Latest / 7H40 Martin Buxant / Jean-Luc Crucke (Les Engagés), ministre fédéral de la Mobilité
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- 0:00Speaker 2: Jean-Luc Ruc, bonjour. Vous êtes face à Buxan ce matin.
- 0:03Speaker 2: Oui
- 0:07Speaker 3: Jean-Luc Ruc, alors le gouvernement fédéral n'a pas trouvé d'accord
- 0:10Speaker 3: budgétaire hier soir. Question, est-ce grave? Est-ce la
- 0:14Speaker 4: crise? Non, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est la crise,
- 0:17Speaker 4: mais il faut quand même être conscient que c'est très difficile.
- 0:21Speaker 4: Il y a des positionnements qui sont aujourd'hui éloignés encore.
- 0:26Speaker 4: Et la note telle qu'elle est... aujourd'hui sur la table,
- 0:30Speaker 4: et pour nous, sur un certain nombre de points insuffisants
- 0:34Speaker 4: que pour pouvoir vraiment entamer des négociations. Sans rentrer dans
- 0:36Speaker 4: les
- 0:36Speaker 3: détails, parce que j'imagine que vous ne pouvez pas, est-ce
- 0:39Speaker 3: qu'elle favorise trop la Flandre, cette note? Je ne dirais
- 0:43Speaker 4: pas que le problème est un problème communautaire pour l'instant,
- 0:46Speaker 4: même si on sait qu'au fédéral, le communautaire se cache
- 0:49Speaker 4: derrière tous les points. En ce qui nous concerne, en
- 0:52Speaker 4: tout cas, il y a deux éléments. Le premier... C'est
- 0:55Speaker 4: par rapport aux soins de santé. Ce qui est là
- 0:58Speaker 4: est disproportionné. On sait qu'on devra faire des efforts.
- 1:01Speaker 3: Vous voulez dire les économies
- 1:02Speaker 4: qu'on demande dans
- 1:02Speaker 3: les soins de santé sont
- 1:03Speaker 4: disproportionnées? Tout le monde devra faire des efforts et penser
- 1:06Speaker 4: qu'il n'y en aura pas sur la santé est un leurre.
- 1:09Speaker 4: Mais de là... À casser la machine, ça, c'est sans
- 1:12Speaker 4: les engager, que les choses soient claires. Pardon, mais c'est important.
- 1:15Speaker 4: Le Premier ministre, là, il menace de casser la machine
- 1:18Speaker 4: des soins de santé? Je pense qu'on va vraiment trop
- 1:20Speaker 4: loin dans ce qui est demandé en termes d'équilibre. C'est
- 1:23Speaker 4: ça qu'il faut rechercher. Tout comme ceux qui considèrent qu'on
- 1:27Speaker 4: ne peut pas toucher à ceux qui gagnent le plus
- 1:29Speaker 4: dans la société, c'est un non-sens. Il faut là aussi
- 1:32Speaker 4: un équilibre. Allez, qu'on soit clairs. Si vous ne touchez
- 1:36Speaker 4: pas à ceux qui en ont le plus dans la société,
- 1:37Speaker 4: mais vous pénalisez qui? Mais tous ceux qui travaillent, les
- 1:40Speaker 4: classes moyennes, tous ceux qui sont aujourd'hui encore dans leur
- 1:44Speaker 4: véhicule ou qui arrivent au boulot, c'est ceux-là aussi qui
- 1:47Speaker 4: font la fortune de ce pays, qui font la richesse
- 1:49Speaker 4: fiscale de ce pays. Et donc on dit, on doit
- 1:52Speaker 4: clairement avoir un
- 1:53Speaker 3: équilibre sur l'ensemble des patrimoines. Donc les deux lignes rouges,
- 1:56Speaker 3: les engagés, si on vous comprend bien ce matin, c'est
- 1:58Speaker 3: ne pas casser la machine des soins de santé et puis...
- 2:02Speaker 3: Fiscaliser les hauts patrimoines, comme on dit, c'est ça? Oui,
- 2:05Speaker 4: et faire en sorte que les classes moyennes puissent continuer
- 2:07Speaker 4: à être le moteur de ce pays. Et pour ça,
- 2:09Speaker 4: il y a un élément qui est intéressant, sur lequel
- 2:11Speaker 4: on a, nous, beaucoup insisté, c'est également qu'il y ait
- 2:14Speaker 4: un effet relance, un plan de relance, dans le cadre européen,
- 2:17Speaker 4: entre autres, avec ce que l'Europe nous permet aujourd'hui de
- 2:21Speaker 4: bénéficier comme possibilité, et surtout
- 2:23Speaker 3: vers
- 2:23Speaker 4: l'avenir, la durabilité, une économie qui est bien plus stable,
- 2:27Speaker 4: et qui n'est pas une économie fossile
- 2:29Speaker 3: Les hauts patrimoines, pour les engager, Maxime Prévost, le vice-premier ministre,
- 2:32Speaker 3: l'avait dit, c'est quand on a un million d'euros sur
- 2:33Speaker 3: un compte en banque, c'est ça? Vous savez, je ne
- 2:35Speaker 3: vais pas aller
- 2:36Speaker 4: donner un chiffre aujourd'hui. On comprend bien qu'un certain nombre
- 2:39Speaker 4: de gens qui ont des moyens très importants et qui, proportionnellement,
- 2:43Speaker 4: ne contribuent pas au bien-être de la société. Alors que
- 2:46Speaker 4: tous ceux qui sont, je vais vous donner un exemple,
- 2:48Speaker 4: un impôt des personnes physiques, vous êtes très vite à 50%. Or, ceux-là, clairement, aujourd'hui,
- 2:53Speaker 4: ils font tourner la machine. Je vais même vous dire
- 2:55Speaker 4: plus loin. Les petits salaires, comme on dit... Aller toucher
- 2:58Speaker 4: à des gens qui ont des petits salaires, c'est toucher
- 3:01Speaker 4: à l'économie, à la consommation. C'est ce qu'ils veulent faire
- 3:03Speaker 4: dans ce gouvernement. Je n'ai
- 3:04Speaker 3: pas dit ça
- 3:06Speaker 4: Je dis qu'il faut un équilibre lorsqu'on
- 3:08Speaker 3: parle de fiscalité. Pour une famille qui travaille, qui surveille
- 3:10Speaker 3: déjà chaque dépense, qu'est-ce qu'il faut absolument protéger alors? Ce
- 3:15Speaker 3: qu'il faut
- 3:15Speaker 4: protéger, c'est le produit du travail. Je ne peux pas
- 3:19Speaker 4: comprendre qu'on touche à ce qui est aujourd'hui.
- 3:22Speaker 3: Il faut une
- 3:22Speaker 4: réforme fiscale ou pas? Ça, ce serait l'idéal. Mais vous savez,
- 3:26Speaker 4: en quelques jours, penser qu'on va pouvoir faire une réforme fiscale,
- 3:29Speaker 4: ça tiendrait du miracle. Mais effectivement, ce ne serait pas
- 3:32Speaker 4: une mauvaise chose. Je me souviens que Van Pettengem, à l'époque,
- 3:34Speaker 4: avec
- 3:34Speaker 2: la Vivaldi
- 3:35Speaker 4: a essayé, mais je me souviendrai aussi qu'il a été
- 3:37Speaker 4: balayé directement. Ce n'est pas une mauvaise chose de se
- 3:39Speaker 4: dire« qu'est-ce qu'un revenu, finalement?» C'est ça. C'est quoi le revenu?
- 3:42Speaker 4: C'est le produit du travail? c'est le patrimoine, c'est les placements,
- 3:45Speaker 4: et peut-être à ce moment-là se dire, sur l'ensemble, il
- 3:48Speaker 4: y a effectivement un rapport à la société qui doit
- 3:51Speaker 3: être fait. Et ce matin, Jean-Luc Cruc, sur la probabilité
- 3:54Speaker 3: d'avoir un accord budgétaire dans les jours à venir, vous
- 3:56Speaker 3: restez
- 3:57Speaker 4: optimiste? Vous savez, c'est difficile, je vous l'ai dit, mais
- 4:02Speaker 4: les engagés sont vraiment, par essence, un parti et de nuance,
- 4:06Speaker 4: et tournés vers les solutions. Donc il y a une
- 4:07Speaker 4: vraie volonté chez nous d'aboutir à un accord, d'aboutir à
- 4:10Speaker 4: un accord sur les économies et sur la relance
- 4:13Speaker 3: Sans pointer les fautifs, il y en a avec qui
- 4:15Speaker 3: c'est plus difficile, des partis autour de la table, avec
- 4:17Speaker 3: qui c'est plus
- 4:17Speaker 4: compliqué
- 4:17Speaker 3: Quand vous
- 4:18Speaker 4: avez cinq partis autour de la table, un parti socialiste flamand,
- 4:22Speaker 4: des partis à droite et des centristes, oui, c'est difficile.
- 4:24Speaker 3: Oui, donc c'est plutôt avec les socialistes que c'est compliqué, alors?
- 4:27Speaker 3: Je ne vous
- 4:28Speaker 4: ai pas dit ça. Je pense qu'il y a des
- 4:31Speaker 4: avantages et des inconvénients
- 4:32Speaker 3: avec les uns comme avec les autres.
- 4:34Speaker 4: Généralement, on est au centre, mais on voit bien que
- 4:35Speaker 4: chacun essaie de tirer
- 4:37Speaker 3: de son côté. Vous êtes en charge de la mobilité.
- 4:39Speaker 3: Est-ce que les voyageurs doivent craindre moins de trains ou
- 4:42Speaker 3: des billets plus chers pour boucler le budget? C'est dans
- 4:45Speaker 3: les cartons de ce gouvernement ou pas? Écoutez,
- 4:47Speaker 4: j'espère quand même qu'on comprend aujourd'hui que ce qui invalide,
- 4:53Speaker 4: handicape notre mobilité, mais également la machine économique, la sécurité,
- 4:57Speaker 4: le bien-être des gens,
- 4:59Speaker 2: c'est
- 4:59Speaker 4: le fossile. Donc, avoir des moyens en transport public, qui
- 5:03Speaker 4: certes doivent encore être modernisés, j'ai jamais eu peur de
- 5:06Speaker 4: le dire en ce qui me concerne, mais ce serait
- 5:08Speaker 4: peut-être un contresens, permettez-moi le jeu de mots, en termes
- 5:11Speaker 4: de mobilité. Je ne dirai jamais pas d'économie. Il faut
- 5:19Speaker 4: faire des économies intelligentes
- 5:22Speaker 3: C'est quoi une économie intelligente sur le train?
- 5:23Speaker 4: J'ai entendu tout à l'heure parler des techs et des
- 5:26Speaker 4: transports vicinaux. Une meilleure interconnection entre l'ensemble des transports publics.
- 5:32Speaker 4: Est-ce que lorsque vous prenez un train, on
- 5:35Speaker 3: peut être
- 5:36Speaker 4: certain que le bus...
- 5:37Speaker 3: Ça ne se parle pas au niveau du train et
- 5:38Speaker 3: du bus? Pas
- 5:39Speaker 4: suffisamment
- 5:40Speaker 3: pas suffisamment. C'est dingue, il fallait attendre 2026 pour ça.
- 5:42Speaker 3: Petite question aussi qui concerne surtout les Bruxellois. J'en ai
- 5:46Speaker 3: cru que le survol de Bruxelles, ça c'est un dossier
- 5:48Speaker 3: que vous allez résoudre ou pas? Parce qu'on a l'air
- 5:50Speaker 3: insoluble ce dossier-là, pardon. Les jeunes reprédécesseurs
- 5:54Speaker 4: se sont cassés la figure là-dessus. Oui, oui, ça je
- 5:56Speaker 4: le sais aussi, mais c'est paraissant, je pense, un dossier
- 5:59Speaker 4: où le communautaire est omniprésent. Ceci dit, moi j'ai pris
- 6:01Speaker 4: un certain nombre de mesures sur le plan opérationnel que
- 6:05Speaker 4: personne avant moi n'avait jamais prises. Vous en avez une concrète,
- 6:08Speaker 4: par
- 6:08Speaker 3: exemple? Le
- 6:09Speaker 4: fait d'aller capter les avions, bien plus haut qu'il n'était auparavant.
- 6:12Speaker 4: Plutôt que 3000 pieds, par exemple, on est à 4000 pieds. Ça,
- 6:15Speaker 4: ça permet d'avoir moins de nuisances sonores. Le fait de
- 6:17Speaker 4: partir en seuil de piste, ça aussi, ça permet d'éviter
- 6:20Speaker 4: les nuisances sonores. Ça n'a jamais été pris avant moi.
- 6:23Speaker 4: Et moi, je le dis très clairement. J'ai osé les prendre.
- 6:26Speaker 4: J'ai annoncé également que pour les 8 nœuds, le vent
- 6:30Speaker 4: arrière que l'on calcule, 7 nœuds passent à 8 nœuds.
- 6:33Speaker 4: Ce qu'on a d'ailleurs à Charleroi, ce qu'on a également
- 6:35Speaker 4: à d'autres aéroports. Ça, c'est une décision que j'ai annoncée. Clairement,
- 6:38Speaker 4: il faut des études pour que je puisse avoir le résultat.
- 6:41Speaker 4: Personne n'a fait ça dans le passé. Et je dis
- 6:44Speaker 4: que chaque citoyen, où qu'il soit géolocalisé, sur Bruxelles, sur
- 6:49Speaker 4: la Flandre ou en Wallonie, connaîtra un mieux-être grâce à ça.
- 6:52Speaker 4: Quand on parle de route cruque ou des problèmes de
- 6:55Speaker 4: la route cruque, ça vous agace? Non,
- 6:56Speaker 3: pas
- 6:57Speaker 4: du tout. Je peux comprendre que les gens vivent un
- 6:58Speaker 4: certain nombre de nuisances, que je dis... C'est qu'avec les
- 7:00Speaker 4: mesures que j'ai prises, et que personne avant n'avait prises,
- 7:03Speaker 4: il y aura un mieux. Ce ne sera pas la révolution.
- 7:05Speaker 4: Et je sais très bien qu'il faut trouver un équilibre
- 7:07Speaker 4: entre un écosystème 15 à 20 thèmes, 80 000 personnes
- 7:10Speaker 3: qui
- 7:10Speaker 4: y travaillent, mais aussi la santé des gens qui légitimement
- 7:13Speaker 4: doivent pouvoir être protégés
- 7:14Speaker 3: Un mot encore, votre avis. Évidemment, ça dépend du niveau Wallon,
- 7:16Speaker 3: mais sur l'aéroport de Charleroi, avec toutes les perturbations sociales
- 7:19Speaker 3: qu'il y a eu ces derniers temps, vous voyez ça comment,
- 7:21Speaker 3: vous
- 7:21Speaker 4: Je pense qu'un mouvement de grève, c'est toujours un échec.
- 7:25Speaker 4: Mais clairement, dans ce cas-ci, la difficulté, c'est que les
- 7:27Speaker 4: primes qui sont sollicitées sont d'origine régionale, c'est la région
- 7:31Speaker 4: qui devra payer les primes, c'est pas le fédéral. J'ai
- 7:34Speaker 4: moi-même pris mes responsabilités en demandant qu'il y ait de
- 7:37Speaker 4: la concertation avec des médiateurs sociaux. Les syndicats l'ont accepté.
- 7:41Speaker 4: Ils sont pour l'instant toujours en négociation. Merci Jean-Luc Truc
- 7:44Speaker 3: d'être passé dans le studio ce lundi matin
- 7:46Speaker 2: Les mots iront à un sens. Je retiens sur la
- 7:48Speaker 2: note du fédéral qu'elle est insuffisante pour entamer des négociations.
- 7:51Speaker 2: Ça veut dire qu'on ne négocie toujours pas. À propos
- 7:53Speaker 2: des soins de santé, c'est disproportionné. La réforme fiscale, ce
- 7:56Speaker 2: serait l'idéal. Mais penser qu'on l'aura en quelques jours, ça
- 7:59Speaker 2: tiendrait du miracle. Ça veut dire pas de réforme. Et
- 8:01Speaker 2: puis sur la mobilité, je ne dirai jamais pas d'économie.
- 8:04Speaker 2: Et des économies intelligentes, c'est très énigmatique. C'est très énigmatique,
- 8:08Speaker 2: c'est la réflexion de ce lundi matin. Vous restez pour
- 8:11Speaker 2: voter pour moi ou pas, M. Kruk
- 8:12Speaker 4: Vous savez, j'ai encore quelques réunions qu'on appelle les bureaux
- 8:15Speaker 4: de parti le lundi matin, donc je vais sans doute
- 8:17Speaker 4: rejoindre assez rapidement le bureau de parti.
- 8:18Speaker 2: Alors je vous laisse aller négocier la suite en bureau
- 8:20Speaker 2: de parti. A mon avis, vous allez échapper à un truc,
- 8:23Speaker 2: vous allez échapper. Merci d'être resté en tout cas ce
- 8:25Speaker 2: matin sur Bel Air TL.