Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / De 0 à 4 Millions € avec 300€ en poche : l'incroyable pari de Laure Babin (Zeta, sneakers éco) | Laure Babin | Déclic 359
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- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com.
- 0:10Et dans ce podcast,
- 0:11j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez,
- 0:20à votre tour,
- 0:21faire la différence.
- 0:22Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Encore une fois,
- 0:25bien accompagné,
- 0:26je suis avec Laure Babin.
- 0:28Comment tu vas ?
- 0:28Et toi Alec,
- 0:29super,
- 0:29merci et toi ?
- 0:30En pleine forme,
- 0:31ça me fait extrêmement plaisir de t'avoir sur le podcast,
- 0:33j'ai plein de questions à te poser.
- 0:35Tu fais un peu un métier de rêve,
- 0:37une entreprise de rêve,
- 0:38on en parlait juste avant en off,
- 0:41en rigolant,
- 0:42parce que beaucoup de personnes qui nous écoutent,
- 0:43je le sais,
- 0:44aiment les sneakers.
- 0:45On va en parler,
- 0:47tu es la fondatrice de Zeta,
- 0:49une marque de sneakers éco-conçue à partir de déchets et de matériaux recyclés.
- 0:53donc en plus de ça une entreprise avec
- 0:56des vraies valeurs,
- 0:56une vraie vision aussi,
- 0:57une vraie mission.
- 0:58Tu étais encore étudiante quand tu as lancé ta marque après avoir pris conscience de l'impact environnemental colossal de l'industrie de la mode et plus particulièrement des sneakers.
- 1:07En quelques années,
- 1:08tu as transformé une intuition personnelle en une marque reconnue.
- 1:11C'est 65 000 paires vendues,
- 1:1380 revendeurs en Europe et plus de 4 millions d'euros de chiffre d'affaires cumulés.
- 1:18Zeta,
- 1:18c'est aussi une campagne nulle record.
- 1:203 000 paires vendues en un mois sans budget marketing,
- 1:23on en parlera.
- 1:24Une collaboration avec Nespresso autour des déchets de café présentés au Festival de Cannes,
- 1:29un pop-up store à Paris.
- 1:31Et aujourd'hui,
- 1:32tu repenses ta stratégie en recentrant Zeta sur le B2C,
- 1:35en assumant un positionnement de marque de chaussures et en explorant un nouveau rapport à l'entrepreneuriat plus aligné et plus durable.
- 1:42Dans cet épisode,
- 1:43on va essayer de comprendre une chose,
- 1:44comment on construit une marque responsable qui tient sur la durée quand on doit jongler entre l'impact et la réalité du marché.
- 1:51Encore une fois,
- 1:52bienvenue sur le Déclic,
- 1:53Laure.
- 1:53Merci et bravo pour cette présentation qui retrace parfaitement les cinq années qui viennent de s'écouler.
- 2:00Merci.
- 2:00Écoute,
- 2:01on va creuser un peu dans ces cinq années et peut-être plus encore,
- 2:04pour commencer,
- 2:05d'où te vient cette envie d'entreprendre aussitôt ?
- 2:08Qu'est-ce qui,
- 2:08dans ton histoire personnelle ou dans ton parcours,
- 2:11t'a fait comprendre que tu ne voulais pas forcément être salarié ou en tout cas suivre un chemin préconçu ?
- 2:16Alors moi,
- 2:16je viens d'une famille de quatre enfants.
- 2:18Mes parents sont instituteurs,
- 2:19donc je n'étais pas du tout prédestinée à faire de l'entrepreneuriat.
- 2:22J'ai grandi avec l'idée qu'il fallait avoir un parcours classique,
- 2:26faire de longues études,
- 2:27avoir un CDI,
- 2:28une sécurité financière.
- 2:30Donc l'entrepreneuriat,
- 2:31ce n'était pas inné.
- 2:32Je n'ai personne autour de moi,
- 2:34ni oncle,
- 2:35ni personne de ma famille qui s'est lancé l'entrepreneuriat.
- 2:39Et pourtant,
- 2:40au fil des années,
- 2:41et c'est arrivé très tôt,
- 2:43cette envie d'entreprendre,
- 2:44c'est arrivé au tout début des études supérieures,
- 2:46juste après le bac.
- 2:47J'ai eu ce besoin d'accomplissement.
- 2:50Peut-être pour aller à contre-courant aussi de ce que faisaient mes frères et sœurs et de ce que voulaient mes parents.
- 2:57Et donc,
- 2:57j'ai eu envie d'entreprendre très,
- 2:58très tôt.
- 3:00Ça a commencé pendant un BTS en commerce que j'ai fait,
- 3:04où j'avais une idée de lancer une marque de t-shirts biologiques avec inscrit le Marseillais,
- 3:11la Marseillaise,
- 3:11le Lyois,
- 3:12la Lyoise,
- 3:13parce que j'ai mis en compte que les Français étaient très chauvins de leur région.
- 3:18Il y a eu ensuite un projet de laverie collaborative.
- 3:21Il y a eu ensuite un projet d'application mobile de rencontre à l'étranger pour tous les étudiants qui partaient en études ou qui partaient en VIE.
- 3:28Donc des projets,
- 3:29il y en a eu plein.
- 3:31Je ne suis jamais allée au bout parce que je crois que je n'y trouvais pas de sens.
- 3:35Mais ça m'a permis d'apprendre plein de choses.
- 3:37Ça m'a permis de me former sur plein de sujets différents.
- 3:42Et puis peut-être d'avoir pas mal de clés.
- 3:45pour ensuite lancer ce qui serait Zeta.
- 3:48Alors,
- 3:48justement,
- 3:48on va en parler parce que tu pars au Portugal avec 300 euros sur ton compte en banque et trois dessins dans un carnet.
- 3:55Beaucoup de gens pourraient se trouver mille et une excuses pour ne pas oser se lancer,
- 4:02pour ne pas oser toquer à une porte ou autre.
- 4:06Pour autant,
- 4:07toi,
- 4:07qu'est-ce qui te donne cette force intérieure,
- 4:10cette envie,
- 4:10cette croyance,
- 4:11cette légitimité,
- 4:12si j'ose dire ?
- 4:13pour pousser la porte d'une usine pour la première fois ?
- 4:16Une intuition très forte,
- 4:17je pense.
- 4:17Et on parle beaucoup de l'intuition en entrepreneuriat.
- 4:19Et moi,
- 4:20je suis persuadée qu'il faut suivre son fort intérieur.
- 4:23J'en suis convaincue.
- 4:24À ce moment-là,
- 4:25on remet un peu dans le contexte,
- 4:26on est en 2019,
- 4:28je rentre en dernière année de master.
- 4:30J'ai eu un an avant d'être diplômée.
- 4:33Et je suis intimement convaincue que je ne veux pas être salariée.
- 4:36J'ai testé,
- 4:37pseudo-testé le salariat,
- 4:39puisque j'ai fait quelques stages à l'étranger et puis en France.
- 4:43et je ne vois pas de métier qui me convient et je n'aime pas spécialement la hiérarchie.
- 4:48Et donc à ce moment-là,
- 4:50je suis persuadée que je veux entreprendre,
- 4:52je veux le faire dans la mode,
- 4:53j'ai fait diverses expériences dans la mode,
- 4:56je veux faire un état du marché,
- 4:57je me rends compte qu'il y a un vrai besoin sur le marché de la sneakers parce qu'il y a très peu d'acteurs éco-responsables et c'est un marché,
- 5:04c'est un produit qui soulève beaucoup de problématiques environnementales mais aussi sociales,
- 5:08on en parle au moins,
- 5:09mais énormément sociales.
- 5:11Et donc je me dis qu'il y a un vrai besoin sur le marché.
- 5:14Et donc je me dis,
- 5:14ok.
- 5:15tu as un an,
- 5:16tu as 12 mois pendant tes études pour lancer ce projet,
- 5:20pour voir si ça peut fonctionner,
- 5:22et puis pour te lancer au moment d'être diplômée parce que je ne voulais pas du salariat.
- 5:27Donc à ce moment-là,
- 5:28j'écoute vraiment cette intuition qui me dit,
- 5:31ok,
- 5:32donc je fais quelques dessins,
- 5:34je cherche quelques usines,
- 5:35je me rends compte qu'il va falloir aller sur place pour faire accélérer le projet et pour qu'on croive en moi aussi,
- 5:40pour qu'on croit en moi.
- 5:42et donc j'avais quelques économies puisque je bossais dans un bar à bière à côté de mes études et j'avais mis un petit peu d'argent de côté donc je paye mon billet d'avion,
- 5:51je paye la voiture de location et pour l'anecdote à ce moment-là j'ai plus d'argent pour payer l'hôtel et je voulais surtout pas demander à mes parents ou à ma famille de m'aider parce que je voulais m'ébrouiller tout seul,
- 6:05je voulais d'abord moi voir s'il y avait un potentiel marché je pouvais pas à ce moment-là non plus Merci.
- 6:10faire de demandes de financement auprès des banques parce que je n'avais rien à leur montrer.
- 6:16Donc,
- 6:16pour financer le logement,
- 6:17j'ai fait du couchsurfing.
- 6:18Je ne sais pas si ça parle à certains.
- 6:20Mais j'ai dormi chez l'habitant.
- 6:22J'ai dormi chez un Portugais d'une quarantaine d'années qui m'a accueillie.
- 6:27Et j'ai passé une semaine formidable.
- 6:30Tout ça pour dire que parfois,
- 6:31il n'y a pas besoin de beaucoup d'argent.
- 6:33Il y a juste besoin d'un peu de débrouillardise.
- 6:36Et ça suffit largement...
- 6:38pour se lancer du moins pour tester en tout cas et justement alors tu arrives au Portugal t'es hébergé tu pousses la porte de cette usine t'arrives à pitcher ton projet faire en sorte qu'il croit en toi d'autant plus que tu veux faire une marque zéro
- 6:54déchet qu'est-ce qui fait qu'il croit en toi qu'est-ce qui fait que t'as cette vision d'où est-ce que vient cette vision ça peut être intéressant de comprendre parce qu'en plus de ça au début après tu fais absolument toute seule c'est assez dingue quand même ouais ouais Merci.
- 7:08À ce moment-là,
- 7:09moi-même,
- 7:09je ne crois pas au projet.
- 7:10Mais je fais croire que j'y crois.
- 7:13J'arrive avec tellement de passion et avec tellement de volonté.
- 7:19Je leur dis,
- 7:20ce produit va révolutionner l'industrie de la basket.
- 7:23Il faut qu'on le fasse ensemble.
- 7:24Et je crois que c'est cette détermination et le fait que je me sois déplacée aussi,
- 7:28ils m'en ont parlé après,
- 7:29qui ont fait qu'ils m'ont accompagnée et qu'ils ont essayé de lancer ce prototype avec moi.
- 7:33Et donc,
- 7:33ce que j'avais fait,
- 7:34c'est que...
- 7:35Alors,
- 7:35je vais un peu étudier de la chaussure.
- 7:36Je ne savais même pas,
- 7:37à l'époque,
- 7:38comment construire une chaussure.
- 7:39Donc,
- 7:39j'avais regardé des vidéos,
- 7:41j'avais lu des articles pour comprendre comment est-ce qu'on façonnait une paire de chaussures.
- 7:45Et j'avais essayé de comprendre tous les composants traditionnels pour une paire de baskets.
- 7:48Le cuir ou le plastique,
- 7:51le caoutchouc ou le synthétique pour la semelle.
- 7:53Donc,
- 7:53j'avais listé un peu tous les composants et j'avais essayé de chercher en amont des alternatives éco-responsables et recyclées pour chacun des composants.
- 8:00Pour leur montrer que j'arrivais quand même avec quelques billes,
- 8:03au moins un dessin,
- 8:05quelques recherches pour qu'ils m'accompagnent et pour qu'ils décident de croire avec moi à ce projet un peu fou.
- 8:10Incroyable.
- 8:12Je veux revenir sur quelque chose que tu as évoqué.
- 8:16Tu dis « moi-même,
- 8:17je ne croyais pas au projet,
- 8:18mais j'arrivais à me convaincre et donc convaincre les gens » .
- 8:22Est-ce que tu veux bien creuser ce point-là très rapidement parce qu'on a énormément d'entrepreneurs qui nous écoutent ?
- 8:30tous les auditeurs du podcast Le Déclic,
- 8:31il y a aussi des porteurs de projets,
- 8:33certains qui peut-être doutent,
- 8:35se posent des questions,
- 8:36hésitent et ce depuis des semaines,
- 8:38des mois,
- 8:38voire des années et n'osent pas se lancer pour différentes raisons qui leur sont propres.
- 8:43Mais toi,
- 8:44à ce moment-là,
- 8:44tu oses alors que tu le dis et c'est assez fou.
- 8:47Je ne croyais pas forcément au projet à la base.
- 8:51Est-ce qu'on peut creuser très rapidement ce point-là et ensuite on déroulera l'histoire ?
- 8:54Je croyais fermement mon projet mais je ne croyais pas en moi,
- 8:58forcément.
- 8:59Ok.
- 9:00Pas confiance en moi,
- 9:01et surtout parce qu'à l'époque,
- 9:02j'avais 20 ans.
- 9:04J'avais fait des études en commerce,
- 9:08mais je n'avais pas l'expérience professionnelle.
- 9:10Et tout ce que j'entendais à l'époque,
- 9:11c'était « formez-vous d'abord,
- 9:13et vous verrez ensuite si vous avez envie de lancer un projet » .
- 9:16C'était tout ce qu'on me répétait,
- 9:17tout mon entourage,
- 9:18les couveuses.
- 9:19C'est ce qu'on m'a répété pendant quasiment un an.
- 9:22Et moi,
- 9:22j'étais persuadée d'une chose,
- 9:24c'était que c'était le bon moment pour se lancer,
- 9:26et qu'il ne fallait pas attendre.
- 9:28Et du coup,
- 9:29je suis arrivée avec une telle volonté,
- 9:34je pense,
- 9:35et je croyais fermement en ce produit qu'on allait créer,
- 9:38que ça a suffi pour les convaincre.
- 9:40Et donc,
- 9:41là,
- 9:41tu les convaincs.
- 9:43Ils te disent,
- 9:44OK,
- 9:44on te suit.
- 9:45Comment ça se passe ensuite ?
- 9:46Parce que c'est un produit physique,
- 9:48c'est des usines,
- 9:49tu es toute seule,
- 9:50tu fais tout,
- 9:50tu fais le produit,
- 9:51tu fais la logistique,
- 9:51tu fais le site,
- 9:52tu fais la com.
- 9:53Comment tu apprends à devenir finalement entrepreneur sur le terrain,
- 9:56sans expérience qui plus est,
- 9:57sans budget également ?
- 9:59C'est quoi les premières étapes ?
- 10:01Alors au début,
- 10:01ce n'est pas si facile malgré tout.
- 10:03Je réussis à convaincre une usine,
- 10:05mais il faut savoir qu'avant ça,
- 10:06j'essuie peut-être
- 10:08300 non-retours,
- 10:1215 refus.
- 10:14Et il y a une usine parmi toutes celles-ci qui croit au projet et qui me dit
- 10:19« je suis avec toi et je vais t'accompagner dans le prototype » .
- 10:25C'est une usine qui est au Portugal,
- 10:26une petite usine avec 20 artisans très familiales.
- 10:29Et c'est eux qui ont permis à Zeta de voir le jour.
- 10:32Donc malgré tout,
- 10:33il y a eu beaucoup de refus,
- 10:33il y a eu beaucoup d'échecs,
- 10:34il y a eu beaucoup de moments de découragement.
- 10:36Et ça,
- 10:36il ne faut pas l'oublier,
- 10:37je pense.
- 10:38Et il faut être super résilient.
- 10:41et réussir à y croire même quand il n'y a plus d'espoir,
- 10:45et puis persister parce qu'il suffit d'une réponse pour que le projet prenne vie.
- 10:50Donc ça,
- 10:50c'est super important.
- 10:52Avant que tu nous expliques et qu'on creuse,
- 10:53tous ces refus,
- 10:54ces 300 non-retours ou autres,
- 10:56et tous ces refus,
- 10:57tu les as via une lettre,
- 10:58tu les as en physique,
- 10:59comment ça se passe ?
- 11:00En fait,
- 11:02il faut savoir qu'au Portugal,
- 11:03il y a énormément d'usines qui ont parfois un mail ou un site,
- 11:06il y en a plein qui n'ont pas de mail.
- 11:09Donc,
- 11:09j'ai réussi à contacter un maximum d'usines de chaussures.
- 11:13Il y en a plein qui ne me répondent pas parce qu'en fait,
- 11:16je pense qu'ils creusent un peu.
- 11:17Ils voient que la marque n'est pas existante.
- 11:18Il n'y a même pas de société.
- 11:19Si tu vas sur LinkedIn,
- 11:20tu vois que je suis étudiante en commerce à Bordeaux.
- 11:23Donc,
- 11:23je pense que ça explique aussi beaucoup de refus.
- 11:27Et puis,
- 11:27il y en a plein qui me disent,
- 11:29non,
- 11:29on ne vous accompagne pas,
- 11:30vous êtes trop petit.
- 11:32Qu'on continue et puis on viendrait nous voir après.
- 11:34Ok,
- 11:35et donc là,
- 11:37reprenons justement ce...
- 11:39Ce fil conducteur,
- 11:40tu as l'approbation de cette usine,
- 11:42une petite usine familiale qui te fait confiance,
- 11:44qui croit en toi,
- 11:45qui croit en ton projet.
- 11:47Et on arrive aux premières étapes.
- 11:49Oui,
- 11:50on arrive aux premières étapes.
- 11:52La première chose,
- 11:52c'est de mettre au point ce prototype.
- 11:55Et donc pour ça,
- 11:56on va commencer à chercher les matières premières.
- 11:58On va contacter les fournisseurs.
- 12:00Le prototype au total,
- 12:02on met neuf mois à le mettre au point.
- 12:04Et au bout de neuf mois,
- 12:05on a un proto qui est déjà magnifique parce que l'usine a...
- 12:08complètement perçu ce que je voulais.
- 12:10On a été encore plus loin par rapport à l'éco-responsabilité.
- 12:13On a été vraiment au bout des choses au niveau des composants.
- 12:18Et on a un prototype qui est déjà magnifique.
- 12:21Donc,
- 12:21on va lui apporter un peu de modifications jusqu'au lancement en septembre.
- 12:25Mais il est déjà super.
- 12:26Et donc,
- 12:27en parallèle de tout ça,
- 12:29moi,
- 12:29je bosse à fond sur la communication,
- 12:31l'ADA,
- 12:32pas encore le site internet,
- 12:34mais la campagne de crowdfunding qui aura lieu quelques mois plus tard.
- 12:38la vidéo,
- 12:39les réseaux sociaux,
- 12:41un peu de ce qu'on appelle aujourd'hui le CRM,
- 12:43mais à l'époque,
- 12:43je ne le savais même pas,
- 12:44parce que c'était,
- 12:45j'appelais ça la newsletter.
- 12:48J'essaye de bosser sur un maximum de choses pour que tout soit prêt pour le lancement.
- 12:54Là,
- 12:54je suis complètement toute seule.
- 12:56J'essaye en parallèle d'aller voir des couveuses,
- 13:00des incubateurs en leur parlant du projet.
- 13:03Je veux voir aussi des associations d'anciens chefs d'entreprise.
- 13:06En fait,
- 13:06j'essaie d'avoir un maximum de personnes parce qu'il me manquait énormément de compétences.
- 13:11Typiquement,
- 13:12moi,
- 13:12je ne suis pas très bonne en finances.
- 13:14J'ai appris sur le tas.
- 13:15Mais faire un business plan,
- 13:16à l'époque,
- 13:17je ne sais pas.
- 13:18Il n'existe pas encore TGPT.
- 13:20Donc,
- 13:21tu vois,
- 13:22j'essaie de creuser avec des ressources que j'ai à disposition sur Internet ou de l'expérience d'autres personnes.
- 13:31Mais c'est un moment qui est difficile parce qu'il y a tellement à faire.
- 13:35Et quand tu dis,
- 13:36je veux être prête pour le lancement,
- 13:38que ceux qui nous écoutent comprennent,
- 13:40donc tu fais ce lancement sur Ulule,
- 13:41qui est une plateforme de crowdfunding,
- 13:43vous faites à ce moment-là un chiffre record,
- 13:45270 000 euros,
- 13:47contre dis-moi si je me trompe,
- 13:483 000 pertes vendues.
- 13:51C'est assez dingue,
- 13:52parce que j'ai presque envie de dire,
- 13:55ça sort de nulle part,
- 13:57tu t'es préparé seulement pendant quelques mois.
- 14:00Comment t'organises ce lancement ?
- 14:02Parce que je le rappelle,
- 14:03et à...
- 14:04pas de moyens,
- 14:05tu fais tout toute seule c'est une idée tu mets en place les réseaux,
- 14:09tu mets en place tous ces éléments,
- 14:11comment tu l'organises et qu'est-ce qui explique ce succès sur cette plateforme de crowdfunding parce que ça fait un peu rêver beaucoup de gens et à juste titre il y a une très belle boîte qui sont sorties de ces plateformes de financement participatif qui en gros fonctionnent comme des marketplace ont une audience,
- 14:26toi tu es porteur de projet Merci.
- 14:28Tu pitches ton projet sur la plateforme,
- 14:30tu évoques un montant qui permettrait de donner vie à ce projet et les gens investissent sur le projet,
- 14:36mais finalement,
- 14:37ils achètent le produit qui va pouvoir éclore grâce à ça.
- 14:41Donc,
- 14:41c'est vraiment une transaction,
- 14:42mais en même temps,
- 14:43ça pousse la boîte vers l'avant.
- 14:45Donc,
- 14:45ça permet de faire émerger de très beaux projets,
- 14:49ce qui a été le cas notamment pour toi.
- 14:51Exactement.
- 14:52Le principe,
- 14:53c'est le système de précommande,
- 14:54c'est-à-dire que les gens ont un mois pour précommander le produit.
- 14:57et se faire livrer.
- 14:58Donc,
- 14:58à ce moment-là,
- 15:00il parie sur un produit qui n'existe même pas.
- 15:02C'est ça qui est assez fou.
- 15:03Donc,
- 15:04il faut réussir à embarquer ces gens-là.
- 15:06Il faut réussir à les convaincre de parier sur cette boîte qui vient tout juste de naître,
- 15:11en fait.
- 15:12Donc,
- 15:12le plus gros,
- 15:13à ce moment-là,
- 15:13moi,
- 15:14je me dis beaucoup sur la vidéo que je me dis que,
- 15:17en fait,
- 15:17le vidéo,
- 15:18ça va faire 90%
- 15:19de la campagne.
- 15:20Très souvent,
- 15:20les gens ne lisent pas en fait les slides,
- 15:24la partie rédactionnelle.
- 15:26donc je me dis beaucoup sur la vidéo je fais une vidéo avec un un vidéo que je trouve à bordeaux qui est une vidéo qui sera en fait très authentique très simple où je me mets en avant parce que ma conseiller de le faire je sais pas quelque chose avec lequel je suis spécialement à l'aise à l'époque mais on me dit c'est
- 15:45une recommandation d'un incubateur qui me dit il faut que tu fasses du personal branding il faut que tu te mettes en avant que tu incarnes la marque pour que ça fonctionne donc je me mets en avant au travers de cette vidéo
- 15:55Et je commence petit à petit à faire quelques stories sur Instagram.
- 15:59Tu vois,
- 15:59je crois qu'à ce moment-là,
- 16:00au lancement,
- 16:01j'ai 1000 abonnés sur Instagram.
- 16:04Et puis,
- 16:05j'essaye,
- 16:06je tente de faire quelques posts sur LinkedIn pour raconter un petit peu les anecdotes de la marque et du lancement.
- 16:13Mais idem,
- 16:13à ce moment-là,
- 16:14je crois que j'ai 100 relations sur LinkedIn.
- 16:17C'est les relations d'école et les profs,
- 16:19en gros,
- 16:20pour faire court.
- 16:22mais tu vois j'essaye un petit peu de de
- 16:25de communiquer avec les moyens que j'ai à disposition.
- 16:29Et puis,
- 16:29j'essaye d'être un peu débrouillarde et de me dire,
- 16:33il faut que je cible des segments de personnes à qui ce projet va parler.
- 16:38Donc typiquement,
- 16:39à l'époque,
- 16:39Facebook était plus utilisé qu'aujourd'hui,
- 16:42en 2019.
- 16:43Je vais sur les groupes Facebook un peu ciblés,
- 16:47type la communauté zéro déchet de France.
- 16:51Je vais sur des groupes...
- 16:53les femmes écolos de Bordeaux,
- 16:55les femmes écolos de Lyon.
- 16:57Donc,
- 16:57je cible un peu une quinzaine de groupes Facebook.
- 16:59Je mets une photo du produit et en fait,
- 17:01je leur dis,
- 17:02voilà ce que je lance en septembre.
- 17:04Est-ce que vous aimez ?
- 17:05Je serais curieuse d'avoir vos retours.
- 17:06Si ça vous intéresse,
- 17:07je vous laisse un lien pour vous inscrire.
- 17:09Et de là,
- 17:10les personnes peuvent s'inscrire via,
- 17:13à l'époque,
- 17:14c'était Mailchimp que j'utilisais.
- 17:16Donc,
- 17:16ils s'inscrivent à la newsletter,
- 17:20tout simplement.
- 17:21Donc comme ça,
- 17:22je réussis à récolter une bonne base de 2500 ou 3000 personnes.
- 17:28Je continue un petit peu à alimenter le nicotine et puis les réseaux sociaux.
- 17:34Et je propose à des micro-influenceurs,
- 17:37puisqu'à l'époque,
- 17:37je n'ai pas de produit à leur envoyer.
- 17:39Je leur propose en échange de 100 ou 150 euros de parler,
- 17:43de partager le compte de Zeta pour continuer à alimenter et à faire grossir cette base.
- 17:48Ok,
- 17:48hyper clair.
- 17:49Et à ce moment-là,
- 17:50on est en quelle année ?
- 17:51On est en 2020.
- 17:52Le lancement se fait le 7 septembre 2020.
- 17:54Ok,
- 17:55donc il y a 5 ans.
- 17:56L'objectif du lancement,
- 17:57le premier lancement,
- 17:59c'est combien ?
- 17:59Parce qu'à chaque fois,
- 18:00on met un objectif,
- 18:01sauf erreur.
- 18:01Complètement.
- 18:02Le premier palier,
- 18:03c'est 100 paires.
- 18:04Parce qu'on nous conseillait de mettre un palier assez facile à atteindre pour créer l'engouement.
- 18:10Et ce palier-là,
- 18:11finalement,
- 18:12on l'a atteint en quelques heures,
- 18:14en deux heures.
- 18:15Ok,
- 18:15donc tu as ton premier palier 100 paires.
- 18:18Tu as peut-être d'autres paliers,
- 18:19finalement.
- 18:20Tu te retrouves à produire dix fois plus que prévu.
- 18:23Qu'est-ce qui se passe concrètement derrière ?
- 18:26Comment tu gères à ce moment-là ?
- 18:27En fait,
- 18:28on atteint au bout de trois semaines,
- 18:31un mois,
- 18:312700 paires précommandées,
- 18:34ce qui était au-delà de ma première année de BP.
- 18:37J'avais prévu sur ma première année,
- 18:41en année 1,
- 18:43800 paires.
- 18:43Mes souvenirs sont bons.
- 18:45Donc en fait,
- 18:45ça va au-delà de mes espérances.
- 18:48L'usine au Portugal se retrouve dépassée.
- 18:50enfin complètement euphorique parce qu'on vit ce lancement à distance et ils sont complètement dans l'aventure et je me souviens qu'ils me racontent qu'ils actualisaient tous les jours la page et ça n'en finissait plus pour eux 3000 paires c'est ce que commandent parfois des marques à l'année donc là ils se retrouvent euphoriques
- 19:08euphorisés par ce lancement et donc il faut tout réorganiser puisque c'est une période qui est ultra chargée on arrive au moment de Noël il faut revoir tout le planning de production
- 19:18Et donc,
- 19:19on s'organise comme ça pour produire les 3000 paires pour Noël.
- 19:23Et puis,
- 19:24pour produire un stock tampon également,
- 19:25puisque dans la foulée,
- 19:26il faut lancer le site deux mois plus tard.
- 19:29Ok.
- 19:29Alors,
- 19:30et du coup,
- 19:30là,
- 19:31qu'est-ce que tout explose ?
- 19:34Qu'est-ce que tu apprends sur ton pricing,
- 19:36tes marges,
- 19:37ta capacité opérationnelle,
- 19:38ta limite personnelle ?
- 19:39Parce que c'est génial cet exemple.
- 19:41C'est vraiment l'exemple typique de l'entrepreneur seul,
- 19:44un peu artisan qui gère tout au départ et qui se retrouve avec énormément de commandes.
- 19:49Alors aussi des fonds supplémentaires,
- 19:51mais c'est aussi pour...
- 19:52pour produire toutes ces commandes et puis les délivrer.
- 19:56Tu dois typiquement faire ton site,
- 19:58tu dois faire plein de choses.
- 19:59Est-ce que tout de suite tu recrutes ?
- 20:02Est-ce que tu demandes du support autour de toi,
- 20:04des gens que tu connais ?
- 20:05Comment ça se passe ?
- 20:06L'erreur que j'ai faite au début,
- 20:08c'est que je ne me suis pas suffisamment entourée.
- 20:10J'ai continué pendant 3-4 mois,
- 20:14même 6 mois,
- 20:15à être persuadée que je pouvais tout faire toute seule.
- 20:17Donc le premier fil de Zeta,
- 20:19c'était moi qui l'ai fait sur Figma et je l'ai ensuite fait développer par quelqu'un.
- 20:23On avait clairement les capacités financières de le faire développer par une agence.
- 20:29Et en fait,
- 20:30j'étais encore dans l'idée de « non,
- 20:32je veux tout faire toute seule,
- 20:33je veux tout maîtriser toute seule » .
- 20:35Les premiers recrutements sont arrivés un peu tardivement et je pense que j'aurais dû à ce moment-là déjà beaucoup plus m'entourer de freelance,
- 20:45recruter.
- 20:47pour aller un peu plus vite.
- 20:48Ce qui fait qu'on a un peu tardé à lancer le site,
- 20:50on l'a lancé au bout de trois mois,
- 20:52après,
- 20:54en mars ou fin février,
- 20:56alors que la campagne s'était finie en octobre.
- 21:01Donc j'ai continué à faire beaucoup de choses moi-même pendant quelques mois,
- 21:06avant de recruter
- 21:07Camille, qui est encore dans la société aujourd'hui,
- 21:09qui est mon bras droit et qui est notre DG,
- 21:12sur toute la partie production,
- 21:13finance et stratégie.
- 21:16pour pouvoir aller plus vite et plus structuré la boîte.
- 21:20Très clair.
- 21:21Et c'est quoi les prochaines étapes justement ?
- 21:23Comment se passe ce livrable ?
- 21:25Et à quel moment tu prends la décision de passer B2C à B2B ?
- 21:30Et surtout la logique stratégique derrière ce mixte intelligent parce que ce n'est pas non plus simple.
- 21:38C'est deux stratégies de croissance et stratégie commerciale complètement différentes.
- 21:43Ça peut être intéressant de creuser ce sujet.
- 21:45Complètement.
- 21:46Initialement,
- 21:46quand j'ai pensé la marque,
- 21:47je l'imaginais comme une DNVB parce que simplement,
- 21:51je pensais qu'on n'avait pas les marges suffisantes pour avoir des intermédiaires et pour pouvoir faire du wholesale,
- 21:57du B2B.
- 21:58Et en fait,
- 21:59rapidement,
- 22:01on a eu beaucoup de demandes,
- 22:03beaucoup de demandes de la part de boutiques qui voulaient nous référencer.
- 22:06Et donc,
- 22:07j'ai revu mon modèle économique et les volumes qu'on a réussi à faire.
- 22:12et les gains qu'on a faits sur les matières premières nous ont permis de réduire nos coûts de production et donc de permettre de revendre aux boutiques.
- 22:21Et très rapidement,
- 22:22on a construit dès la première année,
- 22:24on a eu une bonne dizaine de boutiques qui nous revendaient.
- 22:27Et donc petit à petit,
- 22:28on a fait évoluer notre modèle vers un mixte 50%
- 22:33B2C,
- 22:3350%
- 22:35B2B puisque l'avantage du B2B,
- 22:38c'est que ça permet de sécuriser des volumes importants et donc de...
- 22:43de faire croître la société,
- 22:45tout simplement.
- 22:46Aujourd'hui,
- 22:48on est dans un schéma,
- 22:49il faut savoir qu'il n'y a rien de linéaire.
- 22:51Et dans l'entrepreneuriat,
- 22:54ce qu'on pensait être une certitude est sans arrêt en train d'évoluer.
- 23:00On était persuadés qu'on allait garder ce mixte,
- 23:0350%-50%
- 23:05entre les deux canaux.
- 23:06Et en fait,
- 23:06on se rend compte que suivant les années et suivant le contexte économique,
- 23:10ça a tant évolué.
- 23:12typiquement en 2024-2025,
- 23:16on a une grosse baisse des ventes en boutique physique et les gens ont beaucoup plus tendance à revenir au modèle de 2020,
- 23:25à commander en ligne,
- 23:26à comparer beaucoup sur Internet et à se faire livrer rapidement.
- 23:31Et donc là,
- 23:31on est en train un petit peu de faire évoluer la tendance et de revenir sur un modèle davantage en B2C.
- 23:37Très clair.
- 23:38Et alors justement,
- 23:39ça peut être intéressant
- 23:41Déjà,
- 23:41de comprendre comment tu as développé tous ces partenariats B2B.
- 23:46Alors,
- 23:46le B2C,
- 23:47on a compris justement les réseaux sociaux,
- 23:49le personal brand,
- 23:50les influenceurs,
- 23:51différents leviers.
- 23:52Finalement,
- 23:52c'est la communauté qui t'a permis de rallier des gens qui aiment les sneakers et qui aiment votre mission autour de l'écologie au global pour acheter ce produit qui,
- 24:04en plus d'être noble,
- 24:07c'est aussi un beau produit qui plaît à sa clientèle.
- 24:10Et sur la partie B2B,
- 24:13est-ce que...
- 24:14C'est que du business,
- 24:15des chiffres par rapport à un segment de marché intéressant.
- 24:18Est-ce qu'eux aussi,
- 24:19ils ont des valeurs communes ?
- 24:20Et puis,
- 24:21comment on va les démarcher d'un point de vue commercial ?
- 24:23Parce que là aussi,
- 24:23il y a beaucoup d'entrepreneurs qui peut-être nous écoutent,
- 24:25qui vendent en B2C,
- 24:26qui ont un produit qui pourrait être distribué en B2B et accélérer leur croissance.
- 24:30Comme tu l'as évoqué,
- 24:30c'est tout de suite une garantie d'un certain volume,
- 24:33mais qui ne savent pas comment s'y prendre.
- 24:35Comment tu t'y es pris ?
- 24:36Ce qu'on a fait la première année,
- 24:37pendant deux ans,
- 24:38c'est nous qui faisions la prospection commerciale en interne,
- 24:41donc souvent avec un stagiaire en alternant.
- 24:44Et on démarchait tout simplement les boutiques.
- 24:46Au début,
- 24:46ça fonctionnait,
- 24:47mais on n'arrivait pas à l'écranter de volume.
- 24:50Et en fait,
- 24:51on a commencé à faire les premiers salons de la mode en France et à l'étranger.
- 24:54Et on s'est fait aborder par pas mal d'agents commerciaux.
- 24:57Un agent commercial,
- 24:58c'est une personne qui va représenter la marque,
- 24:59qui va distribuer la marque,
- 25:02qui a un portefeuille de marque.
- 25:03Donc typiquement,
- 25:04dans la mode,
- 25:04il va avoir des marques de textile,
- 25:05il va avoir des marques d'accessoires,
- 25:06de chaussures.
- 25:07Et qui va représenter la marque sur une zone bien précise,
- 25:09sur une zone géographique.
- 25:11et qui va prendre un...
- 25:12pourcentage,
- 25:13une commission sur les ventes réalisées.
- 25:15C'est tout simplement un commercial externalisé,
- 25:17en fait.
- 25:18Et on a été contactés par pas mal d'agents commerciaux et au début,
- 25:21on se disait « Non,
- 25:21je vois pas l'intérêt,
- 25:22on comprend pas vraiment l'utilité. »
- 25:25Et en fait,
- 25:25c'est des personnes qui,
- 25:26souvent,
- 25:27ont 10,
- 25:2815 ans d'expérience et qui travaillent avec les mêmes boutiques,
- 25:31qui ont une relation très amicale avec les boutiques et qui,
- 25:36en fait,
- 25:37réussissent à les convaincre de croire en la marque.
- 25:39Et à partir du moment où on a commencé à être avec des agents commerciaux,
- 25:42ça a tout changé parce qu'on a réussi à l'écranter beaucoup plus de volume.
- 25:45Ça nous a déchargé aussi d'une bonne partie de la prospection commerciale et ça nous a permis de nous concentrer sur le développement produit.
- 25:53Donc,
- 25:55les agents commerciaux,
- 25:55ça nous a vraiment permis d'accélérer l'expansion sur la partie B2.
- 26:00Et ces agents commerciaux,
- 26:03vous les payez en fixe,
- 26:05en variable uniquement ?
- 26:07ça peut être intéressant.
- 26:08Comment est-ce que tu les as trouvés,
- 26:10tu les as démarchés en détail ?
- 26:12Je te pose toutes ces questions parce que je sais vraiment qu'il y a beaucoup de gens qui nous écoutent qui ont cette volonté,
- 26:19mais qui ne savent pas.
- 26:20Ils sont isolés,
- 26:20ils ne savent même pas qu'il existe des agents commerciaux pour aller chercher du business de cette façon-là typiquement.
- 26:26Oui,
- 26:26il existe des agents commerciaux dans pas mal de secteurs.
- 26:29Tu vas en avoir dans la mode,
- 26:30tu vas en avoir dans l'alimentaire,
- 26:33tu vas en avoir dans la pharma.
- 26:35tu vas en avoir dans pas mal de secteurs.
- 26:38Il faut vraiment les voir comme des extensions de ton équipe et des commerciaux externalisés.
- 26:42Il y a un site super qui s'est créé,
- 26:44une start-up qui s'est créée il y a un ou deux ans qui s'appelle Caravan avec un K qui te permet de sourcer des agents commerciaux.
- 26:52Aujourd'hui,
- 26:53on ne passe pas par eux parce qu'on a déjà nos agents,
- 26:57mais ça peut être intéressant pour trouver des agents en France.
- 27:00Et les agents,
- 27:01ils prennent une commission généralement entre 10 et 15 %.
- 27:05de ton CA.
- 27:05Ce qui peut être intéressant,
- 27:09c'est de les incentiver en fonction du volume réalisé.
- 27:12Nous,
- 27:12c'est ce qu'on fait.
- 27:13On dit,
- 27:13voilà,
- 27:13pour X euros réalisés,
- 27:15X dizaines d'euros réalisés,
- 27:17ta commission,
- 27:17ça va être 12.
- 27:19Et puis,
- 27:19à partir de,
- 27:20par exemple,
- 27:2050 000 euros réalisés sur la saison,
- 27:23tu passes à 15 %.
- 27:25C'est intéressant de les incentiver aussi par tranche parce que ça reste des commerciaux qu'il faut motiver et qu'il faut driver par une incentive.
- 27:33Très clair.
- 27:34Tu as évoqué tout à l'heure le fait que vous comptez désormais vous réorienter majoritairement sur le B2C.
- 27:42Qu'est-ce qui fait que vous prenez cette décision ?
- 27:45Est-ce que c'est un choix stratégique par rapport au fait de maîtriser sa clientèle,
- 27:49par rapport au fait de construire davantage une communauté ?
- 27:52Est-ce qu'il y a autre chose qui vous oriente naturellement vers ça ?
- 27:56C'est surtout le marché qui nous drive aujourd'hui parce qu'on est dans une période inflationniste.
- 28:02où les gens ont nettement moins de pouvoir d'achat qu'avant et où les gens se rendent moins en boutique.
- 28:07Il y a énormément de...
- 28:10Le trafic a nettement baissé en boutique.
- 28:12On le tient des boutiques elles-mêmes qui ont clairement baissé leurs commandes saison après saison.
- 28:18Certaines ont même annulé leurs commandes parce qu'en fait,
- 28:20elles souffrent trop et qu'elles n'ont pas assez de trésorerie.
- 28:23Donc,
- 28:23ce qui nous a obligés,
- 28:24nous,
- 28:24à revoir un petit peu notre stratégie et à moins compter sur le volume réalisé en B2B.
- 28:30et à davantage se centrer sur le B2C parce que malgré tout,
- 28:33c'est ce qu'on sait faire aussi très bien.
- 28:37Et du coup,
- 28:38on concentre nos efforts sur le site,
- 28:39sur avoir un site qui est ultra ergonomique,
- 28:44qui convertit bien.
- 28:46Donc,
- 28:46on n'oublie pas le B2B pour autant parce qu'on se dit que c'est possiblement une tendance de marché.
- 28:51Mais on essaye de diluer nos efforts et de les concentrer sur les deux offres.
- 29:00Et je rebondis là-dessus parce qu'on a un troisième canal de vente qui est aussi intéressant.
- 29:07Dans le canal B2C,
- 29:09les charges qu'on va avoir,
- 29:10c'est la publicité.
- 29:11Meta,
- 29:11Google.
- 29:13Sur le B2B,
- 29:15boutique,
- 29:15ça va être la commission agent et puis la marge que prennent les boutiques.
- 29:20Et le troisième canal sur lequel on n'a pas de charge,
- 29:25c'est ce que j'appelle le B2B offre pro.
- 29:29C'est les ventes qu'on va réaliser directement aux entreprises,
- 29:31aux CE d'entreprise ou aux restaurateurs,
- 29:35aux hôtels pour équiper,
- 29:37pour habiller les salariés.
- 29:39et c'est donc on va leur vendre les produits à un prix plus intéressant évidemment puisqu'ils font du volume mais ça va être de la marge qui va rentrer directement dans notre portefeuille il n'y a pas de coût associé et je trouve que c'est intéressant aussi lorsqu'on
- 29:58se lance de bien explorer tous nos DAS,
- 30:01tous nos domaines d'activité stratégique pour se dire lequel est le plus rentable et donc vers lequel peut-être je vais porter plus d'efforts
- 30:08puisque ça ne me rapportait plus.
- 30:10Oui,
- 30:10complètement.
- 30:11Tu as tout à fait raison.
- 30:12C'est vraiment ce phénomène d'être focus sur le pilier qui nous permet de développer davantage notre entreprise et qui ne peut être fait que si on a des indicateurs clés de performance.
- 30:23On ne peut améliorer que ce que l'on maîtrise,
- 30:25encore une fois.
- 30:26Exactement.
- 30:27Et ça,
- 30:27je pense que c'est important de le souligner,
- 30:29c'est quelque chose qui peut évoluer au fil des années.
- 30:33On le sent cette année,
- 30:34les entreprises ont moins de budget.
- 30:35Elles ont réduit drastiquement le budget des cadeaux de fin d'année.
- 30:39Donc,
- 30:40ce DAS cette année,
- 30:41il est plus difficile à exploiter.
- 30:42Là où,
- 30:43tu vois,
- 30:43les trois premières années,
- 30:44on avait des gros volumes de commandes,
- 30:45on a eu parfois,
- 30:47on a signé des contrats à 200 000 euros de cadeaux de fin d'année.
- 30:50Là,
- 30:51c'est plus difficile cette année,
- 30:52les budgets sont moindres.
- 30:53Mais peut-être que l'année prochaine,
- 30:54ce sera différent et peut-être que l'année prochaine,
- 30:56il y aura plus de budget.
- 30:58Il faut être très agile et il faut être capable de rebondir et de faire évoluer sa stratégie en permanence.
- 31:04complètement
- 31:05En même temps que je te pose toutes ces questions,
- 31:07je me balade sur ton site et effectivement,
- 31:11tu vois,
- 31:12l'UX est optimisé,
- 31:14le visuel,
- 31:15même sur les réseaux sociaux,
- 31:16que ce soit sur la marque en tant que telle,
- 31:20mais même avec ton personal brand,
- 31:22il y a toute une réflexion autour de ce qui est partagé.
- 31:25Et je me pose une question que peut-être ceux qui nous écoutent se posent et j'adore,
- 31:29tu vois,
- 31:30sur le site,
- 31:30c'est très transparent,
- 31:31c'est même marqué 150 000 kilos.
- 31:33de déchets sauvés grâce à vous,
- 31:36on voit même l'origine des chaussures en détail,
- 31:40je laisserai nos auditeurs aller regarder par eux-mêmes parce que c'est vraiment super chouette et on est quand même sur une moyenne de prix de la chaussure on va dire haute par rapport au marché et
- 31:56du coup je te pose cette question parce que le pricing c'est un vrai vrai vrai sujet pour
- 32:01100% des entrepreneurs et Merci.
- 32:03Tu vois,
- 32:04typiquement,
- 32:04alors j'imagine,
- 32:06je ne les ai jamais vus en vrai,
- 32:08mais ça se voit sur le site et dans la démarche,
- 32:10dans l'envie,
- 32:11dans la transparence,
- 32:11même dans les visuels,
- 32:14c'est des belles chaussures de qualité.
- 32:16Il n'y a pas que de la chaussure,
- 32:18il y a aussi de la diversification avec des vestes,
- 32:19on va en parler aussi.
- 32:22Cette stratégie du pricing,
- 32:23j'imagine,
- 32:24ça a été bien rodé,
- 32:25bien réfléchi.
- 32:26Est-ce que les gens qui vous rejoignent pour une...
- 32:31des valeurs,
- 32:32une vision,
- 32:33une mission qui est commune et qui plus est,
- 32:36ils trouvent leur compte parce que c'est de la qualité,
- 32:38c'est beau.
- 32:40Est-ce que ça pèse plus ou moins dans la balance de la moyenne,
- 32:44on va dire,
- 32:45des taux de conversion sur un site e-commerce ?
- 32:48Comment on connaît un petit peu les taux de conversion moyens des sites e-commerce ?
- 32:52D'autant plus que je vois aussi qu'il y a la possibilité avec Alma notamment de faire des paiements plusieurs fois.
- 32:58Donc,
- 32:58j'imagine que c'est un vrai sujet.
- 33:01le sujet du financement,
- 33:02le sujet du pricing pour vous.
- 33:05Qu'est-ce que vous avez pu analyser à ce sujet ?
- 33:09Ça peut être intéressant que tu nous partages ça pour ceux qui nous écoutent.
- 33:13Complètement.
- 33:14Notre prix,
- 33:14il est fixé.
- 33:15On essaie de le fixer justement en fonction de nos coûts de production,
- 33:19en fonction de nos coûts marketing,
- 33:20de nos charges fixes.
- 33:22Et on prend en compte aujourd'hui aussi les réductions puisqu'aujourd'hui,
- 33:26c'est très,
- 33:27très rare qu'un consommateur achète sans réduction.
- 33:29tu as toujours le moins 10%
- 33:31de la newsletter où il y a toujours un code promo influenceur qui vient forcément renier sur ta marge.
- 33:36Donc,
- 33:36notre prix,
- 33:36il essaye d'être justement fixé en fonction de tous ces paramètres.
- 33:41Et il est relativement haut.
- 33:43Oui,
- 33:43on est plutôt sur du haut de gamme et on le justifie en fait au maximum sur le site.
- 33:49On le justifie par une transparence la plus totale sur les méthodes de fabrication.
- 33:57coût de production.
- 33:58On a une page sur le site qui s'appelle Nos prix,
- 34:02sur laquelle on détaille vraiment la répartition des postes de charge sur une paire à 159 euros,
- 34:09pour que le client sache exactement où va son argent.
- 34:14Et malgré tout,
- 34:17c'est pas tant un frein que ça,
- 34:19parce qu'on réussit à créer de la désirabilité chez le consommateur.
- 34:23On réussit à créer de la désirabilité,
- 34:26alors c'est pas...
- 34:26c'est de plus en plus difficile parce qu'il y a beaucoup plus de marques qu'avant et parce qu'on fait davantage de soldes et de ventes d'archives qu'avant.
- 34:36Mais on réussit malgré tout à créer de la désirabilité.
- 34:40Et moi,
- 34:40je respecte.
- 34:40On sait que c'est aussi de la pédagogie d'expliquer aux consommateurs qu'en investissant dans une paire à 159 euros,
- 34:48c'est une paire qui va les durer.
- 34:49Il sait exactement où il met son argent et il achète pour une production raisonnée et durable.
- 34:57Et donc,
- 34:57il y a un gros travail de pédagogie à faire derrière via LinkedIn,
- 35:01via le personal branding,
- 35:01via les réseaux sociaux,
- 35:02via la communication pour expliquer où va son argent.
- 35:06Hyper intéressant.
- 35:07Merci pour ces éléments de réponse.
- 35:08Je pense que ça aide beaucoup de gens qui justement se posent plein de questions,
- 35:12notamment sur la légitimité de pouvoir poser un prix haut de gamme.
- 35:16Alors bien sûr,
- 35:17il faut avoir un produit de qualité.
- 35:18Et encore une fois,
- 35:19j'insiste,
- 35:21ça se voit et la transparence,
- 35:23elle est présente.
- 35:25Un autre point aussi,
- 35:26c'est la diversification.
- 35:28C'est-à-dire qu'au départ,
- 35:29on démarre avec une envie de créer des sneakers.
- 35:33Super.
- 35:34aujourd'hui il y a des chaussures
- 35:36de villes,
- 35:37il y a des vestes,
- 35:38il y a des chaussettes,
- 35:40il y a différents types d'articles avec cette même philosophie,
- 35:44avec ces mêmes valeurs.
- 35:46À quel moment on choisit de se diversifier ?
- 35:49Pour quelles raisons ?
- 35:51Qu'est-ce qui vous a poussé,
- 35:53encouragé à le faire ?
- 35:55Je trouve qu'encore une fois,
- 35:55c'est une belle illustration du fait de faire réévoluer sa stratégie.
- 36:00Moi,
- 36:01pendant 5 ans,
- 36:02j'étais persuadée que Zeta,
- 36:03ce serait
- 36:04ça resterait toujours une marque de sneakers parce que je ne voyais rien faire d'autre.
- 36:08C'est comme si j'avais conçu la marque et peut-être que j'étais un peu bornée ou j'avais du mal à prendre du recul,
- 36:14mais j'étais persuadée qu'on ne ferait toujours que des sneakers.
- 36:18Et pourtant,
- 36:18notre usine,
- 36:19celle qui nous a permis de nous lancer il y a 5 ans,
- 36:22notre usine au Portugal,
- 36:24le chef de production nous disait toujours
- 36:26« Je suis persuadée qu'il va falloir que vous évoluez vers d'autres types de produits,
- 36:29vers de la chaussure,
- 36:31parce que... »
- 36:32il y a un moment où le marché de la sneaker sera en déclin.
- 36:35Et moi,
- 36:35je lui répondais tout sans arrêt que non,
- 36:37on ne ferait toujours que de la basket.
- 36:39Et puis,
- 36:40c'est vrai qu'il y a un an,
- 36:41on a senti un déclin de la basket,
- 36:44moins de ventes.
- 36:45En regardant un peu dans la rue,
- 36:47si tu t'attardes un peu sur les pieds des gens,
- 36:48tu te rends compte qu'il y a beaucoup plus de chaussures de ville,
- 36:50de mocassins,
- 36:52de chaussures à l'asset,
- 36:52de derbies.
- 36:53Et puis,
- 36:54les études le montrent surtout.
- 36:55Il y a une grosse tendance vers la chaussure et moins vers la sneaker.
- 37:01Et en fait,
- 37:01on s'est dit,
- 37:02OK,
- 37:02il va falloir être ultra réactif.
- 37:05Et donc,
- 37:05avec Camille,
- 37:06on s'est fait une retraite de deux jours où on a coupé les ordi,
- 37:10on est parti en dehors des bureaux et on a pensé un petit peu à l'avenir de la boîte et on a réfléchi à la stratégie.
- 37:18Et on est revenu à ce sujet de diversification sur de la chaussure.
- 37:23Et donc,
- 37:23à ce moment-là,
- 37:25c'était un projet qu'on avait en tête pour 2026.
- 37:29Et je lui dis,
- 37:29mais je suis persuadée qu'il faut qu'on le lance pour septembre 2025.
- 37:35Il faut qu'on le lance en un an parce qu'il faut agir maintenant et surtout qu'il y a un besoin sur le marché.
- 37:41Parce que quand tu fais une étude,
- 37:43quand tu regardes un petit peu ce qui est présent,
- 37:46tu n'as pas de mocassins,
- 37:48de derbys,
- 37:49de ballerines véganes et recyclées.
- 37:52Les alternatives que tu vas trouver,
- 37:53c'est du caramel niéman et parfois fait en Asie.
- 37:58Donc,
- 37:58il y avait un vrai besoin sur le marché et donc,
- 38:02on s'est dit rapidement qu'il allait falloir qu'on se diversifie et puis que ça allait aussi nous permettre,
- 38:08en se diversifiant,
- 38:09de faire cranter le CA puisque ça permettait d'offrir plus d'options et puis de toucher peut-être une cible qui allait être différente.
- 38:17Très clair.
- 38:18Et avec du recul,
- 38:20vous avez vu une différence justement sur les taux de conversion,
- 38:23sur le chiffre d'affaires,
- 38:23sur la LTV,
- 38:24sur différents indicateurs peut-être ?
- 38:27qui permettent de vous dire,
- 38:27ok,
- 38:28cette stratégie,
- 38:28on a bien fait de miser dessus ?
- 38:30Complètement.
- 38:30Il y a eu déjà un engouement très,
- 38:32très fort.
- 38:32Ça a été extrêmement bien perçu.
- 38:34Les gens l'ont même perçu comme un repositionnement.
- 38:37Tu vois,
- 38:38les clients ou les personnes sur LinkedIn l'ont vraiment perçu comme un repositionnement.
- 38:42Alors que pour nous,
- 38:43c'était simplement une diversification.
- 38:45Mais ça a été extrêmement bien perçu.
- 38:48Et les ventes ont été très,
- 38:50très bonnes,
- 38:52avec pour beaucoup de nouveaux clients.
- 38:54On a eu beaucoup de clients fidèles qui ont aussi été touchés,
- 38:58sensibles par ce type de produit.
- 39:00Mais on a eu aussi beaucoup de nouveaux clients.
- 39:03Et donc,
- 39:03le pari est complètement réussi avec cette collection d'hiver.
- 39:07Donc,
- 39:07on va poursuivre avec une collection été avec des sandales pour l'été prochain.
- 39:13Très clair.
- 39:14J'aimerais venir sur un point qui n'a pas forcément grand-chose à voir avec les chiffres du business,
- 39:19mais qui finalement,
- 39:19c'est un levier pour les chiffres du business.
- 39:22tu fais partie de des gens
- 39:23ces rares fondateurs,
- 39:25fondatrices qui ont construit une marque en créant une marque,
- 39:28mais en se mettant aussi vraiment en avant.
- 39:30Tu l'as évoqué,
- 39:31les réseaux sociaux,
- 39:32LinkedIn,
- 39:32tu publies beaucoup sur LinkedIn,
- 39:33tu racontes les coulisses,
- 39:34les doutes,
- 39:35les victoires.
- 39:36Pourquoi est-ce que selon toi,
- 39:38ça marche autant ?
- 39:39Qu'est-ce qui fait que les gens te suivent ?
- 39:42Qu'est-ce qu'ils cherchent finalement chez l'or qu'ils ne trouvent pas en suivant simplement une marque ?
- 39:48Je te pose cette question parce que j'aimerais qu'on démontre une fois de plus,
- 39:51c'était un superbe exemple,
- 39:52à quel point le personal branding peut changer la trajectoire d'une entreprise ?
- 39:55Complètement.
- 39:56C'est quelque chose qui n'est pas forcément facile et c'est quelque chose que je ne souhaitais pas faire au lancement parce que ce n'est pas facile en fait de faire des stories,
- 40:04de se mettre en avant dans des vidéos.
- 40:06de prendre la parole lorsqu'on n'a pas été habitué.
- 40:10Et pourtant,
- 40:11je reste persuadée aujourd'hui que ça a été une des clés facteurs de succès.
- 40:15Parce que je pense qu'à ce moment-là,
- 40:17les gens avaient envie de vrai,
- 40:18avaient envie d'authenticité.
- 40:22Au lancement en 2020,
- 40:23ils se questionnaient beaucoup sur leurs achats,
- 40:25sur la traçabilité.
- 40:27Il y avait beaucoup de greenwashing.
- 40:28Et donc,
- 40:31en montrant les coulisses,
- 40:33en montrant un petit peu...
- 40:35qui était derrière la marque,
- 40:36ça leur a permis d'y croire et ça a créé un lien très fort avec leur communauté qui existe encore aujourd'hui.
- 40:43On a des clients qui achètent année après année et qui collectionnent nos paires de chaussures.
- 40:48Et donc ça a permis de faire perdurer ce lien très fort.
- 40:52Et donc je suis persuadée que le personal branding,
- 40:55si c'est bien fait,
- 40:56il faut trouver surtout le canal qui nous correspond.
- 41:00Pour moi,
- 41:01c'est plutôt LinkedIn parce que je suis plus à l'aise de dans
- 41:04sur le fait d'écrire plutôt que sur le fait de faire des stories Instagram même si je dois le faire pour que malgré tout les réseaux sociaux ça fonctionne.
- 41:15Je suis persuadée que si c'est bien fait,
- 41:18ça fonctionne parce que c'est ce que recherche le consommateur aujourd'hui de l'authenticité.
- 41:22Très clair.
- 41:23Et à quel moment tu as compris que pour toi c'était des vrais leviers de croissance de Zeta pour la suite de l'aventure ?
- 41:31À quel moment je l'ai compris ?
- 41:32Ben,
- 41:33je l'ai compris
- 41:34Très factuellement,
- 41:35avec les chiffres,
- 41:37lorsqu'il y a un post sur LinkedIn,
- 41:39sur mon compte perso,
- 41:41il y a une hausse du trafic sur le site,
- 41:43il y a une hausse du taux de conversion qui se traduit sur plusieurs jours.
- 41:49Donc,
- 41:51avec des exemples très factuels.
- 41:53Tu vois,
- 41:53par exemple,
- 41:54j'avais fait un test.
- 41:55On met des liens traqués,
- 41:56évidemment,
- 41:57à chaque post sur LinkedIn.
- 41:59Mais j'avais fait aussi un test avec un code promo que j'avais caché dans les commentaires.
- 42:03pour le lancement d'un nouveau produit,
- 42:05c'était il y a trois ans,
- 42:06sur le lancement de notre modèle bêta,
- 42:07qui est notre modèle iconique,
- 42:09j'avais caché un code promo de 5%,
- 42:12uniquement réservé à LinkedIn.
- 42:14Et en fait,
- 42:15on a eu 100 ventes,
- 42:16je crois,
- 42:16sur quelques jours,
- 42:18liées à ce code promo de 5%,
- 42:19qui était assez faible finalement,
- 42:20mais qui nous a permis vraiment de traquer les ventes liées à LinkedIn.
- 42:25Donc,
- 42:26c'est vraiment très factuel et très chiffrant.
- 42:29Très clair.
- 42:30Une dernière...
- 42:31J'ai deux dernières questions pour toi.
- 42:33Le premier point,
- 42:34c'est que tu as réussi à créer,
- 42:37avec ton équipe et tout ce que vous avez mis en place,
- 42:39mais en tout cas,
- 42:40selon ma perception,
- 42:42une love brand.
- 42:43Les gens vraiment aiment la marque,
- 42:45sont tombés amoureux de la marque.
- 42:47En tout cas,
- 42:47c'est la perception que ça donne quand on voit les feedbacks,
- 42:50les retours,
- 42:51les chiffres,
- 42:51l'évolution,
- 42:52le fait qu'ils achètent plusieurs articles différents ou qu'ils attendent en suivant la marque,
- 42:57le fait qu'un nouvel article dont ils auraient besoin ou qu'ils apprécient Merci.
- 43:01sortent chez Zeta,
- 43:03comment on fait ?
- 43:04Il y a des ingrédients que tu as pu identifier.
- 43:08Est-ce que c'est le côté communautaire ?
- 43:09Est-ce que c'est le côté personal branding ?
- 43:11Est-ce que c'est le côté marque qui a du sens,
- 43:14avec une vraie mission également ?
- 43:17Est-ce que c'est d'autres choses ?
- 43:18C'est un bon mélange de tout ça.
- 43:20Et je suis contente que tu le relèves parce que c'est ce pourquoi je m'efforce de travailler aussi depuis 5 ans.
- 43:27C'est pour donner du sens à cette marque.
- 43:29que la passion qu'on met chaque jour avec les équipes se ressent au travers du produit.
- 43:33Et donc,
- 43:33je suis contente que tu le ressentes.
- 43:36Et je crois que c'est ce que notre communauté aussi ressent énormément.
- 43:39Elle se sent très proche de nous.
- 43:41Et je crois que la proximité,
- 43:42c'est ultra important.
- 43:44On est joignable tout le temps,
- 43:46sur WhatsApp,
- 43:48par mail.
- 43:48On est ultra réactif.
- 43:50On est joignable par téléphone aussi.
- 43:52On a une hotline du lundi au vendredi où Camille...
- 43:56du service client répond tous les jours.
- 43:59On essaye d'avoir un maximum de proximité et puis de la créer,
- 44:03cette proximité,
- 44:04d'interroger nos clients,
- 44:05de leur demander ce qu'ils veulent,
- 44:07de leur envoyer des questionnaires de co-création de produits.
- 44:11On lance des opérations un peu spéciales.
- 44:12Tu vois,
- 44:13la dernière pour Noël,
- 44:13on leur a proposé de nous écrire des lettres,
- 44:16des lettres à la planète plutôt.
- 44:18Donc,
- 44:19il y a plein de personnes qui se sont...
- 44:23qui se sont prêtés au jeu,
- 44:24qui ont envoyé des lettres à Zeta,
- 44:26et en échange,
- 44:27on leur a envoyé des petits cadeaux.
- 44:28On essaye d'être créatif et d'entretenir ce lien,
- 44:32parce qu'on sait que c'est de plus en plus difficile aujourd'hui,
- 44:35avec la multitude de marques qui se créent,
- 44:37avec la multitude d'offres en ligne,
- 44:40et avec toutes ces marques de fast fashion,
- 44:42c'est de plus en plus difficile d'entretenir le lien.
- 44:45Et moi,
- 44:45je reste persuadée que le client,
- 44:46il n'achète pas un produit,
- 44:48il achète une histoire.
- 44:50Et si on n'entretient pas tout ce qu'il y a autour,
- 44:52Et si on ne le fait pas un petit peu rêver,
- 44:54si on n'entretene pas ce lien de proximité,
- 44:56c'est un client qui peut facilement partir vers une autre marque.
- 45:01Donc,
- 45:01c'est important au quotidien d'entretenir ce lien-là.
- 45:04Merci Laure pour tout ce que tu as partagé.
- 45:06J'ai une toute dernière question à te poser.
- 45:09Mais avant ça,
- 45:10si vous avez eu autant de plaisir à écouter cet épisode que je n'en ai eu à l'anime,
- 45:14faites-le nous savoir comme à chaque fois en mettant 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préférée.
- 45:19En partageant cet épisode,
- 45:21on va le partager également sur LinkedIn,
- 45:23donc partagez-le à toutes les personnes que ça pourrait aider.
- 45:26Laure,
- 45:26est-ce que tu peux nous partager le déclic qui a fait toute la différence dans ta vie,
- 45:30que ce soit personnel comme professionnel,
- 45:33que tu n'as pas encore partagé dans cet épisode,
- 45:35que peut-être tu n'as partagé nulle part ?
- 45:37Ça peut être une simple phrase,
- 45:38une anecdote,
- 45:39quelque chose de positif,
- 45:40moins positif.
- 45:41Peu importe,
- 45:42tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- 45:47On n'a pas évoqué.
- 45:48l'équilibre vie pro-vie perso et je pense que c'est un sujet qui est tellement important tellement vaste quand on est entrepreneur les 2-3 premières années j'avais tendance à énormément m'oublier je faisais des semaines à rallonge je travaillais le week-end et à partir du moment où j'ai compris qu'il fallait que je m'écoute moi parce que si j'étais pas là la boîte elle ne continuerait pas sans moi ça
- 46:08a un peu tout changé et j'ai inscrit le sport le sport s'inscrit beaucoup plus dans mon quotidien où j'essaye d'aller courir j'essaye de faire des choses qui me font du bien
- 46:18et je l'impose dans mon emploi du temps autant qu'une réunion le lundi matin.
- 46:24Ça a un peu tout changé et j'essaye de faire passer mes objectifs de vie perso au même niveau que mes objectifs de vie pro pour être alignée avec ce que je fais au quotidien.
- 46:37Voilà,
- 46:37et ça,
- 46:37c'est hyper important de le souligner.
- 46:39Merci Laure.
- 46:40Merci Alex,
- 46:40c'était trop chouette.