascar et à côté de ça,
- 39:42en parallèle,
- 39:44on doit aussi diversifier nos ressources de revenus.
- 39:54Ok,
- 39:54je comprends.
- 39:55Et du coup,
- 39:55c'est plutôt malin de pouvoir avoir une partie un peu sous traitant,
- 39:59mais en même temps de développer une marque locale.
- 40:02Ça a été complètement comme ça que la Chine,
- 40:05qu'on considère comme l'atelier du monde,
- 40:07avec beaucoup de défauts,
- 40:10mais en termes de développement,
- 40:12tout simplement...
- 40:15des fabricants.
- 40:15Alors,
- 40:16pour le coup,
- 40:16il y a vraiment ce côté énormément sous-traité jusqu'à aujourd'hui,
- 40:19créer leur propre marque qui vienne concurrencer énormément de marques,
- 40:24en tout cas,
- 40:24si on parle en France de marques françaises,
- 40:26parce qu'en fait,
- 40:27ils ont tout le savoir-faire,
- 40:29toute l'expertise et du coup,
- 40:30c'est une stratégie qui est pertinente à avoir en tête,
- 40:34à se dire,
- 40:35on va maîtriser toute la chaîne.
- 40:38Donc,
- 40:38de la...
- 40:39Mais aussi une marque qui existe,
- 40:42qui a sa notoriété et qui fait qu'il y a aussi la possibilité de développer du chiffre d'affaires.
- 40:47En se disant,
- 40:47j'ai envie d'acheter du raffia made in Madagascar,
- 40:51mais créé par des entrepreneurs de Madagascar.
- 40:56D'accord.
- 40:57Donc,
- 40:57ce que tu évoquais,
- 40:58c'est qu'il y a une vraie réflexion aujourd'hui sur ces notions de recherche d'investissement,
- 41:05éventuellement.
- 41:08fonds,
- 41:09participation ou autre.
- 41:11Quels sont les autres challenges sur lesquels vous êtes en train de réfléchir actuellement ?
- 41:19À l'heure actuelle,
- 41:21on est en train aussi de refondre.
- 41:26Il y a quelques années,
- 41:27c'était la refonte de design de la marque et maintenant,
- 41:31c'est la refonte,
- 41:32on va dire,
- 41:34depuis un an ou deux,
- 41:36on a refondé.
- 41:37On s'est amélioré sur notre gouvernance.
- 41:41On a été épaulé par la troisième associée qui est dans notre entité.
- 41:49Et elle nous a épaulé sur toute la partie gouvernance.
- 41:53Donc,
- 41:53on a entamé des chantiers sur la structuration de notre entreprise.
- 42:00Et là,
- 42:00à l'heure actuelle,
- 42:02on est sur des prévisions de chantier par rapport à la production.
- 42:07parce qu'on entend chez les investisseurs le besoin d'assurer ce pilier assez stratégique finalement.
- 42:22Donc là,
- 42:23pour l'année 2025,
- 42:24on prévoit vraiment de maîtriser notre production.
- 42:28Ça fait partie des gros défis qu'on se donne pour l'année prochaine.
- 42:33Très bien,
- 42:34donc il y a un enjeu prod.
- 42:36un enjeu financement.
- 42:38Et l'idée,
- 42:38je pense que l'enjeu prod,
- 42:39il est aussi,
- 42:40tu l'évoquais,
- 42:42il est aussi lié au financement.
- 42:43C'est qu'il y a potentiellement de plus en plus des financeurs qui cherchent à challenger les créateurs de marques sur est-ce que vous maîtrisez la chaîne du début à la fin,
- 42:54en fait.
- 42:55C'est ça,
- 42:56exactement.
- 42:56Tu as très bien résumé ce que j'ai dit en quatre phrases.
- 43:00C'est intéressant.
- 43:04Au fur et à mesure qu'on avance,
- 43:06alors c'est vrai qu'on avance à petits pas,
- 43:09qu'on se le dit en même temps,
- 43:11ce qui est super intéressant,
- 43:12c'est qu'on découvre à chaque palier que finalement...
- 43:17Tout est hyper important.
- 43:20Souvent,
- 43:20les créateurs ont cette tendance,
- 43:22enfin,
- 43:23je parle pour nous,
- 43:25à vraiment valoriser la partie créative et finalement à déprioriser un peu le reste,
- 43:34alors que justement,
- 43:36l'idée à l'heure actuelle,
- 43:37c'est de se rendre compte que la partie créative est essentielle et fait partie des fondements d'une démarche.
- 43:46Mais tout le reste est hyper,
- 43:48hyper important,
- 43:49vraiment.
- 43:51Donc,
- 43:52ne rien déprioriser finalement.
- 43:55On l'a compris cinq ans après la refonte,
- 43:58puisqu'il y a cinq ans,
- 43:59on avait mis des budgets assez colossaux pour mettre des pièces en cuir,
- 44:07des empiècements cuir,
- 44:08etc.
- 44:10Et en fait,
- 44:10on s'est rendu compte que...
- 44:13que ce n'était pas une démarche forcément businessment intelligente parce qu'il fallait suivre en trésorerie,
- 44:19etc.
- 44:20Et en fait,
- 44:21on est revenu vraiment avec notre troisième associé au basique,
- 44:25c'est-à-dire qu'est-ce qu'on peut faire avec ce qu'on a à l'heure actuelle.
- 44:29Et c'est comme ça qu'on est passé aussi,
- 44:30designement parlant,
- 44:31on va dire à un autre palier parce qu'on s'est rendu compte.
- 44:36En 2019,
- 44:37on était parti avec…
- 44:39quatre coloris,
- 44:40du cuir,
- 44:42des empiècements hyper innovants et en même temps hyper compliqués.
- 44:49On est arrivé en fait à un moment en 2021 à se dire,
- 44:54OK,
- 44:54aujourd'hui,
- 44:56on n'est pas rentable,
- 44:58qu'est-ce qu'on peut faire ?
- 44:58Donc,
- 44:59ce qu'il faut faire,
- 44:59c'est diminuer les coûts.
- 45:01Donc,
- 45:01on a serré toute notre collection,
- 45:04on a cuté le nombre de pièces.
- 45:08On a décidé de faire en sorte d'utiliser principalement que du raffia.
- 45:15C'est comme ça qu'on s'est enrichi dans notre parti-prix.
- 45:20Aujourd'hui,
- 45:21on retranscrit les tresses de nos régions,
- 45:27de notre pays,
- 45:28sur les sacs.
- 45:29C'est encore une autre façon.
- 45:31On parlait tout à l'heure de ce qui venait de nos tripes.
- 45:35Et tu dois probablement le savoir,
- 45:36puisque on vient du même continent.
- 45:39Mais il y a énormément aussi de sujets sur tout ce qui est conflit entre tribus.
- 45:46Et en fait,
- 45:47nous,
- 45:48l'idée derrière ces tresses,
- 45:50c'était de dire,
- 45:51en fait,
- 45:52il y a différents types de tresses dans différentes régions,
- 45:55mais en fait,
- 45:56on a la même culture.
- 45:57Donc l'idée derrière cette démarche design,
- 46:00c'était de fédérer,
- 46:02encore une fois,
- 46:04un peu...
- 46:05notre communauté à se dire que ceux qui viennent du nord,
- 46:08du sud,
- 46:09de l'est,
- 46:09de l'ouest,
- 46:10du centre,
- 46:11on est tous les mêmes en fait.
- 46:12On a tous plus ou moins la même culture.
- 46:16Et justement,
- 46:16on se réunit à travers POPPOC,
- 46:18à travers les tresses.
- 46:20Et du coup,
- 46:20tout ce storytelling,
- 46:22c'est comment vous faites pour le partager ?
- 46:28Là,
- 46:28à travers le podcast,
- 46:29on a la chance de pouvoir avoir l'explication.
- 46:32Donc moi,
- 46:33je vais être très bien sûre.
- 46:35donc en lien des photos,
- 46:37et puis qu'on puisse faire le parallèle entre ce que tu évoques là sur la manière dont les sacs sont pressés et effectivement les coiffes de serres traditionnelles de certaines ethnies,
- 46:50certaines tribus.
- 46:51Comment tu partages ça en fait dans la communication ?
- 46:56Alors,
- 46:57on essaye de partager des...
- 47:00Comment dire ?
- 47:02Des partages...
- 47:04sur les storings des tresses,
- 47:06on présente sur nos réseaux sociaux,
- 47:09sur le site internet,
- 47:10il y a une vidéo qui vient de sortir toute récente qui explique un peu le positionnement,
- 47:16le design par rapport au fait de retranscrire les tresses de nos régions.
- 47:23Sur les réseaux sociaux,
- 47:25tu verras sur Instagram qu'on met en avant des archives de photos
- 47:33de certains types de 13 d'une certaine époque.
- 47:39Donc,
- 47:40on va dire que le véhicule principal pour partager cette démarche-là,
- 47:44c'est les archives.
- 47:45En fait,
- 47:46on est allé à la Bibliothèque nationale et il se trouve que là-bas,
- 47:50il y avait des archives de magnifiques photos et desquelles,
- 47:54d'ailleurs,
- 47:54on s'est inspiré pour nos designs.
- 47:57Et voilà,
- 47:58c'est partager ces photos d'archives.
- 48:00Finalement,
- 48:01c'est un peu comme dirait une amie,
- 48:03les archives de nos vies.
- 48:06Très intéressant en tout cas comme procédé,
- 48:08comme manière de présenter en fait,
- 48:13ce qui est intéressant c'est qu'il y a quelque chose d'assez profond dans le fait que ça commence par une histoire de Sakhan Raffia et ensuite tu nous emploies dans l'histoire de Madagascar,
- 48:21dans une histoire africaine très très spécifique.
- 48:27Et donc en tout cas moi c'est vraiment des sujets qui m'intéressent et qui me passionnent et qui me confortent dans pourquoi je suis passionnée de ces sujets-là,
- 48:35c'est parce que...
- 48:36Chaque fois que je parle avec un entrepreneur,
- 48:38il me raconte des histoires absolument incroyables.
- 48:40Et si tu ne fais pas l'interview,
- 48:43tu vois le sac,
- 48:45tu vois un prix,
- 48:45mais tu ne sais pas forcément ce qu'il y a derrière.
- 48:48Et c'est vrai que moi,
- 48:50c'est ce que je retrouve beaucoup en Afrique et que je ne vois pas forcément partout ailleurs.
- 48:55Pourtant,
- 48:57il y a énormément de gens qui revendiquent le marketing,
- 48:59le storytelling,
- 49:00mais où j'ai le sentiment que nous,
- 49:02c'est un peu la même chose.
- 49:03Et à chaque fois...
- 49:04en Afrique je trouve qu'il y a des histoires absolument incroyables donc merci d'avoir pu nous raconter ça et donc je prendrais bien soin donc moi à chaque fois au niveau des épisodes de podcast je publie un article et je publie l'interview et donc l'article est toujours accompagné de photos de
- 49:22photos de la collection mais aussi toutes les photos qu'on peut mettre à disposition de manière à ce que je puisse moi aussi raconter une partie de l'histoire de la marque avec du visuel d'accord
- 49:33Pour les auditeurs,
- 49:35vous aurez moyen de cliquer pour pouvoir aller voir des photos et pouvoir visualiser ce dont on parle.
- 49:42Génial,
- 49:42merci beaucoup Ramata en tout cas.
- 49:44Merci à toi en fait.
- 49:46Moi,
- 49:49je me fais plaisir avec ces interviews.
- 49:51Une question que j'ai envie de te poser.
- 49:53Habituellement,
- 49:53je pose beaucoup la question de c'est quoi ta définition de la mode africaine ?
- 49:56Mais tu l'as,
- 49:57je trouve,
- 49:57évoquée quand tu parlais de la manière dont toi,
- 50:01dès le départ,
- 50:02tu avais cette envie d'intégrer l'histoire de Madagascar dans la création de ta marque.
- 50:08Ce que je voulais te demander là,
- 50:10c'est c'est quoi la suite pour vous ?
- 50:12Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à PocPoc sur les années à venir ?
- 50:16Alors,
- 50:17dans les années à venir,
- 50:18je dirais est-ce que...
- 50:20Ce à quoi on aspire et qui j'espère se concrétisera,
- 50:26c'est de rester soi-même.
- 50:28Je pense que c'est la chose principale qu'on se souhaite,
- 50:32c'est de rester ancré dans cette mission qu'on s'est donnée et que notre marque puisse délivrer un art de vivre,
- 50:46on va dire.
- 50:47Parce que derrière nos sacs,
- 50:49il y a une culture.
- 50:50Derrière nos sacs,
- 50:51il y a une histoire.
- 50:53Derrière nos sacs,
- 50:53finalement,
- 50:54il y a de la vie.
- 50:56C'est toute une vie.
- 50:57Quand on achète un sac Poc Poc,
- 51:00on achète de la vie,
- 51:00en fait.
- 51:03Et ce qu'on espère,
- 51:04c'est qu'on puisse,
- 51:05à notre petite échelle,
- 51:07réussir à inspirer,
- 51:11à consommer de façon,
- 51:14on va dire,
- 51:14durable.
- 51:16Parce qu'aujourd'hui,
- 51:17on sait que le secteur de la mode est un des plus polluants.
- 51:22Donc,
- 51:23à notre échelle,
- 51:24réussir à déconstruire le mode de consommation.
- 51:30Et ce qu'on peut nous souhaiter,
- 51:33c'est quoi ?
- 51:33C'est le faire le plus possible,
- 51:37donc être distribué dans le monde entier.
- 51:40Ce serait vraiment une chouette aventure,
- 51:43en tout cas,
- 51:43si on y arrivait.
- 51:46Et on est en route,
- 51:46donc on est confiante.
- 51:48On sait qu'on a eu un cheminement assez lent.
- 51:52Et en même temps,
- 51:53on est très confiante sur les perspectives.
- 51:58Et que demain,
- 52:04les personnes ou les femmes qui ont à cœur de consommer d'une autre façon,
- 52:11de consommer autrement,
- 52:13puissent joindre notre communauté puisque nous aujourd'hui on a envie de bâtir une communauté de femmes engagées dans la consommation et dans l'art de vivre tout simplement donc voilà si aujourd'hui on est 18 000 sur
- 52:29Instagram,
- 52:29on espère qu'on sera beaucoup plus nombreuses dans notre communauté.
- 52:34Très bien,
- 52:35écoute,
- 52:35c'est tout ce qu'on peut souhaiter à PocPoc.
- 52:37Tout ce que tu viens de dire là,
- 52:38c'est un bel engagement et une belle mission de marque.
- 52:46Ravie de pouvoir échanger avec toi et d'en savoir un peu plus sur la marque PocPoc.
- 52:55Je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 53:00Merci beaucoup Ramata en tout cas et belle continuation à toi aussi parce que à travers ton podcast tu viens aussi servir justement des marques africaines comme nous qui sommes à l'autre bout du monde et aujourd'hui tu nous donnes la voix et c'est
- 53:16hyper important dans notre cheminement et c'est quelque chose qu'on cristallisera parce que voilà c'est aussi aujourd'hui un moment de partager encore plus notre aventure donc merci à toi
- 53:27Je t'en prie.
- 53:28C'était vraiment un plaisir pour moi d'avoir l'opportunité d'entendre l'histoire de PocPoc.
- 53:36Merci beaucoup.
- 53:37À bientôt.
- 53:39À très bientôt.
- 53:42Merci d'avoir écout�� l'épisode jusqu'au bout.
- 53:44Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 53:51Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 53:53Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 53:57Je vous invite également à cliquer sur les 5 étoiles pour donner de la force.
- 54:02Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.