Latest / Les invités de Radio des Ballons / 20 ans pour les jeunes sapeurs pompiers de la Haute-Moselle
Transcript
- Adjudant-chef Denis Forneseau, tu es le vice-président de la section des JSP de la Haute-Moselle, mais c'est une section qui existe depuis 20 ans. Exactement, oui, 20 ans. Création en 2005 sous l'impulsion du Major Rohr, qui est arrivé dans le secteur en tant que professionnel en reprenant les rênes de la caserne du Thillau à l'époque. Major Rohr, que tu as l'honneur d'inviter aujourd'hui. Major Rohr, vous êtes le créateur de cette section ? Oui, en tant que président à l'époque, j'étais président départemental des JSP et c'était normal de créer une école de jeunes sapeurs-pompiers donc sur le secteur du Thillau, étant donné que c'est l'école des jeunes et c'est un des meilleurs recrutements de sapeurs-pompiers volontaires. Et vous êtes resté combien de temps ? 5 ans. Je venais à l'époque de Rambert-Villay, où j'avais déjà créé une école de jeunes sapeurs-pompiers avant celle de Charme et de Mircourt aussi. Et toi, Denis ? Alors tu taquines l'ancien chef, là. Mais depuis Gérard Rohr et jusqu'à Denis Fornaison, j'imagine qu'il y a eu plusieurs présidents ? Ça dépend ce que tu entends... Toi t'es président délégué, mais on va dire président... Président de la section, par protocole, c'est le chef de centre ou un chef de centre du secteur où se trouve l'école de JSP. Donc il y a eu qui ? Alors à la suite de Gérard, on a eu Claude Divou, qui est resté aussi 5 ans. À la suite, on a eu Philippe-Antoine, jusqu'à sa retraite, il y a 4 ans, 5 ans. Et après, on a eu le lieutenant Villomé, qui est resté 3 ans. Et depuis 2 ans, le lieutenant Frédéric Mougenot, qui est détaché par le groupement Montagne pour officier en tant que président, puisque les officiers, le chef de centre ici, qui vient seulement de reprendre Jean-Louis Hoffner, le commandement a déjà énormément de travail et ne pourrait pas s'occuper forcément de l'école. Donc pour l'instant, par intérim, c'est le lieutenant Mougenot qui assure cette présidence. Mais principalement ici, c'est toi qui commandes les sections ? Alors oui, comme dans toutes les écoles de JSP, elles sont sous présidence d'un chef de centre. Mais encore une fois, vu le travail et l'importance dans les centres, l'importance du travail dans les centres, un chef de centre ne peut pas tout chapeauter. C'est un très, très gros travail de faire des plannings, de faire des recrutements des jeunes, de s'occuper des animateurs, de faire des listings, de faire plein de choses. C'est un énorme travail. Et c'est pour ça qu'il y a un président délégué. Parce que toi, en plus, t'es pas là que depuis 2 ans dans les JSP. Non, puisque ça fait 20 ans. Ça fait 20 ans, comme je le dis souvent, avec beaucoup d'humour. Je suis le dernier dinosaure, le dernier créateur actif de cette école. Et t'as dû voir passer beaucoup de jeunes ? Une centaine, oui. Une centaine de jeunes, à peu près, formés depuis la création de cette école. Et ça s'est passé comment ces années ? Cool, tranquille, des inconvénients, des avantages ? Cool, tranquille, oui et non. On a toujours du travail. Il y a des très bons moments de convivialité. Il y a des moments un peu plus durs de travail parce qu'il faut rester sérieux. On a quand même une grosse charge d'apprentissage. Il y a quand même un planning à respecter. Et à la fin, on forme des pompiers. On forme des pompiers et ça demande beaucoup de travail, beaucoup de rigueur. Et 100 jeunes formés en 20 ans ? Un effectif pompier, ça donnait quoi ? On arrive aujourd'hui à entre 15 et 20 encore actifs. Il y en a qui étaient... Il y en a qui ont arrêté, oui, qui... Qui sont devenus pompiers et qui ont arrêté après ? Oui, oui, mais encore actifs. On a encore entre 15 et 20 anciens JSP qui ont toujours gardé leur engagement. Et j'imagine qu'ils ne sont pas tous sur le sein de l'Haute Moselle ? Non, effectivement. La ville faisait encueil. Il y en a qui sont partis ailleurs, voire même hors département. Mon cher Arnaud, pour terminer, en 20 ans, revenir 20 ans après, qu'est-ce que tu penses de l'école aujourd'hui ? L'école des jeunes sapeurs-pompiers, c'est vraiment le but de... C'est une école de la vie déjà pour les jeunes. Et c'est indispensable dans chaque secteur. On devrait dire, à la limite, tous les 20, 30 kilomètres, on devrait trouver une école de jeunes sapeurs-pompiers pour le recrutement des pompiers volontaires, qui est le point essentiel de leur recrutement. Que dirais-tu de celle du Thiau, de celle de la Haute Moselle ? Celle du Thiau, c'est magnifique. Et il faut la préserver. Il faut les faire tourner. C'est sûr que c'est un énorme travail, mais indispensable pour les jeunes. Commandant Pascal Habert, vous êtes le chef du groupement montagne des sapeurs-pompiers des Vosges. Comment se porte ce groupement à l'heure actuelle ? Très bien. Vous l'avez vu aujourd'hui avec l'Assemblée générale des jeunes sapeurs-pompiers du secteur du Thiau. La relève est présente. Elle se forme pour qu'on puisse continuer à assurer l'opérationnalité dans les centres de secours du groupement. Et le groupement montagne, c'est combien de CIS ? Le groupement montagne, c'est 23 centres de secours. C'est tout le quart sud-est du département. C'est environ 600 sapeurs-pompiers qui oeuvrent au quotidien. Cette année, il y a eu beaucoup d'interventions critiques ? Comme chaque année, les interventions sont diverses et variées. Certaines bénignes, d'autres beaucoup plus graves. J'imagine qu'il y en a qui sont partis dans le sud ? Oui, tout à fait. Comme chaque année, le département des Vosges engage des colonnes mobiles de secours pour les feux de forêt. Certains d'entre eux ont armé ces colonnes pour assurer la surveillance, mais également combattre les feux, et notamment celui de l'eau d'eau. Et un petit mot sur le CIS du Thiau ? Le centre de secours du Thiau, avec son chef de centre, le lieutenant Hofner, fonctionne très bien avec une équipe dynamique, ce qui permet d'avoir des actions de proximité au niveau des secours et une bonne cohésion dans ce centre de secours.