Latest / le Grenier de la FM / la valse des humoristes de France Inter : Stéphane Guillon, Didier Porte...
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- 0:07Mes chers auditeurs, mes enfants, oui, mes enfants.
- 0:11Au fil du temps, je me suis attaché à vous et je dois vous
- 0:14avouer qu à l'idée de vous quitter demain, mon cœur de
- 0:16chroniqueur sans cœur se sert. Oui, des liens se sont tissés
- 0:21entre nous. Pourtant c'était pas gagné hein.
- 0:22Je me souviens quand j'ai démarré sur cette antenne.
- 0:25Votre fragilité, votre susceptibilité maladive, la
- 0:28moindre plaisanterie sur les vieux, les handicapés, les
- 0:31minorités visibles et tout de suite c'était une avalanche de
- 0:34mails serrés, des cris d'or frais, comment peut on ?
- 0:37Sur le service public, c'est une honte.
- 0:39De vraies chochottes, des petites bites apeurées et sous
- 0:43polaires. Heureusement, je n'ai pas cédé,
- 0:46j'ai continué à vous titiller, à jouer les sales gosses.
- 0:49Et 3 ans plus tard, succès total.
- 0:51Vous êtes devenu bien plus. Méchant que moi.
- 0:54Aujourd'hui, l'auditeur a dépassé le chroniqueur un.
- 0:58Papier un brin consensuel, un chouïa modéré, et c'est vous qui
- 1:01êtes. Frustré, en manque ?
- 1:03Vous protestez dans l'autre sens, qu'est ce que ça veut
- 1:05dire ? Il a retourné sa veste, vendu
- 1:08son âme au système. Il veut conserver sa place.
- 1:11De vrai drogué, shooter à l'humour.
- 1:14Noir, dépravé, dénaturé. Je suis fier de vous mes
- 1:19enfants. Et malheureusement, c'est
- 1:22maintenant. Que nous allons devoir nous
- 1:24séparer. La vie est mal faite.
- 1:26Oui chers auditeurs, il me reste 2 chroniques, 2 chroniques pour
- 1:30vous dire au revoir, tirez ma révérence et faites-moi.
- 1:32Confiance, je vais en profiter à fond.
- 1:36Mes chances d'être sur cette antenne à la rentrée à 07h55
- 1:39sont équivalentes aux chances des Bleus de se qualifier pour
- 1:43le 2e. Tour du mondial.
- 1:45C'est à dire nul. Personne ne m'a rien dit.
- 1:48Non, non, non, non, non, non, non.
- 1:49J'ai appris la nouvelle dans Télé Loisirs, une interview de
- 1:52mon directeur, Philippe Val. Je le cite dans une tranche.
- 1:56Matinale vouée à l'information, il n'est pas utile.
- 1:59De sortir son nez de clown, c'est déplacé.
- 2:02Apprendre qu'on va avoir des loisirs, beaucoup de loisirs en
- 2:05lisant Télé Loisirs, c'est assez cocasse et classe très.
- 2:09Classe. T'es sur France Inter la saison
- 2:11prochaine ? Non, non.
- 2:13Non, je ne crois pas. Ah bon ?
- 2:14Comment ? Comment ?
- 2:15Comment tu l'as appris ? Dans.
- 2:16Dans dans télé. Loisirs Cela dit, Cela dit
- 2:21Philippe. Val n'a pas tort.
- 2:22Mélanger l'humour. À l'info, c'est.
- 2:24Déplacé en plus, il est très. Bien placé pour déclarer cela la
- 2:28saison dernière. Tous les vendredis à 07h55.
- 2:31Val. Récitait une chronique
- 2:33humoristique. Pour lui, c'était une véritable
- 2:35souffrance. souvenez-vous, Philippe démarrait chacune de
- 2:38ses chroniques en disant, Pardon, je vais être drôle dans
- 2:41une tranche d'info. C'est déplacé par avance.
- 2:43Pardon. Chaque rire.
- 2:45Obtenu le meurtrissait. À la fin de son billet, honteux
- 2:48piteux d'avoir diverti l'auditeur, il quittait le
- 2:51studio la tête basse en marmonnant, si un jour je suis
- 2:54directeur d'Inter, je supprimerai l'humour à 07h55,
- 2:58Philippe a raison, c'est nul. De.
- 3:00Déconcentrer l'auditeur alors qu'il est plongé dans une
- 3:04tranche d'info. 07h30. L'auditeur se réveille en
- 3:07écoutant les nouvelles. Inondations dans le Var,
- 3:09nouvelle défaite des Bleus. Retraite à 62 ans. 07h40, il
- 3:13boit son café sur l'édito de Thomas Legrand.
- 3:16Le thème, Éric Woerth, nous enfume, on va tous bosser
- 3:19jusqu'à 65 ans. 07h45, Philippe Lefébure enchaîné avec sa
- 3:24chronique éco, la bourse dévisse, l'euro est au plus bas.
- 3:27Vendée, tout c'est la cata. À cet instant, notre éditeur
- 3:31pétri d'infos a un cafard. Monstre.
- 3:34Bientôt, l'heure du point route va l'achever.
- 3:37Accident ? Bouchon ?
- 3:38Fermeture de l'a 86 ? C'est sûr.
- 3:41Il va mettre 01h30 pour gagner son bureau déprimé, au bord du.
- 3:45Suicide, il attend avec angoisse.
- 3:47Les catastrophes du journal de 08h00.
- 3:49Et là, à 07h55. Un humoriste, un.
- 3:53Bouffon, un vulgaire clown a tiffé d'un nez rouge.
- 3:57Viens lui niquer sa déprime, le distraire et peut être le faire
- 4:01rire. Val.
- 4:03A raison s'est totalement déplacé.
- 4:05Ah j'ai entendu des énormités du style l'humour et la politesse
- 4:11du désespoir. Boris Vian l'homme souffre si
- 4:14profondément qu'il a dû inventer le rire.
- 4:16Nietzsche c'est de la Branlette tout ça.
- 4:20Plus de nez rouge dans une tranche.
- 4:22D'info, c'est déplacé. À demain, chers auditeurs, pour
- 4:27sans doute un dernier papier d'humour dans une tranche
- 4:29d'info. Qui sait ?
- 4:30Je ne sais pas, je vais lire Télé Loisirs pour connaître mon
- 4:34avenir. Je mettrai un nez rouge, une
- 4:36perruque, des chaussures trop grandes, beaucoup de maquillage.
- 4:39Je m'empresserai de rire de tout de peur d'être obligé d'en
- 4:42pleurer. Ce sera déplacé, horriblement,
- 4:46déplacé. faites-moi confiance. Le fou.
- 5:03Et nous retrouvons tout de suite Didier Porte.
- 5:17Ils ont vraiment que ça à foutre ?
- 5:19Rendons hommage à un certain Jacques Gauthier, sénateur UMP.
- 5:23Qui, jeudi dernier, a posé une question au gouvernement sur je
- 5:26cite les dérives des humoristes de France Inter.
- 5:29Des humoristes qui se présentent parfois sous les traits
- 5:32d'idéologues aux propos d'une extrême provocation que je
- 5:34trouve affligeant, a précisé Monsieur le Sénateur avant de
- 5:37conclure, jusqu'où peut-on aller dans la provocation et le
- 5:40nauséabond ? Le vigilant parlementaire n'a
- 5:43pas précisé à quels humoristes de France Inter il pensait, et
- 5:46moi je les ai tout de suite reconnus.
- 5:48J'avais prévenu Daniel Morin et son complice le Père Albert.
- 5:51Je leur avais dit qu'ils allaient trop loin avec leur
- 5:53sketch sado maso séminariste au fil.
- 5:56Quand ils entendent ça, les sénateurs ça les excitent, après
- 5:58ils ont honte et ça les rend encore plus virulents.
- 6:00Sérieusement les gars, vous n'avez pas mieux à faire si vous
- 6:03voulez des idées de sujets à débattre en séance publique, moi
- 6:06je peux vous en soumettre hein ? Tiens, au hasard, le régime des
- 6:08retraites des sénateurs dont je me suis laissé dire qu'il
- 6:11n'était pas d'une rudesse excessive et dont la réforme
- 6:14n'est pas à l'ordre du jour, semble-t-il.
- 6:15Pour les sénateurs, la question de la pénibilité du travail ne
- 6:18se pose pas tout à fait dans les mêmes termes que pour le commun
- 6:21des mortels. Pour vous et moi, il va falloir
- 6:23justifier d'un taux d'invalidité de 20% pour avoir le droit de
- 6:26toucher sa pension à partir de 60 ans. au Sénat, même avec un
- 6:29taux de 90%, tu peux continuer à bosser jusqu'à 80 piges quand
- 6:34t'as ma retraite à moi. Et bien je vais la prendre de
- 6:36manière anticipée et surtout forcée.
- 6:39Puisque je viens de recevoir une lettre recommandée de Philippe
- 6:41Val, m'annonçant que je suis viré non seulement de la
- 6:44matinale mais aussi du Fou du roi ?
- 6:46Je remercie les auditeurs et vous même Stéphane, pour les 10
- 6:49années de bonheur professionnel et de liberté totale dont j'ai
- 6:52bénéficié. Je vous soutiens Didier.
- 7:07Nous vivons des moments pénibles en ce moment, mais voilà, en
- 7:10tout cas, faisait mon soutien et mon ma fidélité.
- 7:12Et le nôtre aussi, Didier, bien sûr.
- 7:15C'est après, ça devient un sketch.
- 7:27Je vous propose de retrouver parce que le show, euh.
- 7:31De retrouver Frédéric Castal pour une reprise.
- 7:34D'une chanson, des cardigans intitulée Love Fool demain je ne
- 7:38sais pas s'il y a émission devant ce qu'il y a une grève
- 7:40annoncée, si toutefois il y en a une, c'est Hervé Morin, le
- 7:43ministre de la Défense qui est invité et Marie Dominique
- 7:46Poiret. Voilà, vous en saurez plus.
- 7:48J'ai l'impression que tout le monde en sait plus que moi des
- 7:50événements qui se produisent dans cette émission.
- 7:52Merci à tous et à demain sans plus tarder.
- 7:54Philippe Bertrand et ses carnets de campagne.
- 7:57Écoutez, c'est difficile de réagir sur une décision qui
- 8:01vient de Jean Luc S, le président de Radio France, au
- 8:04nom de principes d'éthique et d'une certaine morale.
- 8:07C'est vrai qu'il y a des choses qu'on ne peut pas dire à
- 8:09l'antenne à 07h55. Je crois qu'il n'a pas voulu
- 8:12brimer ni la la liberté de de de parler de la liberté de
- 8:16l'humour. Ce qui voilà.
- 8:17Stéphane Guillon est allé très loin, la liberté de ton ne veut
- 8:23pas dire l'absence de de recense des responsabilités.
- 8:27Pour ce qui est de Didier Porte, il faisait partie du Fou du roi.
- 8:29Oui, donc de mon émission, c'est une émission d'humour.
- 8:32Il faisait de l'humour. Il n'a pas dérapé dans mon
- 8:34émission et c'est vrai que j'éprouve beaucoup de de de
- 8:37colère et de et et d'amertume de le voir partir.
- 8:41Je n'ai pas souhaité son départ, au contraire, j'ai essayé de de
- 8:45tout faire pour pour qu'il reste.
- 8:47Vous le ressentez comme un désaveu ?
- 8:49Je le ressens d'une certaine manière comme un désaveu
- 8:51personnel puisque je m'étais engagé à le à le garder.
- 8:54Et le président de Radio France ne m'a pas entendu.
- 8:58Voilà, il a. Il a voulu faire saigner à vif,
- 9:01couper les têtes, c'est son droit, c'est lui le patron.
- 9:04En même temps, en même temps, j'ai aussi cette liberté de
- 9:07penser, de de de trouver que c'est un désastre.
- 9:11Quel bordel mes amis, quel bordel.
- 9:14L'affaire Guillon, l'affaire porte sont devenues nationales.
- 9:18Les hommes politiques ont réagi avec virulence.
- 9:20Les humoristes sont montés au créneau.
- 9:22Le Président de la République m'a demandé de passer à l'Élysée
- 9:25afin de traiter l'humour. sur France Inter, on voit par là que
- 9:28le président a le sens des priorités. l'équipe de France
- 9:31porte Guillon et la semaine prochaine, s'il trouve le temps,
- 9:34il s'occupera des retraites. Tout le monde a fait sa
- 9:37déclaration. Notre camarade Guy Carlier s'est
- 9:39ému de la liberté d'expression, il a raison.
- 9:43Il s'inspire de Didier Porte et de Stéphane Guillon pour évoquer
- 9:45avec autant de virulence son employeur Lagardère et mesurer
- 9:49ainsi sa liberté d'expression sur Europe un.
- 9:52Quel bordel. Moi, France Inter, c'est ma
- 9:55radio depuis toujours, depuis le lycée, quand je rentrais sur mon
- 9:58vélo pour écouter Jacques Chancel qui radioscopait ceux
- 10:01que j'avais tellement envie de rencontrer depuis mes soirées
- 10:03d'adolescents passées dans mon lit avec José Arthur en tout
- 10:06bien tout honneur. Qui me faisait connaître des
- 10:09peintres, des artistes, un certain esprit, un certain
- 10:11humour, une forme d'insolence élégante depuis mes années de
- 10:15fac, quand ma journée s'arrêtait pour écouter Claude Villers,
- 10:17Pierre Desproges, Luis Rigaud et le tribunal des flagrants
- 10:20délires. France Inter, c'est ma radio,
- 10:23celle de Pierre Bouteiller et de Brigitte Vincent, celle que J
- 10:26Écoutais quand Gérard Cyr de sa voix chaude disait ses comptes
- 10:29si bien écrit. Si surréaliste, offrant sans le
- 10:32savoir des perspectives à l'humoriste que je rêvais de
- 10:35devenir un jour pour moi. France Inter, c'est, pour
- 10:38paraphraser Antoine Vitez, une radio élitaire pour tous,
- 10:41exigeante et populaire, insolente et respectueuse de
- 10:44chacun. Tout ça pour vous dire que ce
- 10:46qui se passe en ce moment m'affecte, me bouleverse,
- 10:49m'attriste. Comment en est on arrivé là ?
- 10:51Comment cette radio qui à longueur d'antenne prône tant
- 10:55l'échange, le dialogue, paraissent aujourd'hui si
- 10:57fermés ? Je ne suis pas Domenech.
- 11:00Dit Jean Luc. Es méfie toi Jean Luc, Tu n'en
- 11:03es pas si loin l'arrogance dont tu faisais preuve mercredi 12h00
- 11:07vis-à-vis de Stéphane Bern au journal de 13h00 en balayant sa
- 11:10réaction plutôt digne, ça coûte pas cher de se déclarer
- 11:13solidaire. 30 secondes n'est pas sans rappeler l'attitude du
- 11:16patron des Bleus, ton affirmation selon laquelle
- 11:20l'humour n'avait pas sa place le matin, contredisant totalement
- 11:23ce que Philippe Val m'assurait le soir au téléphone.
- 11:26Tout ça, c'est des conneries. Ressemble à une façon de diriger
- 11:29floue, nébuleuse, indéfinie. Je ne m'appelle pas Domenech,
- 11:33dis tu, ça tombe bien, je ne m'appelle pas Anelka et ne
- 11:37t'inviterais donc pas à pratiquer la sodomie passive.
- 11:40Je suis cependant triste de constater que l'ambiance de
- 11:43merde qui sévit actuellement à France Inter n'est pas sans
- 11:47rappeler celle qui a existé au sein de l'équipe de France et a
- 11:50conduit à sa perte. Le mépris n'est jamais une bonne
- 11:53méthode de gouvernance. J'adresse à Didier Porte et à
- 11:56Stéphane Guillon mes sentiments fraternels, mes regrets de ne
- 11:59plus les entendre sur la chaîne. J'ai du mal en à comprendre en
- 12:02particulier que Didier Porte soit écarté du Fou, du roi ou
- 12:07son style caustique, mordant, impitoyable, vis-à-vis des
- 12:10fausses valeurs et des vrais pantins.
- 12:12Contrebalancer si bien l'attitude naturellement
- 12:15empathique et indulgente de Stéphane Bern si, comme le
- 12:18souhaite Jean Luc es, l'humour doit être banni à 07h53.
- 12:23Vous remarquerez que déjà ce matin, je n'ai pas pollué
- 12:26l'antenne par un excès de rigolade.
- 12:28Bonnes vacances à tous, on en a besoin.
- 12:31Stéphane Guillon et Didier Porte ne seront plus sur l'antenne de
- 12:34France Inter à la rentrée prochaine.
- 12:36Didier Porte l'a annoncé tout à l'heure, il a annoncé qu'il
- 12:38allait être licencié. Quant à Stéphane Guillon, il a
- 12:41fait sa dernière chronique ce matin.
- 12:43Vous l'avez entendu Jean Luc Hes, Bonjour, Bonjour, vous êtes
- 12:45le le PDG de Radio France. Alors dans une interview au
- 12:47journal Le Monde à paraître cet après 12h00, vous dites que
- 12:50l'humour. Ne doit pas être confisquée par
- 12:53de petits tyrans vous pensez vraiment que Stéphane Guillon et
- 12:56Didier Porte sont de petits tyrans ?
- 12:57J'ai une tendance claire à penser ce que je dis, à dire ce
- 13:00que je pense, donc je dois pas être très éloigné de de ma
- 13:03pensée. J'écoutais Robert Rochefort là
- 13:04il y a une c'était bien intéressant dans votre journal,
- 13:06sur l'insulte, l'injure. Je crois que les gens qui me
- 13:09connaissent dans ce métier, notamment à France Inter, savent
- 13:11que je suis quelqu'un de plutôt tolérant, plutôt patient, assez
- 13:14pacifique. Je cherche pas les.
- 13:17Les ennuis ? Ni les violences avec les gens.
- 13:19Mais il se trouve que 3 ou 4 fois, y compris ce matin
- 13:21d'ailleurs. Enfin, j'étais à Berlin, donc on
- 13:23m'a raconté la dernière chronique de l'impétant en
- 13:25question. Je sais plus Stéphane Guillon ce
- 13:28matin. Je je sais pas comment vous dire
- 13:30ça, je ne suis pas, c'est pas écrit Raymond Domenech sur mon
- 13:34sur mon front. Donc j'en fais pas une affaire
- 13:37personnelle. Mais tout de même, je trouve que
- 13:38c'est pas très décent d'insulter la direction d'une entreprise
- 13:41comme Radio France. Elle ne mérite pas.
- 13:43C'est une maison de liberté et tous les gens qui travaillent
- 13:45peuvent vraiment en témoigner. Et donc je me suis montré
- 13:48extrêmement patient. J'ai essayé d'expliquer mon
- 13:49point de vue. L'honneur ça existe chez les
- 13:52gens, enfin en tout cas chez moi comme j'imagine des 1000000 de
- 13:54français. Donc on peut avoir le sens de
- 13:57l'humour. Je crois avoir un certain sens
- 13:58de l'humour. figurez-vous même si ça peut surprendre dans les
- 14:00circonstances qui nous qui nous occupent aujourd'hui.
- 14:03Mais il y a des limites à tout et donc quand on essaie de se
- 14:05faire comprendre, quand on pense aussi que c'est extrêmement
- 14:08nuisible pour une maison comme la nôtre, c'est à dire je pense
- 14:10qu'elle a pas besoin. Justement de cette tyrannie.
- 14:13Sinon, je vais me déclarer président humoriste et je
- 14:15pourrais dire n'importe quoi en. Attendant en en en terme
- 14:17d'audience, c'était pas, c'était pas.
- 14:18Oui j'entends, oui oui non, j'ai jamais dit que c'était de mais
- 14:21les principes n'ont pas grand chose à avoir, on est un service
- 14:23public, enfin les principes n'ont pas grand chose à voir
- 14:25avec l'audience, heureusement parce que sinon il y a des tas
- 14:26d'émissions qui seraient pas sur France Inter, je veux dire on
- 14:29n'en fait pas simplement une question d'audience, la qualité
- 14:31ça compte, le c'est un public ça compte je crois pas moi, enfin
- 14:34c'est pas dans mes valeurs, mais je crois que c'est je parle en
- 14:37mon nom là. Alors c'est peut être un peu un
- 14:38peu délicat de parler en son nom, mais je parle au nom d'un
- 14:40certain en son nom de gens mais. Je pense pas que l'insulte où
- 14:43l'extrême vulgarité où l'extraordinaire grossièreté
- 14:46soient des des valeurs que que tout le monde partage.
- 14:49Enfin je j'en suis pas sûr. En tout cas, un service public
- 14:50c'est un peu différent, c'est au service de tout le monde.
- 14:52L'humour c'est pas une question de droite ou de gauche comme je
- 14:54l'entends ici et là. Moi je personne ne sait comment
- 14:56je vote, vous voyez, donc je suis sûr, vous ne savez pas
- 14:58comment je vote, c'est quelque chose de très intime, donc ça
- 15:00n'a rien à voir avec tout ça. J'ai essayé de me faire
- 15:02comprendre, j'ai essayé de dire Écoutez, ne prenez pas l'antenne
- 15:06en otage, c'est pas une affaire personnelle, vous n'êtes pas
- 15:08propriétaire d'un petit bout de l'antenne de France Inter.
- 15:10Pour des intérêts personnels, vous sentez ?
- 15:11Le service du public est. Ce que vous faites, une
- 15:13différence entre Stéphane Guillon et Didier port ?
- 15:15Parce qu'on a l'impression qu'avec Stéphane Guillon, vous
- 15:16étiez arrivé à un point de non-retour hein.
- 15:18Y avait eu des des échanges publics hein, entre vous
- 15:21concernant Didier Porte, pourquoi est ce que il est
- 15:23licencié ? Écoutez, euh, je vais pas
- 15:26reprendre tout à fait les propos qu'il a tenu.
- 15:28C'est la chronique où il se mettait dans la peau de.
- 15:30Dominique de Villepot, oui, franchement, moi ça m'est
- 15:32intolérable. Je ne veux pas avoir honte.
- 15:34Voilà, je suis le responsable et j'assume toutes les
- 15:36responsabilités de cette maison. Vous ne m'avez jamais vu fuir en
- 15:38courant. Mon Dieu, il YA1 problème
- 15:39quelque part, vous. Nous le nez, les oreilles ou les
- 15:42yeux, c'est pas mon genre, donc j'ai une responsabilité.
- 15:44Ce jour-là je me suis dit C'est fini, je peux pas, je peux pas
- 15:47tolérer cette chose sur une une antenne publique.
- 15:50Encore une fois c'est pas une affaire politique.
- 15:51Je lis des âneries mais insensées sur le sujet, vous
- 15:54pensez bien qu'élisée m'a immédiatement appelé pour mais
- 15:57enfin enfin. Ça, c'est le la façon dont vous
- 15:59avez été nommé qui qui voulait colle à la peau et forcément.
- 16:02Je vous dis ce que je veux dire. C'est ça l'honneur aussi.
- 16:05C'est c'est une notion que j'ai essayé d'expliquer à Stéphane
- 16:07Guillon pendant 01h30 dans mon bureau, un jour où il m'avait.
- 16:09Vraiment pourri comme on dit sur cette antenne de temps en temps,
- 16:12et j'aime bien l'expression. J'ai essayé de lui expliquer ce
- 16:14que c'est que le sens de l'honneur, il m'a juste pas
- 16:16compris, il m'a regardé avec ses beaux yeux comme ça et puis il
- 16:19m'a dit t'as pas le sens de l'humour au bout d'une heure et
- 16:20demie ça me convient pas, je veux dire ça me convient pas,
- 16:22j'ai une responsabilité, je l'assumerai.
- 16:24Voilà, quelque soit ce que pensent les gens de la condition
- 16:26de la nomination. Franchement, c'est une vraie
- 16:29paresse intellectuelle ça de dire ça, parce que moi j'ai une
- 16:31carrière avant. Notamment dans cette maison.
- 16:33Donc j'imagine que les gens de cette maison savent qui je suis
- 16:36et Dieu sait que j'en fais pas État.
- 16:37Mais moi je suis parti de cette maison dans certaines conditions
- 16:39qui étaient éminemment politiques.
- 16:41Donc on me fasse pas le coup, pas à moi.
- 16:43Pas double peine s'il vous. Plaît Jean Luc Asses qu'on peut
- 16:45en revenir une 2nde au pas de de Didier Porte.
- 16:47On pensait qu'il allait rester dans dans le fou du rôle,
- 16:50l'émission de Stéphane Bern. Finalement, il il ne continuera
- 16:52pas du tout. Comment ça va se passer ?
- 16:54On sait aussi que Stéphane Bern s'est s'est déclaré solidaire
- 16:57tout à l'heure à l'antenne. Ça coûte pas cher de se déclarer
- 16:59solidaire 30 secondes et puis voilà quoi, c'est la vie.
- 17:02Je veux dire, on vit dans, on vit dans les médias, claire,
- 17:05donc je vous apprends rien. Donc voilà, ça c'est la vie.
- 17:08Il savait toujours qui s'était proclamé, d'ailleurs il avait
- 17:11fait savoir comme ça urbi et orbi dans une dépêche à la FP
- 17:13qui resterait sur le terrain de France Inter, mais où on est de
- 17:16temps en temps, je veux dire, cette maison, elle est dirigée,
- 17:17cette société, elle est dirigée. Et voilà, pardonnez-moi, je
- 17:20connais pas une maison dans Paris, une maison de médias en
- 17:23France d'ailleurs ou même ailleurs.
- 17:24Alors imaginez aux États-Unis ce qui se passerait si on entendait
- 17:27des horreurs pareilles sur une antenne, quelle qu'elle soit,
- 17:29même pas de service public, donc faut pas pousser quoi.
- 17:31Voilà c'est mon mon mot d'ordre de la journée, faut peut être
- 17:33pas pousser, faut peut être pas exagérer, c'est pas comment
- 17:37dire, c'est pas un changement de gouvernement vous voyez.
- 17:39Donc je comprends qu'on en parle, d'ailleurs je suis venu
- 17:41volontiers, voilà. C'est pas un changement de
- 17:42gouvernement, mais c'est un changement de y a des nouveautés
- 17:44dans la grille. Une dernière question, si, si,
- 17:46je peux me permettre. Y aura-t-il toujours un
- 17:48humoriste à 07h55 le matin sur France inter ?
- 17:51Je pense pas voilà parce que je veux pas faire l injure à ces 2
- 17:54là qui viennent de partir, de les remplacer par quelqu'un qui
- 17:55aura peut être pas le talent qu'il faut, j'en sais rien.
- 17:58Enfin je veux dire que je crois qu'on fait un métier entre 7 et
- 18:019 qui est celui d'informer les Français.
- 18:02C'est peut être un peu vieux jeu, c'est peut être un peu
- 18:04conventionnel. Quand je vois les dérapages
- 18:06auxquels j'ai assisté depuis un an, vous remarquerez qu y a pas
- 18:08eu de censure, y a pas eu de pression sur les gens.
- 18:10Enfin tout ça est un vrai faux et vide un procès pour dire la
- 18:13vérité. C'est pas très honnête et de
- 18:14temps en temps on en souffre parce que on se dit est ce que
- 18:17ça fait du bien ? À France Inter, la réponse est
- 18:18non. Donc voilà l'information, moi
- 18:21c'est mon métier, je trouve pas ça sinistre tous les jours et je
- 18:23trouve ça bien intéressant. Eh Ben merci Jean Luc Hes pour
- 18:26ces précisions.