Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / 4M€ en 12 mois, 0 levée, 70% de personnes handicapées embauchées : sa stratégie renverse tous les codes | Ghyslain Morvan | Déclic 373
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- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com.
- 0:10Et dans ce podcast,
- 0:11j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez,
- 0:20à votre tour,
- 0:21faire la différence.
- 0:22Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Je suis avec Giselin Morvan.
- 0:27Comment tu vas ?
- 0:28Salut,
- 0:28merci,
- 0:29oui,
- 0:29ça va très bien.
- 0:29Bonjour à tous.
- 0:30Écoute,
- 0:31hyper content de t'avoir ici dans cet épisode.
- 0:33Rapidement,
- 0:34je te présente et ensuite,
- 0:35j'ai plein de questions à te poser.
- 0:36Tu es le fondateur de Trèfle Restauration,
- 0:40des frigos connectés et comptoir de restauration inclusif en entreprise,
- 0:45startup de l'année.
- 0:47Ton parcours d'entrepreneur commence là où d'autres terminent leurs études.
- 0:51plutôt que de rédiger une thèse,
- 0:53tu rachètes ta première boîte de traiteurs événementiels,
- 0:56un pari jugé un peu folklorique par ton banquier à l'époque,
- 0:59mais que tu transformes en une véritable machine,
- 1:01une belle success story.
- 1:02Tu passes de 400 000 euros de chiffre d'affaires à 10 millions d'euros de chiffre d'affaires.
- 1:07Après avoir exploré notamment l'immobilier,
- 1:09l'automobile et avoir frôlé la faillite suite à une fraude,
- 1:12tu décides de mettre ton expertise au service d'une mission plus grande.
- 1:1770%
- 1:18de tes collaborateurs sont en situation de...
- 1:20handicap.
- 1:21On va en reparler.
- 1:22En quelques mois,
- 1:23le succès est fulgurant.
- 1:244 millions d'euros de commandes signées,
- 1:26déjà 24 personnes en situation de handicap en poste et une communauté de 190 000 abonnés sur LinkedIn qui suit ton franc-parler.
- 1:35Aujourd'hui,
- 1:35on va comprendre comment on réussit à faire grandir sa boîte sans aucune levée de fonds et comment un personal branding peut devenir son meilleur outil pour signer des contrats et bousculer son marché,
- 1:43notamment sur un marché dit social.
- 1:45Bienvenue Gislain sur le Déclic,
- 1:47encore une fois.
- 1:48Merci.
- 1:49Juste une petite précision parce que ça fait flipper,
- 1:51mais suite à une fraude,
- 1:52mais ce n'est pas moi qui ai fraudé.
- 1:55C'est quelqu'un qui est venu chez moi,
- 1:57qui a fraudé et qui a failli me faire couler.
- 1:59Parce que sinon,
- 2:01les gens vont se poser la question tout le long.
- 2:03Tu as cassé le suspense.
- 2:07Parce qu'il y en a qui s'arrêtent là.
- 2:08Ils vont être extraits et ils vont le passer en boucle.
- 2:11C'est vrai,
- 2:12tu as raison.
- 2:12Tu as bien fait parce qu'il y a plein de...
- 2:14de petits shorts ou autres qui peuvent être créés même sur de l'audio rapidement du coup et on y reviendra parce qu'il y a plein d'anecdotes et il y a plein de passages dans ce parcours et de cette success story et surtout ces choix,
- 2:25cette mission ces décisions qui font la boîte que tu as et l'entrepreneur que tu es mais avant ça,
- 2:31qu'est-ce qui fait que tu rachètes ta première boîte assez jeune pourquoi avoir choisi de faire ça qui plus est sans aucune expérience au préalable
- 2:43ce n'est pas anodin.
- 2:45Qu'est-ce qui t'oriente vers cette décision ?
- 2:46Est-ce que c'est une décision d'opportunité ?
- 2:48Est-ce que c'est une décision de conviction ?
- 2:50Est-ce que tu n'avais pas le choix ?
- 2:51Ça peut être intéressant de creuser ce point-là.
- 2:53Oui,
- 2:53tout à fait.
- 2:54C'est comme souvent le fruit de plusieurs réflexions.
- 2:57La première,
- 2:58c'est que je suis un peu hyperactif,
- 2:59ça n'échappera à personne autour de moi et que je me dis à faire une thèse,
- 3:03autant faire un truc qui va au bout,
- 3:04optimiser le temps,
- 3:05multiplexer.
- 3:05Ça ne sert à rien de faire un dossier de thèse pour le mettre dans un placard,
- 3:09le laisser dormir juste pour avoir le diplôme.
- 3:11J'ai le courage de me dire,
- 3:12allez,
- 3:12je fais un truc,
- 3:13mais en même temps,
- 3:14on va essayer de le faire pour de vrai.
- 3:15Donc,
- 3:15j'avais plusieurs idées parmi celles de racheter une boîte et donc,
- 3:18je suis allé au bout.
- 3:19En fait,
- 3:20après,
- 3:20côté entrepreneur,
- 3:21j'ai le sentiment que je suis né avec ça dans le sang.
- 3:23Quand j'étais petit,
- 3:24je n'arrêtais pas d'acheter des gâteaux ou des packs de barres chocolatées,
- 3:28les barres promotionnelles avec 12 achetés et 4 gratuites que je redécoupais chez moi et que je revendais à la cour de récré,
- 3:34mon sac à dos tout jeune,
- 3:36une petite marge et tout ça.
- 3:38J'ai toujours eu le sentiment d'apporter...
- 3:40de porter au fond de moi l'envie de faire du business.
- 3:43Et j'ai fait milliards de petits boulots comme ça pour gagner ma vie dans un milieu modeste,
- 3:47dans ma famille,
- 3:48on est assez modeste.
- 3:49Et du coup,
- 3:50ça,
- 3:50c'est le fruit d'une conviction entrepreneuriale et surtout la volonté d'avoir la responsabilité de mes échecs,
- 3:56mais aussi le fruit de mes réussites et pas forcément de le faire pour un patron.
- 4:00Et justement,
- 4:01tu reprends cette boîte qui fait plus ou moins 400 000 euros de chiffre d'affaires.
- 4:04Tu l'amènes à 10 millions de chiffre d'affaires.
- 4:07C'est quoi les leviers de croissance majeurs ?
- 4:09que tu utilises à ce moment-là ?
- 4:11En combien de temps tu arrives à l'amener à ce chiffre d'affaires ?
- 4:14Parce que là aussi,
- 4:15ce n'est pas anodin.
- 4:15Première boîte,
- 4:16première entreprise,
- 4:17une telle croissance,
- 4:19je pense que ça attire la curiosité de ceux qui nous écoutent.
- 4:22Oui,
- 4:22surtout que c'est un marché qui est très difficilement escalable.
- 4:24Ça n'existe pas puisqu'en fait,
- 4:26on a une proportionnelle absolue entre le chiffre d'affaires et les moyens qu'il faut mettre en œuvre.
- 4:31Donc,
- 4:31plus tu fais de mariages,
- 4:32plus tu fais de congrès et plus il faut des gens pour produire,
- 4:36pour faire le service,
- 4:37plus de camions,
- 4:37etc.
- 4:38Donc c'est...
- 4:38Ce n'est pas scalable du tout.
- 4:40Donc,
- 4:40pour avoir une belle progression,
- 4:41une belle accélération,
- 4:42il fallait avoir de l'innovation,
- 4:43il fallait travailler sur un process un peu small giant,
- 4:46qui est une méthode un peu anglophone où on va essayer toujours de choisir nos clients,
- 4:50choisir les projets,
- 4:51choisir les bonnes personnes autour de nous.
- 4:54Et ce qui fait le succès aussi,
- 4:55ce qui m'a toujours aidé,
- 4:56c'est que j'ai peut-être incarné un leadership,
- 4:59mais j'ai surtout cultivé le second chip.
- 5:02Je tiens cette méthodologie d'Olivier Torres.
- 5:06C'est-à-dire qu'en gros,
- 5:06j'ai su m'entourer de gens autour de moi très compétents,
- 5:09très engagés,
- 5:10pour lesquels j'ai toujours essayé d'être le plus honnête possible et le plus droit possible.
- 5:14D'ailleurs,
- 5:14on a fêté hier les 20 ans et j'avais autour de moi encore trois personnes qui étaient là au tout début de l'aventure.
- 5:20Donc,
- 5:21je pense que c'est l'entourage qui fait que tu peux vraiment augmenter avec l'idée que tu peux augmenter le volume en maintenant la qualité et que c'est un cercle vertueux de dire je fais plus de qualité,
- 5:31donc je fais plus de volume.
- 5:32mais comme je fais plus de volume,
- 5:33je mets plus de moyens aussi.
- 5:35sur les outils qualitatifs pour avoir ce cercle vertueux.
- 5:39de qualité-volume,
- 5:40qualité-volume.
- 5:41Voilà,
- 5:41donc c'est comme ça qu'on a grandi.
- 5:42Et pour répondre à ta question sur la durée,
- 5:44en fait,
- 5:45ça a mis plusieurs années,
- 5:46mais comme tu l'as dit en intro,
- 5:47j'ai fait trois ans d'accélération à fond où je suis passé de 400 000 à quelques millions d'euros.
- 5:52Après,
- 5:52j'ai fait une pause pour souffler,
- 5:53parce que je bossais comme un fou.
- 5:55C'est un métier physique,
- 5:56tu sais,
- 5:57il y a beaucoup d'implications.
- 5:59J'ai exploré d'autres activités,
- 6:00l'immobilier,
- 6:01l'automobile,
- 6:02mais je n'ai pas trouvé la même passion que quand tu fais un mariage,
- 6:06un congrès,
- 6:07des événements aussi passionnants.
- 6:08Pas le même côté humain non plus.
- 6:10Donc,
- 6:10ce n'est pas pour critiquer ces secteurs-là,
- 6:12mais je n'ai pas trouvé mon compte.
- 6:13Donc,
- 6:13je suis revenu après.
- 6:14Et en fait,
- 6:14ça s'est fait en deux fois cinq ans,
- 6:16cette progression.
- 6:17Deux étapes d'accélération de cinq ans.
- 6:19Ok,
- 6:19très clair.
- 6:20Et justement,
- 6:21tu parles d'automobile,
- 6:22tu parles d'immobilier.
- 6:23On parlait de fraude tout à l'heure.
- 6:25Tu as connu la quasi-faillite à cause d'une fraude immobilière.
- 6:29Est-ce que tu peux nous en parler ?
- 6:30Comment tu l'as vécu ?
- 6:32Je te pose cette question et puis tout de suite,
- 6:34j'en ai parlé dans ma présentation parce que quand tu es entrepreneur,
- 6:38naturellement tu vas faire face à des déconvenus tu vas aussi faire face à des gens qui peut-être sont malhonnêtes et le vrai sujet c'est de savoir comment tu fais face à cela pour pouvoir continuer à avancer voire même grandir de ces situations et c'est parfois plus simple à le raconter a posteriori que quand on est en train de le vivre,
- 6:56peut-être que certains qui nous écoutent sont en train de le vivre ou viennent de le vivre donc ça peut être intéressant que tu nous partages justement cette étape de ton parcours Oui bien sûr,
- 7:04quand on est entrepreneur on le sait,
- 7:05on est multitâche on fait 50 choses à la fois
- 7:07Donc à cette époque-là,
- 7:08j'avais un enfant,
- 7:09je me mariais,
- 7:10je construisais mon bâtiment qui était le deuxième laboratoire que je faisais,
- 7:14je déménageais,
- 7:15j'avais des soucis,
- 7:16c'est le premier bâtiment que je construisais,
- 7:17il y a énormément de choses qu'on gère et forcément on essaie d'aller vite sur chacun des sujets et parfois il peut y avoir des trous dans la raquette,
- 7:24on oublie de vérifier un truc ou un autre et là ce qui s'est passé,
- 7:26c'est que quand je construisais mon bâtiment,
- 7:28j'ai essayé de voir grand,
- 7:29de construire un bâtiment beaucoup plus grand que ce dont j'avais besoin pour prévoir la croissance à venir et je me suis dit,
- 7:35je vais louer une partie de ces locaux.
- 7:36pour au début financer le projet.
- 7:39Et en faisant ces locaux,
- 7:41j'ai trouvé un preneur qui avait l'air sympa et pour lequel il fallait faire des travaux d'aménagement,
- 7:47ce que j'ai accepté de faire.
- 7:50Et donc,
- 7:50il fallait faire des travaux.
- 7:51Il m'a dit,
- 7:51c'est bon,
- 7:52j'ai les crédits.
- 7:52Il m'a produit un document qui était un faux document d'acceptation de crédit.
- 7:56Et ce qui fait que quand j'ai fait les premiers appels de fonds pour payer les entrepreneurs pour de l'argent que je n'avais pas,
- 8:01du coup,
- 8:01ce n'était pas pour moi les travaux.
- 8:04Moi,
- 8:04je payais...
- 8:05mes appels de fonds pour mon bâtiment à moi et pour cette partie à lui.
- 8:08Quand j'ai fait appel de fonds,
- 8:09il m'a fait comprendre qu'il avait un peu de retard et puis finalement,
- 8:11j'ai compris qu'il n'y avait pas du tout de crédit.
- 8:13Ce qui fait que quand moi,
- 8:14je me suis retrouvé à avoir un financement à 100%,
- 8:17plus un peu d'apport pour les frais notaires et tout,
- 8:18je n'avais plus rien et je devais faire face à des entrepreneurs qui me demandaient de les payer,
- 8:24sachant que j'avais un bail précaire qui s'arrêtait de l'autre côté,
- 8:26donc je n'avais pas le choix que de garder le même timing et je me suis retrouvé dans une situation catastrophique où je devais sortir l'argent que je n'avais pas du tout et que le preneur n'avait pas du tout.
- 8:33Donc là,
- 8:33j'ai bricolé comme un fou,
- 8:34j'ai acheté une voiture en crédit que j'ai fait financer deux,
- 8:38trois fois,
- 8:38que j'ai revendu derrière.
- 8:39J'ai essayé de me débrouiller,
- 8:41j'ai fait des économies,
- 8:42j'ai vendu des biens perso,
- 8:43j'ai fait tout ce que j'ai pu pour me sauver et c'est passé à 1 000 euros près.
- 8:48Donc oui,
- 8:48ça a été une catastrophe et j'ai vécu des nuits blanches horribles à essayer de trouver le moindre euro.
- 8:53Et ce n'était pas ma faute,
- 8:55c'est ça le pire.
- 8:56J'ai peut-être fait une erreur,
- 8:57mais il n'y a pas de leçon à tirer presque,
- 8:59si ce n'est qu'il faut être beaucoup plus vigilant et faire confiance à personne et vérifier.
- 9:02Mais en fait,
- 9:03je n'ai pas fait une erreur de gestion.
- 9:04Je me suis fait arnaquer.
- 9:05C'est terrible.
- 9:07Justement,
- 9:08avant qu'on en passe à la création de Trèfle Restauration,
- 9:12il y a cette boîte d'événementiel,
- 9:14traiteur,
- 9:15où tu retournes à ses premiers amours.
- 9:18Tu retrouves un peu cette flamme finalement qui fait que tu adores faire ça et tu vois ces émotions que tu crées,
- 9:25etc.
- 9:26Comment ça se passe après,
- 9:27avant ?
- 9:28la transition vers trèfle restauration ?
- 9:30Est-ce que cette boîte,
- 9:31tu la revends ?
- 9:31Qu'est-ce qui se passe concrètement ?
- 9:35Moi,
- 9:35j'ai toujours eu un aspect humain dans les entreprises que je dirigeais.
- 9:39C'est ce qui m'a conduit à travailler dans le traiteur événementiel.
- 9:42C'est qu'on partage des moments de joie avec les gens.
- 9:45C'est ce qui me plaît le plus.
- 9:46Ce côté humain,
- 9:48on l'avait et on l'a développé au point d'intégrer dans nos staffs du personnel en situation de handicap.
- 9:56et ceux de plus en plus.
- 9:57C'est-à-dire que j'avais un business traditionnel,
- 10:00ordinaire et rentable sur lequel j'ai encapsulé,
- 10:02comme ça a été la mode après par la suite,
- 10:04de la RSE.
- 10:05Mais de manière sincère.
- 10:06C'est-à-dire qu'en gros,
- 10:07notre indicateur,
- 10:08ce n'était pas d'avoir des labels ou des pages bullshit sur Internet.
- 10:12Il y en a qui mettent des pages RSE en disant qu'ils sensibilisent à tout,
- 10:15mais en fait,
- 10:15ils ne font rien.
- 10:16Nous,
- 10:16ce n'est pas la sensibilisation qui nous intéressait,
- 10:18c'est l'action,
- 10:18le mesurable,
- 10:19le tangible.
- 10:20Et donc,
- 10:21on a fait des partenariats avec des établissements sociaux d'aide par le travail.
- 10:24On a fait des...
- 10:25pas mal d'intégration
- 10:26Et chemin faisant,
- 10:27ça m'a amené aussi à prendre la direction et la présidence de commissions sur le handicap pour essayer d'améliorer la situation.
- 10:33J'ai participé au campus de l'inclusion pour que les dirigeants soient plus inclusifs.
- 10:37Et en fait,
- 10:37en mettant le doigt là-dedans,
- 10:39j'imagine comme ceux qui sont dans l'environnement,
- 10:40dans le climat ou dans la biodiversité,
- 10:43et on a des têtes,
- 10:45des noms qui nous viennent en tête là-dessus,
- 10:47on met le doigt dans un sujet où on se rend compte de l'injustice,
- 10:50du besoin,
- 10:50des personnes formidables qui sont laissées sur le bord de la route.
- 10:53On parle beaucoup d'intelligence artificielle,
- 10:55de choses comme ça,
- 10:55mais on oublie parfois qu'il y a des personnes plus fragiles qui sont éloignées de tout ça.
- 11:00Et donc,
- 11:00ça m'a touché de plus en plus,
- 11:01de plus en plus,
- 11:03jusqu'à me dire un jour,
- 11:04plutôt que de continuer à faire des choses et d'encapsuler ça dans mon business,
- 11:09en fait,
- 11:09je vais réécrire l'histoire et cette fois-ci,
- 11:11je vais partir d'une mission sociale et je vais dérouler et écrire un business et un modèle sur cette base-là.
- 11:17Donc,
- 11:18le KPI,
- 11:18ce n'est plus chiffre d'affaires,
- 11:19croissance,
- 11:20rentabilité,
- 11:20le KPI est principal.
- 11:22c'est création d'emplois des personnes handicapées.
- 11:24Et de là,
- 11:24pour nourrir cette mission,
- 11:26comment j'ai créé un business rentable,
- 11:28durable,
- 11:29pour ne pas être dépendant de subventions,
- 11:30pour ne pas être dépendant de la charité des entreprises.
- 11:33Il faut que je sois compétitif et à des tarifs compétitifs et avec un produit délivré de manière compétitive.
- 11:39Et c'est là toute la réflexion et tout le talent qu'il a fallu mener avec les équipes pour arriver à créer ça.
- 11:44Donc,
- 11:44on est parti,
- 11:44on a changé le paradigme.
- 11:45Oui,
- 11:46justement.
- 11:46Alors,
- 11:46comment on en arrive à créer ça ?
- 11:47Parce que c'est un sacré challenge.
- 11:49puis déjà bon
- 11:50très très belle mission,
- 11:51très belle démarche il n'y a aucun sujet là-dessus mais l'initiative que je salue aussi d'un point de vue entrepreneurial c'est que il y a une mission qui présente des avantages mais qui présente aussi des contraintes et toute la démarche entrepreneuriale de comprendre comment craquer le code de la croissance,
- 12:08de la rentabilité la concurrence également et donc de réussir à se positionner sur un marché va être adaptée à cette mission qui est noble et qui est qui
- 12:18te fait avancer,
- 12:19vous fait avancer,
- 12:20parce que c'est un travail d'équipe effectivement,
- 12:21et déjà rien que là c'est hyper intéressant pour tous ceux qui nous écoutent,
- 12:24parce que c'est pas souvent le cas c'est souvent le drive,
- 12:28tu l'as évoqué,
- 12:29c'est le chiffre d'affaires,
- 12:30c'est la croissance,
- 12:31c'est l'impact,
- 12:32et puis il y a une mission qui justifie un peu ça,
- 12:34là le drive c'est la mission,
- 12:35et tout le reste est un outil,
- 12:37est un moyen pour la servir comment ensuite vous en êtes arrivé justement à ajuster parce que j'imagine que c'est aussi beaucoup d'itérations parfois peut-être des déconvenues,
- 12:46parfois Au revoir.
- 12:47des ajustements.
- 12:48Parfois,
- 12:48on a l'impression qu'on avance de 10 pas,
- 12:50mais on recule de 3.
- 12:52Ça peut être intéressant justement que tu nous décrives un peu ces premières étapes jusqu'à arriver à un modèle qui est celui d'aujourd'hui.
- 12:59Exactement,
- 13:00tu as très bien résumé la situation.
- 13:02Alors,
- 13:02évidemment,
- 13:02l'objectif,
- 13:03c'est de communiquer clairement avec toutes les équipes qu'on soit tous alignés sur la mission.
- 13:07Et la mission,
- 13:08elle est non équivoque.
- 13:09Tout le monde sait pourquoi il est là.
- 13:11Donc,
- 13:11si tu veux,
- 13:12le simple fait déjà de se lever le matin avec une énergie qui est différente
- 13:15qui n'est pas de se lever pour gagner son salaire ou pour faire du chiffre d'affaires,
- 13:19mais de se lever pour apporter de l'aide à des personnes plus fragiles,
- 13:23rien que cette énergie,
- 13:24elle apporte une productivité supplémentaire.
- 13:26Ça,
- 13:26je mets ma main à couper là-dessus.
- 13:28Je vois bien que les équipes,
- 13:29elles se lèvent le matin avec une idée qu'elles font du business différent.
- 13:32Donc ça,
- 13:33c'est déjà une façon de produire plus que un pour un,
- 13:37parce que tu fais autre chose.
- 13:38Et donc,
- 13:39s'il y a une petite heure supplémentaire à faire,
- 13:41et rémunérée bien sûr.
- 13:43et bien en fait tu l'as fait avec un plaisir qui est haut si tu as un accompagnement ou une adaptation à mener auprès d'un salarié qui est porteur de handicap et bien tu vas le faire ça c'est déjà la raison d'être et la raison de se lever le matin et on est bien d'accord que quand tu te lèves pour un truc passionnant t'as quand même beaucoup plus d'énergie que si tu te lèves pour juste quelque chose d'alimentaire d'accord,
- 14:02ça c'est un fait absolu après évidemment comme moi je suis tout seul au board,
- 14:08enfin pardon pas au board mais à l'actionnariat Merci.
- 14:11je dois me débrouiller avec mes connaissances,
- 14:16les collaborateurs qui m'entourent,
- 14:18mais je n'ai pas de fonds qui m'apportent une chose,
- 14:21mais aussi qui me cassent les pieds pour l'instant.
- 14:23C'est-à-dire qu'en gros,
- 14:24je n'ai personne qui va me pousser le curseur,
- 14:25me dire c'est bien gentil ta mission,
- 14:27mais là,
- 14:27nous ce qu'on veut,
- 14:27c'est chiffres,
- 14:28etc.
- 14:29Donc je perds zéro temps à produire des tableaux de bord pour d'autres,
- 14:34etc.
- 14:34Tout ce qu'on fait,
- 14:35on le fait pour nous,
- 14:36et le fait d'être concentré sur nous-mêmes nous apporte aussi une forme d'efficience.
- 14:40Et effectivement,
- 14:41comme tu dis,
- 14:41quand on fait 10 pas en avant et 3 en arrière,
- 14:44ça veut quand même dire qu'on a fait 7 pas en avant.
- 14:46C'est ça le Small Giant,
- 14:48c'est cette capacité de faire des grandes choses magnifiques avec les plus petits moyens possibles.
- 14:53C'est ce que j'appelle l'efficience.
- 14:54L'efficacité,
- 14:55c'est une chose.
- 14:56Quand on lève des fonds,
- 14:57on est efficace.
- 14:57On a des millions,
- 14:58on dépense,
- 14:58on est efficace,
- 14:59on déploie.
- 15:00Mais en fait,
- 15:02l'efficience,
- 15:02c'est différent.
- 15:03C'est d'avoir de l'efficacité avec le moins de moyens possibles.
- 15:06Et c'est ça notre leitmotiv.
- 15:10Il y a aussi un point,
- 15:10c'est qu'assez rapidement,
- 15:11tu prends la décision de faire ce qu'on appelle du building public.
- 15:15Donc,
- 15:15tu montres tout,
- 15:16les coulisses,
- 15:17les choses qui vont bien,
- 15:18les choses qui vont moins bien,
- 15:19certaines prises de position,
- 15:21certains coups de gueule également même sur les réseaux.
- 15:22Qu'est-ce qui fait que tu te dis,
- 15:24je vais tout partager sur les réseaux ?
- 15:25On parle ici de LinkedIn,
- 15:27on mettra le lien en description de l'épisode pour ceux qui veulent aller voir.
- 15:31Mais est-ce qu'il y a un déclic,
- 15:32une prise de conscience,
- 15:33il y a une volonté particulière de développer ce personal branding tout de suite ?
- 15:37Oui,
- 15:37alors...
- 15:38On parle de personnel branding,
- 15:39mais avant tout,
- 15:40je communique davantage sur ce que notre entreprise fait plutôt que sur ce que je fais,
- 15:44même si parfois je prends la parole en mon nom.
- 15:46Mais l'objectif,
- 15:46il est à la fois de créer de l'emploi,
- 15:48mais aussi d'avoir un impact fort sur le monde économique et d'apporter la preuve qu'avec des personnes porteurs de handicap,
- 15:55on peut délivrer une prestation au top.
- 15:56On peut faire de la restauration d'entreprise où les gens se régalent.
- 15:59Et on ne veut surtout pas qu'on nous prenne par charité ou qu'on nous prenne juste pour faire de l'inclusion.
- 16:05On veut avant tout être pris parce qu'on est très bon.
- 16:07Et en plus,
- 16:08waouh,
- 16:09c'est génial,
- 16:09on est une entreprise inclusive.
- 16:11Et donc pour ça,
- 16:12il faut essayer aussi de casser cette idée de handicap égale charité,
- 16:16égale social,
- 16:17égale subvention.
- 16:18Il faut qu'on montre qu'on est une entreprise ordinaire,
- 16:21qu'on travaille comme les autres,
- 16:22qu'on a les mêmes enjeux,
- 16:23les mêmes contraintes.
- 16:26Et c'est pour ça qu'on a pris la parole.
- 16:27C'est pour défendre cette idée que handicap ne veut pas dire compétence en dessous ou qualité en dessous.
- 16:31Et donc évidemment,
- 16:32partager ça.
- 16:33Et après,
- 16:33évidemment,
- 16:34il y a une logique business là-dedans.
- 16:36c'est que n'ayant pas levé de fonds,
- 16:37je ne peux pas aller mettre énormément de budget sur les ads ou sur les choses comme ça par conséquent j'ai été obligé de prendre la parole de manière tranchée,
- 16:44sincère et authentique sur ce que nous faisons,
- 16:46de manière à créer une croissance organique et une visibilité organique qui nous permet de ramener du lead qualifié mais sans y mettre des budgets fous puisque en fait c'est moi qui écris les posts mon assistante qui m'aide un petit peu sur la publication de
- 17:02l'organisation,
- 17:03mais en fait pour 1000 euros par mois on fait des millions et des millions de vues
- 17:07Donc,
- 17:07il y a une logique aussi business qui correspond toujours pareil à cette idée de efficience,
- 17:12faire les plus grandes choses possibles avec les moyens les plus petits.
- 17:14Oui,
- 17:15clairement.
- 17:15Et justement,
- 17:17c'est intéressant parce que tu décris plus ou moins ton process de publication,
- 17:21tu as cette assistante qui t'aide sur tes postes parce que finalement,
- 17:25ton vrai job,
- 17:27c'est de piloter,
- 17:27c'est de gérer,
- 17:28c'est de diriger cette entreprise,
- 17:30c'est de continuer à…
- 17:32à superviser,
- 17:33donner vie à cette mission et pas juste être un influenceur sur LinkedIn.
- 17:37Pour autant,
- 17:38ça fait des millions de vues,
- 17:38tu le dis.
- 17:39Est-ce que c'est votre premier canal d'acquisition aujourd'hui ?
- 17:42Est-ce qu'il y a d'autres canaux d'acquisition ?
- 17:45Je te pose cette question parce qu'encore trop d'entrepreneurs sous-estiment la portée d'un message,
- 17:49que ce soit déjà pour servir sa mission,
- 17:52mais aussi peut-être recruter des talents,
- 17:54recruter des différents profils et puis acquérir des clients également sur les réseaux.
- 17:59c'est évidemment pas notre seul canal d'acquisition parce que sinon ça veut dire que je confie mon fonds de commerce à un tiers américain il m'apporte beaucoup et merci pour la plateforme qu'ils ont créée mais heureusement que c'est pas le seul nous au contraire on a fait l'analyse des personas et où étaient les personas et en fait on a trouvé tous
- 18:15les canaux d'acquisition pour les adresser donc il y a les salons il y a les réseaux sociaux il y a les magazines spécialisés il y a les podcasts merci d'ailleurs pour l'invitation il y a tous les canaux parce que
- 18:30la vision que j'ai de l'entreprenariat c'est qu'il ne faut pas confier tout son business à un seul canal.
- 18:34On l'a vu quand il y a les Uber Eats ou quand il y a les Bookings ou autre,
- 18:38on se retrouve avec des hôtels ou des restaurants qui sont dépendants de ces plateformes et qui demain ne peuvent pas vendre leur business au même prix en quatre sessions parce qu'en fait finalement il y a une partie du CA ou une partie du fonds de commerce qui ne leur appartient plus mais qui appartient à d'autres plateformes.
- 18:52Donc moi je suis partisan du fait de communiquer,
- 18:55d'avoir des lignes là-dessus mais Merci.
- 18:56que ça fasse partie d'un écosystème global de communication et d'acquisition client.
- 19:00C'est-à-dire que je suis sur un salon spécialisé,
- 19:02je vois des gens,
- 19:03des gens passent devant notre stand,
- 19:05auraient aimé s'arrêter mais ne peuvent pas,
- 19:07ils pensent à nous,
- 19:08ils nous oublient,
- 19:09boum,
- 19:09ils revoyent un post LinkedIn,
- 19:10ah oui c'est vrai,
- 19:11je voulais les contacter,
- 19:12et tout ça fait qu'on ne peut pas dire je l'ai eu grâce au salon,
- 19:16je l'ai eu grâce à LinkedIn,
- 19:17mais en fait c'est l'ensemble des outils mis en place qui fait qu'on arrive à récupérer le lead entrant.
- 19:22Et c'est comme ça,
- 19:22je pense qu'il faut opérer aujourd'hui,
- 19:24être un peu partout.
- 19:25Très clair.
- 19:26Justement,
- 19:27pour que celles et ceux qui nous écoutent comprennent bien votre proposition de valeur,
- 19:31qu'est-ce que vous proposez spécifiquement aux entreprises ?
- 19:34C'est quoi votre modèle économique aujourd'hui ?
- 19:36Qui sont vos clients ?
- 19:38Ça peut être intéressant de contextualiser l'ensemble parce qu'on n'en a pas parlé en détail.
- 19:43Bien sûr.
- 19:44Nous,
- 19:44c'est assez simple.
- 19:45On intervient sur le marché de la restauration d'entreprise.
- 19:48Je dis bien restauration d'entreprise,
- 19:49pas restauration collective.
- 19:51C'est la restauration d'entreprise qui est une restauration collective.
- 19:53C'est-à-dire que dans les entreprises,
- 19:54on le sait,
- 19:55tout le monde a dû faire des stages ou des passages dans des boîtes où il y avait une cantine.
- 19:59Donc un self,
- 20:00on passe devant avec son plateau,
- 20:01on se sert des plats,
- 20:03c'est plus ou moins bon selon qui l'opère et puis c'est fonctionnel,
- 20:06on mange ça.
- 20:07Sauf qu'avec le télétravail,
- 20:09avec les habitudes alimentaires qui changent,
- 20:11avec un tas d'habitudes de consommation,
- 20:14ce marché est en pleine mutation.
- 20:15La restauration d'entreprise est en pleine évolution.
- 20:17Et donc on a vu naître ce qu'on appelle des frigos connectés,
- 20:20donc c'est des armoires frigorifiques qui peuvent distribuer de manière...
- 20:23autonome des repas qui sont fabriqués à un extérieur et qui sont vendus dans des barquettes.
- 20:27Et en fait,
- 20:27on se log avec sa carte titre restaurant ou avec son téléphone.
- 20:31La porte s'ouvre,
- 20:32on se serre et on referme et on est facturé de ce qu'on a pris.
- 20:35Et ça,
- 20:35ça a été baptisé la cantine 2.0.
- 20:38Et moi,
- 20:38là,
- 20:38j'ai bugué.
- 20:39Je me suis dit,
- 20:39attends.
- 20:40On était sur un système peut-être critiquable d'humains et on est passé sur un modèle tout automatisé pour lequel,
- 20:46quelque part,
- 20:47on enlève encore des gens.
- 20:48On détruit de l'emploi,
- 20:49encore une fois.
- 20:49On automatise et on détruit de l'emploi.
- 20:51Et donc,
- 20:52j'ai trouvé cette formule hyper intéressante quand il faut adresser...
- 20:55une restauration 24h24 dans les usines,
- 20:57par exemple,
- 20:57mais quand il s'agit de faire manger les gens le midi,
- 20:59c'est ridicule.
- 21:00Ça ne sert à rien d'avoir un truc qui distribue 24h sur 24,
- 21:03alors qu'en fait,
- 21:03il n'y a que deux heures de repas.
- 21:04Et donc,
- 21:05j'ai inventé un concept hybride entre la restauration d'entreprise classique et la restauration frigo collectée,
- 21:11qui s'appelle un kiosque de restauration,
- 21:13où on a réduit toute la couche technologique,
- 21:15on a déconstruit le modèle tech,
- 21:16on n'a plus le frigo RFID,
- 21:18on n'a plus les puces sur les plats,
- 21:19on n'a plus tout ça.
- 21:20Et en fait,
- 21:21on va avoir un équipier qui va venir à 11h du matin.
- 21:23qui va préparer son petit corner,
- 21:25il va arranger les plats qui ont été livrés,
- 21:28et il va vendre dans l'entreprise les plats cuisinés aux salariés de l'entreprise.
- 21:32Des super plats,
- 21:32bien fabriqués par l'entreprise adaptée,
- 21:34il va pouvoir aller chercher le pain frais le matin,
- 21:36dresser un petit desk devant lui avec des petits gâteaux,
- 21:39des cookies maison,
- 21:40des muffins,
- 21:40des choses qui donnent envie,
- 21:41pourquoi pas mettre un petit coup de pchit de parfum cookie,
- 21:45créer une ambiance,
- 21:46vendre les plats et remballer après son corner,
- 21:48etc.
- 21:49Donc on a inventé un kiosque de restauration inclusif,
- 21:51on est les seuls à faire ça.
- 21:52En plus,
- 21:53en étant agréé entreprises adaptées,
- 21:54on rentre dans la politique des achats inclusifs des entreprises.
- 21:57On sait que les entreprises de plus de 20 salariés doivent recruter au moins
- 22:006% de personnes handicapées.
- 22:02Elles n'y arrivent pas dans la majorité des cas.
- 22:04Et nous,
- 22:04on leur dit,
- 22:04écoutez,
- 22:05plutôt que de rester en dessous du quota ou de ne pas arriver à atteindre votre obligation,
- 22:09appuyez-vous sur nous,
- 22:10on vous aide à atteindre ces quotas.
- 22:11Parce que certes,
- 22:12la personne qu'on met à disposition,
- 22:13elle n'est pas salariée chez vous,
- 22:15elle est salariée chez nous.
- 22:15Mais nous,
- 22:16en tant qu'entreprise adaptée,
- 22:17on est éligible à ça.
- 22:18Donc,
- 22:18on vous aide à atteindre cette responsabilité sociétale.
- 22:21Voilà,
- 22:22donc on a inventé ce corner qui est innovant,
- 22:24mais en plus en étant une innovation,
- 22:26en étant une start-up,
- 22:27mais qui enlève la tech.
- 22:28C'est ça qui est hallucinant et on remet de l'humain au service,
- 22:30qui plus est des personnes en situation de handicap qui ont besoin d'un projet socio-professionnel.
- 22:35Voilà ce qu'on fait.
- 22:36Et autour de ça,
- 22:37bien sûr,
- 22:37on a développé le frigo connecté parce qu'il y a des boîtes,
- 22:40des grands noms,
- 22:41des grands groupes qui ont besoin d'un service 24h sur 24.
- 22:44Donc on le fait aussi.
- 22:46Et à côté,
- 22:46on a développé aussi le comptoir de restauration.
- 22:48C'est différent.
- 22:49Là,
- 22:49on fait du service à l'assiette avec les mêmes recettes.
- 22:52Donc on adresse trois produits aujourd'hui,
- 22:53le frigo connecté,
- 22:54le kiosque de restauration qui est notre best-seller,
- 22:56qui est le bon compromis,
- 22:57et le comptoir de restauration pour faire du service à la sienne.
- 23:00Voilà un peu ce qu'on fait.
- 23:01On vient disrupter le modèle de la restauration d'entreprise,
- 23:03en gros apporter une innovation.
- 23:05Très clair,
- 23:05je pense que ça parle à tout le monde,
- 23:07on a bien compris votre proposition de valeur.
- 23:09Je rebondis sur un élément que tu m'as partagé,
- 23:11tu parles de quotas,
- 23:12et tu dis que certaines entreprises n'arrivent pas à atteindre ces quotas,
- 23:16tu as évoqué 6%
- 23:17justement pour une entreprise de plus de 25 salariés,
- 23:19pourquoi est-ce qu'ils n'y arrivent pas ?
- 23:22Est-ce que c'est compliqué ?
- 23:24Toi qui as analysé,
- 23:25qui comprends parfaitement ce contexte,
- 23:27alors on parle de 6%,
- 23:28tu es à 70%,
- 23:30est-ce qu'il n'y arrive pas ?
- 23:31Est-ce que peut-être certains n'osent pas,
- 23:34ne veulent pas ?
- 23:35Est-ce qu'il faut aussi toute une,
- 23:37comment dirais-je,
- 23:37peut-être une logistique ou une infrastructure autour pour pouvoir accueillir dans les meilleures conditions possibles des personnes qui seraient en situation de handicap et adapter justement les postes de travail ?
- 23:49Je te pose cette question parce que peut-être que d'entrepreneurs qui nous écoutent sont sensibilisés au sujet,
- 23:53aimeraient pouvoir contribuer,
- 23:55mais comme tu l'as évoqué,
- 23:56peut-être n'y arrivent pas.
- 23:57Oui,
- 23:58il y a énormément de raisons pour lesquelles les entreprises peuvent ne pas y arriver.
- 24:01Alors déjà,
- 24:01il y a 35%
- 24:03d'entreprises qui arrivent et 65%
- 24:04qui n'y arrivent pas.
- 24:06La majorité n'y arrive pas.
- 24:08Voilà,
- 24:08la majorité n'y arrive pas.
- 24:09Quand elles n'y arrivent pas,
- 24:10il y a plusieurs raisons.
- 24:11J'ai discuté avec une entreprise l'autre jour.
- 24:13qui adorait ce qu'on faisait,
- 24:14qui a envie d'avoir une politique inclusive,
- 24:16sauf qu'elle me dit,
- 24:17mais moi je cherche déjà des talents,
- 24:19j'arrive pas à recruter tout pour,
- 24:20donc si en plus je mets une barrière à l'entrée,
- 24:22en gros je veux que des personnes reconnues qualité de travailleur handicapé,
- 24:27j'aggrave la situation,
- 24:28j'arrive déjà pas à recruter.
- 24:30Donc elle me dit,
- 24:31j'ai un problème de pénurie de personnel et de pénurie de personnes handicapées dans mon personnel,
- 24:35donc déjà il y a des gens qui n'arrivent pas à recruter.
- 24:38Ensuite,
- 24:38il y a des personnes aussi qui sont reconnues en qualité de travailleur handicapé,
- 24:42mais qui ne le disent pas.
- 24:43Donc en fait,
- 24:43elles sont dans l'entreprise,
- 24:45mais elles ne le déclarent pas.
- 24:46Ça,
- 24:46à la limite,
- 24:47j'ai jamais dit que c'est le moins grave,
- 24:48parce que ça veut dire qu'elles ont trouvé un boulot,
- 24:49donc il n'y a pas besoin de l'afficher.
- 24:51Ensuite,
- 24:51il y a le fait aussi que le management doit s'adapter.
- 24:53Toutes les entreprises ne sont pas taillées pour accueillir des personnes handicapées.
- 24:56Il faut des adaptations managériales,
- 24:59des adaptations de postes,
- 25:00enfin,
- 25:00il y a plusieurs adaptations qui doivent être faites.
- 25:02Donc ça,
- 25:02c'est une autre raison.
- 25:03Et enfin,
- 25:04c'est parce que les entreprises ont une obligation,
- 25:09mais sont interdites de discriminer.
- 25:10Donc ça,
- 25:11c'est absolument incohérent.
- 25:12C'est-à-dire qu'en gros,
- 25:12on te dit...
- 25:13tu es obligé de recruter au moins 6%,
- 25:15mais tu ne peux pas dire,
- 25:16bonjour,
- 25:17je veux recruter une personne handicapée.
- 25:18C'est-à-dire qu'on t'oblige à avoir un quota,
- 25:21mais tu ne peux pas te discriminer pour avoir ce quota.
- 25:22Donc il y a une petite incohérence en France en particulier,
- 25:25où on nous oblige à faire quelque chose et où en fait on nous interdit de l'obliger.
- 25:29Et moi je serais plutôt partisan de dire,
- 25:31tant qu'on n'atteint pas ce quota,
- 25:33on peut faire des marchés réservés pour travailler avec des entreprises adaptées,
- 25:36ou on peut recruter en faisant de la discrimination positive.
- 25:39Ce qui d'ailleurs est mon cas,
- 25:40parce que moi mon engagement ce n'est pas 6%,
- 25:42c'est 55%.
- 25:43Donc c'est énorme.
- 25:44Notre engagement en tant qu'entreprise adaptée,
- 25:46pour être agréé,
- 25:48c'est qu'on doit avoir plus d'un salarié sur deux,
- 25:5055%.
- 25:51Donc évidemment que quand je reçois un CV,
- 25:53la majorité du temps,
- 25:53la première question c'est est-ce que vous êtes reconnu en qualité de travail handicapé ou pas ?
- 25:57Et si vous ne l'êtes pas,
- 25:57c'est déjà beaucoup plus difficile de rentrer chez nous.
- 25:59Parce que notre mission,
- 26:00nous,
- 26:01c'est de nous occuper justement des personnes qui le sont et qui sont deux fois plus touchées par le chômage et qui sont la première cause de discrimination en France.
- 26:07Et donc pour finir le propos,
- 26:09c'est aussi quand même qu'il faut reconnaître...
- 26:11que les personnes handicapées sont quand même vachement discriminées et qu'il y a des boîtes qui n'atteignent pas les quotas parce qu'aussi,
- 26:15elles ne font pas le travail comme il faut et qu'elles discriminent.
- 26:18Et justement,
- 26:19pour ces boîtes,
- 26:19peut-être que c'est parce qu'elles ont peur,
- 26:21peut-être parce qu'elles ont des a priori,
- 26:23peut-être parce qu'elles ont juste la croyance,
- 26:27la pensée de se dire,
- 26:28non,
- 26:28on ne peut pas concilier excellence,
- 26:30performance,
- 26:31rentabilité.
- 26:32Et je suis hyper content que tu l'aies évoqué dans tes premiers propos avec justement la volonté d'offrir un produit de qualité.
- 26:39malgré avec d'immenses guillemets,
- 26:41parce que je n'ai pas envie d'employer ce terme,
- 26:43mais le fait d'avoir des collaborateurs en situation de handicap,
- 26:46qu'est-ce que tu dirais peut-être à ces entrepreneurs qui,
- 26:48on peut peut-être le comprendre,
- 26:50ont cet a priori et se disent « Oui,
- 26:54moi franchement,
- 26:55j'adore ta mission,
- 26:56j'adore ta cause,
- 26:56Gislain,
- 26:57je partage,
- 26:58mais derrière,
- 27:00je dois payer mon URSAF,
- 27:01je dois payer mes impôts,
- 27:02je dois continuer à faire en sorte que ça roule,
- 27:03etc. »
- 27:04Est-ce que c'est un a priori ou est-ce que…
- 27:08c'est parce qu'il n'y a pas cette adaptabilité parce que tu l'as dit aussi en intro il y a tous les sujets d'adapter la boîte et le modèle pour faire en sorte qu'aujourd'hui ce soit possible de continuer à avancer de cette façon pas de bullshit,
- 27:23bien sûr que c'est plus compliqué parfois,
- 27:25bien sûr qu'il y a de l'adaptation bien sûr que ça coûte de la productivité on ne va pas raconter non plus n'importe quoi nous c'est notre mission on l'a mis dans les codes et dans les gènes de l'entreprise c'est notre ADN donc on est tous Merci.
- 27:37focus sur l'adaptation et on est organisé pour compenser.
- 27:41Donc,
- 27:43c'est comme il y en a,
- 27:43ils sont forts dans un système ou dans un autre.
- 27:46Évidemment que l'entrepreneur qui dit je veux faire ça,
- 27:48il ne peut pas recruter une personne qui a une déficience intellectuelle et qui va produire que 60 ou 70%
- 27:53au risque de ne pas être compétitif puisque la personne,
- 27:56elle va produire pour 60%.
- 27:58Et donc,
- 27:58comment je compense les 40%
- 28:00tout en restant compétitif dans un marché qui se tend,
- 28:02où on négocie le moindre centime et où on a des concurrents.
- 28:05Donc...
- 28:05Non,
- 28:06on ne va pas se mentir,
- 28:07on ne va pas dire que tout est beau,
- 28:09tout est rose et que c'est aussi facile que ça.
- 28:11Maintenant,
- 28:11c'est comment je fais en sorte pour que je puisse avoir une politique inclusive,
- 28:18accepter qu'une personne puisse être en production de 70%
- 28:23de productivité,
- 28:24et malgré tout,
- 28:25tirer mon épingle du jeu.
- 28:26Et c'est là où il faut être un petit peu malin,
- 28:29regarder aussi les clauses d'insertion sociale des appels d'orfocans,
- 28:31on répond,
- 28:32il y a des outils qu'on peut activer pour...
- 28:35en faire un atout d'un point de vue humain,
- 28:38d'un point de vue social et d'un point de vue économique.
- 28:41Mais c'est tout un travail de fond et il faudrait passer un certain temps et c'est pour ça qu'on fait aussi des conférences et des thèses et des salons et qu'il y a le salon Inclusive Day notamment au mois de mai parce que c'est là où on va parler justement de toutes ces mécaniques qu'on peut activer pour tirer un très plein de vie du jeu.
- 28:55Mais évidemment que c'est un travail et que le monde ordinaire,
- 28:58donc les entreprises classiques ne sont pas forcément toutes taillées pour accueillir...
- 29:02que des personnes handicapées,
- 29:03c'est certain,
- 29:03il y a tout un travail à faire.
- 29:06Donc,
- 29:06il y a une réforme qui a eu lieu il n'y a pas longtemps,
- 29:08il y a quelques années,
- 29:08c'est le fait d'avoir un référent handicap qui doit se former,
- 29:12qui doit sensibiliser des managers et qui doit faire en sorte d'activer ces choses-là.
- 29:16Indirectement,
- 29:17tu l'as évoqué,
- 29:17notamment avec le fait de compenser,
- 29:20tu as évoqué le fait de compenser.
- 29:23Comment on structure un management qui allie finalement bienveillance et performance ?
- 29:29L'un va avec l'autre.
- 29:30parce que la bienveillance alimente la performance.
- 29:33Alors,
- 29:34quand on l'adapte en plus à des personnes handicapées,
- 29:36on se rend compte que les personnes handicapées,
- 29:39c'est le cas particulier d'un cas général.
- 29:41Je m'explique.
- 29:42Quand tu adaptes le poste de travail à des personnes handicapées,
- 29:45tout le monde en profite.
- 29:47Je prends un exemple hyper physique,
- 29:48tu mets un ascenseur pour monter au
- 29:5120ème étage,
- 29:52donc si tu mets pour les personnes handicapées,
- 29:55c'est super,
- 29:55mais quand tu arrives avec ta valise ou quand tu es fatigué,
- 29:57tu en profites aussi.
- 29:58Et d'un point de vue plus fin,
- 30:00si au niveau managérial,
- 30:01tu utilises des codes d'adaptation au poste pour les personnes handicapées,
- 30:06en fait tout le monde va en profiter.
- 30:08Là aussi un exemple concret,
- 30:10quand je fais une réunion,
- 30:11systématiquement les gens se connaissent l'ordre du jour.
- 30:14Ça paraît tout bête,
- 30:15mais si tu as une personne qui a un trouble anxieux ou des troubles cognitifs,
- 30:20c'est très difficile pour elle d'aller à une réunion sans savoir de quoi il s'agit.
- 30:24Si je te dis,
- 30:25Alec,
- 30:25demain,
- 30:27tu es convoqué à 14h réunion.
- 30:30Jusqu'à demain,
- 30:31tu te poses des questions,
- 30:32tu te fais des films,
- 30:32c'est humain.
- 30:34Et que tu sois handicapé ou non.
- 30:35Donc,
- 30:37si tu automatises des choses comme ça,
- 30:39tout le monde va mieux le vivre.
- 30:41Et c'est encore un petit exemple,
- 30:42un micro-exemple.
- 30:43pour expliquer comment après on peut dérouler.
- 30:45Et donc,
- 30:45si le management,
- 30:46tu intègres à chaque fois de la bienveillance et voir de la bienveillance adaptée,
- 30:51eh bien,
- 30:52en fait,
- 30:52les gens sont mieux,
- 30:53moins de stress,
- 30:54moins d'anxiété et donc plus de performance parce que ton cerveau,
- 30:59il est focus sur ta mission et il n'est pas parasité par de mauvaises pensées ou des troubles.
- 31:04Très clair.
- 31:05Parlons un peu de scale,
- 31:06justement,
- 31:06parce qu'avec ton premier business,
- 31:09Tu as vraiment connu le scale.
- 31:10Je rappelle de 400 000 euros à 10 millions de revenus en quelques années,
- 31:15certes,
- 31:16mais c'est quand même une très belle croissance.
- 31:17Là,
- 31:18ce n'est 4 millions d'euros de commandes en 12 mois sans lever de fonds.
- 31:22C'est quoi la discipline liée au cash,
- 31:26à la trésor,
- 31:26aux investissements,
- 31:27aux décisions,
- 31:28au scale qui fait qu'après toutes ces années d'expérience peut-être,
- 31:33tu arrives à ce type de résultat que tu pourrais partager à ceux qui nous écoutent et qui aimeraient aussi.
- 31:37aller chercher des résultats aussi fulgurants,
- 31:40si j'ose utiliser ce terme,
- 31:41parce qu'en plus,
- 31:41t'es dans des marchés où il y a de la concurrence,
- 31:43c'est des appels d'offres,
- 31:44ça peut prendre du temps,
- 31:45c'est du B2B,
- 31:46c'est pas forcément simple,
- 31:47t'appuies pas sur un bouton et t'as des clients qui achètent sur Internet,
- 31:51c'est différent.
- 31:52Ça peut être intéressant,
- 31:52effectivement,
- 31:53d'avoir ton point là-dessus.
- 31:54Oui,
- 31:54bien sûr,
- 31:55ça a été une énorme réflexion de savoir comment on allait pouvoir scaler sans faire de levée de fonds,
- 31:59puisque de toute façon,
- 32:00on ne peut pas développer une activité en bootstrap et en même temps se dire qu'on va faire des taux de croissance élevés,
- 32:06donc
- 32:06Il a fallu innover et donc c'est pour ça qu'on a conçu un modèle un peu différent.
- 32:10Quand tu embauches des commerciaux pour développer ton activité,
- 32:12comme tu l'as dit,
- 32:13donc on dépense de l'argent et le temps qu'il soit rentable,
- 32:15ça bouffe du cash à mort.
- 32:17Donc il fallait trouver une réponse à ça,
- 32:19comment je fais demain pour avoir 10,
- 32:2020,
- 32:2030 personnes sur le terrain en train de développer sans avoir les fonds,
- 32:25la levée qui permet de financer ça.
- 32:27Et moi,
- 32:27je n'ai pas assez d'argent personnellement pour pouvoir me le permettre.
- 32:30Donc en fait,
- 32:31on s'est dit,
- 32:32un salarié,
- 32:32ça coûte à peu près 10 ou 15%
- 32:34d'une marge.
- 32:35Si je fais une levée de fonds,
- 32:36je vais lâcher à nouveau 10 ou 15 ou 30 %
- 32:39de capital.
- 32:41Et je me suis dit,
- 32:42vu qu'on est dans un esprit de partage de valeur,
- 32:44pourquoi on ne ferait pas un système où on partage la valeur avec les gens qui collaborent avec nous ?
- 32:48Et donc,
- 32:49on a créé un partenariat trèfle,
- 32:52un contrat de mandataire trèfle,
- 32:55un peu comme dans le monde de la franchise,
- 32:57puisqu'il y a la franchise,
- 32:58il y a le contrat de licence de marque.
- 32:59Et nous,
- 33:00on a pris ce contrat de mandataire où on dit à des entrepreneurs,
- 33:03crée-toi l'entreprise.
- 33:05ou si tu l'as déjà,
- 33:07achète-nous le droit d'entrer la licence pour exploiter Treff à Restauration,
- 33:13et au lieu de te considérer comme un salarié à prendre 10 ou 15 points de marge,
- 33:16et puis à enrichir plus l'entreprise que ton propre compte,
- 33:19on va te confier 30%
- 33:20de la marge opérationnelle.
- 33:21Ce qui est le maximum qu'on peut se permettre pour garder de la compétitivité et que la tête de réseau fonctionne.
- 33:26Et donc,
- 33:27on développe ce concept sous forme de contrat de mandataire.
- 33:30Ce qui fait que je reste seul actionnaire,
- 33:32et la valeur,
- 33:32au lieu de la partager avec des actionnaires ou des fonds ou des VCs,
- 33:35je la partage avec les entrepreneurs qui bossent chez nous.
- 33:37Donc on encourage les gens à créer leur entreprise pour développer ça dans leur secteur tout en s'appuyant sur une tête de réseau qui maîtrise l'inclusion,
- 33:44qui maîtrise la production et qui maîtrise toute la partie logistique pour alimenter les entreprises et développer leur secteur.
- 33:49Et donc
- 33:50Lyon, Grenoble,
- 33:52Orléans,
- 33:53toutes les villes principales et les grandes métropoles,
- 33:55on recherche des entrepreneurs qui créent leur concept qui nous permet du coup de développer l'activité fortement mais de leur partager la richesse de cette façon.
- 34:03Donc quoi qu'il arrive,
- 34:04que je partage 30%
- 34:05de la valeur avec des entrepreneurs qui créent leur compte,
- 34:08qui créent leur entreprise ou avec des fonds.
- 34:10Dans tous les cas,
- 34:11je partage.
- 34:11Et là,
- 34:12c'était plus à mes valeurs de partager auprès d'entrepreneurs.
- 34:14Ok,
- 34:15donc tu as dupliqué un système à mi-chemin entre le modèle des mandataires immobiliers indépendants et un système,
- 34:25on va dire,
- 34:26presque de MLM d'apport d'affaires et de franchise un peu hybride pour faire en sorte...
- 34:34d'aller,
- 34:35c'est ingénieux c'est hyper ingénieux parce que toi ça te coûte zéro
- 34:39Eux,
- 34:40ils créent de la valeur et ils peuvent gagner plus tout en restant complètement indépendants.
- 34:44Et derrière,
- 34:45ça sert la mission.
- 34:46Je trouve ça hyper ingénieux.
- 34:49Comment tu as eu cette idée à ce moment-là ?
- 34:51Parce que tu vois,
- 34:52moi,
- 34:52par exemple,
- 34:53parmi mes premières expériences entrepreneuriales,
- 34:56mais ça date,
- 34:57c'était en 2013-2014,
- 34:59j'avais découvert à ce moment-là le marketing de réseau.
- 35:03Et je m'étais dit,
- 35:03mais c'est absolument génial parce que finalement,
- 35:05ces entreprises,
- 35:06c'est un des seuls modèles qui te permet de payer ton marketing et ta vente.
- 35:09une fois que tu as déjà encaissé.
- 35:11Donc,
- 35:12c'est un modèle de scale qui plus est est assez viral et tu as des apporteurs d'affaires qui vont former d'autres apporteurs d'affaires,
- 35:20créer une dynamique de leadership tout en autonomie et ne pas avoir de lien de subordination salariale et donc avec des charges sociales et j'en passe et des engagements avec l'entreprise mère.
- 35:37Est-ce qu'il y a un contexte en particulier,
- 35:38peut-être ton expérience dans l'immobilier,
- 35:40peut-être autre chose,
- 35:41où tu t'es dit,
- 35:42bingo,
- 35:43on va mettre en place ce système et on va aller chercher ce type de résultat aussi rapidement ?
- 35:47Oui,
- 35:47alors moi,
- 35:48je n'ai pas cherché à fuir la moche parce que j'ai 150 salariés,
- 35:50donc je suis habitué à payer des grosses,
- 35:52grosses charges.
- 35:53Je ne dis pas les chèques qu'on fait,
- 35:54les virements qu'on fait.
- 35:56Moi,
- 35:56ce n'était pas ça le sujet.
- 35:57C'était simplement comment je résous cette problématique de croissance.
- 36:00Et en gros,
- 36:01mon but,
- 36:01c'est d'impacter le plus fort possible l'emploi des personnes handicapées en France.
- 36:06le plus vite possible,
- 36:06quand un entrepreneur a envie d'aller à fond,
- 36:08il n'a pas envie de me dire,
- 36:09cette année,
- 36:10j'en ai fait deux,
- 36:10l'année prochaine,
- 36:11j'en ai fait deux,
- 36:11et super,
- 36:12waouh,
- 36:12non,
- 36:12j'ai envie d'en faire 500 le plus vite possible.
- 36:14Je veux qu'il y ait 500 personnes qui,
- 36:15demain,
- 36:16aient un projet,
- 36:16qu'il n'y en ait pas,
- 36:17qu'il y en ait un,
- 36:17et qu'ils puissent bosser.
- 36:18Donc,
- 36:19je n'ai pas 36 solutions,
- 36:20il faut partager la valeur à un moment donné,
- 36:22et j'ai trouvé que cette solution,
- 36:24pour comment c'est venu l'idée,
- 36:26comme ça se dit beaucoup,
- 36:27c'est que les idées qu'on a dans le business,
- 36:29il ne faut pas les garder pour soi,
- 36:30il faut les partager,
- 36:31il faut en discuter,
- 36:32parce que c'est l'exécution qui va compter.
- 36:34Donc moi,
- 36:34mon projet de trèfle restauration,
- 36:36j'en ai parlé à plein de personnes,
- 36:37ils m'ont apporté des idées,
- 36:38des contributions,
- 36:39et voilà,
- 36:40sans forcément me piquer l'idée,
- 36:41parce qu'après,
- 36:42ce qui va compter,
- 36:42c'est d'opérer.
- 36:43Et en fait,
- 36:45c'est un faisceau de réflexion,
- 36:46un faisceau de discussion qui fait qu'à la fin,
- 36:48tu arrives à peaufiner ton modèle et à trouver le bon.
- 36:53après tu vas au salon de la franchise pour te perfectionner,
- 36:56tu fais appel au bon consultant au bon cabinet d'avocat qui vont eux venir apporter la couche juridique et te mettre les...
- 37:03et les bons textes autour de l'idée.
- 37:05Et puis après,
- 37:06tu fais le salon de la franchise,
- 37:07c'est à mars,
- 37:07et puis voilà,
- 37:08tu développes.
- 37:09Donc,
- 37:10c'est un ensemble de discussions.
- 37:11On le dit tout le temps,
- 37:12l'idée,
- 37:12arrêtez de la garder pour vous,
- 37:13les entrepreneurs,
- 37:14partagez vos idées.
- 37:15De toute façon,
- 37:15ce qui va compter,
- 37:15c'est qui va exécuter le mieux.
- 37:17Là,
- 37:17je donne plein d'idées.
- 37:18Demain,
- 37:18quelqu'un peut me l'appliquer,
- 37:19mais bon courage,
- 37:20vas-y,
- 37:20fonce,
- 37:21je t'attends.
- 37:22Recrute tout le monde,
- 37:23recrute à Amboche,
- 37:24etc.
- 37:24Voilà,
- 37:24c'est ça.
- 37:25Oui,
- 37:25complètement.
- 37:26Du coup,
- 37:27tu parles de salon de la franchise.
- 37:29Tu vois ça comme un système de franchisés,
- 37:31de mandataires ?
- 37:31Ils créent leur boîte,
- 37:33mais en tant qu'apporteurs d'affaires ou vraiment liés à la même structure ?
- 37:38Oui,
- 37:38ce n'est pas du tout un contrat de franchise parce que la franchise,
- 37:41c'est encore un autre monde.
- 37:43Mais en fait,
- 37:43dans le monde,
- 37:44au salon de la franchise,
- 37:45on a tous les types de contrats qui sont les contrats liés à ce qu'on appelle,
- 37:51qui obligent les DIP.
- 37:52C'est à partir du moment où tu demandes de l'argent à quelqu'un,
- 37:54que ce soit pour un contrat de licence de marque,
- 37:56pour un contrat de mandataire ou pour un contrat de franchise,
- 37:59il y a cette obligation quand même de te renseigner,
- 38:01de ne pas être margoulin et d'avoir qu'un pignon sur rue.
- 38:03Et donc,
- 38:03c'est au salon de la franchise,
- 38:04c'est le nom qu'il a,
- 38:05ça s'appelle Franchise Expo.
- 38:06C'est ce nom du salon,
- 38:07mais ce n'est pas une franchise du tout,
- 38:08parce qu'une franchise,
- 38:09ça voudrait dire que la personne,
- 38:10elle crée son petit laboratoire,
- 38:11sa petite cuisine,
- 38:12qu'elle va livrer elle-même,
- 38:13etc.
- 38:13Et ça,
- 38:14c'est très difficile à dupliquer.
- 38:16Ça mettrait des années,
- 38:17et puis il faut une expertise en cuisine et tout ça.
- 38:19Nous,
- 38:19l'idée,
- 38:19c'est plutôt de dire à des entrepreneurs,
- 38:21si vous avez un réseau d'affaires,
- 38:22si vous avez un réseau business,
- 38:24si vous étiez dans la restauration d'entreprise avant,
- 38:26Si vous êtes un ancien sportif,
- 38:28vous vous lancez.
- 38:31Et comme quand on va chercher un réseau de franchise,
- 38:34nous,
- 38:34avec ce réseau de mandataires,
- 38:35vous allez spécialiser tout en vous mettant dans le sillage d'un concept qui est au top,
- 38:42qui est rodé et qui délivre très bien,
- 38:43et en plus pour lequel vous allez avoir une mission sociale qui est extraordinaire.
- 38:47Très clair.
- 38:48J'ai trois dernières questions à te poser.
- 38:50On en a parlé très rapidement,
- 38:51mais qu'est-ce qui fait que ça te tient autant à cœur ?
- 38:55de contribuer,
- 38:57d'aider des personnes en situation de handicap ?
- 39:01En fait,
- 39:01j'ai ça au fond de moi,
- 39:02c'est difficile.
- 39:03On me pose souvent la question,
- 39:04et même une fois,
- 39:05on m'a demandé pour faire un reportage télé,
- 39:07on avait envie de savoir quelle était mon histoire personnelle,
- 39:10ou si je n'avais pas été touché personnellement.
- 39:12De la même façon que Hugo Clément,
- 39:13peut-être,
- 39:14il n'a pas besoin d'avoir une baleine dans sa baignoire pour être sensible à ça.
- 39:19Tu as des causes comme ça qui te touchent.
- 39:21Et moi,
- 39:21le fait d'être rentré dans ce monde du handicap,
- 39:24d'avoir voulu aider un petit peu comme ça et puis de voir tout le...
- 39:28toute injustice,
- 39:29toute la discrimination,
- 39:30et puis les gens qui sont formidables et tout,
- 39:32tu te dis,
- 39:32mais il y a un truc à faire,
- 39:33il faut absolument les aider,
- 39:34comme il y en a,
- 39:35ils s'inscrivent dans des clubs pour aider,
- 39:37voilà.
- 39:38Moi,
- 39:38c'est ça qui m'a plu,
- 39:39et en fait,
- 39:40je me suis fait aspirer dans ce monde-là,
- 39:43et j'ai envie de me battre pour ces gens,
- 39:45parce que c'est extraordinaire ce qu'on fait,
- 39:48et donc ça me plaît,
- 39:49tout simplement,
- 39:49je suis sensible à ça,
- 39:50c'est aussi simple que ça.
- 39:52Un autre point,
- 39:53c'est que tu parlais tout à l'heure dans votre message,
- 39:56Je m'en...
- 39:56votre positionnement dans votre marketing,
- 40:00sans discours culpabilisant ou autre,
- 40:02comment est-ce que tu fais pour que tes clients achètent ces plats,
- 40:08cette solution,
- 40:09parce qu'ils sont excellents et pas parce que c'est pour la bonne cause ?
- 40:14Parce que là aussi,
- 40:16il pourrait y avoir cet a priori,
- 40:17cette idée reçue,
- 40:19et pour autant,
- 40:19tu l'as très justement dit,
- 40:20avec quelques exemples tout à l'heure,
- 40:22c'est avant tout aussi pour la qualité et pour ce que vous proposez.
- 40:25En fait,
- 40:25on est obligé de bien opérer et de délivrer de la super qualité parce que dans le pire des cas,
- 40:30on ne signera pas d'affaires et dans le meilleur des cas,
- 40:32on les signera mais on ne durera pas.
- 40:34Parce qu'à la fin,
- 40:35l'objectif,
- 40:36le besoin auquel on répond,
- 40:37c'est faire en sorte que les salariés de l'entreprise mangent.
- 40:41Donc là,
- 40:42après nous,
- 40:42ce qu'on fait,
- 40:42c'est le moyen d'adresser ça,
- 40:45de répondre à ce besoin.
- 40:47Et donc nous,
- 40:47on va le faire en disant aux entreprises,
- 40:49on est un acteur spécialisé,
- 40:51ça fait 20 ans que je fais la bouffe et je le fais très bien,
- 40:54c'est bon.
- 40:55c'est bien fait et en plus effectivement on va répondre à ça et donc notre objectif c'est de convaincre les clients sur l'aspect réponse aux besoins et en plus participer à une mission et on va les garder et l'objectif après c'est les garder parce qu'acquérir des clients c'est facile au début t'en as zéro donc tu
- 41:12peux que en gagner et après c'est les garder parce que justement on aura montré qu'on apporte de la diversité qu'on délivre au top et qu'ils continuent à contribuer pour un monde meilleur donc l'enjeu il est là dessus et donc c'est bien parce qu'on a quand même
- 41:24plusieurs canaux d'acquisition.
- 41:25C'est qu'on peut s'adresser aux référents handicap des entreprises pour qu'ils aillent en tant qu'ambassadeurs ou commerciales internes apporter le dossier de trèfle restauration auprès de l'acheteur et on peut convaincre l'acheteur aussi de faire ça et d'aller dire à sa mission handicap ou son référent handicap j'ai trouvé un truc pour toi,
- 41:40super,
- 41:40et voilà.
- 41:41Donc,
- 41:41on a deux fois plus de chances d'avoir des leads que si simplement on s'adressait à l'acheteur de la restauration.
- 41:47Ça me fait penser à une dernière question avant de terminer cet échange.
- 41:52Qui sont tes clients ?
- 41:53parce que...
- 41:55tu vois même moi là en t'écoutant je vois que tu vis cette mission en plus moi je suis gourmand donc tu me prends par les sentiments quand tu parles de bien manger et tout de suite je me dis bah tiens comment est-ce qu'on pourrait être client de trèfle restauration qui
- 42:10sont justement tes clients est-ce qu'un entrepreneur qui nous écoute et qui a une boîte allait de 15 salariés est-ce qu'il est trop petit pour faire appel à vos services est-ce qu'au contraire peu importe la taille de la boîte Merci.
- 42:24ou le type de contrat,
- 42:26vous vous déplacez,
- 42:28comment ça fonctionne ?
- 42:29Alors,
- 42:29nous,
- 42:29il faut penser que notre mission,
- 42:31c'est créer l'emploi pour les personnes qui sont éloignées de l'emploi et qu'il faut qu'il y ait une utilité sociale.
- 42:39L'objectif,
- 42:39c'est,
- 42:40je vais caricaturer,
- 42:41mais on a une personne qui a un certain âge,
- 42:43qui peut être encore chez les parents,
- 42:45qui a une déficience intellectuelle non diagnostiquée et en fait,
- 42:48il n'y a pas de projet pour lui,
- 42:50personne ne pense à lui,
- 42:50il n'y a pas de projet pour lui.
- 42:52Et donc,
- 42:53nous,
- 42:53ce qu'on va lui dire,
- 42:54c'est viens chez nous,
- 42:54on va te former,
- 42:55on va adapter le poste,
- 42:56on va trouver toutes les solutions de succès pour que tu aies un projet.
- 42:59Et donc,
- 43:00il faut effectivement qu'il arrive dans une entreprise où il a quelque chose à faire.
- 43:03Le but,
- 43:03ce n'est pas qu'il se tourne les pouces.
- 43:05Sinon,
- 43:05on retourne à casse départ.
- 43:07Donc,
- 43:08une entreprise qui nous prend,
- 43:09c'est une entreprise qui peut envisager et considérer qu'elle va avoir au moins minimum 20 interactions par jour ou 20 ventes de repas par jour,
- 43:17donc au moins 20 salariés qui mangent.
- 43:19Moi,
- 43:19je vais répondre en nombre d'interactions.
- 43:22ou de nombre de ventes,
- 43:23plutôt qu'en taille d'entreprise,
- 43:25parce que tu peux avoir une boîte de 100 salariés,
- 43:27mais personne qui mange,
- 43:28parce que tous les commerciaux sont dehors,
- 43:30comme une boîte de la sécurité où ils sont 30,
- 43:32et tout le monde vient manger,
- 43:33parce qu'ils ne doivent pas sortir,
- 43:34etc.
- 43:34Et on a des entreprises comme ça,
- 43:35de la sécurité notamment,
- 43:36où ils ne sont pas très nombreux,
- 43:37mais tout le monde va manger,
- 43:38parce que ce n'est pas cher,
- 43:39c'est très bon,
- 43:40c'est à côté,
- 43:40et ça leur évite de sortir du bâtiment et de rentrer.
- 43:43Donc,
- 43:45j'ai répondu à ta question.
- 43:46Nous,
- 43:46nos clients,
- 43:46ce sont les grands groupes,
- 43:48qui ont un site principal et des multisites.
- 43:51Ce sont les grandes entreprises qui ont déjà un
- 43:53RIE, donc un restaurant inter-entreprise,
- 43:54mais qui est alternative parce que c'est pour répondre à notre besoin,
- 43:58ou les entreprises de taille intermédiaire ou les PME qui n'ont pas de solution de restauration,
- 44:05veulent en apporter une pour l'environnement de travail,
- 44:07pour le bien-être des salariés,
- 44:08pour leur apporter un peu de pouvoir d'achat et en même temps pour répondre à une cause sociale.
- 44:12Très clair.
- 44:13Merci Giselin pour cet épisode et pour cet échange.
- 44:15J'ai adoré cet épisode et d'ailleurs,
- 44:17si vous avez apprécié cet épisode,
- 44:19autant que je n'ai eu de plaisir à l'animer,
- 44:21encore une fois,
- 44:22faites-le nous savoir.
- 44:22Mettez 5 étoiles sur Apple Podcast.
- 44:24Partagez cet épisode sur les réseaux,
- 44:27sur LinkedIn.
- 44:28Et j'ai une toute dernière question pour toi que je pose à tous nos invités.
- 44:32Est-ce que tu peux nous partager le déclic qui a fait toute la différence,
- 44:36que ce soit personnellement comme professionnellement ?
- 44:38Ça peut être une simple phrase,
- 44:39une situation,
- 44:40une frustration,
- 44:41une anecdote,
- 44:41quelque chose de...
- 44:42positif,
- 44:43moins positif,
- 44:43peu importe,
- 44:44tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- 44:47Le déclic pour moi,
- 44:48c'est l'action plus que les mots.
- 44:51Arrêtons parfois un peu de parler,
- 44:53passons à l'action,
- 44:54agissons et essayons de le faire en ayant des retours tangibles ou des analyses tangibles de ce qu'on fait.
- 45:01Il y en a beaucoup trop qui parlent et qui n'agissent pas et l'action quand même vaut mille idées.
- 45:07Merci Gislain.
- 45:08Avec plaisir.