Latest / Les invités de Radio des Ballons / Les responsable du don du sang au Thillot
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- Christophe Boulard, vous êtes docteur et responsable de tous les... il me semble, de tous les dents du sang de Lorraine, c'est ça ? Oui, voilà, sur le grand bassin de Nancy, Vosges, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Sud-Moselle et une petite partie en Haute-Marne. Et là, aujourd'hui, vous êtes sur la collecte du CIO. Déjà, pourquoi être venu à cette collecte ? Alors, je suis venu parce que je connais bien Philippe et c'est aussi l'occasion de discuter avec lui. Mais c'est surtout parce qu'aujourd'hui, notre président national se déplace sur les Vosges pour rencontrer les associations de bénévoles et puis pour voir le fonctionnement d'une collecte locale. Le président national, c'est-à-dire ? C'est Frédéric Pacou, en fait, qui est notre directeur général de l'établissement au niveau national, qui gère tout. Il me semble avoir compris, d'après Philippe, qu'il y avait une réunion importante à Romièrement aujourd'hui ? Oui, voilà. Donc, la journée a débuté par une table ronde avec l'ensemble des amicales, déjà pour les remercier, parce que les Vosges restent un secteur excédentaire pour nous. Les collègues fonctionnent vraiment très bien. Pour discuter avec les amicales d'organisation et puis aussi pour évoquer, on va dire, les prélèvements de plasma ferrèze sur le département à peut-être créer pour les années qui viennent. Oui, parce que le plasma, c'est toujours en Ansy, quoi. Le plasma, ça ne reste aujourd'hui que sur des sites fixes. Et donc, la question se pose, c'est vrai que les Vosges ont perdu leur maison du don, Saint-Dié, Epinal, il y a quelques années. Et de trouver une solution, on va dire, nouvelle pour arriver à prélever du plasma à nouveau sur les Vosges. Donc, c'est un grand projet. Il faut espérer qu'il va bientôt arriver. Vous avez quelques chiffres sur l'hydrode du sang, sur les collectes au niveau Lorraine ? Alors, au niveau Lorraine, on prélève à peu près, sur Nancy, 1200 poches par semaine, en gros. Sur Nancy, c'est-à-dire ? Sur toute notre région, l'ensemble de ces départements. Et sur Grand-Est, c'est 4500 poches par semaine. Et une poche, ça contient ? 480 millilitres de globules rouges. 200, et à partir d'une poche, on va faire un concentré de globules rouges. On va prélever des plaquettes et on va aussi prélever du plasma. 250 millilitres. Donc, même quand vous donnez du sang, vous donnez aussi du plasma. C'est une alternative pour quand même pouvoir donner un petit peu de plasma. Oui, oui. Et aussi, à l'initiative de Sylvain Zanetti, qui est le représentant régional et aussi de la Miquel de Saint-Dié, des navettes ont été créées pour justement faire venir des donneurs sur le site de Nancy de façon régulière. Et donc, là, vous disiez que les Vosges sont excédentaires, c'est-à-dire la moyenne nationale par rapport aux Vosges ? Alors, c'est-à-dire qu'on a un taux de fidélisation important sur les Vosges. Et quand je dis excédentaire, je compare par rapport à l'année précédente où sur Grand-Est, on a perdu, on va dire, 2% de prélèvements, alors que sur les Vosges, on est presque à 2% de plus par rapport à ce qu'on avait réalisé en 2023, en 2024. Et c'est suffisant ? Il y en faudrait plus ? C'est jamais suffisant, parce que, vous savez, le taux de fidélisation nationale est en gros à 3,5, sur les Vosges, on est à 4,5, c'est-à-dire qu'en gros, 4% des donneurs en âge de donner viennent donner leur sang, ce qui reste peu, vous voyez, sur une échelle nationale. Et là, cette collecte, aujourd'hui, a l'air intéressante, quand même. Oui, voilà, c'est une collecte qui fonctionne bien. On attend, en gros, 70 donneurs sur le Thiau, et sur toute la région de Haute-Moselle. Voilà, c'est un secteur qui fonctionne bien, grâce à Philippe, notre président d'Amicale, qui se démène pour accueillir les donneurs tout au long de l'année. Frédéric Pacou, président national de l'établissement Français du Sang. Nous voici aujourd'hui au Thiau. Pourquoi cette petite visite au Thiau ? Parce que c'est la collecte qui était organisée cet après-midi dans le secteur des Vosges que j'avais la chance de visiter, puisque j'ai été invité par le député Christophe Négelen à une réunion d'échange, de débat avec les associations de bénévoles qu'on a donc tenues cet après-midi à Remiermont, pour évoquer les enjeux d'évolution de la collecte, de sensibilisation des jeunes, de collecte du plasma qu'il nous faut développer pour répondre aux besoins des patients en France. Et comme il y avait cette collecte au Thiau, c'était une bonne occasion pour saluer les bénévoles en action, saluer les donneurs, et puis bien sûr aller à la rencontre des équipes de l'EFS qui procèdent au prélèvement. Et de cette réunion qu'il y a eu à Remiermont, il en ressort quoi ? Il en ressort une très belle énergie et de belles idées pour faire avancer les causes du don du sang et du plasma. Il y a la nécessité d'ouvrir les portes et les fenêtres, c'est-à-dire qu'ensemble, les bénévoles et l'EFS aillent à la rencontre des collectivités, des acteurs économiques, des entreprises pour développer les collectes, pour obtenir du soutien pour l'organisation de ces collectes, pour avoir des salles, pour avoir du soutien pour l'organisation des collations, aussi à mener des actions auprès, par exemple, de l'éducation nationale, des écoles, des collèges, des lycées, pour travailler à l'explication de l'intérêt pour les jeunes générations de penser à donner son sang quand on arrive à l'âge de 18 ans. Ce sont des choses qui se préparent et tout ça est travaillé en relation avec les bénévoles. Tout l'enjeu également du plasma, du développement de cette collecte de plasma qui va nous permettre, au fil des années qui viennent, de mieux répondre aux besoins des patients qui ont, par exemple, des déficits immunitaires. Et c'est grâce au plasma qui permet de développer les médicaments composés d'immunoglobuline, qui permet de soigner ce déficit immunitaire, qu'on va pouvoir répondre aux besoins des patients. Et pour ça, il faut développer une collecte qui, aujourd'hui, se fait en maison du don. Et donc, les Vosgiens qui veulent donner leur plasma, ils doivent aller jusqu'à Nancy ou à Colmar. Et Sylvain Zanetti, qui est le président du comité régional Lorraine Champanardenne pour les bénévoles du don de sang, organise, par exemple, des collectes, des navettes qui amènent les donneurs vers les collectes de Nancy et de Colmar régulièrement. Et donc, c'est un très bon exemple qu'on peut déployer davantage dans la région. Les gens peuvent y aller avec leurs propres moyens, mais ils ont d'autres moyens. Voilà, beaucoup y vont par leurs propres moyens. Certaines personnes peuvent y aller, évidemment, par leur voiture ou en prenant le train. Mais en plus, il y a tout ce que les associations peuvent faire pour accompagner les donneurs dans ce trajet. Au niveau national, comment se porte le don du sang ? Le don du sang se porte en ce début plutôt avec des besoins affirmés. C'est-à-dire que vraiment, si je peux se passer ce message, il est important en ce moment de donner son sang. Les réserves sont un peu plus difficiles à reconstituer depuis le début de l'année, après la période des fêtes, qui est toujours une période un peu creuse. Et là, avec l'épidémie de grippe, on a eu un certain nombre de donneurs qui n'ont pas pu venir donner. Et donc, nous mettons un peu plus de temps à rétablir des stocks qui sont un peu en tension, notamment pour le O négatif, qui est très utilisé dans la transfusion, puisqu'on peut transfuser beaucoup de personnes à partir du O négatif. Et donc, j'invite les donneurs, notamment ceux qui sont O négatif, mais pas seulement, à prendre rendez-vous, à aller sur les collectes mobiles, dans les maisons du don, même sans rendez-vous, pour, en ce moment, nous aider à renforcer nos stocks.