Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / Une niche, 5 pays, 70M€ : la masterclass business qu'on ne vous apprend pas à l'école (Japan Experience) | Thierry Maincent | Déclic 393
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- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com.
- 0:10Et dans ce podcast,
- 0:12j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez,
- 0:20à votre tour,
- 0:21faire la différence.
- 0:22Bonjour et bienvenue dans ce bel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Encore une fois,
- 0:25bien accompagné,
- 0:26je suis avec Thierry Mincent.
- 0:28Comment tu vas ?
- 0:29Très bien.
- 0:29Merci Alec.
- 0:30Eh bien écoute,
- 0:30merci à toi,
- 0:31merci à toi d'être là.
- 0:33On va parler de Japon aujourd'hui entre autres.
- 0:36C'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur parce que je suis tombé amoureux notamment de la culture du Japon en y allant la première fois.
- 0:45Dans ton cas,
- 0:46tu découvres le Japon en 1994 lors d'un stage à Tokyo et ça ne te lâchera plus jamais.
- 0:53Alors désolé,
- 0:54mais tu l'as découvert,
- 0:55dis-toi,
- 0:56avant que je sois né.
- 0:57Je suis de 95.
- 0:59Donc autant dire que tu as beaucoup plus de recul et de légitimité que moi,
- 1:03encore plus par ton parcours à parler Japon entre autres.
- 1:06Diplômé,
- 1:06tu passes deux ans au Japon,
- 1:08puis tu cofondes une entreprise de vente de vin en ligne que tu introduis en bourse en 2006.
- 1:13On va en parler également.
- 1:1312 ans d'entrepreneuriat,
- 1:15des hauts,
- 1:15des bas,
- 1:16des dettes et un échec qui va tout changer.
- 1:18Parce qu'en 2010,
- 1:19tu rejoins Japan Experience aux côtés de Claude Saulière,
- 1:23fondateur de Voyageurs du Monde.
- 1:25En 2019,
- 1:26tu rachètes l'entreprise quelques mois.
- 1:27avant le Covid et aujourd'hui Japan Experience c'est 70 millions d'euros de chiffre d'affaires une centaine de collaborateurs entre Paris Londres Berlin Madrid et Milan la référence du voyage au Japon en Europe avec plus de 60%
- 1:41du chiffre d'affaires réalisé hors de France en parallèle tu lances
- 1:45Hirashai je l'ai bien dit ?
- 1:47c'est parfait il y a l'accent magnifique magnifique un concept store japonais à Paris et tu rachètes France Travel Center opérateur installé directement
- 1:55au Japon.
- 1:56Fin 2025,
- 1:57Japan Experience intègre le groupe Avas Voyage et dans cet épisode,
- 2:01on va comprendre comment transformer un échec en point de départ et comment dominer une niche ultra spécialisée face à la concurrence.
- 2:08Encore une fois,
- 2:08bienvenue Thierry sur le Déclic.
- 2:10Merci beaucoup Alec.
- 2:11Flatté de cette belle présentation.
- 2:14Bah écoute,
- 2:15à la hauteur de ton parcours,
- 2:17il y a plein de choses à raconter justement.
- 2:18J'ai plein de questions à commencer par une de tes premières expériences entrepreneuriales voire la première.
- 2:22Tu as passé 12 ans sur un projet dans le vin,
- 2:2412 ans
- 2:25qui s'est terminée avec plein de leçons,
- 2:27j'imagine,
- 2:28mais aussi des dettes,
- 2:30des remises en question.
- 2:31Tu as compris à quel moment que c'était fini,
- 2:34qu'il fallait tourner la page et comment tu l'as vécu ?
- 2:36Je te pose cette question parce que peut-être que certains entrepreneurs qui nous écoutent sont peut-être face à certains challenges ou ont vécu récemment un challenge.
- 2:44Et parfois,
- 2:45c'est difficile de réussir à déjà s'en rendre compte et puis tourner la page pour rebondir comme tu l'as fait.
- 2:50Écoute,
- 2:50tu as bien raison.
- 2:51En fait,
- 2:51ces 12 ans d'entrepreneuriat,
- 2:54dans le monde du vin,
- 2:55je les ai passés aux côtés de mon ami d'enfance et avec qui effectivement on a passé des moments incroyables.
- 3:03Mais en même temps,
- 3:04au bout de quelques années et en pratique deux trois ans après l'introduction en bourse,
- 3:09j'ai compris qu'en fait je n'avais pas l'écoute de mon associé,
- 3:14je considérais qu'on faisait une erreur stratégique.
- 3:16Mais il m'a fallu beaucoup de temps effectivement pour réaliser ça,
- 3:18pour prendre conscience que quoi que je fasse,
- 3:20quoi que je dise,
- 3:21les choses ne pourraient pas changer.
- 3:23Et donc,
- 3:24j'ai à un moment donné pris une décision difficile,
- 3:27on va dire en âme et conscience,
- 3:29parce qu'il fallait abandonner
- 3:3112 années de travail,
- 3:3412 années aussi de sacrifice auprès de ma famille,
- 3:3712 années aussi d'investissement financier.
- 3:40Mais c'était une décision,
- 3:41je dirais,
- 3:41salutaire pour pouvoir rebondir.
- 3:43Très clair.
- 3:44Et tu parles d'une rage qui t'anime depuis des années,
- 3:46ça veut dire quoi exactement ?
- 3:48On pratique ces douze années d'entrepreneuriat,
- 3:51ces douze années...
- 3:53où j'ai fait en pratique quasiment que travailler,
- 3:56c'est-à-dire entre 10 et 12 heures par jour,
- 3:596 jours sur 7,
- 3:59voire plus.
- 4:00Et donc,
- 4:01c'était un sacrifice que j'ai demandé en l'occurrence à mon épouse sur la promesse de
- 4:08« tu verras,
- 4:09ça va réussir » .
- 4:11Et puis,
- 4:11au bout de 10 ans,
- 4:12ce n'est pas une réussite qui m'attendait,
- 4:13c'était l'échec.
- 4:14L'échec au sens,
- 4:15j'ai décidé de quitter,
- 4:17de me retrouver avec des dettes parce que j'avais investi en m'endettant auprès de plusieurs banques.
- 4:23Et donc cette rage,
- 4:25elle vient de cette promesse que j'ai faite et que je n'ai pas pu tenir d'abord à moi-même,
- 4:31à mon entourage.
- 4:32Et puis au fond,
- 4:34j'ai été diplômé de Dauphine,
- 4:3798%
- 4:39de mes camarades ont rejoint petites,
- 4:42moyennes ou grandes entreprises.
- 4:43Moi,
- 4:43j'ai fait le choix à l'époque un peu risqué de se lancer dans quelque chose qui,
- 4:48franchement,
- 4:50était bien sur le papier,
- 4:51mais où tout était...
- 4:52à écrire.
- 4:53Et donc,
- 4:54là aussi,
- 4:54même vis-à-vis de moi-même et vis-à-vis de tous ceux qui m'ont entouré,
- 5:02faire cet investissement.
- 5:04ça voulait dire passer à côté de plein d'autres choses.
- 5:07Et donc,
- 5:08se dire que ces 12 années,
- 5:10entre guillemets,
- 5:11ont volé en fumée,
- 5:12forcément,
- 5:14on n'a pas d'autre choix que de rebondir.
- 5:16Et cette rage,
- 5:17c'est cette énergie qui est là à tout instant,
- 5:20qui,
- 5:20quelle que soit la difficulté qu'on rencontre,
- 5:23vient nous repousser encore vers le haut,
- 5:26là où potentiellement,
- 5:26dès qu'on a un petit peu de confort matériel,
- 5:29de sécurité,
- 5:30on peut,
- 5:31je dirais,
- 5:31lâcher un peu la bride.
- 5:32Là,
- 5:33quand on a cette rage de réussir alors qu'on a échoué,
- 5:37c'est ça qui crée à un moment donné l'énergie pour déplacer des montagnes,
- 5:44ou presque.
- 5:45Complètement.
- 5:46Avant que j'en vienne aux voyageurs du monde,
- 5:48tu as évoqué un point extrêmement intéressant,
- 5:50c'est que ton parcours de base,
- 5:52tout prédestinait à pouvoir aller peut-être dans un grand groupe ou autre,
- 5:55faire un peu comme tout le monde.
- 5:56Pour autant,
- 5:57tu choisis d'entreprendre.
- 5:59qui était beaucoup moins à la mode qu'aujourd'hui,
- 6:01où les barrières à l'entrée étaient aussi beaucoup plus importantes.
- 6:04Qu'est-ce qui fait que tu as été attiré naturellement par l'entrepreneuriat ?
- 6:06Je dirais que je n'ai pas été attiré aussi naturellement que ça,
- 6:09surtout que je n'ai pas du tout un environnement familial qui m'y poussait,
- 6:11c'était plutôt l'inverse.
- 6:13Il se trouve que cet ami d'enfance avec qui j'avais fait toutes les bringues possibles depuis l'âge de 10 ans,
- 6:19lui avait ce projet de créer au départ un club de vin,
- 6:24puis une entreprise de vente de vin sur Internet.
- 6:27Et c'est lui qui m'a véritablement enrôlé dans cette aventure.
- 6:31Et ce qui nous a aidé à passer,
- 6:34je dirais,
- 6:35le premier pas,
- 6:36c'est qu'on a fait notre dernière année à Dauphine dans ce qu'on appelle un cycle d'entrepreneuriat.
- 6:40Donc,
- 6:40on a rencontré plein de chefs d'entreprise,
- 6:43d'entrepreneurs.
- 6:44Et de fil en aiguille,
- 6:45c'est ça qui m'a poussé à rejoindre l'aventure,
- 6:48encore une fois avec beaucoup de risques,
- 6:51comme celui,
- 6:51par exemple,
- 6:52de ne pas être payé pendant plusieurs années.
- 6:54Complètement.
- 6:55Et justement,
- 6:56tu croises le fondateur de Voyageurs du Monde.
- 6:58Il te parle d'un projet au Japon.
- 6:59Tu as 37 ans à ce moment-là.
- 7:01Tu as des dettes.
- 7:01Il y a des leçons,
- 7:02mais aussi un échec derrière toi.
- 7:04Pour autant,
- 7:04tu lui dis oui.
- 7:05Tu redémarres tout à 37 ans.
- 7:06C'est quoi qui t'a poussé à lui dire oui ?
- 7:10Qu'est-ce qui fait que tu t'es lancé dans ce nouveau projet ?
- 7:12Beaucoup auraient peut-être reconsidéré l'entrepreneuriat,
- 7:18auraient géré la chose complètement différente.
- 7:20Pour autant,
- 7:20toi,
- 7:20tu te dis,
- 7:21allez,
- 7:22on y va,
- 7:22on se lance dans cette nouvelle aventure.
- 7:24Écoute,
- 7:24c'est peut-être ce qui fait le moteur,
- 7:28comme je dis souvent,
- 7:29le drive,
- 7:30le moteur de mon énergie,
- 7:34c'est que j'ai besoin d'être passionné.
- 7:36J'ai besoin d'être passionné et je l'étais en vrai pas beaucoup au départ dans le vin,
- 7:42mais on ne peut pas à un moment donné ne pas être passionné par les grands vins,
- 7:45ce n'est pas possible.
- 7:46On s'attache forcément à ça,
- 7:48mais par contre,
- 7:50le voyage et le Japon,
- 7:51c'était deux de mes très très grandes passions.
- 7:53Et quand en plus de ça,
- 7:54je rejoins un entrepreneur talentueux qui avait fondé Voyageurs du Monde et l'a revendu au bout de 15 ans,
- 8:02je me suis dit que j'avais là toutes les composantes,
- 8:06peut-être pas forcément pour réussir ma vie sur le plan matériel,
- 8:09mais pour m'épanouir comme jamais.
- 8:12Et puis,
- 8:12la deuxième chose,
- 8:13c'est que là où j'avais eu avec mon ancien associé une forme d'aveuglement,
- 8:23J'ai vu chez Claude Solière un dirigeant pas comme les autres,
- 8:27à la fois un hyper créatif et en même temps quelqu'un qui comprenait énormément le sens des réalités,
- 8:33le sens du client,
- 8:34qui avait une intuition terrible.
- 8:35D'ailleurs,
- 8:36c'est lui qui a inventé le voyage par destination.
- 8:40Voyageur du monde au départ,
- 8:41c'était voyageur en Chine,
- 8:42voyageur au Japon,
- 8:43voyageur aux Etats-Unis.
- 8:45et donc il avait cette vision créative en particulier appliquée dans le monde du voyage et ça aussi ça a été ce qui m'a
- 8:52à pousser à le rejoindre et après,
- 8:55à continuer et à développer Japan Experience.
- 8:57Très clair.
- 8:58Et aujourd'hui,
- 8:59du coup,
- 8:59tu diriges une boîte à 70 millions d'euros.
- 9:03C'est énormément de chiffre d'affaires,
- 9:05énormément de gestion,
- 9:05énormément d'humains.
- 9:07Qu'est-ce que,
- 9:07justement,
- 9:08ton tout premier échec,
- 9:10entre guillemets,
- 9:11t'as appris que tu appliques aujourd'hui ?
- 9:13Est-ce qu'il y a des éléments que t'as gardés depuis cette expérience dans le vin où tu t'es dit « Ok,
- 9:19ça,
- 9:20je ne le ferai plus,
- 9:20ça me suivra toute ma vie. »
- 9:21et ça a permis notamment de développer cette entreprise de la façon dont tu l'as développée ?
- 9:26Écoute,
- 9:26ce que je crois,
- 9:28c'est qu'un dirigeant qui soit la tête d'une entreprise de
- 9:3220, 50 ou 300 personnes se doit de rester à l'écoute du monde,
- 9:39c'est-à-dire de ses équipes,
- 9:41mais aussi de ses clients,
- 9:43de ses associés,
- 9:44du monde général au sens de son environnement.
- 9:48Et c'est vraiment là-dessus où j'essaie de...
- 9:51de retenir la leçon numéro 1 et qui finalement,
- 9:54derrière l'écoute,
- 9:55il y a la possibilité d'une remise en question et qui au fond dit
- 10:00« je me suis trompé » .
- 10:01D'ailleurs,
- 10:01nous,
- 10:02c'est quasiment la première question qu'on pose dans un entretien de recrutement.
- 10:06C'est quoi la grosse erreur que tu as faite dans ta carrière ou dans ta vie personnelle ?
- 10:12Parce que refuser,
- 10:14refuser au fond d'admettre ses erreurs,
- 10:17et on a tous fait des erreurs,
- 10:20c'est l'impossibilité d'avancer.
- 10:22Et d'ailleurs,
- 10:23c'est justement,
- 10:23c'est amusant parce qu'on en parlait beaucoup avec Claude Selyer,
- 10:26on théorisait d'une certaine manière un petit peu l'art du management,
- 10:29mais...
- 10:30le point de départ d'un espèce de carré,
- 10:31c'est ça.
- 10:32C'est d'abord de reconnaître qu'on a fait une erreur et qu'après,
- 10:35c'est de trouver la solution pour pouvoir se dire comment je corrige.
- 10:41Et donc ça,
- 10:41c'est vraiment cette capacité à écouter.
- 10:43Elle est au cœur à la fois de ma démarche,
- 10:45mais aussi de la culture de Japan Experience.
- 10:48On a en gros une centaine de collaborateurs,
- 10:50mais répartis sur plus d'une dizaine de sites différents,
- 10:53avec des fuses horaires différentes,
- 10:55avec des langues,
- 10:55des cultures différentes.
- 10:57Donc,
- 10:57si on n'a pas cette capacité d'écoute...
- 10:59au cœur de ce que l'on dit.
- 11:01En plus,
- 11:03moi au quotidien,
- 11:04je m'exprime en anglais,
- 11:05on a plusieurs,
- 11:06bien sûr,
- 11:06de nos collègues qui s'expriment en japonais,
- 11:08d'autres en espagnol,
- 11:09etc.
- 11:10Donc la capacité d'écoute,
- 11:11mais pas au sens,
- 11:12je dirais,
- 11:12linguistique,
- 11:13mais la capacité de se mettre à l'écoute des autres,
- 11:16c'est vraiment,
- 11:17je dirais,
- 11:18ce qui permet aux entreprises,
- 11:19en tout cas à la nôtre,
- 11:20de pouvoir avancer.
- 11:22Complètement.
- 11:23Et est-ce que tu peux présenter Japan Experience en quelques mots ?
- 11:26Japan Experience,
- 11:27c'est une agence de voyage.
- 11:29créé depuis plus de 40 ans,
- 11:321981,
- 11:35et qui permet aux voyageurs de vivre un voyage au Japon véritablement unique et en apportant de la valeur à ceux qui,
- 11:45par exemple,
- 11:46le feraient par eux-mêmes.
- 11:48Je donne quelques exemples.
- 11:50En même temps,
- 11:51l'idée,
- 11:52c'est d'être court.
- 11:53C'est qu'on va rendre l'expérience au Japon beaucoup plus smooth.
- 11:58que si on découvre les choses par soi-même.
- 12:01Que ce soit en organisant,
- 12:03par exemple,
- 12:03des transferts de bagages entre les villes,
- 12:05que ce soit en réservant les bonnes places de train quand on passe juste à côté du mont Fuji,
- 12:11que ce soit pour conseiller les meilleures adresses de restaurants à Tokyo ou à Kyoto.
- 12:16Il y a mille et une façons de rendre un voyage beaucoup plus riche par une agence de voyage à partir du moment où on connaît le terrain,
- 12:23ce qui est le cas de Japan Experience,
- 12:25que si on fait les choses par soi-même.
- 12:27La particularité du Japon,
- 12:29et je t'en parle parce que tu connais un petit peu,
- 12:33c'est que l'ingrédient numéro un du succès du voyage au Japon,
- 12:38c'est l'information.
- 12:39Contrairement à beaucoup de pays touristiques,
- 12:41et la France par exemple,
- 12:43où énormément de sites sont concentrés sur une ville comme Paris,
- 12:47au Japon c'est l'inverse.
- 12:48Il y a énormément de points d'intérêt qui sont éparpillés dans tout le Japon.
- 12:52Et même dans des villes comme Tokyo et Kyoto,
- 12:54il faut savoir où aller voir,
- 12:55quoi aller voir et comment le faire.
- 12:57Et pour ça,
- 12:58un voyage au Japon,
- 12:58c'est souvent le voyage d'une vie.
- 13:00C'est un voyage sur lequel,
- 13:01en plus,
- 13:01on met énormément d'attentes.
- 13:04C'est pour beaucoup le voyage qu'on a envie de faire avec les gens qu'on chérit le plus.
- 13:10Eh bien,
- 13:10ce voyage-là,
- 13:11on ne veut pas le rater.
- 13:12Ce voyage-là,
- 13:12on veut être sûr d'utiliser son temps de la meilleure façon.
- 13:16On veut vivre les expériences les plus incroyables,
- 13:18tout en même temps en laissant de la place à l'improvisation.
- 13:21Eh bien,
- 13:22ça,
- 13:23c'est l'état d'esprit dans lequel on construit.
- 13:26les voyages pour nos voyageurs.
- 13:27Et l'année dernière,
- 13:28c'est à peu près 7000 voyageurs qui ont utilisé nos services pour organiser un circuit.
- 13:32Très clair.
- 13:33Et justement,
- 13:34Japan Experience,
- 13:35c'est une boîte qui ne fait qu'une seule chose,
- 13:37finalement,
- 13:38le Japon.
- 13:40C'est quoi la force d'être aussi spécialisé ?
- 13:41Je te pose cette question parce que des agences de voyage,
- 13:44il y en a énormément.
- 13:47C'est un domaine aussi qui,
- 13:49depuis le Covid,
- 13:50naturellement,
- 13:51a beaucoup souffert.
- 13:52Il y a eu pas mal de changements.
- 13:54Certains,
- 13:54malheureusement,
- 13:56ne sont plus là.
- 13:58Aujourd'hui,
- 13:58en plus,
- 13:59avec l'IA,
- 14:00avec les LLM,
- 14:00ChatGPT,
- 14:01Claude et JeanPasse,
- 14:02j'imagine que ça aussi,
- 14:03c'est un enjeu,
- 14:04c'est un challenge pour vous qui n'étaient pas présents il y a de ça quelques années.
- 14:08Et pour autant,
- 14:09le fait justement d'être aussi spécialisé,
- 14:12est-ce que c'est ça qui vous a permis de scaler autant ce modèle qui est souvent un modèle artisanal où il y a un,
- 14:17deux,
- 14:17trois collaborateurs maximum dans une agence de voyage ?
- 14:20Exactement.
- 14:21En fait,
- 14:22c'est une excellente question parce que c'est justement l'hyperspécialisation qui est la réponse à toutes ces aides qu'on peut avoir,
- 14:31notamment par les moteurs de recherche,
- 14:33par les LLM.
- 14:34Au fond,
- 14:35l'hyperspécialisation permet de monter encore le niveau d'expertise.
- 14:41J'utilise par exemple une image,
- 14:43c'est que si les gens,
- 14:45imaginons qu'on soit une station de ski,
- 14:48nous on va emmener...
- 14:50les skieurs sur du ski de randonnée.
- 14:54On va les emmener là où seuls,
- 14:56ils ne pourraient pas aller.
- 14:57Donc oui,
- 14:58Chad GPT ou Claude vont me donner des idées.
- 15:01Mais après,
- 15:01il y a aussi un autre phénomène.
- 15:03C'est que
- 15:04Chad GPT me dit quelque chose.
- 15:05Mais au fond,
- 15:06est-ce que je peux le croire ?
- 15:07D'où vient cette information ?
- 15:09Et nous,
- 15:09on est des humains.
- 15:10D'ailleurs,
- 15:10c'est ce qu'on met en avant dans notre différenciation.
- 15:13On dit « human first » .
- 15:14Le voyage,
- 15:15c'est d'abord une histoire de rencontre.
- 15:17Les meilleurs souvenirs
- 15:18qu'on a d'un voyage au Japon,
- 15:21quand on a rencontré des gens sur place,
- 15:23nous,
- 15:23c'est ça qu'on veut faire revivre.
- 15:24D'ailleurs,
- 15:24ce sont nos équipes qui accueillent les voyageurs à l'aéroport,
- 15:26qui les accueillent dans les maisons qu'on loue,
- 15:29qui font les visites dans les villes.
- 15:33Et c'est ça,
- 15:34cette hyper spécialisation,
- 15:36qui permet d'aller plus loin.
- 15:38Et je dirais que le Japon est un des pays,
- 15:41pour ne pas dire le pays,
- 15:42sur lequel plus on creuse et moins on comprend.
- 15:45Ou plus on creuse et plus il y a de questions.
- 15:48poser la question en me disant tu dois en savoir un morceau après ces
- 15:5430 années de Japon.
- 15:54En vrai,
- 15:55plus j'avance et moins j'en sais.
- 15:56Et d'ailleurs,
- 15:57c'est ce que disent la plupart des grands chercheurs,
- 15:59des grands scientifiques.
- 16:01Et donc,
- 16:01le Japon a cette capacité à toujours aller plus loin.
- 16:05Et nous,
- 16:05c'est ce qu'on fait.
- 16:06Et d'ailleurs,
- 16:06c'est presque comme une discipline scientifique.
- 16:08Je fais souvent l'analogie aussi avec le SEO.
- 16:10Le SEO,
- 16:11en fait,
- 16:11c'est presque une science qui,
- 16:15depuis 15 ans,
- 16:16évolue.
- 16:16Et en fait,
- 16:17nous,
- 16:17on est Merci.
- 16:17on est à la pointe de cette science,
- 16:19on est à la pointe de ce que peut être une expérience de voyage au Japon et ça va à des choses à la fois très simples comme visiter effectivement la plupart des grandes villes comme faire le tour du Mont Fuji en vélo comme aller faire 4 jours de randonnée sur les pèlerinages de l'île de Shikoku qui est le Saint-Jacques de Compostelle japonais
- 16:38et donc on emmène les voyageurs là où seuls ils ne seraient pas allés Ouais,
- 16:44très clair,
- 16:45c'est un bon exemple même que tu donnais tout à l'heure Alors...
- 16:47dans le train pour voir le Mont Fuji,
- 16:49leur dire quelle place est celle qu'elle a mieux placée pour pouvoir vivre l'expérience de la façon la plus optimale.
- 16:56Ça,
- 16:57tout à fait,
- 16:57un LLM ou autre ne peut pas forcément te le dire.
- 17:00Il y a des exemples comme ça,
- 17:01il y en a énormément.
- 17:02Et le fait d'avoir un interlocuteur sur place qui connaît parfaitement le sujet,
- 17:07l'endroit,
- 17:08le Japon,
- 17:08les bonnes adresses et autres,
- 17:10pour ma part,
- 17:10ça a fait aussi toute la différence.
- 17:12C'est sûr que le voyage aurait été complètement différent si juste...
- 17:15J'y avais été les mains dans les poches avec quelques ressources à Ausha droite.
- 17:20Pour continuer la réflexion plus business,
- 17:23tu passes de
- 17:25100% B2C à intégrer du B2B.
- 17:28Dans quel but ?
- 17:29C'est quoi la décision qui a orienté ce pivot ?
- 17:33Ça peut être intéressant parce que quel que soit le produit,
- 17:36la prestation,
- 17:36le service que l'on vend en tant qu'entrepreneur,
- 17:38on peut démarrer par du B2B ou on peut démarrer par du B2C.
- 17:41et à un moment donné ou à un autre,
- 17:42on va se poser la question de...
- 17:44« Ah tiens,
- 17:44et si j'allais chercher du business en B2B ou en B2C selon ce parcours qu'on a démarré ? »
- 17:51Vous,
- 17:51qu'est-ce qui a orienté cette décision,
- 17:53ce pivot ?
- 17:54Et puis surtout,
- 17:55quels ont été les résultats derrière ?
- 17:58Écoute,
- 17:58en fait,
- 17:58la réponse est assez simple.
- 18:00En gros,
- 18:00il y a 15 ans,
- 18:01pour schématiser,
- 18:02on était trois à vendre le Japon.
- 18:05Aujourd'hui,
- 18:05il n'y a pas un opérateur de voyage qui ne vend pas le Japon.
- 18:09Donc,
- 18:10oui.
- 18:11Le gâteau est plus grand puisqu'on est passé de 150 000 voyageurs qui vont au Japon,
- 18:15genre 150 000 voyageurs français à près de 400 000.
- 18:18Mais aujourd'hui,
- 18:19il y a beaucoup plus de monde qui veut sa part et c'est normal.
- 18:22Et donc au fond,
- 18:24on a fait un mouvement entre guillemets,
- 18:25je ne veux pas dire naturel,
- 18:26mais qui paraissait aussi un mouvement essentiel.
- 18:29C'était de se dire,
- 18:29OK,
- 18:29en fait,
- 18:30on va aller pas uniquement fournir les voyageurs qui nous choisissent pour ce qu'on aime,
- 18:34mais également on va aller fournir les opérateurs qui veulent vendre le Japon.
- 18:39Et c'est pour ça qu'aujourd'hui,
- 18:40plus de la moitié de nos équipes sont au Japon,
- 18:41parce que c'est là où on apporte la plus grosse valeur ajoutée au sens de notre expertise du terrain.
- 18:48Alors,
- 18:48pour répondre à ta deuxième question,
- 18:50c'est quelle est au fond notre valeur ajoutée sur le B2B par rapport à celle du B2C ?
- 18:54Au fond,
- 18:54elle n'est pas très différente,
- 18:56au sens où,
- 18:57et j'ai même envie de dire que,
- 18:58parce qu'on a une expertise sur le B2C et que justement on comprend les attentes de nos clients,
- 19:04et je t'ai donné justement quelques exemples,
- 19:07à la fois quand les clients sont sur place,
- 19:09Quand ils viennent nous voir dans notre agence rue Sainte-Anne à Paris,
- 19:13on voit quelles sont leurs questions,
- 19:14qu'est-ce qu'ils attendent d'un voyage au Japon.
- 19:17Ça veut dire qu'on répond encore mieux aux attentes des agences de voyage qui ont en face d'eux les mêmes clients que nous.
- 19:24Et donc,
- 19:25comme je l'ai dit,
- 19:25toute l'expertise qu'on a construite pour les clients,
- 19:28on sait la transmettre aux clients de nos clients.
- 19:30C'est là où souvent des agences ou des tours opérateurs,
- 19:34je dirais purement
- 19:35B2B, qui ne connaissent pas bien le...
- 19:39La clientèle B2C peut avoir justement des difficultés à comprendre les attentes des voyageurs.
- 19:45C'est hyper intéressant ce point,
- 19:46parce que comme tu le dis,
- 19:47le Japon est devenu une destination très demandée,
- 19:50d'autant plus que là,
- 19:51le Yen,
- 19:52il est relativement bas,
- 19:53donc c'est encore plus attractif d'y aller quand on le compare justement à d'autres destinations et qu'on a soit du dollar,
- 19:59soit des euros ou autre.
- 20:01Comment on reste numéro 1 dans sa niche quand tous les gros acteurs du voyage et même tous les acteurs du voyage arrivent sur ton terrain ?
- 20:08C'est quoi l'avantage concurrentiel que personne ne peut avoir ?
- 20:12Est-ce que,
- 20:13tu l'as déjà cité,
- 20:14et c'est cette hyper spécialisation,
- 20:17cette connaissance du terrain ou est-ce qu'il y a d'autres éléments de différenciation que vous avez identifiés pour pouvoir faire en sorte de garder une position de leader et faire en sorte de rester efficace et performant ?
- 20:29Écoute,
- 20:29je te dirais que la réponse à ça,
- 20:31c'est le fait qu'on associe des métiers qui sont rarement sous le même toit.
- 20:37Je m'explique.
- 20:38On a à la fois un site web avec nos équipes.
- 20:43de développeurs,
- 20:45une vraie expertise digitale qui fait qu'on a un parcours client,
- 20:48entre guillemets,
- 20:49sans couture,
- 20:50et donc une vraie expertise de ce côté-là.
- 20:53De l'autre côté,
- 20:54à l'extrême opposé,
- 20:55on va accueillir des voyageurs dans des maisons,
- 20:58avec tout ce que ça implique,
- 20:59en gérant les accueils,
- 21:02toute la logistique d'une maison,
- 21:03avec des équipes ménage,
- 21:05des sociétés qui vont travailler pour nous.
- 21:08Et évidemment,
- 21:09on est aussi avec des conseils voyage.
- 21:12dans notre agence.
- 21:12Donc,
- 21:13en fait,
- 21:13on fait plein de métiers qui,
- 21:14généralement,
- 21:15sont rarement faits,
- 21:16en tout cas,
- 21:16à notre échelle.
- 21:17C'est-à-dire qu'on reste une petite entreprise d'une centaine de personnes.
- 21:20Il y a,
- 21:20bien sûr,
- 21:21quand on est un grand groupe,
- 21:22un grand conglomérat,
- 21:23il est normal d'avoir...
- 21:24Mais on a,
- 21:25compte tenu de notre taille,
- 21:27un éventail de métiers extrêmement importants.
- 21:29Et donc,
- 21:29je pense que notre force,
- 21:30elle vient de là,
- 21:32de cette capacité.
- 21:33Oui,
- 21:34c'est métiers très différents et en ayant,
- 21:36en même temps,
- 21:37une culture commune où,
- 21:39justement,
- 21:40un développeur qui va,
- 21:41par exemple,
- 21:41travailler sur des technologies comme
- 21:44Drupal ou Symfony,
- 21:45pour ceux à qui ça parle,
- 21:48et ceux qui vont passer une journée de guide privé,
- 21:51pour autant,
- 21:52ils appartiennent quand même à Japan Experience et ils savent pourquoi ils sont chez Japan Experience.
- 21:57Je pense que c'est ça,
- 21:57je dirais,
- 21:59la réussite de Japan Experience ou dit autrement,
- 22:03de manière plus simple,
- 22:04on a intégré toute la chaîne.
- 22:06C'est-à-dire qu'on est à la fois...
- 22:08vraiment proches des clients B2C.
- 22:10On est ce qu'on appelle une agence de voyage.
- 22:12On est tour opérateur parce qu'on fabrique des produits.
- 22:14On est réceptif parce qu'on est sur place,
- 22:16sur la destination et réserve des prestations.
- 22:18Et on est même prestataire puisque justement,
- 22:20on opère un certain nombre de services nous-mêmes.
- 22:22Et je crois que sur le Japon,
- 22:25il n'y a pas d'autres entreprises à aller aussi loin dans ces domaines-là.
- 22:31Hyper intéressant.
- 22:32Et justement...
- 22:34revenons-en au démarrage de ton aventure Japan Experience en 2019 enfin c'est pas le démarrage c'est quand tu rachètes Japan Experience quelques mois après le Covid arrive est-ce que tu peux nous raconter justement qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?
- 22:48écoute j'ai souvent tendance à dire que pour nous le Covid a été une chance c'est pas évidemment un peu culotté mais c'est véritablement ce qui s'est passé j'ai racheté début 2019 donc on a eu Merci.
- 23:02La positivité était de faire une très belle année en 2019,
- 23:05notamment parce que c'était la Coupe du monde du rugby,
- 23:07parce que le Japon était en pleine ascension auprès du public français ou européen.
- 23:16Et du coup,
- 23:18j'ai pu lancer toute une série de projets,
- 23:20que ce soit refondre entièrement notre site web,
- 23:23s'équiper d'un ERP,
- 23:25refondre tout notre catalogue produit,
- 23:28faire des recrutements clés de managers.
- 23:32Au fond,
- 23:33tous ces projets-là,
- 23:35qui ne sont pas faciles à faire quand l'activité tourne,
- 23:40on a pu les faire finalement avec une activité à l'arrêt.
- 23:44Alors évidemment,
- 23:44il a fallu gérer un tsunami d'annulation,
- 23:47il a fallu gérer évidemment le fait de devoir se séparer d'un certain nombre de personnes,
- 23:52parce que j'avais une certaine intuition que le Japon n'allait pas se réouvrir tout de suite,
- 23:57et en l'occurrence,
- 23:58ça a été quasiment le pays à mettre le plus de temps à ouvrir.
- 24:01on a quasiment eu
- 24:03d'activité pendant 3 ans,
- 24:05mais tous ces projets,
- 24:05on a pu les faire pendant le Covid.
- 24:08L'exemple que je donne souvent,
- 24:10c'est comme si on devait changer le moteur d'une voiture en ayant la possibilité de faire un arrêt au stand.
- 24:19Mais dans la vraie vie,
- 24:20on ne fait pas d'arrêt au stand.
- 24:21Il faut que l'entreprise continue à vendre et à encaisser.
- 24:24Nous,
- 24:24on a eu cette chance-là.
- 24:26L'autre chance,
- 24:26c'est qu'évidemment,
- 24:27on a eu,
- 24:28on en parle en connaissance de cause,
- 24:30Merci.
- 24:30avoir des implantations dans différents pays.
- 24:33La France a été le pays qui a le mieux protégé ses entreprises dans le monde du tourisme.
- 24:38On a bénéficié notamment du Fonds de solidarité et c'est ça qui nous a permis de continuer à travailler sur ces projets.
- 24:45Dernière chance que le Covid nous a donné,
- 24:47ça a été de me pousser dans mes retranchements et à imaginer le projet Hirashai,
- 24:54qui est un concept store autour de la cuisine japonaise et que mon associé
- 24:59Xavier dirige avec succès depuis bientôt trois ans.
- 25:03Donc là aussi,
- 25:04s'il n'y avait pas eu le Covid,
- 25:05je n'aurais pas imaginé un tel projet qui visiblement rencontre un certain succès à Paris.
- 25:12Tu peux nous en parler justement de ce projet ?
- 25:14Comment est née l'idée ?
- 25:16Est-ce que tout de suite ça a cartonné ?
- 25:18Est-ce que là aussi le fait d'avoir été spécialisé avec aussi l'effervescence ou l'engouement plutôt autour du Japon,
- 25:25des mangas en général,
- 25:27de tout ce qui tourne autour du monde de la culture japonaise,
- 25:31ça a poussé,
- 25:32ça a drivé la croissance potentielle de ce projet-là ?
- 25:35Est-ce que vous avez aussi exploité les réseaux sociaux ?
- 25:37Ça peut être intéressant que tu nous expliques un petit peu.
- 25:40Oui,
- 25:40écoute,
- 25:40avec plaisir.
- 25:42En fait,
- 25:43d'abord,
- 25:44l'idée,
- 25:45elle est venue du fait que ça fait quasiment
- 25:4925 ans que je travaille dans les mêmes quartiers autour de l'Opéra,
- 25:53et plus spécialement de la rue Sainte-Anne,
- 25:55où est devenu un peu le quartier japonais,
- 25:59avec à la fois des restaurants,
- 26:01une ou deux épiceries.
- 26:02Et au fond,
- 26:03je voyais combien de fois des amoureux de la cuisine française rentraient dans une épicerie japonaise.
- 26:10Et puis,
- 26:11plein d'envie,
- 26:12plein d'espoir.
- 26:13Et en fait,
- 26:14ressortir de là les mains vives en disant,
- 26:15en fait,
- 26:16je n'ai pas compris,
- 26:18j'ai vu qu'il y avait peut-être
- 26:195, 7 sauces soja,
- 26:223 tofu différents,
- 26:23différentes huiles de sésame,
- 26:25mais je ne sais pas laquelle choisir,
- 26:26je ne sais pas comment l'utiliser,
- 26:27et personne n'est là pour m'aider.
- 26:29Et en fait,
- 26:30c'est en partant de cette idée-là qu'on s'est dit,
- 26:34en fait,
- 26:35il manque à Paris un lieu
- 26:37ou si je suis amoureux de la cuisine japonaise et que je veux ou cuisiner des plats japonais ou utiliser des ingrédients japonais dans ma cuisine de tous les jours,
- 26:46j'ai besoin d'un lieu où je comprenne.
- 26:49Et donc,
- 26:50c'est ça le point de départ.
- 26:51Et j'avais aussi remarqué qu'il manquait à Paris une marque forte autour de la cuisine japonaise.
- 27:00Au Japon comme à Paris,
- 27:01c'est souvent plein de petits restaurants,
- 27:02etc.
- 27:03Mais il n'y a pas de marque forte.
- 27:04Or,
- 27:04si la gastronomie française,
- 27:06c'est tellement...
- 27:06bien exportés dans le monde,
- 27:07c'est grâce à des marques fortes,
- 27:09que ce soit des marques qui n'existent plus beaucoup aujourd'hui,
- 27:11mais comme Fauchon et Diar,
- 27:12mais aussi des marques de producteurs,
- 27:14c'est parce que ces marques ont porté les couleurs de la France dans le monde entier.
- 27:17Or,
- 27:18le Japon n'avait pas ça.
- 27:21Et donc,
- 27:21on a aussi voulu créer un lieu,
- 27:23je dirais,
- 27:23d'une certaine taille.
- 27:24Donc,
- 27:24c'est aujourd'hui
- 27:25800 m²,
- 27:2640 rue du Louvre,
- 27:28qui donne aussi sur la collection Pinot,
- 27:29donc un endroit vraiment génial,
- 27:31parce que c'est extrêmement bien centré,
- 27:33et avec donc une épicerie qui est au cœur du concept et autour
- 27:37trois espaces de restauration qui sont tous différents,
- 27:39mais évidemment tous très japonais.
- 27:41Et donc,
- 27:42pour répondre à ton autre question,
- 27:44le lien avec le Japon,
- 27:46évidemment le fait que Japan Experience qui est d'une certaine manière a incubé
- 27:51Hirashai, c'était de mettre à profit tout son réseau.
- 27:55On a bien sûr notre bureau au Japon qui nous a permis de rentrer en contact avec des centaines de fournisseurs.
- 28:00On a développé toute une filière d'importation.
- 28:03On a pu convaincre aussi des partenaires bancaires
- 28:06et nos associés de nous suivre dans cette aventure,
- 28:08parce qu'il a quand même fallu lever des millions d'euros,
- 28:12alors que
- 28:12Japan Expense faisait zéro euro de chiffre d'affaires,
- 28:15donc ça a été aussi un joli moment de conviction,
- 28:20et effectivement,
- 28:21comme tu disais,
- 28:23l'engouement pour la cuisine japonaise,
- 28:25qui ne tarie pas depuis des années,
- 28:27pour plein de raisons évidentes,
- 28:29parce que c'est à la fois une cuisine saine,
- 28:30c'est une cuisine esthétique,
- 28:32c'est une cuisine authentique,
- 28:34extrêmement variée,
- 28:35On a profité de cet engouement.
- 28:37Et là,
- 28:37aujourd'hui,
- 28:39c'est entre 1 000 et 2 000 personnes qui franchissent chaque jour les portes d'Irashaï.
- 28:45Donc,
- 28:45c'est chouette.
- 28:46Et tu as une phrase également que tu répètes souvent à tes équipes.
- 28:50On n'avance que sous la contrainte.
- 28:52Pourquoi cette phrase ?
- 28:53On avance ou,
- 28:54je dirais plus précisément,
- 28:55on change.
- 28:57surtout sous la contrainte.
- 29:01Et de ce point de vue-là,
- 29:03la crise du Covid,
- 29:04comme celle qui nous touche moins,
- 29:06mais qui est quand même toujours impactante,
- 29:10je crois que tu en sais quelque chose,
- 29:12nous fait prendre des décisions qu'on n'aurait peut-être pas prises.
- 29:16Ça peut être de travailler autrement,
- 29:18de réduire les coûts.
- 29:19Un exemple tout bête,
- 29:20on s'interdisait avant de faire des carnets de voyage en numérique,
- 29:24et puis le Covid qui...
- 29:26où tout d'un coup,
- 29:26les gens ne s'envoyaient plus rien.
- 29:30On n'est plus droit de partager les choses.
- 29:34On est passé au numérique de manière quasi immédiate.
- 29:38Donc,
- 29:38la contrainte est ce qui vraiment permet aux gens de changer.
- 29:43À un moment donné,
- 29:45je prends un exemple.
- 29:46On fume toute sa vie et puis on va voir son médecin qui dit que si on continue comme ça,
- 29:52on va avoir un cancer.
- 29:56du poumon,
- 29:56à un moment donné,
- 29:58on est face à la réalité et c'est ça qui nous pousse à changer.
- 30:02Et on le voit tous les jours aussi bien chez Hirasha et que chez Japan Experience,
- 30:07cette nécessité d'évoluer.
- 30:10Tu disais,
- 30:11tu parlais tout à l'heure de beaucoup plus forte concurrence,
- 30:14aujourd'hui,
- 30:15cette concurrence nous pousse à changer.
- 30:17Et ça,
- 30:17c'est une réalité.
- 30:18Et nous,
- 30:18on l'a vu plein de fois,
- 30:21on arrive,
- 30:21on propose quelque chose,
- 30:23au sens d'un nouveau service,
- 30:24Et bon...
- 30:25un an après,
- 30:26on voit nos concurrents proposer la même chose.
- 30:29Pourquoi ils le font ?
- 30:30Parce qu'ils savent que s'ils ne le font pas,
- 30:32on va prendre tout le marché.
- 30:33Donc,
- 30:36cette maxime,
- 30:36d'une certaine manière,
- 30:38on la vit au quotidien et on sait que ce n'est pas facile d'impulser le changement.
- 30:42Pourquoi ?
- 30:42Parce que quand on est à l'origine du changement,
- 30:45c'est facile.
- 30:45Mais quand on subit le changement,
- 30:47ça n'a plus rien à voir.
- 30:49Et donc,
- 30:49c'est quand les gens n'ont plus le choix qu'à ce moment-là,
- 30:53ils acceptent ces évolutions.
- 30:55Tout à fait,
- 30:55ouais.
- 30:55Tu parlais tout à l'heure également de culture d'entreprise,
- 30:57rapidement.
- 30:58Aujourd'hui,
- 30:58c'est une centaine de collaborateurs dans cinq pays différents.
- 31:01Certains,
- 31:01peut-être,
- 31:02ne se voient probablement jamais,
- 31:03ne se sont jamais rencontrés.
- 31:04Comment tu fais pour que chacun ait le sentiment de faire partie de la même boîte,
- 31:08de que ce soit tous dans le même bateau et qu'on arrive à garder une sorte de culture d'entreprise qui est similaire ?
- 31:14Écoute,
- 31:15comme je dis souvent,
- 31:15il y a un truc qu'on n'aura jamais chez Japan Experience,
- 31:18c'est la machine à café.
- 31:19Et donc,
- 31:21comme tu dis,
- 31:21la plupart des équipes ne se verront certainement jamais.
- 31:24entre ce qu'on appelle des house angels qui accueillent les voyageurs dans nos maisons à Kyoto ou des conseillers voyage à Paris,
- 31:32la probabilité est assez faible.
- 31:35Et donc,
- 31:36on a fait l'effort,
- 31:38justement pendant le Covid,
- 31:39de réfléchir à ce qui faisait la culture de Japanese Pants.
- 31:46Moi,
- 31:46j'ai souvent dit qu'une entreprise,
- 31:48c'est un peu comme une famille.
- 31:50Quand on est jeune à
- 31:518, 9 ou 10 ans,
- 31:53on est invité dans une autre famille,
- 31:54et là on découvre que la famille d'en face,
- 31:56elle n'a rien à voir avec la nôtre,
- 31:58pour plein de raisons et bien l'entreprise c'est pareil et donc on a fait l'effort de dire qu'est-ce qui nous caractérise,
- 32:03c'est quoi notre ADN bon alors forcément à un moment donné on met le mot valeur parce que bon il faut mettre un mot,
- 32:10ça fait toujours un peu pompeux,
- 32:11mais en fait c'est ça,
- 32:12donc on a défini ces valeurs là,
- 32:14on en a 8 et ces valeurs là,
- 32:16il y a plusieurs choses,
- 32:17d'abord on les teste au moment de l'entretien de recrutement,
- 32:20ça c'est essentiel Merci.
- 32:21au fond pour voir justement,
- 32:22est-ce qu'on est face à quelqu'un qui a cette capacité d'écoute ou pas ?
- 32:25Quelqu'un qui dit,
- 32:27moi non,
- 32:27j'ai jamais fait d'erreur dans ma vie,
- 32:29ça s'appelle un red flag,
- 32:30là on ne va sans doute pas y aller.
- 32:34Après,
- 32:35nos managers sont là pour s'assurer que ces valeurs soient respectées,
- 32:40au sens où justement,
- 32:42on veut créer une de nos valeurs,
- 32:43c'est de créer un environnement positif.
- 32:45Et si je l'étais un peu cash,
- 32:47on ne veut pas être une boîte de canards.
- 32:49Ça veut dire quoi ça ?
- 32:49Ça veut dire qu'on va être une boîte...
- 32:51où c'est sympa,
- 32:52on peut se dire les choses,
- 32:53on peut plaisanter et il n'y a pas un mot plus haut que l'autre.
- 32:56Si à un moment donné,
- 32:57un manager voit dans son équipe quelqu'un qui ne joue pas le jeu,
- 33:00tout de suite,
- 33:02on va aller lui parler,
- 33:02on va lui expliquer.
- 33:03Et à la fin,
- 33:04ces valeurs,
- 33:06on va les tester chaque année au moment de ce qu'on appelle l'appraisal,
- 33:09c'est-à-dire l'entretien d'évaluation.
- 33:11Et ça fait partie du calcul,
- 33:12du bonus qu'on a mis en place pour l'ensemble des équipes.
- 33:16Il y a un élément aussi intéressant que je voulais évoquer,
- 33:18c'est que tu as fait le choix de ne pas forcément imposer la culture japonaise en interne.
- 33:23Pourquoi cette décision ?
- 33:24Et je te pose cette question parce qu'elle est quand même assez particulière.
- 33:28J'ai un de mes collaborateurs proches qui a travaillé 23 ans au Japon et donc littéralement,
- 33:33il est devenu japonais.
- 33:35Donc avec derrière le côté,
- 33:38on va dire,
- 33:38process,
- 33:39protocolaire,
- 33:40hiérarchique.
- 33:42engagement et également code d'honneur qui va avec,
- 33:47qui apporte ses avantages,
- 33:48qui apporte aussi ses inconvénients qu'est-ce qui fait que toi dans le cadre de ton management,
- 33:53tu t'es dit que tu n'allais pas imposer cette culture est-ce que c'est parce que tu voulais justement garder cette flexibilité,
- 34:01permettre à chacun des bureaux d'avoir son propre ADN ça peut être intéressant justement de comprendre la logique derrière aussi d'un point de vue managérial et entrepreneurial.
- 34:11Écoute Merci.
- 34:12J'essaie de pousser les équipes à cultiver leur passion du Japon.
- 34:18Ça veut dire quoi ?
- 34:19Ça veut dire qu'en particulier les équipes qui sont en France,
- 34:21en Europe,
- 34:22on fait tout pour qu'elles puissent,
- 34:25une fois par an,
- 34:25une fois tous les ans,
- 34:26aller au Japon.
- 34:27Et donc,
- 34:28si on se met dans la peau,
- 34:29par exemple,
- 34:30d'un conseiller de voyage qui est à Paris et qui débarque dans nos bureaux à Tokyo,
- 34:36s'il a l'impression qu'il n'est pas ou qu'il n'est plus chez le Japanese Pants,
- 34:41on a un problème.
- 34:43Ça,
- 34:43c'est premier comme ça.
- 34:44Et il se trouve que j'ai passé mon temps à naviguer entre la France et le Japon depuis 30 ans,
- 34:51et en particulier sur ces 15 dernières années.
- 34:54Et donc,
- 34:54j'ai en permanence vécu tous ces décalages qui se créent.
- 34:58Alors évidemment,
- 34:58quand on est en France,
- 34:59on a des habitudes qui sont liées à notre environnement.
- 35:02Mais ce choix au Japon de demander à ce qu'on soit dans un environnement international,
- 35:08c'est justement pour qu'on ait cette adhésion Merci.
- 35:12des 100 collaborateurs,
- 35:13encore une fois,
- 35:14à ces mêmes valeurs.
- 35:16Donc,
- 35:17effectivement,
- 35:18un exemple tout bête,
- 35:19c'est que dans nos bureaux à Tokyo,
- 35:21on n'enlève pas ses chaussures.
- 35:23Je ne dis pas qu'on enlève toujours ses chaussures dans les bureaux à Tokyo,
- 35:26mais il y a beaucoup d'entreprises où on peut être amené à...
- 35:28Il y a des heures supplémentaires qui sont,
- 35:32entre guillemets,
- 35:33déclarées,
- 35:34récupérées ou payées,
- 35:36mais ce n'est pas à la japonaise ou,
- 35:37entre guillemets...
- 35:39on va rester aussi tard que le chef parce que sinon,
- 35:43où il y a des vacances,
- 35:44les vacances sont prises.
- 35:46Et c'est OK au Japon de prendre ses vacances comme c'est OK de les prendre en France.
- 35:49Mais dans un contexte japonais,
- 35:51les vacances,
- 35:51on va avoir peur de les poser.
- 35:54On a en théorie droit peut-être à trois semaines ou quatre semaines selon son ancienneté dans l'entreprise.
- 35:58En fait,
- 35:58on va en prendre que une et demie.
- 35:59Et puis quand on les prend,
- 36:00on va revenir avec un paquet de ce qu'on appelle d'omiage.
- 36:03des cadeaux pour s'excuser auprès de ses collègues d'avoir quitté son poste de travail.
- 36:07Cette mentalité qui est effectivement très japonaise,
- 36:09qui a,
- 36:09comme tu disais,
- 36:10ses avantages et ses inconvénients,
- 36:11ce n'est pas le japonisme.
- 36:13Parce qu'on n'est pas comme ça à Paris,
- 36:14on n'est pas comme ça à Londres,
- 36:15ni à Berlin.
- 36:16Et on ne veut pas.
- 36:17Et à l'inverse,
- 36:19cette culture internationale,
- 36:21elle nous aide parce qu'on arrive aujourd'hui à recruter des Japonais ou des étrangers dans nos équipes au Japon qui,
- 36:30justement,
- 36:30ne veulent plus de cette culture japonaise.
- 36:32Parce qu'il faut appeler un chat un chat.
- 36:34Franchement,
- 36:35sans aller jusqu'à vivre l'expérience d'Amélie Nothomb dans Stupeur et Tremblement,
- 36:40la vie dans une entreprise japonaise n'est quand même pas quelque chose,
- 36:43en tout cas nous,
- 36:44avec un ADN occidental,
- 36:45dans lequel on est parfaitement confortable.
- 36:47Pourquoi ?
- 36:48Parce que c'est souvent beaucoup de pression,
- 36:50beaucoup de non-dit.
- 36:52Là,
- 36:52au contraire,
- 36:52on a envie de développer d'autres choses.
- 36:54Donc c'est délibéré,
- 36:56c'est conscientisé,
- 36:57et c'est expliqué.
- 36:59Et on en a fait une force.
- 37:00Un dernier point et j'ai deux dernières questions à te poser,
- 37:04c'est par rapport au groupe Avas.
- 37:07On l'a évoqué justement,
- 37:09fin 2025,
- 37:11vous intégrez le groupe Avas Voyage.
- 37:14Comment ça s'est passé ?
- 37:15Est-ce qu'ils vous ont contacté ?
- 37:17Quels ont été les éléments qui sont rentrés dans l'équation de décision ?
- 37:22Dans quelle mesure ton quotidien a changé en tant que dirigeant,
- 37:25en bien et peut-être en moins bien ?
- 37:26Je te pose cette question parce que certains entrepreneurs qui peut-être nous écoutent,
- 37:31ont eu ou vont avoir un jour l'opportunité d'être intégrés dans un groupe,
- 37:37donc de revendre tout ou partie aussi de leur propre entreprise ou peut-être se posent la question,
- 37:42peut-être même que pour certains c'est un objectif.
- 37:45Toi,
- 37:45est-ce que c'est un objectif ?
- 37:46Ça peut être intéressant que tu nous racontes aussi cette expérience parce que c'est une étape aussi importante,
- 37:53je pense,
- 37:54pour Japan Experience,
- 37:55mais aussi pour toi dans ta vie d'entrepreneur.
- 37:58En vrai,
- 37:58il y a un an,
- 37:59jamais je n'aurais imaginé que j'aurais vendu et rejoint un groupe comme Avas Voyage.
- 38:05Et pour rien de cacher,
- 38:06il y a un an,
- 38:06je ne connaissais même pas l'existence de ce groupe.
- 38:08Au sens,
- 38:09bien sûr,
- 38:09je connaissais la marque Avas Voyage,
- 38:11mais derrière,
- 38:11il y a un groupe qui s'appelle Marieton Développement avec plein d'autres entités.
- 38:15Et franchement,
- 38:16je ne connaissais pas.
- 38:16Et de la même façon,
- 38:18eux-mêmes ne nous connaissaient pas il y a un an.
- 38:19C'est eux qui nous ont contactés.
- 38:21Et au moment,
- 38:21justement,
- 38:21où on venait de racheter ce réceptif il y a un an,
- 38:24qu'est-ce qu'ils nous proposaient ?
- 38:25Ils nous proposaient de rejoindre un groupe,
- 38:27certes,
- 38:27Mais pour...
- 38:28justement développer cette composante B2B que moi-même je cherchais à développer en gros depuis un an et demi.
- 38:33Donc ça c'était déjà un premier point d'alignement.
- 38:36Deuxième point d'alignement...
- 38:37Ça a été que ce groupe a été créé par Laurent Abitbol,
- 38:41en l'occurrence,
- 38:42au départ,
- 38:43son père et son oncle,
- 38:44mais c'est vraiment Laurent Abitbol qui lui a donné toute cette impulsion.
- 38:47Et depuis quelques années où il a justement acquis des sociétés,
- 38:51il n'a pas uniquement acquis des sociétés,
- 38:54il a acquis aussi l'entrepreneur.
- 38:56Et j'ai senti,
- 38:58et je le sens toujours,
- 38:59donc c'est une bonne nouvelle,
- 38:59après trois mois au sein du groupe,
- 39:02je sens que c'est,
- 39:03on ne peut pas dire une famille,
- 39:04mais en tout cas un groupe d'entrepreneurs et où justement la...
- 39:07La liberté,
- 39:08l'autonomie d'entreprendre est toujours là.
- 39:11Et ça,
- 39:11c'était pour moi aussi quelque chose d'important.
- 39:13Troisième chose,
- 39:14ça me permettait aussi d'élargir mon scope,
- 39:22d'élargir mon horizon.
- 39:23J'ai toujours travaillé dans des entreprises de taille modeste,
- 39:2620,
- 39:2750 ou 100 personnes.
- 39:28Là,
- 39:28j'ai rejoint un groupe de 2000 personnes.
- 39:30Au fond,
- 39:31pour moi,
- 39:31c'était une nouvelle aventure.
- 39:33c'était peut-être la possibilité d'impacter au-delà.
- 39:37de ma sphère Japon dans les années à venir.
- 39:40Donc voilà.
- 39:41Et puis enfin,
- 39:42vous voyez,
- 39:43comme je dis,
- 39:44à 52 ans,
- 39:46je n'avais pas encore constitué de patrimoine et donc,
- 39:51sans faire référence à Jacques Seguela qui disait que si on n'a pas ses Rolex à 50 ans,
- 39:56c'est qu'on a raté sa vie.
- 39:57Je me disais,
- 39:58bon,
- 39:5852 ans,
- 39:59c'est comme s'il était
- 40:004 heures du matin autour de la table de poker.
- 40:03On se dit,
- 40:03c'est peut-être le moment de prendre une partie de la mise.
- 40:05Je peux rejouer,
- 40:06mais je n'ai pas...
- 40:07je n'ai pas tout perdu.
- 40:08Donc voilà,
- 40:08de manière un peu cash,
- 40:09c'est comme ça que je traduis un peu mon déroulement psychologique sur la partie purement personnelle,
- 40:17entrepreneuriale.
- 40:17Mais voilà,
- 40:18j'ai 52 ans,
- 40:19je considère avoir encore 10-15 ans d'activité professionnelle,
- 40:24voire beaucoup plus.
- 40:25Et donc voilà,
- 40:26j'ai trouvé que c'était,
- 40:27tout en sachant que je reste associé chez Hirashai,
- 40:31sans être opérationnel,
- 40:32mais ça me permet aussi de...
- 40:35de continuer à suivre le développement de cette entreprise.
- 40:40Je ne vais pas dire que c'est le meilleur des deux mondes,
- 40:43mais en tout cas,
- 40:44ça me paraissait être une bonne approche.
- 40:48Quand je parle d'alignement,
- 40:49c'est un peu l'alignement des planètes.
- 40:52C'est un peu aussi ma façon d'avancer quand je sens que toutes les choses vont dans le même sens.
- 40:55Ça me fait dire qu'il faut y aller.
- 40:56Si,
- 40:56à l'inverse,
- 40:57j'ai plusieurs choses qui,
- 40:59au contraire,
- 40:59ne semblent pas tout à fait se coordonner,
- 41:02je sais que ce n'est peut-être pas la bonne solution.
- 41:05ou en tout cas c'est pas le bon moment merci pour tous ces éléments que tu nous as partagé Thierry c'était hyper intéressant j'aurais encore plein de questions à te poser et je pourrais parler avec toi des heures du Japon et que tu me partages plein de bonnes adresses et plein de de bons tuyaux assurément
- 41:20pour mes prochains mes prochains voyages là-bas encore une fois pour celles et ceux qui ont apprécié écouter cet épisode autant que j'ai eu plaisir à l'animer faites-le nous savoir en partageant cet épisode tout autour de vous en mettant 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préféré on mettra aussi Merci.
- 41:35les différents liens dans la description et sur le post LinkedIn assurément pour ceux qui veulent aller plus loin et aller voir.
- 41:41J'ai une toute dernière question pour toi Thierry,
- 41:43est-ce que tu peux me partager le déclic qui a fait toute la différence dans ta vie pro comme perso,
- 41:49ça peut être une simple phrase,
- 41:51ça peut être une situation ça peut être une frustration ça peut être quelque chose de positif,
- 41:55de moins positif une anecdote,
- 41:58peu importe tu as carte blanche pour le mot de la fin
- 42:01Le mot de la fin,
- 42:02ma vie depuis quelques années,
- 42:03c'est oui Merci.
- 42:04Ce mot,
- 42:05il a été dit par Arnaud Desjardins,
- 42:08qui est la personne qui a introduit les grands maîtres spirituels en France dans les années
- 42:1460-70 et qui a été notamment celui qui a passé plusieurs années à filmer le Dalai Lama.
- 42:21Et le oui,
- 42:22c'est cette idée d'accepter le monde.
- 42:25Et si je me retrouve autant dans ce pays qu'est le Japon,
- 42:30c'est que c'est un pays qui montre au quotidien cette capacité Merci.
- 42:33à dire oui au monde.
- 42:35Voilà.
- 42:36Merci Thierry.