Latest / Africa Fashion Tour / Samuel Sauthier, cofondateur de Bandama Clothing
Transcript
- 0:00Non,
- 0:00mais clairement,
- 0:01comme tu dis,
- 0:02personne,
- 0:02aucun des créateurs n'empiète sur les plates-bandes de l'autre.
- 0:06Chacun a sa spécificité.
- 0:08Et c'est là où aussi la sélection,
- 0:10je ne sais pas s'ils se sont coordonnés réellement entre les trois organismes,
- 0:14on va dire,
- 0:14qui ont invité chacun quatre créateurs.
- 0:17Je ne sais pas si c'est le fruit du curasat,
- 0:18mais il n'y a personne qui se marche sur les plates-bandes de l'autre.
- 0:21C'est-à-dire que,
- 0:22comme tu l'as justement dit,
- 0:23nous,
- 0:23le wax,
- 0:24j'ai vu quelques touches de wax à droite,
- 0:26à gauche sur certains autres créateurs,
- 0:28mais de...
- 0:29très légère,
- 0:30très subtile.
- 0:31De la manière dont nous on l'utilise avec Bandama,
- 0:33personne ne le fait sur le pop-up.
- 0:34Juste à côté de nous,
- 0:35tu as le talentueux
- 0:36Alguey du Sénégal qui fait un travail formidable.
- 0:39Lui,
- 0:39il a quelques touches de wax à droite,
- 0:41à gauche.
- 0:42Mais lui,
- 0:42il a son identité et dans l'identité d'Alguey,
- 0:45personne ne le fait.
- 0:47Juste à côté de nous,
- 0:48on a Colesso,
- 0:49du Sénégal également,
- 0:50qui fait de magnifiques pièces,
- 0:52des boubous,
- 0:53mais avec un travail de broderie qui tient du divin.
- 0:57Et personne ne fait ça ailleurs.
- 1:01Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:04Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 1:09Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:11Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:15responsables et ambitieux.
- 1:17Au fil des interviews,
- 1:18je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:25Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax représentés.
- 1:30un éventail de tissus,
- 1:32de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:36Je suis Ramata Diallo,
- 1:37je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:46En 2017,
- 1:47j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 1:51je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:57Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au public.
- 2:00au plus grand nombre,
- 2:01une autre vision de la mode africaine.
- 2:05Aujourd'hui,
- 2:06je suis en compagnie de Samuel Sautier,
- 2:08le cofondateur de la marque Bandama Clothing.
- 2:11Bandama est une marque made in Africa et plus précisément made in Côte d'Ivoire,
- 2:15à Abidjan.
- 2:17L'une des ambitions de la marque est de promouvoir le wax véritable
- 2:20100% coton fabriqué dans une usine en Côte d'Ivoire.
- 2:24J'ai invité Samuel pour qu'il puisse nous parler de son parcours et qu'il nous raconte comment il est passé
- 2:30de la Suisse à la Côte d'Ivoire.
- 2:32Bienvenue Samuel,
- 2:33comment vas-tu ?
- 2:34Hello Ramatam,
- 2:36écoute,
- 2:36merci beaucoup pour l'accueil,
- 2:37merci pour la petite présentation.
- 2:39De mon côté,
- 2:40ça va bien,
- 2:41je te remercie.
- 2:42J'espère que toi,
- 2:43de ton côté,
- 2:43ça va bien aussi d'ailleurs.
- 2:45Ouais,
- 2:45écoute,
- 2:45ça va très bien.
- 2:46Moi,
- 2:46je suis ravie de pouvoir échanger avec toi.
- 2:49On a une amie en commun,
- 2:50Gaëlle Prudentio,
- 2:51qui m'a souvent parlé de toi,
- 2:53de la marque.
- 2:55Moi,
- 2:55je connais un petit peu
- 2:56Bandama Clothing de loin.
- 2:58Je suis ravie de pouvoir faire cette interview avec toi et d'en savoir un peu plus sur cette marque made in Côte d'Ivoire.
- 3:06Je vais commencer cette interview comme je le fais pour chacun des épisodes.
- 3:09Je vais te demander de te présenter.
- 3:12Écoute,
- 3:13merci.
- 3:14Tu parlais de Gaëlle.
- 3:15Salutations à Gaëlle si elle nous entend lors de ce podcast.
- 3:19Alors effectivement,
- 3:21je m'appelle Samuel Sautier,
- 3:22j'ai 31 ans,
- 3:23je suis originaire de Suisse.
- 3:26Cela fait maintenant plus de 8 ans.
- 3:27que je vis à Abidjan,
- 3:29en Côte d'Ivoire.
- 3:32Et puis,
- 3:32je vis ma best life en Côte d'Ivoire,
- 3:34tout simplement,
- 3:34ce pays,
- 3:35cette terre d'accueil et d'hospitalité.
- 3:37Très bien.
- 3:38Donc,
- 3:38tout de suite,
- 3:39on a envie d'en savoir plus.
- 3:40Déjà,
- 3:40on ne comprend pas pourquoi tu as encore l'accent suisse,
- 3:42si ça fait huit ans qu'on était en Côte d'Ivoire.
- 3:45Il faut quitter ça maintenant.
- 3:47Alors,
- 3:48il ne faut pas prendre l'accent.
- 3:49Ce n'est pas le problème.
- 3:50Le problème,
- 3:51c'est la géographie.
- 3:52Vous voyez,
- 3:52non.
- 3:53En fait,
- 3:53le truc,
- 3:54c'est que,
- 3:54si tu veux,
- 3:55j'arrive un peu à m'adapter de ce côté-là.
- 3:58Quand je suis en Europe,
- 3:59l'accent suisse revient quand même de manière proéminente.
- 4:02Mais alors,
- 4:03par contre,
- 4:03dès que je foule le sol ivoirien,
- 4:05là,
- 4:05c'est gâté,
- 4:06quoi.
- 4:06Comme on dit,
- 4:07c'est gâté.
- 4:08Toutes les expressions suisses ou tout ça,
- 4:12ça part en même temps.
- 4:13Et là,
- 4:13l'accent ivoirien revient au premier plan,
- 4:15on va dire.
- 4:16Très bien,
- 4:18très bien.
- 4:18Bon,
- 4:18ben,
- 4:18ça va.
- 4:19Donc,
- 4:19c'est vraiment le plus...
- 4:20Donc là,
- 4:20on choisit quel accent,
- 4:21alors,
- 4:21Ramata,
- 4:22pour le coup ?
- 4:22Ouais,
- 4:22c'est comme tu veux,
- 4:23comme tu es à l'aise.
- 4:24Écoute,
- 4:25un peu des deux.
- 4:26Un peu des deux.
- 4:27Ce que j'aimerais savoir,
- 4:28c'est du coup,
- 4:29comment c'est...
- 4:30Tu dis que ça fait huit ans que tu es arrivé en Suisse.
- 4:32Alors,
- 4:33qu'est-ce qui s'est...
- 4:33Que tu es arrivé,
- 4:34pardon,
- 4:34à Abidjan.
- 4:35Qu'est-ce qui s'est passé avant et comment est-ce que tu as fait cette transition,
- 4:40ce grand voyage ?
- 4:41Mais d'abord,
- 4:41on va revenir à avant les huit ans,
- 4:43en fait.
- 4:45C'est quoi l'histoire de Samuel avant Abidjan ?
- 4:47Écoute,
- 4:48merci de poser la question.
- 4:49Alors,
- 4:49effectivement,
- 4:50moi,
- 4:50j'ai fait une école de commerce en Suisse.
- 4:53J'ai fait mon école,
- 4:54je l'ai terminée,
- 4:55j'étais très content de l'avoir terminée.
- 4:56J'ai décidé par la suite d'aller perfectionner un peu mon anglais à Londres.
- 5:00C'est-à-dire que j'avais des connaissances scolaires appréciables,
- 5:03mais j'avais quand même envie d'upgrader un peu tout ça.
- 5:05Donc,
- 5:05raison pour laquelle je suis parti trois mois à Londres dans une école linguistique.
- 5:09Et puis,
- 5:09quand je suis revenu de Londres,
- 5:11en fait,
- 5:13j'ai trouvé un job dans l'industrie du ciment.
- 5:15Dans l'industrie du ciment,
- 5:17le bras armé d'un groupe cimentier qui est basé en Côte d'Ivoire et au Bélin. ...
- 5:22En fait,
- 5:22le bras armé de ce groupe se trouvait dans ma ville à Sion,
- 5:26dans les montagnes suisses,
- 5:27si tu veux.
- 5:28Et c'est là où la partie trading,
- 5:30toute la partie achat se faisait.
- 5:31Et donc,
- 5:32je suis atterri là-bas après ce séjour linguistique de Londres.
- 5:37Et en fait,
- 5:37je pense que tu peux assez voir facilement comment le lien est arrivé.
- 5:41Mais avant que je t'explique le pourquoi du comment je suis arrivé en Côte d'Ivoire,
- 5:44il faut savoir que quand je suis retourné de Londres,
- 5:46j'ai trouvé ce travail.
- 5:48Et puis,
- 5:48dans un second temps,
- 5:50j'ai trouvé un job aussi comme journaliste sportif,
- 5:53comme pigiste,
- 5:54donc un journaliste rémunéré à l'article.
- 5:57J'avais un équivalent d'un 20-25%
- 5:59d'une semaine de travail à écrire des articles de sport,
- 6:03à me rendre sur des événements sportifs et à rencontrer énormément de monde.
- 6:08J'ai eu énormément de plaisir à faire du journalisme et j'ai eu énormément de plaisir à travailler dans l'industrie du ciment.
- 6:14Et puis maintenant,
- 6:14j'ai énormément de plaisir à travailler dans l'industrie de la mode.
- 6:17Très bien.
- 6:19Du coup,
- 6:19on sent que ça a été un parcours avec différentes étapes et des changements.
- 6:25Et du coup,
- 6:27l'attrait pour la mode et le voyage vers la Côte d'Ivoire,
- 6:32il se fait à quel moment ?
- 6:33Est-ce que c'est une transition à l'Afrique qui est mode et Afrique en même temps ?
- 6:36Ou est-ce qu'il y a d'abord l'Afrique et ensuite la mode ?
- 6:41Comment ça s'est fait en fait ?
- 6:44Il y a quand même d'abord...
- 6:46Disons que la mode a toujours fait partie de ma vie.
- 6:48J'ai toujours été intéressé par la mode,
- 6:50mais je ne m'y suis jamais réellement penché,
- 6:53on va dire professionnellement parlant.
- 6:55Donc,
- 6:55le premier attrait a quand même été pour l'Afrique.
- 6:57Il faut savoir qu'en fait,
- 6:59j'ai travaillé pour cette fameuse société en lien avec l'industrie du ciment pendant trois ans pour eux en Suisse.
- 7:05Et puis,
- 7:05un vendredi après-midi,
- 7:06il faisait beau soleil.
- 7:08Moi,
- 7:08j'avais un rendez-vous avec des potes pour aller boire une bière en terrasse.
- 7:11Et puis il y a le patron avant de sortir,
- 7:12il me dit
- 7:13« Monsieur Sautier,
- 7:14venez dans mon bureau. »
- 7:15Je dis « Avec plaisir,
- 7:16monsieur. »
- 7:16Puis il me dit
- 7:17« Écoutez, est-ce que ça vous parlerait de partir en Côte d'Ivoire ? »
- 7:20Je dis « Écoutez,
- 7:21monsieur,
- 7:21permettez-moi de réfléchir,
- 7:22mais sur le plan,
- 7:23voilà,
- 7:24ça me...
- 7:24L'idée...
- 7:25L'idée...
- 7:26Oui,
- 7:27à réfléchir.
- 7:28Je ne m'y attendais pas du tout,
- 7:29en toute franchise.
- 7:31Et voilà,
- 7:32donc après réflexion,
- 7:33concertation avec certaines personnes de mon entourage,
- 7:37je me suis dit « Écoute,
- 7:38pourquoi pas ? »
- 7:39Surtout qu'à la base,
- 7:40on me proposait une sorte de stage,
- 7:42entre guillemets.
- 7:43Ça n'a eu de stage que le nom en soi,
- 7:45parce que ça n'a jamais été réellement un stage.
- 7:47Mais bon,
- 7:48on avait maqué ça comme ça,
- 7:49on va dire.
- 7:50Et donc,
- 7:51j'ai dit écoutez,
- 7:51monsieur,
- 7:52je vous remercie pour cette opportunité qu'il m'a offerte.
- 7:54Et puis,
- 7:55j'ai dit allons seulement.
- 7:57Et puis,
- 7:58donc un beau jour.
- 7:59En fait,
- 8:01je suis arrivé en Côte d'Ivoire le 2 avril 2017 à
- 8:0723h30. Mais moi,
- 8:08je considère que mon premier jour,
- 8:10c'est réellement le 3 avril 2017 de Côte d'Ivoire.
- 8:15Donc je suis arrivé,
- 8:16si tu veux,
- 8:16Ramatha,
- 8:17dans un premier temps,
- 8:18en Côte d'Ivoire pour l'industrie du ciment.
- 8:21Et Bandama et tout ce qui a trait réellement à la mode est venu par la suite.
- 8:25Très bien.
- 8:26Et du coup,
- 8:28c'est arrivé quand,
- 8:29Bandama,
- 8:30si on comprend ?
- 8:31Parce que le ciment,
- 8:32la mode,
- 8:33ce n'est pas tout à fait à côté.
- 8:35Donc après,
- 8:36tu dis que toi,
- 8:36tu avais quand même des liens avec la mode.
- 8:38C'était un secteur qui t'intéressait.
- 8:40Mais de là à créer une marque ?
- 8:43et puis à la maintenir pendant plusieurs années.
- 8:45Il y a beaucoup de gens qui ont un attrait pour la mode,
- 8:48mais qui ne vont pas en faire leur métier.
- 8:51Donc,
- 8:54qu'est-ce qui,
- 8:54à un moment donné,
- 8:55te fait passer du ciment au wax ?
- 8:58Alors,
- 8:58en fait,
- 8:58si tu veux,
- 8:59le ciment,
- 9:00c'est grisant,
- 9:01de un,
- 9:02et la mode en wax,
- 9:03c'est tricoloré.
- 9:04Donc,
- 9:04c'est effectivement deux mondes qui sont diamétralement opposés.
- 9:09Et donc,
- 9:09il faut savoir que j'ai travaillé pendant cinq ans
- 9:11pour cette société en Côte d'Ivoire,
- 9:14parce qu'à la base,
- 9:15j'étais censé partir pour un stage d'une année.
- 9:17Au bout de neuf mois,
- 9:18ils me disent,
- 9:18« Monsieur Sautier,
- 9:19c'est comment ?
- 9:20Est-ce que vous voulez rester ?
- 9:21Est-ce que vous voulez partir ? »
- 9:22J'ai dit,
- 9:22« Écoutez,
- 9:23voilà,
- 9:23monsieur,
- 9:24moi,
- 9:24avec tout le respect que j'ai pour vous,
- 9:25je vous remercie pour l'opportunité que vous m'avez offerte,
- 9:28mais je désire rester encore.
- 9:30Moi,
- 9:31la Côte d'Ivoire me plaît énormément.
- 9:33J'ai fait un an,
- 9:33mais je pense que j'ai encore beaucoup de choses,
- 9:35énormément de choses à découvrir même.
- 9:38Et donc voilà,
- 9:39résultat des courses,
- 9:40on a reprolongé ce fameux stage pour une année.
- 9:43Après une année et neuf mois,
- 9:44rebelote,
- 9:45on me pose la même question,
- 9:46qu'est-ce que vous voulez faire ?
- 9:47J'ai dit écoutez monsieur,
- 9:48moi je suis toujours bien ici,
- 9:49donc si vous me permettez je le reste.
- 9:51Il m'a dit ok.
- 9:51Et après ils ont arrêté de me poser la question.
- 9:53Donc j'ai fait réellement cinq ans.
- 9:55pour eux en Côte d'Ivoire.
- 9:57Et ce qu'il faut savoir,
- 9:57c'est qu'en fait,
- 9:58Bandama Closing,
- 9:59la version telle que tu l'as découverte et telle qu'on va la présenter dans ce podcast,
- 10:03moi,
- 10:03c'est ce que je considère comme la version
- 10:052 de Bandama.
- 10:07Parce qu'il y a quand même eu une petite version 1,
- 10:09j'utilise le terme de petite parce qu'elle a duré quand même une année,
- 10:12mais c'est cette version 1 qui a planté les jalons de la version 2.
- 10:17En fait,
- 10:17si tu veux,
- 10:19Bandama,
- 10:19cette idée est venue dans ma tête quand je rentrais en vacances en 2018.
- 10:24J'étais dans l'avion qui me ramenait pour les fêtes de Noël.
- 10:29Et puis,
- 10:29je survolais mes belles montagnes suisses très enneigées.
- 10:33Et j'ai eu une idée en tête.
- 10:34Je me suis dit,
- 10:35j'ai eu un chiffre qui m'a traversé l'esprit.
- 10:36Il y a une idée.
- 10:37Le chiffre,
- 10:38c'était
- 10:401000 francs suisses,
- 10:41l'équivalent de 1000 euros à peu près.
- 10:43Je me suis dit,
- 10:43je prends 1000 euros.
- 10:45Éventuellement,
- 10:46j'achète quelques t-shirts,
- 10:47si tu veux,
- 10:49unis,
- 10:49et sur lesquels je rajouterai une poche en pagne.
- 10:52Tu vois,
- 10:52chose que nombre et nombre de personnes ont déjà fait.
- 10:55Et puis voilà,
- 10:56c'est de là que l'idée est réellement venue.
- 10:59Et puis j'ai atterri,
- 11:01mes parents sont venus me récupérer à l'aéroport,
- 11:02on a été manger dans un restaurant,
- 11:04je leur ai parlé un peu de l'idée.
- 11:05Donc voilà,
- 11:05ce n'était pas un gros risque,
- 11:06c'était plus une idée que je voulais tester.
- 11:08C'est un attrait pour la mode,
- 11:09je voulais essayer de le matérialiser sans prendre de risques inconsidérés,
- 11:13on va dire.
- 11:15Voilà,
- 11:15ils ont trouvé l'idée tout à fait acceptable.
- 11:17J'en ai parlé à mon petit frère et à un ami.
- 11:20Et de là,
- 11:20c'est de là qu'est réellement...
- 11:21parti Bandama.
- 11:23Mais ça,
- 11:23c'est Bandama version 1.
- 11:25Et on a muré le projet.
- 11:27Quelques mois plus tard,
- 11:28mon frère et mon associé,
- 11:29notre associé Fabien sont venus au Côte d'Ivoire.
- 11:33Et puis,
- 11:34on a trouvé quelqu'un qui a accepté de sous-traiter la production de Bandama.
- 11:40Donc,
- 11:40ce qu'il faut savoir,
- 11:41c'est que dans la version 1 de Bandama,
- 11:42en fait,
- 11:43on n'avait pas notre atelier de couture en sous-traité.
- 11:46Et on n'est jamais parti.
- 11:47En fait,
- 11:48ce fameux t-shirt qui a l'idée...
- 11:49qui est à la base de l'idée originelle de Bandama,
- 11:51on ne l'a encore jamais fait.
- 11:52Pour le coup,
- 11:53on est parti directement sur des chemises,
- 11:55sur d'autres produits.
- 11:56Et cette personne qui nous souhaitait la toute première version de Bandama nous a fait une coupe de chemise déclinée avec six wax différents,
- 12:05qui plus est,
- 12:05étaient des wax chinois.
- 12:08Alors,
- 12:08je n'ai pas honte de le dire,
- 12:09au début,
- 12:11on n'avait pas réellement encore toutes les compétences qu'on a aujourd'hui,
- 12:15les connaissances sur le monde du wax,
- 12:16sur l'univers du wax.
- 12:17Et peut-être toute la même éthique,
- 12:18parce qu'au début,
- 12:19il faut savoir que le projet Bandama version 1,
- 12:23c'était un test qu'on voulait faire sans prendre de risques inconsidérés.
- 12:28C'est pour ça que le wax chinois paraissait être un bon compromis,
- 12:31on ne connaissait pas encore trop le wax univax.
- 12:33Donc la toute première version de Bandama,
- 12:34le tout premier site internet,
- 12:36tu avais une coupe de chemise déclinée en six tissus.
- 12:41Ça,
- 12:41c'était ça le site internet version 1 de Bandama.
- 12:44Et il y avait des commandes,
- 12:45on s'est dit...
- 12:46On s'est gratté un peu la tête,
- 12:47on s'est dit,
- 12:48là,
- 12:48il y a quelque chose à faire.
- 12:49Parce que juste avec six pages produites sur ton site,
- 12:52les gens commandaient.
- 12:53J'ai dit,
- 12:53OK.
- 12:54Donc,
- 12:54on s'est ensuite penché sur les bombeurs.
- 12:57À cette personne qui nous sous-traitait,
- 12:58on lui a demandé,
- 12:58est-ce qu'il sera en mesure de faire des bombeurs ?
- 13:01Il a répondu par la positive.
- 13:03Et donc,
- 13:05c'est comme ça qu'on a rajouté des bombeurs sur le site internet de Bandama.
- 13:09Et donc,
- 13:09on avait six bombeurs avec six wax.
- 13:14et 6 chemises avec le même wax.
- 13:17C'est-à-dire qu'au final,
- 13:19Bandama version 1 est partie comme ça,
- 13:22en sous-traitance.
- 13:23Et après,
- 13:24si tu veux,
- 13:26on s'est rendu compte que les chemises plaisaient,
- 13:29et que les Bombers qui sont arrivés en renfort des chemises plaisaient également.
- 13:32Donc on s'est dit,
- 13:33il y a vraiment quelque chose à faire de ce côté-là.
- 13:35Donc on s'est un peu gratté la tête.
- 13:37On s'est dit,
- 13:37mais on a deux options qui s'offrent à nous.
- 13:39C'est soit on reste à travailler...
- 13:44en B2B,
- 13:44parce que là,
- 13:45on faisait clairement du B2B avec cette personne,
- 13:46on lui achetait des stocks,
- 13:49on achetait les tissus,
- 13:49on lui livrait les tissus,
- 13:51lui s'occupait de faire le montage des chemises et des bombaires.
- 13:54À l'époque,
- 13:54on faisait même des petites...
- 13:55Lui,
- 13:56il avait une machine à broder,
- 13:57donc on brodait même le B de Bandama directement sur les bombaires et sur les chemises.
- 14:03Et puis,
- 14:04on s'est rendu compte qu'il y avait cette option de continuer à fonctionner avec du B2B,
- 14:09mais ça impliquait des stocks.
- 14:11ça impliquait d'avancer au crochet plutôt de quelqu'un.
- 14:18Donc on n'était pas vraiment libre.
- 14:19On n'avait pas cette liberté qu'on peut connaître actuellement avec la version 2 de Bandama,
- 14:24on y viendra un peu plus tard.
- 14:26Mais on n'avait pas cette liberté.
- 14:27Donc ça,
- 14:27c'était la première option qui s'offrait à nous dans la réflexion qu'on s'est faite avec mon frère.
- 14:33Et puis on s'est dit,
- 14:33l'option numéro 2,
- 14:34c'était beaucoup plus,
- 14:35entre guillemets,
- 14:36contraignant.
- 14:36Il y avait un risque plus important qui était à prendre.
- 14:39Mais c'était deux.
- 14:41Euh...
- 14:42Mettre en place,
- 14:44d'avoir notre atelier,
- 14:46de mettre en place nos modus operandi,
- 14:48donc nos modes opératoires,
- 14:50d'engager nos propres collaborateurs,
- 14:53d'avoir notre propre chef d'atelier,
- 14:55nos propres couturiers,
- 14:56nos propres aides couturiers,
- 14:57ainsi de suite.
- 14:59Mais là,
- 14:59par contre,
- 15:00c'était un risque qu'on prenait déjà financier,
- 15:02parce qu'il y avait des implications qu'on devait faire avec une location dans l'espace,
- 15:07avec des achats un peu plus importants de tissus,
- 15:10avec de l'achat de matériel.
- 15:11parce qu'on est parti de rien,
- 15:14donc on a monté un atelier de toutes pièces.
- 15:16Et finalement,
- 15:17on s'est dit,
- 15:17mais qu'est-ce qu'on veut ?
- 15:18On s'est dit,
- 15:19on voit que le projet a de l'intérêt,
- 15:21on voit que si on continue à vivre au crochet de quelqu'un,
- 15:25il va y avoir des problèmes au bout d'un moment,
- 15:27on n'aura pas cette créativité qu'on avait envie de mettre en application.
- 15:31Il y a toujours des contraintes logistiques,
- 15:33il y a toujours des contraintes de qualité aussi,
- 15:35de défauts de qualité.
- 15:36Vous savez,
- 15:36quand vous avez des défauts de qualité sur des vêtements qui sont produits en B2B,
- 15:41La personne ne répondait pas toujours très rapidement quand il fallait reprendre des chemises pour telle ou telle question.
- 15:47Donc on n'était vraiment pas très libre.
- 15:49On avait un peu les poignées menottées.
- 15:51Et donc on s'est dit,
- 15:51on prend le risque de monter notre atelier de couture.
- 15:56Et c'est chose faite.
- 15:56On a pris possession du premier atelier de Bandama.
- 15:59Parce que là,
- 16:00on est actuellement,
- 16:02au moment où je te parle,
- 16:02on est dans le deuxième atelier qui est un atelier bien plus grand.
- 16:05Et donc on a pris possession de l'atelier version 1 de Bandama.
- 16:09en février 2021.
- 16:12Et de là,
- 16:13tout est réellement le parti de projet.
- 16:14On a engagé notre premier chef d'atelier,
- 16:17qui est toujours le même,
- 16:18chef Hughes.
- 16:20On a engagé nos premiers couturiers à bout.
- 16:22Jocelyne et Papy sont venus se greffer,
- 16:24mais au début,
- 16:24on était réellement le chef d'atelier et un couturier à commencer à faire des créations,
- 16:29à faire des tests,
- 16:30à regarder les tailles,
- 16:31à regarder est-ce que ça a les approvisionnements de coton.
- 16:34Enfin,
- 16:35vraiment monter clairement,
- 16:36concrètement,
- 16:37l'atelier de couture.
- 16:38Et donc,
- 16:39on a fait toute cette mise en place qui a quand même pris entre février et septembre.
- 16:44Donc,
- 16:45ça fait quand même sept mois.
- 16:47Et si tu veux,
- 16:48moi,
- 16:48ce que je considère comme la date fondatrice de Bandama,
- 16:50c'est le 5 septembre 2021.
- 16:53C'est là où on a lancé le site Internet de Bandama,
- 16:55en fait,
- 16:56version 2.
- 16:58Et voilà,
- 16:58donc Bandama,
- 16:59pour moi,
- 17:00la version 2 et la version actuelle.
- 17:02La version 1,
- 17:03c'était une version qui était certes très intéressante parce qu'elle nous a appris quand même.
- 17:07les rouages du métier,
- 17:09du wax,
- 17:09mais d'une manière un peu plus distante parce qu'on avait quand même tout cet aspect sous-traitance où on n'était pas vraiment impliqué dedans.
- 17:17Nous,
- 17:17on livrait nos tissus bruts et on récupérait des vêtements.
- 17:22Donc,
- 17:23on voyait un peu l'idée derrière tout ça,
- 17:26mais que de manière vague,
- 17:27on allait visiter un peu l'atelier de temps à autre pour voir comment avançaient les productions.
- 17:32Mais voilà.
- 17:33Donc Bandama,
- 17:33si tu veux,
- 17:34version 2 et qui est l'actuelle version que tu as découvert récemment,
- 17:40existe depuis le 5 septembre 2020.
- 17:42Donc c'est un projet qui est relativement récent.
- 17:45Très bien,
- 17:45je te remercie d'avoir pris le temps de revenir sur la phase 1 de la création de Bandama.
- 17:51Parce qu'en fait,
- 17:51en général,
- 17:52quand on nous raconte les success story business,
- 17:55on oublie cette phase préparatoire et on a l'impression que...
- 18:00Toute la force de la marque,
- 18:01ça a été fait.
- 18:02En fait,
- 18:02on n'a accès qu'à la version 2.
- 18:04On n'a pas forcément accès à cette période qui peut être une période qui dure plusieurs mois,
- 18:09plusieurs années,
- 18:10pendant laquelle on y terre,
- 18:12on teste,
- 18:13on est en train de voir si ça peut fonctionner ou pas.
- 18:15Et là,
- 18:16l'histoire que tu racontes,
- 18:17là où c'est une belle histoire,
- 18:18c'est que vous avez fait ces tests et en fait,
- 18:22il y a énormément de marques,
- 18:22c'est comme ça qu'elles ont commencé.
- 18:24Là,
- 18:25Zara,
- 18:27l'empire Inditex,
- 18:28Zara au départ,
- 18:28c'est un producteur qui fabrique pour les autres,
- 18:32qui est sous-traitant en fait.
- 18:33Et un jour,
- 18:34il a une commande qui est annulée,
- 18:36il a de la marchandise sur les bras,
- 18:37il se dit « je vais la vendre en fait,
- 18:39je vais devenir un distributeur » .
- 18:41Et de là,
- 18:41il prend la casquette de distributeur en même temps que celle de fabricant.
- 18:46Du coup,
- 18:46c'est vraiment ce truc d'itérer.
- 18:48Et je pense que c'est vraiment important pour des portes.
- 18:51porteurs de projets ou des personnes qui s'intéressent à la mode et qui s'imaginent qu'en fait,
- 18:56en un claquement de doigts,
- 18:57on crée une marque,
- 18:58on a tout de suite la bonne idée et puis le client adhère tout de suite et puis on commence à compter les billets.
- 19:04Ce n'est pas si facile que ça,
- 19:06effectivement.
- 19:07Ce n'est pas si facile que ça.
- 19:09C'est vrai que,
- 19:11c'est bien que tu soulignes,
- 19:11mais toute cette version 1 de Bande à main,
- 19:13en fait,
- 19:14elle a été très formatrice et elle nous a permis,
- 19:17en fait,
- 19:17de…
- 19:18Mais...
- 19:18Mais je suis très content que cette version 1 de Bandama,
- 19:21in fine,
- 19:21se soit passée parce que ça nous a permis de savoir sur quel pied danser,
- 19:25de savoir là où on voulait aller,
- 19:27en fait.
- 19:28Et comme je te dis,
- 19:28tu vois,
- 19:29le risque financier,
- 19:30on n'avait pas fait des stocks non plus colossaux au début.
- 19:33Il y avait quand même des minimums de quantité quand on produisait chez ce monsieur.
- 19:37Mais d'ailleurs,
- 19:37j'ai encore quelques pièces qui sont chez moi dans mon appartement à Abidjan.
- 19:40J'en ai gardé quelques-unes.
- 19:41Le reste,
- 19:42on en a beaucoup offerte.
- 19:44Je t'expliquerai après aussi à une fondation qu'on a montée.
- 19:47Mais tu vois,
- 19:48ça a été vraiment très formateur et je n'ai absolument aucun regret d'avoir tout ça.
- 19:53Et bien au contraire,
- 19:53en fait,
- 19:54ça a vraiment posé les bases de notre...
- 19:59courant de pensée de notre ligne directrice qu'on suit actuellement et ça a été Triformateur et je ne regrette absolument rien et je conseille même à toute personne qui voudrait se lancer là-dedans de faire des tests et d'avoir des moments un peu plus compliqués
- 20:17on va dire où t'es peut-être pas forcément tout mettre à bord pour que tu comprennes qu'en fait que du moment que t'es mettre à bord t'as une liberté qui est juste sans limite et moi c'est ça qui m'anime au quotidien et c'est en fait c'est que
- 20:29on peut faire ce qu'on veut,
- 20:30tu vois.
- 20:31Contrairement à cette version 1,
- 20:32la version 2,
- 20:34les créateurs,
- 20:35c'est nous.
- 20:36Si un projet n'est pas bon,
- 20:38bon,
- 20:38ok,
- 20:39on se gratte la tête,
- 20:40on dit,
- 20:40mais pourquoi ça n'a pas marché ?
- 20:42On essaie de le modifier en vue de le pérenniser.
- 20:45Si on voit que quand on l'a modifié une deuxième fois,
- 20:48c'est toujours pas très concluant,
- 20:49bon,
- 20:49ben,
- 20:50on se dit peut-être que ce projet n'est pas assez mature pour le moment et il faudra y revenir dans quelques mois,
- 20:55dans quelques années ou dans quelques décennies,
- 20:57je ne sais quoi,
- 20:57tu vois.
- 20:59Donc,
- 20:59je suis vraiment content d'avoir fait cette période d'essai,
- 21:02on va dire,
- 21:03entre guillemets,
- 21:03pour ensuite arriver à la version 2 de Bandama,
- 21:05qui est une version nettement plus aboutie,
- 21:07une version où on est maître à bord et on est beaucoup plus libre sur tous les aspects.
- 21:12Et donc,
- 21:14ce que tu expliques,
- 21:14c'est que tu travailles avec ton frère et tu travailles avec un associé.
- 21:18Comment est-ce que les rôles sont répartis entre vous trois ?
- 21:21Alors,
- 21:22ce qu'il faut savoir,
- 21:23c'est que...
- 21:24Hierarchiquement parlant,
- 21:26je suis le CIO.
- 21:27On est tous cofondateurs,
- 21:28les trois,
- 21:29on est cofondateurs.
- 21:30Hierarchiquement,
- 21:31je suis le CIO.
- 21:32Mon frère Jean est notre directeur marketing et Fabien est notre directeur de contenu.
- 21:38Basé à Abidjan,
- 21:39c'est moi seul qui suis basé à Abidjan,
- 21:42Fabien et Jean,
- 21:42en fait,
- 21:43eux,
- 21:43ils sont aussi sur d'autres secteurs d'activité,
- 21:47on va dire.
- 21:47Il faut savoir que mon petit frère Jean a monté sa boîte de nuit il y a un peu plus d'une année,
- 21:51une boîte de nuit dans notre région de la Suisse.
- 21:53Et avant ça,
- 21:54il avait déjà un concept de soirée qui se porte vraiment très,
- 21:56très bien.
- 21:57Voilà,
- 21:58donc lui,
- 21:58c'est un peu une personne de référence dans le monde de la nuit,
- 22:00dans notre région de la Suisse.
- 22:01C'est une personne de référence dans le monde de la nuit.
- 22:04Donc eux sont vraiment,
- 22:05eux pour eux,
- 22:06c'est pas possible de vivre à Abidjan parce qu'ils sont retenus par d'autres obligations,
- 22:10on va dire,
- 22:10en Suisse.
- 22:11Donc moi,
- 22:11pour le coup,
- 22:11je suis réellement basé à Abidjan.
- 22:15Niveau opérationnel,
- 22:16fonctionnel,
- 22:17structurel,
- 22:17tout ça,
- 22:18c'est moi qui gère ça au quotidien.
- 22:21Eux sont plus consultés vraiment pour les grandes discussions,
- 22:25on va dire,
- 22:27d'ordre stratégique et de développement.
- 22:30Tu vois,
- 22:30chacun a son rôle.
- 22:31Chacun a son rôle.
- 22:32Jean s'occupe de tout ce qui est partie communication,
- 22:36la pub sur les réseaux sociaux,
- 22:38le suivi des comptes Instagram et Facebook et tout y quanti.
- 22:42Et Fabien,
- 22:42lui,
- 22:42s'occupe de manager la création de contenu.
- 22:45Il est très bon dans l'édition de vidéos,
- 22:48dans la prise de contenu de ce côté-là.
- 22:49donc lui
- 22:50se charge de ça en fait.
- 22:52On a vraiment séquencé la chose d'une manière où on a pris les forces de chacun et on a réparti de manière très homogène la chose.
- 23:00Mais moi,
- 23:00je suis vraiment Abidjan,
- 23:02basé à Abidjan depuis plus de 8 ans maintenant,
- 23:05et vraiment l'opérationnel et des décisions on va dire de moyenne ampleur,
- 23:13c'est moi qui les prends,
- 23:14mais les grandes décisions qui vont avoir un impact énorme,
- 23:17on va dire,
- 23:18sur Bandama,
- 23:18ça on se consulte bien évidemment
- 23:21Donc ça a été vraiment bien organisé pour que chacun ait son rôle,
- 23:25chacun sache ce qu'il a à faire.
- 23:27Et vu qu'eux,
- 23:28ils sont aussi beaucoup occupés,
- 23:30moi,
- 23:30je ne les embête pas avec des petites décisions.
- 23:33Tu vois ce que je veux dire,
- 23:34entre guillemets.
- 23:35Très bien.
- 23:35Donc ça a l'air effectivement très bien pensé et structuré,
- 23:39ce que tu décris.
- 23:41En termes,
- 23:42tu sais,
- 23:42si tu veux parler des pièces iconiques de Bandama,
- 23:45closing,
- 23:47du style en fait de la marque.
- 23:49Comment est-ce que vous l'avez définie et quelles sont les pièces iconiques de la marque ?
- 23:59Chez Bandama,
- 24:00on sort deux collections par année,
- 24:04toujours dans une mesure éthique et responsable.
- 24:08C'est-à-dire qu'on ne sort pas
- 24:1040 pièces par collection,
- 24:11déjà de 1.
- 24:12On sort entre
- 24:155 et 6 nouveaux produits et créations par fois.
- 24:18pour les femmes,
- 24:19et entre
- 24:214 et 6 pour les hommes.
- 24:22On met toujours un peu plus l'accent sur les créations de femmes.
- 24:26Donc il y a toute une réflexion de mode éthique derrière,
- 24:30à ne pas non plus créer pour créer.
- 24:34Nous,
- 24:34on veut avoir des pièces qui parlent,
- 24:36des pièces iconiques.
- 24:37Pour répondre à ta question,
- 24:39la pièce iconique de Bandama,
- 24:41mais sans aucun doute,
- 24:42c'est le Bomber.
- 24:43Je dirais que pas loin d'une vente sur quatre,
- 24:47que ce soit
- 24:48à
- 24:49Abidjan ou que ce soit à l'international,
- 24:52c'est clairement à Montbert.
- 24:53C'est clairement cette pièce qu'on a travaillée,
- 24:56retravaillée,
- 24:57sur-retravaillée et qui pour moi est très aboutie.
- 25:00Mais je t'avoue que je n'ai pas envie qu'on s'arrête là avec le Bomber parce que c'est vraiment une pièce qui est dans l'air du temps,
- 25:06qui est très en vogue.
- 25:08Et on a notre Bomber iconique qui est vraiment le Bomber entièrement wax.
- 25:11Mais moi,
- 25:12dans ma tête,
- 25:12j'ai déjà pour la collection à venir automne-hiver des versions de Bomber que j'aimerais bien retravailler avec un peu plus de découpe,
- 25:19peut-être un peu plus de détail intérieur.
- 25:20Mais on a le bon père entre guillemets de base,
- 25:22mais qui est tout à fait...
- 25:23très appréciable,
- 25:24très travaillé avec des tissus de qualité,
- 25:26avec du borgote,
- 25:27donc ce tissu élastique qui est 100%
- 25:29coton aussi,
- 25:30à l'intérieur ce qu'on appelle du coton glacé,
- 25:33vous avez des Ausha l'intérieur,
- 25:34il y a une fermeture qui est travaillée avec même le logo de Bandama qui est gravé dessus,
- 25:39donc c'est vraiment une pièce qui est très aboutie,
- 25:41mais qui peut encore être travaillée,
- 25:43déclinée dans d'autres pièces.
- 25:45On sait vraiment,
- 25:47aussi pour preuve,
- 25:48le bon maire,
- 25:48c'est la deuxième création qui existait avec Bandama,
- 25:50la version 1 c'était une chemise,
- 25:53La version 1,
- 25:54c'était d'abord la chemise,
- 25:55puis un bon maire.
- 25:56Donc,
- 25:57le bon maire existe depuis très longtemps chez nous et on l'a beaucoup travaillé,
- 26:01retravaillé et on va continuer à le faire.
- 26:03Mais c'est vraiment la pièce iconique de chez Bandama,
- 26:06c'est clairement celle-ci.
- 26:08Et aujourd'hui,
- 26:09en termes de clients,
- 26:12comment se répartit,
- 26:14d'un point de vue géographique,
- 26:15vous avez des clients en Europe et aussi des clients en Afrique.
- 26:19Est-ce que tu peux nous donner une idée de pourcentage ?
- 26:23Écoute,
- 26:23avec grand plaisir.
- 26:24Alors si tu veux,
- 26:26au travers des années,
- 26:28au travers des collections même,
- 26:29j'aurais tendance à dire que notre clientèle à Abidjan s'est vraiment développée.
- 26:34On a quand même une clientèle à Abidjan qui avoisine aujourd'hui entre 25 et 30%
- 26:42de nos ventes.
- 26:43Ce qu'il faut savoir,
- 26:44c'est que Bandama a toujours eu une vocation très,
- 26:46très internationale.
- 26:47Parce que l'objectif de Bandama,
- 26:49et on y reviendra,
- 26:50je vais peut-être...
- 26:50pas trop rentrer dans les détails pour le moment,
- 26:52mais on a quand même une vocation qui est internationale dans la mesure où on prend du wax produit en Côte d'Ivoire et on le mélange avec des coupes de vêtements qui sont intemporelles,
- 27:03universelles,
- 27:03qui peuvent être portées partout dans le monde.
- 27:06Tu vois ce que je veux dire ?
- 27:07Donc,
- 27:08on est très international dans la mesure où on a livré dans plus de 40 pays.
- 27:11On a livré sur tous les continents,
- 27:14mais dans plus de 40 pays.
- 27:15Donc,
- 27:15on a quand même un tiers des ventes qui sont faites à Abidjan.
- 27:19Et le reste,
- 27:20ça part beaucoup en France,
- 27:21vraiment beaucoup en France.
- 27:23Un pourcentage très,
- 27:24très appréciable.
- 27:25Je pense que peut-être aussi,
- 27:27on peut aussi partir sur un bon tiers,
- 27:29si ce n'est un poil plus en France.
- 27:31Mais aussi,
- 27:33troisième marché,
- 27:33je dirais,
- 27:34c'est clairement la Suisse.
- 27:35Et la Suisse,
- 27:36on peut l'expliquer de par nos origines.
- 27:38On a eu de la chance parce que dès le début,
- 27:41on a connu beaucoup de soutien de la part de notre famille,
- 27:46de nos amis.
- 27:48Et après,
- 27:48il y a eu une sorte d'effet boule de neige en Suisse qui a fait que la marque s'est fait connaître,
- 27:52notamment dans notre région.
- 27:54Donc maintenant,
- 27:54il y a beaucoup de gens qui commandent dans notre région qu'on ne connaît même pas.
- 27:58Il y a des gens qui commandent d'autres régions de la Suisse.
- 28:00Donc,
- 28:01on a fait un gros travail de fond en Suisse et c'est la raison pour laquelle c'est la troisième clientèle.
- 28:05Et après,
- 28:06quatrième,
- 28:07je dirais,
- 28:07Belgique et cinquième,
- 28:08Canada.
- 28:09Très bien.
- 28:11Merci de nous partager ces données.
- 28:12C'est toujours intéressant de montrer aussi que...
- 28:16Une marque made in Africa,
- 28:18elle a vocation à évoluer,
- 28:20à être présente sur la scène internationale.
- 28:22Et comme toute marque,
- 28:26elle va avoir une clientèle nationale locale et puis elle va aussi être capable de s'exporter à l'international.
- 28:32Aujourd'hui,
- 28:33l'essentiel des ventes,
- 28:34il se fait en ligne.
- 28:36C'est-à-dire que vous avez un site internet et votre site internet,
- 28:38c'est le principal canal de diffusion,
- 28:42de distribution de la marque.
- 28:44ou est-ce que vous avez d'autres…
- 28:46d'autres canaux de distribution ?
- 28:48Alors,
- 28:48on a plusieurs canaux de distribution.
- 28:51Le premier étant,
- 28:52comme tu l'as justement souligné,
- 28:53le site Internet.
- 28:54On ne va pas se mentir.
- 28:56C'est clairement ce qui fait rire parce qu'on est quand même assez actifs sur les réseaux sociaux,
- 29:03que ce soit...
- 29:04Beaucoup Instagram,
- 29:04en tout cas.
- 29:05Beaucoup Instagram.
- 29:06On a une belle communauté.
- 29:07En tout cas,
- 29:08on arrive bientôt à 32 000 followers sur Instagram.
- 29:10Donc,
- 29:10on a une communauté qui nous suit.
- 29:12Donc,
- 29:14beaucoup de personnes qui commandent sur le site Intervienne nous viennent des réseaux sociaux ou de la pub qu'on peut faire sur les différentes plateformes sociales,
- 29:22on va dire.
- 29:23Après,
- 29:23ce qu'il faut savoir,
- 29:24c'est que nous,
- 29:24on a un canal de vente et que moi,
- 29:26je suis vraiment très fier de pouvoir mettre en avant.
- 29:29En fait,
- 29:29c'est notre atelier de couture.
- 29:31Et ça,
- 29:31moi,
- 29:31c'est quelque chose qui m'anime,
- 29:32en fait.
- 29:33Et c'est quelque chose qui est beaucoup plus personnel qu'un site Internet.
- 29:37Parce qu'un site Internet,
- 29:38je ne peux pas dire que c'est impersonnel.
- 29:40Ce serait trop dur de dire ça.
- 29:41mais ce que je veux dire c'est que
- 29:42Nous,
- 29:42ce qu'on fait à Abidjan,
- 29:43on fait beaucoup de visites d'ateliers.
- 29:45et quand on fait des visites d'ateliers,
- 29:47c'est-à-dire que des gens viennent à l'atelier.
- 29:51Des fois,
- 29:52ça arrive qu'on reste deux heures avec le client.
- 29:53On prend deux heures de le temps.
- 29:54Moi-même,
- 29:55des fois,
- 29:55je prends une heure et demie,
- 29:56deux heures de mon temps pour rester avec un client.
- 30:00Mais parce qu'en fait,
- 30:01on crée des liens qui sont tellement puissants.
- 30:04Quand une personne arrive à l'atelier,
- 30:07on la présente devant toute l'équipe.
- 30:09À cette personne,
- 30:10je la présente toute l'équipe.
- 30:12Voilà Karim,
- 30:13voilà
- 30:13Tidial, voilà Kwame,
- 30:14voilà Jocelyne,
- 30:15voilà Mariette,
- 30:16voilà notre chef d'atelier,
- 30:17ainsi de suite.
- 30:18Ensuite...
- 30:19On fait même des démonstrations de machines.
- 30:21Donc,
- 30:22on présente un peu les machines,
- 30:23on explique à quoi elles nous servent,
- 30:24parce que ce n'est pas tout le monde qui est initié dans le monde de la couture.
- 30:27Il y a beaucoup de personnes qui font un peu de couture comme ça,
- 30:30à droite,
- 30:30à gauche,
- 30:30mais il y a aussi énormément de personnes qui ne connaissent rien.
- 30:32Donc,
- 30:32on prend le temps de vraiment bien présenter toutes nos machines.
- 30:36On fait même des démonstrations de boutonnières,
- 30:38de pouces-boutons.
- 30:40On discute un peu avec le chef d'atelier.
- 30:43Voilà,
- 30:43on leur montre un peu nos patrons.
- 30:45On fait vraiment une visite d'atelier globale.
- 30:47et
- 30:47Ensuite,
- 30:47on a un showroom dans l'atelier.
- 30:49Ce qu'il faut savoir,
- 30:50c'est que les gens apprécient énormément le fait de venir au showroom.
- 30:52Déjà parce qu'il y a tout cet aspect très humain qui découvre qui sont les visages et les mains derrière cette marque.
- 31:01Et ensuite,
- 31:02à l'atelier,
- 31:03il y a des choses que tu peux faire qui sont difficilement matérialisables sur un site Internet.
- 31:12À l'atelier,
- 31:12tu peux faire du sur-mesure.
- 31:14À l'atelier,
- 31:15tu peux...
- 31:18pour prendre des...
- 31:20Certains clients viennent même avec leur tissu,
- 31:22avec leur panne,
- 31:23parce qu'ils ne trouvent peut-être pas toujours leur bonheur dans nos pannes,
- 31:26ou bien pour un mariage,
- 31:27il y a un panne qui est imposé,
- 31:28bon,
- 31:28il faut qu'ils viennent faire leur chemise avec ce panne X.
- 31:32À l'atelier,
- 31:32tu peux...
- 31:35Je ne sais pas,
- 31:35moi,
- 31:35par exemple,
- 31:36je me suis fait une veste récemment,
- 31:38j'ai fait une veste moitié-moitié,
- 31:39donc c'est-à-dire que la moitié de la veste est en wax,
- 31:42et l'autre moitié est en tissu unier.
- 31:44Et ça,
- 31:45des fois,
- 31:45c'est le prototype qu'on avait fait à l'époque pour...
- 31:47certaines créations sur lesquelles on travaillait avant une mise en ligne,
- 31:52et c'est des prototypes.
- 31:54Sur ce prototype,
- 31:54on avait mis la moitié gauche en wax,
- 31:57la moitié en tissu uni coton,
- 32:00juste pour voir ce qui ressortait bien.
- 32:01Les détails ensuite,
- 32:02on faisait le négatif dessus.
- 32:03Donc si on voulait mettre des détails en coton uni sur la partie en wax,
- 32:09on exposait ça sur la pièce.
- 32:11Et pour faire ressortir le wax sur la partie uni,
- 32:13on mettait quelques petits liserés par-ci,
- 32:15par-là,
- 32:15droite à gauche,
- 32:16en wax.
- 32:17Ça,
- 32:17c'est des prototypes qui sont exposés dans le showroom.
- 32:20Mais les clients,
- 32:20ils viennent,
- 32:20mais ils disent,
- 32:21mais moi,
- 32:21je veux la même chose.
- 32:22C'est absolument dingue.
- 32:23C'est une pièce de mode.
- 32:24Je veux ça.
- 32:25Et puis,
- 32:25par contre,
- 32:25ils disent,
- 32:25oui,
- 32:26j'aimerais bien cette pièce,
- 32:27mais j'aimerais que vous utilisiez ce wax et ce tissu uni.
- 32:31Puis,
- 32:31je dis,
- 32:31mais écoutez,
- 32:31monsieur,
- 32:32ça fait possible.
- 32:32Vous aurez ainsi une pièce unicommande.
- 32:34Donc,
- 32:34en fait,
- 32:34tout ça pour te dire qu'à l'atelier,
- 32:36c'est un canal de distribution,
- 32:38de vente que moi,
- 32:39je privilégie beaucoup parce qu'on crée de vraies relations avec les clients.
- 32:44et c'est juste exceptionnel de pouvoir rétro...
- 32:46au contact des clients,
- 32:47de pouvoir échanger avec eux,
- 32:50de pouvoir les questionner aussi.
- 32:51Mais qu'est-ce que vous faites ?
- 32:53Il y a des partenariats qui naissent aussi de certaines visites clients.
- 32:56On rencontre des gens et puis,
- 32:57in fine,
- 32:58après,
- 32:59il s'avère qu'on fait des collaborations avec.
- 33:02On expose nos créations dans leurs restaurants qu'ils ont à Bidjan,
- 33:07dans leurs pop-up stores qu'ils ont à Bidjan.
- 33:09Donc,
- 33:09il y a vraiment une proximité qui est juste impossible,
- 33:14qui n'existe pas en fait.
- 33:15sur les réseaux sociaux,
- 33:19sur le site internet,
- 33:20une proximité humaine et que nous,
- 33:22on adore à l'atelier.
- 33:23Franchement,
- 33:23on adore et nos gars ont toujours énormément de plaisir à rencontrer aussi nos clients et inversement.
- 33:28Donc ça,
- 33:29c'est vraiment un canal de distribution qu'on privilégie.
- 33:32Après,
- 33:32comme autre canal de distribution,
- 33:34on a aussi éventuellement des revendeurs.
- 33:37On a quelques revendeurs qui nous revendent à Abidjan.
- 33:40On a une petite boutique aussi dans un restaurant,
- 33:42une très bonne table d'Abidjan.
- 33:45On a également des revendeurs,
- 33:46un revendeur en France du côté de Paris.
- 33:49On a aussi des revendeurs un peu en Italie et en Suisse.
- 33:53Mais on a vraiment le gros de nos canaux de distribution,
- 33:58on va dire,
- 33:59c'est Internet,
- 34:00puis l'atelier d'Abidjan.
- 34:01Très bien.
- 34:03Et du coup,
- 34:06aujourd'hui,
- 34:06ce que tu évoques,
- 34:07c'est en fait,
- 34:08c'est via Instagram,
- 34:09en fait,
- 34:10et toute la création de contenu que vous faites sur Instagram,
- 34:13c'est
- 34:14l'un des principaux leviers qui permet de faire connaître la marque et qui ensuite va driver l'audience vers le site Internet qui va passer des commandes,
- 34:22plus tout le travail que tu évoques sur le terrain.
- 34:26Donc,
- 34:27est-ce que dans votre stratégie de communication,
- 34:30il y a ce côté personal branding où toi et les deux autres cofondateurs vous mettez en avant ou est-ce que c'est plutôt vraiment des shootings que vous faites avec des mannequins ou des influenceurs qui...
- 34:43portent vos produits ou est-ce que c'est les deux
- 34:45Alors pour le coup,
- 34:46nous on ne se met pas spécialement trop en avant.
- 34:50Ce qu'on met vraiment en avant,
- 34:51c'est vrai que c'est beaucoup plus des shootings.
- 34:53On essaye de mettre énormément d'émotions dans nos shootings.
- 34:55Ce qu'il faut savoir,
- 34:56c'est que nous on a de la chance,
- 34:57c'est que Fabien,
- 34:58notre associé,
- 34:58et Jean,
- 34:59mon frère,
- 34:59sont aussi DJ avant tout,
- 35:00avant d'être patron de boîte de nuit et tout ça.
- 35:02Ils sont DJ,
- 35:03donc eux créent eux-mêmes les musiques qu'on utilise pour faire nos vidéos promotionnelles.
- 35:10Et donc on arrive à mettre une émotion tellement particulière.
- 35:14dans les vidéos qu'on fait,
- 35:15c'est que les vidéos parlent d'elles-mêmes.
- 35:17Et aussi avec les mannequins,
- 35:18ce qu'il faut savoir,
- 35:18c'est qu'avec les mannequins à Bijan,
- 35:21on a aussi fait un énorme travail,
- 35:23parce qu'en fait,
- 35:23les mannequins,
- 35:24c'est devenu tout simplement des membres de notre famille,
- 35:26les membres de la famille Bandama.
- 35:27C'est devenu des amis.
- 35:29On se voit même en dehors avec nos mannequins un vendredi soir pour aller manger un poulet ou pour aller boire un verre de vin.
- 35:38On le fait aussi avec nos mannequins.
- 35:39Donc on a su vraiment créer une réelle famille
- 35:44avec nos mannequins,
- 35:45avec toutes les personnes qu'on voit sur les images.
- 35:47Et je pense que,
- 35:48et je ne pense pas,
- 35:49je confirme,
- 35:50tout ça se revoit en fait dans les émotions,
- 35:52dans les shootings qu'on fait.
- 35:54Et c'est tout ça qui donne les bonnes énergies de Bandama.
- 35:56Et si à tout ça,
- 35:57vous associez les bonnes énergies du wax,
- 36:00ça donne le résultat que vous voyez sur nos réseaux sociaux.
- 36:04Ok,
- 36:04très bien.
- 36:04Donc,
- 36:04il y a un vrai travail de profondeur dans la création de contenu à intégrer un storytelling vraiment spécifique qui fait...
- 36:13l'unicité,
- 36:14le storytelling de Bandama Closing.
- 36:17C'est exactement ça.
- 36:18En fait,
- 36:18nous,
- 36:20nous,
- 36:20Ramatan,
- 36:20on s'est rencontrés en vrai il y a quelques jours.
- 36:23Je ne sais pas si tu as vu,
- 36:24mais moi,
- 36:24je mets beaucoup de cœur dans mes discussions et dans les relations que j'ai avec les gens,
- 36:28je mets beaucoup de cœur.
- 36:28Et on a toujours voulu faire Bandama à notre image,
- 36:33c'est-à-dire de mettre beaucoup d'énergie et d'émotion dans ce qu'on fait.
- 36:37Moi,
- 36:37je suis une personne qui suis très énergique,
- 36:40très émotive,
- 36:40très...
- 36:44j'essaye d'être toujours positive,
- 36:45donc j'ai envie que notre marque soit positive véhicule des messages d'amour au travers du wax,
- 36:52au travers de nos ambassadeurs que sont nos mannequins que sont des influenceurs avec lesquels on pourrait faire des collaborations,
- 36:58donc oui on essaye vraiment de véhiculer que des bonnes énergies,
- 37:02parce que moi je vais te dire en toute franchise,
- 37:04moi je porte énormément de wax que ce soit à
- 37:08Abidjan à Paris,
- 37:10en Suisse,
- 37:10peu importe support.
- 37:11toujours du wax et tu ne peux pas passer une mauvaise journée si tu portes du wax.
- 37:15Ce n'est pas possible.
- 37:16Juste les couleurs que ce tissu te procure,
- 37:18le confort que ce tissu te procure,
- 37:20ça a un impact sur ta journée.
- 37:21C'est indéniable.
- 37:23Très bien.
- 37:23On sent vraiment cette passion et cet enthousiasme dans ta voix et dans ta manière de parler de la marque.
- 37:33Ce que j'avais envie d'évoquer aujourd'hui,
- 37:36on est le 21 juin,
- 37:38jour de la fête de la musique.
- 37:39L'épisode sera parti.
- 37:40partagé d'ici quelques jours.
- 37:42Et on est en pleine période du pop-up Africana au Galerie Lafayette.
- 37:50Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ce que ça représente pour toi d'être présent au Galerie Lafayette pour pouvoir distribuer ta marque ?
- 38:02Un petit peu nous raconter comment s'est fait ce deal.
- 38:07Et puis là,
- 38:08on est au premier jour,
- 38:09tu vois,
- 38:10mais de nous.
- 38:10dire un peu c'est quoi tes premiers ressentis ?
- 38:12Est-ce que toi,
- 38:15quand on se définit les objectifs d'une marque,
- 38:18en termes de business,
- 38:19on peut mettre quelque part avoir un corner au Galerie Lafayette.
- 38:24Est-ce que toi,
- 38:24ça faisait partie d'une wish list que tu avais écrite et du coup maintenant la case est cochée ?
- 38:30Ou est-ce que c'est quelque chose qui est venu un peu que tu n'avais pas forcément écrit,
- 38:36mais c'est une opportunité que tu as saisie ?
- 38:39Alors,
- 38:40merci de poser la question.
- 38:41Je ne sais pas si un jour,
- 38:42j'ai osé,
- 38:43j'aurais osé imaginer mettre sur la wishlist Galerie Lafayette,
- 38:48mais en vrai,
- 38:50c'est absolument phénoménal comme nouvelle.
- 38:53C'est nouvelle qui vient de...
- 38:56Il y a quand même plusieurs mois de préparation derrière ce pop-up que tu as juste magnifiquement mis en lumière.
- 39:03Mais en fait,
- 39:04si on a pu arriver aussi...
- 39:07Comment dire ?
- 39:08Au Galerie Lafayette,
- 39:08c'est parce qu'on a su créer des relations à Abidjan.
- 39:13Tu sais,
- 39:13moi,
- 39:13je suis une personne très authentique.
- 39:14Je suis une personne très authentique.
- 39:16Je n'ai pas de faux semblants,
- 39:17en fait.
- 39:17Je ne suis pas quelqu'un...
- 39:19Je dis les choses.
- 39:21Je dis les choses toujours avec beaucoup de délicatesse parce que j'aime bien faire usage de bonnes paroles,
- 39:28faire usage de magie blanche,
- 39:29comme on dit.
- 39:30Et en fait,
- 39:31c'est des relations...
- 39:33Moi,
- 39:33bon dommage,
- 39:33je l'ai toujours fait avec le cœur.
- 39:34Tout ce que je fais dans la vie,
- 39:35en règle générale,
- 39:35je le fais avec le cœur.
- 39:36pas que ce soit Bandama si je vais faire une marche en montagne si je croise un ami,
- 39:43je fais ça avec le cœur je reste toujours moi-même et pour moi c'est très important avec Bandama de rester moi-même parce qu'on a toujours
- 39:51étaient nous-mêmes depuis le début,
- 39:53et on le sera toujours.
- 39:54Je nous souhaite qu'on le soit vraiment toujours.
- 39:56Donc,
- 39:56en fait,
- 39:56j'ai rencontré des gens à Abidjan qui,
- 39:59au début,
- 40:00je ne savais pas,
- 40:00étaient des personnes qui allaient,
- 40:02en fait,
- 40:02nous permettre de rentrer au Galerie Lafayette.
- 40:04Donc,
- 40:04en fait,
- 40:05c'est des contacts que j'ai eus à Abidjan,
- 40:09des liens d'amitié très profonds qu'on a pu nouer avec certaines personnes.
- 40:14Et puis,
- 40:14en fait,
- 40:14il s'avère que cette personne que tu connais très certainement,
- 40:19en fait...
- 40:20Cette personne,
- 40:21un jour,
- 40:23lui,
- 40:25il est impliqué d'une manière particulière avec les Galeries Lafayette.
- 40:29Et en fait,
- 40:29il s'avère qu'il cherchait des créateurs.
- 40:31Il savait que le pop-up Africanao,
- 40:34pour que les auditeurs comprennent bien,
- 40:36en fait,
- 40:36le pop-up Africanao,
- 40:38c'est 12 créateurs.
- 40:40Sur le papier,
- 40:40c'est 12.
- 40:40Il y en a juste 11 parce qu'il y en a un qui a eu malheureusement un contre-temps de dernière minute.
- 40:44Mais sur le papier,
- 40:44c'est 12 créateurs qui étaient invités par trois entités.
- 40:48C'est-à-dire que nous,
- 40:49on a été invités par l'entité
- 40:51Cher Africa et Africa Fashion Week,
- 40:53qui sont managés par Valérie K.
- 40:56Et
- 40:56Valérie, donc,
- 40:58cherchait quatre créateurs du continent pour que ces créateurs viennent participer au pop-up sur ces trois semaines.
- 41:06Les autres entités,
- 41:07tu avais Adama Paris,
- 41:08qui a également,
- 41:09elle,
- 41:09de son côté,
- 41:10invité quatre créateurs.
- 41:11Et tu avais
- 41:13Tranoï, qui a invité aussi quatre créateurs.
- 41:15Mais nous,
- 41:15on est arrivés par l'entremise de Valérie,
- 41:18on va dire.
- 41:18Et en fait,
- 41:19c'est Thierry Bernat,
- 41:20je pense qu'on peut le nommer,
- 41:21que tu connais.
- 41:22C'est Thierry,
- 41:22en fait,
- 41:23qui nous a mis en lien avec Valérie.
- 41:26Parce que
- 41:26Thierry, c'est un ami,
- 41:28c'est également un client de chez Bandama,
- 41:30et il connaît nos valeurs,
- 41:31il a visité déjà à de nombreuses reprises l'atelier.
- 41:34Et quand Valérie lui a dit,
- 41:35écoute,
- 41:36Thierry,
- 41:37est-ce que tu ne connais pas des créateurs qui seraient susceptibles de venir au Galerie ?
- 41:42Thierry a directement pensé à nous.
- 41:43et Thierry en fait si tu veux comment dire il
- 41:49Il nous a mis en avant parce qu'il a toujours aimé le projet depuis le début.
- 41:53Il a toujours aimé notre manière de voir le wax,
- 41:59notre manière de voir la mode.
- 42:02Il nous a présenté à Valérie.
- 42:03Valérie a également adhéré au projet et elle nous a proposé de venir.
- 42:07Moi,
- 42:07je t'avoue que quand on nous a proposé de venir,
- 42:10j'étais bouche bée,
- 42:11je ne savais trop plus.
- 42:13J'étais dans mon bureau,
- 42:14je marchais un peu dans mon bureau parce que moi,
- 42:15quand je suis au téléphone,
- 42:16j'aime bien...
- 42:17J'aime bien marcher dans mon bureau.
- 42:18Et là,
- 42:18je t'avoue que j'ai beaucoup marché dans mon bureau quand elle parlait.
- 42:22Et puis,
- 42:23j'ai vraiment eu de la peine.
- 42:26Mais je veux dire,
- 42:27il m'a fallu un temps pour conscientiser,
- 42:30on va dire,
- 42:31ce qui s'offrait à nous comme opportunité.
- 42:33Et puis bon,
- 42:34on avait peu de temps pour réfléchir,
- 42:36mais on a quand même passé une nuit,
- 42:38non,
- 42:38deux nuits dessus.
- 42:39Et puis finalement,
- 42:41on a décidé de répondre par la positive.
- 42:43Et parce qu'il faut savoir qu'il y a quand même une application financière derrière.
- 42:46c'est pas
- 42:46Ce n'est pas anodin que de venir aux galeries,
- 42:49tu dois quand même payer un droit d'entrée.
- 42:52Nous,
- 42:52il y a toute une organisation parce qu'on produit à Abidjan,
- 42:54donc il a fallu faire beaucoup de stocks,
- 42:56alors qu'on avait déjà beaucoup de travail à Abidjan pour d'autres clients,
- 43:01d'autres affaires qu'on a à Abidjan.
- 43:02Donc il y a eu une grosse réorganisation,
- 43:06entre guillemets,
- 43:06subite,
- 43:07pas du tout dérangeante,
- 43:08mais une grosse réorganisation de l'atelier qui a dû être faite.
- 43:12On a dû mettre certains projets légèrement entre parenthèses.
- 43:16Mais on était pleinement conscients des opportunités que pouvaient nous amener les Galeries Lafayette.
- 43:23Paris,
- 43:23capitale de la mode.
- 43:25Galeries Lafayette,
- 43:28grand magasin le plus connu de Paris.
- 43:31Donc on est dans la capitale du commerce et du temple de la consommation,
- 43:35de la capitale européenne de la mode.
- 43:38Donc bon,
- 43:38on te propose de venir là,
- 43:42on te propose un rendez-vous avec ton avenir en quelque sorte.
- 43:44donc on a
- 43:45bien réfléchi,
- 43:46mais dans une certaine mesure,
- 43:48c'était assez logique que de venir,
- 43:51c'était assez une évidence,
- 43:52en quelque sorte.
- 43:53Et puis,
- 43:54voilà,
- 43:54on a pris toutes les dispositions nécessaires,
- 43:56on a produit toutes les créations,
- 43:57on s'est bien gratté la tête de quelles créations mettre en avant.
- 44:00Bien évidemment,
- 44:01l'iconique Bombert a sa place de choix dans le pop-up.
- 44:07On a mis en avant,
- 44:08clairement,
- 44:09les créations qui plaisent et qui plaisaient.
- 44:12On a eu quelques nouveaux tissus,
- 44:14spécialement pour cette occasion.
- 44:15Donc tu vois,
- 44:16vraiment,
- 44:17on a mis les petits plats dans les grands.
- 44:21On est arrivé à Paris,
- 44:22moi je suis arrivé à Paris il y a quelques jours justement pour l'installation,
- 44:25pour déjà dans un premier temps m'appréhender des bonnes énergies parisiennes,
- 44:29de pouvoir me mettre un peu à la page.
- 44:31Et puis le pop-up,
- 44:32pour répondre à ta question aussi,
- 44:33le pop-up a commencé tout en douceur.
- 44:36Et puis là,
- 44:37franchement,
- 44:38j'y étais tout à l'heure.
- 44:40On a fait une superbe journée.
- 44:41Je sais pas si t'entends,
- 44:42ma voix elle rappe un peu parce qu'on échange beaucoup.
- 44:45Et tu vois,
- 44:46moi,
- 44:46je t'ai dit qu'on aimait énormément les visites d'ateliers à Abidjan parce qu'il y avait cette proximité.
- 44:51On aime faire des pop-up à Abidjan parce qu'il y a cette proximité.
- 44:55C'est la première fois qu'on fait vraiment un pop-up comme ça,
- 44:57on va dire,
- 44:57en France.
- 44:58Et on a cette proximité.
- 45:01Par exemple,
- 45:01cet après-midi,
- 45:02j'ai discuté avec une dame qui m'a dit...
- 45:04J'ai pris congé et je suis venu au galerie juste pour vous voir.
- 45:08J'ai dit,
- 45:09mais madame,
- 45:09ma journée est un succès,
- 45:11juste que vous soyez venu pour nous voir.
- 45:14Mais ça m'a touché d'une manière.
- 45:15J'étais là et je suis resté
- 45:1720 minutes à discuter,
- 45:1825 minutes même à discuter avec la dame.
- 45:20Et on a créé des relations.
- 45:22Et c'est une dame qui était congolaise,
- 45:25si je me souviens bien,
- 45:26et qui fait très régulièrement des voyages en Afrique.
- 45:28J'ai dit,
- 45:28mais madame,
- 45:28prenez ma carte,
- 45:29la prochaine fois que vous venez à Abidjan,
- 45:30je veux...
- 45:31que vous veniez visiter l'atelier,
- 45:32je veux vous présenter l'équipe parce que ce que vous m'avez dit,
- 45:35ça m'a tellement touché.
- 45:37Et voilà,
- 45:37donc tout ça pour te dire que cet événement nous permet un rayonnement international,
- 45:43c'est-à-dire très large,
- 45:45mais ça nous permet aussi des rencontres très terre-à-terre avec des clients,
- 45:50des personnes qui ne nous connaissent pas,
- 45:51mais des personnes qui nous suivent sur les réseaux sociaux.
- 45:53Il y a beaucoup de personnes qui disent « Ah,
- 45:54mais je vous suis sur les réseaux sociaux » .
- 45:57C'est merveilleux,
- 45:58c'est merveilleux.
- 45:59Tu as des retombées qui sont intéressantes parce qu'il faut quand même qu'on puisse rentrer dans nos frais de ce côté-là,
- 46:04tout l'investissement.
- 46:05Mais il y a aussi des retombées qui sont à moyen et long terme,
- 46:09mais qui sont très,
- 46:10très,
- 46:11très intéressantes.
- 46:13On fidélise des clients,
- 46:14on se crée des nouveaux clients.
- 46:15Il y a aussi des partenaires qui nous approchent pour faire des collaborations,
- 46:22que ce soit des personnes qui ont des boutiques,
- 46:25des pop-up stores,
- 46:25je ne sais où.
- 46:27à Bruxelles,
- 46:28à Paris ou à Marseille,
- 46:29je ne sais où,
- 46:30il y a aussi des personnes qui nous approchent pour ça.
- 46:32Et ça,
- 46:33franchement,
- 46:33c'est des retombées qui sont tout autant très appréciables.
- 46:36Et ça nous permet,
- 46:37nous,
- 46:37de nous mettre en avant et aussi de parler de notre histoire,
- 46:42de parler de notre amour pour le wax.
- 46:44Et voilà,
- 46:45donc c'est vraiment pour nous un extrême honneur d'être aux Galeries.
- 46:49C'est trois semaines,
- 46:52c'est court,
- 46:52mais ce n'est pas si court,
- 46:53parce que si on met beaucoup de cœur,
- 46:55et d'intention et d'attention dans ce qu'on fait,
- 46:57en fait,
- 46:58ces trois semaines,
- 46:58on peut faire de grandes choses avec.
- 47:00Exemple,
- 47:00hier,
- 47:01par exemple,
- 47:01tu vois,
- 47:01tu as eu une soirée,
- 47:03on s'y a rencontré d'ailleurs un matin,
- 47:05tu vois,
- 47:06il y a eu une soirée avec la presse,
- 47:06les influenceurs,
- 47:07mais on a fait des contacts en pagaille.
- 47:09On a fait des contacts en pagaille et on a fait aussi,
- 47:13on avait fait des petits gift bags.
- 47:15J'ai l'occasion de discuter hier soir et aujourd'hui avec quelques personnes et en fait,
- 47:20on a tapé un grand coup avec ces gift bags parce qu'on a designé spécialement
- 47:25un nouveau sac,
- 47:26c'était un prototype,
- 47:27mais c'est devenu un sac en soit,
- 47:30petit format,
- 47:30on l'a appelé la brioche,
- 47:31parce qu'il était tout mignon,
- 47:33avec une petite bandoulière très sympathique,
- 47:35et on a produit ça juste,
- 47:37je crois que les derniers sacs,
- 47:38on les a produits vendredi soir,
- 47:41quand on fermait l'atelier à 17h,
- 47:43et moi j'ai embarqué samedi matin à 5h du matin,
- 47:45donc on a vraiment,
- 47:46au dernier moment,
- 47:47on a pu produire ces sacs,
- 47:48mais ils ont fait leur effet,
- 47:50et beaucoup de personnes ont été touchées par ces petites attentions.
- 47:52Ils ont dit,
- 47:53moi-même,
- 47:53une dame,
- 47:54une mannequin m'a dit,
- 47:55Sam,
- 47:56moi,
- 47:56j'ai défilé pour des grandes marques,
- 47:59dont je tairai le nom,
- 48:00mais des grandes marques du prêt-à-porter,
- 48:02mais jamais on nous a fait un cadeau comme ça.
- 48:03Donc,
- 48:04les personnes ont été touchées,
- 48:05et moi,
- 48:07ça m'a énormément touché que ces personnes aient été touchées.
- 48:09Donc,
- 48:09tout ça pour te dire que,
- 48:11en fait,
- 48:12ce pop-up,
- 48:13pour nous,
- 48:14ça représente énormément,
- 48:15parce que ça nous permet d'être physiquement là à Paris et d'être physiquement proche de clients,
- 48:21d'influenceurs.
- 48:22de personnes de la presse et tout.
- 48:24Et c'est juste exceptionnel.
- 48:25Et moi,
- 48:26c'est ça qui m'anime.
- 48:27Je suis certes pas mal fatigué parce qu'on a beaucoup travaillé ces derniers temps pour préparer tout ça.
- 48:31Ça a été beaucoup d'excitation,
- 48:33donc beaucoup d'excitation qui défonce des fois que tu te réveilles un peu la nuit à 3h du matin.
- 48:37Mais in fine,
- 48:38c'est que du pur bonheur.
- 48:39Et moi,
- 48:40je savoure ces moments,
- 48:41mais d'une manière incommensurable.
- 48:44Écoute,
- 48:45ça présage que du bon tout ce que tu nous racontes là par rapport à ce pop-up.
- 48:51Tu évoquais Thierry Bernard,
- 48:53je l'ai interviewé dans le cadre du podcast il y a quelques semaines de ça,
- 48:56en quelques mois même.
- 48:58Donc du coup,
- 48:59l'audience,
- 49:00je suis sûre que mon audience écoute tous les podcasts de toute façon,
- 49:04je remettrai le lien pour que les gens arrivent.
- 49:08Donc Thierry Bernard qui est à la tête d'une agence de relations presse.
- 49:13Et notamment,
- 49:15il travaille avec des canals plus afriques,
- 49:18avec les galeries Lafayette sur la promotion de tous leurs événements.
- 49:23Et donc,
- 49:23il a été très impliqué,
- 49:24puisque lui,
- 49:25c'est quelqu'un qui connaît bien l'Afrique,
- 49:26il a été très impliqué dans l'organisation de ce pop-up.
- 49:30Moi,
- 49:31ce que je trouve vraiment intéressant,
- 49:32et c'est ce que tu évoques là,
- 49:33c'est qu'à la fois,
- 49:34c'est une opportunité,
- 49:36clairement,
- 49:36un corner dans les galeries Lafayette,
- 49:38c'est une opportunité de vendre.
- 49:40mais il y a aussi tout autour une opportunité de développer sa notoriété.
- 49:44et d'accéder à des contacts auxquels tu n'as pas forcément la possibilité d'accéder quand tu vas faire un pop-up par toi-même ou quand tu fais des initiatives,
- 49:52mais que tu n'es pas forcément regroupé avec onze autres marques dans un corner.
- 49:59Corner vraiment très bien situé au troisième étage,
- 50:02un étage sur lequel on va avoir des marques comme Rouge,
- 50:05comme Balzac,
- 50:06comme Sandro,
- 50:07comme
- 50:08Mag. Jadig et Voltaire,
- 50:10il y en a encore.
- 50:11que des belles marques.
- 50:12Exactement.
- 50:14Du coup,
- 50:14l'idée,
- 50:15c'est de venir positionner du Made in Africa de qualité avec des produits d'excellence au même niveau que d'autres marques que des consommateurs ont l'habitude de voir pour un petit peu déconstruire tous les clichés qu'il peut y avoir sur la
- 50:30mode africaine,
- 50:31sur la qualité de la mode africaine.
- 50:33Je pense qu'il y a des personnes aussi qui vont juste découvrir ce que c'est la mode africaine.
- 50:39et en ce sens-là,
- 50:41je trouve que cette opération-là,
- 50:42elle est très intéressante aussi parce qu'il y a énormément de diversité dans les propositions.
- 50:47Par exemple,
- 50:48toi,
- 50:48tu vas être la marque qui a le plus de wax et il n'y a pas,
- 50:51dans les 12 propositions,
- 50:52il n'y a pas 12 créateurs qui font des pompeurs sans wax.
- 50:55Il y a vraiment,
- 50:56chacun a son identité,
- 50:58son storytelling,
- 50:58son histoire.
- 50:59Du coup,
- 50:59il y en a vraiment pour tous les goûts.
- 51:01Et ça,
- 51:01je trouve que c'est une force dans la sélection aussi parce que ça donne l'opportunité à chacun d'aller finalement caper
- 51:08télévente de celui qui voudrait du wax et du coup vous n'êtes pas plusieurs créateurs un petit peu à bon bah s'il y a un client qui aime le wax,
- 51:15on va se battre tous les trois pour essayer de s'éduire,
- 51:19là on n'est pas là-dedans on est vraiment,
- 51:21chaque créateur a une proposition unique et extrêmement elles sont très différentes les unes des autres et je trouve que c'est ça qui fait la force aussi de ce pop-up.
- 51:30Non mais clairement,
- 51:31comme tu dis,
- 51:32personne aucun des créateurs n'empiète sur les plates-bandes de l'autre,
- 51:35chacun a sa spécificité.
- 51:38Et c'est là où aussi la sélection,
- 51:40je ne sais pas s'ils se sont coordonnés réellement entre les trois organismes,
- 51:44on va dire,
- 51:44qui ont invité chacun quatre créateurs.
- 51:46Je ne sais pas s'ils sont le fruit du curasa,
- 51:48mais il n'y a personne qui se marche sur les plates-bandes de l'autre.
- 51:51C'est-à-dire que,
- 51:52comme tu l'as justement dit,
- 51:53nous,
- 51:53le wax,
- 51:54j'ai vu quelques touches de wax à droite,
- 51:56à gauche sur certains autres créateurs,
- 51:58mais très légères,
- 52:00très subtiles.
- 52:01De la manière dont nous,
- 52:02on l'utilise avec Bandama,
- 52:03personne ne le fait sur le pop-up.
- 52:04Juste à côté de nous,
- 52:05tu as le talentueux
- 52:06Algueil du Sénégal qui fait un travail formidable.
- 52:09Lui,
- 52:09il a quelques touches de wax à droite,
- 52:11à gauche.
- 52:12Mais lui,
- 52:12il a son identité.
- 52:13Et dans l'identité d'Algueil,
- 52:15personne ne le fait.
- 52:17Juste à côté de nous,
- 52:18on a Colesso du Sénégal également,
- 52:20qui fait de magnifiques pièces,
- 52:22des boubous,
- 52:23mais avec un travail de broderie qui tient du divin.
- 52:27Et personne ne fait ça ailleurs.
- 52:28D'autres personnes font de l'upcycling avec des vêtements en jeans.
- 52:31Personne ne le fait.
- 52:32Bref,
- 52:33ça a été vraiment bien pensé.
- 52:36je ne sais pas si c'est le fruit du hasard en tout cas mais le résultat in fine est merveilleux et il y en a pour tous les goûts il y en a pour tous les goûts et chacun d'une manière ou d'une autre peut se mettre en avant sans avoir l'ombre d'autres créateurs et on
- 52:53discute beaucoup entre créateurs et on a beaucoup de plaisir aussi vous savez on est quand même dans cette expérience ensemble pour trois semaines
- 53:01Donc forcément,
- 53:02on va voir la tête des uns et des autres tous les jours.
- 53:05Donc ça crée aussi des liens.
- 53:06Ça ouvre aussi des portes,
- 53:07vous savez,
- 53:08ça ouvre aussi des portes.
- 53:08Moi,
- 53:08j'ai eu des propositions qui étaient assez intéressantes pour d'autres choses.
- 53:13Je ne peux pas en parler pour le moment.
- 53:14Mais voilà,
- 53:15ça ouvre des portes pour tout le monde,
- 53:16en fait.
- 53:17Et ça permet,
- 53:18pourquoi pas,
- 53:18un jour de faire des collaborations avec tel ou tel créateur.
- 53:22Si un jour,
- 53:22moi,
- 53:22je dois aller à Dakar pour telle ou telle raison,
- 53:24j'irai dire bonjour à mon ami Algueil,
- 53:27j'irai dire bonjour à Tanti.
- 53:29collés saut et ainsi de suite et si eux viennent à Abidjan ça ira de même donc c'est une expérience qui est humainement très riche c'est une expérience qui est en termes de mode excessivement riche c'est une expérience qui est formidable sur tous les points de vue en
- 53:44termes de visibilité de marketing de communication il y a vraiment beaucoup de choses à faire et il faut aussi souligner le gros travail des galeries j'ai eu l'occasion de discuter avec
- 53:55Plusieurs personnes dirigeantes du pop-up et des galeries en général qui disaient que la soirée qu'on a connue hier en soit le 19,
- 54:07c'était vraiment la soirée officielle de lancement.
- 54:08Avec des influenceurs,
- 54:09la presse en a parlé,
- 54:10la presse en parlera aussi parce que je pense qu'ils sont dans la rédaction des articles éventuellement.
- 54:14Mais voilà,
- 54:16il y a vraiment un gros travail aussi qui a été fait du côté des galeries et on sent que les galeries avaient et auront,
- 54:24je l'espère,
- 54:25envie de mettre réellement en avant la mode africaine.
- 54:29Thierry,
- 54:30qui est à Abidjan tous les deux mois,
- 54:32Thierry Bernat,
- 54:33il est à Abidjan tous les deux mois,
- 54:35mais chaque fois,
- 54:35il vient avec une délégation des galeries,
- 54:37avec son homonyme Thierry,
- 54:38il vient avec Olivier,
- 54:40il vient avec Joachim.
- 54:41On voit que les galeries ont vraiment...
- 54:44envie de mettre l'accent sur la mode ivoirienne et ça enfin la mode africaine pardon ivoirienne mais africaine et j'ai l'impression que c'est qu'un début c'est qu'un début que ce pop up là c'est vraiment c'est vraiment une première pierre de quelque chose de beaucoup plus grand de
- 55:03ce que je comprends les galeries ils ont vraiment ils ont vraiment envie de faire quelque chose avec l'afrique et c'est pas pour nous déplaire c'est pas pour nous déplaire et c'est vraiment enfin cette mise en lumière
- 55:13d'un grand magasin qui nous est proposé et qui est juste sublime.
- 55:19Et dans ce que tu disais,
- 55:20par rapport à la cohérence de la sélection,
- 55:24en fait,
- 55:25c'est vraiment le métier de la direction des achats des Galeries Lafayette.
- 55:28Ils font ça tout le temps,
- 55:29chaque fois qu'ils font des pop-up ou chaque fois qu'ils construisent un étage,
- 55:33ils doivent s'assurer de la cohérence des marques entre elles.
- 55:35Donc,
- 55:36il y a déjà un premier travail qui a été fait par
- 55:38Adam à Paris,
- 55:39Africa Fashion Hub et le Calex dans la sélection des marques.
- 55:43Et ensuite,
- 55:43il y a effectivement aussi un travail global des Galeries Lafayette.
- 55:48Ils ont travaillé vraiment en bonne intelligence pour s'assurer que ce soit une sélection gagnante de
- 55:5512 propositions aussi originales les unes que les autres.
- 55:59Et que ce soit aussi du made in Africa,
- 56:04que ce soit vraiment des marques africaines.
- 56:07Il y a pu avoir des tentatives par le passé de grands magasins qui ont fait des propositions où c'est...
- 56:12c'était plutôt des marques,
- 56:13on va dire,
- 56:14occidentales qui avaient créé une collection inspirée d'Afrique.
- 56:20Là,
- 56:21on est vraiment dans quelque chose de totalement différent.
- 56:24Et je trouve que ce qui marche bien,
- 56:27c'est qu'il y a une ambition des Galeries Lafayette et en face,
- 56:30il y a une réponse de créateurs africains qui peuvent répondre oui,
- 56:33en fait.
- 56:34C'est-à-dire que,
- 56:34comme tu l'as dit,
- 56:35tu as pris le temps de réfléchir parce qu'il y a des investissements importants.
- 56:40Et du coup,
- 56:41il faut pouvoir faire ce pari sans forcément avoir de certitude sur les résultats qu'il va y avoir en termes de résultats.
- 56:50Mais c'est vraiment un pari que toutes les marques n'ont pas forcément les reins solides pour pouvoir répondre oui.
- 56:58Donc,
- 56:59le fait que là,
- 56:59il y en ait 12,
- 57:00on se dit qu'il y a un vrai potentiel et il y a des marques aujourd'hui qui sont capables effectivement de tenir la route en termes de quantité pour pouvoir...
- 57:10proposer du stock pendant trois semaines,
- 57:12des collections de qualité,
- 57:15adaptées au marché occidental.
- 57:17Ce que j'apprécie aussi,
- 57:18c'est que les collections qui sont proposées,
- 57:21je ne pense pas qu'elles aient été...
- 57:23Alors,
- 57:23forcément,
- 57:24vous avez dû les adapter pour les galeries,
- 57:26mais vous n'avez pas changé votre style parce que c'était le pop-up des galeries Lafayette.
- 57:32Alors,
- 57:32jamais de la vie,
- 57:33et on ne le fera jamais,
- 57:34ça se doit informer que pour n'importe quel lieu où on pourrait être...
- 57:39entrée,
- 57:39on va dire,
- 57:40entre guillemets,
- 57:40on ne le fera jamais.
- 57:41L'idée de...
- 57:42L'identité,
- 57:43pardon,
- 57:43de Bandama,
- 57:45elle est là since day one,
- 57:47et elle va le rester.
- 57:48Ça,
- 57:48c'est quelque chose d'immuable,
- 57:49n'est-ce pas ?
- 57:50Donc,
- 57:51non.
- 57:51On fait quelques petites adaptations,
- 57:53certes,
- 57:53parce que...
- 57:54Après,
- 57:54nous,
- 57:54dans une certaine mesure,
- 57:55j'ai envie de te dire,
- 57:56Amata,
- 57:56tu sais,
- 57:57nous,
- 57:58Bandama,
- 57:58on est déjà très international de par essence.
- 58:01Tu vois,
- 58:02tu as eu l'occasion de...
- 58:03On a eu l'occasion d'échanger sur le stand.
- 58:05Tu as vu que nos coupes sont quand même très intemporelles.
- 58:09Elles peuvent être totalement portées par un Ivoirien,
- 58:14par un Parisien,
- 58:14par un Français,
- 58:15pardon,
- 58:15un Parisien,
- 58:16par un Suisse,
- 58:18par un Tokioïte,
- 58:19et puis par un New-Yorkais,
- 58:20pourquoi pas ?
- 58:21Tu vois ce que je veux dire ?
- 58:21Donc nous,
- 58:22dans tous les cas,
- 58:23on a déjà une essence de base qui est très tournée vers le monde.
- 58:29Donc voilà.
- 58:30Mais effectivement,
- 58:31comme tu dis,
- 58:32il y a toute cette prise de conscience.
- 58:36des galeries,
- 58:37et je pense aussi que les créateurs africains qui sont présents sur ce pop-up vont aussi forcément communiquer,
- 58:45et ça va aussi faire grand bruit en Afrique aussi.
- 58:50Un grand bruit,
- 58:50mais qui viendra aussi des créateurs qui disent à d'autres créateurs,
- 58:53voilà,
- 58:54ça s'est passé comme tel,
- 58:55ça s'est bien passé,
- 58:56c'était très carré,
- 58:58les retombées étaient intéressantes sans forcément rentrer dans les chiffres,
- 59:01mais les retombées étaient intéressantes,
- 59:03et ça va peut-être ouvrir la voie à d'autres créateurs qui Merci.
- 59:06qui ont été contactés pour cette édition-là,
- 59:07mais qui,
- 59:08in fine,
- 59:08étaient peut-être un peu frileux par rapport à l'investissement,
- 59:11c'est à représenter peut-être un peu plus de risques pour eux,
- 59:14et qui ont dit,
- 59:15merci,
- 59:16pas pour le moment.
- 59:17Et donc,
- 59:17aussi,
- 59:18je pense qu'il y a aussi un travail que nous devons faire,
- 59:21et de dire que,
- 59:22voilà,
- 59:23que ça s'est bien passé,
- 59:24c'est ce que je souhaite à tous les créateurs du pop-up,
- 59:26mais il y a aussi un travail que nous,
- 59:28on doit aussi,
- 59:30après le pop-up,
- 59:32être les...
- 59:33Comment dire ?
- 59:34les porte-paroles aussi de ce pop-up sur le continent.
- 59:38De dire qu'à tel ou tel ami créateur qu'on pourrait avoir,
- 59:41écoute,
- 59:42ben...
- 59:42écoute,
- 59:44on a eu ce pop-up aux galeries,
- 59:46ça s'est bien passé si à l'avenir on te propose écoute,
- 59:49en tout cas,
- 59:50moi de mon expérience sache que ça a été hautement positif les retombées sont intéressantes donc si jamais,
- 59:55sache-le,
- 59:56n'aie pas peur de sauter le pas entre guillemets et voilà,
- 59:59donc il y a je pense un travail dans les deux sens que les galeries font,
- 1:00:04mais nous aussi en contrepartie,
- 1:00:06il faut qu'on joue un peu aussi sur ces retombées pour aussi motivé
- 1:00:12d'autres créateurs du continent à éventuellement se prêter au jeu lors de futures éditions ?
- 1:00:18De manière à ce que ce soit l'intégralité du troisième étage qui soit made in Africa,
- 1:00:22pas que 12 marques.
- 1:00:24Mais ça,
- 1:00:24ce serait dans un monde merveilleux,
- 1:00:26dans un monde idyllique.
- 1:00:28Mais que Dieu t'entende,
- 1:00:28Ramata.
- 1:00:29Que Dieu t'entende.
- 1:00:30Ce sera peut-être pas l'année prochaine,
- 1:00:32mais bon.
- 1:00:32Ça prendra son temps.
- 1:00:33En
- 1:00:35Côte d'Ivoire,
- 1:00:36on dit découragement n'est pas Ivoirien.
- 1:00:38Allons seulement.
- 1:00:39Allons seulement.
- 1:00:42En tout cas,
- 1:00:42que chacun ait...
- 1:00:43Même à vous,
- 1:00:44on peut avoir 12 marques,
- 1:00:45mais avec des corners plus grands.
- 1:00:47À chaque fois.
- 1:00:48Vraiment,
- 1:00:48écoute.
- 1:00:49Mais déjà,
- 1:00:49ces corners,
- 1:00:50franchement,
- 1:00:50c'est...
- 1:00:51Ce n'est pas moi qui me plaindrais que les corners soient plus grands.
- 1:00:55On peut déjà exposer quand même 24 créations.
- 1:00:58C'est quand même appréciable.
- 1:00:59C'est quand même appréciable.
- 1:01:00Ça nous permet quand même de montrer un éventail de créations qu'on peut faire.
- 1:01:04Alors certes,
- 1:01:06on a dû,
- 1:01:07comme je le disais,
- 1:01:07sélectionner les créations qui sont les best-sellers.
- 1:01:10parce que là,
- 1:01:10t'as pas...
- 1:01:11Tu n'as pas trop le temps,
- 1:01:12entre guillemets,
- 1:01:12ni l'envie,
- 1:01:13au vu de l'implication financière et tout ce qui en découle.
- 1:01:16Tu n'as pas trop envie de faire des tests pour dire est-ce que je teste ce nouveau produit au Galerie Lafayette ?
- 1:01:20Tu vois,
- 1:01:20là,
- 1:01:21tu vas quand même sur des valeurs qui sont plus ou moins sûres pour quand même assurer le coût dans une certaine mesure.
- 1:01:26Voilà.
- 1:01:27Et moi,
- 1:01:28mon point,
- 1:01:28là,
- 1:01:28c'était vraiment pas que...
- 1:01:29Je trouve que les...
- 1:01:30Parce qu'en général,
- 1:01:31quand il y a des corners pour des jeunes créateurs après le festival de hier,
- 1:01:34par exemple,
- 1:01:35en général,
- 1:01:35les corners pour les jeunes créateurs,
- 1:01:36ils sont de cette taille-là.
- 1:01:37donc vous êtes vraiment logé à la même enseigne mais c'est-à-dire que demain ça prendra tellement plus d'ampleur que on ira vers des choses encore plus grandes mais qu'il faut commencer comme ça et c'est la bonne manière de commencer en fait c'est juste ce qu'il faut pour avoir un aperçu de la marque et que
- 1:01:56vous ayez suffisamment d'espace pour pouvoir échanger avec des clients des journalistes ça a vraiment été fait de manière assez quali C'est...
- 1:02:05Tu m'excuses,
- 1:02:06mais c'est vrai que l'emplacement est quand même particulièrement canon aussi.
- 1:02:09Au troisième étage de la coupole,
- 1:02:10on est non loin des escalators.
- 1:02:12Tu sais aussi toute la scénographie du pop-up qui a été mise en place,
- 1:02:17que ce soit au niveau des couleurs choisies.
- 1:02:18Je trouve que ça a vraiment été très bien pensé.
- 1:02:22Ça attire l'œil.
- 1:02:23T'as envie naturellement de venir voir ce qui se passe dans ce pop-up africain.
- 1:02:30Et ça,
- 1:02:31c'est à souligner et à apprécier,
- 1:02:33je trouve.
- 1:02:35Oui,
- 1:02:35vraiment,
- 1:02:35ça a été...
- 1:02:36Et puis,
- 1:02:37parce que c'est...
- 1:02:38Il faut le reconnaître,
- 1:02:40ce n'est pas facile de réunir 12 marques très différentes dans un même univers.
- 1:02:45Donc,
- 1:02:46du coup,
- 1:02:46de définir le mobilier,
- 1:02:47les couleurs qui vont faire que chacune des marques va pouvoir,
- 1:02:50en fait,
- 1:02:51s'exprimer.
- 1:02:53Et donc,
- 1:02:54en même temps,
- 1:02:55créer ce côté unité,
- 1:02:56c'est un pop-up dans lequel il y a plusieurs marques.
- 1:02:59qui permet à chacune de s'exprimer tout en formant une certaine cohérence.
- 1:03:04Et ça,
- 1:03:05ça paraît qu'il est compliqué,
- 1:03:08mais je trouve effectivement,
- 1:03:08je suis assez d'accord avec toi,
- 1:03:09que ça a été bien réussi.
- 1:03:12Bien orchestré.
- 1:03:13Vraiment.
- 1:03:15Là,
- 1:03:15ce que je voulais te demander,
- 1:03:16c'est du coup,
- 1:03:16pour toi,
- 1:03:17en perspective d'avenir pour Bandama,
- 1:03:19quels sont les projets ?
- 1:03:22Alors,
- 1:03:22s'il y a des choses qui sont top secrètes,
- 1:03:24on refera un épisode le moment où ça sortira.
- 1:03:27Mais en tout cas,
- 1:03:28ce que tu peux dire maintenant en termes de projet pour la marque,
- 1:03:32en termes d'ambition pour le futur,
- 1:03:34comment t'imagines Bandama pour la suite ?
- 1:03:38Alors écoute,
- 1:03:39moi ce que je vois clairement pour Bandama,
- 1:03:41c'est déjà,
- 1:03:43encore et toujours,
- 1:03:43on va rester nous-mêmes.
- 1:03:44Ça c'est déjà la première chose et ça ne changera pas.
- 1:03:46Donc on va rester nous-mêmes,
- 1:03:48on va rester fidèles à notre ligne artistique.
- 1:03:51Ça c'est sûr et certain.
- 1:03:53clairement enfin
- 1:03:54Pour parler plutôt des projets en termes de développement et de structuration de la société,
- 1:03:59écoute,
- 1:04:01j'ai envie qu'on se développe,
- 1:04:03qu'on puisse développer surtout le marché à Abidjan,
- 1:04:06parce qu'à Abidjan,
- 1:04:08il y a quand même beaucoup de potentiel et beaucoup de nos clients qui viennent à Abidjan disent « mais vous avez une vision nouvelle du wax en fait » ,
- 1:04:15parce que beaucoup de gens…
- 1:04:17L'utilisation du wax à Abidjan…
- 1:04:19est quand même assez différente de ce qu'on fait nous.
- 1:04:21Donc les gens sont quand même,
- 1:04:22les Ivoiriens qui ont grandi avec le wax sont quand même très intrigués par Mandama,
- 1:04:26parce qu'on a une utilisation qui est bien particulière et bien propre à nous du wax.
- 1:04:30J'entends dans la coupe des vêtements qu'on utilise.
- 1:04:32Donc ça,
- 1:04:33développer et rester fidèle à notre image à Abidjan,
- 1:04:36c'est totalement clair.
- 1:04:37Après,
- 1:04:38moi,
- 1:04:38une des missions pour laquelle je me sens investi,
- 1:04:42on va dire,
- 1:04:43c'est...
- 1:04:45C'est que le plus grand nombre connaissent le wax.
- 1:04:48Parce que,
- 1:04:49comme je l'ai dit précédemment dans l'interview,
- 1:04:51le wax t'amène des énergies absolument dingues.
- 1:04:54Et je n'ai pas envie que ce soit juste quelques personnes qui se rendent compte de ces énergies que le wax amène.
- 1:05:01Pour moi,
- 1:05:01je vois clairement un développement de la société via des revendeurs qui pourraient,
- 1:05:08d'une manière ou d'une autre,
- 1:05:09mettre en avant nos créations,
- 1:05:11que ce soit nos accessoires ou nos vêtements.
- 1:05:13Et puis,
- 1:05:13un objectif aussi qui serait quand même très chic,
- 1:05:18on va dire,
- 1:05:19comme on dirait à Abidjan,
- 1:05:20ce serait d'avoir une boutique à Paris.
- 1:05:22Parce que là,
- 1:05:23je me baladais un peu dans les rues,
- 1:05:24j'ai vu deux,
- 1:05:25trois espaces qui étaient un peu disponibles.
- 1:05:28J'ai commencé à rêver,
- 1:05:28mais je me suis dit,
- 1:05:29mais combien est-ce que ça peut coûter pour avoir une boutique à Paris ?
- 1:05:32Je voyais des gens dans la rue qui portaient du wax.
- 1:05:34Je me suis dit,
- 1:05:34mais il y a vraiment quelque chose à faire de ce côté-là au niveau du wax à Paris.
- 1:05:40Franchement,
- 1:05:40clairement,
- 1:05:41développer déjà notre réseau de distribution dans nos marchés forts,
- 1:05:45que ce soit la France,
- 1:05:47la Suisse,
- 1:05:48que ce soit la Belgique aussi.
- 1:05:50Canada,
- 1:05:50c'est un peu plus compliqué parce que géographiquement parlant,
- 1:05:52c'est quand même beaucoup plus loin.
- 1:05:54Donc,
- 1:05:54il y a d'autres contraintes logistiques qui se présentent à nous.
- 1:05:59Mais clairement,
- 1:06:00développer le réseau de distribution.
- 1:06:02Et il y a quelques collaborations que j'aimerais faire en début d'année avec certaines marques.
- 1:06:07Donc ça,
- 1:06:07pour l'instant,
- 1:06:08c'est top secret.
- 1:06:09J'ai déjà le projet qui mature bien dans la tête.
- 1:06:13Et puis,
- 1:06:14j'aimerais également qu'on continue de développer des créations en collaboration avec Niwax.
- 1:06:20Parce que je n'ai pas cité,
- 1:06:21je ne sais pas si j'ai cité parce qu'on a beaucoup parlé et c'est très appréciable,
- 1:06:24mais je n'ai pas cité Uniwax,
- 1:06:26je pense.
- 1:06:27Donc,
- 1:06:27c'est un wax,
- 1:06:28toi peut-être dans l'intro,
- 1:06:29mais c'est un wax qui est produit en Côte d'Ivoire.
- 1:06:30Donc,
- 1:06:30j'aimerais encore renforcer cette collaboration avec Uniwax,
- 1:06:34parce que c'est quand même notre partenaire principal,
- 1:06:37ceux qui nous fournissent notre matière.
- 1:06:38première principale,
- 1:06:39donc j'aimerais renforcer tout ça pour vraiment on a un objectif commun on va dire avec Uniwax et j'aimerais renforcer tout ça,
- 1:06:50donc il y a beaucoup de choses que j'aimerais faire,
- 1:06:52j'aimerais déjà dans un premier temps profiter de ce pop-up,
- 1:06:56profiter des retombées qu'on peut avoir et puis ensuite pour le reste
- 1:07:02Dieu est au contrôle Très bien mec,
- 1:07:06t'as en tout cas beaucoup de bonnes choses
- 1:07:08En perspective,
- 1:07:12on arrive à la fin de cette petite interview et je me rends compte que je ne t'ai pas posé la question de pourquoi,
- 1:07:17enfin,
- 1:07:17quelle est la signification de Bandama ?
- 1:07:21La signification de Bandama,
- 1:07:23la réponse se trouve légèrement dans le logo.
- 1:07:26Je m'explique.
- 1:07:27Si tu regardes le B de Bandama,
- 1:07:30le B fait un peu,
- 1:07:32tout en finesse,
- 1:07:33des courbes.
- 1:07:34En fait,
- 1:07:35ces courbes sont censées représenter les méandres d'un fleuve.
- 1:07:38Les méandres d'un fleuve qui se nomme Bandama.
- 1:07:41Le Bandama qui coule dans le centre de la Côte d'Ivoire,
- 1:07:45du nord au sud,
- 1:07:46à peu près centre,
- 1:07:47légèrement ouest de la Côte d'Ivoire et qui se jette dans l'océan Indien à Grand-Laheux.
- 1:07:52Le sang indien,
- 1:07:53moi aussi.
- 1:07:54Dans l'océan
- 1:07:55Pacifique, pardon,
- 1:07:56pour le...
- 1:07:56Qu'est-ce que je dis ?
- 1:07:58Atlantique,
- 1:07:59non ?
- 1:07:59Atlantique,
- 1:07:59je dis n'importe quoi.
- 1:08:00Moi,
- 1:08:00en tout cas,
- 1:08:02en géographie...
- 1:08:02Non,
- 1:08:02mais c'est l'océan Atlantique.
- 1:08:03C'est l'océan Indien,
- 1:08:04en tout cas.
- 1:08:06Non,
- 1:08:06mais c'est l'océan Indien.
- 1:08:07Non,
- 1:08:07mais je ne sais pas.
- 1:08:08Pardon,
- 1:08:09un peu de fatigue.
- 1:08:09Beaucoup d'émotion.
- 1:08:10C'est l'océan Atlantique.
- 1:08:14Oui,
- 1:08:14oui,
- 1:08:14je te dis.
- 1:08:15Non,
- 1:08:15c'est clair.
- 1:08:15Il y a beaucoup de préparation derrière.
- 1:08:17Non,
- 1:08:17mais c'est l'océan Atlantique à Grand-Lahou,
- 1:08:19en fait.
- 1:08:19Donc,
- 1:08:19c'est le nom d'un fleuve,
- 1:08:20en fait.
- 1:08:21et quand on cherchait le nom,
- 1:08:24moi j'avais envie d'un nom qui soit clairement incisif.
- 1:08:26j'avais envie d'un nom qui soit incisif on a hésité pour ne pas te mentir au début je sais pas si tu connais ce bois noble qui existe en tout cas en Côte d'Ivoire mais je pense qu'il doit bien exister ailleurs en Afrique de l'Est mais l'Iroko,
- 1:08:37qui est un bois qui est juste magnifique qui est très noble il y a des sculpteurs à Abidjan qui font des pièces absolument lunaires avec ça,
- 1:08:46et moi j'aimais bien le nom Iroko je me suis dit pourquoi pas Iroko Closing on avait un groupe Whatsapp avec mon frère et Fabien on disait on mettait juste les noms de thèse et se groupait Merci.
- 1:08:56existe encore et des fois,
- 1:08:57de manière un peu nostalgique,
- 1:08:59je remonte les messages qu'on avait pour voir les noms qu'on avait.
- 1:09:02Je me souviens que le jour où j'ai écrit,
- 1:09:05j'ai écrit ce message qui disait
- 1:09:07« un nom qui va vous plaire de point bandama » .
- 1:09:10Et instantanément,
- 1:09:11Jean,
- 1:09:11mon petit frère,
- 1:09:12qui dit « ça j'aime » ,
- 1:09:13Fabien,
- 1:09:13il dit « ça claque » .
- 1:09:14Bon,
- 1:09:15le nom est trouvé comme ça.
- 1:09:16Et on voulait qu'on ait un nom qui soit en fait très international,
- 1:09:21qui puisse être comme notre marque,
- 1:09:24qui puisse être ouvert sur le monde.
- 1:09:25qui puisse être autant bien prononcée en français qu'en anglais,
- 1:09:29on dirait « bandama » ,
- 1:09:30tu vois.
- 1:09:31En mandarin,
- 1:09:32on dirait « bandama »
- 1:09:33aussi.
- 1:09:34Un ouzbek dirait « bandama »
- 1:09:36et un brésilien dirait « bandama »
- 1:09:37aussi,
- 1:09:37tu vois.
- 1:09:38Donc,
- 1:09:38il y a vraiment une notion d'universalité qui est in fine très proche de l'essence de « bandama » .
- 1:09:44Juste,
- 1:09:44le seul truc qu'on n'avait pas pensé,
- 1:09:45c'est…
- 1:09:45Enfin,
- 1:09:45non,
- 1:09:46on y avait pensé,
- 1:09:46mais…
- 1:09:47Tout le monde sait ce que c'est un bandana.
- 1:09:49Donc,
- 1:09:49des fois,
- 1:09:49les gens nous appellent « Ah,
- 1:09:50mais c'est Bandana Clothing » .
- 1:09:51Je dis « Non,
- 1:09:52non,
- 1:09:52c'est Bandama Clothing » .
- 1:09:55Mais voilà,
- 1:09:56donc l'histoire du nom vient de là.
- 1:09:59Ça vient de là.
- 1:09:59Très bien.
- 1:10:00Écoute,
- 1:10:01je te remercie pour tout ce que tu nous as partagé durant cette interview.
- 1:10:05Ça a été un plaisir pour moi de découvrir plus en détail ton histoire et celle de Bandama Clothing.
- 1:10:12et puis d'évoquer aussi le pop-up Africana où est ta présence à Paris.
- 1:10:18Du coup,
- 1:10:18tu vas rester à Paris pendant les trois semaines du pop-up ?
- 1:10:21Alors,
- 1:10:21je vais rester à Paris pendant malheureusement pas les trois semaines.
- 1:10:24Je t'avoue qu'il faut que j'aille me ressourcer un peu,
- 1:10:27quelques jours dans mes montagnes suisses.
- 1:10:29Donc,
- 1:10:29je me suis accordé une petite intermède de cinq jours en Suisse.
- 1:10:36Donc,
- 1:10:36je vais juste aller me marcher un peu en montagne,
- 1:10:38retrouver un peu de sérénité,
- 1:10:39de calme.
- 1:10:41Mais après,
- 1:10:41je reviens à Paris.
- 1:10:42Mais après,
- 1:10:43il faut que je rentre à Abidjan avant la fin du pop-up parce que j'ai des obligations à Abidjan.
- 1:10:49Je ne peux pas partir trop longtemps d'Abidjan.
- 1:10:51Déjà,
- 1:10:51de un,
- 1:10:51Abidjan me manque.
- 1:10:52Et de deux,
- 1:10:53au niveau des affaires,
- 1:10:54j'ai dû mettre en suspens certaines choses qui ne peuvent pas rester à Vitamétal avant le suspens.
- 1:10:59Donc,
- 1:10:59il faudra que je rentre à Abidjan et ce sera sous faite le 3.
- 1:11:02Je crois que le jeudi 3 juillet,
- 1:11:04je serai à Babir.
- 1:11:06Donc,
- 1:11:06voilà.
- 1:11:07Pour les derniers jours du pop-up,
- 1:11:08que...
- 1:11:09Et même pendant mon petit séjour en Suisse,
- 1:11:11il y aura une continuité qui sera assurée avec ma cousine qui habite à Paris,
- 1:11:15qui connaît très bien la marque et qui viendra continuer à parler,
- 1:11:23à présenter le projet,
- 1:11:25à accueillir et à mettre beaucoup d'amour dans ce projet.
- 1:11:29Très bien.
- 1:11:30Écoute,
- 1:11:31je te souhaite un bon séjour,
- 1:11:34on va dire en France et en Suisse.
- 1:11:36Je te remercie.
- 1:11:38les jours à venir.
- 1:11:40Et puis,
- 1:11:41je mettrai en note de l'épisode le lien vers le compte Instagram de Pandama ainsi que le site Internet.
- 1:11:47Et puis,
- 1:11:48bien sûr,
- 1:11:48ceux qui écoutent l'épisode dès la semaine prochaine,
- 1:11:50je les invite à aller au pop-up pour pouvoir aller découvrir la collection.
- 1:11:56Écoute,
- 1:11:57Ramatha,
- 1:11:57il me reste moi,
- 1:11:58de mon côté,
- 1:11:59pardon,
- 1:11:59à te remercier du fond du cœur pour cette belle mise en lumière.
- 1:12:03Je sais que tu...
- 1:12:04fait un travail de qualité.
- 1:12:06Le jour où tu m'as proposé de le faire,
- 1:12:09ça m'a beaucoup touché.
- 1:12:10Donc,
- 1:12:10je te remercie pour la considération.
- 1:12:12Je te remercie pour cet agréable échange passé en ta compagnie,
- 1:12:16puis aussi pour ce coup de pub,
- 1:12:17parce que c'est aussi un coup de pub très appréciable,
- 1:12:19pour lequel je te remercie sincèrement.
- 1:12:21Eh bien,
- 1:12:22écoute,
- 1:12:22je te dis à très vite en Afrique,
- 1:12:24Weiler !
- 1:12:26Au plaisir,
- 1:12:27merci beaucoup et salutations à nos auditeurs.
- 1:12:32Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 1:12:34je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 1:12:40Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 1:12:43Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 1:12:47Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 1:12:51Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.