Latest / 7H40 Martin Buxant / Jérémy Le Van, entrepreneur belge
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- 0:00Speaker 2: Bonjour Jérémy Levan. Bonjour. Vous avez cofondé Sunrise, une application
- 0:09Speaker 2: rachetée par Microsoft. Aujourd'hui, vous vous tournez vers la santé
- 0:13Speaker 2: avec Riva, confondée avec la cardiologue Laura Waugh. Et ce matin,
- 0:16Speaker 2: on va parler prévention, mieux comprendre sa santé, agir avant
- 0:19Speaker 2: la maladie et rendre cette approche accessible au plus grand nombre.
- 0:23Speaker 2: Vous venez du monde de la technologie, Jérémy Levan. Quel
- 0:26Speaker 2: déclic vous a donné envie de vous attaquer à la
- 0:28Speaker 2: santé
- 0:30Speaker 3: Écoutez, déjà, je suis marié à une cardiologue. Voilà, ça aide, oui.
- 0:34Speaker 3: Du coup, mon épouse a évolué dans le milieu académique
- 0:39Speaker 3: et notamment public. Et donc, en 2020, notamment pendant le Covid,
- 0:44Speaker 3: je me suis rendu compte qu'il y avait potentiellement des
- 0:47Speaker 3: opportunités pour être dans une médecine plus proactive et
- 0:49Speaker 2: moins
- 0:50Speaker 3: réactive.
- 0:52Speaker 2: Du coup, Riva, c'est quoi? Vous avez fondé Riva. Votre ambition,
- 0:54Speaker 2: c'est d'agir avant que les gens ne tombent malades
- 0:57Speaker 3: expliquez. Exactement. En fait, on vit aujourd'hui malheureusement, et pas
- 1:00Speaker 3: qu'en Belgique, on vit dans un monde très réactif, une
- 1:04Speaker 3: médecine très réactive. On attend de tomber malade pour aller
- 1:06Speaker 2: chez
- 1:06Speaker 3: le médecin. Alors qu'il y a des maladies, notamment comme
- 1:10Speaker 3: les maladies cardiovasculaires, qui pourraient être évitées 20 ans plus tôt.
- 1:13Speaker 3: Et en fait, aujourd'hui, il y a très peu d'informations
- 1:15Speaker 3: ou très peu d'actions mises autour de ce point.
- 1:17Speaker 2: C'est de la prévention ou c'est du dépistage?
- 1:20Speaker 3: C'est de la prévention. C'est quoi la nuance alors? Bonne question.
- 1:24Speaker 3: La prévention, c'est vraiment éviter un problème X années avant.
- 1:29Speaker 3: Et surtout, c'est des personnes asymptomatiques, c'est-à-dire des personnes qui
- 1:32Speaker 3: n'ont pas de problème, qui sont en bonne santé. Et
- 1:36Speaker 3: du coup, ça peut être génétique, ça peut être familial,
- 1:38Speaker 3: ça peut être à la naissance... Et du coup, à
- 1:40Speaker 3: l'âge adulte, on peut se faire dépister, justement. Le dépistage,
- 1:44Speaker 3: c'est à travers des tests médicaux. Donc, en gros, on
- 1:48Speaker 3: va faire toute une série de tests médicaux, une prise
- 1:50Speaker 3: de sang, par exemple, ou des tests médicaux chez un
- 1:53Speaker 3: médecin pour ensuite évaluer si nous, on est à risque.
- 1:57Speaker 2: Et vous, chez Riva, vous faites les deux? On n'a
- 2:01Speaker 2: pas ce réflexe ici en Belgique de la prévention du
- 2:04Speaker 2: dépistage systématique, encore pas assez par rapport à d'autres pays.
- 2:08Speaker 2: Vous avez notamment beaucoup travaillé, habité aux Etats-Unis. C'est plus courant,
- 2:12Speaker 2: c'est plus commun
- 2:13Speaker 3: C'est plus commun aux Etats-Unis parce que les soins de
- 2:17Speaker 3: santé coûtent beaucoup plus cher. Donc il y a un
- 2:18Speaker 3: vrai incentive à ne pas aller aux urgences. Et donc,
- 2:21Speaker 3: il faut éviter les urgences
- 2:22Speaker 2: À tout prix, parce que ça coûte
- 2:24Speaker 3: un pont. Exactement. Et donc, le fait qu'on veut éviter
- 2:27Speaker 3: les urgences, les gens se prennent d'une certaine manière plus
- 2:30Speaker 3: en main, de manière proactive, de manière préventive. Et donc, aujourd'hui,
- 2:35Speaker 3: on s'est rendu compte, notamment avec mon épouse, que... Dans
- 2:38Speaker 3: le cursus d'un médecin en médecine à l'université, il y
- 2:43Speaker 3: a très peu de prévention déjà au départ. Former un
- 2:48Speaker 3: médecin en prévention, c'est une vraie tâche. On a vu qu'aujourd'hui,
- 2:52Speaker 3: les médecins n'étaient pas formés n'avait pas les outils et
- 2:55Speaker 3: n'avait pas forcément les incentives financiers aussi de le faire.
- 2:57Speaker 2: Alors aujourd'hui, Riva, c'est qui, c'est quoi? Vous avez une
- 3:00Speaker 2: clinique physique, vous avez des médecins qui sont spécialisés en
- 3:03Speaker 2: prévention et en dépistage
- 3:05Speaker 3: Expliquez-nous. En fait, ça fait depuis trois ans qu'on y travaille.
- 3:07Speaker 3: Ça fait depuis 18 mois qu'on a ouvert une clinique
- 3:09Speaker 3: à Boisfort, à Bruxelles.
- 3:10Speaker 2: À Bruxelles, oui. Il y en aura d'autres partout en
- 3:12Speaker 2: Wallonie et en Belgique. Exactement
- 3:13Speaker 3: Donc, on a prévu de grandir sur le territoire belge. L'idée,
- 3:17Speaker 3: en fait, chez Riva, pour l'instant, on a une clinique,
- 3:20Speaker 3: on a une dizaine de médecins,
- 3:21Speaker 2: tous
- 3:21Speaker 3: spécialistes, quelques généralistes, mais surtout des spécialistes, autour de différentes médecines,
- 3:26Speaker 3: que ce soit la cardiologie, dermatologie, gynéco, uro. Et donc,
- 3:31Speaker 3: on a développé dans cette clinique un protocole ou un
- 3:36Speaker 3: trajet autour de la prévention. Donc, en gros, on va
- 3:39Speaker 3: éduquer le patient, on va prendre le temps avec lui
- 3:42Speaker 3: et du coup, on va faire aussi toute une série
- 3:44Speaker 3: de dépistages, justement, de tests médicaux pour justement passer du
- 3:48Speaker 3: temps avec le patient. On passe 40 minutes en expliquant
- 3:50Speaker 3: la santé du patient. Donc, tout se passe en différentes étapes.
- 3:55Speaker 3: On remplit un questionnaire, on apprend... comment le patient mange,
- 4:00Speaker 3: comment il bouge, comment cette personne aussi simplement vit, et
- 4:05Speaker 3: également son historique médical. Donc une
- 4:07Speaker 2: vraie prévention, une prise en compte 360 du patient. Jérémy Levan,
- 4:16Speaker 2: vous venez du secteur de la tech, de la technologie,
- 4:19Speaker 2: votre background, votre expérience, qu'est-ce qu'il apporte là-dedans? Vous n'êtes
- 4:22Speaker 2: pas médecin
- 4:23Speaker 3: Non, tout à fait. Justement, n'étant pas médecin, j'ai découvert
- 4:26Speaker 3: un monde à travers Riva. Chez nous, on croit très
- 4:33Speaker 3: fort dans le fait qu'aujourd'hui, si on ne mesure pas,
- 4:36Speaker 3: on ne peut pas s'améliorer. Donc, tout doit être mesuré.
- 4:39Speaker 3: Et donc, aujourd'hui, chez Riva, grâce à la technologie, c'est
- 4:42Speaker 3: magnifique qu'on ait une Apple Watch, qu'on ait une montre connectée,
- 4:46Speaker 3: on peut commencer à mesurer. Mais chez nous, on va
- 4:48Speaker 3: mesurer avec des protocoles bien précis, standardisés, médicaux. Je parlais
- 4:54Speaker 3: d'une prise de sang tout à l'heure. Ça va être
- 4:55Speaker 3: un ECG ou une épreuve à l'effort. Donc, on va
- 4:58Speaker 3: rester sur du médical. Donc,
- 4:59Speaker 2: toutes ces données, vous les analysez, vous les mettez dans
- 5:02Speaker 2: un shaker et vous en faites de la prévention aussi
- 5:05Speaker 3: On génère un rapport et ce rapport va être délivré
- 5:08Speaker 3: avec un médecin qui sera formé. Et
- 5:10Speaker 2: qui va vous suivre après ou vous formulez des recommandations
- 5:13Speaker 2: aux médecins généralistes de vos
- 5:14Speaker 3: patients? Justement, le généraliste n'est pas forcément formé en prévention.
- 5:18Speaker 3: On commence à former des généralistes également. On a développé
- 5:20Speaker 3: une Riva Academy. On développe, on forme aussi des médecins
- 5:23Speaker 3: qui souhaitent aller plus loin dans leur pratique à eux.
- 5:26Speaker 3: Donc on croit très fort qu'il faut englober les généralistes
- 5:29Speaker 3: aussi dans notre approche. Mais donc on fait le suivi du...
- 5:31Speaker 2: Vous faites le suivi également. Alors Jérémy Levan, je suis
- 5:33Speaker 2: obligé de vous poser la question, ça coûte combien ce
- 5:36Speaker 2: genre de soins préventifs? Parce que c'est le nerf de
- 5:39Speaker 2: la guerre quelque part. Tout à
- 5:40Speaker 3: fait. Aujourd'hui, malheureusement, la prévention n'est pas remboursée, ou du
- 5:45Speaker 3: moins c'est très très limité. Donc voilà, on croit très
- 5:48Speaker 3: fort dans le fait que la prévention devrait être davantage remboursée,
- 5:53Speaker 3: surtout qu'elle peut être prévue à l'avance, du coup pourrait
- 5:54Speaker 3: minimiser les coûts. par rapport aux soins de santé, par
- 5:57Speaker 3: rapport aux hospitalisations, 20 ans plus tôt, 10 ans plus tôt.
- 5:59Speaker 3: Mais le problème aussi, c'est qu'on est sur des timelines,
- 6:02Speaker 3: notamment au niveau...
- 6:03Speaker 2: Des agendas, oui,
- 6:04Speaker 3: qui sont compliqués. Et donc du coup, aujourd'hui, nos patients
- 6:10Speaker 3: déboursent eux-mêmes ces montants-là. On tourne autour des 300 euros,
- 6:12Speaker 3: 400 euros, avec une prise de
- 6:15Speaker 2: sang. Pour un bilan préventif. Préventif
- 6:17Speaker 3: avec une prise de sang, exactement. Et les examens, et
- 6:21Speaker 3: le médecin dans la boucle. Par contre, on voit aussi
- 6:24Speaker 3: un énorme potentiel derrière les sociétés. Donc B2B, je
- 6:26Speaker 2: pense que l'employeur... Donc B2B, c'est pour les entreprises. Les entreprises, voilà,
- 6:29Speaker 2: exactement
- 6:30Speaker 3: On voit très fort un potentiel derrière les entreprises qui, eux,
- 6:33Speaker 3: peuvent sponsoriser, le font déjà. Donc on a déjà également
- 6:36Speaker 3: des entreprises qui sont chez
- 6:36Speaker 2: nous. Donc pour être concret, c'est un patron qui dit, voilà,
- 6:39Speaker 2: je voudrais que mes employés puissent avoir accès à des
- 6:41Speaker 2: soins préventifs, de prévention. Exactement
- 6:43Speaker 3: Et donc du coup, ça se fait déjà aujourd'hui, sauf
- 6:45Speaker 3: que notre point de vue, c'est que les... L'offre actuelle
- 6:49Speaker 3: est un peu trop catalogue, comme on l'appelle, un peu
- 6:51Speaker 3: trop standardisée, basique, pour aller beaucoup plus loin. Et du coup,
- 6:55Speaker 3: c'est là-dessus que... on veut aussi challenger d'une certaine manière
- 7:00Speaker 3: l'offre actuelle
- 7:02Speaker 2: En faisant davantage de prévention, vous pensez, vous êtes persuadé
- 7:04Speaker 2: qu'on peut faire économiser des soins, c'est à la mode,
- 7:07Speaker 2: faire économiser de l'argent à l'État. Il y a tout
- 7:10Speaker 2: ce débat autour des soins de santé, la sécurité sociale,
- 7:12Speaker 2: vous pensez que
- 7:13Speaker 3: vous allez dans le bon? C'est systémique, ce n'est pas
- 7:15Speaker 3: uniquement en Belgique que ça se passe, notamment en Angleterre,
- 7:18Speaker 3: en France. D'ailleurs, récemment, j'ai lu que pour chaque euro dépensé,
- 7:23Speaker 3: il y a 14 euros qui sont économisés par dans
- 7:26Speaker 3: le futur. Je pense qu'il y a un vrai enjeu
- 7:28Speaker 3: économique aujourd'hui. Je pense que les employeurs vont être d'autant
- 7:32Speaker 3: plus incentivés à devoir participer,
- 7:34Speaker 2: encourager
- 7:36Speaker 3: Mais en effet, chaque euro dépensé aujourd'hui va permettre de
- 7:42Speaker 3: économiser dans le futur
- 7:43Speaker 2: Jérémy Levin, si on devait terminer en vous faisant donner
- 7:47Speaker 2: trois repères simples que vous souhaitez laisser à nos auditeurs
- 7:50Speaker 2: pour prendre soin de leur santé en termes de prévention,
- 7:53Speaker 2: avec ou sans RIVA, vous donneriez lesquels
- 7:56Speaker 3: écoutez pour moi il y a déjà le mental le
- 7:58Speaker 3: mental est très important on parle souvent du physique de
- 8:00Speaker 3: bouger et de bien manger je pense que le mental
- 8:02Speaker 3: est primordial c'est un facteur de risque dominant mais ensuite
- 8:07Speaker 3: donc d'être bien dans sa tête être suivi par des
- 8:09Speaker 3: psychologues ou des coachs si nécessaire et alors ensuite je
- 8:14Speaker 3: pense en effet sur la partie nutrition là aussi on
- 8:17Speaker 3: peut se faire accompagner et sur la partie mouvement pour
- 8:21Speaker 3: moi ça se résume à à trois choses, c'est l'endurance,
- 8:26Speaker 3: la force et la mobilité. Merci d'être venu nous parler
- 8:29Speaker 3: de Riva ce matin