
Quand la preuve devient code
En 1611, Kepler formule en trois lignes une conjecture sur la façon d'empiler des sphères. Quatre siècles plus tard, une machine vient de boucler la version la plus aboutie de cette question en cinq jours. Ce n'est pas une anecdote technique. C'est le signe que la mathématique vient de changer de régime.
Depuis Euclide, un théorème est vrai parce qu'une poignée de gens malins l'ont lu et trouvé bon. Cette convention silencieuse a tenu tant que les preuves faisaient quarante pages. Quand Wiles résout Fermat en sept cents pages, quand Hales soumet une démonstration que les Annals of Mathematics…
The skinny
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