Latest / Les invités de Radio des Ballons / Vœux de Daniel Gremillet, Sénateur
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- Daniel Gremiller, sénateur des Vosges. Bon, il parle beaucoup. C'est le moment des vœux et avec à la fois de l'optimisme et du pessimisme. Alors qu'est-ce qui va se passer cette année ? Il faut être vraiment les pieds sur terre. On se rend bien compte aujourd'hui que la France, sans budget, c'est vraiment une situation incroyable qui peut imaginer qu'un pays comme la France n'ait pas de budget à pratiquement fin janvier. L'économie, l'ensemble des Français vont être pénalisés par cette absence budgétaire. Et aujourd'hui, à un moment où les stratégies internationales, les politiques internationales nécessitent d'avoir une clairvoyance, quand on voit ce qui va se passer aux États-Unis avec l'affirmation d'une politique plus forte encore des États-Unis, quand on voit la compétitivité qui est un fer de lance de l'Asie au niveau de nos économies, on se rend compte qu'il y a une nécessité, là encore, d'avoir un chemin en matière énergétique. Il y a besoin d'avoir aussi un budget par rapport à la vie au quotidien, à la santé au niveau social. Nous avons besoin d'avoir des lignes directrices pour nos territoires. Vraiment, l'ambition française de peser sur l'organisation européenne est devenue fragile. Tout le monde s'interroge. Alors que la France, qui a toujours été leader dans la co-construction européenne avec le général de Gaulle lorsque l'Europe a été créée à 6, aujourd'hui est plutôt en situation de fragilité, de doute par rapport à nos collègues européens. Donc on se rend bien compte qu'il y a besoin de courage et qu'il y a besoin surtout d'avoir une France. Il faut penser à la France. Il faut penser aux Français. C'est absolument indispensable aujourd'hui. Alors Daniel, on remettait un peu en cause, il n'y a pas si longtemps, l'existence du même du Sénat. Est-ce qu'aujourd'hui, justement, ce n'est pas le Sénat qui prend du poids, on dirait, et qui va faire preuve de stabilité ? Je crois que... Merci du propos. Effectivement, les Français aujourd'hui se rendent compte du rôle important que joue le Sénat. C'est pas depuis le vote de la censure. Ça fait déjà depuis que l'Assemblée nationale est en fragilité, qu'elle n'a pas de majorité. Le Sénat apporte une stabilité, apporte une capacité de travail sur les sujets importants pour les Français, importants pour la France. Et aujourd'hui, effectivement, je vois encore le vote. L'Assemblée nationale n'a pas été en capacité d'étudier le budget complètement. Le Sénat l'a fait. Et aujourd'hui, effectivement, nous l'avons fait. Nous avons amélioré le budget par rapport à la copie initiale qui était soumise. Mais nous avons surtout eu une capacité à redonner quelque part, je ne veux pas dire espoir, mais le fait que le Sénat ait finalisé et voté d'une manière aussi claire ce budget va permettre, effectivement, d'avoir, je l'espère, un chemin dans le cadre de la commission mixte paritaire pour que le budget de la France soit enfin voté. – Que dis-tu aux Vosgiens ce début d'année ? – Mon message aux Vosgiens sera toujours le même avec tellement de reconnaissance pour ces femmes et ces hommes sur notre territoire. Je leur dis vraiment mes meilleurs voeux de bonheur, de santé et d'épanouissement de leur vie familiale parce que la famille, c'est notre ressource. C'est là qu'on va puiser toutes nos forces et puis de bonheur aussi et d'épanouissement dans leur vie professionnelle et dans leur vie tout court. Et je serai tenté de leur dire il nous reste 340 jours à écrire. Les pages sont blanches. Je souhaite qu'on les écrive ensemble en lettres d'or, ensemble dans nos familles, là où on est, ensemble dans notre village, dans nos villes, ensemble pour les Vosges et ensemble pour la France.