Latest / Les invités de Radio des Ballons / Une expo à la MFR de Ramonchamp avec la Cie l'arbre à bulles
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- Nous sommes aujourd'hui à la MFR Les 80 de Rameauchan avec Manon Mourguiard et Margot Veilleté d'une compagnie un petit peu spéciale. C'est ça, alors nous on est la compagnie de l'Arbre à Bulles, donc c'est une compagnie qui est à la fois basée un peu en Alsace, Grand Est et en Auvergne. Et là, du coup, on fait un projet à Rameauchan puisque Margot était déjà venue travailler là l'année passée. Margot, t'es déjà venue à la MFR alors ? Absolument, je suis venue l'année dernière pour faire deux projets sur l'égalité femmes-hommes et les femmes dans la chanson française. Et cette année ? Alors cette année, on reste dans le même thème puisqu'on est là pour parler des femmes et là, cette fois, c'est plus particulièrement les femmes qui ont été oubliées de l'histoire. Oubliées de l'histoire, c'est-à-dire ? Alors, oubliées de l'histoire, c'est-à-dire, en fait, on connaît plein d'hommes qui ont fait plein de choses et c'est une manière qu'on a d'aborder le sujet, qu'on demande aux jeunes de lister les cuisiniers qu'ils connaissent, les grands chefs, les couturiers, etc. Et quand on fait la liste, on se rend compte qu'on connaît beaucoup d'hommes qui ont des noms très connus, Louis Vuitton, ce genre de choses, mais des femmes, dans l'histoire, on en connaît peu. Par exemple, connaissez-vous Hedy Lamarr ? Savez-vous ce qu'elle a fait ? Tu vas me le dire ? Exactement, c'est l'inventrice du Wi-Fi, tout simplement. Cette invention incroyable qui nous facilite la vie tous les jours. Et donc, ici, vous êtes à la MFR, mais pourquoi ? Pour une expo ? Pour apprendre aux élèves ? Alors, nous, on se place en tant qu'artiste et on aime bien utiliser notre savoir-faire, en fait, pour le mettre au service aussi des établissements et des gens avec qui on construit les projets. Et là, l'idée, c'était de mettre nos capacités de metteuse en scène et de comédienne et aussi de plasticienne pour pouvoir faire cohabiter des textes, des productions plastiques qu'ont fait les élèves parce qu'ils ont tous fait une affiche des femmes qu'ils ont choisies pour les faire découvrir. Donc voilà, c'était une manière de mettre à l'honneur toute cette palette d'outils et le mettre au service des jeunes. Et tu sais quelles classes ont participé ? Alors, on a les classes de CAP qui ont participé, on a une classe de terminal et puis toutes les secondes aussi, si je ne dis pas de bêtises. Et une classe de secondes. Et aujourd'hui, concrètement, c'est un vernissage ? Alors voilà, aujourd'hui, c'est le vernissage, c'est le moment de présentation de tout le travail qui a été fait. Donc, c'est une petite expo dans laquelle vous allez pouvoir vous balader, découvrir les textes des jeunes. Chacun et chacune sera près de son œuvre pour pouvoir en parler et l'expliquer avec ses propres mots. Et ils ont bien participé ? Il y a combien de tableaux, de dessins ? Appelle-les comme tu veux. Il y en a une vingtaine. Tout ça, ça a été réalisé sur à peu près six jours au total. Six jours de travail, six ou sept, avec bien sûr de la préparation en amont. Il semble aussi qu'il y a eu des rencontres intergénérationnelles. Oui, dans les rencontres, on a été à la maison de retraite du Thiau, où les jeunes ont montré une partie des affiches qu'ils et elles avaient produites. Ils sont venus aussi avec des petites questions pour les femmes de la maison de retraite, pour parler de ce qu'était être une femme à leur époque, et quelles sont les grandes choses qui les ont marquées. Une chose qui les a marquées, c'était le prénom qui est revenu, c'était Simone Veil. Et Gisèle Halimi, qui étaient les femmes célèbres de leur époque que les jeunes ne connaissent pas forcément. Donc, ça a aussi attisé leur curiosité à cet endroit-là. Et là, il me semble que c'est une exposition éphémère, c'est ça ? Alors, c'est éphémère, mais dans tous les cas. C'est-à-dire qu'en fait, les œuvres restent ici. Elles appartiennent à l'établissement. Il me semble qu'ils avaient la volonté de pouvoir réutiliser cette exposition pour les portes ouvertes, différents événements, peut-être aussi l'emmener à la maison de retraite pour mettre en valeur le travail des jeunes, pour que ce ne soit pas juste un travail d'une fois, et que ça puisse être réutilisé à d'autres occasions. Margot Haïti et Manon Mourgard de la compagnie L'Arbre à Bulles. Margot, L'Arbre à Bulles, c'est quoi ? L'Arbre à Bulles, c'est quoi ? C'est d'abord la création de Manon. Manon qui va en parler bien mieux que moi, parce que c'est son œuvre. C'est son L'Arbre à Bulles. Alors, ton petit Arbre à Bulles. T'as Lucien Blorek, t'as Racine Fontadris. Ah oui, du coup, je suis la méthode ancienne associée de la compagnie. C'est-à-dire qu'en fait, je fais partie de... C'est une association, et je suis associée à cette association pour pouvoir faire naître des projets qui se divisent en plusieurs pôles. Donc, on a un pôle création, où on est en train de créer un spectacle jeune public avec Margot, qui est une associée également de l'association. On fait aussi des projets d'éducation artistique et culturelle, comme là, avec un projet d'exposition. Dans le futur, L'Arbre à Bulles, ça sera quoi ? Alors, dans le futur, L'Arbre à Bulles, l'idée, c'est de pouvoir être à la fois une compagnie qui propose des créations jeunes publics, tournées un petit peu dans toute la France. On fait en sorte que nos spectacles puissent être accueillis partout, dans des écoles, dans des entreprises, etc. Donc, si vous cherchez un spectacle de Noël, n'hésitez pas à nous contacter, puisque... Oui, mais tu nous parles de spectacle tout public, mais quel genre de spectacle ? Ah, ça, Margot, je pense que tu peux nous raconter sur quel spectacle on a travaillé la semaine dernière. Absolument, on travaille sur un spectacle musical, un conte musical sur l'hiver, une petite fable écologique, bruité et mis en musique. Je ne vous en dirai pas plus, parce qu'il va falloir venir voir le spectacle. Oui, madame, Radio des Ballons, Radio des Ballons, c'est sur les Vosges, il sera visible où, ce spectacle ? Alors, ça, ça dépend de vous. Appelez-nous, et du coup, on viendra là où vous voulez qu'on vienne pour venir jouer ce spectacle. Et pour vous appeler ? Alors, pour nous appeler, c'est très simple, vous pouvez nous suivre sur les réseaux sociaux, on a un compte Facebook, un compte Instagram, et surtout, si vous avez envie de nous soutenir, on a une campagne de financement qui est en cours, justement, pour nous aider à finir de créer ce spectacle, et vous pourrez retrouver toutes les informations sur nos réseaux sociaux. Mais, pour préciser, la campagne de financement, tous les dons sont défiscalisés, donc si vous êtes imposable, comme on est une compagnie d'intérêt général, vos dons sont défiscalisés, donc c'est un bon argument pour venir nous soutenir. Un petit mot pour terminer ? Et pourquoi Arbre à Bulles ? Parce que Bulles, ça a toujours été mon surnom depuis que je suis enfant, parce que j'ai toujours eu la tête un peu dans les nuages et un peu dans ma bulle, et on s'est dit que l'arbre, c'est quelque chose de très solide, qui a des racines profondes, et c'est trouver l'enracinement dans le rêve à la fois, donc on joue sur ces deux tableaux-là.