Latest / Africa Fashion Tour / Marien Ngombé, président du Think Tank "Les ateliers citoyens du Congo"
Transcript
- 0:00Les pays du bassin du Congo ont besoin de travailler sur leur soft power.
- 0:04Au Congo,
- 0:05nous avons des réserves,
- 0:07nous avons l'allégorie à dos argenté.
- 0:11On a une faune aussi exclusive qu'on ne trouve pas ailleurs.
- 0:14Mais nous ne travaillerons pas assez à améliorer notre attractivité,
- 0:17parce que cette attractivité permettra déjà aux Congolais de mieux connaître leur pays,
- 0:23et ensuite de créer des richesses et de plaire au monde entier.
- 0:27Et ça attire des investisseurs,
- 0:28qu'on le veuille ou non.
- 0:29Congo.
- 0:30pays de la rumba congolaise immatriculés à l'UNESCO,
- 0:33n'ont pas assez célébré ça,
- 0:34n'ont pas assez,
- 0:35comment dire,
- 0:36le fait d'être immatriculés,
- 0:38ça crée potentiellement une attractivité,
- 0:40potentiellement une économie.
- 0:43Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:47Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 0:51Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:53Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 0:58responsables et ambitieux.
- 1:00Au fil des interviews,
- 1:01je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:08Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:14de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:19Je suis Ramata Diallo,
- 1:20je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:29En 2017,
- 1:30j'ai hésité à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 1:33je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:40Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 1:48Aujourd'hui,
- 1:48je suis en compagnie de Marianne Gondé.
- 1:51Marianne est le fondateur du cercle de réflexion Les Ateliers Citoyens du Congo.
- 1:55Il est également à l'origine d'un événement appelé Soft Power Days.
- 1:59À travers ces deux initiatives,
- 2:00son ambition est de valoriser les industries culturelles et créatives africaines,
- 2:05et particulièrement celles du Congo-Brazzaville.
- 2:07En 2024,
- 2:08il a supervisé la publication d'un recueil de neuf nouvelles publiées sous le titre Taxi Poto Poto.
- 2:15Chaque nouvelle est écrite par différents auteurs et nous invite à voyager à travers différentes grandes villes africaines.
- 2:22Je l'ai invité aujourd'hui pour qu'il puisse présenter son parcours et nous parler de son engagement.
- 2:27Bienvenue,
- 2:27Marien !
- 2:28Comment vas-tu ?
- 2:29Ça va,
- 2:30ça va.
- 2:30Merci Ramata.
- 2:31Ça va et toi ?
- 2:32Ça va très bien.
- 2:33Écoute,
- 2:33je suis ravie de pouvoir échanger avec toi aujourd'hui.
- 2:36On s'est rencontrés lors d'un événement sur les industries culturelles et créatives qui avait lieu à Paris il y a quelques mois maintenant.
- 2:44Et puis,
- 2:46à la suite de nos différents échanges,
- 2:49j'ai eu envie de t'inviter pour que tu puisses nous parler un petit peu de ce que tu faisais,
- 2:53notamment par rapport à ton think tank.
- 2:56et par rapport aussi à la littérature,
- 2:58qui me semble un élément important pour un peu changer le narratif sur l'Afrique.
- 3:05Donc,
- 3:05pour commencer en fait cet échange,
- 3:07je vais te demander,
- 3:08comme je le fais avec tous mes invités,
- 3:10de te présenter.
- 3:12D'accord,
- 3:12ok,
- 3:13ok.
- 3:13Alors,
- 3:13je suis Maria Fomengombe,
- 3:16je suis Congolais et j'ai quitté le Congo à l'âge de 15 ans pour venir m'installer en France.
- 3:23Et j'ai une formation en comptabilité et finances et je suis passionné par la culture africaine.
- 3:28Culture dans le sens us et coutumes,
- 3:31j'y puise mon inspiration pour écrire mes livres notamment,
- 3:34et culture dans le sens créativité.
- 3:37Et c'est ce qui m'emmène à créer mon cercle de réflexion et faire différentes actions pour la promotion de la culture africaine.
- 3:45Voilà.
- 3:46Très bien.
- 3:48En général,
- 3:48quand on a un profil,
- 3:50on va dire scientifique,
- 3:52financier,
- 3:53mathématique,
- 3:53voilà,
- 3:54aujourd'hui tu es directeur financier,
- 3:56on ne s'imagine pas forcément qu'il peut y avoir une part,
- 3:59tu vois,
- 4:00de hauteur,
- 4:01littéraire.
- 4:02On a tendance un peu à opposer les deux.
- 4:04C'est soit vous êtes littéraire,
- 4:05soit vous êtes scientifique,
- 4:05mais les deux,
- 4:06on n'envisage pas forcément.
- 4:08Moi,
- 4:08ce qui m'interpelle par rapport à ton parcours,
- 4:11c'est que tu as un fort intérêt pour la littérature,
- 4:14tu écris.
- 4:16Et puis,
- 4:17tu as aussi un background en finance.
- 4:20Est-ce que tu peux nous parler de comment tu vis ces deux amours qu'on pourrait considérer comme un histoire ?
- 4:29Exactement.
- 4:32Finalement,
- 4:32ça crée un équilibre,
- 4:33j'ai l'impression.
- 4:34J'écris depuis 2011 à peu près.
- 4:37Et à la base,
- 4:38je suis un homme d'image.
- 4:40Au début,
- 4:41je voulais écrire pour faire des scénarios,
- 4:43pour faire des films.
- 4:45Et après ça demande des budgets,
- 4:46différentes choses.
- 4:47Mais j'aime,
- 4:47je suis un raconteur d'histoire.
- 4:49Je suis un storyteller.
- 4:50Et après,
- 4:51c'est très culturel en Afrique.
- 4:53On nous raconte beaucoup d'histoires.
- 4:54On n'a pas forcément les livres que je me souviens en fond.
- 4:56Mais nos petits-frères,
- 4:57nos grands-parents nous racontent des histoires,
- 4:59nous.
- 5:00des histoires qu'on directe au fil de l'instant de l'échange et nous berce comme ça pour trouver le sommeil tout simplement.
- 5:08Donc je pense qu'on a ça en nous déjà,
- 5:11vu notre culture,
- 5:12et ensuite nos études ne nous enlèvent pas ça.
- 5:15Je pense que nous sommes des enfants d'une terre de créativité,
- 5:19donc ça nous accompagne.
- 5:21Et ensuite c'est vrai que les chiffres et les lettres ça va rarement ensemble,
- 5:23donc beaucoup s'étonnent que je sois directeur financier et comptable et que j'écrive à côté,
- 5:28mais je pense que c'est le jeu d'équilibre.
- 5:30J'ai besoin de rigueur,
- 5:31de structure.
- 5:32Donc,
- 5:32je trouve ça dans mon métier.
- 5:33J'ai besoin de créativité aussi,
- 5:35donc je le trouve dans tout ce que je fais par ailleurs.
- 5:37Je ne m'explique pas,
- 5:38mais l'un est qui il est pour l'autre,
- 5:41je dirais.
- 5:42Alors,
- 5:42du coup,
- 5:43si on en vient à cet équilibre côté littérature,
- 5:46est-ce que tu peux nous parler de...
- 5:48Voilà,
- 5:48tu évoquais le fait que tu écris depuis 2011.
- 5:54Qu'est-ce que tu écris ?
- 5:55Comment ça a commencé ?
- 5:56Est-ce que dès le départ,
- 5:56tu te dis,
- 5:57voilà,
- 5:57je vais écrire un livre,
- 5:58un roman ?
- 5:59Est-ce que c'est de la fiction ?
- 6:01Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur le côté marien d'écrivain ?
- 6:05Alors,
- 6:06comment ça commence ?
- 6:07C'est que je crois que l'éloignement du continent m'a emmené à prendre la plume.
- 6:12Donc,
- 6:12je voulais vraiment écrire des souvenirs.
- 6:14Parce que plus le temps passe,
- 6:15plus les souvenirs deviennent diffus et on oublie beaucoup de choses,
- 6:19beaucoup de belles choses.
- 6:20Donc,
- 6:21je voulais vraiment fixer.
- 6:22sur du papier blanc,
- 6:24une partie de mon enfance.
- 6:25C'est parti de là.
- 6:26Et après,
- 6:27il y a toujours une pudeur.
- 6:28Donc,
- 6:29si le but c'est de se raconter uniquement soi,
- 6:32c'est pas intéressant.
- 6:33Donc on y met un peu de fiction,
- 6:34ça parle à tout le monde,
- 6:36et on se sert aussi de ce que vivent les autres.
- 6:38Donc on vit par procuration ce que vivent les autres.
- 6:40Et tout ça donne le terreau pour pouvoir créer.
- 6:43Donc je suis venu à l'écriture vraiment pour raconter mon enfance.
- 6:46Mon premier ouvrage s'appelle Escales
- 6:49Il parle de voyages.
- 6:50Donc il parle de mon départ de l'Afrique vers l'Europe.
- 6:54Et j'en ai profité pour parler de voyages de différentes formes.
- 6:57Il parle de voyages introspectifs,
- 6:59parce que de questionnement,
- 7:01de qui on est,
- 7:02ça parle un peu de spiritualité.
- 7:04Il parle de voyages physiques,
- 7:06vraiment il y a le personnage qui quitte l'Afrique pour venir en Europe.
- 7:09Il y a beaucoup de moi,
- 7:10mais pas que.
- 7:11Et je dis que les voyages révèlent en fait beaucoup de réalité en Afrique.
- 7:14Quand un enfant voyage,
- 7:16des parents se privent pour l'aider à voyager.
- 7:19Ça crée des inimitiés dans les familles,
- 7:22ça crée de l'envie et aussi de l'enthousiasme vis-à-vis du fait que l'enfant quitte le pays pour aller s'accomplir ailleurs.
- 7:28Donc vraiment,
- 7:29c'était ce désir-là de raconter cette page de mon enfance qui m'a marqué jusqu'aujourd'hui encore.
- 7:34Et c'est pour ça que j'arrive à l'écriture.
- 7:37C'est vraiment ça.
- 7:38Et avec le temps,
- 7:39j'ai un peu élargi mon spectre,
- 7:42mes centres d'intérêt,
- 7:43en tout cas les sujets que je traite.
- 7:44Mais c'est l'envie de raconter mon enfance qui m'emmène à écrire.
- 7:47Et cette envie-là...
- 7:48elle te mène directement vers écrire et publier.
- 7:53Comment se passe le fait de vraiment...
- 7:54Parce qu'en fait,
- 7:55des personnes qui ont l'envie d'écrire,
- 7:57il y en a,
- 7:57mais ça reste dans un journal intime ou dans des carnets à la maison.
- 8:02Mais ça ne se transforme pas forcément en publication.
- 8:04Donc toi,
- 8:04comment tu sautes le pas de te dire là,
- 8:06je suis dans une démarche d'écriture pour être publié ?
- 8:11En fait,
- 8:11ce qui se passe,
- 8:11c'est que j'en fréquente beaucoup de jeunes à l'époque qui sont publiés,
- 8:14qui sont auto-édités,
- 8:15qui se publient eux-mêmes.
- 8:17Et c'est vrai que c'était la voie la plus facile parce que accéder à un éditeur,
- 8:21c'est pas évident.
- 8:22C'est un parcours de combattant,
- 8:23ça demande de la patience,
- 8:25ça demande d'affilter aussi sa plume,
- 8:27d'avoir vraiment un texte très,
- 8:28très abouti.
- 8:29Moi,
- 8:29j'allais sur un texte modeste,
- 8:31je veux dire,
- 8:34et dans le volume et dans l'ambition.
- 8:36C'était un recueil de trois nouvelles et j'étais impatient de vouloir le partager au monde.
- 8:40Donc j'ai vu,
- 8:41j'ai rencontré des amis qui s'éditaient eux-mêmes.
- 8:43Donc c'était simple,
- 8:44on allait sur des sites.
- 8:46J'oublie des noms,
- 8:47de book edition sans faire de pub par exemple,
- 8:49il y en a d'autres.
- 8:50Il suffisait de mettre son manuscrit.
- 8:51On se faisait corriger avant en trouvant un relecteur.
- 8:54Et après,
- 8:54on n'avait aucun stock,
- 8:56mais le livre était fabriqué à la commande.
- 8:59Donc quand des amis voulaient acheter le livre,
- 9:01ça déclenchait la fabrication et la livraison ensuite.
- 9:03Le délai était long,
- 9:04mais voilà,
- 9:05je voulais avoir,
- 9:06tenir ce livre dans mes mains.
- 9:08Pour moi,
- 9:08c'était un peu rendre hommage à cette enfance-là.
- 9:10Du coup,
- 9:10j'ai osé.
- 9:11Je suis quelqu'un qui aime aller jusqu'au bout des choses.
- 9:13Comment dire ?
- 9:14Un achiever,
- 9:14je crois.
- 9:15Les anglo-saxons disent ça.
- 9:16J'ai voulu faire tout moi-même.
- 9:18Donc,
- 9:18j'ai fait mon auto-édition.
- 9:20J'ai pu avoir des livres.
- 9:21J'ai même commandé des livres que j'avais en stock.
- 9:22J'ai pu faire des rencontres littéraires.
- 9:24Et voilà,
- 9:25c'était vraiment ma petite expérience personnelle.
- 9:27Et j'ai écrit et édité mon bouquin.
- 9:30Très bien.
- 9:31Et par la suite,
- 9:32en fait,
- 9:33tu as travaillé sur la publication de Taxi Potopoto.
- 9:37Est-ce que tu peux nous en parler davantage ?
- 9:41Oui.
- 9:42Taxi Potopoto,
- 9:42c'est vraiment l'aboutissement de tout un cheminement.
- 9:45Parce qu'après mon premier recueil,
- 9:47j'ai écrit un deuxième recueil de nouvelles.
- 9:50Donc vraiment dans le temps j'évolue.
- 9:51J'avais écrit sur mon enfance,
- 9:52le deuxième recueil j'écris sur la vie en cité universitaire,
- 9:55donc la vie à studentines,
- 9:57qui est très inspirante parce que passer en cité U,
- 9:59ça c'est...
- 10:01comment dire...
- 10:01C'est un passage initiatique avant de devenir vraiment adulte.
- 10:04On vit seul,
- 10:05on gère seul sa vie,
- 10:08même matérielle,
- 10:09enfin.
- 10:09Donc il y a eu le bâtiment A,
- 10:12donc différentes publications avant d'arriver à Taxi Potopoto,
- 10:15et j'ai eu un ouvrage collectif,
- 10:18le premier,
- 10:18qui s'appelait Franklin Insoumis,
- 10:20qui rendait hommage à un chanteur panafricain engagé,
- 10:24et là on avait 16 auteurs,
- 10:26chacun est parti d'une chanson de Franklin Bukaka,
- 10:28et à partir de la chanson a écrit une nouvelle.
- 10:30Donc je dis ça pour dire qu'en arrivant à Taxi Potopoto,
- 10:34je suis déjà un peu aguerri sur l'idée de mener un projet comme celui-là,
- 10:39mais toujours la volonté de raconter l'Afrique.
- 10:42Franklin Bukata racontait une Afrique engagée,
- 10:44on parlait des indépendances.
- 10:45Taxi Potopoto,
- 10:46on veut célébrer nos villes,
- 10:49les contradictions de ces villes,
- 10:51la beauté de ces villes.
- 10:53On voulait qu'il y ait un voyage colfactif,
- 10:54que les yeux soient sollicités,
- 10:56qu'on ait l'impression de humer.
- 10:59ce qui se vend sur les étals du marché à Grandville et ainsi de suite.
- 11:02Donc Taxi Potomoto,
- 11:03c'était vraiment on continue à célébrer l'Afrique,
- 11:06on cherche des auteurs à qui ça parle et on dit à chacun,
- 11:09voilà,
- 11:10chacun est un taximan,
- 11:11chacun choisit une ville et chacun raconte la réalité de cette ville-là.
- 11:14Et ce projet a pu voir le jour grâce à mon éditrice,
- 11:18Muriel Troadec,
- 11:19des éditions Les Lettres Mouchetées,
- 11:20qui a tout de suite accroché,
- 11:22qui a voulu qu'on lance le projet et d'ailleurs,
- 11:24ce projet a amené l'éditrice à créer une collection qui s'appelle...
- 11:28quota qui donnera naissance à d'autres projets similaires.
- 11:30Donc Taxi Poto Poto,
- 11:31c'est vraiment l'aboutissement d'un parcours.
- 11:34Très bien.
- 11:35Et du coup,
- 11:36le concept de Taxi Poto,
- 11:39qu'est-ce que c'est exactement ?
- 11:41Pourquoi en fait cette histoire de chauffeur de taxi qui circule dans différentes grandes villes africaines ?
- 11:49En fait,
- 11:49je cherchais le personnage vraiment parlant pour inventer une ville.
- 11:54Et j'avais constaté qu'en allant en vacances au Congo,
- 11:56dans d'autres villes africaines,
- 11:59quand on prend un taxi,
- 12:00le taximan souvent c'est le premier qui nous raconte les réalités.
- 12:03Déjà il connaît le prix du carburant,
- 12:05il vous dit comment la vie est chère ou plutôt abordable.
- 12:09Il nous raconte des indiscrétions,
- 12:11de ce qui se passe dans le pouvoir,
- 12:14au sommet de l'État.
- 12:15En même temps des petits larcins,
- 12:16des voleurs qu'il pourrait y avoir,
- 12:17des rumeurs qui courent.
- 12:19Il est au courant de tout.
- 12:21Tout ce qui se passe c'est vraiment une éponge.
- 12:23Et je me suis dit,
- 12:24voilà,
- 12:25moi qui veux raconter l'Afrique,
- 12:27quel personnage serait vraiment le plus à même à le faire,
- 12:31et que ce soit crédible,
- 12:32et qu'il puisse raconter tout,
- 12:34de l'important au détail.
- 12:35Et on s'est dit,
- 12:36je me suis dit,
- 12:37on va aller sur les taxis,
- 12:38et chacun on raconte le cahier des charges.
- 12:41C'est un taximan qui traverse une ville,
- 12:43tu choisis ta ville,
- 12:44et le taximan va être au personnage principal ou secondaire,
- 12:47mais c'est le taxi qui est vraiment,
- 12:49symboliquement je pense que le taximan,
- 12:50à lui tout seul raconte l'Afrique.
- 12:52Très intéressant comme concept.
- 12:55Et l'idée aussi,
- 12:56c'est un peu comme Africa Fashion Tour,
- 12:58cette idée de tour de différentes grandes villes,
- 13:02grandes capitales africaines.
- 13:04Tout à fait.
- 13:05C'est la même démarche.
- 13:06Parce que finalement,
- 13:07on se rend compte que nos villes ont des mêmes problématiques et certaines doivent inspirer d'autres.
- 13:12Je pense que Dakar,
- 13:13sur sa richesse en termes d'événements culturels,
- 13:17peut inspirer Brazzaville.
- 13:19Mais Brazzaville,
- 13:19par sa créativité musicale,
- 13:21peut inspirer,
- 13:22d'accord.
- 13:23Kinshasa,
- 13:24par le fourmillement de la créativité sur le plan littéraire,
- 13:26Lubumbashi,
- 13:27peut inspirer
- 13:29Libreville. Et finalement,
- 13:31voilà,
- 13:31ces villes se complètent,
- 13:32ces villes se font écho et ces villes ont des destins communs.
- 13:36Maintenant,
- 13:37j'ai envie d'évoquer en fait ton cercle de réflexion puisque dans tes engagements à promouvoir un autre narratif africain,
- 13:47à un petit peu bouger les perspectives,
- 13:50disons,
- 13:50Il y a le côté poser un écrit qui permet effectivement de raconter des histoires différentes,
- 13:57raconter les histoires autrement et surtout de faire en sorte d'avoir des auteurs africains qui racontent l'Afrique parce qu'on sait que dans la littérature,
- 14:07on a effectivement de grands auteurs africains.
- 14:10Il y a aussi énormément de voyageurs occidentaux qui ont raconté leur perspective de l'Afrique.
- 14:16Donc ça,
- 14:17c'est une première pierre importante.
- 14:20dans ce que tu fais et dans ce que j'avais envie de partager.
- 14:22Il y a aussi,
- 14:23en fait,
- 14:24le cercle de réflexion,
- 14:25le think tank.
- 14:26Est-ce que tu peux nous en parler ?
- 14:28Oui,
- 14:29il y aurait beaucoup de choses à dire.
- 14:31Oui,
- 14:31le narratif,
- 14:32c'est important.
- 14:33Quand on se raconte nous-mêmes.
- 14:34C'est pour ça que le succès de Nollywood et toute sa cinématographie,
- 14:39même s'il n'y a pas que des films de grande qualité,
- 14:43mais je dis,
- 14:43produisant,
- 14:44produisant,
- 14:45il en restera quelque chose.
- 14:47Il en est le même de la littérature.
- 14:49Aujourd'hui l'accessibilité à l'édition est devenue vraiment...
- 14:52Tout le monde peut sortir des orages.
- 14:54C'est important pour nourrir vraiment.
- 14:56le lectorat.
- 14:57Il faut vraiment qu'on se raconte nous-mêmes.
- 14:59Je suis content,
- 15:00moi,
- 15:00de voir des associations qui prennent le livre de Victor Hugo,
- 15:02de Maupassant,
- 15:03qui ramènent en Afrique pour donner à des bibliothèques.
- 15:06Il faut lire,
- 15:07c'est toujours bien de lire.
- 15:08Mais c'est important parce qu'on pense à nous.
- 15:10C'est un acte engagé,
- 15:11c'est un acte engageant que d'écrire ou de lire.
- 15:14Et c'est pour ça que tout ça est cohérent,
- 15:19parce que quand je crée les ateliers historiques du Congo,
- 15:21l'idée c'est de parler du soft power africain,
- 15:24notre capacité d'attraction.
- 15:25Et le soft power,
- 15:26c'est de dire que par notre culture,
- 15:28on peut non seulement se réapporter notre propre histoire,
- 15:31notre propre narratif,
- 15:32mais aussi derrière créer une richesse.
- 15:35Et c'est pour ça que dans ce qu'on essaie de faire,
- 15:39on essaie de promouvoir des auteurs africains.
- 15:42J'ai fait un événement qui s'appelait Héritage Congo en 2023 avec
- 15:45Bessac de Réflexion,
- 15:46où on avait invité des auteurs du Congo-Bras-la-Ville.
- 15:49Et on aimerait refaire cette édition,
- 15:52cet événement qui soit plus panafricain parce que...
- 15:55Il faut qu'on se raconte,
- 15:56qu'on parle du vaudou,
- 15:57mais qu'on décortique ce qu'il y a derrière le vaudou,
- 16:00qu'on lise
- 16:01Amadou Kourouma qui raconte la Côte d'Ivoire,
- 16:03qui raconte certaines réalités,
- 16:04qu'on lise Soné Laboutensi,
- 16:06qu'on lise
- 16:06Cher Amédoukane,
- 16:07parce qu'effectivement,
- 16:09il faut qu'on comprenne nos réalités propres.
- 16:12Vous savez,
- 16:13vous avez ouvert un sujet,
- 16:14tu as ouvert un sujet vraiment important parce qu'il y aurait tellement de choses à dire dessus.
- 16:17Déjà,
- 16:18on n'écrit pas forcément dans nos langues,
- 16:19donc on est un peu amputé d'un imaginaire,
- 16:22on écrit en français.
- 16:24Mais malgré notre livre en français,
- 16:25notre imaginaire doit s'inviter dans notre écriture.
- 16:28C'est ce que font beaucoup d'auteurs.
- 16:29Quand on les lit,
- 16:30ça peut être en français,
- 16:31l'humour,
- 16:33les expressions nous ramènent à nous-mêmes.
- 16:35Déjà là,
- 16:35on se réapproprie nous-mêmes.
- 16:37Et après,
- 16:37il faut raconter des trajectoires de vie qui sont propres à l'Afrique.
- 16:41L'Afrique a besoin de se connaître.
- 16:42Beaucoup d'Africains,
- 16:44on peut vous dire,
- 16:45une fois qu'ils ont un certain âge,
- 16:46vont en Europe,
- 16:47et les Congolais ne connaissent pas le Ghana,
- 16:48ne connaissent pas le Kenya,
- 16:49ne connaissent pas l'Oganda.
- 16:52alors qu'il faut connaître ces Afriques-là pour savoir vraiment qui nous sommes.
- 16:57Je peux être bavard dessus,
- 16:58j'espère que c'est assez structuré ma réponse,
- 17:00mais je pourrais en dire un moment.
- 17:02La littérature,
- 17:02c'est important,
- 17:04c'est raccourci à notre paratif.
- 17:06Quand on dit littérature,
- 17:06après on passe à la musique.
- 17:07C'est également important pour diffuser notre imaginaire.
- 17:11Et tout ça,
- 17:11ça participe au software africain.
- 17:14Oui,
- 17:14mais le but du podcast,
- 17:16c'est justement de te laisser le temps de parler d'Empia.
- 17:19Aucun souci,
- 17:20c'est vraiment ça le principe,
- 17:21c'est d'avoir un temps long pour pouvoir bien dérouler ta pensée.
- 17:28Et les auditeurs,
- 17:28c'est ce qu'ils vont rechercher.
- 17:30On n'est pas sur le temps rapide des bisgronds TikTok ici.
- 17:33Donc,
- 17:34si tu parles beaucoup et tu donnes beaucoup d'informations,
- 17:37et si l'idée,
- 17:39c'est aussi l'idée d'une conversation,
- 17:40donc au contraire,
- 17:42c'est ce que moi,
- 17:42je souhaite privilégier dans notre échange.
- 17:45Tu parles de soft power.
- 17:48Qu'est-ce que ça veut dire ?
- 17:50Soft power,
- 17:50donc traduction littérale,
- 17:51pouvoir d'où ?
- 17:52Ça a été conceptualisé par Joseph Nye,
- 17:54qui est un politologue américain dans les années 90,
- 17:57et c'est un concept qui existe depuis la nuit des temps.
- 18:00Donc c'est de dire que les États,
- 18:04souvent une diplomatie officielle,
- 18:06qui fait qu'ils essaient d'exister sur la scène internationale,
- 18:10ils essaient d'attirer des investisseurs,
- 18:12ils essaient de diffuser leurs valeurs et leurs pensées.
- 18:16Aujourd'hui,
- 18:16on sait qu'en termes de soft power,
- 18:18les États-Unis sont très loin.
- 18:20On parle de l'American way of life.
- 18:21Tout le monde se dit que l'Amérique,
- 18:22c'est la terre des libertés,
- 18:24qu'en Amérique,
- 18:27on a toutes les grandes puissances économiques,
- 18:30Coca-Cola,
- 18:30Google,
- 18:31ainsi de suite.
- 18:33Et ça,
- 18:33ça inspire beaucoup de nations,
- 18:35ça influe sur la puissance américaine.
- 18:38Et quand on a parlé de ce champion qu'est les États-Unis,
- 18:41on peut revenir à des nations qui ont pu émerger,
- 18:45qui ont fait ça.
- 18:46Aujourd'hui,
- 18:47vous allez voir le soft power,
- 18:48comment être concret.
- 18:49Regardez le Japon,
- 18:50tout ce que le Japon produit en termes de manga,
- 18:55l'art culinaire japonais,
- 18:57c'est vraiment à la mode et personne ne s'étonne,
- 19:00même les Français,
- 19:01de lire de droite à gauche un manga.
- 19:04Tellement leur culture s'installe de manière insidieuse,
- 19:06c'est ça le soft power.
- 19:08Et quand notre culture comme ça s'installe et qu'elle plaît,
- 19:11quand on prend une position politique qui est discutable,
- 19:14l'opinion internationale,
- 19:16la première réaction est une réaction d'adhésion.
- 19:19Pourquoi ?
- 19:19Parce que derrière,
- 19:20au quotidien,
- 19:21on a réussi à s'installer dans l'esprit des gens de manière positive.
- 19:26Il y a un autre exemple de soft power,
- 19:27par exemple,
- 19:28ça paraît anecdotique.
- 19:29La Chine qui a l'image que Planton a sur le fait qu'elle ne soit pas un pays des libertés,
- 19:36quand elle a commencé à traiter les deux pandas dans le monde entier,
- 19:40Alors,
- 19:40croyez-moi,
- 19:41quand on parlait de la Chine,
- 19:42on parlait de ces pandas.
- 19:43Tout le monde se pamait devant ces pandas,
- 19:45c'était beau,
- 19:45ainsi de suite.
- 19:46Ça a l'air de rien,
- 19:47mais c'est ça de travailler sur son soft power.
- 19:49Donc,
- 19:50dans le narratif chinois,
- 19:51cet exemple des pandas,
- 19:53ça a distillé une image positive quelque part.
- 19:57C'est le software nigérien aussi,
- 19:59du Nigeria,
- 19:59oui,
- 20:00on peut en parler,
- 20:01au niveau de Nollywood.
- 20:02Au Nigeria,
- 20:03on sait qu'il y a beaucoup de guerres,
- 20:04la guerre de Biafra,
- 20:05il y a l'insécurité,
- 20:07tout le monde le sait.
- 20:08Mais le software a permis de déconstruire quelque part le narratif,
- 20:12ou en tout cas d'essayer d'équilibrer l'image que les gens peuvent envoyer.
- 20:15Avec Nollywood,
- 20:17qui est une diffusion importante en termes de nombre de films,
- 20:21qui crée de l'emploi,
- 20:22avec l'Afrobeat,
- 20:23toutes les stars nigériennes,
- 20:25chaque star.
- 20:27Chaque personnalité connue est un ambassadeur de fête du soft power de son pays.
- 20:33Donc,
- 20:34Barnaboy,
- 20:35Chinois HB,
- 20:36Chimamanda Ngonti Adichie,
- 20:38tous ces personnages,
- 20:39toutes ces personnalités du Nigeria participent à améliorer le soft power nigérien.
- 20:44Et c'est ce que nous souhaitons pour le bassin du Congo.
- 20:47Parce que notre engagement,
- 20:48c'est vrai qu'on le circonscrit à cette zone qu'on maîtrise à peu près bien et qui a besoin de travers son soft power,
- 20:55Gabon.
- 20:56L'RADC,
- 20:57le Congo,
- 20:58le Tchad,
- 20:58enfin,
- 20:59les pays du bassin du Congo ont besoin de travailler sur leur soft power.
- 21:03Au Congo,
- 21:03nous avons des réserves,
- 21:06nous avons l'allégorie à dos argenté.
- 21:09Et on a une faune aussi exclusive qu'on ne trouve pas ailleurs.
- 21:12Mais nous ne travaillerons pas assez à améliorer notre attractivité,
- 21:16parce que cette attractivité permettra déjà aux Congolais de mieux connaître leur pays,
- 21:22et ensuite de créer des richesses.
- 21:24et de plaire au monde entier.
- 21:26Et ça attire des investisseurs,
- 21:27qu'on le veuille ou non.
- 21:28Congo,
- 21:29pays de la rumba congolaise,
- 21:30immatriculé à l'UNESCO,
- 21:32n'ont pas assez célébré ça,
- 21:33n'ont pas assez,
- 21:34comment dire,
- 21:35le fait d'être immatriculé,
- 21:36ça crée potentiellement une attractivité,
- 21:39potentiellement une économie.
- 21:40Voilà.
- 21:41Mais surtout,
- 21:42ce sur quoi elle insiste,
- 21:44le soft power sur lequel nous travaillons en Afrique,
- 21:47en plus de celui des Européens,
- 21:48c'est qu'il permet aux Africains de mieux se connaître.
- 21:51Quand on parle de soft power,
- 21:52on parle aussi de valeur.
- 21:54Donc l'Ubuntu,
- 21:55qui vient de l'Afrique du Sud notamment,
- 21:57qui a été mis en avant par Desmond Tutu.
- 22:00Il y a aussi chez nous le Kimontu au Congo.
- 22:01C'est pareil,
- 22:02c'est une forme de dignité,
- 22:05d'être soi.
- 22:06Vous savez,
- 22:07je vais finir par là,
- 22:09toujours en parlant de soft power.
- 22:11Si on parle de la Chine,
- 22:11on parle des instituts confucius.
- 22:13Il y en a plus de 500 à travers le monde.
- 22:15Et qu'est-ce qui se passe ?
- 22:16Elles diffusent une pensée ancestrale chinoise,
- 22:19et pas qu'elle est chinoise.
- 22:21Et donc la Chine s'installe aussi dans les esprits.
- 22:24Et c'est sur ça qu'il faut que nous travaillions.
- 22:26La France,
- 22:26une grande figure de soft power,
- 22:28a des instituts français,
- 22:29plus d'une centaine à travers le monde.
- 22:31Qu'est-ce qu'il se passe ?
- 22:32Ils financent beaucoup d'événements culturels,
- 22:35mais ils ont un droit de regard sur les productions culturelles qui sont financées.
- 22:40Donc,
- 22:40ce n'est pas fait de manière insidieuse.
- 22:42C'est un acte politique en soi,
- 22:45beaucoup bénéficie de subventions.
- 22:46Tant mieux,
- 22:46mais sachez que la créativité est quelque part bridée,
- 22:50parce qu'elle n'est pas financée par l'Afrique elle-même.
- 22:53Il faut que nous travaillions à trouver des financements pour tout cela.
- 22:57Donc,
- 22:58mieux se connaître,
- 22:59travailler sur notre créativité et aller à la conquête du monde grâce au Soft Power.
- 23:04Du coup,
- 23:05toi,
- 23:05tu organises un événement qui s'appelle les Soft
- 23:09Power Days et avec une volonté de vraiment aussi créer un pont entre la...
- 23:18Une communauté congolaise qui est en France et peut-être même à l'étranger,
- 23:23en dehors du Congo-Brazzaville,
- 23:25et également en direct la population du Congo.
- 23:30Est-ce que tu peux nous parler de cet événement ?
- 23:34Oui,
- 23:35les Softplores Days ont été créés en 2020.
- 23:37On va aller sur la cinquième édition.
- 23:39Le but était de célébrer le génie congolais,
- 23:43donc parler du software,
- 23:44de l'attractivité du Congo.
- 23:45Et nous sommes dits...
- 23:46Pour cet événement-là,
- 23:47nous allons faire une partie conférence,
- 23:49mais avec des acteurs locaux.
- 23:51Il y a de nombreuses personnes en Afrique qui font des choses qui ne sont pas interconnectées,
- 23:56qui ne sont pas toujours valorisées.
- 23:58Donc nous avons dit conférence autour des industries culturelles et créatives.
- 24:02On a invité des acteurs,
- 24:05des financeurs,
- 24:05des acteurs,
- 24:06des écrivains,
- 24:07des éditeurs et autres influenceurs qui ont fait des panels pour échanger.
- 24:11Vraiment,
- 24:12on voulait mettre la lumière sur ceux qui font des choses localement.
- 24:16Et les Soft World Days,
- 24:18c'est une conférence,
- 24:19mais toujours en marge de la conférence,
- 24:20il y a une activité.
- 24:22Donc on fait parfois des kermesses où on vend du Made in Congo.
- 24:25On fait des scènes ouvertes où on invite des artistes congolais à prester.
- 24:30Et parfois,
- 24:32on a même fait un concours entrepreneurial autour d'industrie culturelle et créative sur le meilleur projet.
- 24:36On a fait gagner 500 000 francs CFA.
- 24:39Tout ça est de l'ordre du symbole.
- 24:40Mais vraiment,
- 24:41tu l'as bien dit,
- 24:42on essaie d'être le pont entre...
- 24:44ceux qui sont dans la diaspora,
- 24:45donc à travers le monde,
- 24:46et ceux qui sont restés sur le continent.
- 24:48L'Afrique ne s'en sortira que si ce bridge-là est réellement construit de manière probante et qu'il se passe des synergies entre ceux qui sont ici et ceux qui sont là-bas.
- 24:56Nous avons souvent des financements et ils ont plus d'affaires d'activité,
- 24:59ils sont au fait des réalités locales.
- 25:01Donc il faut aussi travailler sur ça.
- 25:03C'est un peu ça les Soft Power Days.
- 25:05Une fois qu'on a fait Aboraza,
- 25:06on a aussi fait un événement parisien des Soft Power Days,
- 25:09où on a invité ceux de Paris.
- 25:11Donc on va sur la cinquième édition.
- 25:12À chaque fois,
- 25:13on a pris des thèmes autour des ICC.
- 25:15On a parlé aussi de cinéma,
- 25:18de musique,
- 25:18différentes choses.
- 25:20Et ce que j'aimerais faire sur 2025,
- 25:22donc j'en profite pour l'annoncer,
- 25:24c'est faire...
- 25:25L'équivalent d'un Soft Power Days mis à Paris n'est pas un africain.
- 25:28On va l'appeler la journée du Soft Power africain,
- 25:31avec vraiment quelques pays africains à l'honneur,
- 25:35pour parler de diplomatie,
- 25:36de culture,
- 25:36de musique.
- 25:37Ce sera en juin.
- 25:38Et les Soft Power Days voient là un peu l'esprit.
- 25:40On le fait chaque année.
- 25:42Et la cible,
- 25:42c'est vraiment laisser les talents,
- 25:45libérer les énergies localement,
- 25:47et inviter les pouvoirs publics à se réveiller sur l'or,
- 25:50à réaliser une somatise sur de l'or.
- 25:53Alors,
- 25:53tu me...
- 25:54offre une parfaite transition à travers ton engagement et ton parcours de financier d'un côté et profiter d'un fort intérêt pour tout ce qui est lié à la culture.
- 26:06En termes d'investissement,
- 26:08moi j'ai pu constater que les investisseurs,
- 26:11quand on leur parle d'agriculture,
- 26:13quand on leur parle de money,
- 26:15donc le mobile money,
- 26:19la fintech,
- 26:21il va y avoir,
- 26:22et je parle d'Afrique,
- 26:23il va y avoir un intérêt,
- 26:24il va y avoir des fonds,
- 26:25mais on parle de culture,
- 26:29c'est un peu le parent pauvre,
- 26:30en fait,
- 26:31c'est pas forcément considéré,
- 26:33on a l'impression que c'est un peu de l'entertainment,
- 26:36et c'est pas forcément les industries sur lesquelles aujourd'hui les investisseurs sont prêts à se positionner,
- 26:42et du coup,
- 26:43c'est parfois relégué à des associations.
- 26:46On a un peu un côté,
- 26:48on va chercher une subvention.
- 26:50aider un projet,
- 26:51on va chercher un soutien,
- 26:52mais on n'est pas dans une dynamique de en fait,
- 26:54c'est un business,
- 26:55et donc on va chercher un investisseur qui va,
- 26:57comment dire,
- 26:58prendre des parts à une initiative qui va se développer et qui va faire des petits
- 27:03Quel est ton avis sur cette question-là ?
- 27:06C'est un vrai sujet,
- 27:07parce que ce problème,
- 27:08nous le rencontrons en Afrique,
- 27:09mais aussi en Europe,
- 27:10parce que les gens n'ont pas compris la réalité du business autour des ICC.
- 27:16Par contre,
- 27:16il y a le cabinet EY qui a fait un rapport,
- 27:19je crois c'était fin 2020,
- 27:22qui montrait bien que les industries culturelles et créatives rapportaient plus au PIB français que l'industrie automobile.
- 27:30Donc je pense que ce n'est pas à négliger.
- 27:32Alors,
- 27:32une fois que j'ai dit ça,
- 27:33je dois préciser quelque chose.
- 27:34Les ICC,
- 27:35c'est au moins 10 secteurs.
- 27:37La pub,
- 27:39la littérature,
- 27:40les médias,
- 27:41l'art visuel,
- 27:41la musique.
- 27:43Et j'en passe.
- 27:44C'est quand même 10 secteurs qui font que ces secteurs aient ce poil.
- 27:48Après,
- 27:49quand on parle de l'Afrique,
- 27:50il y a des réalités.
- 27:51Je veux dire qu'au Congo,
- 27:52le cinéma n'a pas encore l'essor du cinéma nigérien.
- 27:56Mais au Congo,
- 27:56la production musicale pourrait être soutenue.
- 27:58Maintenant,
- 27:58comment soutenir toute cette industrie-là ?
- 28:01C'est là tout le problème.
- 28:04Les C7.3 souffrent du même mal que tout business.
- 28:07Il y a des pays où le climat des affaires n'aide pas à l'investissement.
- 28:13Quand il y a des lourdeurs administratives,
- 28:16il faut créer une société.
- 28:18Si c'est vrai pour une société qui veut faire de l'import-export,
- 28:20c'est encore plus vrai pour une société dans les ICC.
- 28:23Maintenant,
- 28:23ce qu'il faut faire,
- 28:24c'est essayer de réfléchir à des modèles.
- 28:27Il faut impliquer l'État.
- 28:28C'est un secteur tellement particulier qu'il faut impliquer l'État parce que ceux qui se lancent dans les ICC,
- 28:34souvent,
- 28:35sont dans l'informel,
- 28:36ne connaissent pas leur secteur.
- 28:38Ceux qui sont dans l'import-export,
- 28:39souvent,
- 28:39sont quand même au fait des réalités.
- 28:40Ils savent un peu mieux comment structurer.
- 28:42Le problème,
- 28:42c'est que les créatifs ne sont pas des entrepreneurs.
- 28:45Et au niveau des ICC,
- 28:46c'est ce qui se passe des fois,
- 28:48souvent.
- 28:48C'est-à-dire que l'artiste veut tout faire,
- 28:50alors qu'il y a d'autres métiers.
- 28:52Celui qui fait de l'import-export,
- 28:53il y a une société qui est créée,
- 28:55il sait où il s'approvisionne,
- 28:57il sait comment trouver la manière de distribuer ses produits.
- 29:03Il a une politique de prix adaptée à la concurrence.
- 29:05Il y a différentes choses qui sont des règles du commerce,
- 29:08du business,
- 29:09qui sont facilement appréhendables.
- 29:11Pour l'artiste,
- 29:12souvent,
- 29:13on n'a pas compris qu'il y a beaucoup de métiers.
- 29:14Il faut que l'artiste comprenne.
- 29:15Je donne un exemple.
- 29:17Il y a des managers,
- 29:18il y a des tourneurs.
- 29:19Quand ils vont sur l'ingénieur de sang,
- 29:20il y a le producteur.
- 29:22Une fois que ces métiers sont définis,
- 29:24ça aide aussi à structurer.
- 29:25Ça aide l'investisseur à avoir un interlocuteur qui comprend.
- 29:29Souvent,
- 29:29l'investisseur vient et en face,
- 29:30il a un artiste.
- 29:31Le pauvre,
- 29:32lui,
- 29:32est l'artiste.
- 29:32Il est loin du business.
- 29:34Donc déjà,
- 29:34il faut que cette cartographie de métier soit clarifiée et comprise.
- 29:40Et ensuite,
- 29:40il faut qu'on forme des gens dans ces différents métiers-là.
- 29:43Chaque homme va savoir être à sa place et ça aidera le business.
- 29:47C'est la première étape.
- 29:48Et après,
- 29:48il y a un fou éduquer les gens.
- 29:49Moi,
- 29:50j'ai vu des...
- 29:51des personnes qui s'intéressent vraiment à la flic,
- 29:53qui investissent.
- 29:53J'ai participé à des colloques.
- 29:55Et c'est vrai que quand on parle de culture,
- 29:57c'est un peu la partie RSE,
- 30:01c'est de l'aide,
- 30:02c'est de l'argent sur lequel on n'attend pas de retour.
- 30:04Il faut structurer.
- 30:06L'industrie musicale,
- 30:07par exemple,
- 30:07le branding marche très bien.
- 30:08Je veux dire que si il n'y a pas beaucoup de streaming pour certains artistes,
- 30:12et beaucoup de marques de boissons et autres,
- 30:16ça colle à l'image d'artiste et ça fait des revenus.
- 30:19Et pour la marque,
- 30:20indirectement,
- 30:20on booste les ventes.
- 30:21Et pour l'artiste,
- 30:22il faut repenser le modèle économique.
- 30:25Mais il faut du travail dessus.
- 30:27Mais actuellement,
- 30:28c'est une industrie qui marche.
- 30:30Les industries de bouche et de divertissement,
- 30:33ça marche.
- 30:33Mais il faut savoir s'organiser pour le faire.
- 30:36Du coup,
- 30:37si je comprends ce que tu dis,
- 30:39c'est plus un enjeu de vraiment connaître toute la filière,
- 30:43toute la chaîne et pouvoir...
- 30:46Comment dire ?
- 30:47organiser et finalement être au fait de présenter un business model qui soit performant,
- 30:54qui va manquer,
- 30:54sinon en fait tous les ingrédients sont là.
- 30:58Oui,
- 30:58tout est là,
- 30:58mais il faut structurer la filière.
- 31:00Il faut la structurer,
- 31:01il faut...
- 31:02En fait,
- 31:02les investisseurs en face,
- 31:03ensuite ils comprennent,
- 31:04ils ont une cartographie claire.
- 31:06Sinon,
- 31:07il n'y a pas...
- 31:08Il faut des chiffres,
- 31:09il nous faut de la data.
- 31:11Les consommateurs,
- 31:12comment ça se fait,
- 31:13ainsi de suite.
- 31:13Le secteur informel est toujours très difficile à structurer.
- 31:17Il faut travailler à trouver des agrégats qui s'adaptent à nos réalités africaines.
- 31:21Et ça marchera.
- 31:22Une chose qui marche,
- 31:22par exemple,
- 31:23ce sont des concerts.
- 31:25Ça,
- 31:25c'est très simple.
- 31:27Le nombre de ventes des billets,
- 31:28on le voit.
- 31:29Quand on voit un artiste comme Fali Poupa,
- 31:31les salles qu'il remplit,
- 31:32Axel Raid n'a jamais rempli des salles comme ça.
- 31:34Je n'ai rien contre elle.
- 31:35Mais c'est pour dire que de manière factuelle,
- 31:37ça marche.
- 31:39Il fait une rumba africaine.
- 31:41Et c'est pareil pour d'autres formes d'art.
- 31:45Il faut juste qu'à un moment donné...
- 31:46Une fois qu'on a eu ces exemples forts,
- 31:48parce qu'il y a des personnalités fortes qui peuvent inspirer,
- 31:51on peut l'appliquer à des artistes de moindre importance.
- 31:55Je l'aurais de même pour la littérature.
- 31:56Exploder la littérature africaine,
- 31:59qui fait qu'on présente nos écrivains à des prix littéraires,
- 32:03parce que les prix littéraires boostent les ventes.
- 32:05Celui qui gagne le Goncourt aujourd'hui,
- 32:07deux semaines après,
- 32:07on voit bien que ses ventes grimpent.
- 32:09Ce n'est pas dit que c'est dans l'absolu le plus bel ouvrage de l'année.
- 32:14Forcément l'un des meilleurs.
- 32:15Mais voilà.
- 32:16C'est pour ça qu'il y a des éditrices comme
- 32:18Muriel Troidec,
- 32:18je parle encore d'elle,
- 32:19quand il y a des auteurs africains qui l'éditent,
- 32:22elle présente quasiment tous les prix possibles,
- 32:26ces ouvrages-là,
- 32:27et ça aide.
- 32:28Donc encore une fois,
- 32:29c'est une histoire de méthode aussi,
- 32:30et de travailler sur la mise en lumière.
- 32:32Je sais des gens à Medigamec,
- 32:34qui a eu le prix des Afriques,
- 32:35qui est en couronnelle de Brazzaville,
- 32:37c'est un prix quand même symboliquement fort,
- 32:39grâce au fait que Muriel Troidec ait proposé son ouvrage.
- 32:41à des prix.
- 32:42Si vous éditez un livre,
- 32:43par exemple,
- 32:43on ne vous propose à aucun prix.
- 32:45Il a beau être bon,
- 32:45vous aurez des derniers lectorats,
- 32:47mais il n'y aura pas le rayonnement attendu.
- 32:49Quand on a un prix comme ça,
- 32:50on est invité à des colloques internationaux,
- 32:53à porter la voix d'une certaine littérature.
- 32:56Et dans notre sillage,
- 32:57il y a des auteurs forcément,
- 32:58ou de la maison d'édition,
- 33:00ou des auteurs qui ont la sensibilité de ce qui est le prix,
- 33:04qui profitent de cette mise en lumière.
- 33:06Et c'est ce travail-là qu'on arrête de travailler en silo.
- 33:08Il faut qu'on travaille en synergie.
- 33:10Ça aussi,
- 33:10c'est un souci.
- 33:11Même dans les ICC.
- 33:12C'est pour ça que nous,
- 33:14parfois quand on fait des soft powers,
- 33:15je vois un acteur qui rencontre un réalisateur.
- 33:17Et ensuite,
- 33:18ils discutent,
- 33:18ils trouvent un terrain d'entente pour faire un business ensemble.
- 33:21C'est très bien.
- 33:22Mais si on a beau être talentueux,
- 33:23chacun reste dans son coin,
- 33:25on fera que des petites choses.
- 33:27Pour faire grand,
- 33:27on doit faire ensemble.
- 33:28Et c'est pareil pour le business.
- 33:31Donc tout ça,
- 33:31ça participera aussi à ce que des investisseurs viennent,
- 33:35ils voient que c'est structuré,
- 33:36mais ils ont envie de mettre de l'argent au pot.
- 33:40C'est tout simplement ça.
- 33:41Après,
- 33:41on peut s'organiser aussi par différentes formes de financement,
- 33:45chercher de la love money,
- 33:47faire du crowdfunding,
- 33:49ou nous-mêmes essayer de...
- 33:51de chercher parce qu'il y a une réalité aussi,
- 33:54ça on contourne un peu le fait qu'on n'ait pas des financements mais c'est vrai que la coopération internationale met des fonds à disposition pour des projets et des festivals qui naissent en Ile-de-France qui sont entièrement financés par la coopération internationale donc faudrait peut-être aussi prendre
- 34:10l'argent là où il y a l'argent,
- 34:11le temps qu'on se structure réellement peut-être aller prendre de cette façon là des subventions et autres mais derrière quand on a ces fonds là structurer le business
- 34:21Parce que les subventions,
- 34:22tu en parlais,
- 34:23ça permet de se lancer,
- 34:24mais après,
- 34:24on peut devenir autonome.
- 34:26Il y en a qui ont commencé comme ça,
- 34:27qui ont eu des festivals après,
- 34:28qui sont devenus importants et autonomes financièrement.
- 34:33Mais il y a un travail de synergie,
- 34:36de structuration du business.
- 34:38Ça prend du temps,
- 34:39mais il n'y a pas de raison que ça ne marche pas.
- 34:41J'ai envie de revenir sur ton point,
- 34:43sur cette notion de,
- 34:44effectivement,
- 34:45produire son âme,
- 34:46pour après essayer de se positionner sur...
- 34:48tous les prix possibles et donc être accompagnés pour connaître,
- 34:53parce qu'il y a aussi des règles et des procédures à savoir pour se présenter à un prix.
- 34:58Et si on n'est pas sachant du sujet,
- 35:00on ne va pas savoir comment on a besoin de la feuille de route.
- 35:05Maintenant,
- 35:06moi,
- 35:06quand je regarde ça,
- 35:07mon point,
- 35:07c'est que c'est souvent des Africains qui vont vers la reconnaissance d'une institution occidentale.
- 35:15Et aujourd'hui,
- 35:16est-ce qu'il ne manquerait pas des prix ?
- 35:18africains,
- 35:19des institutions africaines qui vont soutenir les industries culturelles et créatives africaines.
- 35:24Alors,
- 35:24on le sait,
- 35:25forcément,
- 35:26un prix Goncourt ou autre,
- 35:28ce sont des institutions reconnues internationalement qui,
- 35:32comment dire,
- 35:32forcément,
- 35:33il vaut mieux aller viser ce prix-là,
- 35:35je le conçois,
- 35:36mais est-ce qu'on n'a pas aussi un travail à faire à se challenger,
- 35:39à se dire on n'aura pas tout de suite la notoriété du Goncourt,
- 35:42mais il faut un prix Zangor,
- 35:44il faut un prix,
- 35:45mais qui serait des prix africains,
- 35:46en fait.
- 35:48Je suis absolument d'accord.
- 35:49Hier,
- 35:49j'étais au Salon du Livre Gabonais,
- 35:50on en parlait justement,
- 35:51je disais,
- 35:52ce n'est pas normal que dans la salle il y ait 10 éditeurs et qu'on se plaigne du fait que le Salon du Livre ait disparu parce qu'on avait une zone afrique dans ce Salon du Livre.
- 36:01Et aujourd'hui,
- 36:01le Salon du Livre africain existe,
- 36:03c'est au mois de mars,
- 36:04c'est un bel événement qui est porté par la mairie du 5e,
- 36:07mais encore une fois,
- 36:07ce n'est pas porté par les Africains.
- 36:09Moi,
- 36:09je te rejoins absolument.
- 36:11J'aimerais ici tirer le chapeau à un prix qui existe créé par une camionnaise.
- 36:17et qui s'appelle la scène littéraire,
- 36:18qui existe au moins depuis 7 ou 8 ans,
- 36:20elle fait un travail monstre.
- 36:22Et ça,
- 36:22il faut reconnaître que c'est important,
- 36:23même en termes de symboles,
- 36:25en termes d'indépendance.
- 36:27Et en parlant de storytelling,
- 36:28ça passera aussi par là,
- 36:30qu'à tous les niveaux,
- 36:30qu'il y ait,
- 36:32en plus de ce que proposent les Européens ou les Américains,
- 36:34ce que font les Africains,
- 36:35ce même pour les Africains,
- 36:36je suis absolument d'accord.
- 36:38Mais tu sais c'est quoi la réalité ?
- 36:40C'est qu'on se trouve dans une forme de complexe,
- 36:43il faut le dire.
- 36:45Et j'ai,
- 36:45pour exemple,
- 36:46un monsieur,
- 36:47je t'en jeterai le nom,
- 36:48qui sort un ouvrage bientôt,
- 36:50qui a été accompagné par un Africain pour le publier.
- 36:54Et sur la fin du projet,
- 36:56une maison d'édition française le contacte.
- 36:59Pas forcément une très grande maison,
- 37:00je comprendrais que ce soit une grande maison et que,
- 37:04voilà,
- 37:05la question ne se pose pas forcément.
- 37:06Bref,
- 37:06une maison modeste,
- 37:08mais il y a ce complexe-là,
- 37:10que quand on s'amène à l'Occident,
- 37:11c'est sûrement plus structuré,
- 37:13c'est mieux.
- 37:13On souffre de cela et ça c'est vraiment des stigmates sur la colonisation et je ne sais trop quoi.
- 37:20Il faut travailler dessus et c'est ça encore ce storytelling à déconstruire.
- 37:25Et malheureusement c'est ça,
- 37:26parce qu'on pourrait,
- 37:27et ça arrive souvent,
- 37:29des projets qui sont montés modestement,
- 37:31qui pourraient aboutir et finalement,
- 37:33qu'il y a choc parce que l'un a une opportunité,
- 37:37en Europe je crois que c'est forcément mieux.
- 37:39C'est pour ça que je parle d'engagement.
- 37:40La culture c'est une histoire d'engagement.
- 37:42Si on met ensemble le besoin de créer un business,
- 37:47de créer de la richesse,
- 37:49avec en plus l'engagement,
- 37:51on aura des gains modestes au début,
- 37:53mais à terme,
- 37:54on fera des choses qui marqueront l'histoire.
- 37:56C'est ça,
- 37:57mon ambition.
- 37:58Et je n'arrête pas d'essayer à mon niveau.
- 38:00Moi,
- 38:00j'édite aussi.
- 38:01Je n'ai pas les moyens d'éditer un grand nombre d'ouvrages par an ou à forte production.
- 38:07Mais je vais m'associer avec d'autres maisons d'édition.
- 38:09Je salue...
- 38:11La Perle Noire et Notre Baisant des Étymaux,
- 38:12j'ai croisé hier,
- 38:13j'oublie le nom,
- 38:14qu'on fasse ensemble,
- 38:15ne serait-ce qu'un ouvrage adhérent,
- 38:18avec une vraie identité visuelle de la première de couverture,
- 38:22une rayure de qualité.
- 38:24C'est ça que nous voulons finalement,
- 38:26qu'on ait de la qualité,
- 38:27et sur l'aide du rang,
- 38:28on réussira à faire en termes de quantité.
- 38:32J'aime bien ton point sur le fait de s'associer avec différentes structures,
- 38:38initiatives qui ont un intérêt commun et qui peuvent être plus fortes.
- 38:43Il y a ce célébranage
- 38:45Seul, on va vite,
- 38:46ensemble,
- 38:47on va plus loin
- 38:48Est-ce que tu penses que sur ce sujet-là,
- 38:50on est suffisamment mature ?
- 38:52J'ai l'impression que chacun travaille un peu en silo et qu'on a du mal à… En tout cas,
- 38:57je peux le voir dans la mode,
- 38:58il y a de belles initiatives.
- 39:00qui sont menées par des entrepreneurs et des initiatives individuelles.
- 39:05Mais quand il est question de dire comment est-ce qu'on regroupe les uns et les autres,
- 39:11parfois ce qu'on peut constater,
- 39:12c'est que ce n'est pas évident de réunir tout le monde autour d'une table sur ce qu'on peut faire ensemble et comment.
- 39:22Ce n'est vraiment pas évident.
- 39:23Moi,
- 39:24j'ai publié en 2011,
- 39:25je disais...
- 39:26J'ai fait beaucoup de conférences,
- 39:28j'ai participé à beaucoup de panels où cette question revient.
- 39:31Donc à mon niveau,
- 39:32ça fait déjà plus de dix ans qu'on dit la même chose.
- 39:36Et je me dis en fait,
- 39:38faisons le mal,
- 39:39mais faisons-le.
- 39:39C'est-à-dire que moi,
- 39:41quand je crée une structure,
- 39:41je dis souvent aux nouveaux adhérents,
- 39:43j'ai dit écoutez,
- 39:43c'est la première année,
- 39:45dans trois ans,
- 39:46cette effectivité sera renouvelée au moins de moitié.
- 39:48Et moi j'en ai conscience.
- 39:49Sentez-vous à l'aise.
- 39:50Quand ça ne vous parle plus,
- 39:51vous partez,
- 39:52mais en reste des frères et des amis.
- 39:54souvent on a du mal à faire cette dichotomie là ça peut ne plus marcher dans le business et on reste des amis mais il faut qu'on fasse ensemble,
- 40:02définitivement et j'allais dire les autres sont ensemble d'autres communautés d'autres
- 40:11D'autres générations ont fait ensemble.
- 40:13Même quand on prend en Afrique.
- 40:14Moi,
- 40:14je peux vous dire que dans les années 60-50,
- 40:17il y a eu une forme de solidarité.
- 40:18Moi,
- 40:18je vois des gens qui faisaient des choses ensemble,
- 40:20ça ne marchait pas,
- 40:21et ainsi de suite.
- 40:22Avec le temps,
- 40:22il y a quelque chose qui s'est installé.
- 40:24On a tous un égo important.
- 40:28Dès qu'on fait le même toit ramata,
- 40:29le fait que tu fasses ça,
- 40:31tu dois te dire que ton podcast,
- 40:32tu estimes qu'il y a un intérêt à ce que les gens l'écoutent.
- 40:34Donc,
- 40:35il y a déjà de l'égo.
- 40:36Mais l'égo,
- 40:36ce n'est pas négatif en soi.
- 40:37Il faut savoir l'utiliser.
- 40:39L'ego c'est un moteur,
- 40:40ça aide à surpasser les difficultés,
- 40:42à faire face.
- 40:43Une fois que l'ego nous a aidé à faire cela,
- 40:46il faut savoir le taire pour après servir l'intérêt commun.
- 40:49Moi le premier c'est pas toujours évident,
- 40:51parce que j'ai un certain caractère,
- 40:53mais je sais m'effacer à un moment donné pour la cause.
- 40:56C'est en fait ça le sujet,
- 40:57savoir s'effacer pour la cause.
- 40:59Et oui c'est dur,
- 41:01mais il faut essayer.
- 41:04Quand on ne peut pas avec des gens ressortissant de son pays,
- 41:06il faut élargir l'Afrique entière.
- 41:08Peut-être qu'avec un Ethiopien,
- 41:09on pourra le faire.
- 41:10Et il faut que chacun accepte d'avoir une expertise.
- 41:14Nous,
- 41:14quand on a créé les ateliers citoyens du Congo,
- 41:17on a abordé tous les sujets.
- 41:19Aujourd'hui encore,
- 41:19on peut aborder tous les sujets.
- 41:21Mais on s'est dit,
- 41:21il faut qu'on ait un domaine de prédilection.
- 41:23Donc ce sera les ICC et le soft power.
- 41:25C'est important d'avoir un couloir dans la vie.
- 41:27On ne peut pas tout embrasser.
- 41:29Quand on a un couloir,
- 41:30on s'associe à d'autres qui ont d'autres couloirs.
- 41:32Et puis après,
- 41:32on peut faire des marathons gagnants,
- 41:34je pense.
- 41:36Très bien,
- 41:36je te rejoins tout à fait là-dessus.
- 41:39Donc toi,
- 41:39en termes d'actualité,
- 41:40tu nous as déjà donné une information en avant-première par rapport à l'organisation d'un événement à Paris,
- 41:48la journée des soft powers,
- 41:49c'est bien ça ?
- 41:50Ça va,
- 41:50la journée des soft powers africains,
- 41:52au mois de juin,
- 41:53et tu es convié.
- 41:53J'espère que tu interviendras.
- 41:56Maintenant que c'est en ligne,
- 41:57je ne peux pas dire non en fait.
- 42:01Une invitation se fait en direct,
- 42:02ben écoute,
- 42:04avec plaisir.
- 42:06Est-ce qu'il y a d'autres ouvrages sur lesquels tu es en train de travailler en termes de littérature ?
- 42:10Quels sont,
- 42:11en dehors de cet événement-là,
- 42:12les autres projets sur lesquels tu travailles ?
- 42:15Comme ceux qui font beaucoup de projets,
- 42:16j'ai beaucoup de projets en chantier.
- 42:18Parmi les plus aboutis,
- 42:19il y a cet événement de juin qui est assez structuré.
- 42:22J'écris actuellement un ouvrage sur le sport africain.
- 42:25Je n'ai pas beaucoup de temps,
- 42:27donc j'aimerais le terminer cette année pour pouvoir le relire et le sortir peut-être en 2026.
- 42:33A part ça,
- 42:35il y aura en septembre des Soft Power Days,
- 42:37encore,
- 42:38en juin la journée des Soft Power africains,
- 42:40et on sera en Côte d'Ivoire au mois de mai pour une rencontre équivalente autour de la culture africaine.
- 42:46Et en termes d'ouvrage,
- 42:47je vais éditer les billets d'humeur de Noveli,
- 42:50qui le recueillent de ma petite sœur,
- 42:53qui est la deuxième édition,
- 42:55et je dois sortir des autres ouvrages.
- 42:58À mon niveau,
- 42:58voilà un peu les projets.
- 42:59Il y en a d'autres,
- 43:00mais voilà les projets les plus aboutis.
- 43:02Et j'ai créé un after work qui s'appelle La suite dans les idées,
- 43:04où je veux justement aider à ce qu'on travaille de moins en moins en silo.
- 43:08Donc cet after work,
- 43:09je vais réserver des surprises forcément,
- 43:10parce que les projets n'est pas vraiment des interactions.
- 43:14Très bien.
- 43:15J'entends de tout ce que tu dis que tu es un homme occupé,
- 43:18puisque tout ce que tu racontes là,
- 43:20c'est en parallèle d'un poste de directeur financier.
- 43:23Voilà,
- 43:24je me calme.
- 43:25C'est un job à temps plein,
- 43:26ce n'est pas un side job que tu as et un job à responsabilité.
- 43:29En termes d'organisation,
- 43:31comment tu arrives à tout mener de front ?
- 43:35Vraiment,
- 43:35ce n'est pas évident parce que mes amplitudes d'horaires sont assez importantes.
- 43:40Il y a des semaines que je finis à 21h tous les jours.
- 43:42Mais je crois que ce qui me permet de faire tout ça,
- 43:45c'est que mes enfants sont assez grands.
- 43:48Donc ça va,
- 43:49ils sont assez autonomes et surtout je suis passionné.
- 43:51Et je me rends compte que je travaille ma pause déjeuner,
- 43:54je n'arrête pas de travailler sur mes projets.
- 43:56Donc je cale des calls pour avancer sur des projets liés à mon cercle de réflexion.
- 44:01La difficulté,
- 44:01c'est l'écriture.
- 44:02Pour écrire,
- 44:03il me faut du temps.
- 44:03Donc là,
- 44:04j'ai peu de temps,
- 44:04j'y arrive pas.
- 44:05J'écris généralement quand je suis en congé,
- 44:07en vacances,
- 44:08la trame de base de l'ouvrage.
- 44:10Au fil de l'année,
- 44:11je pique des instants pour écrire.
- 44:13Mais pour le reste,
- 44:13je pense être hyper actif.
- 44:15Je n'arrête pas d'être dans la production,
- 44:18dans le travail.
- 44:20Je pense que c'est ne rien faire qui me rendrait malade.
- 44:24Très bien.
- 44:24En tout cas,
- 44:25c'est intéressant de souligner ce point-là parce que moi,
- 44:29je peux me retrouver à être un peu comme toi sur différentes activités.
- 44:32Et...
- 44:33Parfois,
- 44:33j'ai des personnes en face de moi qui me disent mais attends,
- 44:35comment tu fais ?
- 44:38et qui sont limite inquiets pour moi.
- 44:41Et d'avoir d'autres profils qui sont dans cette même organisation,
- 44:48c'est vrai que c'est la passion et l'organisation qui font qu'on n'a pas ce sentiment d'être submergé au contraire.
- 44:53Et si on n'avait pas finalement ce qui peut être considéré pour certains comme une coupe pleine,
- 45:00pour nous,
- 45:01c'est plutôt…
- 45:02Je ne dirais pas un minimum,
- 45:03mais en tout cas,
- 45:04c'est un niveau d'activité qu'on sait qu'on peut gérer.
- 45:07Normal.
- 45:08Mais même quand des fois,
- 45:09on essaie de se reposer,
- 45:09mais c'est peut-être la même chose pour toi,
- 45:11ton cerveau,
- 45:11il ne s'arrête pas.
- 45:12Des fois,
- 45:12tu te dis,
- 45:12je fais une pause,
- 45:13je fais une sieste,
- 45:14et tu continues à réfléchir à une idée.
- 45:16Le cerveau ne s'arrête pas.
- 45:18Donc,
- 45:18moi,
- 45:18de moi.
- 45:19J'ai arrêté de penser,
- 45:20en fait.
- 45:20Il y a des activités où je me dis,
- 45:22bon,
- 45:22ça,
- 45:22tu peux faire ça en même temps que tu regardes Netflix,
- 45:24mais je n'arrive pas à faire repos complet.
- 45:26Quand je me dis,
- 45:26attends,
- 45:27là,
- 45:27la création de contenu sur les réseaux...
- 45:29Tu peux le faire en même temps que.
- 45:31Donc bon,
- 45:31c'est un pause entre un truc stratégique beaucoup plus complexe,
- 45:35mais effectivement lâché complètement.
- 45:38Attends,
- 45:38je vais regarder ce documentaire.
- 45:40Comme ça,
- 45:40je vais user dessus.
- 45:42Il y a toujours une optimisation de mon temps,
- 45:45comment je l'utilise pour que ça contribue à faire bouger tout ce que je suis en train de mettre en œuvre.
- 45:54Et ce qu'il faut préciser aussi,
- 45:55c'est que du coup,
- 45:56il y a une partie de ces activités-là.
- 45:57Moi aussi,
- 45:58on m'a déjà dit,
- 45:58attendez,
- 45:59quand tu fais tout ça,
- 46:00du coup,
- 46:01tu ne te rémunères pas.
- 46:04Et du coup,
- 46:05après,
- 46:05c'est d'expliquer,
- 46:06il y a un business model derrière,
- 46:07mais effectivement,
- 46:08il faut mettre les premiers jetons pour qu'ensuite,
- 46:12la machine,
- 46:13elle tourne.
- 46:13Et ça aussi,
- 46:14ce n'est pas forcément quelque chose avec lequel il y a aussi,
- 46:18je dirais,
- 46:19un côté.
- 46:20On a tellement vu de succès story qui nous paraissent être arrivés rapidement.
- 46:24Oui,
- 46:25puis souvent,
- 46:26l'histoire est biaisée sur les success stories.
- 46:29Souvent,
- 46:29on ne nous raconte pas tout.
- 46:31On ne nous dit pas que,
- 46:31bon,
- 46:32il a été aidé par un tel,
- 46:33chacun crée sa success story.
- 46:35Rien à voir pour rigoler.
- 46:36Moi,
- 46:37je suis passionné de...
- 46:39Certaines figures m'intéressent,
- 46:40politiques notamment,
- 46:41de Fidel Castro.
- 46:42La légende dit qu'il a fait son coup d'État contre Batista,
- 46:46et donc il a pris le grand mal,
- 46:47le radeau.
- 46:48Là,
- 46:48ils étaient 10.
- 46:50C'est une légende.
- 46:50On ne peut pas prendre les légendes dans la lettre.
- 46:53On peut peut-être 10 pour renverser un pouvoir,
- 46:56mais voilà le storytelling.
- 46:58Qu'est-ce qu'on dit ?
- 46:58On retirait,
- 46:59ils étaient 10,
- 47:00il a réussi,
- 47:01le Ausha a pris le front de je ne sais où,
- 47:03un tel a attaqué Cuba.
- 47:05C'est le storytelling de chacun.
- 47:06En fait,
- 47:07il n'y a rien qui se passe si on n'a pas un effort qui est important,
- 47:11constant,
- 47:12et puis il faut mettre de son temps,
- 47:13de son argent.
- 47:14Et encore une chose,
- 47:15pour ceux qui sont un peu dans cette situation,
- 47:16c'est qu'il ne faut pas attendre l'adhésion de ceux qui sont forcément les plus proches.
- 47:20Ce n'est pas méchant.
- 47:21C'est-à-dire que...
- 47:22Vous avez une compréhension d'une réalité qui est assez particulière.
- 47:25Donc des fois,
- 47:26ton frère de 100 ne viendra pas soutenir.
- 47:28Mais le pauvre,
- 47:29c'est tellement particulier,
- 47:30il ne faut même pas l'en vouloir.
- 47:32Et un autre truc que j'ai compris aussi pour nous aider,
- 47:35c'est faire des plannings.
- 47:36Et ça,
- 47:36c'est grâce au monde des ACC,
- 47:37je comprends ça,
- 47:38ça n'a l'air de rien.
- 47:39Moi,
- 47:39je fais un tableau Excel de ma semaine,
- 47:41je passe les rendez-vous,
- 47:42ça libère un peu quelque chose dans l'esprit.
- 47:44Parce que des fois,
- 47:45ça me fait beaucoup cogiter en se disant,
- 47:46il faut que je fasse ci,
- 47:46il ne faut pas que j'oublie cela,
- 47:47ainsi de suite.
- 47:48Faire des plannings,
- 47:49ça...
- 47:50Ça...
- 47:51pèse,
- 47:51donc faisons des plannings au maximum.
- 47:53Et toi,
- 47:54Ramatat,
- 47:54tu as l'air beaucoup plus organisé que moi,
- 47:56mais moi,
- 47:56ça m'a aidé.
- 47:59En fait,
- 47:59je ne sais pas comment tu es organisé,
- 48:00donc je ne sais pas du tout dire.
- 48:02Mais en tout cas,
- 48:03si on arrive à produire des choses,
- 48:04c'est qu'à un moment donné,
- 48:07nous aussi,
- 48:07en termes de storytelling,
- 48:09mon storytelling fait que tu as l'impression que je suis très bien organisé.
- 48:11Ah oui,
- 48:11bien joué.
- 48:12Pas mal.
- 48:14Très bien.
- 48:16En tout cas,
- 48:16encourager ceux qui auraient envie d'entreprendre une initiative et d'arriver à se dire qu'il y a une période qui peut être un temps long de comment on se prépare,
- 48:28comment on organise.
- 48:29Tout à l'heure,
- 48:30tu parlais de chacun doit prendre un couloir et on peut être plusieurs à gagner un marathon.
- 48:34Mais le marathon,
- 48:35ça commence par faire le tour du pâté de maison.
- 48:37On n'attaque pas les 42 kilomètres comme ça du jour au lendemain.
- 48:40Oui,
- 48:41je suis d'accord.
- 48:43faire un kilomètre,
- 48:44faire un kilomètre bien puis ensuite on ajoute au fur et à mesure et c'est vrai que parfois on a vraiment ce côté non mais moi je me vois au marathon de Paris,
- 48:52au marathon de New York franchir la nuit,
- 48:54arriver on pense vraiment au résultat sans penser à tout le travail qu'il y a en amont pour pouvoir et que ça se fait dans un temps et ça c'est vrai c'est important pour moi de le mettre en avant surtout quand on est sur cette industrie culturelle et créative...
- 49:11sur lesquels il y a peut-être parfois un côté superficiel de je rêve de prendre le micro,
- 49:20de recevoir le prix
- 49:22Donc il y a beaucoup de gens qui font ça pour un peu le fast.
- 49:24Et tout ce qu'il y a avant à mettre en œuvre,
- 49:28à organiser,
- 49:30tous les sacrifices,
- 49:31la détermination et l'insilience,
- 49:33on n'en parle pas suffisamment,
- 49:35on parle directement du résultat.
- 49:38Et moi,
- 49:39j'aime bien aussi mettre…
- 49:41les choses en perspective et aussi être dans la réalité.
- 49:45Ça prend du temps,
- 49:45ça ne va pas être facile.
- 49:47Et ça peut être trois ans et cinq ans d'investissement avant d'avoir,
- 49:52comment dire...
- 49:53Le résultat.
- 49:54C'est bien de le dire.
- 49:55Que les gens ne nous agissent pas.
- 49:56Franchement,
- 49:57ça peut être long.
- 49:57C'est ça.
- 49:59Et que les gens qui vous disent,
- 50:01voilà,
- 50:02j'ai débarqué et tout de suite j'ai gagné.
- 50:05Quand on creuse un peu l'histoire,
- 50:06comme tu le disais,
- 50:07on va se rendre compte que la personne,
- 50:09ça fait dix ans qu'elle bosse.
- 50:10Elle a une réussite qui s'est faite en un jour,
- 50:12en réalité,
- 50:12il y a dix ans de travail derrière.
- 50:14C'est ça,
- 50:15exactement.
- 50:16C'est l'histoire du bambou chinois.
- 50:18C'est le bambou qu'on arrose pendant quatre ans,
- 50:19qui ne sort pas de terre,
- 50:21mais au bout de quatre ans,
- 50:22qui pousse à une vitesse vertigineuse.
- 50:24J'aime bien cette métaphore,
- 50:25la métaphore du bambou chinois.
- 50:27Il y a tellement de travail non visible.
- 50:30Et quand on commence à voir une personne,
- 50:31on se dit,
- 50:31ça fait un an que je le vois sur les eaux,
- 50:32il a tout pété.
- 50:33Et tu le vois sur les eaux depuis un an,
- 50:34mais ça fait quinze ans qu'il bosse sur le sujet.
- 50:37C'est ça le truc.
- 50:37C'est ça la question.
- 50:39Eh bien,
- 50:40écoute,
- 50:40moi,
- 50:41je suis ravie d'avoir pu échanger avec toi,
- 50:44que tu nous partages,
- 50:45en fait,
- 50:45ces notions d'industrie culturelle et créative et de soft power qui,
- 50:49pour moi,
- 50:49sont réellement les sujets sur lesquels,
- 50:52demain,
- 50:52l'Afrique va pouvoir prendre sa place et vraiment arriver en numéro un.
- 50:59Et ce sera le fruit d'un travail de longue haleine.
- 51:03Et je vois plusieurs initiatives dans la musique,
- 51:05dans la littérature.
- 51:07de réflexion où il y a vraiment une diaspora qui se rapproche de plus en plus des communautés sur le continent pour aller créer des actions concrètes et je vois de plus d'associations qui se retrouvent d'un pays à un autre,
- 51:21d'une communauté à une autre.
- 51:23C'était intéressant pour moi de te donner la parole pour que tu puisses parler de ce que tu fais et pour que les auditeurs certains puissent se dire comment on rejoint,
- 51:32comment on intègre,
- 51:33comment on participe au Soft Power Days,
- 51:35comment on participe à un After Work.
- 51:37Est-ce qu'on va lire
- 51:39Taxi Boto Boto ?
- 51:40L'idée,
- 51:40c'est de se dire,
- 51:41voilà,
- 51:41il y a plein d'initiatives sur lesquelles on peut se retrouver et puis faire avancer ensemble et faire bouger le narratif africain.
- 51:50Absolument.
- 51:51Merci beaucoup.
- 51:52Vraiment,
- 51:53ça participe à atteindre cet objectif-là de diffuser tout ce qu'on a de meilleur et inviter les gens à s'engager,
- 52:00à s'engager au réunement de l'Afrique et à travailler,
- 52:03à faire ensemble.
- 52:04Donc voilà,
- 52:05j'invite les gens à...
- 52:06à venir sur les pages des ateliers citoyens du Congo,
- 52:09ACC officiel,
- 52:11et sinon je suis très actif sur les réseaux sociaux aussi,
- 52:14Marian Fonigombe.
- 52:15Donc merci beaucoup Ramatha,
- 52:18et vraiment,
- 52:19continuons à faire ensemble,
- 52:20et continuons à porter haut le continent.
- 52:23Très bien,
- 52:24je mettrai en note de l'épisode en fait,
- 52:26les liens vers tes différentes initiatives et tes réseaux sociaux,
- 52:29afin que les auditeurs puissent se connecter.
- 52:33Et je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 52:35Super,
- 52:36à bientôt.
- 52:36Ciao,
- 52:37ciao.
- 52:39Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 52:41Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 52:48Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
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- 52:55Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 52:59Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.