Latest / L'état d'esprit / L'état d'esprit de Guy Amalfitano transformer l’épreuve en force: du cancer au Kilimandjaro
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- 0:03Bonjour et bienvenue dans l'état d'esprit de Guy Amalfitano.
- 0:08A 17 ans,
- 0:09la vie de Guy bascule,
- 0:10un cancer,
- 0:11une amputation,
- 0:12beaucoup auraient renoncé.
- 0:14Lui a décidé de courir,
- 0:16plus loin que jamais.
- 0:17Trois tours de France,
- 0:18une traversée du Canada à Becky,
- 0:20la tour Eiffel gravie sur une jambe,
- 0:22et un sourire toujours en avant.
- 0:24Un parcours hors du commun,
- 0:26une leçon d'optimisme.
- 0:28Bonjour Guy,
- 0:29en 2019,
- 0:30vous recevez la Légion d'honneur.
- 0:32Ce jour-là,
- 0:33qu'est-ce qui domine ?
- 0:34La fierté,
- 0:35la reconnaissance ou quelque chose de plus intime ?
- 0:38Oui,
- 0:39bien sûr,
- 0:39de la fierté,
- 0:40de la reconnaissance,
- 0:41oui,
- 0:42évidemment,
- 0:43puisque moi je me suis engagé dans pas mal d'actions,
- 0:46donc c'est vrai que c'est une reconnaissance par rapport à tout ce que j'ai pu faire dans le domaine sportif et plus ou moins aussi dans le domaine des opérations humanitaires.
- 0:58À 17 ans ?
- 0:59Vous traversez l'épreuve du cancer,
- 1:03une amputation puis une reconstruction.
- 1:07Qu'est-ce que cette épreuve vous a appris sur vous-même alors qu'on est très jeune,
- 1:1117 ans ?
- 1:1217 ans,
- 1:13c'est vrai que quand ça vous arrive,
- 1:15on n'est pas prêt pour ça.
- 1:16En général,
- 1:16j'aimais faire la fête,
- 1:20j'étais en pleine action.
- 1:21Et puis du jour au lendemain,
- 1:23comme ça,
- 1:23on m'annonce un ostosarcome.
- 1:25donc il a fallu...
- 1:26Il a fallu surmonter tout ça,
- 1:28donc ça a été très compliqué au départ.
- 1:31J'étais vraiment au fond du seau,
- 1:32je me posais beaucoup de questions.
- 1:35Et voilà,
- 1:36je pense que c'est un petit peu normal,
- 1:38parce que 17 ans,
- 1:40on est atteint dans sa chair.
- 1:42On se demande un petit peu ce qui va se passer après.
- 1:45On a une petite perte de confiance,
- 1:46même beaucoup.
- 1:47Il faut arriver à retrouver la force de rebondir,
- 1:50puisqu'on se dit que c'est une épreuve qu'il va falloir surmonter.
- 1:53Ça va peut-être nous renforcer.
- 1:56Donc voilà,
- 1:57on essaie de rebondir comme on peut.
- 2:01J'imagine que vous passez par plusieurs étapes.
- 2:04Oui,
- 2:04plusieurs étapes.
- 2:05Il y a d'abord le fait qu'on refuse cet état de fait.
- 2:12Et puis après,
- 2:12on commence à réfléchir.
- 2:13On se dit qu'il va falloir vivre avec.
- 2:15Donc soit on le prend du bon côté,
- 2:17soit...
- 2:20Donc moi c'est ce que j'ai fait,
- 2:21j'ai eu ma période un petit peu noire,
- 2:24ça n'a pas duré très longtemps puisque ça ne durait que quelques mois.
- 2:28Et puis après j'ai vite rebondi,
- 2:29je me suis relancé dans le sport parce que je suis quand même un sportif de tout temps,
- 2:34j'ai fait du sport.
- 2:35Donc voilà,
- 2:37je me suis relancé dans le sport,
- 2:38ça m'a permis de changer les idées,
- 2:40de penser à autre chose,
- 2:41de moins m'emberger sur mon état.
- 2:43Et puis voilà,
- 2:44ça s'est très bien passé.
- 2:45Et finalement,
- 2:46c'est ce qui est devenu presque une conviction,
- 2:48c'est ce qui a fait votre vie ?
- 2:50Exactement.
- 2:50Moi,
- 2:50le sport,
- 2:51de toute façon,
- 2:51oui,
- 2:52le sport et puis surtout le fait d'avoir rebondi,
- 2:54c'est vrai que ça m'a énormément apporté.
- 2:56Je me suis rendu compte que finalement,
- 2:58dans les épreuves,
- 2:59aussi douloureuses soient-elles,
- 3:01on arrive à trouver le moyen,
- 3:04la force d'aller chercher le côté positif de ce qui s'est passé.
- 3:09Est-ce que vous diriez que c'était du courage ou finalement autre chose ?
- 3:13Du courage,
- 3:13oui.
- 3:14Beaucoup me disent « Oh,
- 3:14t'as du courage » .
- 3:15Enfin,
- 3:16moi,
- 3:17je réfléchis pas à ça.
- 3:18C'est du oui.
- 3:19C'est un genre de courage.
- 3:23C'est l'instinct.
- 3:24On réagit par rapport...
- 3:27On s'adapte.
- 3:28Est-ce qu'on a peur ?
- 3:29Alors,
- 3:29on a peur au début parce qu'on a peur un petit peu de l'inconnu.
- 3:32On se demande comment ça va se dérouler.
- 3:35Puis après,
- 3:37on s'aperçoit que finalement,
- 3:39les choses se passent très bien et que finalement,
- 3:41on grossit beaucoup les...
- 3:44L'effet,
- 3:45en fait,
- 3:46quand on est dans le feu de l'action,
- 3:49tout se déroule à peu près normalement.
- 3:52Alors finalement,
- 3:52pour la suite,
- 3:53vous avez fait une belle carrière sportive,
- 3:55notamment.
- 3:57D'où vient cette énergie ?
- 3:59Parce que ça continue d'ailleurs.
- 4:00Le sport,
- 4:01j'en ai toujours fait,
- 4:02depuis tout petit.
- 4:02Et puis on est une famille de grands sportifs.
- 4:04On est des footeux,
- 4:05beaucoup de footeux.
- 4:05J'ai des cousins qui ont joué à l'OM.
- 4:09Donc voilà,
- 4:10mon père faisait beaucoup de foot aussi.
- 4:12Moi,
- 4:13il a voulu un petit peu me lancer dans le foot,
- 4:15mais les sports collectifs,
- 4:17ce n'était pas trop mon truc.
- 4:18J'ai fait du judo.
- 4:19Après,
- 4:19j'ai fait de l'athlétisme,
- 4:21beaucoup d'athlétisme.
- 4:23Et bon,
- 4:23ensuite,
- 4:24j'ai eu mon pépin.
- 4:25Je pense que c'est un équilibre.
- 4:27Ça m'apporte énormément.
- 4:28Et après votre pépin,
- 4:29comme vous dites,
- 4:30vous avez continué à faire du sport.
- 4:32J'ai changé de discipline,
- 4:33puisque je...
- 4:36J'avais appris que beaucoup d'unijambistes pratiquaient le ski.
- 4:40Donc c'est vrai que trois mois après mon opération,
- 4:42j'ai fait mon premier stage de ski.
- 4:44Je suis rentré en équipe de France.
- 4:46Puis voilà,
- 4:46j'ai fait une petite carrière de skieur de haut niveau,
- 4:50on va dire.
- 4:51Le fait d'avoir eu cet objectif-là de partir faire du ski,
- 4:56d'apprendre une nouvelle discipline et puis d'avoir un objectif de rentrer en équipe de France,
- 5:01de faire des compétitions,
- 5:02ça m'a vidé totalement d'esprit.
- 5:03j'ai plus pensé à...
- 5:05à ce que j'avais et je pense que c'est un petit peu ce qui m'a...
- 5:09Ça a été ma bouée de sauvetage,
- 5:10en fait.
- 5:11Qu'est-ce que ça vous a pris,
- 5:12justement,
- 5:12ce contact avec d'autres personnes qui,
- 5:14elles aussi,
- 5:15avaient été victimes soit de maladies,
- 5:17soit de blessures,
- 5:18soit d'accidents ?
- 5:19On était un petit groupe,
- 5:20on s'entraidait et puis ça se passait très bien.
- 5:24Bon,
- 5:24on se comprenait puisqu'on avait un petit peu les mêmes soucis.
- 5:28Voilà,
- 5:29ça rapproche et puis ça...
- 5:32Et puis je me suis aperçu que finalement,
- 5:33le fait d'avoir une jambe ou pas,
- 5:36ça ne change forcément pas grand-chose à l'affaire.
- 5:39Alors vous avez fait de nombreuses traversées en béquille.
- 5:43Est-ce que vous pouvez nous dire en quelques mots ?
- 5:45La course à pied,
- 5:46je m'y suis mis assez tard,
- 5:48puisque ça s'est passé en fait en...
- 5:50J'ai commencé à courir moi en 2010 à peu près.
- 5:55Donc il n'y a pas si longtemps que ça,
- 5:56suite à...
- 5:58Un concours de circonstances en fait,
- 6:00c'était lors d'une sortie ski justement,
- 6:02je me suis sur une réception de saut,
- 6:04je faisais beaucoup de freestyle et sur une réception de saut je me suis fracturé la troisième lombaire donc je suis resté pendant plusieurs mois immobilisé,
- 6:13ensuite je me suis dit bon il faut que je me remette un petit peu en condition parce que bon j'avais pris en 5 mois d'immobilisation,
- 6:19bon on prend du poids,
- 6:20on est un petit peu voilà,
- 6:21j'ai dit je vais éliminer tout ça.
- 6:23Je vais un petit peu me ressaisir,
- 6:25me remettre en condition.
- 6:27Je m'étais fixé trois semaines à peu près,
- 6:30trois,
- 6:30quatre semaines d'aller courir un petit peu tous les jours.
- 6:32Je me suis aperçu que la course à pied,
- 6:34ça me faisait du bien.
- 6:35Ça me permettait de réfléchir sur plein de choses.
- 6:39D'ailleurs,
- 6:40pendant cette période,
- 6:42j'ai fait un petit peu mon introspection.
- 6:45J'en ai profité pour faire le point sur ma vie.
- 6:48Réfléchir à ce que j'avais vécu,
- 6:52le déroulé de ma vie,
- 6:53de mon but,
- 6:54ce que j'allais faire ensuite.
- 6:55Et puis finalement j'en suis venu à la conclusion que finalement j'étais,
- 6:59pendant toutes ces années,
- 7:01après mon opération,
- 7:02j'ai été un petit peu centré sur ma petite personne,
- 7:05que j'en ai un petit peu oublié les choses essentielles,
- 7:08le fait d'avoir survécu à cette maladie,
- 7:12d'avoir eu des gens qui...
- 7:14qui me soutiennent,
- 7:15qui m'ont aidé,
- 7:17les médecins,
- 7:18les chirurgiens.
- 7:20C'est bien de se faire plaisir,
- 7:21de se faire du bien,
- 7:21mais bon,
- 7:22dans quel but ?
- 7:23Il y a peut-être quelque chose à faire autre que penser à sa petite personne.
- 7:29C'est à partir de là que j'ai eu tout à basculer dans ma tête.
- 7:35Je me suis dit qu'il fallait que je ne pense un petit peu moins à moi et que je m'occupe un petit peu des autres,
- 7:40que je me rende utile à quelque chose surtout.
- 7:43J'ai dit pourquoi pas me servir de cet outil-là,
- 7:45la course à pied,
- 7:46parce que la course à pied c'est un excellent outil de communication je trouve.
- 7:49Puis là il m'est venu à l'esprit l'histoire de Terry Fox.
- 7:53Pour la petite histoire,
- 7:55moi je l'ai découvert sur mon lit d'hôpital,
- 7:57je faisais de la chimiothérapie après mon amputation,
- 8:01donc j'étais au fond du seau.
- 8:03Puis j'avais la télé pendant ma chimio,
- 8:05je regardais la télé,
- 8:06il y avait les infos et aux infos il montrait...
- 8:10Ils ont parlé de ce gars,
- 8:12un Canadien qui s'appelait Terry Fox,
- 8:13qui avait été amputé de sa jambe,
- 8:15comme moi,
- 8:15qui avait eu un ostéosarocum,
- 8:16comme moi,
- 8:17la même jambe,
- 8:17exactement,
- 8:18pareil.
- 8:19Et il était en train de traverser le Canada pour collecter des fonds pour la recherche contre le cancer.
- 8:26Et quand je l'ai vu,
- 8:27ça m'a fait un genre d'électrochoc.
- 8:30Je me suis dit,
- 8:30oh là là,
- 8:31ce gars,
- 8:31il court.
- 8:32Alors lui,
- 8:33il avait une prothèse.
- 8:34C'est vrai qu'à l'époque,
- 8:35les prothèses,
- 8:35ce n'étaient pas les prothèses qu'on a maintenant.
- 8:38Donc voilà,
- 8:39ce n'était pas forcément évident pour lui.
- 8:41Mais bon,
- 8:41il est arrivé,
- 8:42donc il était en train de traverser le Canada,
- 8:44il essayait de mobiliser les Canadiens,
- 8:45et moi je m'étais dit,
- 8:46si lui il arrive à faire des trucs comme ça,
- 8:51il faut que je me bouge un petit peu,
- 8:53et puis rien n'est perdu.
- 8:57La vie ne se termine pas comme ça,
- 8:59après un cancer,
- 9:00on peut arriver à s'en sortir.
- 9:02Donc voilà,
- 9:03Terry Fox,
- 9:04je me suis un petit peu intéressé à son histoire.
- 9:07Donc il a continué sa traversée du Canada,
- 9:09c'était en 1980,
- 9:12et à mi-parcours malheureusement le cancer l'a rattrapé.
- 9:17Il a dû arrêter son aventure,
- 9:19alors il avait réussi à mobiliser le Canada entier,
- 9:21il y avait des mondes fous sur les routes qu'il attendait,
- 9:25des écoles,
- 9:25des enfants,
- 9:26tout le monde l'attendait sur le bord des routes.
- 9:28Et lui son rêve c'était de partir de St.
- 9:30John's côté Terre-Neuve et de rejoindre Vancouver,
- 9:32traverser tout le Canada en courant.
- 9:34Voilà,
- 9:34donc malheureusement le cancer l'a rattrapé,
- 9:37a mis par cours à Thunder Bay,
- 9:39il a dû arrêter son périple et quelques mois après il est décédé.
- 9:45Donc je me suis dit pourquoi pas faire ce qu'avait fait Terry Fox un petit peu,
- 9:48alors pas aller au Canada mais faire par exemple partir,
- 9:51faire un tour de France et puis collecter des fonds pour la recherche contre le cancer.
- 9:57Donc je pense que c'est une bonne idée.
- 9:58Donc à partir de là,
- 9:59au lieu d'arrêter mes petites séances de course à pied,
- 10:03Je me suis fixé l'objectif.
- 10:04Je me suis dit,
- 10:05je vais continuer,
- 10:05je vais faire de l'entraînement,
- 10:07je vais partir.
- 10:08Et puis,
- 10:09je vais faire un tour de France et je vais collecter les fonds.
- 10:12Donc voilà,
- 10:13tout est parti de là.
- 10:14Et justement,
- 10:15qu'est-ce que vous ressentez déjà ?
- 10:17Et qu'est-ce que vous disent les gens que vous croisez ?
- 10:20Alors,
- 10:20ce que je ressens,
- 10:21c'est un plaisir déjà.
- 10:23Alors,
- 10:24pas le plaisir de courir forcément,
- 10:25parce que moi,
- 10:25la course à pied,
- 10:26alors ça va faire rire beaucoup de gens,
- 10:28mais moi,
- 10:29la course à pied,
- 10:29je n'aime pas ça.
- 10:31Après,
- 10:31bon,
- 10:31il faut savoir que je cours.
- 10:33D'une manière très particulière,
- 10:34puisque j'ai des béquilles qui sont spécialement adaptées pour ça,
- 10:37avec des gros ressorts,
- 10:37des gros amortisseurs.
- 10:39J'intercale un cloche-pied,
- 10:41ce qui me permet de me relancer,
- 10:42de faire de la course à pied.
- 10:44Donc pour moi,
- 10:45déjà la course à pied,
- 10:46à la base,
- 10:48ça demande énormément d'énergie.
- 10:49Mais ce que ça m'apporte,
- 10:51c'est surtout le fait d'aller à la rencontre des gens.
- 10:55Ils sont heureux que je fasse toutes ces opérations-là.
- 10:59Ils sont bienveillants et j'échange beaucoup avec eux.
- 11:03J'ai rencontré beaucoup de personnes qui avaient été atteintes du cancer.
- 11:08Je leur donnais un petit peu,
- 11:09à travers ce que je faisais,
- 11:11de l'espoir comme moi j'en ai eu quand j'ai vu
- 11:15Terry Fox à la télévision.
- 11:17Si je peux inspirer les gens,
- 11:20c'est le but ultime.
- 11:22En 2026,
- 11:23vous préparez un nouveau challenge.
- 11:28Le Kilimanjaro est le plus grand escalier du monde.
- 11:33Pourquoi ces deux lieux ?
- 11:35Pourquoi ces deux lieux ?
- 11:36Alors,
- 11:36l'escalier,
- 11:37je trouve ça fun.
- 11:38Il y a 11 600 marches,
- 11:40ce qui correspond à cette fois à l'ascension de la Tour Eiffel.
- 11:43Alors l'ascension de la Tour Eiffel,
- 11:44je l'ai faite.
- 11:45C'est un effort très violent.
- 11:46L'exercice de la montée des escaliers,
- 11:48je connais bien.
- 11:48Donc le Niesen,
- 11:50c'est le Niesen,
- 11:50c'est un sommet.
- 11:51Il y a un escalier qui longe un funiculaire.
- 11:54J'ai dit,
- 11:54pourquoi pas tenter l'aventure,
- 11:56voir un petit peu comment je me...
- 11:59Comment je réagis face à cet effort-là ?
- 12:01Très violent,
- 12:02parce que ça demande un effort hyper violent.
- 12:04Quant au Kilimanjaro,
- 12:05c'est le plus haut sommet d'Afrique.
- 12:07Et j'ai une amie qui s'appelle Vanessa,
- 12:08Vanessa Morales,
- 12:11qui détient actuellement le record du monde de la montée et de la redescente du Kilimanjaro.
- 12:16Elle a monté et descendu en
- 12:1911 heures,
- 12:19un peu plus de 11 heures.
- 12:20Elle a pulvérisé le record du monde,
- 12:21donc c'est quelqu'un que je connais depuis très longtemps déjà.
- 12:23Donc là,
- 12:24je suis en pleine préparation depuis déjà plusieurs mois,
- 12:27préparation physique.
- 12:28Parce que je sais qu'il va falloir que je sois hyper préparé physiquement,
- 12:32plus que je ne l'ai été auparavant.
- 12:34On est en train de monter le dossier,
- 12:37c'est elle qui m'accompagnera parce qu'elle le connaît par cœur,
- 12:39le Kilimanjaro.
- 12:40Elle m'a fait un plan,
- 12:41je vais travailler en hypoxie parce qu'il va falloir travailler,
- 12:44voir un petit peu aussi comment je me comporte avec le manque d'oxygène.
- 12:48Il va falloir trouver les sponsors pour trouver le financement pour le projet.
- 12:52Qu'avez-vous envie de dire à des personnes qui seraient atteintes du cancer,
- 12:55qui vous écoutent ?
- 12:56Quand on est atteint d'une maladie comme ça,
- 12:58il faut essayer de trouver le côté positif de la chose,
- 13:01se servir de ça pour essayer d'avoir une utilité à quelque chose.
- 13:10Moi,
- 13:10j'ai mis des années avant de découvrir que finalement...
- 13:14Parce que je me posais souvent la question,
- 13:15je me disais,
- 13:15mais pourquoi ça m'est arrivé ?
- 13:17Pourquoi j'ai été amputé de 7 jambes et pourquoi je m'en suis sorti finalement ?
- 13:21Parce que c'est vrai qu'à l'époque en 1980,
- 13:23quand on a un osteosarcome,
- 13:25c'était très très grave.
- 13:26Là maintenant on a fait des progrès.
- 13:28Donc j'ai envie de leur dire,
- 13:30entre parenthèses,
- 13:30qu'il ne faut pas lâcher parce que les progrès il y en a.
- 13:34Alors c'est vrai qu'on a toujours l'impression que c'est très lent,
- 13:38que ça n'avance pas,
- 13:39mais ça avance énormément.
- 13:40Il ne faut pas s'apitoyer sur son sort,
- 13:42c'est comme ça,
- 13:43c'est la vie.
- 13:44Il faut essayer de trouver la raison pour laquelle,
- 13:47une raison pour laquelle ça s'est passé,
- 13:48il y a toujours une raison.
- 13:50Moi voilà,
- 13:51j'ai trouvé ma voie,
- 13:52moi je me sers de ça maintenant pour diffuser des messages,
- 13:57pour essayer d'inspirer les gens.
- 14:00Quand on a un rêve ou quelque chose qu'on a envie de faire,
- 14:02il faut le faire,
- 14:02il faut le tenter,
- 14:03même si on a l'impression que c'est impossible,
- 14:06qu'on n'est pas capable de le faire.
- 14:08J'ai été sidéré par le fait que le corps humain...
- 14:13à des ressources incroyables.
- 14:15Et on ne se rend pas bien compte,
- 14:17mais on peut faire énormément de choses.
- 14:20Il suffit d'oser les faire,
- 14:21tout simplement.
- 14:22Justement,
- 14:23ce podcast s'appelle L'État d'Esprit.
- 14:25Qu'est-ce qui vous guide au quotidien ?
- 14:27Ce qui me guide au quotidien,
- 14:28c'est déjà de vivre ma vie sans barrière,
- 14:36en faisant ce que j'ai envie de faire.
- 14:39Je ne me pose pas de questions.
- 14:40Je vis beaucoup au feeling.
- 14:42La vie c'est précieux,
- 14:44c'est important,
- 14:44donc autant la vivre le mieux possible,
- 14:46à fond.
- 14:47Je suis ma ligne de conduite,
- 14:50ma trajectoire,
- 14:51et ma trajectoire c'est d'essayer d'être le plus vrai possible,
- 14:56d'être quelqu'un qui se rend utile à quelque chose,
- 15:00quelqu'un qui inspire.
- 15:01C'est toutes ces choses-là qui font qu'aujourd'hui je suis épanoui,
- 15:05je suis bien équilibré,
- 15:07tout va bien.
- 15:09Merci beaucoup Guy pour ce témoignage.
- 15:11Merci beaucoup.
- 15:12Merci à vous.