Latest / DSI et des Hommes / Médecine augmentée : quand le numérique révolutionne la chirurgie avec Luc Soler
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- 0:00Bonjour à toutes et tous,
- 0:01bienvenue dans ce nouvel épisode de Décis et des Hommes,
- 0:04le podcast qui explore les liens entre la technologie et l'humain.
- 0:07Aujourd'hui,
- 0:07nous allons plonger dans le domaine de la chirurgie augmentée et des avancées numériques en santé.
- 0:13Pour en discuter,
- 0:13j'ai l'immense plaisir d'accueillir Luc Solaire,
- 0:16président et fondateur de Visible Patient,
- 0:18ou Visible Patient,
- 0:19je ne sais pas trop comment le prononcer,
- 0:23où on va parler de médecine augmentée,
- 0:25de technologie chirurgicale.
- 0:26Luc,
- 0:27merci beaucoup de nous rejoindre dans le podcast.
- 0:30Bonjour.
- 0:31Alors,
- 0:32pour commencer,
- 0:33j'ai une petite question que je pose à tous mes invités,
- 0:35c'est quel est votre premier souvenir de numérique ?
- 0:40Mon premier souvenir de numérique,
- 0:41ça doit être Pong,
- 0:43quand j'étais très jeune,
- 0:45sur mon écran de télé de l'époque.
- 0:48Ça doit être ça,
- 0:49mon premier souvenir de vrai numérique.
- 0:50Après,
- 0:51il y a des films mythiques pour moi,
- 0:53de ma jeunesse,
- 0:54comme Tron ou...
- 0:57ou des films de ce type là,
- 0:58mais voilà c'est mes souvenirs de numérique d'enfance on va dire.
- 1:02Le célèbre jeu Pong.
- 1:05Oui,
- 1:06je pense que ça a été l'entrée dans les foyers numériques qui a commencé par ça en fait.
- 1:12Oui c'est ça,
- 1:13on y passait des heures à y jouer,
- 1:16après c'est passé.
- 1:17Moi j'ai joué sur Atari je crois à ce jeu.
- 1:23On va parler de votre parcours.
- 1:26Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu votre cheminement et comment vous êtes passé à l'informatique un peu médicale,
- 1:33voire même à l'école de médecine,
- 1:35d'après ce que j'ai vu à la création de technologies révolutionnaires comme ce que vous avez créé ?
- 1:44Oui,
- 1:44on aurait juste à attendre.
- 2:07Voilà.
- 2:07Il y a un document récupéré.
- 2:09Je ne voulais pas qu'il y ait du bruit en même temps.
- 2:11Donc,
- 2:13à l'origine,
- 2:14moi j'ai commencé en…
- 2:16Je rêvais d'être chirurgien en fait depuis très longtemps.
- 2:18À l'âge de 5 ans,
- 2:19je décide que je veux être médecin.
- 2:21Et autour de 12-13 ans de mémoire,
- 2:24un peu plus tard,
- 2:24je décide d'être chirurgien.
- 2:27Pour moi,
- 2:27c'était très clair dans ma tête.
- 2:28Et j'avais en parallèle un loisir qui était l'informatique.
- 2:31On parlait des premiers souvenirs du numérique.
- 2:33J'ai commencé à programmer,
- 2:36je devais être en troisième,
- 2:37à l'époque c'était un Sanio
- 2:39755C, compatible IBM PC,
- 2:41le premier compatible IBM PC de l'époque qui avait huit couleurs sur sa carte graphique alors que l'IBM PC n'en avait que quatre.
- 2:48J'ai commencé comme ça en développant des jeux pour commencer.
- 2:55Pendant mes années de lycée par exemple,
- 2:57j'ai développé un jeu de football où il y avait...
- 2:59au début un joueur contre un,
- 3:00à la fin un joueur contre onze,
- 3:02où ils étaient tous autonomes.
- 3:03C'était mon loisir l'informatique,
- 3:05mais ma passion c'était la médecine,
- 3:09le médical et le chirurgical.
- 3:10Donc après mon bac,
- 3:12j'ai été faire la fac de médecine de Tours.
- 3:15J'ai fait une première année de médecine à laquelle j'ai échoué le concours d'entrée,
- 3:19pour passer en deuxième année,
- 3:21pour une mauvaise note en français.
- 3:23J'ai eu 6 sur 30 sur un examen de résumé de texte.
- 3:27qui problème visiblement sur le français.
- 3:29Et donc,
- 3:30entre mes deux premières années de médecine,
- 3:32je suis allé voir le professeur Lacombe,
- 3:34qui était le chef du service de chirurgie digestive pédiatrique à Tours,
- 3:39pour lui demander si je pouvais venir voir des opérations,
- 3:41parce que je rêvais d'être chirurgien.
- 3:42Donc,
- 3:42il m'a dit « Venez » .
- 3:44Et donc,
- 3:44pendant tout l'été,
- 3:45entre mes deux premières années de médecine,
- 3:46j'ai passé mon temps au bloc opératoire,
- 3:48trois mois merveilleuses de découvertes et de confirmations de cette passion et du fait que je voulais en faire mon métier.
- 3:56et au bout de trois mois j'ai fait deux opérations du haut,
- 3:59ce qui est plutôt atypique.
- 4:02Mais j'étais assez doué pour ça,
- 4:03donc moi je ne faisais pas l'opération,
- 4:05je tenais les instruments,
- 4:06je les plaçais,
- 4:06je les replaçais,
- 4:07etc.
- 4:08Mais j'étais vraiment dans mon milieu,
- 4:11comme je dis toujours,
- 4:11je suis dans un bloc opératoire,
- 4:12je suis comme ma poisson dans l'eau.
- 4:14Ça a toujours été une vraie passion et ça l'est toujours aujourd'hui.
- 4:19Je refais donc une deuxième...
- 4:20première année de médecine et là j'échoue à nouveau à cause d'un 7 sur 30 en français,
- 4:24dans le même cas avec un 10 sur 30 je suis passé en deuxième année,
- 4:27et là le monde s'effondre autour de moi parce que mon rêve se brise en mille morceaux et mon avenir je ne sais plus trop quoi faire.
- 4:37Et évidemment comme j'ai cette passion,
- 4:39ce loisir de l'informatique,
- 4:42mes parents me disent
- 4:43« fais de l'informatique ! »
- 4:44et donc je pars faire un doc science à Tours que je réussis très bien,
- 4:48j'ai des notes assez exceptionnelles sans trop forcer.
- 4:50parce que vous avez un tel rythme quand vous faites médecine en termes de travail que de me laisser après,
- 4:55ça devient plus facile.
- 4:58Et je suis donc comme ça recruté à l'école des hautes études en informatique à Paris,
- 5:02où je vais faire…
- 5:05de bonnes études,
- 5:06je suis ni majeur de promo.
- 5:08Et la dernière année de cette école des hautes études en informatique à Paris,
- 5:12on doit faire un master.
- 5:13Et donc je choisis de faire le master d'Orsay,
- 5:16le master en informatique d'Orsay,
- 5:21pour une raison toute simple,
- 5:21c'est que le majeur de promo de l'année d'avant a raté ce master et je voulais montrer que notre école n'était pas mauvaise.
- 5:26Donc voilà,
- 5:27je choisis ce master pour cette raison.
- 5:29Et en tout début d'année,
- 5:30il y a la présentation des options qui est réalisée.
- 5:32Et il y a...
- 5:33un certain professeur Nicolas Yacht,
- 5:37qui sera plus tard mon directeur de thèse,
- 5:40qui est un chercheur de renommée internationale,
- 5:43qui a un laboratoire à l'INRIA,
- 5:44Sophia Antipolis,
- 5:46dédié à l'informatique pour le médical,
- 5:49et il nous montre les travaux qu'il développe et le cours qu'il va donner sur le traitement d'images médicales.
- 5:55Donc je vois des cerveaux tournés en 3D sur les écrans à l'époque,
- 5:59il prend une énorme cassette grosse comme ça pour la mettre dans le lecteur,
- 6:02Il faut se replacer,
- 6:02on parle d'années assez anciennes.
- 6:06On est en 1992,
- 6:09de ce que je dis,
- 6:09ou 1993 peut-être.
- 6:12Ou quatre ans,
- 6:13dans ces années-là.
- 6:14Pas si anciennes que ça.
- 6:16Oui,
- 6:17mais enfin,
- 6:18on voit que ça se fait derrière.
- 6:21Ça a beaucoup bougé.
- 6:23Il finit sa demi-heure de présentation de son option en disant qu'il cherche un étudiant pour faire un stage afin de développer un simulateur de chirurgie digestive.
- 6:32Et moi,
- 6:32les trois mois de bloc opératoire,
- 6:33c'était en chirurgie digestive que je les avais faits.
- 6:35Alors en pédiatrique,
- 6:36certes,
- 6:36mais en digestif.
- 6:37Donc je me précipite vers lui,
- 6:38à la fin du cours,
- 6:39je lui dis,
- 6:39voilà,
- 6:39je suis l'étudiant qu'il vous faut,
- 6:41vous n'en aurez pas deux comme moi.
- 6:42J'ai fait trois mois de bloc opératoire en chirurgie digestive,
- 6:44je sais ce que c'est.
- 6:46Je suis majeur de promo de mon école,
- 6:47premier mois au stage,
- 6:48il me dit oui,
- 6:49ok.
- 6:49Et c'est comme ça que j'atterris à Sophia Antipolis pour mon stage.
- 6:53Je poursuivrai derrière avec une thèse pour développer ce travail.
- 6:58Donc je reviens dans le monde.
- 7:01médical par le biais de l'informatique et un peu par hasard grâce à cette rencontre magnifique et je me rends compte de ma chance d'avoir raté médecine parce que finalement ça se transforme en france au début de mon stage puisque au tout début de mon stage je demande à bruce
- 7:17mariaj quelle opération on allait simuler il me dit une opération du foie je dis ok laquelle il me dit ben je sais pas je dis quel est votre référent chirurgien il me dit en fait on est en relation avec
- 7:29avec des équipes,
- 7:31mais en fait on n'a pas de vrai référent.
- 7:33Je lui dis,
- 7:34je vais appeler le chirurgien de Nice,
- 7:36et on va y aller,
- 7:36donc on va à Nice comme ça.
- 7:37Donc j'appelle le chirurgien,
- 7:39le chirurgien bien sûr nous accueille,
- 7:41on arrive au bloc à Nice,
- 7:43et là,
- 7:44c'est ce jour-là,
- 7:46vous allez comprendre pourquoi,
- 7:47j'arrive,
- 7:48moi je m'habille,
- 7:49parce que je sais m'habiller,
- 7:50j'ai appris toutes ces règles de hygiène et sécurité.
- 7:52Évidemment l'équipe derrière galère un peu,
- 7:56ils sont venus à trois.
- 7:59Le chirurgien arrive,
- 8:00je lui parle directement parce que je l'avais eu au téléphone,
- 8:03et je lui demande quel est le programme opératoire,
- 8:05il me dit il y a ça,
- 8:05il y a ça,
- 8:05et puis il y a une transplantation hépatique.
- 8:07Je lui dis,
- 8:07je n'ai jamais vu de transplantation hépatique.
- 8:09Il voulait voir,
- 8:10oui,
- 8:10et hop,
- 8:10je pars avec lui,
- 8:11mais en oubliant complètement les autres membres de l'équipe,
- 8:14qui attendent en train de galérer pour changer.
- 8:16Et on arrive comme ça au bloc pour voir l'opération de transplantation.
- 8:22Enfin,
- 8:22j'arrive au bloc pour voir l'opération de transplantation,
- 8:25et puis au bout d'une heure,
- 8:25je me rends compte que les autres membres de l'équipe ne sont toujours pas là.
- 8:29Et donc on les cherche,
- 8:30ils étaient dans un autre bloc contre un mur à attendre.
- 8:33Alors on dit mais qu'est-ce que vous faites là ?
- 8:34Ils disent on nous a dit de ne pas toucher à quoi que ce soit,
- 8:36de ne pas bouger,
- 8:37donc on attend.
- 8:39Et là en fait je me suis rendu compte qu'en fait moi j'étais dans mon milieu,
- 8:43mais eux non.
- 8:45Et que ma chance c'était de pouvoir faire un pont entre ces deux mondes,
- 8:48parce qu'en fait j'avais une connaissance dans ces deux mondes,
- 8:52j'étais en capacité finalement de faire ce lien.
- 8:54Donc voilà,
- 8:55ce jour-là j'ai réalisé cette différence.
- 8:56Et à partir de là,
- 8:57j'ai continué évidemment sur ce chemin.
- 9:00J'ai réussi ma thèse avec succès.
- 9:02Et derrière ça,
- 9:03la thèse a été cofinancée par un projet grâce à l'IRCAD,
- 9:07l'Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif à Strasbourg.
- 9:10Je suis toujours à Strasbourg.
- 9:12Et
- 9:13Jacques Maresco,
- 9:14à la fin de ma thèse,
- 9:15me propose un poste pour devenir directeur de recherche au sein de l'IRCAD,
- 9:19pour développer une équipe informatique,
- 9:21puisqu'il n'y avait pas,
- 9:22à cette époque,
- 9:23un embryon d'équipe qui faisait...
- 9:26plus du développement pour l'Institut,
- 9:27mais pas d'équipe de recherche.
- 9:29Donc,
- 9:29il me demande de venir pour développer une équipe de recherche.
- 9:33J'étais face à cette proposition,
- 9:35une offre d'emploi par
- 9:37General Electric aux États-Unis,
- 9:38qui est très séduisante.
- 9:40Alors,
- 9:40il me fait venir à Strasbourg et il me dit,
- 9:42voilà,
- 9:42écoute,
- 9:43je ne pourrais pas t'offrir un salaire aussi élevé que ce que peut t'offrir General Electric.
- 9:47Par contre,
- 9:47si tu viens,
- 9:48fais-nous,
- 9:48tu pourras aller au bloc autant de fois que tu veux.
- 9:50Et du coup,
- 9:51je suis allé à Strasbourg.
- 9:53Il avait conclu en plus.
- 9:53Donc voilà mon point de vue.
- 9:55Ça c'est 99.
- 9:57Je commence donc à l'IRCAD en 99.
- 10:00Et donc j'avais soutenu ma thèse le 22 novembre 1998.
- 10:08Et le 22 novembre 1999,
- 10:10je vais présenter mes travaux à l'Académie de chirurgie.
- 10:13puisque Jacques Maresco est invité pour présenter ce qu'on avait fait sur les reconstructions 3D du patient,
- 10:18puisque c'est ce qu'on fait,
- 10:19modéliser en trois dimensions le corps humain,
- 10:21mais à partir de l'image médicale,
- 10:23donc on a la copie conforme du patient.
- 10:25Et je vais présenter ça à l'Académie de chirurgie,
- 10:27devant un parterre d'académiciens de haut niveau,
- 10:33avec pour chairman de la session le professeur Bismuth,
- 10:36qui est celui qui a inventé la chirurgie hépatique à base de découpes partielles du foie,
- 10:41ce qui permet de sauver les patients.
- 10:43qui sont atteints d'un cancer.
- 10:45Donc je fais la présentation,
- 10:46j'explique que l'anatomie telle qu'elle est définie aujourd'hui est fausse,
- 10:50puisqu'elle est basée sur un nombre fixe de segments,
- 10:53c'est-à-dire de morceaux de foie,
- 10:54alors qu'en pratique,
- 10:55ça va varier en fonction de l'anatomie,
- 10:57et notamment du réseau vasculaire portal,
- 11:01c'est une variable qu'on appelle topologique en mathématiques,
- 11:06et qu'avec l'ordinateur,
- 11:07on peut très bien calculer.
- 11:09Donc je montre tout ça.
- 11:12En expliquant que l'anatomie de Quino qu'on a appris est donc fausse.
- 11:15À la fin de mon talk,
- 11:17il y a Bismuth,
- 11:18qui était le chairman,
- 11:19qui dit « écoutez,
- 11:19ça tombe bien,
- 11:20il y a Quino qui est dans la salle » .
- 11:22Et là,
- 11:22moi,
- 11:22je blémis,
- 11:24je m'en souviens comme si c'était hier,
- 11:26parce que moi,
- 11:27Quino,
- 11:27je pensais qu'il était mort en fait.
- 11:28Son travail est daté de 1957,
- 11:33je n'imaginais pas qu'il était encore vivant et encore moins dans cette salle.
- 11:36Donc,
- 11:37il se lève,
- 11:38je me suis dit qu'il allait venir me mettre une claque.
- 11:41Et il a dit une phrase que je retiendrai toujours,
- 11:43il a dit « Dans mes rêves les plus fous,
- 11:45je n'aurais jamais imaginé qu'un jour on puisse me montrer ce que vous nous avez montré,
- 11:50qu'on puisse faire ce que vous avez fait.
- 11:52Tout ce que vous avez dit est juste et je vous félicite pour ces travaux. »
- 11:57Alors vous imaginez pour l'étudiant en médecine qui a raté deux fois la première année de médecine,
- 12:01se retrouver à l'académie de chirurgie,
- 12:03entendre par Queeno devant les académiciens ce qu'il venait de dire,
- 12:08c'était juste incroyable.
- 12:11et il est venu jusqu'à moi,
- 12:12il m'a offert des livres qu'il a écrits,
- 12:15qu'il m'a dédicacés.
- 12:17Et donc,
- 12:18dans l'année qui a suivi,
- 12:19c'est en 2000,
- 12:22je l'ai obtenu un poste de professeur associé à l'équipe de chirurgie digestive et endocrine du professeur Jacques Maresco.
- 12:27Et c'est comme ça que je suis devenu professeur en médecine.
- 12:30Et c'était combien ?
- 12:3220 ans après,
- 12:33en 2019,
- 12:34l'Académie m'a fait le honneur de...
- 12:37de me faire rentrer à l'Académie de chirurgie.
- 12:38Donc,
- 12:39je suis depuis 2019 un membre de l'Académie nationale de chirurgie.
- 12:43Donc,
- 12:43voilà pour ce parcours.
- 12:45Je suppose au milieu de plein de chirurgiens en plus.
- 12:48Oui,
- 12:48puisque l'Académie de chirurgie,
- 12:50par définition,
- 12:51c'est surtout des chirurgiens.
- 12:52Il n'y a pas que des chirurgiens.
- 12:54Ceci dit,
- 12:55il y a des académiciens qui sont admis à l'Académie de chirurgie pour ce qu'ils peuvent apporter.
- 13:00Et donc,
- 13:00moi,
- 13:00je représente le volet un peu l'innovation technologique.
- 13:04par les apports qu'on a pu faire par nos travaux,
- 13:07aussi bien d'ailleurs en anatomie qu'en chirurgie,
- 13:10parce que c'est ça que permettent réellement nos travaux.
- 13:13Voilà pour ce parcours un peu atypique,
- 13:15et comme ça vous comprenez ce lien entre informatique et médical qui me caractérise dans tout ce que l'on fait.
- 13:23Oui,
- 13:23c'est vrai qu'on va venir aussi à la création de votre entreprise,
- 13:29de votre start-up,
- 13:30mais on voit que vous avez suivi votre chemin finalement.
- 13:37J'ai écouté votre TEDx et vous rêviez de devenir chirurgien pour sauver des vies.
- 13:42Et puis finalement,
- 13:43vous en sauvez maintenant d'une autre manière.
- 13:45Et ça,
- 13:45je trouve que c'est beau.
- 13:48Finalement,
- 13:49c'est top.
- 13:50Je travaille,
- 13:53ça me permet de faire de la chirurgie par procuration.
- 13:57C'est quand les chirurgiens qui opèrent,
- 13:58moi je fais les opérations virtuelles.
- 14:01Je fais de la chirurgie par procuration quelque part.
- 14:04Et avec en plus les nouvelles techniques de réalité virtuelle,
- 14:06de réalité augmentée,
- 14:07on est de plus en plus acteurs de ces actes.
- 14:09Donc c'est une autre façon de faire.
- 14:12En tout cas,
- 14:12c'est ce que j'ai pu faire puisque je n'ai pas réussi à passer par la voie standard.
- 14:15Il a fallu que je trouve d'autres voies pour pouvoir essayer de réaliser des rêves que j'avais,
- 14:21de sauver des vies en fait.
- 14:23Finalement,
- 14:24parce que vous aviez,
- 14:26on va dire,
- 14:27deux passions.
- 14:28Deux passions.
- 14:28Enfin,
- 14:29je ne sais pas si c'est deux passions.
- 14:30Une passion qui était l'informatique,
- 14:32une envie,
- 14:33passion qui était la médecine.
- 14:35Vous avez eu la chance de pouvoir aussi,
- 14:38pendant 2-3 mois,
- 14:39être immergé complètement.
- 14:41Immergé complètement dans ce métier-là.
- 14:43Et c'est ce qui vous a permis,
- 14:45après,
- 14:46je pense,
- 14:46tout votre parcours.
- 14:47Parce que,
- 14:49je pense que même si vous êtes dans l'informatique,
- 14:51si on n'est pas intéressé par ce domaine-là de la santé,
- 14:57je pense qu'on n'arrive pas à ce que vous...
- 14:59Tout ce que vous avez fait,
- 15:02c'est mon avis.
- 15:05Je veux dire,
- 15:05ma passion,
- 15:05ça a toujours été la médecine.
- 15:08L'informatique,
- 15:08pour moi,
- 15:08ça a toujours été un loisir.
- 15:09C'est vraiment pas la même chose pour moi.
- 15:12Le loisir est bien,
- 15:13mais c'est pas pareil.
- 15:15Et donc,
- 15:17je voulais faire de mon métier ma passion,
- 15:19enfin,
- 15:19de ma passion mon métier,
- 15:20pardon.
- 15:22Au final,
- 15:22c'est ce qui s'est passé,
- 15:23parce qu'aujourd'hui,
- 15:24je suis vraiment dans le monde médical à
- 15:27100%.
- 15:29On fait des choses innovantes parce que j'ai pas pu suivre le chemin standard.
- 15:33Donc,
- 15:33il a fallu...
- 15:34évidemment que je trouve des alternatives et j'ai utilisé pour coup les capacités que j'avais dans l'autre domaine qui était mon loisir et donc que je trouvais agréable en fait,
- 15:44faut pas dire le contraire,
- 15:45l'informatique moi je trouve ça agréable mais je suis un gamer surtout avant tout et du coup donc c'est pour ça que je développais des jeux quand j'étais jeune ce qui est intéressant aujourd'hui c'est de voir que les écoles d'ingénieurs font développer des jeux à leurs élèves pour pour commencer c'est exactement ce que j'ai fait quand j'étais jeune
- 16:01Donc,
- 16:01dans le même processus que ce qui est fait aujourd'hui pour les écoles d'ingénieurs.
- 16:04Et après,
- 16:05c'est une passion pour les mathématiques,
- 16:07enfin une passion,
- 16:08un intérêt réel pour les mathématiques qui m'a permis d'arriver à développer de l'informatique,
- 16:13je pense,
- 16:13parce que c'est quand même très lié tout ça.
- 16:16Et d'arriver à des solutions qui étaient viables en termes de traitement d'images,
- 16:19parce que derrière l'informatique,
- 16:20il y a beaucoup de mathématiques et tout ça,
- 16:22c'est très lié.
- 16:23Donc,
- 16:23voilà,
- 16:24mon cerveau était peut-être plus adapté pour faire des maths que pour apprendre.
- 16:28les cours de biochimie ou des choses comme ça.
- 16:33C'est peut-être pour ça que j'ai pas réussi en médecine.
- 16:36La note de français a été la pire évidemment,
- 16:37mais bon,
- 16:38ça c'est un autre aspect.
- 16:40Comme je dis toujours,
- 16:41je crois que je l'avais dit dans le TEDx,
- 16:43mais ce qui est amusant dans l'histoire c'est que ma femme que j'ai rencontrée quand je faisais ma thèse m'avait relu ma thèse et elle,
- 16:53elle est prof de français donc...
- 16:57C'est amusant,
- 16:58j'ai trouvé la partie qui manquait chez moi.
- 16:59Oui,
- 17:00voilà,
- 17:00c'est vrai.
- 17:03Et donc,
- 17:04en 2013,
- 17:05vous avez fondé votre entreprise.
- 17:10Alors,
- 17:11est-ce qu'on dit start-up ou pas start-up ?
- 17:14Dans tous les cas,
- 17:14c'était une start-up,
- 17:16oui,
- 17:16en tout cas.
- 17:17Alors,
- 17:17Visible Passion,
- 17:19le nom de ce laboratoire d'analyse d'images en ligne,
- 17:22c'est le fruit d'abord de toutes ces années de recherche au sein de l'IRCAD.
- 17:26L'énorme chance que j'ai eue,
- 17:27c'est que le professeur Jacques Maresco a tout de suite cru,
- 17:31compris aussi,
- 17:31je dirais,
- 17:32le pouvoir et les capacités de l'informatique dans ce domaine.
- 17:36Et donc,
- 17:36il m'a vraiment laissé les mains libres.
- 17:38C'est quand même extrêmement rare quand vous sortez de thèse d'avoir la possibilité de développer votre propre labo et encore plus rare d'avoir un responsable au-dessus de vous qui vous fait totalement confiance pour bâtir comme vous avez envie.
- 17:51Et là,
- 17:52pour le coup,
- 17:52le monde du jeu vidéo m'a servi.
- 17:54Parce que la première chose que j'ai fait en arrivant à l'IRCAD,
- 17:56c'est de dire au professeur Marisco,
- 17:58on va réussir à faire sur des ordinateurs multimédia standards des traitements qui normalement sont faits sur des grosses consoles.
- 18:05Et à l'époque,
- 18:06ça ne se faisait pas.
- 18:06Tout le monde avait des gros calculateurs,
- 18:08des silicones graphiques.
- 18:09Quand j'étais à l'INRIA,
- 18:11c'était ce qu'on avait.
- 18:12Et on est parti sur ce principe.
- 18:14Pourquoi ?
- 18:14Parce que moi,
- 18:15dans le monde du jeu vidéo,
- 18:16y compris à l'époque,
- 18:17on développait sur nos PC.
- 18:19Et donc,
- 18:19on avait des cartes graphiques.
- 18:21Et j'avais vu cette progression des cartes graphiques qui était de plus en plus puissante.
- 18:24Et donc,
- 18:24on s'est dit,
- 18:24c'est possible.
- 18:25Donc,
- 18:25j'ai recruté à l'époque deux ingénieurs qui travaillaient dans le monde du jeu vidéo.
- 18:28On a recruté comme ça des personnes qui étaient en capacité d'exploiter finalement ces techniques.
- 18:33Et donc,
- 18:34on a été dans les premiers à utiliser les cartes graphiques,
- 18:37les systèmes plutôt du type gaming pour pouvoir développer des solutions à base de réalité virtuelle.
- 18:43Donc,
- 18:43c'était les jeux les plus avancés qui étaient à base de réalité virtuelle à l'époque.
- 18:46Mais on a vite bénéficié de ça.
- 18:48avec toujours un objectif qui était toujours issu du jeu du gaming,
- 18:52simplicité maximale d'usage,
- 18:54parce que dans un jeu vidéo,
- 18:55si c'est trop compliqué,
- 18:56les gens lâchent.
- 18:58Et on le voit d'ailleurs,
- 18:59les jeux qui sont les plus utilisés sont les jeux les plus simples en termes d'ergonomie.
- 19:02Et si vous regardez d'ailleurs aujourd'hui,
- 19:04il n'y a même plus de documentation avec les jeux vidéo.
- 19:06À l'époque,
- 19:07on en avait.
- 19:07Il n'y en a plus parce qu'en fait,
- 19:09on apprend progressivement et il faut que ça soit intuitif.
- 19:13Et donc,
- 19:13dès le début,
- 19:14on a voulu développer ça dans nos logiciels.
- 19:16C'est ce qui a été la force.
- 19:18de nos solutions,
- 19:19ultra simples d'usage d'une part,
- 19:21et sans besoin de formation spécifique,
- 19:25on pouvait apprendre rapidement.
- 19:27Donc ça,
- 19:28ça a vraiment permis au niveau du système,
- 19:33de proposer des solutions viables,
- 19:36et ça a été un gros point de différenciation.
- 19:41Et comment,
- 19:42enfin,
- 19:42Visible Patience,
- 19:44c'est donc vous...
- 19:47Le dit,
- 19:47si je me trompe,
- 19:48c'est de créer des clones numériques en 3D pour la planification des interventions.
- 19:52C'est des vrais clones,
- 19:54c'est-à-dire que vous prenez des images du patient et derrière,
- 19:59le médecin vient étudier,
- 20:02voir comment il peut intervenir.
- 20:04C'est ça ?
- 20:06Tout à fait.
- 20:08Comme on part toujours de l'image médicale,
- 20:10qui est un scanner ou une IRM,
- 20:12c'est une image en niveau de gris,
- 20:13et notre cerveau humain n'est pas du tout fait pour voir les images en niveau de gris à la base.
- 20:18Donc juste pour vous donner une idée,
- 20:19une image en niveau de gris,
- 20:21ça va contenir plus de 2000 niveaux de gris,
- 20:23un scanner typiquement ou une IRM,
- 20:24plus de 2000 niveaux de gris.
- 20:26Nos yeux arrivent à percevoir un maximum de 30 nuances de contraste.
- 20:31Donc on est très très loin de ça.
- 20:33En fait,
- 20:34nos yeux ne sont pas du tout faits pour voir en niveau de gris,
- 20:35ils sont faits pour voir en couleur.
- 20:37Et là,
- 20:38on est face à un dilemme,
- 20:39c'est que l'image est en niveau de gris.
- 20:40Donc,
- 20:41la première chose qu'il fallait faire,
- 20:42c'était réussir à extraire dans ces images l'information utile.
- 20:45Et les logiciels qu'on a développés vont calculer le contour,
- 20:49vont calculer ce qui est commun.
- 20:51Et pour ça,
- 20:51on est parti sur des systèmes qui aujourd'hui s'appelleraient à base d'intelligence artificielle,
- 20:56parce qu'on a mis ce mot sur beaucoup de choses.
- 20:59À l'époque,
- 20:59on appelait ça plutôt des systèmes experts.
- 21:01Mais en gros,
- 21:02ce qu'on a fait,
- 21:02c'est qu'on a reproduit le mécanisme de raisonnement
- 21:06du radiologue lorsqu'il analysait l'image.
- 21:09Pour vous expliquer ça de façon ultra simple,
- 21:11si je vous demande où est le cœur par rapport au poumon,
- 21:15vous me répondez,
- 21:16je suppose assez facilement,
- 21:19il est entre les deux poumons.
- 21:23Il se trouve que les poumons,
- 21:24c'est plein d'air.
- 21:25Donc les poumons,
- 21:26c'est facile à détecter dans une image,
- 21:28c'est des zones sombres à l'intérieur du patient.
- 21:31Et ces zones sont tellement sombres qu'elles sont très faciles à détecter parce que leur niveau de gris est très sombre.
- 21:38Donc on arrive facilement à détecter l'air à l'intérieur du patient.
- 21:41Une fois que j'ai détecté les deux poumons,
- 21:43je peux chercher le cœur entre ces deux zones,
- 21:46ces deux poumons.
- 21:48Ça,
- 21:48c'est ce qu'on a appelé l'approche hiérarchique.
- 21:51On va commencer par faire ce qui est ultra simple.
- 21:53Et chaque information extraite de ce ultra simple va permettre d'avoir des informations plus complexes.
- 21:59Si je cherchais le cœur dans l'image,
- 22:00dans sa globalité,
- 22:01je ne le trouverais pas.
- 22:02Mais si je le cherche entre les deux poumons,
- 22:04je le trouve facilement.
- 22:05Donc ça,
- 22:05c'était notre premier système à base de méthodes hiérarchiques.
- 22:08Et puis,
- 22:09ça nous a permis d'aboutir à la capacité de développer un logiciel pour l'ensemble du corps humain,
- 22:15qui nous permet de modéliser n'importe quelle partie du corps humain en 3D.
- 22:19Et d'avoir,
- 22:20quand on parle de copie virtuelle,
- 22:21c'est vraiment ça,
- 22:21c'est un clone numérique dans le sens où...
- 22:24Toutes les structures anatomiques,
- 22:25que ce soit le contour de l'organe,
- 22:27que ce soit les vaisseaux,
- 22:28les tumeurs,
- 22:30tout ça c'est la réplique géométrique,
- 22:33topologique de l'anatomie du vrai patient,
- 22:36puisque c'est extrait de son image médicale.
- 22:38Et ça,
- 22:39en trois dimensions,
- 22:40c'est très facile à comprendre.
- 22:42Par rapport à l'image en niveau de gris,
- 22:44pour deux raisons.
- 22:44D'abord parce que c'est en trois dimensions et qu'on est fait pour voir en 3D.
- 22:47Et que deuxièmement,
- 22:48c'est en couleur,
- 22:49alors qu'avant c'était en niveau de gris.
- 22:51et que là,
- 22:51pour le coup,
- 22:52les couleurs,
- 22:52nous,
- 22:52on les perçoit très bien.
- 22:54Dans notre zone foveale,
- 22:55la zone où on perçoit et on comprend ce que l'on voit,
- 22:58eh bien,
- 22:58en fait,
- 22:58on n'a quasiment que des cônes,
- 23:00et les cônes,
- 23:00c'est ce qui permet de voir en couleur.
- 23:02Et donc,
- 23:02c'est pour ça qu'il faut afficher les images en couleur.
- 23:04Donc,
- 23:05c'est ça qu'on a fait,
- 23:06et c'est pour ça que ça fonctionne.
- 23:08Il a fallu d'abord une première étape assez longue,
- 23:12qui a duré,
- 23:12je vous dis,
- 23:14pas mal d'années,
- 23:14pour faire la totalité des organes du corps humain.
- 23:16Au début,
- 23:17c'était que le foie.
- 23:18Ça a commencé par le foie,
- 23:19c'était mon sujet de...
- 23:21de stage initial pour la simulation et ensuite de thèse.
- 23:24Et puis ensuite,
- 23:24on a étendu sur d'autres organes grâce à des personnes qui sont venues nous voir.
- 23:28Par exemple,
- 23:29le professeur Beckmer,
- 23:31qui était un chirurgien pédiatre,
- 23:32qui est venu nous voir en nous disant « tiens,
- 23:34est-ce que ça ne pourrait pas marcher sur tel autre organe,
- 23:37notamment les reins ? »
- 23:38Le professeur
- 23:39Dominique Gosseau ou le professeur Bast,
- 23:42qui sont tous les deux des chirurgiens thoraciques,
- 23:44Jean-Marc Bast qui est à Rouen et Dominique Gosseau à Paris.
- 23:48qui tous les deux m'ont dit est-ce qu'on ne pourrait pas l'appliquer au poumon.
- 23:51Et donc,
- 23:52vous voyez,
- 23:53à chaque fois,
- 23:53j'avais des chirurgiens qui venaient à l'IRCAD.
- 23:55L'IRCAD,
- 23:56vous ne connaissez peut-être pas,
- 23:57mais c'est un institut de renommée mondiale qui est le centre de formation de tous les chirurgiens au monde qui veulent se perfectionner.
- 24:06C'est Jacques Maresco qui a créé ça,
- 24:07une idée fabuleuse.
- 24:09Il s'est dit tiens,
- 24:09on va faire un centre à la fois de formation et de recherche pour la chirurgie mini-invasive.
- 24:14Et la chance que j'ai eue,
- 24:15c'est de travailler là parce que...
- 24:17Vous aviez là tous les experts qui venaient donner des cours et les élèves qui venaient apprendre.
- 24:21Et donc j'étais baigné dans une multitude d'experts qui venaient,
- 24:25avec qui on pouvait discuter,
- 24:26pour pouvoir comprendre leurs besoins,
- 24:28comprendre aussi quelle interface répondait le mieux à leurs besoins.
- 24:33Évidemment,
- 24:33quand vous baignez dans l'informatique,
- 24:35c'est moins difficile pour vous de manipuler des structures.
- 24:37Quand vous êtes médecin et que vous avez plutôt l'habitude de manipuler des instruments,
- 24:41il faut adapter le système.
- 24:42Et c'est en ça que c'était utile d'être dans cet institut.
- 24:45Je pense qu'on n'aurait jamais pu réussir tout ce qu'on a réussi si on n'avait pas été dans cet institut.
- 24:49Et ça a été vraiment la force de Jacques Marescaux de réussir à réunir ça au sein de cet institut.
- 24:54Et concrètement,
- 24:57les images,
- 24:58c'est issu des scanners qui sont déjà en place,
- 25:00ou des équipements de radio complet.
- 25:04Et après,
- 25:04vous,
- 25:05vous récupérez ces images et vous le retraitez.
- 25:08Alors,
- 25:08je le simplifie forcément,
- 25:10mais vous retraitez l'image pour en faire cette représentation 3D.
- 25:15C'est ça,
- 25:16en fait,
- 25:16imaginez une photo satellite d'une ville,
- 25:19c'est une photo à la base en niveau de gris souvent,
- 25:21et vous allez voir les grandes artères de la ville,
- 25:24les rues,
- 25:25qui vont apparaître.
- 25:26Vous les reconnaissez avec vos yeux,
- 25:28votre cerveau.
- 25:29Sur une photo satellite,
- 25:31on reconnaît quand même les rues et les bâtiments.
- 25:34C'est exactement pareil dans une image médicale.
- 25:37Les grandes artères vont être visibles grâce aux bruits de contraste,
- 25:40c'est des points blancs ou des traits blancs.
- 25:42qui apparaissent dans l'image parce que le produit de contraste va permettre de les voir.
- 25:46On a aussi en très clair,
- 25:47en blanc,
- 25:48on va avoir les structures osseuses.
- 25:49Tout ce que je dis là,
- 25:50c'est surtout à partir d'un scanner.
- 25:51Sur l'IRM,
- 25:52les variations peuvent être différentes,
- 25:54mais sur le scanner,
- 25:54c'est comme ça.
- 25:56Et plus vous êtes sombre,
- 25:58plus c'est de l'air.
- 25:59Plus vous êtes blanc,
- 26:00plus c'est solide.
- 26:02Donc,
- 26:02vous voyez,
- 26:02vous avez les deux.
- 26:03Mais au milieu,
- 26:04vous avez l'eau qui est en intermédiaire.
- 26:05Donc ça,
- 26:05c'est sur un scanner,
- 26:06c'est typiquement comme ça.
- 26:07Sur l'IRM,
- 26:08c'est un peu différent parce que ça dépend des temps.
- 26:10Vous pouvez avoir le liquide qui est blanc et l'os qui est noir,
- 26:13donc ça peut être l'inverse.
- 26:14Mais globalement,
- 26:15ce qui est important,
- 26:16c'est que les structures,
- 26:17en gros,
- 26:18vont avoir des densités qui vont varier dans l'image,
- 26:20des niveaux de gris qui vont varier en fonction de leur taux de liquide à l'intérieur de la structure.
- 26:26Et donc,
- 26:27ça,
- 26:28ça permet de détecter dans l'image des structures d'intérêt.
- 26:31Après,
- 26:31la grande difficulté,
- 26:32c'est que vous avez,
- 26:34par exemple,
- 26:35le foie,
- 26:36le pancréas ou la rate,
- 26:37qui sont très proches les uns des autres.
- 26:39Donc ça dépend des images,
- 26:40mais selon les images,
- 26:42vous pouvez avoir des niveaux de gris qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau,
- 26:46et la distinction ne va plus se faire uniquement à partir de l'information du niveau de gris,
- 26:50mais aussi en fonction de la localisation de la structure.
- 26:54Donc ce n'est pas si simple.
- 26:57Et donc,
- 26:58si on regarde une image standard,
- 27:00le simple niveau de gris ne suffit pas.
- 27:02Il faut ajouter autre chose,
- 27:03d'où la notion de proposition.
- 27:05Donc tout ça,
- 27:07ça se traduit après par des algorithmes.
- 27:09qui vont traiter le niveau de gris,
- 27:11qui vont traiter la géométrie,
- 27:12qui vont traiter la topologie,
- 27:14qui vont traiter les formes.
- 27:16Il y a plein de possibilités différentes.
- 27:18À la base,
- 27:18c'était les premiers types d'algorithmes.
- 27:20Et ce qui a changé plus récemment,
- 27:22c'est l'intelligence artificielle qui est venue remplacer ça par d'autres types d'algorithmes qui sont plus basés sur les statistiques et qui vont regarder la localisation habituelle ou la représentation habituelle dans l'espace d'une structure.
- 27:35Ça marche plutôt pas mal dans les images médicales parce que les patients
- 27:38globalement se ressemble.
- 27:39Donc on va pouvoir apprendre d'une base de patients pour le suivant.
- 27:43Finalement c'est exactement ce que fait notre cerveau.
- 27:45On apprend quand on est médecin,
- 27:47quand on est radiologue,
- 27:48à lire une image et ça va nous permettre de reconnaître le patient suivant.
- 27:52C'est ce que fait un réseau de neurones avec l'énorme avantage c'est qu'il va pouvoir faire des choses qu'on n'arrive pas à faire nous-mêmes.
- 27:58Par exemple une image sans produit de contraste,
- 28:02c'est difficile d'extraire les vaisseaux.
- 28:04Il se trouve que dans les poumons
- 28:06Ça reste possible parce qu'il y a le contraste avec l'air.
- 28:09Mais on n'arrivait pas à distinguer dans ces images les artères des veines.
- 28:14Une image non injectée d'un poumon,
- 28:17les artères et les veines apparaissent exactement avec le même niveau de gris.
- 28:21L'avantage de l'intelligence artificielle,
- 28:24c'est qu'on arrive avec l'intelligence artificielle à reconstruire en 3D les artères et les veines d'un patient sur une image non injectée des poumons.
- 28:34Et ça,
- 28:34c'est notre dernière innovation qui a été certifiée,
- 28:36donc un dispositif médical certifié depuis le mois de novembre 2024 et qui nous permet donc maintenant de proposer des modélisations 3D des poumons sans aucune injection de prurite contraste qui évite tous les problèmes.
- 28:49Donc vous voyez en fait,
- 28:50l'évolution de l'informatique,
- 28:51ça a été ça.
- 28:52On est parti sur des systèmes experts avec des fonctions mathématiques assez poussées,
- 28:55avec des systèmes de plus en plus complexes.
- 28:58Et l'intelligence artificielle est venue nous rajouter par les réseaux de neurones.
- 29:01Cette particularité-là,
- 29:02c'est les réseaux de neurones.
- 29:04des nouveaux algorithmes qui nous permettent de dépasser les limites qu'on avait sur les anciens systèmes.
- 29:08Et quand on combine les deux,
- 29:10système expert et réseau de neurones,
- 29:11alors là on obtient des prouesses incroyables,
- 29:13c'est ce qu'on a fait sur nos logiciels,
- 29:16et c'est d'ailleurs des brevets qu'on a pu déposer.
- 29:18Donc tout ça,
- 29:19ça a été le cheminement,
- 29:20et tous les systèmes experts ont été développés quand on était à l'IRCAD,
- 29:23ça a été la base,
- 29:25et en 2013 quand on crée la société,
- 29:27c'est tout simplement parce qu'on voulait valoriser le résultat de la recherche,
- 29:31on voyait bien l'intérêt clinique.
- 29:32dans notre propre service de chirurgie.
- 29:34On voyait tout ce que ça apportait.
- 29:36On voyait bien l'intérêt pour les premières équipes qui entraient avec nous,
- 29:39que ce soit en pédiatrie ou en thoracique.
- 29:41Et on s'est dit,
- 29:42il faut absolument que tout le monde puisse en bénéficier.
- 29:44Donc,
- 29:44on a créé une structure.
- 29:46Et l'idée pour que tout le monde puisse y accéder facilement,
- 29:48ça a été de faire un laboratoire en ligne pour pas que les gens aient besoin d'acheter un logiciel.
- 29:54Nos logiciels sont gratuits.
- 29:55Ils envoient l'image médicale chez VisiblePFN.
- 29:58On modélise,
- 29:58on renvoie le résultat.
- 30:00Comme une analyse de sang,
- 30:00si vous voulez.
- 30:02On reçoit la pièce de sang ou la pièce anatomique,
- 30:05on fait l'analyse,
- 30:06on voit le résultat de l'analyse,
- 30:08ça marche pareil,
- 30:08c'est comme un laboratoire,
- 30:09on est d'ailleurs un laboratoire,
- 30:11et le résultat,
- 30:12c'est qu'à la fin,
- 30:13le chirurgien va pouvoir planifier son opération,
- 30:15la simuler.
- 30:16C'est dans aucun risque pour le patient puisqu'on travaille sur sa copie virtuelle.
- 30:20Et on va pouvoir par exemple simuler la découpe partielle d'un organe et avoir immédiatement le volume résultant de cette découpe.
- 30:28Donc là où avant on ne savait pas si le patient était opérable réellement,
- 30:32on avait une idée approximative,
- 30:33maintenant on le sait de façon très précise.
- 30:35Et ce que ça change,
- 30:36c'est exactement ça.
- 30:37Ça rend opérable des patients qui ne l'étaient potentiellement pas,
- 30:41en tout cas qui ne le semblaient pas.
- 30:43Et l'exemple que j'aime le plus prendre dans ce domaine,
- 30:46C'est celui d'un enfant de 5 ans qui a été opéré il y a pas mal d'années,
- 30:50c'était en 2018,
- 30:53pour être précis en janvier 2018.
- 30:55Il avait cet enfant une tumeur dans chacun de ses reins,
- 30:58donc pas mal de difficultés déjà pour commencer.
- 31:01À 5 ans,
- 31:02ce n'est pas évident,
- 31:02deux tumeurs.
- 31:04Le choix qui est fait par l'équipe,
- 31:06c'est de retirer la totalité du rein gauche parce que la tumeur est très grosse et on ne voit pas trop ce qui va rester,
- 31:11et d'essayer de préserver la moitié du rein droit,
- 31:14la partie inférieure de ce rein droit.
- 31:16Un deuxième avis médical est demandé à Paris,
- 31:18ils arrivent au même résultat.
- 31:20Donc l'opération qui est proposée,
- 31:22c'est retrait complet du rein gauche,
- 31:24retrait de la moitié du rein droit.
- 31:25Évidemment,
- 31:26l'enfant sera en insuffisance rénale,
- 31:28donc dialyse pendant six mois.
- 31:31Et au bout des six mois de dialyse,
- 31:34proposition de transplantation rénale si il trouve un transplant et si l'enfant est toujours en vie,
- 31:40évidemment,
- 31:41après tous ces traitements.
- 31:43Mais voilà,
- 31:44on reconstruit en 3D parce que le chirurgien...
- 31:46nous connaît très bien,
- 31:47il nous demande une reconstruction.
- 31:49Ça nous permet,
- 31:50grâce à la modélisation 3D,
- 31:51de voir précisément et de calculer le volume,
- 31:54de simuler la résection qui était prévue.
- 31:57Alors on voit très bien qu'à droite,
- 31:58ça marche.
- 31:59Ce qui était prévu,
- 32:00on peut couper la moitié.
- 32:01Mais on découvre qu'à gauche,
- 32:03là où on avait prévu de couper tout le rein,
- 32:05eh bien qu'en fait,
- 32:06on peut préserver une partie du rein parce que le volume restant qui semble tout petit,
- 32:10qui ne représente que 17%
- 32:11du volume du rein gauche,
- 32:12en réalité,
- 32:14il fait 24 cm3.
- 32:16et que ces 24 cm3 additionnés à ce qui restait à droite représentaient à eux deux,
- 32:21les deux morceaux de reins restants,
- 32:23le volume d'un rein normal,
- 32:24sain,
- 32:24pour cet âge et ce poids.
- 32:26Et c'est comme ça que cet enfant a été opéré en janvier 2018.
- 32:31Il a gardé ses deux reins.
- 32:32Cet enfant aujourd'hui est en parfaite santé.
- 32:34Il a grandi sans avoir de transplantation,
- 32:37sans avoir de dialyse.
- 32:38Il vit une vie totalement normale.
- 32:40Ça,
- 32:40c'est un exemple ultra parlant,
- 32:42parce que sur cet exemple-là,
- 32:44Vous voyez que le virtuel a permis d'améliorer la vie de cet enfant de façon drastique.
- 32:50Une vie de transplanté,
- 32:51c'est-à-dire de l'anti-rejet,
- 32:53des risques énormes et une survie plus courte.
- 32:56Là,
- 32:56il n'y a pas tout ça.
- 32:57C'est une énorme économie en plus de santé publique,
- 33:00accessoirement.
- 33:01Mais tout ça,
- 33:01ça vous montre qu'en fait,
- 33:03simplement en affichant une cartographie 3D,
- 33:06on change radicalement la possibilité d'opérer.
- 33:10Et ce genre de...
- 33:12de changement a été majeur dans plein d'opérations,
- 33:14et c'est pour ça que VisiblePayChain aujourd'hui est si apprécié par les cliniciens.
- 33:19Et alors c'est top,
- 33:22j'avais entendu déjà cette histoire dans le TEDx,
- 33:26et je la trouve,
- 33:27en plus vous montrez les images,
- 33:28donc c'est encore mieux.
- 33:31C'est encore mieux,
- 33:33et moi ce que j'entends surtout,
- 33:35et ce que je veux aussi essayer de bien comprendre,
- 33:39c'est que vous,
- 33:40vous recevez les images,
- 33:42Vous faites le traitement,
- 33:43donc ça veut dire que côté docteur au sens large du terme,
- 33:48ils n'ont rien,
- 33:50pas de serveur,
- 33:51pas de logiciel de traitement.
- 33:52Vous la renvoyez,
- 33:53eux ils ont juste besoin peut-être d'avoir le visible patient installé sur leur poste ou des choses comme ça,
- 33:59c'est ça ?
- 34:00C'est un logiciel de planification opératoire qui leur permet de simuler l'opération.
- 34:04En fait ils n'ont que ça et ce logiciel est gratuit sur PC,
- 34:07sur Mac,
- 34:07sur iOS.
- 34:09Il y a même une version sur
- 34:10Casco Low Lens.
- 34:11pour revoir en
- 34:133D. Tout ça,
- 34:14c'est des plus assez significatifs.
- 34:17Et en plus,
- 34:18sur le casque,
- 34:19ça permet de pouvoir le visualiser pendant l'opération.
- 34:25C'est très apprécié des chirurgiens de pouvoir faire ça aussi pendant l'opération.
- 34:32Cette vision tridimensionnelle avec un casque vous apporte la dimension que vous perdez sur un écran.
- 34:38Évidemment,
- 34:38vous voyez un modèle 3D.
- 34:40mais c'est un modèle 3D qui est projeté sur un écran 2D.
- 34:44Alors que quand vous utilisez un casque,
- 34:46vous voyez un modèle 3D sur un écran
- 34:503D, enfin des casques.
- 34:53Et sur Internet,
- 34:54vous trouverez facilement sur notre page YouTube des vidéos qui illustrent ça.
- 34:57Mais c'est clair que pour le chirurgien,
- 35:00il a l'impression d'avoir devant lui un hologramme du corps humain de son patient.
- 35:05Et pendant l'intervention,
- 35:06il va regarder,
- 35:06exactement comme nous quand on est dans la ville.
- 35:09avec notre téléphone pour regarder dans quelle rue on est.
- 35:11C'est exactement pareil.
- 35:12Et c'est vraiment l'esprit.
- 35:13L'idée,
- 35:14c'était de rendre facilement accessible cette image auprès du chirurgien.
- 35:18Alors moi,
- 35:19j'appelle ça The Iron Surgeon,
- 35:20parce qu'une fois qu'il a le casque,
- 35:21c'est un peu comme Iron Man.
- 35:22Je présentais ça hier à...
- 35:24lors d'une conférence qui s'appelait
- 35:29« Expérience Vision »
- 35:31qui avait lieu au Grand Rex à Paris.
- 35:33J'étais venu avec le casque d'Iron Man pour mettre un peu l'ambiance.
- 35:38C'est exactement l'esprit.
- 35:40L'idée,
- 35:40c'est de dire que le scientifique augmente sa vision grâce à des systèmes d'intelligence artificielle et de vision augmentée,
- 35:49comme finalement dans le film « On a pu le voir » .
- 35:52Et l'avenir de ça,
- 35:53c'est clairement de pouvoir voir le patient en transparence pendant l'intervention,
- 35:58puisque c'est le rêve de tout chirurgien de pouvoir voir son patient en transparence.
- 36:01Donc on y travaille activement.
- 36:03Il faut savoir qu'en France,
- 36:04il y a des équipes très très fortes dans le domaine,
- 36:06donc on a beaucoup de chance parce qu'on a des chercheurs de très haut niveau dans ce domaine.
- 36:11J'ai l'impression de voir la série Good Doctor,
- 36:14où il voit en 3D ce qu'il veut faire,
- 36:16etc.
- 36:16C'est vraiment ça,
- 36:17c'est pas vrai.
- 36:18C'est exactement ça.
- 36:19Quand j'ai vu la série,
- 36:20je me suis dit que c'était marrant.
- 36:21Parce que,
- 36:22lui,
- 36:23ils ont besoin de faire des montages pour le faire.
- 36:24Nous,
- 36:24on le fait en live,
- 36:25mais c'est exactement ça.
- 36:28Non,
- 36:28non,
- 36:28c'est top.
- 36:32Et justement,
- 36:33vous parliez un peu de la France et de l'innovation.
- 36:38La France a investi massivement dans la transformation numérique en santé.
- 36:43Alors,
- 36:43jamais assez.
- 36:45Mais voilà,
- 36:45je crois que j'avais lu qu'il y avait un budget de 2 milliards d'euros.
- 36:49En tant qu'acteur clé,
- 36:50comment vous voyez ces efforts ?
- 36:51Est-ce que vous voyez aussi d'autres choses arriver ?
- 36:54On parle beaucoup de Medtech,
- 36:58mais bon,
- 36:58il y a quand même aussi un peu de bullshit,
- 37:03on va dire.
- 37:04Comment vous voyez-vous sur ça,
- 37:05sur le terrain ?
- 37:05Est-ce que je pense que vous en rencontrez d'autres ?
- 37:07Vous rencontrez d'autres choses ?
- 37:08Vous voyez d'autres choses ?
- 37:09Comment ?
- 37:11Alors...
- 37:12La France est vraiment un très bon terrain pour développer une solution ou des structures,
- 37:18des entreprises.
- 37:19On a un gros défaut en France,
- 37:21c'est que contrairement aux pays comme les États-Unis,
- 37:24comme les pays en Asie,
- 37:26on ne sait pas du tout favoriser nos entreprises.
- 37:29Et c'est ça le défaut.
- 37:30C'est-à-dire qu'en fait,
- 37:32on donne énormément de fonds publics à tout type d'investisseurs,
- 37:35y compris étrangers,
- 37:37pour se développer en France.
- 37:39Et dès que ça marche...
- 37:40Ces entreprises,
- 37:41il vaut mieux qu'elles partent à l'étranger parce qu'elles trouveront plus facilement des prises en charge de leurs solutions par les systèmes publics étrangers.
- 37:48Pour vous donner un exemple,
- 37:49Visible Payshan,
- 37:50aujourd'hui,
- 37:51notre modélisation qui fait gagner une demi-heure de temps opératoire à minima,
- 37:55qui réduit de façon drastique les complications post-opératoires,
- 38:00qui change le choix de l'acte thérapeutique dans 30%
- 38:04des cas,
- 38:05c'est énorme pour le foie.
- 38:08C'est ce qui montre l'importance.
- 38:10Et bien en fait,
- 38:11aujourd'hui,
- 38:12il est pris en charge par un certain nombre,
- 38:15assez important,
- 38:15de nos partenaires mutuels et Assurance Santé.
- 38:19Ça représente 37 millions de Français qui sont couverts à
- 38:21100% pour avoir accès à notre solution,
- 38:23mais pas du tout pris en charge par la Sécu.
- 38:26Et à l'inverse,
- 38:27si je vais dans d'autres pays avec le même système,
- 38:31je peux être pris en charge par le système public.
- 38:33C'est notamment le cas aux États-Unis,
- 38:35où il y a une couverture partielle,
- 38:36certes,
- 38:36mais une couverture quand même.
- 38:38de ce type de solution.
- 38:40Donc,
- 38:40ce que je veux dire par là,
- 38:41c'est que ce qui ne va pas aujourd'hui dans notre système,
- 38:44c'est qu'on sait très bien aider les entreprises.
- 38:46Et notamment,
- 38:47on a la chance d'avoir un organisme que je trouve vraiment excellent,
- 38:51qui s'appelle la BPI,
- 38:52la Banque Publique d'Investissement,
- 38:54qui aide les entreprises et qui est très effectif pour ça.
- 38:57Et là où on pêche réellement et de façon majeure,
- 39:01c'est sur la prise en charge finale de ces innovations.
- 39:04Parce que ces innovations font gagner de l'argent au final.
- 39:07C'est-à-dire que prendre en charge,
- 39:09ça,
- 39:09ça fait réduire des coûts,
- 39:10mais de façon importante.
- 39:12Mais à un moment donné,
- 39:13il faut faire cette prise en charge.
- 39:14Or,
- 39:14le système n'est pas efficient pour ça.
- 39:17Ça prend beaucoup trop de temps par rapport à des technos qui,
- 39:20elles,
- 39:20évoluent à une vitesse beaucoup plus importante.
- 39:22On n'est pas sur le même chemin qu'un médicament.
- 39:25Et pourtant,
- 39:25aujourd'hui,
- 39:26on est traité moins bien qu'un médicament.
- 39:28Qu'est-ce que je veux dire par là ?
- 39:30Aujourd'hui,
- 39:30si vous voulez prendre en charge un médicament,
- 39:32vous faites une demande à la Haute Autorité de Santé.
- 39:34Il y a un dossier qui a déposé.
- 39:36Et pendant...
- 39:37la phase d'analyse,
- 39:38le médicament va être pris en charge.
- 39:41Pour des processus bien sûr bien particuliers,
- 39:43mais ça existe.
- 39:45Mais pas pour les nouvelles technologies.
- 39:46Et c'est là où il faut changer les choses.
- 39:48Alors,
- 39:49le gouvernement précédent,
- 39:50en étant conscient,
- 39:51avait mis en place un premier système qu'ils ont appelé PECAN,
- 39:54qui réservait un certain type d'innovation techno en télémédecine,
- 39:58mais ça suffit pas à couvrir tout.
- 40:00L'Agence pour l'innovation en santé en est totalement consciente et a voulu mettre en place un système pour pouvoir justement...
- 40:07pour étendre ce qui était possible pour le médicament aux nouvelles solutions technologiques.
- 40:11Malheureusement,
- 40:11avec la dissolution de l'Assemblée nationale,
- 40:13ce qui était prévu de passer dans la loi de la programmation,
- 40:16de la loi de finances rectificative de la sécurité sociale,
- 40:20n'a évidemment pas pu passer.
- 40:21Vous avez entendu comme moi tout ce qui s'est passé.
- 40:24Alors,
- 40:24on a la chance d'avoir une agence pour l'innovation en santé qui est vraiment...
- 40:29efficace et intelligente qui travaille bien,
- 40:32qui a fait le tour de France de tout ce qui se faisait.
- 40:34Maintenant,
- 40:34ce qu'il faut,
- 40:35c'est une volonté politique pour mettre en œuvre ces innovations au quotidien,
- 40:41de façon à ce qu'elles puissent profiter aux patients.
- 40:43Parce qu'il faut quand même le dire,
- 40:45c'est plus facile de vendre à l'étranger qu'en France,
- 40:48dans notre système actuel,
- 40:49parce qu'en France,
- 40:51vous vendez que si vous êtes pris en charge.
- 40:52En tout cas,
- 40:52c'est plus facile si vous vendez,
- 40:54si vous êtes pris en charge.
- 40:55C'est beaucoup plus difficile si ce n'est pas le cas.
- 40:57Alors que dans d'autres pays,
- 40:58comme il n'y a pas forcément de prise en charge publique,
- 41:01ça ne leur pose aucun problème de prendre en charge à partir du moment où on démontre un bénéfice économique,
- 41:05ce qui est dans notre cas assez facile.
- 41:07Donc ça c'est vraiment une réalité.
- 41:09Et l'autre élément que je trouve un peu aussi parfois perturbant,
- 41:13c'est le problème de la réglementation.
- 41:17C'est normal de réglementer des dispositifs comme ceux dont on a parlé,
- 41:22c'est-à-dire des dispositifs médicaux qui vont...
- 41:25à la fois potentiellement sauver des vies,
- 41:27mais en même temps qui ont un risque associé à ce dispositif.
- 41:30Si je vous montre une image avec une tumeur au même endroit ou sans tumeur alors qu'il y en a une,
- 41:35vous comprenez que ça va avoir un impact négatif pour le patient.
- 41:38Donc ce que je vous ai montré,
- 41:40ce sont des dispositifs médicaux qui doivent passer une certification.
- 41:44Et ce qui ne va pas aujourd'hui dans le système,
- 41:45et là ce n'est pas la France,
- 41:46c'est l'Europe,
- 41:48c'est qu'on a mis en place des règles extrêmement strictes et très bien,
- 41:52qui permettent de vérifier.
- 41:53l'efficacité de ces dispositifs et de les certifier.
- 41:57Mais à côté de ça,
- 41:58il n'y a pas de police qui vérifie que ce qui est vendu sur le terrain est réellement certifié.
- 42:03Et donc,
- 42:04nous,
- 42:04on se retrouve avec notre solution,
- 42:05par exemple,
- 42:06avec des solutions concurrentes qui n'ont pas de certification ou qui ont des certifications non valables,
- 42:13par exemple en classe 1,
- 42:14alors que c'est du classe 2A,
- 42:15par exemple.
- 42:16Alors,
- 42:16je ne vais pas préciser ce qu'est la classe 1 et la classe 2A,
- 42:18mais c'est deux types de certification qui n'ont rien à voir puisque le classe 1...
- 42:21Vous vous auto-certifiez,
- 42:22vous marquez vous-même votre tampon,
- 42:24et le classe 2A,
- 42:25vous êtes certifié par un organisme externe.
- 42:27Donc en classe 2A,
- 42:28c'est-à-dire que vous avez un risque réel potentiel sur le patient,
- 42:30en classe 1,
- 42:30vous n'avez aucun risque.
- 42:31Vous vous doutez bien que ce que je vous ai montré,
- 42:33il y a un risque potentiel sur le patient,
- 42:35c'est forcément du classe 2A.
- 42:36Eh bien,
- 42:37moi aujourd'hui,
- 42:37j'ai sur le territoire national des sociétés en classe
- 42:411, j'ai des sociétés sans aucune certification,
- 42:44qui proposent des solutions,
- 42:46qui se veulent concurrentes,
- 42:47alors évidemment après,
- 42:48question de qualité,
- 42:49c'est pas forcément ça.
- 42:51De la même façon que sur la loi du RGPD,
- 42:53il y a des règlements qui interdisent les images de sortir du territoire,
- 42:57j'ai des concurrents qui aujourd'hui ont les images qui sortent de l'Europe.
- 43:01Tout ça,
- 43:01c'est des choses qui ne devraient pas arriver,
- 43:02mais comme on manque de police pour vérifier ce qui est fait,
- 43:06on a beau avoir de belles certifications,
- 43:08de belles règles,
- 43:09de belles lois pour protéger le patient,
- 43:11à côté de ça,
- 43:12il y a malheureusement des sociétés qui ne jouent pas le jeu,
- 43:15et des équipes qui vont acheter ces solutions qui ne respectent pas les règles.
- 43:21Et ce que vous voyez dans ces équipes,
- 43:23c'est que contrairement à d'autres pays,
- 43:25je peux vous dire qu'au Japon,
- 43:26si vous allez essayer de vendre un produit français au Japon,
- 43:29vous n'avez aucune chance si vous avez un concurrent japonais.
- 43:31Aucune chance.
- 43:32En France,
- 43:32vous pouvez aller voir n'importe quelle équipe.
- 43:35Si vous avez un concurrent japonais et que vous êtes français et que vous avez la solution,
- 43:38ils pourront tout à fait choisir le concurrent japonais si c'est moins cher.
- 43:42Voir si c'est mieux présenté.
- 43:44Mais c'est des choses réelles.
- 43:48C'est pour ça que je suis dommage que...
- 43:49Notre système public,
- 43:50d'un côté,
- 43:51fait des choses merveilleuses,
- 43:53il met en place des règles,
- 43:54il met en place des moyens,
- 43:57mais à côté de ça,
- 43:58il manque des éléments de contrôle pour que tout le monde soit à égalité sur ce jeu-là,
- 44:03et surtout qu'à la fin,
- 44:04ce soit les patients qui en bénéficient,
- 44:06parce que laisser des systèmes non certifiés en distribution,
- 44:11c'est un risque potentiel.
- 44:13Oui,
- 44:13il faut faire une fuite de données.
- 44:17et ne pas permettre aux sociétés françaises qui se sont développées sur des financements français d'aboutir par,
- 44:22par exemple,
- 44:23une prise en charge de leurs solutions,
- 44:25c'est aussi limiter la capacité et finalement faire perdre de l'argent au système.
- 44:29Oui,
- 44:30moi je rebondis sur deux choses.
- 44:34Ce que vous dites,
- 44:35c'est que pour moi,
- 44:35il y a un intérêt à des solutions comme la vôtre,
- 44:38parce que d'une part,
- 44:40qu'elles soient prises en charge complètement et par la sécu et d'autres,
- 44:43parce que d'une part,
- 44:43elles permettent de...
- 44:45d'avoir moins d'effets secondaires,
- 44:47que ça coûte moins cher aussi,
- 44:49l'opération,
- 44:49etc.
- 44:50Donc il y a un gain quand même à court,
- 44:53à moyen,
- 44:53voire à long terme pour le patient.
- 44:56Donc forcément,
- 44:57si le patient est mieux soigné dès le départ,
- 45:00parce qu'on a des moyens technologiques qui nous permettent de le faire,
- 45:05ça veut dire que derrière,
- 45:06s'il est mieux soigné,
- 45:07il sera moins malade,
- 45:08donc il va moins utiliser la sécu et sa mutuelle.
- 45:11En gros,
- 45:11voilà,
- 45:12c'est ça.
- 45:12Donc il y a ce côté-là qui...
- 45:14que je vois,
- 45:15et puis il y a l'autre côté aussi,
- 45:16et ça vous l'avez dit,
- 45:17c'est le côté réglementaire,
- 45:19mais moi je trouve que des fois même le côté réglementaire ne va pas assez vite.
- 45:23par rapport à l'innovation.
- 45:25Donc on ne s'adapte pas assez vite.
- 45:26Je prends un exemple tout simple sur lequel j'ai eu la chance de travailler il y a quelques années,
- 45:32c'était 2019-2020.
- 45:35J'ai travaillé sur la dématérialisation de la lecture 2 du cancer du sein,
- 45:40qui n'était pas autorisée à l'époque,
- 45:43alors qu'on avait les moyens de le faire.
- 45:44C'est-à-dire,
- 45:47la première lecture était faite,
- 45:49s'il n'y avait rien,
- 45:50on prenait les...
- 45:53les clichés,
- 45:54et il partait dans un centre où il y avait des radiologues qui regardaient la lecture 2.
- 46:00Donc pas trop de gain de temps,
- 46:03pas trop,
- 46:03etc.
- 46:04Et des fois,
- 46:05la patiente qui on lui avait dit qu'il n'y avait rien sur la lecture 1,
- 46:09elle est rappelée six mois après parce que finalement,
- 46:11on a trouvé quelque chose sur lecture 2.
- 46:13Et finalement,
- 46:14entre temps,
- 46:14son cancer a évolué,
- 46:15etc.
- 46:17Et alors que c'est déjà prêt,
- 46:19il y avait déjà des études,
- 46:21des...
- 46:22des centres régionaux de dépistage du cancer,
- 46:24qu'il y avait ces choses-là.
- 46:26En Auvergne,
- 46:26ils l'avaient déjà depuis quelques temps.
- 46:28Moi,
- 46:28j'ai travaillé sur la partie Rhône-Alpes pour le développer sur la partie Rhône-Alpes.
- 46:32Voilà,
- 46:33alors je comprends qu'il y ait des règles et qu'il doit y avoir de la réglementation pour cadrer tout ce qui va être fait pour pas que ça soit fait n'importe comment,
- 46:40que les données partent pas n'importe où,
- 46:41etc.
- 46:42Mais à un moment,
- 46:43il faut aussi qu'on avance parce que ça permet de faire gagner du temps.
- 46:46Et derrière,
- 46:47il y a,
- 46:48comme on l'a dit,
- 46:48un effet rebond.
- 46:49Sur le traitement,
- 46:50sur le coût,
- 46:52pour gagner de l'argent.
- 46:54C'est ce que je vis et ce que je ressens aussi,
- 46:57sur ce que j'ai pu travailler aussi par le passé sur ça.
- 46:59Oui,
- 47:00je suis complètement d'accord.
- 47:02Et d'ailleurs,
- 47:03ce qu'on peut constater sur le terrain,
- 47:05c'est que vous avez un problème global du système qui pourrait se résumer de la façon suivante.
- 47:10On a un budget global de l'État.
- 47:12Et donc,
- 47:13on se dit forcément,
- 47:15ce type de prise en charge va faire gagner de l'argent au système public,
- 47:18puisqu'on évite...
- 47:19tous les problèmes de coûts additionnels si on ne l'utilise pas,
- 47:23par rapport à si on ne l'utilisait pas plutôt.
- 47:25Si on l'utilise,
- 47:25on réduit ses coûts.
- 47:27Mais si vous regardez comment ça marche en réalité sur le terrain,
- 47:30vous avez plusieurs organismes payeurs.
- 47:34Vous avez d'un côté le budget de la Sécu,
- 47:36qui va prendre en charge des actes bien précis.
- 47:39Et puis vous avez le budget de l'hôpital.
- 47:41Et ce n'est pas le même budget.
- 47:43Et c'est là où il y a un problème.
- 47:44Parce que si on prend l'exemple de Visible Pêcherie aujourd'hui,
- 47:47Aujourd'hui,
- 47:47quand il n'est pas pris en charge par les mutuelles et l'assurance,
- 47:49c'est l'hôpital qui paye.
- 47:51Demain,
- 47:52on remplace la prise en charge hôpital par la prise en charge sécu.
- 47:56Mécaniquement,
- 47:57le prix baisse.
- 47:58Parce qu'à partir du moment où c'est pris en charge par la sécu,
- 48:01on pourra baisser notre prix.
- 48:02Le marché est plus important et le prix va baisser.
- 48:05Eh bien,
- 48:06ce simple fait qui est juste la prise en charge ne change rien au final sur le résultat final.
- 48:12Vous avez à la fin un bénéfice pour le patient.
- 48:15Par contre,
- 48:15ça réduit.
- 48:16mécaniquement le coût qui était déjà dépensé par les hôpitaux.
- 48:20Mais comme il n'y a pas cette réflexion au niveau supérieur,
- 48:23c'est-à-dire au niveau de l'État,
- 48:24mais au niveau de chacune des caisses,
- 48:26au final,
- 48:26l'hôpital dit « Ah oui,
- 48:27oui,
- 48:27moi je veux absolument que ça soit pris en charge. »
- 48:29Et la sécu dit « Non,
- 48:30c'est bon,
- 48:30j'ai déjà assez de dépenses. »
- 48:32Oui,
- 48:32c'est ça.
- 48:32Et vous voyez,
- 48:33au lieu de raisonner sur la globalité des deux ensembles,
- 48:35c'est-à-dire combien ça coûte au système public.
- 48:37Et c'est là où il y a un défaut.
- 48:39Donc,
- 48:39c'est là-dessus où il y a vraiment des efforts qui sont faits,
- 48:42je le dis franchement,
- 48:42parce que...
- 48:43Entre l'Agence pour l'innovation en santé,
- 48:45l'AHAS aussi,
- 48:48la Haute Autorité de Santé,
- 48:49tous ceux-là sont bien conscients du problème.
- 48:51Mais malheureusement,
- 48:52aujourd'hui,
- 48:52les rouages sont lourds et difficiles à changer.
- 48:55Je sais que la Sécu essaye aussi de faire bouger les choses,
- 48:58mais c'est vraiment un système complexe et difficile de faire bouger,
- 49:02surtout dans la situation politique que connaît notre pays actuellement.
- 49:05Oui,
- 49:05c'est ça.
- 49:07En plus,
- 49:07vous avez ces freins qui sont mécaniques,
- 49:10liés à des guerres politiques et des...
- 49:13des isolement bruylique qui n'ont rien à voir avec le bien-être de chacun.
- 49:16Oui,
- 49:18tout à fait.
- 49:19On arrive tout doucement à la fin,
- 49:21et je voudrais avoir un peu votre vision sur l'avenir,
- 49:25sur les possibles grands changements qui vont être apportés par le numérique avec la médecine,
- 49:30la chirurgie.
- 49:32On voit l'IA arriver,
- 49:33enfin,
- 49:34on voit,
- 49:34elle est déjà arrivée depuis très longtemps,
- 49:36c'est juste chaté-pété qui est arrivé récemment.
- 49:40Qui va peut-être faire accélérer des choses,
- 49:41que moi je vois beaucoup de startups dans n'importe quel domaine qui se montent et qui utilisent ChatGPT,
- 49:46avec les risques que nos données partent un peu n'importe où.
- 49:52On parle du big data,
- 49:54on parle de plus en plus d'objets connectés.
- 49:56Comment vous,
- 49:56vous voyez tout ça dans les
- 49:595, 10,
- 50:0020 prochaines années ?
- 50:02Alors,
- 50:03l'IA,
- 50:04vous l'avez compris,
- 50:04est déjà présente.
- 50:05On en a parlé tout à l'heure,
- 50:06notre dernier logiciel.
- 50:07Ça ne date pas de maintenant,
- 50:09puisque la version 1.1 a été certifiée en 2021 avec de l'IA déjà.
- 50:16de type réseau de neurones,
- 50:17mais vous avez compris que dès le début c'était déjà de l'IA,
- 50:19pas le même type,
- 50:20c'est tout.
- 50:20Donc l'IA elle est déjà présente,
- 50:22et c'est vrai qu'elle offre des capacités incroyables et extrêmement efficaces par rapport à des traitements habituels.
- 50:28Quand on combine ça avec les autres modalités,
- 50:30c'est encore plus efficace.
- 50:32Il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier,
- 50:33moi c'est mon avis personnel au niveau de la recherche,
- 50:36c'est-à-dire que la recherche doit continuer à chercher des lois,
- 50:41que ce soit en physique,
- 50:42que ce soit en mathématiques.
- 50:44et surtout dans notre domaine en traitement d'image,
- 50:47il faut continuer à avancer sur l'ensemble des méthodes,
- 50:50et pas uniquement sur une seule,
- 50:53que sont les réseaux de neurones ou l'intelligence artificielle dans sa globalité.
- 50:57C'est un mode parmi d'autres,
- 50:59il faut continuer à le faire progresser,
- 51:00mais il faut continuer aussi à travailler sur les autres modes.
- 51:02L'IA va continuer à progresser pour une raison très simple,
- 51:05c'est qu'en effet elle est rentrée dans les mœurs avec des systèmes tels que JATPUS-JPT,
- 51:10qu'on appelle des IA génératives,
- 51:12Elles ont un défaut,
- 51:13ces IA génératives,
- 51:14elles ne font que reproduire du passé.
- 51:19Comment ça marche ?
- 51:20Vous tapez un texte,
- 51:22si je vous dis
- 51:24« Pierre qui roule n'amasse pas » ,
- 51:26vous savez finir la phrase,
- 51:27c'est mousse parce que vous l'avez appris.
- 51:29Mais si je n'ai pas appris « Pierre qui roule n'amasse pas mousse » ,
- 51:32je ne sais rien moi de ce qu'elle va amasser cette pierre qui roule.
- 51:35Ce n'est pas évident que ça va ramasser de la mousse,
- 51:37vous voyez ce que je veux dire.
- 51:39L'IA c'est ça en fait,
- 51:40l'IA générative qui existe aujourd'hui.
- 51:42ne fait que regarder quels sont les mots possibles dans des configurations qui ont été définies en fonction de questions et va chercher à vous procurer du texte qui est extrêmement efficace parce que c'est du langage qui est très réaliste,
- 51:58très proche de l'humain.
- 52:00Et ça,
- 52:00on peut s'en servir de façon intelligente pour dialoguer par une IA avec des personnes.
- 52:06Mais en dehors de ça,
- 52:08si on compare ce que je viens de dire...
- 52:10à l'analyse d'images médicales,
- 52:11vous voyez qu'il y a un gap énorme parce que l'analyse d'une image médicale ne consiste pas à créer une belle histoire,
- 52:17elle consiste à extraire la réalité de ce qui est présent dans cette image.
- 52:21Et la réalité qui est présente dans cette image,
- 52:23elle est unique,
- 52:25il n'y en a pas deux patients identiques.
- 52:27Et là on est dans la limite de ce qui représente l'IA générative.
- 52:31L'IA générative va me permettre de connaître une anatomie moyenne et de me dire
- 52:37si j'ai ce que je disais tout à l'heure,
- 52:38si j'ai les deux poumons,
- 52:39je sais qu'entre les deux je trouvais le coeur,
- 52:41ça l'IA générative le fait très bien,
- 52:43mais si j'ai une variation et qu'il me manque un des deux poumons,
- 52:48ne serait-ce que parce qu'il a été opéré,
- 52:50du coup je ne trouverai jamais mon coeur entre deux poumons.
- 52:53Vous voyez en fait,
- 52:54c'est là la limite du système parce que alors il faudrait dans ce cas là rajouter dans ma base un certain nombre de cas où il y a de ce type de variations,
- 53:03mais c'est parfois très rare.
- 53:04Pour vous donner un exemple,
- 53:05il y a quelques mois,
- 53:08on a eu une patiente qui est venue pour un problème pathologique qui n'avait absolument rien à voir avec ça.
- 53:12Et quand on a reconstruit,
- 53:13on s'est rendu compte qu'elle avait deux veines caves.
- 53:17Normalement,
- 53:17on n'en a qu'une.
- 53:18Donc,
- 53:19elle en avait deux.
- 53:20C'est les grosses veines qui ramènent tout le sang des organes vers le cœur.
- 53:24Veine cave inférieure.
- 53:26Et donc,
- 53:26tout vient dedans.
- 53:27Et bien,
- 53:27elle en avait deux sur tout le trajet.
- 53:30Assez hallucinant.
- 53:31Et du coup,
- 53:31j'ai regardé sur la littérature.
- 53:33Ça avait déjà été rapporté parce que moi,
- 53:35je n'avais jamais vu ça.
- 53:36Et pourtant,
- 53:36je peux vous dire qu'on en a traité des cas cliniques en 3D.
- 53:38Oui,
- 53:38je peux le dire.
- 53:39Donc,
- 53:40je n'avais jamais vu une double veine cave.
- 53:42Et dans la littérature,
- 53:43j'ai trouvé deux articles qui en parlaient.
- 53:46Et ce qui est intéressant,
- 53:47c'est que dans les deux cas d'articles,
- 53:49c'était des cas de patients ou de patientes qui avaient eu une embolie pulmonaire.
- 53:53Et il se trouve que la patiente en question avait eu aussi une embolie pulmonaire.
- 53:56Alors,
- 53:56est-ce qu'il y a un lien de cause à effet peut-être ?
- 53:58Mais c'est juste pour vous illustrer que dans le cas normal d'une IA générative,
- 54:03Comme
- 54:04Il n'y a pas eu d'apprentissage sur deux Venn caves.
- 54:07Une IA générative serait incapable d'imaginer qu'on peut avoir deux Venn caves,
- 54:12puisque ça n'existe pas dans tout ce qu'elle a appris.
- 54:14Et ça,
- 54:14c'est la limite de ce genre d'IA.
- 54:16Donc,
- 54:16les IA vont devoir évoluer.
- 54:18Ça ne peut pas rester que du génératif.
- 54:20C'est bien le génératif.
- 54:21Mais si on veut vraiment qu'elles nous servent encore plus que ce qu'elles nous font aujourd'hui,
- 54:25il va falloir des IA qui vont être inventives,
- 54:31qui vont pouvoir créer des choses
- 54:33« aberrantes »
- 54:34parfois.
- 54:35Ça existe déjà.
- 54:36Moi,
- 54:36j'avais travaillé,
- 54:37alors c'est rigolo parce que ça me rappelle ma jeunesse,
- 54:39en 1992,
- 54:41mon premier stage en école d'ingé,
- 54:44c'était une comparaison entre un algogénétique et une IA réseau de neurones.
- 54:48D'accord.
- 54:49Les algogénétiques,
- 54:50c'est aussi une forme d'IA.
- 54:52D'ailleurs,
- 54:52ça marque très bien dans certains cas.
- 54:54Il y a eu pas mal de programmes développés,
- 54:56notamment sur la partie suivie et contrôle de centrales nucléaires sur des algogénétiques.
- 55:02L'algogénétique,
- 55:03la force qu'il a,
- 55:04c'est qu'il va vous prendre des éléments,
- 55:06on va par exemple prendre deux codes,
- 55:08et il va vous les faire se reproduire entre eux,
- 55:10les croiser,
- 55:11etc.
- 55:12Vous savez que dans la génétique,
- 55:13ce qui marche bien,
- 55:13c'est les variations aléatoires.
- 55:16C'est-à-dire qu'il y a un gène qui change,
- 55:18boum,
- 55:18ah bah tiens,
- 55:18c'est mieux qu'avant.
- 55:19Et ça nous donne quelque chose de mieux,
- 55:21c'est le principe d'ailleurs de l'évolution des espèces.
- 55:24Ces variations génétiques permettent des évolutions vers le progrès.
- 55:29Mais vous voyez qu'au moment où elles arrivent,
- 55:31avant il n'y en avait pas.
- 55:32Et bien ça,
- 55:33c'est des choses qu'il va falloir créer dans nos systèmes.
- 55:37Il va donc falloir continuer à travailler sur d'autres types d'intelligence artificielle,
- 55:41notamment les algogénétiques,
- 55:43mais pas que,
- 55:44pour pouvoir vraiment exploiter au maximum les capacités.
- 55:48Sinon,
- 55:48on va arriver à un système qui va finir par tourner en rond,
- 55:52qui va nous donner des choses sympas très vite,
- 55:55et c'est ça la force de l'IA générative,
- 55:57mais qui ne sera pas capable de nous donner des choses innovantes,
- 56:01ou alors...
- 56:02parce qu'il se laisse tromper,
- 56:03c'était le cas des premières IA génératives.
- 56:07J'ai fait l'exemple il n'y a pas très longtemps,
- 56:09d'ailleurs totalement par hasard parce que je voulais faire une carte de vœux et je me suis dit tiens,
- 56:12je vais tester avec une IA générative pour voir ce que ça peut donner.
- 56:17J'avais cherché en fait un ornithorynque qui n'est pas l'animal le plus classique.
- 56:22Sur une des IA,
- 56:24il a été capable de me faire un ornithorynque et sur une autre IA,
- 56:28il ne savait pas ce qu'était un ornithorynque de toute évidence parce qu'il m'a montré
- 56:31plein d'animaux,
- 56:32mais aucun d'eux ne ressemblait à un ornithorynque.
- 56:35Donc,
- 56:35c'est juste pour montrer ce problème.
- 56:37L'ornithorynque,
- 56:38il a l'avantage d'être un animal totalement atypique parce qu'il a des trucs partout.
- 56:42Si on devait inventer des nouveaux animaux comme ça,
- 56:44c'est possible,
- 56:44en lui disant « fais-moi un animal qui a telle caractéristique,
- 56:47telle autre » ,
- 56:47bien sûr,
- 56:48mais si maintenant,
- 56:49on voulait vraiment découvrir des choses intéressantes pour l'avenir,
- 56:53il va falloir avoir de l'inventivité.
- 56:56et pas uniquement sur les connaissances du passé,
- 56:59mais par des variations génétiques non prévisibles,
- 57:01non connues.
- 57:02Et ça,
- 57:04je pense que l'IA telle qu'on la connaît aujourd'hui ne le fait pas.
- 57:06Il va falloir aller vers d'autres types d'algos,
- 57:08tels que les algos génétiques par exemple,
- 57:09mais c'est qu'un exemple.
- 57:10Donc voilà,
- 57:11je crois en ça,
- 57:12je pense que l'être humain a cette capacité à toujours inventer plus.
- 57:16On est sur une phase extraordinaire d'évolution,
- 57:18qui a aussi ses dangers.
- 57:20L'IA a un danger sur la partie données,
- 57:23elle a un danger sur la partie autonomie de l'IA.
- 57:25Il faut absolument la laisser sous le contrôle humain.
- 57:28Je trouve ça très bien que l'Europe veuille vérifier,
- 57:32contrôler,
- 57:32parce que pour moi,
- 57:33je le dis,
- 57:34pour presque être ma conclusion,
- 57:36parce que je le donne souvent dans mes congrès comme conclusion,
- 57:39pour moi l'IA c'est un peu,
- 57:41si on vient en arrière,
- 57:43dans la mythologie grecque,
- 57:44c'est un peu l'histoire de Prométhée enchaînée et de
- 57:48Pandore. Je ne sais pas si vous connaissez l'histoire,
- 57:50je vais la refaire.
- 57:52Quand on est au tout début de l'histoire grecque,
- 57:55il y a l'humain qui a été créé,
- 57:56qui est un être humain masculin par Zeus,
- 57:59et il lui met Prométhée pour s'occuper de lui.
- 58:01Et Prométhée,
- 58:02qui est un titan,
- 58:03va vouloir lui donner le feu.
- 58:05Son rôle,
- 58:05c'est de l'aider à évoluer,
- 58:06donc il va vouloir lui donner le feu.
- 58:07Mais le feu,
- 58:08c'est Zeus qui l'a,
- 58:09donc Prométhée va chercher le feu.
- 58:10C'est Zeus qui lui vole le feu et le donne à l'homme.
- 58:12Alors Zeus est très mécontent,
- 58:15et donc il va enchaîner Prométhée à un rocher,
- 58:18et un aigle va venir lui manger son foie tous les jours.
- 58:20Je précise qu'on est en moins 456 avant Jésus-Christ,
- 58:23et qu'en moins 456 avant Jésus-Christ,
- 58:25il savait que le foie repoussait,
- 58:28puisque c'était une peine perpétuelle.
- 58:31Je ne sais pas comment il savait ça à cette époque,
- 58:33mais il le savait.
- 58:33Bref,
- 58:35je ferme cette parenthèse sur Prométhée.
- 58:38Deuxième punition de Zeus,
- 58:40il décide de créer Pandore.
- 58:42Il demande à six divinités de créer cette femme qu'il va offrir aux frères de Prométhée.
- 58:49un autre titan,
- 58:51il lui fait avoir tous les atouts et il demande à une des divinités de lui rajouter la curiosité.
- 58:57Donc Pandore,
- 58:59évidemment,
- 59:01elle a cette curiosité en plus,
- 59:03il va lui offrir une jarre en lui disant il ne faut pas l'ouvrir.
- 59:07comme il lui a fait rajouter la curiosité que fait Pandore,
- 59:09elle ouvre la jarre,
- 59:10on sort tous les maux de la Terre,
- 59:11la maladie,
- 59:12la mort.
- 59:13Et ce qui est intéressant,
- 59:13c'est que Pandore,
- 59:14elle est intelligente,
- 59:14donc elle referme la jarre,
- 59:16et il ne reste qu'une seule chose dans cette jarre.
- 59:18Donc quand on dit,
- 59:19quand on parle de,
- 59:20on ouvre la boîte de Pandore,
- 59:21ça veut dire qu'on libère la seule chose qui reste dans cette boîte de Pandore,
- 59:25et cette chose,
- 59:25ça s'appelle Elpis en grec,
- 59:27aujourd'hui ça se traduirait en espoir,
- 59:29mais à l'époque,
- 59:30si on regarde à l'époque de la mythologie,
- 59:32ça voulait dire attendre sans agir.
- 59:35Bien,
- 59:35pourquoi je vous ai parlé de tout ça ?
- 59:37Parce qu'en fait,
- 59:37aujourd'hui,
- 59:37on est exactement dans ce tournant-là.
- 59:40On est face d'un côté au feu ou à la boîte de Pandore.
- 59:45L'IA,
- 59:45elle n'est pas encore déterminée.
- 59:47Ça peut être du feu,
- 59:48ça peut être une boîte de Pandore ouverte qui détruit l'humanité.
- 59:52Pourquoi ?
- 59:53Parce qu'attendre sans agir,
- 59:55c'est ce qu'on attend de l'IA.
- 59:57On lui donne des trucs et elle va faire le travail à notre place.
- 1:00:00Et on pourrait imaginer qu'elle fait tout à notre place.
- 1:00:02Et dans ce cas-là,
- 1:00:03on aura ouvert la boîte de Pandore.
- 1:00:04Maintenant si on prend l'IA comme du feu,
- 1:00:06on sait que c'est dangereux.
- 1:00:08Par contre on sait que ça peut faire progresser l'humanité.
- 1:00:10Qu'est-ce qu'on a fait pour le feu ?
- 1:00:12On l'a domestiqué.
- 1:00:13On a fait en sorte qu'il reste sous notre contrôle.
- 1:00:15Et ceux qui ne l'utilisaient pas de façon correcte,
- 1:00:17on les a condamnés.
- 1:00:18Et c'est pour ça qu'aujourd'hui on condamne les pyromanes.
- 1:00:22Malheureusement on est bien conscient qu'avec l'IA il y aura des pyromanes.
- 1:00:26Toute la difficulté est de savoir qui va gagner,
- 1:00:29est-ce que ce seront les pyromanes ou pas.
- 1:00:31Si on ne met pas en place des règles,
- 1:00:33on ne domestiquera pas l'IA et là on va vers l'ouverture de la boîte de Pandore,
- 1:00:37c'est une évidence.
- 1:00:38Mais si jamais on régule cette IA,
- 1:00:41non pas pour empêcher le progrès,
- 1:00:43mais pour faire en sorte que ce progrès soit au bénéfice de l'humanité,
- 1:00:46alors dans ce cas-là on aura permis à l'humanité de progresser,
- 1:00:48comme à l'époque avec le feu.
- 1:00:50Donc voilà comment je perçois cette évolution et je crois vraiment qu'on a la chance d'être en Europe,
- 1:00:55parce qu'en Europe on a compris ça,
- 1:00:57peut-être parce que la mythologie grecque est en Europe aussi.
- 1:01:01dont l'IA Act a été promulgué à l'heure où on enregistre,
- 1:01:04je crois,
- 1:01:05dimanche,
- 1:01:05samedi ou dimanche.
- 1:01:07Il n'y a pas très longtemps.
- 1:01:08C'était très intéressant.
- 1:01:16J'ai une dernière question,
- 1:01:17Luc,
- 1:01:18qui est plus pour vous.
- 1:01:22Avez-vous un livre,
- 1:01:23un film ou une série à recommander à nos auditeurs ?
- 1:01:27Alors,
- 1:01:30des films,
- 1:01:30il y en a plusieurs que j'aime énormément.
- 1:01:32La vie est belle,
- 1:01:34qui n'a rien à voir avec les nouvelles technologies.
- 1:01:36Si vous attendiez un film techno,
- 1:01:37c'est pas sur quoi je vais vous entraîner.
- 1:01:40Parce que malgré toutes les difficultés qu'on rencontre dans notre vie,
- 1:01:44malgré tout ça,
- 1:01:44finalement,
- 1:01:45la seule chose qui compte,
- 1:01:46c'est ce qui fait que l'humain avance,
- 1:01:49c'est l'amour entre les êtres humains.
- 1:01:51Et ce film,
- 1:01:52c'est ça qui resplendit dans ce film.
- 1:01:54C'est un film merveilleux.
- 1:01:57moment le plus pénible et le plus dur de l'humanité où on a la déshumanisation totale et on voit que malgré tout l'humain persiste au-dessus de tout ça et la déshumanisation on peut la trouver quand on va à l'extrême de la techno,
- 1:02:10donc pour moi ça c'est un film extraordinaire donc vous avez dit film,
- 1:02:15livre ou...
- 1:02:16ou série parce que j'ai vu comme série dernièrement qui me fait plus
- 1:02:22Non mais il n'y a pas de...
- 1:02:23Vous m'avez dit un film,
- 1:02:24c'est déjà bien.
- 1:02:25Naturellement,
- 1:02:26je pense à La vie est belle.
- 1:02:27Oui,
- 1:02:27mais c'est bien très beau.
- 1:02:30C'est un film extraordinaire qui m'a marqué parce que je trouvais...
- 1:02:35Il est tellement magnifique ce film.
- 1:02:37Je le conseille à ceux qui n'ont pas vu d'aller le voir.
- 1:02:40Même s'ils vont sortir en larmes,
- 1:02:42ils se diront...
- 1:02:43C'est ça qui est bouleversant dans ce film.
- 1:02:45Si vous sortez en pleurant,
- 1:02:46en vous disant comme dans le film,
- 1:02:48le titre La vie est belle.
- 1:02:49Et c'est juste dingue.
- 1:02:51de pouvoir imaginer ça.
- 1:02:52Donc voilà,
- 1:02:52un film que je recommande pour l'humanité qu'il dégage et pour peut-être comprendre ce qui est le plus important chez l'être humain.
- 1:03:01Où nos auditeurs peuvent vous retrouver ?
- 1:03:03Sur LinkedIn ?
- 1:03:05C'est là où on s'est rencontrés.
- 1:03:06Sur LinkedIn,
- 1:03:07pourquoi pas.
- 1:03:08Ils peuvent aller voir surtout aussi nos vidéos sur YouTube,
- 1:03:11la chaîne Visible Passion.
- 1:03:13La chaîne Visible Passion sur YouTube,
- 1:03:14il y a pas mal de vidéos où on explique Visible Passion,
- 1:03:16on explique plein de choses.
- 1:03:18Il y avait toute une série de petites interviews qu'on avait faites.
- 1:03:21où je répondais aussi à des questions,
- 1:03:22mais plus techniques et plus sur ce qu'on a pu faire.
- 1:03:26Il y a des jolies vidéos de ce qu'on a fait en 3D et les applications techniques.
- 1:03:30Par rapport à tout ce qu'on a pu dire,
- 1:03:31si vous voulez voir des images associées,
- 1:03:33allez sur YouTube,
- 1:03:35vous aurez pas mal de choses.
- 1:03:36Sur LinkedIn,
- 1:03:36vous aurez plutôt les aventures de Luxolère dans le pays de Visible.
- 1:03:42Je le mets à l'oeuvre régulièrement quand je vais faire des présentations.
- 1:03:46Je parle de cette présentation et donc ça vous permettra de suivre des choses.
- 1:03:49Mais c'est surtout sur la chaîne YouTube ou sur notre site web,
- 1:03:53visiblepatient.com.
- 1:03:54Je mettrai tous les liens.
- 1:03:55Visible patient en français,
- 1:03:56visiblepatient en anglais,
- 1:03:58.com.
- 1:03:59Il y a un espace dédié aux patients,
- 1:04:03au grand public,
- 1:04:03un espace dédié aux professionnels de santé ou aux entreprises,
- 1:04:06parce qu'il y a souvent les besoins.
- 1:04:08On a des partenaires entreprises qui font appel à nous pour avoir des modèles
- 1:04:123D. N'hésitez pas à y aller,
- 1:04:13ça vous permettra de mieux comprendre.
- 1:04:15Si jamais vous avez malheureusement besoin de notre service,
- 1:04:20c'est un très bon moyen de le faire,
- 1:04:21puisque par ce biais-là,
- 1:04:23vous pourrez avoir accès à notre médecin conseil.
- 1:04:25qui pourra prendre contact avec votre propre médecin,
- 1:04:28si vous n'avez pas fait vous-même,
- 1:04:30pour lui proposer potentiellement cette modélisation.
- 1:04:33Évidemment,
- 1:04:33si votre dossier rentre dans les cases,
- 1:04:35on a un petit questionnaire dans ce cas-là,
- 1:04:37pour savoir si ça a un bénéfice potentiel pour vous ou pas.
- 1:04:40Et à partir de là,
- 1:04:42on peut prendre contact,
- 1:04:43donc ça peut vous donner une facilité d'accès.
- 1:04:45Comme on a beaucoup de partenaires assureurs et mutuels,
- 1:04:49c'est souvent pratique pour les équipes de faire ça.
- 1:04:51Voilà.
- 1:04:53Merci beaucoup Luc pour cet échange passionnant.
- 1:04:58C'était inspirant pour moi de voir comment le numérique peut transformer la médecine et améliorer autant les pratiques des professionnels,
- 1:05:05mais aussi le bien-être des patients et aussi peut faire gagner de l'argent à la sécu.
- 1:05:12Et pour ceux qui nous écoutent,
- 1:05:14si cet épisode vous a plu,
- 1:05:15n'oubliez pas de nous suivre,
- 1:05:16de partager et de laisser une note de 5 étoiles si vous le désirez.
- 1:05:20Vous retrouvez toutes les informations sur Luc et ses travaux dans la description de l'épisode.
- 1:05:24A très vite pour un nouvel épisode de DSI et des hommes.