Latest / Carrément / EP05 Rabie Houti - Quand la musique arabo-andalouse fusionne avec le rock
Transcript
- 0:00Bonjour à toutes et à tous,
- 0:01moi c'est Ewa,
- 0:02bienvenue dans Carrément.
- 0:03Aujourd'hui,
- 0:03je suis très contente d'accueillir un artiste bien singulier,
- 0:06Rabie Houti.
- 0:07Merci d'avoir accepté mon invitation.
- 0:09Bonjour,
- 0:10merci pour l'invitation.
- 0:11Rabie,
- 0:11tu es musicien,
- 0:12violoniste,
- 0:13professeur de musique et directeur artistique d'un festival.
- 0:17Tu fusionnes non seulement plein de métiers,
- 0:20mais aussi plein de styles,
- 0:22parce que tu passes du alain d'Alo par rail et même de sonorités un petit peu rock.
- 0:27Dans cet épisode,
- 0:28on va parler...
- 0:29Donc des créations,
- 0:30d'héritage et de tout ce qui se passe en dehors de la scène.
- 0:33Et comment tu trouves le temps pour faire tout ça ?
- 0:36C'est parti !
- 0:37J'aime bien qu'on commence dès le début.
- 0:44Donc comment tu as commencé la musique ?
- 0:46Tu as grandi à Oran,
- 0:48en Algérie.
- 0:49Et tu as commencé la musique tout sérieusement,
- 0:52très très jeune.
- 0:52Donc je ne sais pas si c'était toi qui étais très sérieux ou si ce n'était plus tes parents.
- 0:56Mais tu as commencé.
- 0:58À 6 ans.
- 0:59C'est ça,
- 0:59j'avais 6 ans quand j'ai commencé la musique.
- 1:01Je ne te cache pas,
- 1:02je n'avais pas du tout envie de faire la musique à cette âge.
- 1:04C'était ça ma question.
- 1:06C'était mes parents qui m'ont poussé pour faire la musique.
- 1:09Et surtout,
- 1:10c'est ma sœur qui m'a donné envie aussi de faire la musique,
- 1:15parce que c'est elle qui a commencé avant moi.
- 1:17Et en la voyant dans la maison faire un peu de mandoline,
- 1:21chanter et tout,
- 1:22je me suis dit,
- 1:23ok,
- 1:23pourquoi pas.
- 1:24Après,
- 1:24mes parents m'ont poussé,
- 1:25ils m'ont même forcé au début.
- 1:28Et après,
- 1:28au bout de deux mois,
- 1:29je me suis dit,
- 1:29finalement,
- 1:30c'est cool,
- 1:30pourquoi pas.
- 1:31Ça t'est rapide,
- 1:32deux mois quand même à six ans.
- 1:34À quel moment tu as eu un déclic ?
- 1:36Tu te dis,
- 1:36en fait,
- 1:37c'est ça ce que j'ai envie de faire dans ma vie.
- 1:39Ce n'est pas juste,
- 1:40c'est sympa et je fais comme ma sœur,
- 1:41mais vraiment,
- 1:42c'est ça ce que je voulais faire.
- 1:44Je pense quand j'avais
- 1:4614-15 ans.
- 1:48Ah oui,
- 1:48ça a pris quand même 8 ans.
- 1:51Oui,
- 1:5114-15 ans.
- 1:55J'ai commencé à faire des soirées privées,
- 1:58des mariages,
- 2:00des événements.
- 2:01Avant,
- 2:02je faisais des concerts,
- 2:03mais c'était dans un cadre associatif avec l'orchestre arabe-ondalou.
- 2:08D'ailleurs,
- 2:09je suis passé à l'orchestre supérieur,
- 2:11c'est-à-dire avec les adultes,
- 2:13sachant que j'étais encore jeune.
- 2:14Je suis passé avec les seniors,
- 2:16mais on tournait un peu au niveau national dans les festivals de musique arabe-ondalou,
- 2:21traditionnels,
- 2:22musique latine.
- 2:23Tu dis que c'est tourné,
- 2:23mais c'était par rapport à l'école ou c'était par rapport à des groupes ?
- 2:26Non,
- 2:27c'était par rapport à l'orchestre,
- 2:29là où je jouais,
- 2:29l'orchestre National Andalus,
- 2:31là où j'ai commencé,
- 2:33parce qu'il y a l'école National Andalus et il y a l'orchestre principal.
- 2:36Donc j'ai intégré l'orchestre principal très jeune et j'ai commencé à tourner avec eux dans des festivals et des événements au niveau national.
- 2:45Et après,
- 2:46j'ai eu le déclic pour dire,
- 2:49j'ai vraiment envie de faire ça.
- 2:51J'avais
- 2:5214-15 ans,
- 2:53c'est-à-dire de faire ça d'une manière professionnelle.
- 2:57Donc je commence à monter mon projet et je commence à animer des petits événements,
- 3:05des mariages,
- 3:06des soirées privées.
- 3:07Et après,
- 3:08je continue à faire ça.
- 3:10Sauf que pour mes parents,
- 3:13déjà,
- 3:14en première position,
- 3:15c'était les études.
- 3:16Et donc la musique,
- 3:18elle passait tout le temps en deuxième position.
- 3:20D'accord,
- 3:20donc d'un côté,
- 3:21ils t'ont envoyé quand même à l'école de la musique comme tu avais 6 ans,
- 3:24mais l'autre,
- 3:25il voulait qu'il ait quand même des études.
- 3:28Donc eux,
- 3:28ils voyaient ça comme une passion.
- 3:30Pour eux,
- 3:30c'était vraiment une passion.
- 3:32Donc c'était une passion jusqu'à mes 14 ans,
- 3:3615 ans.
- 3:36Et après,
- 3:37je commençais vraiment à tourner un peu dans le milieu professionnel.
- 3:44Et quand même,
- 3:47j'ai gardé cette passion.
- 3:48J'ai gardé cette passion jusqu'à mes 23 ans,
- 3:51sachant que je faisais ça en mode professionnel.
- 3:55Mais ça reste quand même une passion parce que j'étais encore étudiant et je travaillais en informatique et tout ça.
- 4:03Et quand je suis arrivé à Montpellier,
- 4:06j'ai rencontré d'autres musiciens et j'ai créé le premier projet de Vrefusion.
- 4:11Ok,
- 4:11donc vraiment si on dit à un moment...
- 4:13précis où tu t'es dit non mais vraiment là je suis en train de monter un projet,
- 4:16ça va être ça ma vie il n'y a pas une autre option,
- 4:18c'était à Montpellier ?
- 4:19C'était vraiment à Montpellier sachant que j'avais un projet qui tournait pas mal en Algérie mais c'était pas vraiment ça que je cherchais comme sonorité j'arrivais pas en fait à trouver la sonorité que je cherchais et quand je suis arrivé à Montpellier,
- 4:35en marchant sur la place de la Comédie,
- 4:38je rencontre
- 4:39Clément Fernandez que je salue,
- 4:41un joueur de ang-drum
- 4:43Il était sur la place là,
- 4:44comme il dit,
- 4:44il jouait et je ne connaissais pas du tout cet instrument.
- 4:47Et pour moi,
- 4:47c'était un instrument spatial.
- 4:50Et je suis tombé amoureux de cet instrument et je me suis dit,
- 4:53en fait,
- 4:53c'est ce que j'ai envie de faire.
- 4:55Et surtout de le découvrir aussi.
- 4:57Et on a créé le groupe.
- 5:01ensemble et c'était de la musique orientale psychédélique.
- 5:06Et pour moi c'est un terrain vraiment nouveau que je connaissais pas du tout.
- 5:11Je connaissais pas du tout la musique psychédélique et j'ai commencé à Montpellier,
- 5:17on va dire,
- 5:18cette aventure
- 5:19100% musicien pro.
- 5:21Et si quelqu'un ne te connaît pas et te rencontre là,
- 5:25ça sera quoi l'été ?
- 5:26titre un peu référence,
- 5:28un titre signature qui nous permet de découvrir Rabi Outi Bank,
- 5:32mais vraiment les titres.
- 5:33Il y a un avant et après.
- 5:35Ok.
- 5:35On peut faire ça ?
- 5:36On peut faire ça,
- 5:37allez.
- 5:37Il y a un Rabi Outi Bank avant,
- 5:40donc on a sorti un titre en 2018 qui s'appelle La Parapa.
- 5:44C'est un titre très festif.
- 5:47Tu as bien fait des recherches.
- 5:50Je suis venue te voir en concert comme un plein de fois.
- 5:53En habitant à Montpellier à une certaine époque.
- 5:55Avant,
- 5:56comme tu appelles,
- 5:56c'était difficile d'aller sortir et de ne pas avoir l'avis outil en concert.
- 6:00Et là,
- 6:01par la passe,
- 6:01c'était vraiment grâce à ce titre,
- 6:03on s'est fait un petit noix à Montpellier et un peu dans la région.
- 6:09C'était un chant très festif,
- 6:11très solaire,
- 6:13100%
- 6:13instrumental.
- 6:14Et après,
- 6:15généralement,
- 6:16dans un nouveau projet,
- 6:17On cherche toujours la maturité,
- 6:20on cherche ce qu'on veut.
- 6:21Donc on commence à développer le projet.
- 6:23Et là,
- 6:23je pense qu'on a vraiment trouvé cette sonorité qu'on cherche depuis longtemps.
- 6:30Et pour donner vraiment le style musical et la sonorité
- 6:34Rabyouti Band,
- 6:36on va dire 2.0,
- 6:37actuelle,
- 6:38c'est-à-dire vraiment la direction artistique actuelle,
- 6:40c'est le titre Barani qu'on a sorti en juillet 2025.
- 6:45C'est très rock,
- 6:48avec bien sûr,
- 6:49on sent le côté roots,
- 6:51le côté traditionnel.
- 6:52C'est une composition d'Aïr Prané qui veut dire l'étranger.
- 7:17je suis contente que tu m'en parles de ce titre parce que en préparant cette interview j'ai vu qu'il y a un nouvel album qui arrive donc tu m'as dit c'est un album qui s'appelle
- 7:28Roi Roi Ro super,
- 7:31j'ai réussi comme le roi,
- 7:34roi,
- 7:34ro j'aurais pu me donner cette astuce à vous bonsoir nouvel album Roi Ro qui arrive cette année
- 7:42Exactement,
- 7:43on a prévu la sortie d'un album le
- 7:453 octobre au Rock Store.
- 7:47Super,
- 7:48au Rock Store à Montpellier.
- 7:50Et donc là,
- 7:50le titre
- 7:51« Bérani » qui est sorti assez récemment,
- 7:53donc histoire,
- 7:54comme tu as dit,
- 7:54ça parle d'un étranger,
- 7:55d'un exilé.
- 7:57Et j'ai l'impression que c'est un titre beaucoup plus personnel que ce que je peux voir.
- 8:00Puisque jusqu'au-là,
- 8:03pour moi,
- 8:03Rabi Outi,
- 8:04c'est la musique qui est très festif et très joyeuse.
- 8:07Déjà,
- 8:08on te voit toujours avec un sourire sur scène.
- 8:10Et là,
- 8:11il y a quelque chose qui n'est pas que joyeux et festif et qui,
- 8:16ce que je comprends,
- 8:18ça parle beaucoup des contradictions,
- 8:20comme aussi d'être un exilé,
- 8:21de quitter son pays,
- 8:22de chercher des rêves ailleurs.
- 8:25Et qu'est-ce que ça implique et qu'est-ce que ça fait plaisir ?
- 8:28Je ne l'ai pas vraiment pensé,
- 8:30genre,
- 8:30comme quelqu'un qui quitte son pays ou...
- 8:33En fait,
- 8:33on peut être tous branés et on peut être tous étrangers,
- 8:37même dans notre quartier.
- 8:38Si on se sent
- 8:40pas à l'aise dans notre entourage,
- 8:42on peut être aussi un étranger par rapport à notre entourage.
- 8:46Et donc,
- 8:47pour l'année,
- 8:47je l'ai pensé un peu de cette manière,
- 8:51d'une personne qui va quitter son entourage,
- 8:57ça peut être son quartier,
- 8:58sa ville,
- 8:58son pays,
- 8:59ou juste son lieu de travail,
- 9:01par exemple,
- 9:02et pour aller chercher ailleurs,
- 9:07une autre direction.
- 9:09Et chercher quelque chose de mieux.
- 9:11Est-ce que c'est un peu aussi ton histoire ?
- 9:14Un peu mon histoire,
- 9:15oui,
- 9:15c'est vraiment ça.
- 9:16C'est un peu mon histoire.
- 9:19J'ai quitté un endroit pour aller chercher...
- 9:23Pas chercher,
- 9:23mais plutôt suivre un rêve.
- 9:26C'était surtout ça.
- 9:27Parce qu'avant,
- 9:28j'avais vraiment tout ce que je voulais.
- 9:31Vraiment,
- 9:31genre,
- 9:31c'était pas question de conditions de vie.
- 9:34Ou c'était plutôt de suivre un rêve.
- 9:41développer mon projet pour atteindre un objectif.
- 9:45C'était surtout ça.
- 9:46Donc le Brani,
- 9:47c'était un peu ça pour moi,
- 9:49le titre.
- 9:51Et je raconte ça dans le clip.
- 9:53D'ailleurs,
- 9:53si vous allez regarder le clip sur Internet,
- 9:56on voit qu'il y a vraiment une histoire.
- 10:00C'est-à-dire,
- 10:00je suis dans ma chambre,
- 10:02je suis un peu très pensif dans cette image,
- 10:05et il y a tous mes artistes référents,
- 10:09genre Shep Khaled,
- 10:11Shikhar Emeteh,
- 10:13ça c'est des grands artistes qui ont donné beaucoup à la musique raï,
- 10:17ou par exemple,
- 10:18même Dehm Al-Kharrachi qui a donné beaucoup à la musique raï,
- 10:20enfin,
- 10:21la musique Ausha et rabo-ondalouse,
- 10:23et on voit leurs images,
- 10:25les penseurs sur les murs.
- 10:27Et je réfléchis,
- 10:28qu'est-ce que j'ai envie de faire ?
- 10:29Et je prends mon violon,
- 10:30je prends ma valise et je pars chercher l'inconnu en fait.
- 10:34Et après,
- 10:35je me retrouve,
- 10:36ok,
- 10:37sans rien.
- 10:38Et je commence à tout faire pour trouver,
- 10:44on va dire,
- 10:45l'opportunité pour montrer ce que je sais faire.
- 10:49Et après,
- 10:50soit ça à la fin,
- 10:50on clôture le clip avec le grand concert.
- 10:54C'était durant la fête de la musique l'année dernière au Pérou.
- 10:58Et on se retrouve devant une floue.
- 11:00Je ne sais pas,
- 11:01il y avait
- 11:0210 000 personnes,
- 11:03je pense,
- 11:03au plus.
- 11:04Et tout le monde chante avec nous,
- 11:06chante avec nous.
- 11:08Et surtout,
- 11:08en fait,
- 11:08ces moments-là de partage et de transmission aussi de cette culture.
- 11:13Donc,
- 11:13est-ce que cet album qui arrive,
- 11:15il a ces titres-là,
- 11:15mais il a aussi les titres « Roi Ro »
- 11:17comme les titres d'album qui sont disponibles.
- 11:21Donc,
- 11:21« Roi Ro »
- 11:21que j'ai appris,
- 11:22ça veut dire une espèce de « le voilà » .
- 11:24Voilà,
- 11:25venez,
- 11:25venez faire la fête,
- 11:27venez chanter,
- 11:28venez danser.
- 11:30Et le roi,
- 11:31il est là.
- 11:32Genre,
- 11:32on est là aussi.
- 11:33Ok.
- 11:34Et comment il va être cet album à venir ?
- 11:36Est-ce qu'il va garder ce côté très festif ?
- 11:39Ou c'est quand même un album,
- 11:41presque,
- 11:41je comprends,
- 11:41un petit peu peut-être plus personnel ?
- 11:43C'est personnel quand même.
- 11:45Mais il y a pas mal de titres festifs.
- 11:48Ok.
- 11:49Parce que je pense que ça représente aussi ma personnalité.
- 11:54J'aime bien vivre,
- 11:55j'aime bien le partage,
- 11:59j'aime bien chanter et danser.
- 12:01Et l'album,
- 12:01il va représenter un peu ça,
- 12:03c'est-à-dire tout ce que je dégage.
- 12:05C'est pour ça que je voulais vraiment l'appeler Rojo,
- 12:07pour dire aux gens,
- 12:08Rojo,
- 12:09venez chanter,
- 12:10venez partager ces moments et venez chanter avec nous.
- 12:14Cet album,
- 12:15c'est presque que j'ai compris ce que je trouvais comme un faux.
- 12:19et il est un petit peu
- 12:21Encore en construction.
- 12:22Donc il y a des titres qui sont sortis,
- 12:23mais il y a des titres qui vont être encore enregistrés.
- 12:26C'est ça.
- 12:28Tout est déjà composé,
- 12:29écrit ?
- 12:29Tout est composé,
- 12:30écrit.
- 12:31Et là,
- 12:32on est en train de finaliser les enregistrements.
- 12:35Voilà.
- 12:36J'espère d'ici avril,
- 12:39début mai,
- 12:40tous les titres,
- 12:41normalement,
- 12:42ils seront finis,
- 12:43enregistrés.
- 12:43Est-ce qu'on aura un nouveau titre qui va arriver avant cette date ?
- 12:46À grand-mère.
- 12:48avant octobre sûrement on va sortir un single avant comme ça on prépare le terrain pour la sortie d'album dans le groupe vous êtes plusieurs vous êtes combien 4 ou 5 ?
- 12:58on est 4 plus ingénieur 205 Julien vous êtes nombreux et chacun a un peu des différentes influences et vraiment j'ai l'impression que ton mot c'est fusion comment fusionner ces différentes énergies pour les faire sonner et
- 13:14en plus tu peux Merci.
- 13:16dans le groupe,
- 13:16vous êtes 4 et 5 avec ces différentes énergies,
- 13:18tu fais plein de collaborations puisque là,
- 13:20tu reviens d'un de tes atterris hier d'ailleurs.
- 13:23Tu étais avec Safian Saidi en tournée.
- 13:25Comment vous faites dans le groupe pour fusionner toutes ces énergies ?
- 13:30Déjà pour le projet,
- 13:32je pense que c'est ça qui fait la force du projet,
- 13:33c'est que chacun rajoute son énergie et chacun rajoute sa patte perso.
- 13:38Et moi je pense sur le principe que ne jamais se poser des limites et Merci.
- 13:45Et on va en fait proposer tout ce qu'on a envie.
- 13:48Et si ça marche,
- 13:49ok.
- 13:49Si ça ne marche pas,
- 13:50on change.
- 13:51Donc,
- 13:52par exemple,
- 13:52Louis Huc,
- 13:53qui vient d'un milieu très,
- 13:54très rock.
- 13:54Donc,
- 13:55lui,
- 13:55à la guitare.
- 13:56Qui est à la guitare,
- 13:57Louis.
- 13:58Lui,
- 13:58il vient d'un milieu très,
- 13:59très rock.
- 14:01Moi,
- 14:01je viens d'un milieu très traditionnel.
- 14:03Je ne me pose pas les limites.
- 14:04Genre,
- 14:04non,
- 14:04moi,
- 14:04je fais du traditionnel.
- 14:05Il faut que ça sonne comme ça.
- 14:08Non,
- 14:08je pense que déjà,
- 14:10la musique arabe-vandalouse,
- 14:12elle vient d'une fusion.
- 14:13musique arabe et musique andalouse.
- 14:15Donc à la base,
- 14:16c'est une fusion.
- 14:17Donc je suppose qu'à cette époque-là,
- 14:19ils ne se sont pas posé des limites et dire « Non,
- 14:21moi je fais de la musique arabe,
- 14:23il faut respecter cette formule.
- 14:27Et la musique andalouse,
- 14:28non,
- 14:28nous on fait comme ça,
- 14:29donc on respecte ça. »
- 14:30Ils ont dit « Ok,
- 14:31on est là,
- 14:32on s'est rencontrés,
- 14:33allez,
- 14:33on va faire quelque chose ensemble. »
- 14:35Et c'est ça aussi l'ADN du projet Arabie Outimane.
- 14:38Chacun va rajouter sa touche perso.
- 14:42Bien sûr,
- 14:42chacun son caractère aussi.
- 14:44Parfois,
- 14:45il faut savoir aussi laisser de la place à l'autre.
- 14:51Parce que souvent dans les projets,
- 14:53le problème,
- 14:54c'est l'ego.
- 14:56C'est souvent ça.
- 14:56Si on arrive vraiment à gérer ça,
- 14:59franchement,
- 14:59c'est le cas.
- 15:00Pour nous,
- 15:00on arrive vraiment à s'entendre bien.
- 15:02Avant d'être musicien,
- 15:03on est vraiment des potes,
- 15:06en dehors de la musique.
- 15:07Donc c'est pour ça que je pense que ça fonctionne vraiment pour nous.
- 15:10On peut se permettre de dire des trucs,
- 15:13même si on est contre.
- 15:15On va dire,
- 15:15ok,
- 15:16Pedro peut me dire,
- 15:17non,
- 15:17Rabi,
- 15:17moi je ne suis pas d'accord,
- 15:18parce que je ne le sens pas,
- 15:20je ne le vois pas comme ça.
- 15:21Je ne vais pas dire,
- 15:23ah non,
- 15:24Il n'y aura pas mon ego qui va sortir et dire non,
- 15:28moi je le veux comme ça,
- 15:29c'est bon,
- 15:30on le fait comme ça.
- 15:31Ok,
- 15:31il y a toujours une marche pour dire ok,
- 15:35peut-être j'ai tort.
- 15:36Pas j'ai tort,
- 15:36peut-être de faire la chose de cette manière,
- 15:39ça va fonctionner mieux.
- 15:41Et comme ça,
- 15:41on essaie de trouver un terrain d'entendre et on le fait ensemble.
- 15:46J'aime bien ce que tu dis,
- 15:47que vous êtes deux potes.
- 15:49Bien sûr,
- 15:50dans chaque groupe,
- 15:50il faut que les gens s'entendent bien pour que ça marche humainement.
- 15:54Mais c'est vrai,
- 15:54je sais que ton histoire,
- 15:56c'est l'effet qu'il y avait vraiment beaucoup de gens toujours autour de toi.
- 16:00D'ailleurs,
- 16:00on se rencontrait quand tu vivais dans une coloc où il y avait plein de musiciens avec un studio à Montpellier.
- 16:06Je sais après que tu as vécu dans une autre espèce de coloc,
- 16:09association qui organisait des concerts.
- 16:11Je sais que c'est vraiment important et c'est vraiment toi.
- 16:16Et d'ailleurs,
- 16:16en concert,
- 16:16il n'y a pas...
- 16:17plein de copains,
- 16:19jusqu'à point que vous remplissez une salle de 700 personnes.
- 16:23Comme tu disais,
- 16:24tu viens,
- 16:24toi,
- 16:24d'un milieu musical traditionnel.
- 16:29Et d'ailleurs,
- 16:29même ce qui se ressent aussi dans ton style,
- 16:31ce qu'on voit sur scène,
- 16:32parce que tu as un gilet traditionnel.
- 16:34Je ne sais pas si c'est un gilet traditionnel,
- 16:36mais en tout cas,
- 16:36ce que ça fait.
- 16:37C'est traditionnel,
- 16:38un peu revisité.
- 16:39Mais il y a cette tradition qui est un peu au centre du projet
- 16:42Arabi Outi.
- 16:44Et est-ce que,
- 16:44vraiment,
- 16:45on prendait à la musique
- 16:46traditionnelle,
- 16:48ça t'ajoute un petit peu de poids,
- 16:50une responsabilité ou pas forcément ?
- 16:54Quand je parle vraiment de la musique avant la lousse traditionnelle,
- 16:58je trouve qu'elle n'a pas eu vraiment sa chance sur la scène internationale,
- 17:03malheureusement.
- 17:05Si on compare avec le rail ou le gnawa.
- 17:07Pourquoi ?
- 17:09Le rail,
- 17:10grâce à Chef Khaled,
- 17:12qui vient de la ville de Laurent,
- 17:14même ville que moi,
- 17:15et qui est algérien aussi.
- 17:16Lui,
- 17:16il a osé fusionner cette musique avec de la funk,
- 17:21avec du jazz.
- 17:23Et enfin,
- 17:23ça a donné un côté universel,
- 17:25c'est-à-dire facile à écouter pour les gens qui ne connaissent pas cette musique.
- 17:29Et ça a donné cette ouverture internationale qui a rendu cette musique raille,
- 17:35à la base qui est normalement traditionnelle,
- 17:38elle est devenue une musique internationale.
- 17:40Le Gnawa,
- 17:40c'est la même chose.
- 17:41Avec les fusions,
- 17:43surtout avec le jazz,
- 17:44le Gnawa,
- 17:45il était...
- 17:45beaucoup fusionnés avec le jazz,
- 17:49ça a donné cette ouverture sur le monde.
- 17:51Mais l'arabe mandalou,
- 17:52malheureusement,
- 17:54je respecte bien sûr,
- 17:55chacun fait ses choix.
- 17:57Les maîtres ou les musiciens ou les artistes qui font cette musique traditionnelle,
- 18:02et pour moi,
- 18:02je ne sais pas moi,
- 18:03mais avant 2014.
- 18:06Oui,
- 18:06c'est l'arabe avant dont tu avais parlé.
- 18:10On est plutôt très conservateurs.
- 18:15pour dire non cette musique elle se joue comme ça point la ligne.
- 18:19C'est limite interdit de la route.
- 18:21Donc ça met certains,
- 18:24peut-être pas poids,
- 18:24mais il y a quelque chose qui est compliqué.
- 18:27Sauf que si on n'a pas vraiment l'oreille pour écouter cette musique,
- 18:32c'est très difficile à...
- 18:34Si je te fais vraiment écouter la musique abandalus traditionnelle,
- 18:36purement traditionnelle classique,
- 18:38au bout de trois minutes tu vas me dire,
- 18:39ah bien franchement j'en peux plus c'est bon.
- 18:41Par exemple ça serait quoi le titre le très traditionnel que tu pourrais écouter ?
- 18:45En fait,
- 18:46ce ne sont pas des titres,
- 18:47mais plutôt des nubas.
- 18:48Des nubas,
- 18:49c'est un peu l'équivalent d'une symphonie.
- 18:51Il y a plusieurs nubas.
- 18:53Et écouter une nuba complète,
- 18:54c'est hyper compliqué.
- 18:56Même pour quelqu'un qui a l'habitude d'écouter cette musique,
- 18:59si on n'a pas vraiment l'oreille pour ça,
- 19:02c'est comme si je prenais une personne,
- 19:04on va dire,
- 19:06qui n'a pas l'habitude d'écouter la musique classique,
- 19:08et je vais lui dire,
- 19:09viens,
- 19:09je t'emmène à l'opéra,
- 19:10tu vas écouter de la musique classique.
- 19:12Au bout d'un moment,
- 19:13il va me dire,
- 19:13oui,
- 19:14c'est trop.
- 19:14Moi,
- 19:14j'ai l'habitude de la musique pop,
- 19:17la musique rock,
- 19:18musique classique pour moi,
- 19:19c'est trop.
- 19:20C'est compliqué de l'écouter pendant un moment.
- 19:23Donc,
- 19:23quand je suis arrivé là,
- 19:26j'ai commencé à tourner un peu au niveau national ici en France et un peu à l'international.
- 19:31Je me suis dit,
- 19:32en fait,
- 19:32c'est ça ce qu'il faut pour donner la visibilité à cette musique et cette culture qui est très,
- 19:36très riche.
- 19:37En fait,
- 19:37on peut la fusionner vraiment avec n'importe quel style.
- 19:40Il y a beaucoup de similitudes.
- 19:42d'ailleurs avec la musique occitane de la région donc je me suis dit ok je vais prendre ce risque je vais prendre cette musique ce style musical traditionnel arabe mandalou et je vais le fusionner avec quelque chose je
- 19:59te cache pas au début
- 20:00Je ne savais pas avec quoi.
- 20:01J'avais juste envie d'évoluer pour autre chose.
- 20:04Au début,
- 20:05vraiment le tout début,
- 20:07j'avais essayé un petit peu avec la musique celtique.
- 20:10Vraiment,
- 20:10mais pendant quelques mois après,
- 20:12c'est chouette,
- 20:14mais je te jure,
- 20:15ça marche.
- 20:16après j'ai compris que musique celtique j'aime beaucoup mais c'était pas trop trop ce que je voulais c'est quoi la fusion le plus improbable qu'il y a par la musique celtique j'ai essayé avec la musique psychédélique justement donc
- 20:31t'imagines un morceau arabe-wandano version psyché dans un festival de musique techno-psychédélique c'est improbable quand même
- 20:42Et après,
- 20:44avec la rencontre avec Pedro,
- 20:46Benjamin,
- 20:47qui faisait partie du groupe il y a longtemps,
- 20:51avec Bobby Blues,
- 20:52justement,
- 20:52Quentin Aubignac,
- 20:53qui faisait partie du projet au début,
- 20:55on a commencé à trouver quelque chose.
- 20:57Et c'était comme un labo,
- 20:59et on a commencé à chercher,
- 21:01Et on a trouvé ce son maintenant,
- 21:03rock,
- 21:04avec parfois une petite touche de musique électro,
- 21:07et en gardant le fond qui reste traditionnel,
- 21:09arabe mandalo.
- 21:11Et là,
- 21:11les gens...
- 21:13c'est plus simple pour eux d'écouter cette musique parce qu'en fait ils ont quelques repères le repère c'est quoi ?
- 21:17c'est le rock ils ont l'habitude d'écouter du rock même s'ils ne sont pas fans du rock ça parle plus que la musique traditionnelle il y a le côté un peu de France aussi
- 21:29Béreni il y a quand même des paroles aussi parce que là c'est un autre titre qui était complètement instrumental et là il y a les paroles même si c'est chanté en arabe parfois on n'est pas obligé de comprendre les paroles Merci.
- 21:42mais plutôt de sentir.
- 21:43Sentir la musique,
- 21:44sentir les paroles et parfois à travers l'émotion,
- 21:48on arrive à transmettre un message.
- 21:50Eh bien justement,
- 21:51tu enchaînes parfaitement comme j'avais vu.
- 21:54Bon,
- 21:54donc tu empruntes aussi à la musique Rai,
- 21:57d'ailleurs.
- 21:58La Oran où tu as grandi,
- 22:00c'est vraiment la capitale.
- 22:01La capitale du Rai.
- 22:03Et donc là,
- 22:03ce que j'ai trouvé,
- 22:05c'est que
- 22:05Rai, ça veut dire littéralement opinion,
- 22:08musique qui exprime ce qu'on pense librement.
- 22:11Donc message,
- 22:12c'est quoi le message d'Arabi Houthi ?
- 22:16C'est exactement ça.
- 22:16Et surtout,
- 22:17en fait,
- 22:17à cette époque-là,
- 22:19l'aura,
- 22:19il était interdit en Algérie,
- 22:22mais pendant des années et des années,
- 22:23il était interdit dans les radios,
- 22:27la télévision algérienne aussi,
- 22:29parce que avant d'être fait musique,
- 22:31c'est une poésie.
- 22:32En fait,
- 22:32c'est,
- 22:33on chante tout ce qui est interdit à cette époque-là.
- 22:38Et surtout,
- 22:38en fait,
- 22:39Et...
- 22:40les chanteurs ou les poètes,
- 22:41ils osaient vraiment raconter la vie quotidienne du peuple.
- 22:47Ça ne plaît pas vraiment aux politiques,
- 22:50tout simplement.
- 22:51Et même parfois,
- 22:54ça raconte les interdits aussi,
- 22:55genre ça raconte l'affaire,
- 22:57ça raconte l'alcool,
- 22:58ça raconte tout.
- 22:59Vraiment tout et rien.
- 23:01Le rail,
- 23:01ce n'est pas juste une musique festive et des paroles.
- 23:05C'est vraiment,
- 23:06si je compare vraiment le rail,
- 23:07je le compare avec que...
- 23:10Le rock,
- 23:11c'est pas juste un style musical,
- 23:13c'est...
- 23:14Oui,
- 23:14c'est une attitude,
- 23:14c'est la façon d'être.
- 23:15Exactement,
- 23:16c'est la façon d'être,
- 23:17c'est l'état d'esprit.
- 23:18Et le rail,
- 23:19c'est pas juste chanter du rail,
- 23:20c'est vraiment la façon d'être,
- 23:22c'est l'état d'esprit.
- 23:25C'est un mode de vie,
- 23:25tout simplement.
- 23:26C'est vraiment un mode de vie.
- 23:27Et le rail,
- 23:27à cette époque-là,
- 23:28c'est interdit parce que ça racontait la vraie vie d'un Algérien standard.
- 23:35C'était pas politique,
- 23:36c'était pas comme...
- 23:38Ça plaisait pas beaucoup à cette époque-là,
- 23:42mais dans les années 90,
- 23:44même fin 80,
- 23:45je pense,
- 23:46début 90,
- 23:47là,
- 23:48ça commençait à être plus ou moins populaire,
- 23:50surtout grâce à aussi Shep Harlett,
- 23:52qui a travaillé beaucoup cette musique et qui a défendu cette musique.
- 23:57Mais t'as pas répondu à ma question,
- 23:58c'est quoi le message de Rabi Houti ?
- 24:00Est-ce qu'il a un message ?
- 24:04Bien sûr.
- 24:05je le dis déjà souvent je vais finir avec ça je pense mais on peut être différent toi t'es originaire polonaise moi je suis originaire d'Algérie peut-être ce que je fais ça peut te plaire peut-être là on était en Inde on a joué un répertoire devant
- 24:24un public qui connaissait pas du tout cette musique et ils ont trop adoré ce qu'on faisait avec Sofiane
- 24:34On peut être différent,
- 24:36mais on peut transmettre un message,
- 24:38une émotion aussi,
- 24:40à travers de la musique.
- 24:41Si on peut chanter ensemble,
- 24:44jouer ensemble la musique,
- 24:46ensemble,
- 24:46et danser ensemble,
- 24:47tout simplement,
- 24:48on peut vivre ensemble.
- 24:49Parce qu'il n'y a pas de différence.
- 24:51Chacun peut avoir ses avis politiques ou autres,
- 24:58mais si on en a...
- 25:00Vraiment,
- 25:01à se retrouver dans une salle de concert devant un artiste qui peut être étranger,
- 25:04africain,
- 25:06musulman,
- 25:06chrétien,
- 25:07juif ou extraterrestre,
- 25:09on est là,
- 25:10on ne se pose pas la question « Ah,
- 25:12à côté de moi,
- 25:12il y a un étranger » .
- 25:15Non,
- 25:16on est là,
- 25:17dans une salle de concert,
- 25:18on écoute de la musique ensemble,
- 25:20on partage un moment ensemble.
- 25:21Et c'est la musique qui nous rassemble.
- 25:26Mais c'est un très joli message.
- 25:27Voilà.
- 25:28Je sais que pour toi...
- 25:29ça n'a pas toujours été facile,
- 25:31on va dire,
- 25:31parce que tu es arrivé en France,
- 25:33comme voulaient tes parents,
- 25:34tu disais pour que tu fasses tes études d'informatique.
- 25:36C'est ça.
- 25:37Et même quand tu avais fait tes études,
- 25:39tu avais un travail un moment dans l'informatique.
- 25:42On est très contents en France d'avoir ce système d'intermittence.
- 25:45Et si tu parles de bêtises,
- 25:46tu vois dans l'histoire,
- 25:47c'est que tu pouvais être intermittent de spectacle,
- 25:49mais par rapport aux exigences de titres de ce jour,
- 25:52tu ne pouvais pas,
- 25:53parce que sinon,
- 25:53tu ne gagnes pas assez d'argent.
- 25:56Ce que je veux dire,
- 25:56c'est que ce n'est pas toujours
- 25:58toujours facile.
- 25:59Est-ce qu'il y a un moment,
- 26:01pas juste économiquement,
- 26:02mais au niveau de la connaissance artistique,
- 26:04parce que là,
- 26:04tu fais des tours d'air international,
- 26:07et c'est super tout ça,
- 26:08mais est-ce qu'il y a un moment où vraiment tout a basculé,
- 26:10où tout a changé,
- 26:11où tu t'es dit,
- 26:12ça y est,
- 26:13maintenant c'est cool,
- 26:14là,
- 26:15c'est plus facile ?
- 26:16Quand j'ai eu ma carte de résident permanent,
- 26:19là,
- 26:20c'est bon,
- 26:20j'avais le droit de faire ça,
- 26:21de devenir intermittent.
- 26:23Mais je n'ai pas fait ça directement.
- 26:26On ne va pas se mentir,
- 26:27Passez !
- 26:28d'un statut d'informaticien à un statut d'intermittent du spectacle.
- 26:32Ah bon ?
- 26:34Déjà financièrement,
- 26:34c'est pas du tout la même chose.
- 26:37Donc,
- 26:37il faut prendre ce risque et l'assumer après.
- 26:41Donc je me suis dit,
- 26:41OK,
- 26:42je vais continuer à faire les deux en même temps.
- 26:44Je vais continuer un an d'être informaticien et continuer toujours ma carrière pro de musicien.
- 26:51Et au bout d'un moment,
- 26:52j'étais vraiment obligé de choisir.
- 26:54Soit je passe à l'étape au-dessus.
- 26:56pour les tourner et développer ma carrière d'artiste,
- 26:59où j'étais obligé de rester au même niveau.
- 27:04J'étais là et j'étais obligé soit de prendre la décision de passer à l'étape au-dessus,
- 27:09ou se décider et dire,
- 27:11c'est bon,
- 27:11je reste là et je reste toujours informaticien aussi.
- 27:14Et tu t'es bien d'un moment très concret où tu t'es mis...
- 27:18Tu connais cette décision ?
- 27:19J'ai été contacté par un groupe pour une tournée vraiment mondiale.
- 27:23C'était qui ?
- 27:24Un groupe qui s'appelle Fréré Électrique.
- 27:27Ils sont de Perpignan.
- 27:29Et un collègue à moi,
- 27:31il m'a appelé,
- 27:31il m'a dit,
- 27:31Rabi,
- 27:32voilà,
- 27:32il y a ce groupe qui cherche un chanteur et un instrumentiste pour une tournée mondiale.
- 27:39Moi,
- 27:39j'étais en Algérie.
- 27:40Et il m'a appelé,
- 27:41il m'a dit,
- 27:42demain,
- 27:42tu dois être à Prague.
- 27:44Pour de vrai.
- 27:45J'ai dit,
- 27:45mais attends,
- 27:46là,
- 27:46je viens d'arriver à Oran.
- 27:47C'est juste après le Covid.
- 27:49Ça fait deux ans que je ne suis pas rentré chez moi.
- 27:51Et il m'a dit,
- 27:51demain,
- 27:51tu dois être à Prague.
- 27:53Et ils me donnent la tournée,
- 27:55ils me donnent en fait les dates.
- 27:58J'ai dit,
- 27:59ah oui d'accord,
- 27:59il y avait genre l'Australie,
- 28:00Nouvelle-Zélande,
- 28:01les Etats-Unis,
- 28:02Canada,
- 28:04il y avait le Qatar aussi,
- 28:05il y avait tourné vraiment dans tous les pays européens aussi,
- 28:09vraiment grosse grosse tournée,
- 28:10genre tournée de
- 28:115 ou 6 mois.
- 28:12Et je me suis dit,
- 28:13ok,
- 28:14qu'est-ce que je dois faire maintenant ?
- 28:15Est-ce que je prends la tournée ou je refuse ?
- 28:17J'écoute la musique et tout,
- 28:18je dis...
- 28:19Parce qu'il y a cet aspect-là qui t'appelle,
- 28:20mais il faut que tu apprennes ce que tu vas jouer.
- 28:22Exactement,
- 28:23c'est ça.
- 28:23La décision.
- 28:24C'est ça.
- 28:24Donc,
- 28:26j'avais 24,
- 28:27même pas 24 heures pour apprendre ça.
- 28:30Ou au moins la moitié.
- 28:32Et le reste,
- 28:33moi,
- 28:33généralement,
- 28:33j'arrive à improviser,
- 28:36voilà,
- 28:36improviser et suivre.
- 28:37Et voilà,
- 28:38et ça passe.
- 28:39Je me suis dit,
- 28:39OK,
- 28:40là,
- 28:40je commence à avoir des vraies propositions.
- 28:42Qu'est-ce que je fais ?
- 28:43Est-ce que je prends la tournée ou non ?
- 28:46Est-ce que...
- 28:46que je dis ok,
- 28:48peut-être pour les prochaines fois et on reste en contact.
- 28:51Et j'ai réfléchi,
- 28:52j'avais déjà quelques dates au niveau national avec mon projet.
- 28:57Je me suis dit,
- 28:57si je pars en tournée,
- 28:58ça veut dire que je dois annuler mes dates.
- 29:01Qui veut dire,
- 29:02moi j'ai tout fait pour,
- 29:05on va dire,
- 29:07pousser mon projet.
- 29:08Et même par rapport à mes amis,
- 29:13les musiciens qui travaillent avec moi,
- 29:14je me suis dit,
- 29:15en fait,
- 29:15ça se fait pas.
- 29:16si je demande un certain engagement.
- 29:19Et moi,
- 29:19là,
- 29:19j'annule tout pour partir avec un autre projet.
- 29:21Et donc,
- 29:22finalement,
- 29:22je n'ai pas accepté cette tournée.
- 29:24Et je me suis dit,
- 29:25là,
- 29:25je commence à avoir des vraies propositions.
- 29:27Ça veut dire que j'avance sur ce que je fais.
- 29:30Donc,
- 29:31il me faut juste plus de temps pour avancer encore plus.
- 29:34Et là,
- 29:34en rentrant de l'Algérie,
- 29:36je me suis dit,
- 29:38allez,
- 29:38je me donne un an.
- 29:39Je n'ai pas vraiment arrêté l'informatique,
- 29:42mais j'ai dit,
- 29:42ouais.
- 29:43Là,
- 29:44je prends un an,
- 29:45une année sabbatique,
- 29:47et je pars et je reviens dans un an.
- 29:49Ils m'ont dit,
- 29:50OK,
- 29:50il n'y a pas de problème.
- 29:51Je prends un an et je me suis dit,
- 29:53si je vois que ça avance vraiment,
- 29:55je continue.
- 29:56Et si je vois que je galère et c'est compliqué pour faire l'intermittence.
- 30:00Ce n'était pas vraiment juste d'être intermittent.
- 30:02Ce n'était pas important pour moi juste d'être intermittent,
- 30:04parce que d'être intermittent,
- 30:05ce n'est pas que c'est facile,
- 30:07mais en travaillant,
- 30:08en étant intelligent un petit peu,
- 30:09et en travaillant un peu,
- 30:10on peut être intermittent.
- 30:13Mais c'était surtout de faire l'intermittence avec mes projets et développer mes projets.
- 30:19Donc je me suis dit,
- 30:20je me donne un an.
- 30:20Si j'arrive à le faire,
- 30:21OK.
- 30:22Si je n'arrive pas à le faire,
- 30:23je reste comme l'ancien rabi et je fais l'informatique en parallèle.
- 30:29Et au bout d'un an,
- 30:31je me suis donné vraiment à fond.
- 30:32Et j'ai vu que les projets avançaient vraiment.
- 30:34Je commence à tourner.
- 30:35C'était en 2021.
- 30:41C'était mai 2021 exactement.
- 30:44Je suis devenu intermittent.
- 30:45Et je me suis dit,
- 30:46allez,
- 30:47OK,
- 30:47pour le moment,
- 30:48ça marche.
- 30:48La première année.
- 30:49Deuxième année,
- 30:50j'ai encore avancé.
- 30:51Ça fait cinq ans.
- 30:54Ça fait cinq ans et ça avance.
- 30:55Dans ton projet,
- 30:56Rabie Houti,
- 30:57tu chantes,
- 30:57tu composes.
- 30:58tu joues du violon et pour les autres tu t'accompagnes au violon également exactement c'est ça j'aime bien quand on parle justement du violon parce que tu le joues un peu à l'envers ah non on peut dire ça exactement c'est ça je le vois ils t'ont mal appris à l'école ou c'est
- 31:16vraiment la méthode traditionnelle arabe ondalous il y a deux versions il y en a qui disent vu que dans la musique arabe ondalous on chante et on joue en même temps
- 31:27donc c'est plus simple de poser le violon sur le genou et de jouer et chanter la deuxième version j'imagine que tu essaies de tenir comme ça ça crase la gorge,
- 31:36c'est plus compliqué de jouer et chanter et la deuxième version il y en a qui disent que l'enceintre du violon ça se jouait en fait on va dire sur le genou ou entre les genoux et pour moi les deux versions sont
- 31:52logiques parce que si on pose le violon sur le genou et on chante en même temps c'est Merci.
- 31:57beaucoup plus confortable.
- 31:59Et la deuxième version,
- 32:00quand ils disent que l'ancêtre du violon,
- 32:02ça se jouait comme ça,
- 32:04c'est vrai aussi.
- 32:05Parce que le violon,
- 32:06c'est un instrument récent.
- 32:07L'ancêtre du violon,
- 32:08dans chaque culture,
- 32:11le rebeb en Turquie,
- 32:12enfin,
- 32:13même en Algérie,
- 32:14on a le rebeb,
- 32:16la kamesha en Turquie,
- 32:18Grèce,
- 32:20même,
- 32:21on va dire,
- 32:21le violon indien,
- 32:23mais qui date de 10 000 ans.
- 32:26ça se joue sur le pied,
- 32:27genre là.
- 32:28Ok.
- 32:29Ils sont assis par terre et le violon,
- 32:31ils le posent vraiment sur le pied.
- 32:32Les Turcs,
- 32:33pareil,
- 32:34ils le posent entre les cuisses.
- 32:37Ok.
- 32:37Mais par exemple,
- 32:38en Occitanie,
- 32:40la musique baroque,
- 32:41d'une manière générale aussi,
- 32:42on a la viol de gambe.
- 32:47C'est comme un violon,
- 32:48il y a six cordes et ça se joue de la même manière.
- 32:52Ok,
- 32:53donc c'est vraiment la question.
- 32:54pratique.
- 32:56Je pense,
- 32:56mais vraiment,
- 32:57au moment de la création de la musique classique,
- 33:00et notamment du violon classique qu'on connaît maintenant,
- 33:03ils ont dit ok,
- 33:04nous,
- 33:05on va jouer comme ça sur l'épaule.
- 33:08Est-ce que c'est vrai qu'au début,
- 33:11quand tu es allé à l'école,
- 33:12tu étais caléchant,
- 33:13et il y avait un maître qui t'a quand même poussé d'apprendre à le jouer.
- 33:17Exactement,
- 33:17c'est ça.
- 33:18Le Père et son âme,
- 33:18d'ailleurs,
- 33:19le maître c'était mon premier maître.
- 33:22Comment ça marche dans la musique à Bandalouse ?
- 33:24En fait,
- 33:25c'est vraiment...
- 33:26C'est des écoles associatives.
- 33:28C'est vraiment...
- 33:28Il y a des maîtres qui créent des associations pour transmettre cette culture.
- 33:31On commence d'abord par le chant,
- 33:33pour l'apprentissage du répertoire et cette musique.
- 33:35Et après,
- 33:37si on veut faire du violon,
- 33:38on commence par la mandoline.
- 33:40Et le maître,
- 33:41il te montre
- 33:42Do, Ré,
- 33:42Mi,
- 33:43Fa,
- 33:43Sol,
- 33:43La,
- 33:43Si,
- 33:43Do.
- 33:44Après,
- 33:44c'est à toi de développer tout le reste.
- 33:46Genre décomposer et tout ?
- 33:47Et tu ajustes les notes sur l'instrument ?
- 33:50et après avec l'oreille,
- 33:51ça fait travailler vachement l'oreille,
- 33:53on essaie de trouver les notes de chaque on va dire chaque chanson et là on essaie de trouver,
- 33:59on sait que le mi il est là,
- 34:00le fa il est là,
- 34:01mais qu'on n'ait pas le fa dièse,
- 34:04donc c'est la case entre le fa et le sol,
- 34:06donc par accident tu vas découvrir que ça c'est le fa dièse et après tu vas développer ta technique de jeu,
- 34:11ça c'est pour la mandoline une fois on maîtrise vraiment bien l'instrument c'est à dire la mandoline,
- 34:16et bien le maître il voit que tu maîtrises vraiment l'instrument il va te dire Voilà.
- 34:19maintenant t'es prêt à passer au violon si tu veux,
- 34:23mais il va pas te montrer comment jouer le violon,
- 34:25t'achètes un violon et tu commences à jouer et vu que toi tu vois que ton maître il joue sur le genou,
- 34:31ben forcément tu vas prendre le violon,
- 34:34tu vas le poser sur le genou et tu commences à jouer après bien sûr ils donnent des conseils genre comment tirer l'archet sur quelques parties ils corrigent et en musique classique par exemple c'est l'archet qui tourne,
- 34:47on bouge l'archet
- 34:49en traditionnel arabe mandalou,
- 34:51l'archi ne bouge jamais.
- 34:52C'est le violon qui bouge.
- 34:53On bouge vraiment le violon.
- 34:55Tu pourrais nous montrer ?
- 34:57Oui,
- 34:57bien sûr.
- 35:00Là,
- 35:00on a toutes les oeufs.
- 35:02Donc,
- 35:02pour ceux qui nous écoutent en audio,
- 35:04vous pouvez voir aussi ça sur YouTube.
- 35:07Et bien,
- 35:07effectivement,
- 35:08Rabille tient son violon sur les genoux.
- 35:41Qu'est-ce
- 35:41que tu es en train de jouer ?
- 35:44Ce qu'on appelle des esserparades.
- 35:46Des esserparades,
- 35:46c'est un peu les préludes avant les morceaux.
- 35:50C'est une sorte d'échauffement dans un mode.
- 35:53Voilà,
- 35:53c'est un peu ça.
- 36:09Là on voit très bien que quand je passe d'une corde à
- 36:12l'autre,
- 36:18c'est le violon qui tourne et la chute qui tourne jamais,
- 36:21on joue vraiment avec le poignet,
- 36:23c'est pas vraiment comme la musique classique,
- 36:24tout le bras.
- 36:26Là,
- 36:26c'est vraiment juste le poignet et c'est le violon qui tourne.
- 36:31C'est un peu ça la particularité de ce jeu de violon traditionnel.
- 36:37Alors,
- 36:37parlons de ton violon aussi.
- 36:39Parait-il que tu le perds tout le temps ?
- 36:43Tu le laisses dans les trains.
- 36:46À chaque fois,
- 36:47tu le perds,
- 36:47mais tu le retrouves.
- 36:49Mais comment tu as eu la formation ?
- 36:51Tu as bien fait tes recherches.
- 36:52Vous avez une source.
- 36:53Exactement.
- 36:55Et d'ailleurs,
- 36:56avec Pedro Couti,
- 36:57on dit,
- 36:57c'est le karma
- 36:59RHB.
- 37:00Parce qu'à chaque fois,
- 37:04je vais pas exagérer quand même,
- 37:05mais je pense,
- 37:06allez,
- 37:07deux,
- 37:07trois fois,
- 37:07j'ai perdu mon violent pour de vrai.
- 37:10Mais c'est juste parce que j'ai la tête ailleurs.
- 37:12Une fois,
- 37:13on était dans le train et je voulais pas prendre la voiture parce que c'est compliqué.
- 37:17Je me suis dit,
- 37:17allez,
- 37:17je prends le train pour aller faire les balances.
- 37:20Et là,
- 37:20je sors du train,
- 37:21il y avait un collègue à moi avec moi.
- 37:24de l'autre fille.
- 37:25Et je suis allé,
- 37:25je dis,
- 37:27mais,
- 37:27il est où ?
- 37:28Il m'a dit,
- 37:29c'est le tien,
- 37:30je ne sais pas où il est.
- 37:31Il me dit,
- 37:32ah non,
- 37:33je l'ai oublié dans le tram.
- 37:36Et là,
- 37:37forcément,
- 37:38le tram,
- 37:38il est parti.
- 37:39Ok,
- 37:40je pars faire les balances sur le violon.
- 37:42J'essaie d'appeler la dame et tout.
- 37:45Ils m'ont dit,
- 37:45on ne sait pas,
- 37:47pour le moment,
- 37:47on n'a rien.
- 37:49et je te jure...
- 37:50Donc tu parles de faire les ballons sans ton violon !
- 37:52Je fais la ballon juste pour la voix mais pas pour le violon.
- 37:55Et 30 minutes avant,
- 37:56je suis en appel de la table,
- 37:58ils me disent oui monsieur on a retrouvé votre violon,
- 38:00c'est bon.
- 38:01En fait je joue dans 30 minutes,
- 38:02comment je fais ?
- 38:03Ils m'ont dit,
- 38:04ben en fait il y a le monsieur de...
- 38:06enfin le livreur de la table qui va...
- 38:10Livreur de la table ?
- 38:11Je sais pas comment je vais l'appeler,
- 38:14c'est un monsieur qui travaille à la table,
- 38:16qui se voit là dans le scout,
- 38:17Ram,
- 38:17c'est le transport Montpellier.
- 38:19Le transport Montpellier,
- 38:20qui se balade en scooter.
- 38:22Et en fait,
- 38:23il livre les objets perdus.
- 38:25C'est génial.
- 38:26Voilà.
- 38:27Donc,
- 38:28il me ramène mon violon jusqu'à la salle.
- 38:32Et genre,
- 38:32cinq minutes avant le concert,
- 38:33je récupère mon violon et je monte sur scène.
- 38:36Et ça,
- 38:36c'est la première fois.
- 38:37Deuxième fois,
- 38:37pareil,
- 38:38j'arrive.
- 38:38C'était où ?
- 38:41Heureusement,
- 38:42c'était à Montpellier.
- 38:43en plus c'est juste un petit peu comme ça.
- 38:44Si tu avais été partir à Toulouse et à Paris,
- 38:46il aurait fallu un livraire.
- 38:48Et là,
- 38:49j'arrive pareil à la salle de concert,
- 38:51et là,
- 38:52j'ouvre l'étui,
- 38:54et je trouve un mot violent.
- 38:56J'ai dit ah non.
- 38:57Donc heureusement,
- 38:58j'habitais pas trop loin,
- 39:00donc je prends le vélo d'un pote,
- 39:03c'est plus rapide le vélo,
- 39:05et je rentre chez moi,
- 39:06je récupère le violon,
- 39:07et pareil,
- 39:08vraiment j'arrive 2-3 minutes avant le concert.
- 39:10Et le pire,
- 39:11c'était avec.
- 39:12avec,
- 39:12je ne sais pas si tu connais le groupe Zara Électrique,
- 39:15un groupe de Martel,
- 39:16c'est des potes.
- 39:17Ils étaient de passage dans la région,
- 39:19ils ont joué vers
- 39:20Nîmes. Ils m'ont dit,
- 39:22rapide,
- 39:22c'est dispo,
- 39:23viens jouer avec nous,
- 39:24on t'invite et tout.
- 39:24J'ai dit,
- 39:25ok,
- 39:25j'ai un concert l'après-midi,
- 39:26je finis et je vous rejoins le soir.
- 39:29Et eux,
- 39:29ils jouaient à minuit.
- 39:31C'est dans un festival.
- 39:33Sauf que bien sûr,
- 39:34je n'ai pas eu le temps pour faire les balances,
- 39:36donc j'arrive directement,
- 39:37check line,
- 39:37et normalement,
- 39:38je joue.
- 39:39Là,
- 39:39c'est bon,
- 39:39je suis au devant du plateau à
- 39:4123h30.
- 39:42je monte,
- 39:42je branche ma pédale et tout,
- 39:44et là je vais ouvrir mon violon,
- 39:46cette fois-ci il y a le violon,
- 39:48mais je vais pas l'archer.
- 39:50Et là je me suis dit,
- 39:50ah non,
- 39:51encore une fois,
- 39:52sauf que je me suis tapé genre une heure de route.
- 39:55Et je voulais vraiment faire le titre avec eux parce que
- 40:00C'est mes potes,
- 40:00j'aime bien ce qu'ils font et tout.
- 40:01Et je me suis dit,
- 40:02OK,
- 40:03je suis très content,
- 40:04je vais le faire avec eux.
- 40:06Et là,
- 40:06j'ouvre et je n'ai pas lâché.
- 40:08Et là,
- 40:08à chaque fois,
- 40:09on se croise et on me dit,
- 40:09ah oui,
- 40:10tu as pris lâché.
- 40:10Donc à chaque fois,
- 40:11je dis...
- 40:11Mais comment tu as fait comme tu n'avais pas lâché ?
- 40:14Je n'ai pas joué.
- 40:16Je t'ai dégoûté,
- 40:16mais là...
- 40:17Il n'y a pas une libraire.
- 40:19Exactement.
- 40:19Cette fois-ci,
- 40:20je n'avais pas trop le choix.
- 40:21Et je dis,
- 40:22OK,
- 40:22c'est bon,
- 40:23je lâche l'affaire.
- 40:23Genre à minuit,
- 40:25je ne peux même pas...
- 40:26appeler quelqu'un à Nîmes pour qu'il me ramène un archeur c'était impossible c'était impossible c'est sa vie que cette fois-ci t'as amené Violon l'arche tout était là donc à chaque fois j'ai des histoires avec le Violon mais j'arrive à le retrouver à la fin donc
- 40:43Violon tu fais pas que le perdre à le retrouver tu l'enseignes également donc tu as monté une école c'est bien ça c'est ça de musique arabe onalouse donc en 2023 à Saint-Jean-de-Vedas
- 40:54Ah non,
- 40:56ça c'était une classe avec l'école de musique municipale de Saint-Jean-de-Vedas.
- 41:02Ok,
- 41:02mais en plus tu as monté une école à...
- 41:04À Rab-Andalus,
- 41:05exactement en 2016.
- 41:06Tu fais trop de choses,
- 41:06c'est pour ça que je me perds.
- 41:09Moi-même je me perds par toi.
- 41:11Exactement,
- 41:12en 2016 j'ai monté la première école à Rab-Andalus à Montpellier.
- 41:17Et d'ailleurs jusqu'en 2026,
- 41:21donc jusqu'en 2025.
- 41:23Et j'ai arrêté en 2025 parce que j'étais vraiment dépassé.
- 41:29J'en pouvais plus et j'étais obligé de faire des choix.
- 41:33Donc j'ai arrêté,
- 41:36on va dire,
- 41:36temporairement cette école associative.
- 41:40Par contre,
- 41:40je n'ai pas arrêté l'enseignement.
- 41:42Pourquoi j'ai arrêté ?
- 41:42Parce que j'ai intégré le conservatoire de Montpellier.
- 41:45Ok.
- 41:46Alors avant que tu me dises pourquoi tu as arrêté,
- 41:48moi je veux savoir pourquoi tu as commencé.
- 41:50Pourquoi tu avais cette envie de transmettre quelque chose ?
- 41:52Pour être honnête,
- 41:53à la base,
- 41:54ce n'était pas une envie de transmettre.
- 41:57C'était une envie...
- 41:58De gagner ta vie.
- 41:59Non,
- 41:59même pas.
- 42:02En fait,
- 42:02je n'ai jamais gagné de sous avec ça.
- 42:04Je faisais ça vraiment bénévolement pendant des années et des années.
- 42:07Quand je suis arrivé à Montpellier,
- 42:08je cherchais des groupes ou des associations qui font ça.
- 42:12Et je n'ai pas trouvé.
- 42:13Je me suis dit,
- 42:14comment je vais faire maintenant ?
- 42:15Et je me suis dit,
- 42:16je vais créer une.
- 42:17J'ai créé une,
- 42:18on était...
- 42:20La première année,
- 42:20on était
- 42:225.
- 42:24Et en 2025,
- 42:25j'ai fini à 40 ou 45,
- 42:27je pense.
- 42:28Sachant que je refusais des gens,
- 42:30parce que j'étais toussé,
- 42:30je ne pouvais pas gérer tout.
- 42:32Donc j'ai commencé vraiment en 2016 avec 5 inscrits.
- 42:35Et à la fin,
- 42:36j'ai fini avec 40,
- 42:3845 inscrits.
- 42:39Mais vraiment,
- 42:39l'idée de départ,
- 42:40c'était de juste jouer cette musique.
- 42:43Et je cherchais ça.
- 42:44Et c'était en fait l'envie.
- 42:46Et je n'ai pas trouvé ça,
- 42:46donc j'ai créé cette musique.
- 42:48cette école de musique arabe andalouse,
- 42:50et qui est devenue après une vraie école de musique arabe andalouse.
- 42:54J'avais des inscrits du plus jeune,
- 42:57il avait 7 ans,
- 42:58jusqu'à,
- 43:00je pense,
- 43:0180-82 ans.
- 43:03Vraiment,
- 43:03c'était multigénérationnel,
- 43:06vraiment.
- 43:06Donc,
- 43:06je me suis régalé pendant pas mal d'années.
- 43:08Et après,
- 43:09à la fin,
- 43:09j'étais obligé de choisir.
- 43:11D'ailleurs,
- 43:11même mon manager,
- 43:12il m'a dit,
- 43:12« Rabi,
- 43:14au bout d'un moment,
- 43:15il faut choisir.
- 43:15Tu peux pas être partout. »
- 43:17Les tournées,
- 43:18le studio,
- 43:20l'école,
- 43:21le festival.
- 43:23Vraiment,
- 43:23j'étais dépassé à la fin.
- 43:26Donc,
- 43:26j'ai dit,
- 43:26OK,
- 43:26qu'est-ce que je fais maintenant ?
- 43:28Vraiment,
- 43:29par priorité,
- 43:30j'ai commencé à faire l'esprit.
- 43:31Et vu qu'en fait,
- 43:32j'ai lancé une classe du Musique arabe andalouse à la Cité des Arts au Conservatoire de Montpellier.
- 43:38Donc,
- 43:39je me suis dit,
- 43:39OK,
- 43:40j'ai toujours le côté transmission dans un cadre bien précis.
- 43:45dans un cadre,
- 43:46on va dire,
- 43:47bien organisé.
- 43:48Déjà,
- 43:48c'est pas moi qui gère les inscriptions.
- 43:51Moi,
- 43:51j'arrive déjà,
- 43:52c'est un privilège parce que dans l'association,
- 43:54c'est moi qui gérais ça.
- 43:55Donc là,
- 43:56t'es vraiment juste parfait.
- 43:57Voilà,
- 43:58j'arrive,
- 43:58je fais mes cours,
- 43:59je transmets cette musique,
- 44:01cette culture et j'ai mes vacances pour faire autre chose.
- 44:05Pas pour prendre des vacances,
- 44:06mais pour faire autre chose.
- 44:08Là,
- 44:08tu parles du côté transmission,
- 44:10donc finalement,
- 44:11c'est quelque chose que t'aimes bien,
- 44:12on s'est mis.
- 44:13J'aime bien.
- 44:14J'aime bien parce que moi,
- 44:15généralement,
- 44:16je suis vraiment dans cette vibe de partage,
- 44:19de surtout aller rencontrer les gens et transmettre et faire connaître cette culture.
- 44:26Et surtout,
- 44:26je voulais défendre ce répétition arabe-wandalou et montrer et expliquer aux gens la différence entre musique orientale,
- 44:38musique arabe-wandalouse,
- 44:39musique nawa,
- 44:40musique arabe.
- 44:40Parce que souvent,
- 44:42les gens,
- 44:42une fois qu'ils chantent en arabe,
- 44:44Ah tu fais de l'oriental ou maintenant c'est la tendance,
- 44:47ah tu fais de l'arabe ondalo.
- 44:48Tu fais du world.
- 44:49Ben non en fait,
- 44:52là ça c'est du raré,
- 44:54ça c'est du gnawa,
- 44:56ça c'est de l'amuse orientale et ça c'est de l'arabe ondalo.
- 44:58Et donc l'idée aussi...
- 45:00C'était de montrer et expliquer la différence entre tous ces styles musicaux.
- 45:07Parce que la Rabondano,
- 45:08ça reste quand même vraiment une musique savante.
- 45:11Et vraiment de la vraie poésie ancienne,
- 45:15qui date du
- 45:17XIe, XIIe siècle,
- 45:18vraiment très ancienne.
- 45:20Et le Rai,
- 45:20par exemple,
- 45:21c'est de la musique,
- 45:22on va dire,
- 45:23récente.
- 45:25Et le Gnawa,
- 45:25pareil.
- 45:27Mais la musique arabe andalouse,
- 45:28c'est vraiment très spécial comme signe musical.
- 45:31Et donc justement,
- 45:32ce style à l'Andalouse,
- 45:34tu donnes pas mal de visibilité à ce style,
- 45:37parce que tu as un festival également.
- 45:39Exactement,
- 45:40c'est ça.
- 45:40Qui s'appelle à l'Andalouse,
- 45:41qui va fêter sa dixième édition cette année.
- 45:45Ça passe tellement vite.
- 45:47Le festival,
- 45:47il est au mois d'avril.
- 45:49Tu peux nous rappeler les dates exactes ?
- 45:50C'est du
- 45:511er au 11 avril 2026.
- 45:53À Montpellier.
- 45:54Donc,
- 45:54on peut déjà prendre des places.
- 45:56Exactement.
- 45:56Et pareil,
- 45:57d'où ça t'est venu cette envie ?
- 45:59C'était encore,
- 46:00c'était de donner de la visibilité,
- 46:02c'était d'ouvrir des portes aux autres.
- 46:04Pourquoi ce festival ?
- 46:06Je n'avais jamais prévu de faire un festival à la base.
- 46:11En quelque sorte,
- 46:12c'était grâce à l'école.
- 46:13Quand j'ai créé l'école en 2016,
- 46:16en fin d'année,
- 46:17c'est-à-dire en décembre,
- 46:20je me suis dit,
- 46:21allez,
- 46:21on va faire un petit concert des élèves.
- 46:24Et c'était à la Casa,
- 46:25la grosse coloc là.
- 46:27Et on avait un grand salon,
- 46:30c'était chez nous,
- 46:31donc les cours c'était chez nous dans l'appart,
- 46:33et le concert c'était chez nous aussi dans l'appartement.
- 46:37On avait un grand salon,
- 46:37mais on pouvait accueillir 80 personnes max.
- 46:41Donc je me suis dit,
- 46:41si on va faire déjà 50 personnes,
- 46:43c'est déjà bien.
- 46:44Donc on lance la camp sur les réseaux,
- 46:46on fait le camp.
- 46:49C'est entré gratuit en plus.
- 46:51Et là on se retrouve,
- 46:53salle pleine.
- 46:54et 200 personnes à l'extérieur.
- 46:57On a dit « Wow,
- 46:59c'est quoi ça ? »
- 47:00Donc on a dit en fait,
- 47:01il y a un public pour ça.
- 47:03Donc moi pour rigoler,
- 47:04j'ai dit à Clément,
- 47:06le premier musicien que j'ai rencontré à Montpellier,
- 47:08c'est mon colloque aussi,
- 47:10je lui ai dit « Ben Clément,
- 47:11je pense on peut faire un festival de musique à la bandalouse. »
- 47:16Il m'a dit « Vas-y,
- 47:16je suis chaud. »
- 47:17Il m'a dit « Moi je fais,
- 47:18c'est-à-dire Clément,
- 47:19t'es très très fort en tout ce qui est admin,
- 47:23montage du dossier.
- 47:23Elle m'a dit,
- 47:24moi,
- 47:24je fais tout ce qui est montage du dossier et toi,
- 47:26tu t'occupes du reste.
- 47:28J'ai dit,
- 47:28ok.
- 47:29On a monté le festival en deux mois.
- 47:32La première décision,
- 47:33c'était à la Salle Petrarch,
- 47:34place de revue de Montpellier.
- 47:36C'était pendant deux jours.
- 47:37Il y avait trois concerts par soir.
- 47:41Il y avait...
- 47:42J'ai invité justement mon école d'Algérie,
- 47:47là où j'ai appris la musique.
- 47:48L'orchestre principal,
- 47:49je l'ai invité.
- 47:50et d'autres orchestres de Paris,
- 47:52mais surtout d'Algérie,
- 47:53pour la première édition.
- 47:55Et c'était un carton,
- 47:57vraiment un carton.
- 47:58Et on a dit,
- 47:59en fait,
- 47:59ça fonctionne.
- 48:00Et après,
- 48:00on a continué le deuxième,
- 48:01le troisième,
- 48:02le quatrième,
- 48:02et on est là.
- 48:03Dix ans maintenant,
- 48:04où tu fais la direction.
- 48:04Et tout ça,
- 48:05ça a commencé grâce à l'école,
- 48:07grâce à des élèves qui nous ont donné l'envie de faire plus.
- 48:11Qu'est-ce que ça change de voir la casquette du directeur artistique et programmer des artistes par rapport à être sur scène ?
- 48:19Déjà,
- 48:23justement,
- 48:23ça m'a permis aussi de comprendre les organisateurs.
- 48:27T'es plus compréhensible maintenant.
- 48:28Vraiment,
- 48:29ça m'a donné vraiment une autre vision.
- 48:33En fait,
- 48:34les difficultés,
- 48:35surtout maintenant,
- 48:36d'organiser un festival.
- 48:38Parce que parfois,
- 48:40quand on est artiste et on a envie de jouer dans un festival et on veut être programmé dans un festival,
- 48:44après le programmeur,
- 48:45il te l'appelle,
- 48:46soit pour négocier le prix.
- 48:48ou soit pour te dire,
- 48:49oui,
- 48:49malheureusement,
- 48:49cette année,
- 48:50ce n'est pas possible parce qu'on n'a pas de budget,
- 48:51il n'y a pas assez de subventions.
- 48:55Parfois,
- 48:55on se fait des idées,
- 48:56ah oui,
- 48:56peut-être mon projet ne marche pas,
- 48:58ou juste il ne veut pas me programmer,
- 49:00ou juste il veut gratter plus pour gagner plus sur la com.
- 49:05Et en fait,
- 49:06en faisant ça,
- 49:07j'ai compris que,
- 49:09j'ai compris,
- 49:09enfin,
- 49:10j'ai vu la réalité d'organiser un festival.
- 49:13Parce que parfois,
- 49:14tu as l'impression...
- 49:15un grand festival,
- 49:16forcément,
- 49:16il y a beaucoup d'argent et il y a beaucoup de budget.
- 49:21En fait,
- 49:23il y a ça,
- 49:23mais il y a aussi beaucoup de difficultés.
- 49:25Tu as un chargé de prod à payer,
- 49:27tu as une relation presse à payer,
- 49:30tu as la com,
- 49:31toute la com à payer,
- 49:33tu as les runners,
- 49:35les chauffeurs et tout ça à payer.
- 49:36Il y a plein de personnes qui travaillent autour de ça et qui ont envie d'être rémunérées,
- 49:40bien évidemment,
- 49:40parce qu'ils ont travaillé à ton plan.
- 49:42Il y a le côté technique qui prend Oh !
- 49:44pour moi je pense qu'il prend presque 50%
- 49:47du budget parce que déjà dans le festival à Londres vu que je suis musicien ma priorité c'était de mettre bien les artistes niveau son,
- 49:57enfin niveau technique pour moi je préfère jouer
- 50:00dans un festival,
- 50:01être invité,
- 50:01et même si il n'y a pas un gros crashé,
- 50:05mais par contre,
- 50:06je préfère être accueilli dans des vraies conditions techniques,
- 50:09et je suis à l'aise sur scène,
- 50:11et il y a tout ce qu'il faut pour donner une belle prestation.
- 50:15Au lieu d'être très bien payé,
- 50:18et avoir le minimum de technique.
- 50:20Parce que parfois,
- 50:21il y a quelques événements comme ça.
- 50:24Mais nous,
- 50:25avec toute l'équipe,
- 50:26et d'ailleurs c'est Julien...
- 50:27L'ingénieur du Rabiot-Tibbène,
- 50:29c'est lui qui est le directeur technique du festival.
- 50:33Et vraiment,
- 50:34j'ai de la chance de l'avoir à mes côtés pour le festival.
- 50:38C'est son travail.
- 50:39Il gère tout de A à Z.
- 50:41Et tous les artistes pendant 10 ans,
- 50:42tous les artistes qui sont passés au festival,
- 50:44ils nous disent,
- 50:45franchement,
- 50:46le son,
- 50:46la technique,
- 50:48c'est au top.
- 50:49Sauf que la technique,
- 50:50ça coûte trop cher aussi.
- 50:52Donc,
- 50:52c'est pour ça,
- 50:53en fait,
- 50:53je comprends aussi maintenant,
- 50:55vu que j'ai la double casquette artiste,
- 50:57et directeur artistique d'un festival.
- 51:01Donc,
- 51:02en fait,
- 51:03je comprends l'artiste et je comprends aussi l'organisateur.
- 51:07C'est qui les artistes avec qui le VodVid a envie d'ouvrir la porte ?
- 51:12Surtout les artistes émergents.
- 51:14Dans la musique arabe mandalouse,
- 51:15il y a les gros sets d'affiches et il n'y en a pas beaucoup.
- 51:21Sur réalité,
- 51:21il n'y en a pas beaucoup.
- 51:25Malheureusement,
- 51:26dans le fonctionnement des artistes arabes andalous,
- 51:28ils sont restés trop trappés dans leur fonctionnement,
- 51:31y compris la com'
- 51:32et tout ça.
- 51:33Donc ils peuvent avoir un niveau mille fois mieux que les têtes d'affiche qui sont vraiment devant,
- 51:40sauf que malheureusement,
- 51:42ils sont beaucoup moins connus.
- 51:44Donc moi,
- 51:45on va dire,
- 51:47ce que je défends vraiment,
- 51:48c'est de donner cette chance et cette visibilité à ces artistes-là,
- 51:52parce que déjà la plupart quand ils...
- 51:54passent au festival,
- 51:55ils repartent avec un album photo,
- 51:58faire un vrai shooting sur scène,
- 52:00une vraie captation.
- 52:02Et donc,
- 52:03il y a tout le côté communication qui va permettre aux artistes aussi,
- 52:07plus tard,
- 52:08de démarcher dans le festival.
- 52:10Voilà,
- 52:10ça donne envie.
- 52:12Exactement.
- 52:12On voit des belles photos,
- 52:13les gens étaient là,
- 52:14les conditions sont superbes.
- 52:15C'est vraiment une réalité.
- 52:17Dans la musique traditionnelle arabe en Angleterre,
- 52:18la plupart des groupes,
- 52:21ils sont vraiment en version crade.
- 52:24De A à Z,
- 52:24surtout les côtés.
- 52:26Donc,
- 52:28voilà,
- 52:28je fonctionne beaucoup avec les coups de cœur.
- 52:31Et là,
- 52:31depuis trois ans,
- 52:32on commence vraiment à ouvrir sur la Méditerranée d'une manière générale.
- 52:35Pas seulement arabo-andalo-traditionnelle,
- 52:37mais on commence à ouvrir sur la Méditerranée.
- 52:40Donc,
- 52:40tout ce qui est musique méditerranéenne,
- 52:41traditionnelle.
- 52:42Ça peut être la musique grecque,
- 52:43italienne.
- 52:45Exactement,
- 52:45italienne,
- 52:46grecque,
- 52:48le flamenco aussi.
- 52:50Chaque année,
- 52:50déjà,
- 52:50il y a un concert flamenco.
- 52:52Par exemple,
- 52:52on a fait un concert raï.
- 52:54c'est pas arabe on a l'eau mais pour moi ça reste méditerranéen très festif et voilà donc depuis 3 ans on commence vraiment à s'ouvrir sur les musiques surtout les musiques actuelles aussi et c'est qui les artistes qu'il faut absolument aller voir si on reste encore de la place cette année ?
- 53:09un concert au rock store d'ailleurs c'est la première fois qu'on fait un concert au rock store c'est
- 53:15Electro Chabi donc c'est un peu un Paris parce que c'est une grande salle quand même exactement c'est 700 places il faut rencaler 700 places
- 53:22Djam et Timur Merci.
- 53:23Super,
- 53:24super,
- 53:25super projet.
- 53:29Jam,
- 53:29c'est vraiment,
- 53:30avec Timois,
- 53:31c'est des grands,
- 53:32grands stars de musique actuelle en Algérie et au Maghreb.
- 53:36D'ailleurs,
- 53:37il y a deux mois,
- 53:38ils étaient au Badaclan de Paris,
- 53:42et là,
- 53:42ils viennent de finir leur tournée avec le projet
- 53:46Rife Hiver,
- 53:47tournée des arénas.
- 53:50Ok,
- 53:50d'accord et là ils vont arriver à ton festival.
- 53:53Voilà c'est ça.
- 53:54Super !
- 53:55Donc c'est des artistes que j'aime beaucoup,
- 53:58que je suis depuis très très longtemps.
- 54:02Avant d'être directeur de festival,
- 54:05je le suis parce que j'adorais ce qu'ils faisaient.
- 54:08Et là ils ont ce nouveau projet,
- 54:10ElectroJaby,
- 54:11et franchement,
- 54:13super projet à découvrir.
- 54:15Pour les puristes,
- 54:16ils vont te dire,
- 54:17ce n'est pas de l'arabe mandalou,
- 54:19parce que c'est électro.
- 54:20Mais le fond,
- 54:21vraiment,
- 54:21il y a un fond traditionnel arabe mandalou,
- 54:25avec le mandol,
- 54:26avec des thèmes shabby et tout.
- 54:27Donc il y a ce concert vraiment à ne pas rater.
- 54:30Et il y a le concert d'Abdelkader Shao,
- 54:35au Jam.
- 54:38C'est parmi les derniers maîtres de musique shabby qui sont vivants.
- 54:42C'est vraiment les derniers maîtres qui nous restent.
- 54:48Il doit avoir
- 54:5078-80 ans,
- 54:53je pense.
- 54:53Oui,
- 54:53entre 73 et 80 ans.
- 54:55Il vient pour un concert exceptionnel au jam.
- 54:58Déjà,
- 54:59on a lancé...
- 55:00C'est la biterie,
- 55:00il y a 2-3 jours,
- 55:02on est déjà à 50%
- 55:03de remplissage.
- 55:03Oui,
- 55:04donc il peut se dépêcher.
- 55:05C'est ça.
- 55:06Et aujourd'hui,
- 55:07on a annoncé justement qu'il y aura une guest avec lui,
- 55:11Lila Boursali,
- 55:12qu'on adore beaucoup.
- 55:14Elle est venue plusieurs fois au Festival Al-Andalus et qui a révolutionné vraiment la musique arabe andalou,
- 55:20je trouve,
- 55:21qui a donné un côté un peu actuel et structuré aussi dans le fonctionnement.
- 55:27Donc,
- 55:27elle sera son invitée au Jam.
- 55:30Donc il y a deux grosses sets d'affiches au Djinn pour un seul concert.
- 55:33Donc ce concert le 5 avril,
- 55:35vraiment à ne pas rater aussi.
- 55:36Et on finit,
- 55:38on clôture à l'Andalouse,
- 55:39le festival à la 10e édition,
- 55:41avec un concert qui n'est pas du tout arabe-andalou,
- 55:44avec Samia Abramia,
- 55:45un concert rock,
- 55:50rail,
- 55:52on va dire rock-rail,
- 55:53pareil,
- 55:53qui tourne un peu partout au niveau national et international.
- 55:57Grosse synergie sur scène et c'est un concert en plein air.
- 56:00à la paillade et gratuit ce concert aussi vraiment pour clôturer tous ensemble en beauté et vraiment à ne pas rater sinon il y a tout le programme sur les réseaux sociaux super c'est pareil donc pour que tu es on peut te suivre aussi sur les réseaux sociaux tu es sur Instagram Facebook Youtube merci
- 56:18beaucoup je suis très contente que tu étais mon invité dans le podcast merci pour l'invitation avec plaisir je te souhaite plein plein de bonnes choses autant pour les festivals que pour ton album à venir
- 56:31Merci à vous aussi,
- 56:32celles et ceux qui nous écoutent et qui ont passé ce temps ce moment avec nous si le podcast vous a plu et que vous avez envie de me soutenir,
- 56:40c'est très très simple vous pouvez liker,
- 56:42commenter et partager ce podcast autour des gens que vous connaissez et que vous aimez bien moi je m'appelle EWa le podcast s'appelle Carrément et je vous dis à tout bientôt Carrément
- 56:53Carrément
- 56:58Carrément !