Latest / Africa Fashion Tour / Christel Yapobi Tano, fondatrice de Kente Sky Spa
Transcript
- 0:00Quand on a démarré,
- 0:02c'était,
- 0:03on va dire,
- 0:04à
- 0:0460%. C'était pas des Ivoiriens,
- 0:07des Ivoiriennes.
- 0:09Quand ça a démarré,
- 0:10à cause du positionnement et parce qu'il y a dû avoir une éducation et puis les choses ont changé,
- 0:15il y a eu un retour au Made in Africa.
- 0:19Donc,
- 0:19on a switché de 60%
- 0:21d'expats.
- 0:26Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:29Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 0:34Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:36Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 0:40responsables et ambitieux.
- 0:42Au fil des interviews,
- 0:44je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 0:51Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 0:57de savoir-faire et de créativité
- 0:59trop souvent sous-représentés.
- 1:01Je suis Ramata Diallo.
- 1:03Je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:12En 2017,
- 1:13j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 1:15Et depuis,
- 1:16je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:22Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 1:30Aujourd'hui,
- 1:30je suis en compagnie de Christelle Iapovitano.
- 1:33Christelle a plusieurs activités entre la formation et les médias.
- 1:37Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle nous parle tout particulièrement de l'une d'entre elles.
- 1:41Basée en Côte d'Ivoire,
- 1:42elle a fondé le Kenteskay Spa,
- 1:45un lieu alliant bien-être,
- 1:47esthétique et culture africaine.
- 1:49Elle va nous parler de rituels de beauté et des exigences de la tenue d'un tel lieu à Abidjan.
- 1:55Bienvenue Christelle,
- 1:56comment vas-tu ?
- 1:57Très bien,
- 1:57merci de me recevoir.
- 1:59Écoute,
- 1:59c'est un plaisir pour moi.
- 2:01On se suit depuis un moment sur les réseaux sociaux.
- 2:03Et puis,
- 2:04après un court échange,
- 2:05j'ai décidé de t'inviter pour une interview pour le podcast Africa Fashion Tour,
- 2:11parce que ça m'intéressait en fait que tu nous racontes un petit peu ton expérience autour de la création d'un lieu d'expérience unique à Abidjan.
- 2:23Donc,
- 2:24avant d'aller dans le détail de la découverte de ton spa,
- 2:28Je vais te demander,
- 2:29comme je le fais avec tous mes invités,
- 2:31je vais te demander de te présenter.
- 2:33D'accord,
- 2:34merci.
- 2:35Donc,
- 2:35je suis Christelle Iapobitano.
- 2:38Je suis titulaire d'un Bachelor of Arts
- 2:41Marketing, Publicité et Relations Publiques de HEC Montréal.
- 2:47Et j'ai créé effectivement le Quinte Sky Spa après quelques années de travail dans une agence de communication de la place.
- 2:57Et donc aujourd'hui,
- 2:58ce spa a près d'une dizaine d'années.
- 3:02Je suis aussi directrice de l'École des métiers d'art d'Adjean,
- 3:06et rédactrice beauté pour le El Codifor.
- 3:09Très bien,
- 3:10on voit que tu as un parcours qui est assez complet.
- 3:12Donc tu évoquais tes études à HEC Montréal.
- 3:17Est-ce que toi,
- 3:17tu as...
- 3:19Tu as toujours eu envie,
- 3:21après tes études,
- 3:22de venir à Abidjan.
- 3:24Comment ça s'est passé,
- 3:25en fait,
- 3:25le fait de passer d'études à l'extérieur du continent à venir faire carrière et se développer sur le continent,
- 3:36et tout particulièrement en Côte d'Ivoire ?
- 3:37Alors oui,
- 3:38j'ai toujours eu dans ma tête que j'allais revenir en Côte d'Ivoire,
- 3:42mais la manière dont je suis revenue,
- 3:44ça par contre,
- 3:44je ne m'y attendais pas du tout.
- 3:46Donc j'avais fini mes études.
- 3:48Et j'avais besoin de souffler un peu.
- 3:51Et mes parents m'ont proposé,
- 3:53tiens,
- 3:54tu as fini tes études,
- 3:55ce serait bien que tu rentres,
- 3:56trouver un stage et puis passer un peu de temps en famille.
- 4:00Donc,
- 4:00je suis venue en 2008 quand même.
- 4:04Et je ne suis plus repartie.
- 4:07Je ne suis plus repartie.
- 4:09Et je me suis dit,
- 4:10bon,
- 4:10tant qu'à faire,
- 4:12je passe,
- 4:12je fais un stage.
- 4:13J'ai fait un stage en banque.
- 4:15Alors,
- 4:15je n'ai pas du tout aimé parce que je n'aime pas les chiffres.
- 4:18Je n'ai pas aimé le marketing bancaire du tout.
- 4:21Et je suis allée en agence,
- 4:23ça s'est très,
- 4:23très bien passé,
- 4:24où j'ai été très bien formée.
- 4:26Et j'ai eu l'opportunité de créer,
- 4:30justement,
- 4:31de cofonder le Quintet Sky Spa.
- 4:33Donc ça,
- 4:34il faut dire que c'était un projet que j'avais en fin d'année d'études.
- 4:40à Montréal parce que j'adore la cosmétique,
- 4:42j'adore la beauté,
- 4:43le bien-être et j'avais fait un genre de mémoire où je rêvais de construire un spa ici,
- 4:50100%
- 4:51africain.
- 4:52Donc là,
- 4:52ça remonte à très très longtemps.
- 4:55Et comme je dis,
- 4:56j'ai eu l'opportunité de réaliser ce rêve-là à Abidjan.
- 5:01Sinon,
- 5:01non,
- 5:01pas du tout.
- 5:02Ce n'était pas prévu,
- 5:03mais j'ai été par la force des choses.
- 5:05Et je dis Dieu merci d'ailleurs.
- 5:08Je suis rentrée et puis j'ai construit ce petit centre de bien-être.
- 5:13C'est super intéressant que tu nous partages ça,
- 5:14parce que pour le coup,
- 5:15on a vraiment le côté,
- 5:17tu as fait une école de commerce.
- 5:18En général,
- 5:18effectivement,
- 5:19la dernière année en école de commerce,
- 5:21On monte un projet,
- 5:23alors certains,
- 5:23quand ils montent ce projet,
- 5:25c'est un projet finalement qui reste à l'idée de projet et qui ne se concrétise pas.
- 5:29Et il y en a pour qui ça se concrétise en réalité.
- 5:32Et toi,
- 5:32pour le coup,
- 5:33toute l'étude de marché que tu as pu faire dans le cadre de ta dernière année d'études,
- 5:38elle a servi à poser les fondations d'un lieu qui aujourd'hui est une réalité depuis dix ans.
- 5:45Dix ans,
- 5:46exactement.
- 5:47Exactement.
- 5:48Franchement,
- 5:49c'était...
- 5:50Comme tu l'as si bien dit,
- 5:51c'était un rêve.
- 5:52Jamais je n'aurais cru que ça allait être mis en place.
- 5:56Et ce n'est pas force de ne pas avoir des difficultés sur le parcours d'entrepreneur.
- 6:01Je ne m'y attendais pas du tout,
- 6:02par contre.
- 6:04Mais bon,
- 6:04j'ai mis les pieds dans le plat.
- 6:06Et puis,
- 6:07aujourd'hui,
- 6:07il est encore là.
- 6:08Il est debout,
- 6:09se sent de bien-être.
- 6:11Et des fois,
- 6:11je ne réalise même pas.
- 6:12J'avoue que je me dis,
- 6:14comment j'ai fait pendant dix ans alors qu'il y a énormément d'entrepreneurs.
- 6:18d'entrepreneurs qui abandonnent,
- 6:19surtout dans ce secteur d'activité-là,
- 6:21ce n'est pas évident.
- 6:23La concurrence est énorme,
- 6:24énorme.
- 6:25Du coup,
- 6:26c'est ça qui va nous intéresser.
- 6:27J'espère que tu vas pouvoir nous livrer tes secrets,
- 6:29parce que 10 ans,
- 6:30ce n'est pas rien.
- 6:32Donc,
- 6:32cet épisode,
- 6:33ça va être une vraie masterclass.
- 6:36Si on en vient au début,
- 6:37ce que je comprends,
- 6:37c'est que tu travailles en agence et puis tu décides de fonder le spa.
- 6:42Est-ce que tu gardes ton job en agence ?
- 6:46et tu fais les deux en même temps ou est-ce que tu te consacres à
- 6:50100% à la création du spa ?
- 6:52Alors,
- 6:52ça,
- 6:52c'est une très bonne question parce que c'est la première chose,
- 6:56avec beaucoup de recul,
- 6:58j'avoue,
- 6:58c'est la première chose,
- 6:59je me suis dit,
- 6:59j'aurais jamais dû faire ça,
- 7:02démissionner et me lancer dans le projet.
- 7:05J'y croyais vraiment à 1000%.
- 7:07Je me suis dit,
- 7:08c'est bon,
- 7:09je vais me faire...
- 7:10Bon,
- 7:10à l'époque,
- 7:10j'étais jeune quand même.
- 7:13Je me dis,
- 7:14on y va,
- 7:14il y aura les sous,
- 7:16c'est un bon projet,
- 7:17c'est un bon positionnement,
- 7:19je me lance.
- 7:20Alors là,
- 7:21grosse erreur,
- 7:23très grosse erreur.
- 7:24J'aurais dû rester en agence,
- 7:27j'aurais dû continuer à travailler.
- 7:29En tout cas,
- 7:29ça c'est pour moi,
- 7:30il y en a qui ont plus de chance de récolter les fruits de l'or d'abord très vite.
- 7:37Et en plus,
- 7:38je venais d'être maman.
- 7:40Voilà,
- 7:41donc j'avais deux enfants en bas âge.
- 7:43Après,
- 7:45je me suis dit aussi,
- 7:46OK,
- 7:47il n'y a pas les sous qui rentrent en même temps.
- 7:48Il faut se battre pour que le business marche.
- 7:52Mais j'ai aussi le temps,
- 7:53et ça,
- 7:53c'est la vie de maman.
- 7:56J'ai aussi le temps de profiter de mes enfants en bas âge,
- 7:59d'être toujours là pour eux,
- 8:01de participer à leur éducation.
- 8:04Mais franchement,
- 8:06je pense que j'aurais dû rester travailler quand même.
- 8:09Mais bon,
- 8:10je ne regrette pas.
- 8:11C'est fait,
- 8:11c'est fait.
- 8:11Et puis,
- 8:12on prend des erreurs et puis on avance.
- 8:15Donc toi,
- 8:15du coup,
- 8:16un petit peu,
- 8:17comment dire,
- 8:18voilà,
- 8:18tu as confiance dans ton projet.
- 8:20Tu es jeune,
- 8:20tu te dis,
- 8:21voilà,
- 8:22le business model,
- 8:24il est posé,
- 8:25il est cohérent.
- 8:29Comment est-ce que ça démarre ?
- 8:30Tu trouves un lieu.
- 8:31Est-ce que déjà,
- 8:32tu lances tout seul ou est-ce que tu as un associé,
- 8:35tu as des partenaires avec lesquels tu montes le spa ?
- 8:39Oui,
- 8:39j'ai une associée avec qui je monte le spa.
- 8:44Donc,
- 8:44ma tante qui est déjà,
- 8:46elle,
- 8:47bon voilà,
- 8:47ma tante qui m'a vu grandir et tout ça.
- 8:49Et elle qui a fait des certifications,
- 8:53elle a des diplômes en aromathérapie,
- 8:55qui est très,
- 8:55très bonne dans tout ce qui est produit naturel,
- 8:59qui a reçu beaucoup de sa grand-mère à elle parce qu'elle a un côté sénégalais aussi,
- 9:04il faut le dire.
- 9:06Donc,
- 9:06je me lance avec elle.
- 9:07Donc,
- 9:07on se soutient mutuellement.
- 9:09plus elle que moi,
- 9:10parce que moi,
- 9:11évidemment,
- 9:13j'en prends de la graine,
- 9:15parce qu'elle avait déjà eu des business auparavant.
- 9:17Donc,
- 9:18je me lance avec elle,
- 9:19et on trouve un local,
- 9:22et on commence à faire des travaux.
- 9:24Et ce qui m'a,
- 9:27je veux dire,
- 9:28sur le chemin qui m'a un peu découragée,
- 9:31je pense que ça a été la première claque,
- 9:35les artisans.
- 9:37Tout ce qui est menuiserie,
- 9:38parce qu'on a trouvé un local où il fallait refaire carrément,
- 9:41il fallait réinventer l'espace pour qu'il colle évidemment à la dynamique d'un fonctionnement d'un spa.
- 9:51Donc,
- 9:51il fallait faire énormément de travaux qui ont duré pratiquement deux ans avant l'ouverture du spa.
- 9:57Et là,
- 9:57c'était dur parce que c'était sans accompagnement financier et c'était sur fonds propres.
- 10:04Et donc,
- 10:04il y avait la lenteur des artisans qui délivra le boulot tôt.
- 10:08Il y avait aussi,
- 10:10évidemment,
- 10:11manque d'argent à un moment donné.
- 10:12Il faut faire une pause,
- 10:13il faut reprendre.
- 10:14Franchement,
- 10:15le parcours du combattant jusqu'à l'ouverture,
- 10:19voilà,
- 10:20en début
- 10:212016. J'aime bien revenir comme ça sur les parcours d'entrepreneurs parce que
- 10:27J'entends que tu dises 24 mois,
- 10:292 ans,
- 10:29ça a été très long,
- 10:30il y a eu des pauses,
- 10:31ça a été la période la plus compliquée.
- 10:32Mais quand tu prends un peu de recul,
- 10:34finalement,
- 10:352 ans pour créer un lieu de toute pièce sur un espace sur lequel il n'y avait rien au départ,
- 10:41ce n'est pas si long que ça en réalité.
- 10:44En réalité,
- 10:45non,
- 10:46ce n'est pas long,
- 10:47mais oui.
- 10:49Mais je sais que quand on est dedans,
- 10:50on se dit que c'est long.
- 10:51Mais moi,
- 10:51j'aime bien revenir là-dessus parce que...
- 10:53Il y a parfois des porteurs de projets qui se lancent quand on leur dit qu'il faut prévoir deux ans pour atteindre tel ou tel objectif.
- 11:00Ils se disent non,
- 11:01mais moi,
- 11:01en six mois,
- 11:02je vais y arriver.
- 11:03Mais bien souvent,
- 11:04les aléas font qu'on est entre un an et demi et deux ans pour vraiment ouvrir.
- 11:08Ce n'est pas reprendre un lieu qui existe déjà,
- 11:11c'est ouvrir quelque chose avec en plus…
- 11:14Ce n'était pas une boutique de vêtements que tu voulais ouvrir ou ce n'était pas un restaurant où on a déjà des modèles qui existent,
- 11:22qu'on peut faire
- 11:23dont on peut s'inspirer,
- 11:24qu'on peut copier.
- 11:25On peut solliciter l'équipe d'entrepreneurs qui a travaillé pour ouvrir tel restaurant et vont venir travailler pour nous.
- 11:31Mais là,
- 11:32je pense qu'un spa,
- 11:34c'était aussi quelque chose de complètement nouveau avec des spécificités qui sont…
- 11:39Je pense qu'il y a des éléments techniques à l'ouverture d'un spa.
- 11:43S'il y a un hammam,
- 11:43s'il y a un sauna,
- 11:44ce genre de choses,
- 11:45tu ne peux pas faire ça comme tu ouvres une boutique où il faut une vitrine,
- 11:49si tu veux,
- 11:50et puis après,
- 11:51un espace pour des portants.
- 11:52mais
- 11:53Et une réserve,
- 11:53mais c'est moins compliqué,
- 11:55en fait.
- 11:56Exactement,
- 11:57oui,
- 11:57la construction d'un spa,
- 11:59c'est parce que,
- 12:00comme tu l'as dit,
- 12:01c'est un espace où il n'y avait rien.
- 12:04Alors qu'un spa,
- 12:05il faut des points d'eau.
- 12:06Donc,
- 12:06quand je dis points d'eau,
- 12:07c'est jacuzzi,
- 12:08hammam,
- 12:10salle de gommage,
- 12:10parce qu'on a voulu faire,
- 12:12justement,
- 12:12une salle de gommage un peu à la marocaine,
- 12:16avec les mosaïques,
- 12:19les petits carreaux.
- 12:20On a voulu faire des choses bien.
- 12:23Donc effectivement,
- 12:24oui,
- 12:24ça a pris du temps,
- 12:25mais aujourd'hui,
- 12:25le résultat,
- 12:26il est là.
- 12:27Le spa est magnifique.
- 12:28En tout cas,
- 12:28on a eu de magnifiques retours.
- 12:31Mais c'était dur.
- 12:34C'était dur.
- 12:35Mais quand on a le...
- 12:37Et puis,
- 12:37on a mis aussi la touche de décoration africaine,
- 12:41avec un peu de touche de relaxation un peu asiatique,
- 12:48mais légère touche asiatique.
- 12:50Mais quand les gens y vont,
- 12:51Ils savent que c'est un endroit qui a été travaillé,
- 12:53parce qu'il fallait aussi faire des vestiaires,
- 12:55il fallait aussi faire des douches,
- 12:57où il n'y avait juste pas de point d'eau qui existait.
- 12:59Donc,
- 13:00c'était un gros,
- 13:01gros travail.
- 13:03Mais effectivement,
- 13:04le résultat,
- 13:04il est là aujourd'hui.
- 13:05Sachant que finalement,
- 13:07depuis sa création,
- 13:09ces deux ans-là,
- 13:10ils sont largement amortis,
- 13:11puisque c'est toujours le même lieu.
- 13:13J'imagine que tu as pu refaire des travaux depuis,
- 13:15mais la base sur laquelle vous aviez défini avec ta tante...
- 13:20elle reste là et elle reste d'actualité aujourd'hui.
- 13:23Tout à fait,
- 13:23elle reste d'actualité.
- 13:25Et dès qu'on peut,
- 13:26on fait aussi des rénovations.
- 13:28Parce qu'il faut dire que dans ce secteur,
- 13:31je pense que dans tout autre,
- 13:33même si c'est un resto ou une boutique qui est là depuis de nombreuses années,
- 13:38il faut toujours se réinventer,
- 13:39il faut rénover,
- 13:40il faut rafraîchir,
- 13:41il faut par moments redécorer.
- 13:44Mais oui,
- 13:44la base,
- 13:46elle est toujours là.
- 13:48Voilà,
- 13:48on essaie d'améliorer surtout l'expérience client parce que ça,
- 13:51c'est la clé.
- 13:53Pour un centre de bien-être,
- 13:55c'est la clé,
- 13:56l'expérience client.
- 13:56Donc,
- 13:57si à un moment donné,
- 13:58il y a un laissé-aller ou il y a de la peinture qui n'est pas fraîche,
- 14:01s'il y a le linge qui n'est pas nickel,
- 14:04bon,
- 14:05ça pose un problème direct.
- 14:07Donc,
- 14:08oui,
- 14:09on se réinvente,
- 14:09on essaie en tout cas de se réinventer à la mesure du possible.
- 14:13Et donc,
- 14:14toi,
- 14:14quand tu crées ce lieu,
- 14:16hum
- 14:17à Abidjan,
- 14:18j'imagine,
- 14:18tu avais fait une étude de marché.
- 14:20Est-ce qu'il y avait de la concurrence ?
- 14:22Est-ce qu'il y avait des lieux équivalents sur Abidjan ?
- 14:30Alors,
- 14:31à l'époque,
- 14:33il y avait en fait,
- 14:35j'avais deux concurrents,
- 14:37en gros.
- 14:38Il y avait les instituts de beauté.
- 14:42Et ça,
- 14:42je dis toujours déjà en partant qu'un spa,
- 14:44un centre de bien-être n'est pas un centre de bien-être.
- 14:46Ce n'est pas forcément un institut de beauté,
- 14:48ce n'est pas de l'esthétique.
- 14:49Donc,
- 14:50on avait tout ce qui est institut de beauté,
- 14:52où on parle d'aujourd'hui micro-shading,
- 14:54micro-blading,
- 14:55extension de cils,
- 14:57les grosses machines,
- 14:59la cryo,
- 15:00enfin.
- 15:01Nous,
- 15:01on n'est pas ça.
- 15:02Donc nous déjà,
- 15:03oui,
- 15:03vous êtes nos concurrents,
- 15:04mais nous,
- 15:04on offre autre chose.
- 15:06Donc nous,
- 15:06c'était plus positionnement
- 15:08100% africain,
- 15:09donc nos produits,
- 15:10gommage,
- 15:11huile infusée,
- 15:12tout est fait maison.
- 15:14Et ensuite,
- 15:14on avait l'autre concurrence,
- 15:16c'était évidemment les spas qui sont dans les hôtels,
- 15:19dans les grosses chaînes hôtelières.
- 15:22Donc là,
- 15:23c'est un autre niveau,
- 15:24c'est haut de gamme.
- 15:26Ils ont tout le matériel,
- 15:29on va dire,
- 15:29toute la technique.
- 15:32toute l'expérience.
- 15:35Et nous,
- 15:36on s'est dit qu'on voulait faire quelque chose de,
- 15:38c'est vrai,
- 15:39élégant,
- 15:40haut de gamme,
- 15:41mais en même temps cosy et africain.
- 15:44Donc,
- 15:44c'était là le challenge.
- 15:45Donc,
- 15:46franchement,
- 15:46il n'y avait pas trop,
- 15:47trop d'espace comme ça.
- 15:50Mais là,
- 15:51au fur et à mesure qu'on avançait,
- 15:53il y a d'autres spas,
- 15:54il y a de vrais spas là qui sont sur place,
- 15:57qui ont mis les moyens.
- 16:01Et je pense qu'aujourd'hui,
- 16:02c'est un peu plus compliqué parce que le positionnement que j'avais mis en place,
- 16:10on était aussi au début d'Instagram,
- 16:12par exemple.
- 16:13Donc,
- 16:13j'ai vraiment misé sur le branding,
- 16:17sur le storytelling du Quinte SkySpot.
- 16:21Dieu merci parce que j'avais un background en marketing et j'avais une bonne formation,
- 16:26comme j'ai dit,
- 16:26en agence.
- 16:27J'ai su maîtriser ce pôle-là.
- 16:30Mais la concurrence,
- 16:32c'est sûr que face au marché aussi,
- 16:35c'est vrai qu'on parle de concurrents,
- 16:36mais on parle aussi des consommateurs ivoiriens qui sont très...
- 16:40Il n'y en a pas beaucoup qui sont...
- 16:43Je veux dire,
- 16:45qui restent fidèles,
- 16:45on va dire.
- 16:47Donc,
- 16:47fidélisation,
- 16:48gros,
- 16:48gros,
- 16:48gros challenge.
- 16:51Mais voilà,
- 16:52après,
- 16:52je me dis,
- 16:53bon,
- 16:53la concurrence,
- 16:54elle sera toujours là.
- 16:54Il y aura toujours d'autres centres de bien-être,
- 16:57d'autres instituts.
- 16:59mais c'est de croire en mon positionnement et puis de me débrouiller pour innover,
- 17:06pour réinventer,
- 17:07mais de ne jamais perdre l'authenticité du Quintet Sky Spa.
- 17:12Donc,
- 17:13plusieurs fois,
- 17:13on m'a posé,
- 17:14mais vous ne faites pas tel soin qu'on trouve dans des instituts de beauté ?
- 17:19J'ai dit non,
- 17:20parce qu'à partir du moment où je décide de faire,
- 17:22par exemple,
- 17:23de la cryothérapie au sein du spa,
- 17:24je suis obligée d'utiliser la machine.
- 17:28tel n'est pas un problème.
- 17:30Mais pour la cryo,
- 17:31il faut des produits spécifiques.
- 17:33Et ces produits ne sont pas
- 17:35100% naturels et encore moins africains.
- 17:39Donc,
- 17:39je ne peux pas perdre justement cette authenticité du spa.
- 17:44Donc,
- 17:45la concurrence,
- 17:45elle est là,
- 17:46elle est là,
- 17:46mais je reste sur ma ligne,
- 17:50en fait.
- 17:50En fait,
- 17:50vous êtes concurrent dans le sens où vous apportez des soins.
- 17:53Mais après,
- 17:54selon le profil du client,
- 17:56quelqu'un qui va chercher vraiment quelque chose de naturel,
- 18:00il va peut-être plus aller vers toi.
- 18:01Et quelqu'un qui est plus intéressé par,
- 18:03on va dire,
- 18:04des nouvelles technologies,
- 18:05il va peut-être être intéressé par un autre type de spa.
- 18:08Et à la limite,
- 18:09vous êtes concurrent,
- 18:10mais finalement,
- 18:12vous n'allez pas vous adresser.
- 18:14Enfin,
- 18:14sur certains sujets,
- 18:15vous ne vous adressez peut-être pas forcément aux mêmes clients.
- 18:19Ce n'est pas la réponse.
- 18:20Voilà.
- 18:21Et c'est la question vers laquelle j'allais venir,
- 18:23c'est que
- 18:23Aujourd'hui,
- 18:26quand tu parlais tout à l'heure de la localisation,
- 18:28que vous avez trouvé ce local et que vous avez commencé les travaux,
- 18:31il est situé où le spa ?
- 18:33Et est-ce que tu avais déjà à l'époque la volonté de choisir un lieu stratégique pertinent par rapport à une certaine clientèle que tu voulais toucher ?
- 18:43Oui,
- 18:43la clientèle,
- 18:44c'était sûr que c'était une clientèle moyen haut de gamme.
- 18:49Ça,
- 18:49c'était sûr et certain,
- 18:50parce que c'est sur ça qu'on s'est basé pour faire déjà l'analyse de prix.
- 18:54Pour le local,
- 18:55ça,
- 18:55je veux dire,
- 18:55c'est une opportunité,
- 18:58une pure opportunité.
- 18:59Mais bon,
- 19:00comme on dit,
- 19:00il n'y a jamais de hasard.
- 19:01On est tombé sur cet espace-là avec une vue sur le plateau,
- 19:06enfin,
- 19:06centre d'habitants à Kokodi,
- 19:08qui est un rooftop.
- 19:10Et c'est pour ça d'où le nom Sky.
- 19:12Parce que quand on est sur le rooftop après avoir fait un bon massage,
- 19:19on relaxe sur le rooftop,
- 19:20on voit pratiquement,
- 19:21je ne dirais pas tout Abidjan,
- 19:23mais en tout cas,
- 19:23on voit la vue sur la lagune,
- 19:27la cathédrale.
- 19:29En tout cas,
- 19:29ça fait rêver,
- 19:30ça fait relaxer.
- 19:31Donc,
- 19:33le lieu au Pense Unité,
- 19:35par rapport à la clientèle,
- 19:37comme j'ai dit,
- 19:37moyen haut de gamme,
- 19:38mais on avait aussi au début énormément d'expatriés.
- 19:42donc de toute nationalité,
- 19:44qui voulaient venir justement découvrir cette offre
- 19:47100% africaine et de sentir et d'être dans l'ambiance,
- 19:54de faire un gommage par exemple.
- 19:57Nous,
- 19:57on n'utilise pas forcément les gants.
- 20:01marocains,
- 20:02on utilise aussi les fibres de coco pour faire le gommage.
- 20:07C'était les grands-mères qui utilisaient ça en éponge,
- 20:11qui font un gommage magnifique.
- 20:12Et donc,
- 20:12les gens qui aiment bien,
- 20:14on va dire en guillemets,
- 20:15l'exotisme,
- 20:17ils adoraient ce genre d'expérience-là.
- 20:20Donc,
- 20:20on a eu naturellement des personnes qui sont venues vers nous.
- 20:24C'était,
- 20:24bon,
- 20:25la cible aussi que je visais.
- 20:27Et comme je l'ai dit,
- 20:28le positionnement aussi,
- 20:29le storytelling m'a emmené les clients que franchement,
- 20:34je souhaitais avoir.
- 20:36Donc,
- 20:36tu parles en client d'expatriés.
- 20:38L'idée,
- 20:39c'était vraiment du coup des personnes qui sont installées à Abidjan,
- 20:44en Côte d'Ivoire,
- 20:46qui sont venues par le travail.
- 20:47Et souvent,
- 20:48ça peut être une communauté qui vient de France ou en tout cas,
- 20:51peut-être d'Occident,
- 20:53d'origine africaine ou non.
- 20:55C'était plutôt des gens qui étaient là installés à Abidjan.
- 20:58Est-ce qu'il y a aussi des touristes qui,
- 21:00à un moment donné,
- 21:01venaient ponctuellement,
- 21:03étaient là ponctuellement et se disaient « Dans le cadre de mon séjour,
- 21:06je vais m'offrir une expérience aux soins et je vais aller dans le spa naturel qui revendique des soins typiquement africains. »
- 21:17Oui,
- 21:18on a eu énormément de touristes.
- 21:20Je veux dire,
- 21:20chaque été ou chaque personne qui voyage,
- 21:23même pendant l'année,
- 21:27quand il vient sur Abidjan,
- 21:28il passe au spa.
- 21:30C'est pour ça qu'on a essayé de créer un site web où il y a tous les tarifs,
- 21:34tous les soins d'être disponibles par WhatsApp.
- 21:36On a été énormément référés par nos clientes ici,
- 21:39même ivoiriennes.
- 21:42Après,
- 21:43ça a grandi avec des offres de cartes cadeaux pour les anniversaires.
- 21:48Donc,
- 21:48énormément de personnes.
- 21:50qui viennent de l'étranger,
- 21:52font un tour au spa et voilà,
- 21:55ils ont de super belles expériences.
- 21:57Et est-ce que tu as du coup,
- 21:59donc là on voit bien quel est le profil de client,
- 22:02est-ce que tu peux nous donner un peu un pourcentage entre touristes,
- 22:08expatriés et puis la population locale ?
- 22:12Est-ce qu'on est là un tiers,
- 22:13un tiers,
- 22:13un tiers ?
- 22:15Et puis après,
- 22:15peut-être que ça a évolué entre...
- 22:18Vu que ça fait dix ans,
- 22:19entre...
- 22:20le démarrage est aujourd'hui ?
- 22:23Oui,
- 22:24j'aime beaucoup cette question parce que quand on a démarré,
- 22:27c'était,
- 22:29on va dire,
- 22:29à
- 22:3060 %. Ce n'était pas des Ivoiriens ou des Ivoiriennes.
- 22:34Quand ça a démarré,
- 22:35à cause du positionnement et parce qu'il y a dû avoir une éducation et puis les choses ont changé,
- 22:41il y a eu un retour au Made in Africa.
- 22:44Donc,
- 22:45on a switché de 60 %
- 22:47d'expats,
- 22:47de touristes,
- 22:48d'étrangers,
- 22:49à
- 22:51Honnêtement,
- 22:52on va dire 60%
- 22:54d'Ivoiriennes à maintenant
- 22:5740% de touristes d'expat.
- 23:00Donc,
- 23:00il y a eu un gros changement.
- 23:02Et comme je dis,
- 23:03je pense que ça,
- 23:03c'est dû à un retour au naturel,
- 23:05du Medinafrica.
- 23:07Tout le monde en parle,
- 23:08tout le monde revendique les produits locaux.
- 23:14Tout le monde revendique leur héritage et héritage aussi culture.
- 23:18Ça passe.
- 23:19par les produits qu'on propose.
- 23:21Donc,
- 23:22il y a eu un gros changement.
- 23:24Mais comme on a été,
- 23:25je pense,
- 23:26en tout cas,
- 23:27on a été assez constants sur toute la ligne,
- 23:30ça n'a pas vraiment impacté le business en tant que tel.
- 23:33Au contraire,
- 23:34moi,
- 23:34j'ai été très fière qu'il y ait plus d'Ivoiriens qui en parlent,
- 23:38qu'il y ait plus d'Africains même qui en parlent.
- 23:41que ce ne soient que des touristes.
- 23:44Et que moi,
- 23:45ma communauté se sente un peu lésée pour dire « Ah,
- 23:47mais ce n'est pas,
- 23:48c'est que des étrangers qui y vont. »
- 23:50Donc nous,
- 23:51on ne se sent pas concernés.
- 23:53Donc très fière de l'impact qu'on a eu.
- 23:56Je pense que ce mouvement-là,
- 23:58il existe à la fois dans la mode,
- 24:00à la fois effectivement dans la consommation de produits de beauté et puis effectivement dans les lieux dans lesquels...
- 24:07on a envie d'aller,
- 24:08et puis même au niveau de la nourriture,
- 24:10d'être vraiment sur des logiques où on va de plus en plus chercher du savoir-faire africain,
- 24:18une culture africaine,
- 24:19et on va,
- 24:20comme s'il y avait quelque chose d'un retour aux sources,
- 24:22d'un retour aux origines,
- 24:24après avoir pendant longtemps été plutôt,
- 24:28j'ai envie de dire,
- 24:28attiré par ceux qui venaient de l'Occident,
- 24:31mais aussi,
- 24:32on va dire,
- 24:32l'Occident a fait tellement de publicités pour leur propre culture qu'en fait...
- 24:36pour moi.
- 24:36Malgré nous,
- 24:38on consommait ces produits-là,
- 24:39en fait.
- 24:40Tout à fait.
- 24:42En fait,
- 24:43la base même de la création du spa,
- 24:45c'était ça.
- 24:46C'était que quand j'ai fait mes études longtemps à l'extérieur,
- 24:50comme je dis,
- 24:51j'adore la beauté,
- 24:52la cosmétique.
- 24:53Et donc,
- 24:53j'avais,
- 24:54et je pense aussi que c'est ma mère qui a joué un grand rôle,
- 24:56qui avait toujours sa routine de soins.
- 24:59Et à chaque fois,
- 24:59dans les produits,
- 25:00je voyais 5%
- 25:02de carité,
- 25:032%
- 25:03de cacao,
- 25:04et de grandes marques.
- 25:06Après,
- 25:06je me suis dit,
- 25:07mais attends,
- 25:08en fait,
- 25:08je ne comprends pas comment on peut acheter des crèmes,
- 25:12je dirais un exemple comme ça,
- 25:13à 25 euros,
- 25:15alors que là,
- 25:15je vais sur le marché local.
- 25:17Il y a des femmes et des hommes qui travaillent dur,
- 25:19qui fabriquent du carité.
- 25:20Je peux avoir ça ici et créer des merveilles avec ces produits-là.
- 25:25Donc,
- 25:25c'était de là,
- 25:26en fait,
- 25:26qu'est parti mon goût pour le retour à,
- 25:33je ne sais pas si on peut dire africanité,
- 25:35mais le retour aux sources.
- 25:37Et c'est là que c'est parti mon amour pour l'Afrique,
- 25:40les ressources locales,
- 25:42à en apprendre plus sur les plantes d'ici.
- 25:46J'ai demandé des conseils aussi.
- 25:47Évidemment,
- 25:48ma tante qui a fait de l'aromathérapie a su travailler nos ingrédients d'ici pour créer de ces huiles magnifiques.
- 25:58Donc,
- 25:58je pense que moi,
- 25:59ça fait longtemps.
- 26:00Sauf que je pense que j'étais un peu un spécimen rare à l'époque.
- 26:04Parce que personne n'en parlait et que c'est aujourd'hui qu'il y a cette fierté-là d'en parler.
- 26:11Non,
- 26:11mais ce pourquoi je te félicite,
- 26:16c'est que tu as gardé le cap.
- 26:18Parce que parfois,
- 26:21quand on a une idée comme ça,
- 26:23mais qu'effectivement,
- 26:25ça ne prend pas tout de suite,
- 26:26où on sent qu'on n'est pas forcément compris et que presque...
- 26:31Cet amour du savoir-faire et du made in Africa n'est pas forcément compris.
- 26:36Parfois,
- 26:36on se sent un peu tout seul dans notre passion,
- 26:39dans notre apprécié pour une paroisse.
- 26:43Jusqu'à ce qu'après,
- 26:44tous les gens sont convaincus et tout le monde vient vous voir après en disant « Ah bah tiens,
- 26:48c'est super les produits que tu proposes. »
- 26:51On est là depuis en fait.
- 26:54Non,
- 26:55mais c'est ça.
- 26:55Je pense que ça,
- 26:57c'est l'entrepreneuriat même en général.
- 27:01Je veux dire,
- 27:02on croit en une idée,
- 27:04on s'y accroche.
- 27:05Après,
- 27:05il y a tout le système autour,
- 27:07le support système.
- 27:09Parce que s'il n'y a personne autour qui soutient,
- 27:11même si ce ne sont pas les clients,
- 27:13mais on croit en son idée qu'il y a la famille,
- 27:16il y a des personnes proches qui soutiennent,
- 27:20qui encouragent,
- 27:24qui prient avec toi,
- 27:25ça va marcher,
- 27:25ça va marcher,
- 27:26ne te décourage pas,
- 27:27ne te décourage pas.
- 27:29On s'accroche et puis à un moment donné,
- 27:30il y a le déclic en face.
- 27:33Mais c'est abandonner et écouter par contre les personnes dire « ça,
- 27:36ça ne marchera jamais de toute façon,
- 27:38les Africains. »
- 27:39Quoi ?
- 27:40Utiliser du bord de caractère ?
- 27:41Encore non.
- 27:42Il y a tellement de produits sur le marché.
- 27:44Non,
- 27:44non,
- 27:44non,
- 27:44non,
- 27:44non,
- 27:44ça ne sert à pas faire.
- 27:45Il y a trop d'instituts.
- 27:47C'est ce genre de parole qui décourage.
- 27:50Donc moi,
- 27:51déjà,
- 27:52il y a le stress d'être entrepreneur,
- 27:54de faire marcher son business.
- 27:56Alors là,
- 27:57avoir des gens qui vont être dans le négatif,
- 28:00non,
- 28:00non,
- 28:00non.
- 28:02Ça,
- 28:02c'est même pas la peine.
- 28:03Tout entrepreneur qui va se...
- 28:05En fait,
- 28:05il faut rester focus.
- 28:07Je pense qu'il faut rester focus,
- 28:08il faut y croire.
- 28:10Et puis après,
- 28:11c'est vrai qu'il y en a qui ont cru jusqu'au bout,
- 28:13ça n'a pas forcément marché.
- 28:16Mais je me dis,
- 28:17il ne faut jamais abandonner.
- 28:18Comme je dis,
- 28:18il y a plusieurs fois où je me suis dit,
- 28:20qu'est-ce que je fais comme ça ?
- 28:22Dans quoi je me suis lancée ?
- 28:23Je suis découragée.
- 28:25Mais après,
- 28:27il faut reprendre des forces,
- 28:28il faut avancer,
- 28:28il faut se lever.
- 28:30Merci en tout cas de partager ce côté résilient de l'entrepreneur,
- 28:34parce qu'effectivement,
- 28:35il y a un côté contre-vent et marée qui fait que parfois,
- 28:38quand on n'a pas forcément le vent dans le dos,
- 28:41on n'est pas sur la tendance du moment.
- 28:43Quelqu'un qui ouvrirait un spa en revendiquant aujourd'hui les savoir-faire africains,
- 28:48les produits africains,
- 28:50tout le monde va dire,
- 28:50mais oui,
- 28:51bien sûr.
- 28:52Mais effectivement,
- 28:52il y a dix ans...
- 28:53proposes cette idée-là,
- 28:54on va te regarder,
- 28:55on va te dire bon,
- 28:56on ne sait pas trop ce que c'est.
- 28:59Moi,
- 28:59j'ai envie d'en revenir à,
- 29:00tu évoques en fait ta tante qui est aromathérapeute et tu parles d'huile,
- 29:04tu parles du fait que vous êtes intéressée à des plantes locales.
- 29:10Donc,
- 29:10est-ce que vous avez du coup créé des produits spécifiques qui sont utilisés dans le spa et qui sont pour lesquels en fait,
- 29:19j'imagine qu'il y a des soins qui sont spécifiques et ce sont des soins signature en fait.
- 29:23de ton spa.
- 29:25Oui,
- 29:26on a en fait tous nos soins.
- 29:28Donc,
- 29:28soins de visage,
- 29:29pareil.
- 29:30Donc,
- 29:30on a des praticiennes qui ont plus de 15 ans d'expérience,
- 29:35qui connaissent les propriétés de différents,
- 29:37par exemple,
- 29:38du café bio,
- 29:39du cacao,
- 29:40made in Côte d'Ivoire.
- 29:43Voilà,
- 29:43tous ces soins sont faits dès que la cliente arrive.
- 29:47Pour tout ce qui est huile de massage,
- 29:50par exemple,
- 29:51on fait affaire avec des producteurs,
- 29:54qu'ils soient ici ou en Afrique,
- 29:57d'huile essentielle,
- 29:58parce qu'aujourd'hui,
- 29:59on n'a pas vraiment ce produit d'huile essentielle.
- 30:02Ce n'est pas quelque chose de courant ici,
- 30:06on va dire,
- 30:06en Côte d'Ivoire.
- 30:08Donc,
- 30:08on fait infuser nos propres huiles.
- 30:11On peut avoir cannelle,
- 30:13girofle,
- 30:13on peut avoir...
- 30:15de la citronnelle,
- 30:16du quinquélibat qu'on trouve ici.
- 30:18On peut avoir du citron,
- 30:20des agrumes.
- 30:21Donc,
- 30:21on fait infuser nos huiles.
- 30:23Pareil pour les gommages,
- 30:24ce sont énormément de temps de fabrication parce que c'est vrai que c'est 100 %
- 30:30africain,
- 30:31100 %
- 30:33naturel.
- 30:34Mais il faut savoir,
- 30:37il faut doser,
- 30:38en fait,
- 30:38les gommages,
- 30:39par exemple.
- 30:40Pas que ce soit trop fort pour qu'il y ait toujours le même...
- 30:45La même qualité,
- 30:46en fait.
- 30:47Donc,
- 30:48tout est fait ici,
- 30:49sur des marchés locaux.
- 30:49On va chercher des fournisseurs.
- 30:51Par exemple,
- 30:52on a un soin d'enveloppement à l'argile rouge et on a un fournisseur qui est à Lépé,
- 31:00une ville de Côte d'Ivoire,
- 31:03où il va à des mètres de profondeur dans la lagune pour prendre l'argile rouge pure.
- 31:08Donc,
- 31:08on ne modifie en rien.
- 31:11On ajoute nos petits secrets pour faire l'enveloppement et les résultats,
- 31:15ils sont là,
- 31:16en fait.
- 31:17Et est-ce que ces lignes de produits,
- 31:19tout ce dont tu parles là,
- 31:21est-ce que moi,
- 31:21je peux venir au spa faire un soin et ensuite également acheter mon huile essentielle,
- 31:27acheter un produit ?
- 31:28Ou est-ce que pour y avoir accès,
- 31:30il faut vraiment que je fasse l'expérience dans le spa ?
- 31:36On a essayé.
- 31:37Pour être honnête,
- 31:38au début,
- 31:39on avait les huiles qu'on utilisait,
- 31:41par exemple,
- 31:42pour le massage,
- 31:42pour les soins de visage.
- 31:43On vendait de l'huile de rose,
- 31:46de l'huile de baobab.
- 31:49Comme je dis,
- 31:50on ajoutait nos petits secrets qui sont partis comme des petits pains.
- 31:53Et la difficulté,
- 31:54en fait,
- 31:55dans,
- 31:56je ne sais pas si on peut dire,
- 31:57l'artisanat du bien-être.
- 31:59Oui,
- 32:00je vais me lancer comme ça.
- 32:01L'artisanat du bien-être,
- 32:03c'est la production.
- 32:05On n'est pas une super grosse équipe pour dire qu'on va produire
- 32:0910 flacons d'huile,
- 32:11qu'on va mettre en pot,
- 32:13mais on y a pensé.
- 32:14C'est toujours quelque chose qui est en projet de créer une gamme qu'intestinise pas où justement les clients peuvent profiter de ce qu'on leur offre.
- 32:24Mais bon,
- 32:24c'est un autre planning encore,
- 32:26ça c'est un autre business.
- 32:29Il faut le suivre,
- 32:30il faut que ce soit concret,
- 32:31il faut que ce soit propre,
- 32:33Donc,
- 32:33il faut que ce soit...
- 32:34certifié.
- 32:35Donc ça,
- 32:35c'est un autre business.
- 32:36Mais effectivement,
- 32:38on a pensé à faire ça.
- 32:41Je comprends.
- 32:41Et effectivement,
- 32:42comme tu le dis,
- 32:42c'est un autre business.
- 32:43Donc après,
- 32:44presque,
- 32:44il faut avoir soit se lancer dedans,
- 32:47soit avoir quelqu'un qui est spécialisé dans cette partie-là de la beauté,
- 32:52de manière à pouvoir te soulager.
- 32:55Parce que quand on regarde les marques de luxe sur leur partie beauté ou sur leur partie lunettes de soleil,
- 33:01par exemple,
- 33:01elles font à peu près lunettes,
- 33:03en tout cas.
- 33:03Elles vont faire appel à des experts qui sont spécialisés dans la création de produits et la vente,
- 33:09et la distribution,
- 33:10le packaging ou autre.
- 33:11Et elles donnent la licence,
- 33:13elles vérifient que c'est bien le bon grade de qualité,
- 33:16mais elles ne le font pas elles-mêmes.
- 33:17En tout cas,
- 33:18beaucoup d'entre elles ne le font pas elles-mêmes.
- 33:19Certaines internalisent et d'autres,
- 33:21elles externalisent parce qu'on ne peut pas tout faire,
- 33:23en fait.
- 33:24Non,
- 33:24on ne peut pas tout faire.
- 33:26Et par rapport même aux produits cosmétiques,
- 33:29ici,
- 33:29il y a eu une vague,
- 33:30les gens parlaient à des...
- 33:32des personnes dans le secteur aussi,
- 33:34d'autres dames dans le cosmétique,
- 33:37c'est qu'aujourd'hui,
- 33:38il y a énormément de personnes qui se déclarent chimistes pro et donc il y a énormément de produits sur le marché qui vont dire ça c'est pour Anglo,
- 33:48ça c'est pour ça,
- 33:50il n'y a pas de marque particulière,
- 33:51ce n'est pas déclaré.
- 33:53Moi en tout cas,
- 33:54nous si on doit se lancer dans ça,
- 33:56il faut que ce soit vraiment carré,
- 33:58correct.
- 33:58Je n'ai pas envie de faire quelque chose parce qu'il faut le faire.
- 34:01Je sais qu'il y a le besoin,
- 34:02je sais qu'il y a une opportunité à saisir,
- 34:05mais je ne veux pas me lancer pour me lancer.
- 34:08Aujourd'hui,
- 34:08j'ai beaucoup appris de l'entrepreneuriat,
- 34:12donc je ne veux pas me lancer dans quelque chose que je ne vais pas maîtriser.
- 34:17Je te rejoins complètement sur le fait d'experts autoproclamés qui proposent des produits en promettant des merveilles et dont les résultats et la véracité de…
- 34:30du diplôme de chimiste sont parfois douteux.
- 34:35Toi,
- 34:35aujourd'hui,
- 34:36pour fidéliser ta clientèle,
- 34:38on a vu quel était le profil de client,
- 34:40on a vu que du coup,
- 34:42on arrive et on a accès à des produits spécifiques développés pour le spa et par le spa.
- 34:49Est-ce qu'en termes de formule,
- 34:51en termes de tarification,
- 34:53souvent il y a des abonnements ou il y a des réductions au bout du deuxième,
- 34:57troisième ?
- 34:57Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de la manière dont tu as défini ?
- 35:01le prix de tes différents soins et des différentes offres auxquelles tu as pu penser pour fidéliser ?
- 35:07Alors déjà,
- 35:08pour la carte de soins,
- 35:11comme je dis,
- 35:11on a étudié le marché,
- 35:13on a vu un peu ce qui se faisait ici.
- 35:16Évidemment,
- 35:16on a vu aussi nos charges.
- 35:18Donc,
- 35:19on a fixé la carte des soins en fonction de ça pour ne pas...
- 35:24Voilà,
- 35:24même si on a dit qu'on était haut de gamme,
- 35:28on essaie de rester correct.
- 35:30vis-à-vis des clients.
- 35:32Pour tout ce qui est fidélisation,
- 35:35on fait énormément de promotions.
- 35:38On essaie de faire,
- 35:39par exemple,
- 35:39le week-end flash.
- 35:42Vous avez une heure de massage.
- 35:46Par exemple,
- 35:47au lieu de 40,
- 35:47vous l'avez à 30.
- 35:49On essaie de faire des forfaits,
- 35:50des packages pour les fêtes.
- 35:56On essaie de les fidéliser.
- 35:57En tout cas,
- 35:58ça...
- 36:00Ils répondent à l'appel.
- 36:00Ils adorent ça.
- 36:02Mes clients adorent les promotions.
- 36:05Et il y a aussi les abonnements qu'on a proposés.
- 36:08On a aussi,
- 36:12comment dire,
- 36:13des forfaits mixtes,
- 36:14couples,
- 36:16dont vous n'allez pas payer.
- 36:18Voilà,
- 36:18si le massage est à 40,
- 36:19vous n'allez pas payer 80,
- 36:20on va faire une réduction.
- 36:23Et il y a des forfaits groupes aussi,
- 36:25des forfaits mariés.
- 36:27pour la préparation au mariage.
- 36:30Honnêtement,
- 36:31on essaie de proposer une gamme assez intéressante qui satisfait à toutes les poches.
- 36:39Il y a la carte de fidélité aussi.
- 36:44En fait,
- 36:45ça dépend tellement,
- 36:46mais en général,
- 36:48au bout de cinq massages,
- 36:49vous avez un massage gratuit,
- 36:51vous pouvez venir avec telle personne et on essaie de récompenser les clients les plus fidèles qui sont là.
- 36:57qui réfèrent.
- 37:00Donc voilà,
- 37:00c'est un peu ça qu'on fait.
- 37:03Ok,
- 37:03super intéressant.
- 37:04Et pour que les clients soient au courant des différentes offres,
- 37:07est-ce que c'est via WhatsApp ?
- 37:09Est-ce que c'est via une newsletter ?
- 37:11Comment est-ce que du coup,
- 37:13ils sont informés ?
- 37:14Est-ce que c'est sur le site Internet ?
- 37:15Comment est-ce qu'ils sont informés des différentes offres en fait ?
- 37:18On a un moyen Facebook,
- 37:19Instagram et on a WhatsApp Business aussi.
- 37:24Donc,
- 37:25on leur envoie dès que l'offre va sortir,
- 37:28peut-être une semaine,
- 37:29dix jours avant,
- 37:30on prévient de telle date à telle date,
- 37:32il y aura une offre.
- 37:33Donc,
- 37:33on fonctionne beaucoup par WhatsApp Business parce qu'il faut dire que la clientèle,
- 37:38même si on propose une offre promotionnelle via Instagram,
- 37:43il y en a qui ne sont pas sur Instagram.
- 37:46Donc,
- 37:46on va faire Facebook,
- 37:50mais la clientèle...
- 37:52En tout cas,
- 37:52après un bilan des études et tout,
- 37:56notre clientèle est plus sur Insta,
- 37:58WhatsApp Business que sur Facebook.
- 38:02Après,
- 38:03le site web,
- 38:05c'est intéressant parce qu'on a le système de,
- 38:08comme je dis,
- 38:09les cartes cadeaux.
- 38:10Donc,
- 38:10ceux qui passent généralement par le site web,
- 38:13c'est des gens qui vivent en France,
- 38:15qui vivent à l'étranger,
- 38:16qui veulent acheter une carte cadeau pour quelqu'un sur place ici.
- 38:21Donc le site web,
- 38:22là,
- 38:22oui,
- 38:22il fonctionne bien,
- 38:23mais pour les personnes qui ne sont pas ici,
- 38:26localement.
- 38:27Très bien.
- 38:28En tout cas,
- 38:28on voit qu'il y a tous les leviers possibles qui ont été identifiés pour toucher toute occasion que vous avez.
- 38:36On va vous trouver.
- 38:37Et après,
- 38:38c'est bien que tu parles WhatsApp Business parce que c'est peu utilisé en France,
- 38:43en Occident.
- 38:44Et moi,
- 38:46quand j'en parle,
- 38:48on me fait des grands yeux quand je peux parler de ça en stratégie,
- 38:50en disant qu'il y a énormément d'entrepreneurs en Afrique qui utilisent WhatsApp Business.
- 38:53Et ce que j'explique,
- 38:55c'est que la force de WhatsApp Business,
- 38:57c'est que quand vous envoyez un message,
- 38:58vous êtes sûr que les gens vont le recevoir.
- 39:01Alors que quand on met un post sur Instagram,
- 39:04c'est Instagram,
- 39:05l'algorithme d'Instagram,
- 39:06qui décide qui va voir les posts.
- 39:08Et en fait,
- 39:09vous n'avez pas du tout de garantie que...
- 39:12tous vos abonnés voire vos posts bien au contraire vous avez 10%
- 39:16peut-être de vos abonnés ou peut-être un peu plus selon la qualité de votre communauté et l'engagement donc en général pour tout ce qui est soins,
- 39:24coiffures les gens qui sont qui reçoivent le SMS ça leur fait c'est un déclencheur d'achat en fait on reçoit le message avec la promo j'imagine que le téléphone sonne avec des prises de rendez-vous oui
- 39:37Tout à fait,
- 39:37même sur Instagram,
- 39:39même quand on met le post.
- 39:41Dès qu'on a les messages instantanés en DM,
- 39:44messages instantanés pour une prise en charge plus rapide,
- 39:48directement WhatsApp Business,
- 39:50on vous prend en charge,
- 39:51on prend le rendez-vous,
- 39:51on book.
- 39:53Parce que le problème aussi,
- 39:55c'est ça,
- 39:55Instagram.
- 39:56Et moi,
- 39:57j'ai eu à échanger avec des entrepreneurs qui se lancent sur Instagram.
- 40:05mais qui ne sont pas réactifs sur Instagram.
- 40:07Donc,
- 40:07je dis que vous avez un service à la clientèle qui est...
- 40:11Mais le service à la clientèle est tellement important que si on vous écrit un message et que vous répondez deux,
- 40:21trois jours après,
- 40:22bon,
- 40:24voilà.
- 40:24Et c'est tellement dur.
- 40:25Pourtant,
- 40:26on a des messages.
- 40:27Bon,
- 40:27après,
- 40:28il y a des clients qui sont compliqués.
- 40:33Donc,
- 40:33même s'il y a le message instantané,
- 40:35qu'ils vont insister,
- 40:36insister pour vous parler,
- 40:39c'est compliqué.
- 40:40Bon,
- 40:40après ça,
- 40:40c'est une autre gestion de service à la clientèle,
- 40:42mais
- 40:43WhatsApp Business,
- 40:44ici,
- 40:45c'est la base.
- 40:46Tous les business ont le WhatsApp.
- 40:50C'est primordial.
- 40:52Oui,
- 40:52puis c'est une relation directe avec le client.
- 40:54Et c'est vrai que c'est intéressant le point que tu soulignes sur...
- 40:59presque le service client,
- 41:01quand on lance un business,
- 41:03quel qu'il soit service ou produit,
- 41:05ça doit être une priorité.
- 41:07On doit avoir quelqu'un qui peut répondre à tous les messages de manière très rapide,
- 41:14en moins de deux heures,
- 41:15en moins d'une heure.
- 41:16Et plus on est réactif,
- 41:17je dis une heure,
- 41:18il y en a qui vont vous dire non,
- 41:19mais il faut que dans le quart d'heure,
- 41:20vous ayez répondu parce que les gens sont tellement volatiles que c'est au moment où ils sont prêts à acheter,
- 41:26c'est là qu'il faut les attraper.
- 41:27Si vous attendez une heure,
- 41:29C'est perdu,
- 41:29en fait.
- 41:30Oui,
- 41:31mais totalement.
- 41:32Si on n'est pas réactif sur Instagram,
- 41:34Facebook,
- 41:34en DM,
- 41:35ce n'est même pas la peine.
- 41:37C'est trop difficile à gérer et il faut effectivement,
- 41:41si l'entreprise a les moyens d'avoir un community manager,
- 41:46parce que je pense que c'est eux-mêmes qui sont les meilleurs.
- 41:51S'ils ont un bon community manager qui est très,
- 41:53très,
- 41:53très réactif,
- 41:54il n'y a pas de souci.
- 41:56Mais quand il n'y a personne et que vous-même,
- 42:00vous êtes en train de bosser,
- 42:01répondre au téléphone,
- 42:02faire ci,
- 42:02faire ça,
- 42:03répondre en même temps sur les réseaux sociaux,
- 42:05ce n'est pas donné,
- 42:06ce n'est pas évident.
- 42:08On pense que c'est quelque chose de facile,
- 42:11mais pas du tout.
- 42:13Non,
- 42:13non,
- 42:13non.
- 42:14Mais moi,
- 42:14je ne pense pas que ce soit facile,
- 42:15en fait.
- 42:17Et puis,
- 42:17c'est vraiment le nerf de la guerre,
- 42:20parce que c'est ta relation la plus…
- 42:23intimes avec ton consommateur,
- 42:24celui qui est prêt à payer pour tes services ou pour ton produit.
- 42:27Donc,
- 42:27tu te dois d'honorer cet engagement-là,
- 42:31en fait.
- 42:32Et c'est là que commence la relation.
- 42:36Je voulais te demander maintenant...
- 42:37Oui,
- 42:39complètement.
- 42:41Ce que je voulais te demander maintenant,
- 42:42c'est pour promouvoir,
- 42:43en fait,
- 42:45ton spa,
- 42:46Merci.
- 42:46En termes de communication,
- 42:48tu as parlé d'Instagram et de publier régulièrement sur les réseaux sociaux,
- 42:52sur Facebook également.
- 42:53Est-ce que toi,
- 42:54tu as eu affaire à peut-être solliciter des médias pour pouvoir avoir des publis reportages ou alors solliciter des influenceurs ?
- 43:02Tu parlais du fait que tu avais des clients qui recommandaient le spa,
- 43:06donc tu as un bouche-à-oreille naturel dont tu as pu bénéficier.
- 43:09mais est-ce que toi tu as mis en place des actions qui t'ont permis de…
- 43:16de développer la notoriété du spa ?
- 43:19Oui,
- 43:20tu as tout cité.
- 43:22Je pense que j'ai tout fait.
- 43:24J'ai fait des publis reportages,
- 43:26insertions mag,
- 43:28j'ai fait des collabs avec des influenceurs qui vont faire leur retour d'expérience avec des vidéos,
- 43:36qui vont reposter des stories.
- 43:40J'ai fait des témoignages clients aussi.
- 43:43Et là,
- 43:44naturellement,
- 43:45il y a énormément de clients qui vont pour leurs soins,
- 43:49qui filment naturellement sans que je demande,
- 43:53qui font des stories,
- 43:55qui nous taguent.
- 43:57Interviews aussi,
- 43:58j'en ai fait pour parler du spa.
- 44:01Quand même,
- 44:02je pense que j'ai beaucoup fait par rapport à la promotion du spa.
- 44:09Pareil sur Instagram,
- 44:10même au début.
- 44:12Ce que je fais un peu moins aujourd'hui,
- 44:15c'était les promotions des posts.
- 44:18Quand il y a une offre,
- 44:19faire la promotion du post et tout.
- 44:21Après,
- 44:21moi,
- 44:22je ne sais pas si,
- 44:23encore une fois,
- 44:23l'algorithme d'Instagram est devenu tellement compliqué que même si on sponsorise et qu'on a ciblé...
- 44:32Des fois,
- 44:33je veux dire,
- 44:34sur 100 personnes,
- 44:36en gros,
- 44:36qui ont vu,
- 44:36peut-être qu'il y a 10 qui vont vous appeler pour prendre des rendez-vous.
- 44:39Donc bon,
- 44:40après,
- 44:41je pense à l'appréciation de chacun.
- 44:44Mais j'ai touché un peu à tout par rapport à la promo.
- 44:46Et puis,
- 44:47c'est vrai qu'il y a tout ce qui est réseaux sociaux,
- 44:49virtuels et tout ça,
- 44:50les publics reportages,
- 44:51mais j'essaie au maximum,
- 44:54même quand je participe à des événements,
- 44:56en présentiel,
- 44:59de parler du sport.
- 45:00pas qu'en opportunité,
- 45:01mais donner des cartes,
- 45:04de recommander.
- 45:06Donc,
- 45:08je joue sur tous ces aspects-là.
- 45:09Très bien.
- 45:10Après,
- 45:10comme tu avais un background de toute façon en marketing et communication,
- 45:14c'est des leviers que j'imagine que tu as actionnés assez facilement et assez naturellement dès le départ.
- 45:19Oui,
- 45:19ça,
- 45:21c'était la base.
- 45:23C'était la base.
- 45:24Il fallait que je mette ma spécialisation quand même à profit pour le spa.
- 45:30donc oui je me suis servie aussi de mes acquis et puis même pour tout ce qui est,
- 45:37c'est vrai qu'on communique sur Instagram,
- 45:39sur Facebook,
- 45:39après il y a tout ce qui est visuel,
- 45:41il faut avoir les codes de bons visuels de bons photographes,
- 45:47il y a tout cet aspect aussi,
- 45:48on ne parle pas de l'aspect communication marketing,
- 45:51du budget pour une entreprise,
- 45:53c'est extrêmement lourd et moi je le dis toujours en tout cas aux femmes entrepreneurs
- 45:59J'ai la chance de former parfois.
- 46:02Apprenez à vous former vous-même.
- 46:04Tout ce qui est Canva,
- 46:05tout ce qui est Instagram,
- 46:06comment apprendre à cibler sur les réseaux sociaux,
- 46:11il faut que vous vous formiez.
- 46:13Vous ne pouvez pas toujours compter sur le community manager parce que le community manager,
- 46:17il peut partir d'un jour.
- 46:18Du jour au lendemain,
- 46:19il part.
- 46:19Vous faites comment pour gérer votre page ?
- 46:21Comment vous faites pour avoir des visuels si vous n'avez pas,
- 46:24par exemple,
- 46:25le budget pour avoir une centaine de photos ?
- 46:28Donc ça...
- 46:29je le dis et je le répète tout le temps,
- 46:30il faut,
- 46:31en tant qu'entrepreneur,
- 46:32il faut avoir,
- 46:33en tout cas,
- 46:35un minimum de base,
- 46:36un minimum de forme.
- 46:37Il faut s'auto-former.
- 46:40On n'a pas le choix.
- 46:42On n'a pas le choix et aujourd'hui,
- 46:44il y a quand même énormément de tutoriels,
- 46:47de moyens qui sont mis à notre disposition pour pouvoir alors il ne s'agit pas de devenir un expert,
- 46:52mais en tout cas,
- 46:53se dire...
- 46:54si pendant un mois,
- 46:55je dois gérer moi-même parce que je n'ai plus le community manager ou pendant quelques semaines,
- 47:00c'est possible en fait.
- 47:01Ça ne met pas l'entreprise à l'arrêt.
- 47:04Exactement.
- 47:06C'est trop important.
- 47:07Il y a plein de formations gratuites.
- 47:09En fait,
- 47:09je pense que c'est une question de volonté et puis de priorité.
- 47:14C'est ça.
- 47:17Maintenant,
- 47:17ce que je voulais te demander,
- 47:18c'est que je sais qu'on l'a rapidement balayé quand j'ai présenté ton profil.
- 47:23aujourd'hui tu es à la tête de ce spa,
- 47:26de ce lieu tu es également directrice d'une école tu es également rédactrice beauté et puis il y a d'autres activités tu fais de la formation pour un institut tu as un côté je ne vais pas dire touche à tout mais en tout cas je
- 47:43pense que tu aimes avoir des journées bien remplies et puis tu as évoqué le fait que tu étais maman donc qui est un métier aussi à
- 47:50100% donc
- 47:52Comment tu fais en fait pour t'organiser et gérer ces différentes activités ?
- 47:58Parce que parfois,
- 47:59c'est vrai qu'on a tendance à donner le conseil de choisir ses batailles,
- 48:05il faut choisir un combat,
- 48:06il faut se concentrer sur un domaine en particulier.
- 48:10Et puis,
- 48:10on va avoir tendance aussi à vous dire,
- 48:12ah mais si vous faites plein de choses qui sont trop différentes les unes des autres,
- 48:15c'est que vous êtes un peu éparpillé.
- 48:17Or,
- 48:17c'est bien d'avoir un CV.
- 48:19voilà où vous êtes dans un domaine et vous restez dans le même domaine.
- 48:22Moi,
- 48:22je ne suis pas forcément complètement alignée avec ça.
- 48:25Je pense qu'on a des personnalités qui nous permettent de toucher à diverses choses.
- 48:30Et si on en a l'envie,
- 48:33les moyens et à priver les compétences,
- 48:36il faut pouvoir se lancer et sans s'éparpiller.
- 48:39Du coup,
- 48:39mon point,
- 48:40c'est toi,
- 48:40comment tu arrives à gérer ces différentes activités ?
- 48:43Alors,
- 48:45je ne sais pas.
- 48:49On va s'arrêter là.
- 48:58Je te remercie.
- 48:58C'est ça,
- 48:59ça va finir par ça.
- 48:59J'y arrive,
- 48:59mais je n'ai pas de recette à vous donner.
- 49:02Ami,
- 49:02je le sais.
- 49:02Non,
- 49:02honnêtement,
- 49:03c'est comme ça que je fonctionne.
- 49:05Je pense que c'est comme ça que j'ai toujours fonctionné.
- 49:07Je ne me vois pas avoir telle casquette sans avoir l'autre.
- 49:13Et j'apprends à...
- 49:15Je pense que j'apprends à partager mes semaines en fonction des priorités que j'ai dans chacun des domaines que je suis.
- 49:23Si je me dis lundi,
- 49:24mardi,
- 49:25il faut absolument faire,
- 49:27par exemple,
- 49:28créer du contenu pour le spa.
- 49:30Je m'assois,
- 49:33je me dis qu'il est obligé de le faire de telle heure à telle heure,
- 49:35point final.
- 49:37Si j'ai passé ce temps-là et que je ne l'ai pas fait,
- 49:39c'est dangereux pour la suite.
- 49:42Donc j'essaie de m'organiser comme ça en fait.
- 49:45Et si pour l'école des métiers d'art,
- 49:46il faut faire ça,
- 49:47il faut avoir des rendez-vous,
- 49:48il faut faire des colles,
- 49:48je me concentre dessus.
- 49:50Mais je pense que j'arrive à faire tout ça et être maman en même temps.
- 49:55mais aujourd'hui
- 49:56grâce à Dieu,
- 49:57mes enfants,
- 49:57ils sont grands,
- 49:58donc ils sont indépendants.
- 49:59Mon fils a 15 ans,
- 50:00ma fille 12.
- 50:01Donc,
- 50:02ils sont quand même assez...
- 50:04Même pour l'école,
- 50:04ils essaient de suivre.
- 50:06J'ai du temps pour eux,
- 50:07j'ai du temps pour la famille.
- 50:08Je sais que,
- 50:09par exemple,
- 50:10samedi ou dimanche,
- 50:12je ne vais pas faire passer le travail avant eux.
- 50:16Je sais que c'est mon temps de famille.
- 50:19Donc,
- 50:19j'essaie de m'organiser comme ça,
- 50:20de tout noter.
- 50:22J'ai mon Neuchonne qui est là,
- 50:25où je note.
- 50:25tout,
- 50:25je dis bon telle date je dois faire ça ça,
- 50:27ça,
- 50:27ça,
- 50:28donc en tout cas pour le moment je m'en sors.
- 50:30Ok mais ça repose en tout cas sur une organisation millimétrée,
- 50:34c'est-à-dire qu'on peut pas comment dire,
- 50:36gérer plusieurs activités comme ça sans avoir,
- 50:39voilà tu l'as bien dit,
- 50:40tu as ton ocean,
- 50:41donc tu as un agenda bien rempli avec des plages horaires qui sont fixes pour certaines activités et est-ce que Euh...
- 50:51tu as toujours été comme ça ?
- 50:52C'est-à-dire,
- 50:52dès le début,
- 50:52quand tu t'es lancée,
- 50:53tu avais déjà plusieurs activités ?
- 50:55Ou est-ce que c'est au fur et à mesure aussi,
- 50:57tu as acquis de l'expérience et du coup,
- 51:00tu as pu être peut-être plus rapide dans la gestion du spa ?
- 51:03Tu as peut-être délégué ce qui t'a permis de libérer du temps pour pouvoir te consacrer à d'autres activités ?
- 51:10C'est avec l'expérience.
- 51:12C'est avec l'expérience,
- 51:13parce que,
- 51:14comme je disais au début,
- 51:15je bossais.
- 51:15Donc,
- 51:16mon travail,
- 51:16c'est 8-17 heures,
- 51:18tu as fini.
- 51:20Après,
- 51:21quand on s'en va,
- 51:21même dans le spa,
- 51:22il y a plusieurs tâches.
- 51:23Comme je dis,
- 51:23entreprenante,
- 51:24tu ne peux pas faire une seule chose.
- 51:27Donc,
- 51:27c'est au fur et à mesure que je me suis dit,
- 51:30parce qu'aussi,
- 51:31il y a eu des expériences où il y a eu des oublis,
- 51:34il y a eu des réunions ratées.
- 51:36Il faut qu'on se dise la vérité,
- 51:38on n'est pas des robots,
- 51:39malheureusement,
- 51:41ou heureusement.
- 51:42Donc,
- 51:42des rendez-vous ratés.
- 51:45Voilà,
- 51:46on se dit,
- 51:46ah non,
- 51:47on va faire ça,
- 51:47j'ai rendez-vous avec telle personne,
- 51:48on oublie la personne,
- 51:49ce qui n'est pas du tout correct.
- 51:50Et moi,
- 51:51ça me gêne énormément.
- 51:53Donc,
- 51:53je me suis dit,
- 51:54si tu ne notes pas,
- 51:56si tu ne t'assoies pas pour faire ton planning de la semaine,
- 52:00noter toutes les dates,
- 52:01toutes les heures,
- 52:03tu vas perdre sûrement des marchés.
- 52:05Toi-même,
- 52:05ta crédibilité va en prendre un coup.
- 52:07Tu as une réputation quand même.
- 52:10Donc oui,
- 52:11c'est avec l'expérience que j'ai su m'organiser.
- 52:14Très bien.
- 52:15Donc,
- 52:15c'est un bon point aussi,
- 52:16moi,
- 52:16sur lequel j'insiste,
- 52:17c'est que je pense que l'expérience nous permet de gérer d'autant plus d'activités.
- 52:23Et quand on est entrepreneur,
- 52:25par définition,
- 52:26dès le départ,
- 52:26de toute façon,
- 52:27on est un profil qui gère plusieurs choses,
- 52:30puisqu'on a une casquette de communicant,
- 52:32on a une casquette de commercial,
- 52:34on a une casquette de comptable.
- 52:36Donc,
- 52:36on est déjà dans l'entrepreneuriat,
- 52:39dans de la multi-activité.
- 52:42Donc,
- 52:42c'est tout à fait possible.
- 52:45gérer plusieurs domaines d'activité en même temps,
- 52:48mais ça suppose d'avoir une organisation au cordeau,
- 52:52une organisation millimétrée.
- 52:56Toi,
- 52:56aujourd'hui,
- 52:57ça fait dix ans que le spa existe,
- 52:58est-ce que tu as des envies où tu te dis,
- 53:03voilà,
- 53:04d'une ouverture d'un autre lieu dans une autre ville,
- 53:08de le franchiser,
- 53:09est-ce que c'est des choses auxquelles
- 53:11auxquels tu as réfléchi.
- 53:12C'est quoi en fait les perspectives pour
- 53:14Kente Sky Spa ?
- 53:17Oui,
- 53:17moi,
- 53:18en tout cas,
- 53:18ma grande vision au début du spa,
- 53:21c'était d'ouvrir dans d'autres villes,
- 53:23d'Afrique même.
- 53:25Et même d'ouvrir ici à Abidjan,
- 53:27peut-être un autre lieu qui se rapprocherait d'une autre cible.
- 53:31Parce que où je suis située aujourd'hui,
- 53:33Abidjan,
- 53:34ça grandit.
- 53:35Et ce n'est pas toutes les personnes qui ont envie de traverser toute la ville pour venir au spa.
- 53:39pas.
- 53:39Donc oui,
- 53:40c'est des projets.
- 53:41Après,
- 53:42comme je dis,
- 53:43je ne veux pas ouvrir pour ouvrir si je ne maîtrise pas le sujet.
- 53:48Voilà,
- 53:48ça demande de l'investissement,
- 53:50ça demande la formation d'autres praticiennes,
- 53:53c'est d'autres charges encore.
- 53:56Donc oui,
- 53:59c'est une vision que j'ai,
- 54:00c'est l'ambition que j'ai en tout cas.
- 54:04Si j'ai l'opportunité et que si je vois que le moment est
- 54:09et bienvenue,
- 54:11oui,
- 54:11je me lancerai dedans.
- 54:13Donc ça,
- 54:13en tout cas,
- 54:13c'est ma vision.
- 54:16Très bien.
- 54:16J'imagine que la fin d'année,
- 54:20c'est une période...
- 54:21Donc,
- 54:21l'épisode,
- 54:22il sortira,
- 54:22je pense,
- 54:23courant octobre ou novembre.
- 54:27Plutôt novembre,
- 54:27d'ailleurs,
- 54:27puisque là,
- 54:28on est déjà bien octobre.
- 54:31Donc,
- 54:31est-ce que la fin d'année,
- 54:34c'est un gros mois pour le spa,
- 54:36les cartes cadeaux ?
- 54:37Est-ce que c'est un moment privilégié,
- 54:39justement,
- 54:40où les gens prennent particulièrement soin d'eux ?
- 54:42ou alors où les gens...
- 54:44offrent particulièrement en cadeau des soins ?
- 54:48J'irais 50-50.
- 54:51Les femmes aiment bien prendre soin d'elles,
- 54:53parce qu'il y a les fêtes,
- 54:54parce qu'il y a le 24-25.
- 54:56En tout cas,
- 54:56c'est une grosse période décembre où il y a plein d'activités festives.
- 55:02Les hommes,
- 55:02par exemple,
- 55:02ils aiment bien offrir à leur épouse,
- 55:05à leur maman,
- 55:06à leur sœur des cartes cadeaux.
- 55:09Et eux-mêmes aussi,
- 55:10ils aiment bien profiter de...
- 55:12des promos de décembre,
- 55:13parce qu'on fait toujours des promos en décembre.
- 55:17Oui,
- 55:17c'est un gros mois.
- 55:18C'est un gros mois pour le spa et même janvier.
- 55:21Janvier,
- 55:23franchement,
- 55:24à ma grosse surprise,
- 55:25on a toujours eu du monde en janvier parce que justement,
- 55:29les gens,
- 55:29après les fêtes,
- 55:30ils sont chaos.
- 55:32Donc,
- 55:33ils veulent venir justement prendre un bon massage avant de reprendre le boulot.
- 55:37Donc oui,
- 55:39décembre,
- 55:39ça marche quand même assez bien.
- 55:41Bah écoute,
- 55:42moi j'ai prévu,
- 55:44cette année c'est la première fois que je vais faire ça,
- 55:46je vais faire un espèce de,
- 55:47alors je ne vais pas l'appeler calendrier de l'avant,
- 55:49même si le terme marketing c'est ça,
- 55:52mais je vais faire la liste de tous les idées cadeaux en fait.
- 55:57Donc du coup je te mettrai dans la,
- 56:01je mettrai le côté cadeau,
- 56:03donc je vais lister voilà des marques de mode,
- 56:06des...
- 56:07marques de beauté,
- 56:08des soins,
- 56:09mais vraiment dans une logique vraiment made in Africa ou basée en Afrique,
- 56:16que dans le côté,
- 56:17j'ai un budget pour faire des cadeaux sur la fin d'année,
- 56:21que je puisse un petit peu pousser mon audience à acheter africain.
- 56:27Donc,
- 56:28c'est l'objectif.
- 56:29Et donc,
- 56:29du coup,
- 56:30ça tombe bien,
- 56:31l'épisode tombera pile à ce moment où je vais lancer cette série.
- 56:35d'articles,
- 56:38vraiment à dessin très focus promotion,
- 56:40mais toujours avec une envie de promouvoir une mode africaine,
- 56:45des industries culturelles et créatives,
- 56:47de la beauté,
- 56:48des expériences en fait,
- 56:50avec cette identité africaine pour toujours continuer à la promouvoir.
- 56:55Parce que je pense qu'il y a un déficit d'informations qui fait qu'on ne va pas penser au spa africain,
- 57:01mais parce qu'on ne connaît pas en fait,
- 57:03c'est pas tellement parce qu'on veut
- 57:04pas ou parce qu'on se dit que c'est forcément que les spas dans les hôtels qui sont les meilleurs,
- 57:11souvent c'est vraiment parce qu'on n'a pas l'info.
- 57:14Non,
- 57:15il faut découvrir,
- 57:16il faut apprendre à consommer africain.
- 57:19C'est super important,
- 57:21oui,
- 57:21et je pense que là,
- 57:22justement,
- 57:23ta plateforme vraiment va aider à découvrir ces lieux-là,
- 57:29et je pense qu'ils vont s'accrocher,
- 57:30ils vont aimer,
- 57:31en tout cas,
- 57:32le retour aux sources,
- 57:33moi,
- 57:33j'y crois.
- 57:33crois.
- 57:34Donc,
- 57:35je suis toujours sur ma ligne,
- 57:37toujours alignée.
- 57:39Là-dessus,
- 57:39on est alignées toutes les deux.
- 57:41À la fin de cette interview,
- 57:43moi,
- 57:43j'ai été ravie de pouvoir échanger avec toi et de découvrir,
- 57:47en fait,
- 57:48les étapes de la création de ton spa qui,
- 57:53voilà,
- 57:54est là depuis dix ans et on lui souhaite de rester encore sur les dix prochaines années et puis,
- 57:59voilà,
- 58:00de voir se développer tous les projets et toute la vision que tu peux.
- 58:03peux avoir pour ce lieu à Abidjan.
- 58:06Merci beaucoup,
- 58:07Antifa.
- 58:08Merci beaucoup et je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 58:12À très vite,
- 58:13merci beaucoup.
- 58:18Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 58:20Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 58:26Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis,
- 58:29vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify.
- 58:33Je vous invite également à cliquer sur les 5 étoiles pour donner de la force.
- 58:37Je vous dis à très vite,
- 58:38en Afrique ou ailleurs.