Latest / 7H40 Martin Buxant / Adrien Dolimont (MR), Ministre-Président wallon
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- 0:00Speaker 2: Adrien Dolimon, bonjour. Vous êtes ministre-président Wallon face à Buxan
- 0:03Speaker 2: ce matin
- 0:05Speaker 3: L'invité Bel RTL face à Buxan. Adrien Dolimon, vous serez
- 0:10Speaker 3: ce matin devant le Parlement Wallon. Alors question, est-ce que
- 0:12Speaker 3: vous allez reconnaître que la Wallonie n'était pas suffisamment préparée
- 0:16Speaker 3: à un incendie de cette ampleur comme on l'a connu
- 0:18Speaker 3: cet été dans les
- 0:19Speaker 4: Fagnes? Je vais expliquer la chronologie et ce qui s'est passé,
- 0:21Speaker 4: comment on a géré cette crise. Et donc, oui, on
- 0:24Speaker 4: peut toujours dire que c'est perfectible. Et donc, c'est comme
- 0:26Speaker 4: ça que ça se passe en gestion de crise. Ça
- 0:28Speaker 3: vous le reconnaissez. On doit faire le debriefing
- 0:29Speaker 4: mais on doit faire le debriefing. Moi, je suis quelqu'un
- 0:31Speaker 4: qui veut une amélioration continue. Un debriefing
- 0:34Speaker 3: honnête. Je n'ai
- 0:36Speaker 4: rien à cacher à personne. Je veux de la transparence.
- 0:38Speaker 4: Je veux qu'on puisse avancer, identifier ce qui a bien fonctionné,
- 0:40Speaker 4: parce que beaucoup de choses ont bien fonctionné.
- 0:42Speaker 3: Ce
- 0:42Speaker 4: qui a moins bien fonctionné et comment on peut les
- 0:44Speaker 4: améliorer pour éviter que ça puisse se reproduire.
- 0:46Speaker 3: Alors justement, la sécheresse était sévère, mais le fameux drapeau
- 0:49Speaker 3: rouge n'avait pas été hissé. Est-ce qu'on a manqué de
- 0:52Speaker 3: prudence
- 0:53Speaker 4: Oui, je sais. On a lu beaucoup de choses sur
- 0:54Speaker 4: les réseaux, on a lu beaucoup de choses sur
- 0:55Speaker 3: les commentaires. Le
- 0:56Speaker 4: drapeau rouge, ce n'est pas comme à la mer du Nord.
- 0:58Speaker 4: Ce n'est pas quelque chose qui empêche d'aller dans la mer.
- 1:00Speaker 2: Pas ça. Un drapeau rouge, ici, c'est dans des
- 1:02Speaker 4: conditions bien précises. C'est pour éviter qu'un feu puisse se
- 1:06Speaker 4: propoger de manière plus rapide que le déplacement d'un homme.
- 1:10Speaker 4: Et donc, c'est pour éviter son risque. Et donc, c'est
- 1:12Speaker 4: pour éviter singulièrement les fleux de printemps de la Moligny. Donc, non,
- 1:15Speaker 4: les conditions n'étaient pas remplies pour
- 1:17Speaker 3: le mettre. Et en plus de cela,
- 1:19Speaker 4: ça conditionne uniquement quelques chemins d'accès. Ça n'empêche pas l'accès
- 1:24Speaker 4: à l'ensemble des fagnes. Donc, ça n'aurait rien empêché? Non,
- 1:26Speaker 4: ça n'aurait rien empêché. En plus, la zone, si on
- 1:28Speaker 4: avait ici le drapeau rouge, la zone... qu'on identifie aujourd'hui
- 1:33Speaker 4: sur le départ du feu, dans cette zone-là, ça n'aurait
- 1:35Speaker 4: pas empêché d'aller là. Mais dans les faits, moi, je
- 1:37Speaker 4: pense qu'on doit ouvrir une réflexion. Je ne suis pas
- 1:39Speaker 4: ouvert à avoir une réflexion d'utilisation différente pour les indications
- 1:44Speaker 4: données par le drapeau rouge. Donc, les critères pour hisser
- 1:45Speaker 4: le drapeau rouge devraient
- 1:47Speaker 3: être revus? C'est ça, vous? On
- 1:48Speaker 4: doit pouvoir identifier, voir s'il y a un intérêt. Mais
- 1:50Speaker 4: comme je le dis, c'est pour un feu rapide. Donc typiquement,
- 1:52Speaker 4: c'est les feux de la Molinie, une fois que les
- 1:53Speaker 4: nouvelles aires poussent,
- 1:54Speaker 3: les
- 1:55Speaker 4: anciennes peuvent flamber de manière très rapide. Donc c'est comme
- 1:57Speaker 4: un feu de paille qui se propage à une vitesse
- 1:59Speaker 4: très rapide. Ici, on a vu que ce n'était pas
- 2:00Speaker 4: du tout le cas, parce qu'on a eu un feu
- 2:02Speaker 4: qui a mis 6 heures pour traverser la zone. Donc
- 2:04Speaker 4: c'est quand même moins rapide qu'un déplacement
- 2:05Speaker 3: d'homme. Donc quelque part, vous
- 2:06Speaker 4: dites que les critères sont plus adaptés? Non, ce
- 2:08Speaker 3: n'est pas ça que je dis
- 2:09Speaker 4: Si on veut utiliser le drapeau à d'autres fins, réfléchissons-y.
- 2:14Speaker 4: Et si ça peut éviter un risque, on doit mettre
- 2:16Speaker 4: ça sur la table pour en discuter. Mais dans les faits,
- 2:18Speaker 4: les conditions n'étaient pas remplies
- 2:19Speaker 3: Et à côté de ça, il y a eu des
- 2:20Speaker 3: pics importants, évidemment, de pollution qui étaient enregistrés. Mais l'alerte
- 2:23Speaker 3: classique n'a pas été déclenchée. Wallonaire a connu des coupures.
- 2:27Speaker 3: Est-ce que la population a été informée trop
- 2:29Speaker 4: tard? En tout cas, on l'a informée directement. On a
- 2:32Speaker 4: d'ailleurs immédiatement déplacé l'ICEB pour mettre en place des mesures
- 2:36Speaker 4: à proximité des feux pour avoir les meilleures indications. Et
- 2:38Speaker 4: ce qui est vrai, c'est que les données et la
- 2:41Speaker 4: façon dont les alertes sont menées, ce n'est pas pour gérer...
- 2:43Speaker 4: des pics de pollution tels qu'on les a connus. C'est
- 2:44Speaker 4: pour des pollutions sur 24 heures, donc c'est clair qu'un
- 2:47Speaker 4: feu avec des vents qui changent, des vents qui tournent,
- 2:49Speaker 4: des particules fines mouvantes, ça ne répond pas forcément à
- 2:52Speaker 4: cet objectif-là.
- 2:53Speaker 3: Donc là aussi, il y aura des adaptations à faire.
- 2:54Speaker 3: On doit
- 2:54Speaker 4: pouvoir réfléchir à voir comment et qui est responsable sur
- 2:58Speaker 4: la communication, l'identification, et pouvoir avoir une communication la plus
- 3:01Speaker 4: efficace vis-à-vis de la population. On a néanmoins envoyé un
- 3:04Speaker 4: biais alerte à l'ensemble de la population aussi
- 3:06Speaker 3: C'est une commune au départ de
- 3:07Speaker 4: certaines communes. Donc on
- 3:08Speaker 3: voit qu'il y a quand même une information qui était donnée.
- 3:10Speaker 3: Donc sur les départs de feu, sur la pollution, troisième volet,
- 3:14Speaker 3: des véhicules qui sont embourbés, qui sont tombés en panne,
- 3:16Speaker 3: il a fallu l'aide des agriculteurs, des renforts étrangers aussi.
- 3:19Speaker 3: Est-ce qu'on était sous-équipés en Wallonie? Là tout
- 3:21Speaker 4: d'abord, c'est important de souligner l'action, vous l'avez dit, la
- 3:24Speaker 4: solidarité qui a été mise en place
- 3:25Speaker 3: au niveau des failles
- 3:27Speaker 4: Moi j'étais sur place samedi, j'étais sur place lundi, j'ai vu...
- 3:30Speaker 4: Une fourmilière d'activité avec tous les agriculteurs qui limitaient le feu.
- 3:35Speaker 4: Le terrain est très difficile. Ce n'est pas un terrain classique.
- 3:38Speaker 4: L'accès est vraiment impossible avec des engins classiques. Il y
- 3:42Speaker 4: a d'ailleurs quelques engins qui ont été embrouillés, des services
- 3:45Speaker 4: de secours.
- 3:46Speaker 3: On avait besoin de
- 3:47Speaker 4: moyens aéroportés. C'est
- 3:48Speaker 3: pour ça qu'on
- 3:49Speaker 4: a déclaré et demandé la solidarité européenne. Donc non, il
- 3:53Speaker 4: ne faut pas faire croire qu'il y avait des difficultés,
- 3:56Speaker 4: qu'on puisse s'équiper pour gérer tous les feux de forêt
- 3:59Speaker 4: nous seuls, que ce soit en Belgique, puisque c'est une
- 4:02Speaker 4: compétence belge en la matière. Donc, je pense qu'on doit
- 4:05Speaker 4: pouvoir analyser à froid. Est-ce qu'on doit... Est-ce que du
- 4:08Speaker 4: matériel a été manquant? Est-ce qu'on aurait pu faire mieux
- 4:10Speaker 4: si on avait eu tel
- 4:10Speaker 3: ou tel matériel? Mais votre réponse là-dessus, est-ce qu'il y
- 4:12Speaker 3: avait du matériel
- 4:12Speaker 4: manquant ou pas? Mais aujourd'hui, on a eu une solidarité
- 4:14Speaker 4: européenne qui a permis de répondre à cela. Et je
- 4:16Speaker 4: pense qu'on doit développer le réflexe pour pouvoir... avoir ce
- 4:20Speaker 4: matériel
- 4:20Speaker 3: le plus rapidement. Mais
- 4:21Speaker 4: ça
- 4:22Speaker 2: n'a
- 4:22Speaker 4: pas de sens, en fait, de vouloir tout acheter. C'est-à-dire
- 4:24Speaker 4: qu'on veut une Europe et on ne veut pas avoir,
- 4:26Speaker 4: bénéficier de cette solidarité européenne. Donc, à un moment donné,
- 4:28Speaker 4: c'est pour gérer des pics de crise. Et cette solidarité
- 4:31Speaker 4: est là, au moment de gestion de pics de crise.
- 4:34Speaker 4: Et on devra faire le bilan, comme je le dis,
- 4:36Speaker 4: pour
- 4:36Speaker 3: voir
- 4:36Speaker 4: si du matériel supplémentaire est nécessaire
- 4:39Speaker 3: On a parlé du départ de feu, de la pollution,
- 4:41Speaker 3: des capacités d'équipement. La coordination, maintenant, entre le gouverneur de Liège,
- 4:46Speaker 3: le gouverneur du Luxembourg, la région, le fédéral?
- 4:49Speaker 4: Qui commandait réellement? Là, c'est la phase provinciale qui a
- 4:52Speaker 4: été lancée, comme c'est un incendie sur plusieurs communes. En
- 4:54Speaker 4: gestion
- 4:55Speaker 2: de
- 4:55Speaker 4: crise, il y a trois phases. C'est une compétence fédérale,
- 4:56Speaker 4: la gestion de crise. Je vais essayer d'expliquer
- 4:58Speaker 2: le plus pédagogique
- 4:59Speaker 4: possible. Donc, il y a la commune qui peut lancer
- 5:02Speaker 4: une crise, puis après, provinciale, si ça concerne plusieurs communes,
- 5:05Speaker 4: ou même nationale, le cas échéant. Ici, la question s'est
- 5:07Speaker 4: posée de le mettre à l'échelle nationale. Il n'a pas
- 5:09Speaker 4: été jugé nécessaire de le faire. Donc, c'était bien piloté
- 5:12Speaker 4: par les services du gouverneur de la province. Le rôle
- 5:15Speaker 4: de la région, parce que je suppose que vous allez
- 5:17Speaker 4: arriver à
- 5:17Speaker 3: ça,
- 5:18Speaker 4: c'est de donner tous les moyens disponibles en termes logistiques
- 5:22Speaker 4: pour répondre aux besoins du terrain. Donc, typiquement, pour l'accès...
- 5:25Speaker 4: aux barrages pour pouvoir puiser, l'accès à l'eau, notamment à
- 5:28Speaker 4: la SWDE dans une
- 5:29Speaker 3: période
- 5:31Speaker 4: L'accès mobilisé ou fermé des voiries avec le centre Pérex,
- 5:34Speaker 4: tout ça, c'est la région. L'accès à l'aéronome
- 5:37Speaker 3: de Spa, là, il y a
- 5:37Speaker 4: une coordination.
- 5:38Speaker 3: Vous dites que c'était fluide dans la coordination entre les
- 5:40Speaker 3: niveaux de
- 5:41Speaker 4: pouvoir? Ça a bien fonctionné.
- 5:43Speaker 3: Moi,
- 5:43Speaker 4: j'étais sur place, il y a eu beaucoup d'éléments et
- 5:45Speaker 4: on connaissait les interlocuteurs. La chance, c'est qu'il y avait
- 5:48Speaker 4: eu une préparation aussi en amont. Il y a des
- 5:50Speaker 4: exercices qui sont faits assez régulièrement. On augmente cette culture
- 5:53Speaker 4: de risque et on l'augmente depuis quand? Aussi, il faut l'avouer,
- 5:56Speaker 4: depuis les inondations de 2021 qui a permis de développer cela.
- 5:59Speaker 4: Et d'ailleurs, on avait un plan régional de gestion de
- 6:01Speaker 4: crise qui était en place, qui a été suivi pour
- 6:05Speaker 4: notamment les feux de forêt.
- 6:06Speaker 3: Donc, à vous entendre ce matin, Adrien Dolimon, et contrairement
- 6:09Speaker 3: à ce que dit l'opposition... On était bien préparé en
- 6:12Speaker 3: Wallonie au niveau de l'équipement, au niveau de la coordination,
- 6:14Speaker 3: au niveau de la pollution. Ça reste
- 6:16Speaker 4: extraordinaire. Je pense qu'il faut le dire. Ça reste extraordinaire.
- 6:19Speaker 4: On ne s'attendait pas à vivre quelque chose d'une ampleur
- 6:21Speaker 4: telle que celle-là. Et donc, on doit améliorer les process
- 6:23Speaker 4: pour que ça soit encore meilleur par la suite. Je
- 6:25Speaker 4: pense qu'on est dans une...
- 6:26Speaker 3: On devrait être meilleur si un nouveau feu se déclenche.
- 6:29Speaker 3: On sait que ça
- 6:30Speaker 4: va arriver de plus en plus régulièrement parce que le
- 6:31Speaker 4: changement climatique, c'est un fait. on doit se rendre plus résilients.
- 6:34Speaker 3: Donc on doit travailler sur les causes de ce changement climatique,
- 6:37Speaker 3: et on doit aussi
- 6:38Speaker 4: travailler sur la gestion de crise, des conséquences
- 6:40Speaker 3: de celui-ci. Et un point sur lequel on devra être
- 6:42Speaker 3: meilleurs
- 6:42Speaker 4: absolument? La coordination de certains aspects, vous avez parlé sur
- 6:46Speaker 4: les particules fines et l'analyse, la communication aussi par moment
- 6:50Speaker 4: a été un peu... pas dire un peu brouillonne, mais
- 6:53Speaker 4: on ne savait pas qui devait communiquer quoi à quel moment. Donc,
- 6:56Speaker 4: il y a évidemment des éléments sur lesquels on doit améliorer.
- 6:58Speaker 3: Alors, sur le volet indemnisation des personnes touchées, agriculteurs, tourisme, horeca,
- 7:03Speaker 3: comment ça va se passer
- 7:04Speaker 3: Il y a un numéro d'appel qui a été
- 7:05Speaker 4: mis en place
- 7:06Speaker 4: Pour tout ce qui est impact économique, il y a
- 7:08Speaker 4: un numéro d'appel qui a été mis en place le 18-90.
- 7:10Speaker 4: Et au final, il n'y a pas eu d'appel à
- 7:13Speaker 4: ce numéro.
- 7:13Speaker 3: Il n'y a pas eu d'appel au 17-90? Non, donc
- 7:16Speaker 3: on
- 7:16Speaker 4: devra établir. Il y a des analyses d'impact qui sont
- 7:19Speaker 4: réalisées pour l'instant pour voir quelles sont les conséquences de cela.
- 7:23Speaker 4: On verra. Puis, vous avez parlé des agriculteurs. Il y
- 7:26Speaker 4: a une réquisition qui a été faite par le gouverneur. Donc,
- 7:28Speaker 4: tous les agriculteurs, ça a été dit par le ministre
- 7:30Speaker 4: de l'Intérieur, qui ont été réquisitionnés, auront une indemnisation. Il
- 7:34Speaker 4: y a
- 7:34Speaker 3: des moyens pour ça, parce qu'on entend sans cesse dire
- 7:35Speaker 3: qu'il n'y a plus d'argent en Wallonie. Ça a été
- 7:36Speaker 3: dit directement, l'organisation
- 7:37Speaker 4: intérieure n'a pas mis d'ambiguïté sur la question. Tous les
- 7:41Speaker 4: agriculteurs et les véhicules qui ont été réquisitionnés seront évidemment rémunérés.
- 7:45Speaker 3: Sur les chapitres budgétaires, l'agence Moody's a dégradé la note Wallonne,
- 7:49Speaker 3: la croissance qui plafonne autour des 0,8%. Vous annoncez des économies,
- 7:54Speaker 3: mais est-ce qu'on va maintenir le retour à l'équilibre budgétaire
- 7:57Speaker 3: en 2029
- 7:58Speaker 4: En tout cas, c'est nécessaire, parce qu'on voit encore, ici,
- 8:00Speaker 4: on a eu une
- 8:01Speaker 3: crise. Donc c'est
- 8:01Speaker 4: oui, c'est un oui, ça. On doit travailler à la
- 8:03Speaker 4: soutenabilité des finances publiques. La soutenabilité, ce n'est pas juste
- 8:06Speaker 4: du dogme, c'est être en capacité de répondre à des crises.
- 8:08Speaker 4: Et ici, on a eu une crise, heureusement, qui n'a
- 8:09Speaker 4: pas eu un impact financier énorme, comme on a connu
- 8:13Speaker 4: en
- 8:13Speaker 3: 2021, mais ça risque de se produire.
- 8:15Speaker 4: Et donc, on doit vraiment avoir
- 8:16Speaker 3: cette vision de soutenabilité. Je vais terminer avec cette question,
- 8:19Speaker 3: parce que Bruxelles a connu 57 fusillades en 7 mois,
- 8:22Speaker 3: Adrien Delimont. Ces derniers jours, il y a un commissariat
- 8:25Speaker 3: qui a été mitraillé, des nouveaux tirs... qui ont éclaté
- 8:27Speaker 3: à Saint-Gilles, la région bruxelloise est-elle encore capable, d'après vous,
- 8:31Speaker 3: d'assurer sa sécurité toute seule? La sécurité de la capitale
- 8:33Speaker 3: de tous les Belges.
- 8:34Speaker 4: En tout cas, c'est vraiment une problématique qui doit être
- 8:35Speaker 4: prise à bras-le-corps. Je sais que le ministre Quintin fait
- 8:37Speaker 4: le maximum.
- 8:37Speaker 3: Ça vous inquiète, vous comme Wallon, ministre-président Wallon? De
- 8:39Speaker 4: voir ça, l'image, ça reste assez dramatique. Je pense que
- 8:41Speaker 4: tout le monde est inquiet par rapport à ça. Est-ce
- 8:43Speaker 4: qu'on a envie de se balader dans un endroit où
- 8:46Speaker 4: l'insécurité est
- 8:46Speaker 2: réelle? Non, personne. Le narcotrafic est partout
- 8:48Speaker 4: Je pense que le narcotrafic est partout. On doit arrêter
- 8:50Speaker 4: de banaliser des gestes, notamment comme du deal en rue.
- 8:53Speaker 4: Il y a des gens qui banalisent. On a quand
- 8:54Speaker 4: même vu certaines... vidéos qui sont assez choquantes. En fait,
- 8:59Speaker 4: il faut comprendre que même une petite action en lien
- 9:02Speaker 4: avec la drogue, même une petite consommation de drogue qui
- 9:04Speaker 4: peut paraître anodine, nourrit un système de narcotrafic et on
- 9:08Speaker 4: doit être très ferme avec ça. Merci Adrien Dolimon.
- 9:10Speaker 2: Alors, je retiens ce matin que tous ceux qui ont
- 9:12Speaker 2: été dans les fans qui ont été réquisitionnés auront une indemnisation.
- 9:14Speaker 2: Vous vous souvenez que lundi, vers 7h30, on parlait à
- 9:16Speaker 2: la société Évrard de Jalais, qui avait mis beaucoup de
- 9:18Speaker 2: citernes à dispo. Ils auront donc une indemnisation. Et puis
- 9:21Speaker 2: sur le matériel, ça n'a pas de sens de vouloir
- 9:23Speaker 2: tout acheter. Adrien Dolimon, la dernière fois que je fais
- 9:26Speaker 2: des statistiques, que vous êtes venu, il y avait audition
- 9:28Speaker 2: au Parlement. Vous étiez pressé à la boue. J'ai été magnanime.
- 9:32Speaker 2: Vous n'étiez pas resté pour voter pour moi. Mais là,
- 9:34Speaker 4: vous avez du temps ou
- 9:34Speaker 2: vous
- 9:34Speaker 4: n'avez pas du jour? Je vais l'écouter encore sur la route,
- 9:36Speaker 4: mais je dois être au Parlement à 9h encore. Ici,
- 9:39Speaker 4: je suis encore auditionné.
- 9:40Speaker 2: Le Parlement
- 9:40Speaker 4: me réquisitionne régulièrement. Je dois souvent me défendre vis-à-vis de
- 9:43Speaker 4: l'opposition parce qu'on a l'impression qu'il y a des cailloux
- 9:45Speaker 4: qui pleuvent du ciel en permanence.
- 9:47Speaker 2: Je retiens que vous privilégiez le Parlement Wallon à nous.
- 9:49Speaker 2: Sur le plan démocratique, c'est logique. Sur le plan personnel,
- 9:52Speaker 2: j'en suis fort déçu. Je vous écouterai néanmoins. Écoutez, je
- 9:55Speaker 2: vous ferai une dédicace dans un instant. Merci Adrien Dolimon.
- 9:58Speaker 2: Bon retour au Parlement Wallon.