Latest / Les invités de Radio des Ballons / Sylvain Mangel photographe animalier, au collège du Thillot
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- Nous voilà ce matin au collège du Thiau, au CDI, où Sylvain Mangel, c'est ça, vient d'arriver. C'est un photographe quelque peu particulier, je crois. Oui, particulier, je ne sais pas. En tous les cas, un photographe animalier. Je me suis passionné pour la photo animalière il y a une quinzaine d'années. J'ai fait toute ma carrière de bûcheron et moniteur de ski dans les Vosges. Et aujourd'hui, je fais de la photo animalière et j'essaye de transmettre la beauté de notre entourage, aux enfants en particulier. Et là, tu es dans un collège, mais tu fais souvent des visites dans les collèges ou dans les écoles primaires ? Oui, je fais et on fait, je vais dire on fait, parce qu'on édite, on auto-édite avec une co-auteur qui s'appelle Marie Houlebrèque, une dame que j'ai rencontrée au Club Photo d'Epinal. On auto-édite des comptes documentaires pour les enfants. Marie écrit les textes sur mes photos animalières en s'aspirant de l'attitude des animaux. Et on parle de biodiversité. Aujourd'hui, oui, on fait pas mal d'interventions dans les écoles primaires, dans les collèges, dans les médiathèques, pour initier un peu les enfants à la biodiversité et à la biodiversité de nos environs, sans faire des milliers de kilomètres pour essayer d'émerveiller les gens. Il y a moyen de montrer de très belles choses juste à côté de chez nous. Et dans ces belles choses, dans ces beaux animaux, dans cette belle faune, tu as des préférences ? Je n'ai pas franchement de préférence, en fait. Forcément, il y a des espèces qu'on recherche beaucoup parce qu'elles sont un peu plus rares que d'autres, comme les chouettes chevêchettes, les chouettes de Tinguemalm, qui sont des petites chouettes de montagne qu'on a dans nos forêts, qui sont rares et qui sont difficiles à trouver. Oui, forcément, quand on trouve ces animaux-là et qu'on arrive à les photographier, nous, on est un peu plus heureux. Mais tout est beau, finalement, dans notre nature aujourd'hui. Et juste ouvrir les yeux, s'arrêter de courir et s'émerveiller, ça suffit. Mais tu parles beaucoup de faune, mais les montagnes océaniennes, c'est aussi une belle flore. Oui, il y a énormément de flore. Alors moi, je suis un petit peu moins spécialiste de la flore. Je fais quelques photos de fleurs, bien entendu, mais ce que je préfère faire, c'est vraiment les animaux, que ça va de l'oiseau au mammifère, en passant par tout ce qui peut se trouver dans nos campagnes et dans nos forêts. Bien volontairement, tu captures quand même la nature, étant donné qu'ils sont dans la nature et la nature est belle ici. Oui, on a la chance d'avoir une belle biodiversité. On a la chance d'avoir aussi encore des saisons, même si elles sont de moins en moins marquées aujourd'hui. Le manque de neige aujourd'hui fait que certaines espèces souffrent. Peut-être disparaîtront un jour, comme le tétra aujourd'hui est en difficulté. D'autres espèces aussi sensibles que lui sont en difficulté. Maintenant, on a aussi des espèces qui arrivent chez nous, qui n'étaient pas chez nous il y a une dizaine d'années et qui commencent à arriver sur la région de la Plaine des Vosges. Je pense notamment au guépier d'Europe, qui est un oiseau qu'on n'avait pas il y a dix ans chez nous et qu'on commence à trouver en bordure de certaines rivières chez nous aujourd'hui. En laissant un petit peu la forêt deux secondes, nous sommes là où nous sommes au collège. Tu es invité, je crois, par Sylvie Pierrot, la responsable du CDI. Quelles classes vont être concernées pour ton intervention ? En fait, qu'est-ce que tu vas leur dire ? Alors aujourd'hui, ce sont des classes de sixièmes qui seront là. On va parler un petit peu de biodiversité. Je vais parler surtout de l'éthique et de la façon d'aborder la forêt et d'aller voir les animaux dans la forêt. Tout le monde aujourd'hui a envie d'aller dans la forêt et de voir des animaux. Tout le monde, peut-être pas, mais bon nombre d'entre nous ont envie d'aller dans la forêt et de passer un bon moment dans la forêt. Maintenant, tout le monde, malheureusement, n'a pas le mode d'emploi de la forêt. Il y a des façons de se comporter dans la forêt qui sont très importantes pour moi. Je les applique dans ma façon de photographier et j'ai envie de les transmettre à tout le monde pour que tout le monde respecte la forêt en y accédant.