Latest / Cap sur Ikigai / Du soin des corps au soin des âmes
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- Violaine: Et bonjour Maud et merci, merci d'avoir accepté avec enthousiasme de venir témoigner de ton cheminement. Quelle transformation depuis notre dernière séance, même si nous n'avions pas perdu le lien puisque tu m'as très gentiment donné de tes nouvelles depuis la fin de l'accompagnement. Petit à petit, tu t'es donné le droit de faire émerger toutes les parties de toi-même qui avaient envie d'exister. Est-ce que tu peux nous dire en quoi ta vie professionnelle aujourd'hui correspond à ton Ikigai ? Et pour finir cet épisode, je crois Maude que tu voulais nous parler d'une œuvre qui t'est chère, alors nous t'écoutons. Maud: Alors ma vie professionnelle aujourd'hui elle correspond à mon Nikigai parce qu'elle résonne parfaitement avec qui je suis et mon histoire. Quand j'étais enfant j'avais déjà cette fibre artistique, j'avais vraiment mon univers que ce soit dans de la poésie, la danse, voilà je dansais énormément, la photo aussi déjà, le dessin, voilà. Alors, ce l'est moi l'oeuvre qui m'infire et qui retrace un peu cette période de transition, c'est la grande vague de Kanagawa par Okusai. donc ça c'est une oeuvre dont je me suis faisie pour travailler auprès des jeunes sur les émotions. Voilà, on a créé une grande fresque et qu'on est venu y ajouter des tas d'émotions. Et ce travail ça a été un argument de plus pour... Violaine: et tu n'en as pas fait une mais plusieurs activités professionnelles. On va expliquer tout cela très vite. Le sens est une évidence, c'est revenu au centre. Mais bon, ça c'est la touchée qui est gaillesque et c'est non négociable. Le soin, mais sous une autre forme. L'art dans une version à la fois très forte et très personnelle et avec une vertu peut-être un peu thérapeutique. Maud: ... mon petit univers et j'avais envie de faire un métier artistique. Et s'est passé dans ma vie à l'âge de 10 ans un événement qui a conduit ⁓ ma à l'hôpital psychiatrique, qui a eu des troubles, ce qu'on appelle une bouffée délirante Et donc après pense que je me suis construite en regard de cet événement traumatisant et j'ai choisi moi auprès de ma direction pour demander ma formation. Donc c'est une oeuvre symboliquement qui m'accompagne parce qu'elle représente plein d'étapes, peu parce que cette vague c'est une belle métaphore des émotions qu'on peut traverser dans une carrière professionnelle comme dans la VCD. que du coup toutes ces émotions sont bonnes à prendre, voilà que ce soit Violaine: Et je dirais la joie et la créativité avec ton moment, ton entreprise flash pépite. D'un citron amer, tu as su faire de la limonade et je suis vraiment, vraiment contente de t'accueillir aujourd'hui sur ce podcast. Est-ce que tu peux, pour commencer, te présenter et décrire la situation dans laquelle tu te trouvais lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois Maud: une voie par défaut professionnelle. C'est-à-dire que je me suis retrouvée à devenir infirmière. Je me suis retrouvée à travailler, très inconsciemment, dans l'hôpital psychiatrique où ma maman avait été internée. Je me suis retrouvée à aller voir, fait. pense maintenant que j'ai refait le parcours à l'envers. Je pense que j'avais besoin d'aller voir ce qui s'y passait dans cet hôpital. bonnes mauvaises, elles ont toute l'humilité et elles permettent de construire un projet. J'aime bien aussi le mont Fuji qu'on voit à l'arrière-plan de cette oeuvre qui est très tranquille, très paisible, qui pourrait me ressembler par un moment. Et donc, il une petite fin du japonais, un projet impubli, de l'affiliation de poussière. ... Eh bonjour Violaine. Déjà, merci beaucoup pour ton invitation. C'est un sacré exercice qui ponctue l'accompagnement, je dirais, que tu m'as proposé. Donc, je m'appelle Maude, j'ai 44 ans, je suis maman de deux enfants et dans la vie, je suis infirmière depuis une vingtaine d'années et actuellement, donc je suis en cours de formation pour devenir psychopraticienne en artérapie. j'avais besoin d'aller voir ce que c'était que la folie. J'avais besoin aussi d'aller soigner tout simplement, d'aller réparer des choses. Donc devenir infirmière, aussi du coup auprès de la famille d'être la personne qui soigne. Et puis d'avoir... Enfin qu'on ait une bonne image de moi, parce que généralement on a plutôt une bonne image des infirmières. Voilà ! C'est une montagne, on s'en compte, petit à petit, petit tiers par petit tiers, on peut créer quelque chose de solide en prenant son temps. En tout cas, c'est comme ça que je lis les choses. Je connais mon appétence pour le continent africain. Cette citation japonaise, j'en ai une qui peut ressembler un peu, c'est peu du côté de l'Afrique. J'ai commencé en septembre 2024 et je travaille à temps partiel en tant qu'infirmière professionnelle de l'écoute auprès des 11-25 ans. on était en 2020 quand j'ai pris contact avec toi la première fois. À l'époque j'étais cadre de soins. Violaine: La fameuse bonne malte des femmes, surtout des femmes soignantes, c'est un roman. Maud: que ton action était des graines de baobab. Voilà, quand on fait à quel point un baobab, c'est gros. Je me dis que oui, d'une toute petite graine, on peut faire quelque chose de grand et d'inspire. En tout cas, j'aimerais un jour pouvoir s'inspirer. voilà, donc ça se construit un projet et je pense que c'est misitaire d'aller à ça propre pour un truc comme ça. Voilà, Donc aujourd'hui ma maman va très bien, enfin voilà, elle a pu s'en sortir et tant mieux. fait, c'est au cours d'une formation, quand j'étais infirmière, j'ai entendu un récit et ça a fait écho en moi. J'ai entendu le récit d'une infirmière qui, quand elle était enfant, attendait à la porte de la réanimation. Elle ne pouvait pas rentrer voir son papa. Violaine: Mmh. Maud: j'avais un vécu d'injustice, enfin j'étais dans un climat assez toxique au travail avec un directeur assez sombre et en fait j'ai pas eu le choix que de partir, fuir selon ce que m'a dit la médecine du travail. Fuyez Vous n'avez pas le choix. Donc j'étais un peu perdue, vidée de ma substance. Voilà, je savais pas trop comment j'allais... de vous construire un projet qui nous colle à la peau, est 100 % en accord avec nous-mêmes. C'est important d'aller à sa propre rencontre, de se faire accompagner. pense que moi, ça m'a beaucoup aidé et je continue encore à le faire. Par le biais de l'accordation et c'est pour un travail personnel profond. voilà, donc c'est ce que je aujourd'hui. Je me sens très bien et en confiance pour la suite. qui était hospitalisée en service de réanimation. Et donc, elle avait compris qu'elle était devenue infirmière pour aller pousser les portes. Elle était devenue infirmière en réanimation. alors là, moi, ça m'a percutée de plein fouet. C'est-à-dire que je me suis dit, alors pourquoi ? C'est intéressant quand on est soignant d'aller se questionner sur pourquoi on a fait ce métier. Et ben moi, j'ai fait ce chemin et je me suis dit, ben quand même, c'est pas anodin. Et à partir du moment où j'ai compris... Violaine: Hmm. Maud: me retourner de cette situation. Mais en même temps, j'avais envie d'avancer. Donc j'ai commencé par faire plein de tests. Je me suis fait accompagner pour faire des tests, pour faire un un bilan de compétences. Et puis, Métaparu, le kigai ! Donc j'avais besoin de faire le point et j'étais sur mon canapé, tranquille. Ça s'est fait un peu comme ça. dans mon projet. En tout cas, je que la crise, c'est de doser, oser à tout soi-même et puis surtout de passer à l'aide. Voilà, avoir l'audace d'aller vers soi. j'étais devenue soignante. C'est pas que j'ai rejeté mon métier, mais je me suis dit, quand même, ⁓ passe peut-être à côté de ce que je suis finalement, je passe à côté de cet enfant qui avait envie d'une vie artistique, qui était artiste. Et pourtant, j'ai tout le temps semé des petites choses dans ma carrière d'infirmière. J'ai tout le temps été l'infirmière artiste. ⁓ tout le temps fait des fresques avec les enfants. Violaine: Merci, merci pour cette référence à la fois japonaise, hikigaïesque, voilà, avec un petit accent africain aussi, parce que finalement les messages, peut les faire passer par des baobabs ou par des vagues. Finalement, l'idée, c'est d'en comprendre la sub-scientifique moelle. oui, j'y vois aussi cette notion quand tu parles de mise en mouvement d'engagement, moi qui mets très très cher. Je pense que la responsabilité et l'engagement sont Maud: un moment un peu de grand silence et je suis sur mon téléphone et apparaît donc une petite vidéo qui présente Violen Kape qui va être interviewée sur la méthode Ikigai et ce petit nom là me parle en fait, fait écho. Voilà et donc je me suis dit je vais attendre et je vais écouter et ça a vraiment résonné. Violaine: ... Maud: J'ai beaucoup de créativité et même dans mon métier de cadre de santé, fait, j'étais super créative, c'est ça qui m'a sauvée. Et quand j'ai compris ça, je pense que c'est à ce moment-là aussi qu'en 2020, il y peut-être des choses qui se sont passées et que je me suis dit non mais là, il faut revoir un petit peu ton projet professionnel sans laisser tomber ce que tu as été, sans vouloir... Violaine: deux facettes d'un même mouvement qui nous permettent de trouver plus de sens dans notre vie. Donc un grand, grand, grand merci et une très belle continuation surtout. À bientôt Maud ! Maud: Voilà, et la particularité de l'hikigai avec toutes ses couleurs aussi, ça a résonné en moi, ça a vibré. Et après, tout a été très fluide en fait, c'est-à-dire que à partir du moment pertinent pour moi de faire mon hikigai, je suis allée voir sur mon compte CPF, j'avais à 100 euros près la somme qu'il me fallait pour que tu puisses m'accompagner. ⁓ à bientôt Violaine: À bientôt ! Maud: Enfin voilà, j'ai des compétences et on parle de zone d'intelligence, voilà ça m'a beaucoup parlé aussi. Cette zone d'intelligence, je l'ai, cette zone de compétences, je l'ai, j'ai acquis des choses, je ne peux pas les effacer et au contraire j'ai envie d'en faire profiter. Voilà. Et en même temps, il y a cette part créative développer et à montrer surtout. à montrer. Et la symbiose des deux. Et dans la foulée, j'ai envoyé un message, alors je ne plus si c'était toi ou si c'était les personnes avec qui tu travailles. Mais en tout cas, ça s'est fait très vite et il y a eu tout de suite un feeling et c'était lancé. Et après, j'ai bu en fait, je me suis vraiment nourrie de tout ce qui pouvait être apporté dans cet accompagnement. Voilà un petit peu du coup où j'en étais quand on s'est rencontré. que je peux lier mon métier de soignante à un métier artistique. bah voilà, c'est... c'est de... enfin c'est parfait. Voilà, c'est... donc c'est moi quoi. Violaine: Une magnifique synthèse sachant que les deux entretiennent des liens, j'imagine, très très intéressants. On n'aurait pas assez d'un podcast entier pour en parler et qu'ils contribuent au monde chacun à leur manière et encore plus fortement quand ils sont tous les deux enchevêtrés dans un même objectif. avec cette idée avec l'art d'être Et ce que tu te rappelles, moi j'ai quelques souvenirs du moment où tu t'es donné le droit de penser à un meilleur alignement, c'est ce qu'on vient chercher avec Liggy Gaye parce que c'est vrai qu'il y a une différence entre comprendre au niveau cérébral qu'il s'agit de trouver un équilibre entre ce qu'on aime là où on est doué, ce qu'on veut faire pour contribuer au monde et la valeur qu'on peut en tirer. de la libération, de l'expression, d'une certaine forme de vérité ou de capacité à pouvoir dire, qui n'est pas forcément évidente, possible ou même attendue dans le soin plus institutionnel. il en faut pour tout le monde. Ce pas l'histoire de les opposer, c'est de dire que cet espace te va très bien. correspond vraiment à plus d'acquisition. ⁓ et le fait de sentir qu'à l'intérieur, ça dit quelque chose de soi et qu'on comprend en fait que ce n'est pas quelque chose qui est si saugrenu que ça, qu'en fait c'est peut-être ce qui nous a manqué depuis toujours. ça s'est passé pour toi, cette capacité à comprendre intellectuellement ce qu'est-elle qui y aille et comment est-ce que c'est venu petit à petit à l'intérieur de toi Maud: Ouais, et puis ça me donne d'autant plus envie de... parce que mon projet, je l'oriente beaucoup auprès des enfants et des adolescents. Et ça me donne d'autant plus envie parce que moi j'aurais peut-être aimé avoir cet outil-là, en tout cas, enfin, à ce moment-là. Donc ça donne énormément de sens. déclic il s'est fait quand j'ai été perturbée dans mes valeurs en fait dans cette expérience professionnelle un peu négative et où j'ai perdu un peu pied par rapport à mes valeurs. J'ai eu besoin vraiment de m'y raccrocher et c'est en ça que Likigai est venu rapporter un petit peu de sens, c'est à dire qui je suis, qu'est que j'aime, qu'est ce que j'aime faire, qu'est qui donne Violaine: c'est quelque chose qui parle beaucoup du Kigai, de se dire si j'avais pu être moi à un moment pour m'aider, ça aurait vraiment intéressant. Quand on peut dire ça, souvent ⁓ est bien à sa place. Maud: Ouais. Eh ben écoute, des fois je me le dis. Je me le dis assez fièrement, je me dis mais j'aurais vraiment aimé me rencontrer en fait à 11 ans, à 12 ans, j'aurais vraiment aimé me rencontrer parce que j'aurais peut-être eu un mot ou quelque chose qui fasse des clics et m'aide à me sentir bien et à m'exprimer plus. à ma contribution dans ce monde, qu'est-ce qui résonne vraiment en moi de manière très authentique et sont mes besoins. voilà, ça m'a permis vraiment de faire le tour de tout ce que j'étais, de mieux me comprendre. Violaine: magnifique cette synthèse. Et effectivement, réussir sa vie, quand on parle de l'Igaï, c'est trouver un projet professionnel qui soit au service de sa vie. Et tu en as magnifiquement bien parlé. Cette qu'on aurait voulu rencontrer encore une fois un petit peu avant, on sent bien qu'on essaie de participer au monde en apportant vraiment tout ce qu'on peut apporter en étant soi-même. Est-ce que tu peux peut-être raconter le fait que ce n'est pas... Voilà, ce n'est pas une transcendance pour ceux qui nous écoutent. Ça ne pas tout à coup. Comment se fait ce cheminement intérieur et par quelles étapes tu as eu besoin de passer ? Est-ce qu'il y a eu des moments où tu t'es un petit peu découragé ? Quels ont été les difficultés que tu as rencontrées ? Quelles sont ensuite les choses auxquelles tu t'es accroché pour aller plus loin et te donner le droit Parce qu'il y a évidemment dans cette transformation, dans ce cheminement, une question qui est celle de l'économie, appelons-le comme ça, ou de l'argent, qui ne pas être du tout un tabou quand on travaille ensemble, bien au contraire. se dire, soit je me conforme et j'ai le droit de vivre en tant que citoyen dans ce monde et ça va être à peu près possible, je peux me mettre en danger en tant que maman, en tant que famille, et comment est-ce que je vais arriver à... trouver un équilibre en étant à la fois qui je suis et en même temps ne pas en marge de la société et tout en trouvant une manière d'y contribuer vraiment. Maud: Là tu pointes un petit peu du doigt où elles sont les difficultés qui ont pu être les miennes pendant toute cette période. Déjà il une première difficulté c'est quand on s'arrête comme ça alors qu'on a un bon job, il a l'entourage qui questionne et qui, enfin pour moi parrain, qui m'a dit mais tu as quand même un bon travail, faut pas t'arrêter à ça, tu es légitime dans ton poste. pas parce qu'il vient t'embêter que voilà donc ok et d'ailleurs j'ai fait le pari je suis retourné trois mois après j'ai fait le pari et je me suis bien rendu compte que ça n'était plus possible il avait plus de lien de confiance et ça ne correspondait plus à mes valeurs je ne pas travailler comme ça donc dans un premier temps ouais c'est l'entourage voilà et puis bah du coup qu'est que tu vas faire donc c'est vachement culpabilisant se retrouver dans cette position. Après en tant que maman aussi du coup, voilà en tant que maman et la famille et comment on va faire puisque moi je passe du coup d'un poste de cadre à ben voilà qu'est-ce que je vais faire, est-ce que je vais retourner infirmière, est-ce que je vais complètement faire autre chose. Donc il y a un impact financier qui est pas négligeable. La peur de stagner du coup ou la peur même de dégrader en fait, de passer d'un Violaine: Ça s'arrête presque. Maud: d'un statut à un autre, de garder le cap, parce que du coup, entre temps j'ai fait ce fameux ikigai, mais comment garder le cap sur son ikigai ? Et je pense que ça a vraiment été très fort pour moi de le regarder de temps en temps, de m'accrocher à ça, de me dire mais non, tu n'as qu'une vie voilà, il faut vraiment que ce soit ton fil conducteur, voilà, que ce soit que ça corresponde à ce que tu veux, qui est vraiment en toi. les doutes, vraiment les doutes pèsent beaucoup. Et puis le temps aussi, parce que cette notion de temps, à la fois on en a plein quand on travaille plus, mais en même temps, qu'est-ce qu'on en fait et comment on va l'optimiser et comment on va le construire ce temps. Donc il se projeter, faut trouver un nouveau travail. fait j'ai écrit toutes mes étapes quand j'ai fait ce travail avec toi et j'ai passé peut-être une bonne dizaine d'entretiens. Je me disais c'est pas grave, vas-y c'est un exercice. Mais à chaque fois j'avais pas envie de me vendre comme ça et d'accepter tout et n'importe quoi. J'ai envoyé des tonnes de courriers, CV, enfin voilà, j'ai essayé, j'ai tenté et je me suis dit voilà, je dépose des graines et puis à un moment donné on verra. ça ça a été une difficulté, plein de difficultés et à la fois j'avais construit un peu cette ikigai avec déjà un peu la notion d'aller sur de l'art thérapie mais la formation, la payer, clairement. Donc voilà, j'étais bloquée à ce niveau-là pendant un temps en fait. Mais ce temps-là m'a permis aussi de structurer un projet, de me dire, ben qu'est-ce que tu veux vraiment ? ce que j'aimerais finalement, c'est peut-être trouver un temps partiel, parce que de ce temps partiel, je pourrais avoir une sécurité, voilà, avec mon métier, mes compétences acquises en tant qu'infirmière. Et puis, à côté, je pourrais développer quelque chose. Je pourrais développer cette part artistique qui est en moi et qui a envie de sortir. Et finalement, à un moment donné, c'est arrivé. Voilà. C'est arrivé. À force de déposer des graines, il y a eu une petite récolte, un premier pas. Violaine: Oui, je me souviens bien de ta recherche d'emploi, puisque c'était pas une possibilité au début que tu puisses te lancer comme ça. ça passait par un travail salarié. Et je me souviens que, bon, il y avait des postes intéressants, il y avait sur le papier. Et dans la rencontre avec ces personnes-là, tu te donnais le droit de faire jouer aussi ton intuition. Je me souviens de longs échanges qu'on a pu avoir sur. est-ce que c'est vraiment là? Est-ce que vraiment là, je joue un rôle? Est-ce que vraiment là, je... peut me déployer tel que je suis ? Est-ce que vraiment là, ça correspond ? Il avait souvent une partie, mais pas tout. je te vraiment reconnaissante de ça. Tu as eu une motivation jusqu'au bout, ou c'était un moment qui était quand même compliqué, de dire non, je continue, c'est pas encore ça. Et je dis non aussi. J'apprends à dire non, à respecter. Non, ça ressemble pas. Ou alors je crois que j'ai envie. Et puis... Maud: Oui. Violaine: Ce qu'on me donne à penser finalement, je ressens que c'est pas tout à fait juste. on me dit oui, c'est qui vais dire non cette fois-ci. Alors des fois je dis non, des fois c'est eux qui disent non. Bref, toute cette période là, était nécessaire pour que petit à petit ça puisse te laisser encore du temps pour grandir à l'intérieur. Et du coup, une offre arrive, celle dont tu vas peut-être nous parler un petit peu loin, et qui arrive donc à temps partiel et qui... aux magies, mais il n'y a aucune magie, il n'y a aucun hasard, ce n'est que des graines qu'on a semées petit à petit. La possibilité pour que tu gardes une place pour ta créativité, du coup, est et le projet qu'on va connaître ensuite. Je te laisse en parler. ⁓ Maud: Oui, c'est vraiment un chouette parcours de circonstance où je postule un poste qui me correspondrait parfaitement en fait, qui est à 60 % dans un premier temps et que j'arrive à négocier à 70%. Voilà. Donc je sais que ça va être un sacrifice, mais en même temps je suis hyper rassurée parce la personne qui part à la retraite et qui laisse son poste, c'est quelqu'un que je connais, c'est quelqu'un avec qui j'ai travaillé, qui m'appelle et qui me dit mais c'est super, mais je suis tellement contente que ce soit toi, tu vas voir, ça va être super. Donc déjà je suis très rassurée et j'arrive dans un climat très sain en fait, voilà, avec des collègues, une toute petite équipe. Violaine: Oui, je me souviens. Maud: gens très sains, sympathiques. J'avais vraiment besoin à ce moment-là de me réconcilier avec le monde du travail, d'être bien en fait, de partir le matin, d'avoir envie d'aller travailler, de me sentir bien, de me sentir utile. là je le ressens, c'est-à-dire que mon travail c'est de recevoir en entretien des jeunes qui vont pas bien et de les écouter. je développe au et mesure cette écoute. attentive et ça donne vraiment du sens, vraiment. Et y a tellement de bienveillance qui accompagne nos métiers que je m'y sens extrêmement bien. Voilà. Donc ça c'est mes 70%. Violaine: Voilà, c'est toute ta partie soins, ton envie de prendre soin et tu sens que c'est réel, tu sens tes avancées, tu sens que ça correspond à un besoin, tu sens que tu contribues vraiment monde avec ces surtout des ados que tu accompagnes. Maud: Mouette. Mouette. ... Ouais, 11, 25. Alors plutôt, pas trop 25, mais plutôt voilà, 11, 16, ouais c'est étrange un petit peu, c'est étrange d'âge. Donc voilà, et puis il a ces 30 % à construire, à créer, mais qui finalement sont à la fois une contrainte, mais un espace de liberté. Parce que moi la liberté, finalement c'est ma valeur première. Violaine: Bon, Mais c'est quoi le tigre ? Maud: Et donc j'ai cette espèce de liberté qui est à la fois une contrainte mais c'est dans la contrainte aussi qu'on est créatif. Donc j'ai pas trop le choix finalement de me dire il va falloir faire quelque chose là et cette part artistique c'est ses 30%. Il faut absolument que tu arrives à faire quelque chose de ses de fil en aiguille, je me suis beaucoup intéressée à la photo. Et je me suis challengeée en fait, voilà, je me suis donné des challenges photos. Et j'ai commencé à avoir des retours, alors j'ai toujours fait de la photo, pas de manière technique, mais vraiment avec mes yeux. Voilà, je suis pas une grande technicienne, mais c'est vraiment le regard qui m'intéresse et l'appart artistique. Et donc j'ai toujours fait des photos et on m'a toujours dit que je faisais des belles photos, donc voilà, j'ai continué et puis là, je montre un peu plus en fait. Je commence à montrer davantage ce que je fais. Et là, j'ai des bons retours et puis j'ai des sollicitations aussi. Donc c'est chouette. Et je me challenge et je me dis, je vais créer ma petite entreprise photo. Moi qui ne pas du tout administrative. Pour moi, c'est très compliqué cette part là. C'est pas ce que j'aime. je me dis, franchement, si j'arrive, ce serait pas mal. Violaine: Où est-ce que je comprends ? Maud: Donc j'ai créé ma petite entreprise. Pour l'instant, j'ai pas eu de contrat. Mais quand même, je l'ai créé quoi. Je me dis, bah franchement. Donc tu n'as pas... Ouais. Oui. Violaine: Oui, et à côté d'un travail, marche. Donc, c'est quand même... Voilà, il faut quand même peu d'énergie, il croire en soi, faut y aller. Est-ce que tu peux nous parler un tout petit peu d'elle pour que les personnes qui nous écoutent puissent aller faire un tour voir ce que tu proposes ? Maud: alors en fait j'ai créé une petite page Instagram, j'ai même pas de page professionnelle, je pense que je laisse encore du temps, que ça infuse et que ça imprègne, c'est un petit peu ma caractéristique. Donc c'est une page que j'ai créé sur Instagram qui s'appelle Flashpépite. ⁓ je voulais un clin d'œil au flash de l'appareil photo, à l'instant flash et puis... aux pépites, voilà, la pépite, il y a plein de symboles autour de la pépite et notamment aux personnes que je peux prendre en photo. Voilà, ça a commencé avec des amis qui avaient besoin un petit peu, qui étaient dans un passage un peu compliqué justement, en lien aussi avec le travail, une perte de travail ou une grande remise en question. Et puis j'ai invité à dire, ben voilà, ici on a l'aise baladée et en même temps, je te prendrai en photo. Ok d'accord, des filles relevées mais quand même elles y allaient avec un petit peu d'inquiétude. Et puis ça s'est très bien passé et après coup une d'elles a pu me dire mais vraiment ça m'a aidé en fait, a bloqué des choses, ça m'a aidé à avancer. Voilà et puis après il a d'autres projets photos notamment avec des artistes parce que je suis dans un voilà je suis entourée d'artistes Voilà, donc en fait je fais des choses qui me font plaisir et dès que j'ai un projet ou une idée qui me vient, voilà, j'ai envie de créer quelque chose et hop voilà. Donc c'est vrai que pour l'instant c'est pas forcément des projets que j'ai fait rémunérer parce que c'est encore difficile pour moi cette part-là, c'est-à-dire de donner de la valeur à ce qu'on crée soi-même. mais j'y travaille. ⁓ Violaine: Oui, oui. c'est long. C'est long, c'est long. C'est pas évident. Effectivement, le travail salarié étant là, et le soin peut être apporté dans une structure où il a des gens bienveillants, et à côté, c'est effectivement cette liberté totale, parce que tu t'es laissé un champ d'action, oui, très grand, puisque femme en... en demande de repères ou de renarcissisation, quelque chose comme ça, ou de se voir sous un autre angle. Et il a l'Afrique qui est là, parce que pour ceux qui savent pas, Mémode, elle a aussi pendant un moment un pied dans cet autre continent, qui est important pour toi. Quelque part, c'est aussi celui qui ramène à la terre, à la joie aussi, à quelque chose de peut-être un peu plus simple, ou un rapport au temps qui ne pas le même non plus. Maud: Mmh. ... Mh. Violaine: Bref, en fait, il est fait de toi, trouve, ce flash pépite. Alors, je ne sais pas si tu... Il est vraiment... Oui, il n'est pas monolithique parce que tu n'es pas monolithique. Il est ton univers et on ne peut le comprendre que si on te connaît un peu. Et quand on te connaît un peu, on se dit, ⁓ ouais, voilà, c'est toutes ces parties de toi qui sont là et en même temps qui ont été... qui sont venues dans ce projet-là. Et donc, un nouveau projet est en train d'éclore... une formation dont tu peut parler parce que peut-être que c'est la marche qui permettra de... ou pas, soit il en a beaucoup qui ont besoin de raisonner avec plusieurs activités, mais c'est peut-être aussi une forme d'aboutissement ou de synthèse un peu de ces deux, entre le soin et l'art que tu as mis en... Maud: Oui. Exactement. en fait, c'est toutes ces petites étapes. fait vraiment de étape par étape. Et même l'étape de la construction de l'entreprise va aussi avec la validation que je me suis donnée à entreprendre une formation de psychopraticien en artérapie qui se déroule sur trois années. Donc c'est une formation certifiante. Je ne pas si tout le monde connaît ce que c'est que l'art-thérapie, mais en tout cas c'est une psychothérapie par la médiation artistique. Donc c'est permettre d'accompagner des personnes à s'exprimer notamment par l'art. En tout cas c'est un prétexte à l'expression de soi. donc j'ai commencé en septembre 2024 et... vraiment dans mon élément. Je me sens vraiment à ma place alors que j'ai beaucoup douté, beaucoup beaucoup. Alors j'ai douté déjà Edjune parce que bah elle était très chère cette et de fil en aiguille après avoir eu mon activité salarié j'ai osé. C'est à qu'au bout de deux années et parce que j'ai fait mes preuves aussi j'ai osé demander cette formation. Voilà ce financement. et ça a été accepté. Donc je me suis dit, j'ose. Et puis si ça doit marcher, pour moi en fait. Et ça a marché. Donc je suis vraiment très contente que ma direction m'ait fait confiance. Parce que Edune, c'est une plus-value aussi pour le service où je travaille. Mais en tout cas, c'est un très bel enrichissement pour moi. Avec un gros travail sur soi, voilà, parce que ça demande aussi un travail personnel, une psychothérapie, les trois années. C'est un apport beaucoup psychanalytique, et on mouille sa chemise, vraiment. Violaine: C'est l'étape encore plus, ! Dans l'équivalent, a pas le temps de... Voilà, on ne s'occupe pas des profondeurs de l'âme en revenant aussi dans l'enfance. Même si des fois, on a quand même pu évoquer un certain nombre de choses qui avaient besoin d'être dites pour mieux comprendre en fait les... Maud: Ahahahah ! Ouais ! Violaine: Effectivement les points d'angoisse, les points de recul, les difficultés, etc. Qu'est-ce que tu dirais que tu as appris sur toi, sur la vie dans ce cheminement ? Maud: Ha appris la patience. que moi je me considère comme une grande impatiente et me retrouver comme ça dans cet état à devoir attendre une réponse, à devoir... C'est compliqué. Mais en même temps, à force de patience, il a des choses qui arrivent. Voilà. Mais il y a des choses qui arrivent quand on se met en action. Violaine: Mmh-hmm ! ... Maud: sinon elles n'arrivent pas. Violaine: Oui, tu l'as dit très bien, c'est bien parce que tu as semé et que tu as gardé vraiment une combativité au niveau de cette saison où il faut semer que finalement les choses sont arrivées et parce que tu as su les voir aussi. Maud: Donc la patience, quand on s'arrête comme ça, c'est jamais une perte de temps en fait. Vraiment, le temps il nous structure aussi. On est obligé de se donner des challenges, obligé de se donner des objectifs. faut vraiment avoir conscience. ⁓ de ce temps en fait qui est très précieux précieux. Et oui, il faut s'autoriser aussi pendant ce temps qui nous est imparti sur cette terre. Il faut s'autoriser à rêver, à rêver ce qu'on veut pour soi, quelle mission on veut se donner, s'autoriser à penser, à construire. voilà, moi je pense que prendre son temps c'est un acte de liberté. Vraiment, c'est s'autoriser. Enfin, ça m'a aidée en tout cas. C'était difficile de devoir attendre, de devoir encore maintenant, enfin même l'impact financier il est assumé plus ou moins, mais je me dis mais voilà, mais ⁓ c'est parce que je peux me projeter et je sais que... Violaine: Mhmm, mhmm, mhmm. Maud: à force de travail, je sais qu'à un moment donné je vais voir le bout du tunnel et que ça va être très chouette et plus ça va coller à ce que je suis et ça se trouve plus j'en aurais les bénéfices. Et ça va être pleinement mon ikigai parce que je vais pouvoir gagner de l'argent sans me rendre compte que je travaille, en faisant des projets hyper inspirants, en inspirant les autres, en étant en accord avec ce que je suis. Donc je me laisse porter aussi par ce temps qu'est nécessaire. Violaine: C'est une construction, ça vient pas du ciel. Tous ceux qui vous diront le contraire sont des charlatans. Et pour que ce soit vrai, pour que ce soit durable, effectivement, c'est comment est-ce que j'ongle avec la vie telle qu'elle est, avec ces paramètres qui sont pas toujours très simples à manier, et en même temps avec mon envie d'être qui n'appartient qu'à moi, et comment est-ce que je peux dire qui je suis dans toute la finesse, dans toute la complexité que cela suppose, et dans un monde qui... Maud: He he he ! Violaine: Bon parfois nous surprends avec une forme d'absurdité ou de violence, qui est quand même là et qui existe quand même. Donc surfer là-dessus c'est effectivement pas simple. Est-ce que tu auras un conseil à donner à ceux qui nous écoutent ? Maud: Quand vous ne vous sentez plus en accord, dans le cadre professionnel, vous vous sentez plus en accord avec le message véhiculé ou avec des actes des mots, des choses qui peuvent vous orter dans ce que vous êtes profondément, je pense qu'il ne pas s'attarder. vous n'êtes peut-être plus à votre place ou en tout cas il a un message à retenir que peut-être il se met sur autre chose pour vous ailleurs, voilà, où il a quelque chose d'autre qui vous attend. Violaine: un bon message, me semble. ⁓ Maud: Je si je suis très claire mais c'est ça, soyez en accord avec ce que vous êtes. Et n'acceptez pas tout et n'importe quoi, juste parce que vous êtes salarié et parce que vous avez une direction au-dessus de vous. N'acceptez pas tout et n'importe quoi. L'important c'est de véhiculer ce qu'on est. En tout cas moi J'étais plus en accord avec cette liberté, mes valeurs de liberté, mes valeurs d'humanité, ça ne pouvait plus continuer. Violaine: Et finalement, c'est ce que je retrouve beaucoup en accompagnant, ça fait mal, mais c'est un peu comme un cadeau mal emballé cette souffrance. Ça nous hurle qu'on n'est pas bien. Et en fait, pourquoi est-ce qu'on bouge pas ? Parce que les enfants, ils le disent très bien, maman, ça ne pas, tu changes. C'est ça qui est parfois confrontant, d'ailleurs, quand on est parents et ça aide beaucoup. Mais parce qu'il a tout le reste, parce que c'est la sécurité, parce que, etc. Maud: Hmm? Hmm. Violaine: Oui, mais en fait la plus grande sécurité qu'il faut cultiver, c'est sa sécurité émotionnelle. qui fait sens. Quand tout ça part, ça peut devenir dangereux pour l'être humain. Et effectivement, va se dire que c'est peut-être l'occasion pour aller explorer autre chose tout en prenant le temps de construire et de surtout, on a pu aussi, voilà, en parler ensemble, on part pas n'importe comment, on fait les choses petit à petit, dans cette patience, mais... Maud: Tu t'aies fait ! Violaine: Finalement, ça va assez vite sur une échelle de la vie, si on y réfléchit vraiment. Ça fait effectivement... On passe pas du tout au tout, mais cette construction, on se rend compte à quel point c'est comme un accouchement. y a quelque chose de l'ordre qui est... Bon, on a vite envie de la délivrance, mais en même temps, elle est peut-être nécessaire pour qu'il se passe quelque chose. Maud: Ouiiiis Mmh... Mmh... Mmh... Tout à fait, oui, tout à fait. Vraiment, c'est un chemin. Il que ça infuse, voilà, il que ça infuse. Et comme tu l'as dit, c'est comme un accouchement. Et on en oublie presque la douleur. voilà, on retient le cadeau, finalement, le cadeau que ça a pu être de devoir changer de route à un moment donné. parce que vient questionner sur soi, sur ce qu'on est, sur ses valeurs, sur ses besoins, sur ses compétences et sur ce qu'on a envie de faire de sa vie. Violaine: Et quelque part on reconnecte avec notre puissance. J'aime bien, ça me parle cette histoire de puissance, pas de pouvoir, parce que je dirais que justement on peut trop, parfois quand on est dans une situation où on est salarié, on n'est pas au bon endroit, finalement ça ne nous aide pas de pouvoir continuer toujours, mais on retrouve quelque chose de beaucoup plus intérieur qui confine beaucoup plus à ce terme de puissance intérieure, de pouvoir se développer, de pouvoir choisir la vie qu'on veut avoir. Maud: Oui, ça demande, je pense, de travailler un peu sur l'estime de soi aussi. d'être en accord avec l'estime de soi et puis cultiver toujours. c'est sûr que ce sentiment de puissance, moi, il m'anime parce que des fois, je me dis, ⁓ bah ça va, t'en as sous le pied. Donc ça me conforte, ça me donne confiance. Violaine: Bye ! Hmm. Maud: d'avoir vécu plein d'expériences, parce que ça c'est une expérience parmi d'autres, de vivre des expériences, de se dire bon ben voilà on avance et tout est bon à prendre en fait, tout est un apprentissage. Violaine: constant. Je ne te pose pas la question de savoir si tu ferais différemment aujourd'hui, en tout cas depuis qu'on s'est connus, j'ai l'impression que tu y as déjà répondu. Dis-moi si je me trompe mais je crois que... ⁓ Maud: Jamais. Jamais je ferai autrement parce que justement parce que ça s'est passé comme ça que aujourd'hui j'en suis là. je suis très... Je crois beaucoup à que... Enfin pas à notre destinée mais ce qu'on vit, ce qui est là c'est ce qui doit nous arriver donc voilà je me dis que... je ferais pas autre chose parce que de toute façon c'est mon chemin c'est comme ça c'est ce qui m'appartient m'appartient et si j'ai dû en passer par là c'est que j'avais des choses à travailler que je devais faire un peu le tour de moi-même voilà de savoir vraiment ce que je voulais et puis d'aller puiser au fond voilà et de me questionner vraiment sur aussi sur ⁓ Pourquoi j'ai été bloquée à un moment donné ? Violaine: Pourquoi j'ai voulu autant avoir mal ? Pourquoi cette position-là, elle été si importante pour moi ? Il a une grande part qui vient aussi de la société dans laquelle on est et qui ne nous permet pas forcément de nous poser ces questions-là aussi franchement que Vraiment un grand, grand merci Maud. Je vais mettre en dessous du podcast le lien vers Flash Pépite. Évidemment, dès que... Maud: et Violaine: ton cabinet indépendant en tant qu'artéraphe de secret, je serais vraiment très très contente de pouvoir l'indiquer aussi à ceux qui nous Maud: ...