Latest / 7H40 Martin Buxant / Sofie Merckx (PTB), patronne des députés au Parlement fédéral
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- 0:00Speaker 2: Sophie Merckx, bonjour. Députée PTB face à Buxan. L'invité Bel
- 0:05Speaker 2: RTL face à
- 0:08Speaker 3: Buxan. Oui, Sophie Merckx, alors une aide-ménagère ou une infirmière
- 0:11Speaker 3: à domicile, elle a besoin de sa voiture pour travailler,
- 0:14Speaker 3: elle doit faire le plein ce matin, elle dit qu'elle
- 0:15Speaker 3: est à 2,50 euros le litre, 2,50 euros le litre.
- 0:19Speaker 3: Taxer les riches ou les pétroliers, ça prend du temps,
- 0:21Speaker 3: on va en parler dans un instant. En attendant, comment
- 0:24Speaker 3: est-ce que vous faites? baisser sa facture et qui paye
- 0:26Speaker 3: la différence
- 0:27Speaker 4: C'est vrai qu'aujourd'hui, non seulement infirmières, aides familiales, mais il
- 0:30Speaker 4: y a aussi, je suis contactée par des
- 0:32Speaker 3: gens qui travaillent dans l'industrie, qui le
- 0:35Speaker 4: matin doivent être dans les zonings et qui sont parfois 50,
- 0:38Speaker 4: 70 kilomètres de leur lieu de travail. Ils en ont
- 0:40Speaker 4: pour 400 euros au
- 0:41Speaker 3: moins. Donc il y a plein de monde qui a
- 0:42Speaker 3: besoin de sa voiture
- 0:43Speaker 4: Et ils sont vraiment aux abois. Et ce qu'il y
- 0:45Speaker 4: a aujourd'hui, ce qui est étonnant, c'est qu'en fait, plein
- 0:48Speaker 4: de pays ont pris des mesures, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie...
- 0:52Speaker 3: pour
- 0:52Speaker 4: par exemple, baisser les axes sur le carburant, et la Belgique,
- 0:57Speaker 4: elle ne fait absolument rien du
- 0:59Speaker 2: tout
- 0:59Speaker 4: Vous feriez quoi? Nous, on ferait comme on le fait
- 1:04Speaker 4: en Espagne et en Allemagne, c'est baisser les axes
- 1:06Speaker 3: au
- 1:06Speaker 4: moins de 30 cents le litre, c'est tout à fait possible,
- 1:10Speaker 4: et c'est autorisé
- 1:11Speaker 3: par l'Europe. Vous aviez proposé en mars dernier, si je
- 1:14Speaker 3: ne m'abuse, le carburant à 1,60€ le litre, donc bloqué
- 1:16Speaker 3: à 1,60€ le litre. Alors on a fait des petits
- 1:18Speaker 3: calculs avec un diesel à 2,50€ le litre. Financer la différence,
- 1:21Speaker 3: ce serait à peu près 6 milliards d'euros par an
- 1:24Speaker 3: pour le diesel seul. Si les prix et la consommation
- 1:26Speaker 3: restaient les mêmes. Vous maintenez cette promesse-là quand même? C'est possible?
- 1:29Speaker 3: C'est finançable,
- 1:31Speaker 4: ça? Je pense qu'aujourd'hui, nous, ce que nous mettons en avant,
- 1:34Speaker 3: parce que
- 1:34Speaker 4: c'est vrai que le prix a excessivement augmenté, c'est de
- 1:37Speaker 4: baisser déjà de 30 cents. Je crois que c'est déjà
- 1:40Speaker 4: un premier
- 1:40Speaker 3: pas qui doit être fait. Après
- 1:43Speaker 4: peut-être qu'on peut revenir effectivement à 1,60€, ce serait l'idéal,
- 1:46Speaker 4: si les prix baissent, si on met fin aussi à
- 1:48Speaker 4: la guerre, par exemple. Mais en tout cas, en ce
- 1:50Speaker 4: qui concerne le financement de cette mesure-là... Comment on va
- 1:53Speaker 4: financer ça? Là, je crois qu'il faut aller regarder chez
- 1:56Speaker 4: ceux qui, aujourd'hui, sont en train de faire du profit
- 1:58Speaker 4: sur la guerre. Entre autres, les raffineries du pétrole, on
- 2:01Speaker 4: en a en Belgique. Ils ont déjà été imposés avec
- 2:04Speaker 4: une taxe sur les surprofits du temps du gouvernement précédent,
- 2:08Speaker 4: dans la précédente crise énergétique. Et
- 2:10Speaker 3: donc, on
- 2:10Speaker 4: pense que c'est possible d'aller chercher
- 2:12Speaker 3: de l'argent là-bas. Donc, on le sait, Bardot et le
- 2:14Speaker 3: Premier ministre cherchent déjà 10 milliards d'euros supplémentaires à l'horizon
- 2:17Speaker 3: 2019 pour remettre les comptes en ordre. Vous dites qu'il
- 2:20Speaker 3: y a moyen d'aider, de soulager les ménages sans agrandir
- 2:23Speaker 3: le trou dans les finances publiques de ce pays? Oui,
- 2:25Speaker 3: tout à fait. Parce qu'aujourd'hui, c'est ça. C'est important, le
- 2:28Speaker 3: budget belge à l'équilibre, ou pas, pour le PTB
- 2:30Speaker 4: Oui. Donc ça, je veux quand même être claire. Aujourd'hui,
- 2:32Speaker 4: la situation financière n'est pas évidente pour
- 2:35Speaker 3: la
- 2:35Speaker 4: Belgique. On a un déficit budgétaire et il faut le régler.
- 2:38Speaker 4: Mais d'autre côté, il faut aussi se dire, M. Buixan...
- 2:41Speaker 4: Le déficit budgétaire, il n'est pas tombé du ciel. Il
- 2:43Speaker 4: est aussi le résultat des décisions politiques qui ont été
- 2:46Speaker 4: prises par les gouvernements précédents. Je prends deux exemples qui
- 2:49Speaker 4: ont agrandi le budget. Le premier, c'est le tax shift.
- 2:53Speaker 2: En 2014,
- 2:54Speaker 4: on a baissé les cotisations sociales, on a baissé l'impôt
- 2:57Speaker 4: des sociétés, mais c'est 8 milliards par an qui manquent
- 3:00Speaker 4: dans les caisses actuellement. Et ici, sur quelques années de temps,
- 3:04Speaker 4: on a augmenté les dépenses militaires annuellement de 8 à
- 3:07Speaker 4: 13 milliards. Donc on a augmenté ça de 5 milliards
- 3:10Speaker 4: par an.
- 3:10Speaker 3: Donc ça Donc c'est déjà deux
- 3:11Speaker 4: décisions politiques qui font en sorte qu'aujourd'hui il y a
- 3:14Speaker 4: un trou
- 3:15Speaker 3: dans le boucher. Sophie Merckx, vous êtes avec nous parce
- 3:17Speaker 3: qu'hier au Parlement, notamment, il y a eu un débat
- 3:18Speaker 3: sur la fameuse taxation des grandes fortunes. On imagine que
- 3:21Speaker 3: votre taxe sur les grands patrimoines rapporte les 8 milliards
- 3:25Speaker 3: d'euros que vous annoncez. Cet argent, pour que les gens
- 3:27Speaker 3: comprennent bien, vous allez l'utiliser comment? Il y aura combien
- 3:30Speaker 3: pour les soins de santé, combien pour les pensions, combien
- 3:32Speaker 3: pour les transports? Ou est-ce que c'est pour réduire le déficit? Allez,
- 3:36Speaker 3: sur 8 milliards.
- 3:36Speaker 4: Je pense que pourquoi aujourd'hui la taxe des millionnaires, elle
- 3:39Speaker 4: revient vraiment à l'avant-plan de l'agenda politique
- 3:42Speaker 3: Non, ce n'était pas ma question,
- 3:43Speaker 4: pardon. Oui, mais c'est parce que justement, aujourd'hui, il y
- 3:46Speaker 4: a un choix dans le budget. Soit on envoie la
- 3:49Speaker 4: facture aux citoyens une deuxième fois, de nouveau, on se
- 3:53Speaker 4: serre la ceinture, tout le monde, et c'est ce que
- 3:55Speaker 3: le Premier ministre veut faire. Soit on recherche des autres recettes.
- 3:58Speaker 3: Comment est-ce que vous allouez cet argent? Vous réduisez le
- 4:01Speaker 3: déficit ou vous l'allouez aux soins de santé, aux pensions
- 4:05Speaker 4: Et donc, comme vous dites, nous, la taxe des millionnaires,
- 4:09Speaker 4: une partie peut être utilisée pour réduire le déficit. Et
- 4:11Speaker 4: c'est pour ça que c'est important aujourd'hui dans la discussion
- 4:14Speaker 4: sur le budget. Mais bien sûr, on ne veut pas
- 4:16Speaker 4: faire que ça avec la taxe des millionnaires. On veut
- 4:19Speaker 4: répondre aux besoins sociaux, donc au niveau des pensions, des
- 4:22Speaker 4: services publics, par exemple. On doit aussi investir dans la
- 4:25Speaker 4: transition écologique. C'est vraiment manquant aujourd'hui en Belgique. Et donc,
- 4:30Speaker 3: on a besoin
- 4:30Speaker 4: d'investir aussi. Merci de soutenir l'économie
- 4:33Speaker 3: Vous dites 8 milliards, l'économiste qui était notamment au Parlement,
- 4:36Speaker 3: Arthur Rapostel, de l'Université de Gant, il dit que ça
- 4:38Speaker 3: pourrait être 4 milliards. Donc deux fois moins que ce
- 4:40Speaker 3: que vous annoncez, parce qu'il pourrait notamment avoir de l'évasion
- 4:43Speaker 3: fiscale aussi. Alors comment vous assurez que les riches, comme
- 4:47Speaker 3: vous dites, ne vont pas aller placer leur argent ailleurs
- 4:49Speaker 4: Mais déjà, en fait, ce qui est intéressant de savoir,
- 4:52Speaker 4: c'est que d'un côté, il confirme que 8 milliards, c'est
- 4:56Speaker 4: possible
- 4:56Speaker 3: avec
- 4:56Speaker 4: la taxe des millionnaires
- 4:57Speaker 3: du PTB. Donc,
- 4:58Speaker 4: c'était notre calcul, 8 milliards, et il confirme ce chiffre-là. Donc, ça,
- 5:03Speaker 4: c'est une première chose qui est quand
- 5:04Speaker 3: même importante. Il y a une bataille d'économistes. Ça, il
- 5:05Speaker 3: faut être de bon compte. Ils ne sont pas tous
- 5:07Speaker 3: d'accord là-dessus, mais bon. Ici, c'est quand même une étude
- 5:10Speaker 4: assez objective
- 5:11Speaker 3: qui a
- 5:11Speaker 4: été faite par un chercheur de l'université de Gant. Donc, ça,
- 5:14Speaker 4: c'est très important. Maintenant, effectivement, comment faire en sorte qu'il
- 5:18Speaker 4: n'y ait pas d'émigration fiscale? Donc, c'est une question importante
- 5:21Speaker 4: qui a aussi été abordée. Et donc là, il y
- 5:23Speaker 4: a plusieurs solutions. Donnez-en une. Une solution, c'est de mettre
- 5:26Speaker 4: ce qu'on appelle une exit tax. Donc, quelqu'un qui dit, moi,
- 5:29Speaker 4: je vais déménager, en fait.
- 5:31Speaker 3: Vous venez le ponctionner.
- 5:32Speaker 4: Si vous faites ça, en fait, on continue à lui
- 5:34Speaker 4: prélever
- 5:35Speaker 3: cette taxe. Malgré qu'il soit parti? Malgré qu'il
- 5:38Speaker 4: soit parti. Et ça, c'est d'ailleurs quelque chose qui a
- 5:40Speaker 4: été voté au Parlement dans le cadre de la taxe
- 5:43Speaker 4: sur les plus-values. Donc
- 5:43Speaker 3: c'est légal. C'est faisable. C'est jouable. Et même aux
- 5:46Speaker 4: États-Unis, ça existe, monsieur
- 5:48Speaker 3: Luxembourg. Sophie Merck, si on prend un couple dont le
- 5:50Speaker 3: patrimoine dépasse votre seuil de 5 millions d'euros, qui marque
- 5:54Speaker 3: quelqu'un comme riche, entre guillemets, mais dont la richesse... Et
- 5:57Speaker 3: dans son entreprise, par exemple, il emploie 20 personnes. Il
- 5:59Speaker 3: n'a pas cet argent sur son compte en banque. Donc,
- 6:01Speaker 3: comment vous allez aller lui prélever? Il n'a pas cet argent.
- 6:04Speaker 3: Sa richesse, c'est son entreprise. Ce sont des petits indépendants
- 6:06Speaker 3: qui ont travaillé toute leur vie. Oui, mais justement
- 6:08Speaker 4: nous, on a mis la barre à 5 millions
- 6:10Speaker 3: d'euros.
- 6:10Speaker 4: Pourquoi? Pour éviter justement la classe moyenne indépendante. parce qu'on
- 6:15Speaker 4: taxe qu'au-delà de 5 millions d'euros. Donc, supposons que le
- 6:19Speaker 4: couple a 6 millions d'euros,
- 6:21Speaker 3: ça veut dire
- 6:21Speaker 4: qu'il y a 1 million d'euros en plus. Oui, mais
- 6:24Speaker 4: s'ils
- 6:24Speaker 3: n'ont que 5 millions d'euros, alors ils ne
- 6:26Speaker 4: sont pas taxés
- 6:27Speaker 3: S'ils ont 5 500 000, mais que tout est dans
- 6:29Speaker 3: leur entreprise et qu'ils n'ont pas sur leur compte en
- 6:31Speaker 4: banque... Alors,
- 6:33Speaker 3: 2%
- 6:33Speaker 4: de ce qui dépasse... Les 5 millions, s'ils ont ce
- 6:37Speaker 4: que vous dites, c'est 10 000 euros qu'ils doivent payer alors.
- 6:40Speaker 4: Donc ce n'est pas énorme non
- 6:41Speaker 3: plus. Cette taxe sur les grandes fortunes, il y a
- 6:43Speaker 3: trois propositions de loi pour le moment au Parlement, pour
- 6:45Speaker 3: être clair, le PTB, le Parti Socialiste et les écologistes.
- 6:48Speaker 3: Vous êtes prêts à faire des compromis pour que cette
- 6:50Speaker 3: taxe passe, qu'elle soit votée, signée, promulguée
- 6:53Speaker 4: Oui, bien sûr, on est prêts à faire des
- 6:55Speaker 3: compromis par rapport à ça.
- 6:56Speaker 4: Mais moi, ce que je regarde surtout aujourd'hui, c'est les
- 7:00Speaker 4: partis qui sont au sein du gouvernement, que ce soit
- 7:02Speaker 4: au niveau des engagés
- 7:03Speaker 3: au
- 7:03Speaker 4: niveau de Voreut, qui ont annoncé vouloir taxer les millionnaires.
- 7:07Speaker 3: Aujourd'hui, je crois qu'il y a du
- 7:08Speaker 4: concret sur la table. Cette main
- 7:10Speaker 3: dans la main avec les engagés, alors? En
- 7:12Speaker 4: tout
- 7:13Speaker 3: cas,
- 7:13Speaker 4: si. Non, la question que je pose aux engagés, c'est
- 7:16Speaker 4: est-ce qu'aujourd'hui, c'est vraiment sur la table du gouvernement ce
- 7:19Speaker 4: qui a été annoncé il y a quelques mois, ou
- 7:21Speaker 4: est-ce que c'était un simple coup de com?
- 7:22Speaker 3: Ça, c'est la
- 7:23Speaker 4: vraie question. Parce que j'ai entendu que dans
- 7:25Speaker 3: la
- 7:25Speaker 4: farde du Premier ministre, la taxe des millionnaires n'y est
- 7:28Speaker 3: pas. Et donc ça, c'est quand même... Et on va
- 7:30Speaker 3: terminer avec cette question, Sophie. Merci, dans notre grand baromètre
- 7:34Speaker 3: RTL Info, ce soir, oui, Belge sur 10 veut un
- 7:36Speaker 3: impôt supplémentaire sur les grandes fortunes. Pourtant, Wallonie, moins de
- 7:39Speaker 3: deux sur 10 disent vouloir voter pour le PTB. Ça
- 7:41Speaker 3: veut dire que les gens vous font davantage confiance pour
- 7:44Speaker 3: protester que pour gouverner, finalement
- 7:47Speaker 4: Non, je pense qu'aujourd'hui, ce qui est important dans ce
- 7:49Speaker 4: que vous avez dit, c'est qu'effectivement, par exemple, taxer les millionnaires,
- 7:52Speaker 4: c'est quelque chose qui est très populaire. Mais
- 7:54Speaker 3: ils ne veulent pas de vous pour l'appliquer!
- 7:58Speaker 4: Oui, mais je pense qu'on a quand même fait un
- 8:00Speaker 4: très bon sondage ici
- 8:02Speaker 3: dernièrement
- 8:02Speaker 4: Donc, beaucoup de gens nous font confiance. Mais, effectivement, le
- 8:05Speaker 4: message que je tiens à envoyer, c'est qu'effectivement, on change
- 8:08Speaker 4: les choses, pas seulement dans les urnes, mais aussi dans
- 8:10Speaker 4: la rue. Le 9 octobre, d'ailleurs, il y a une
- 8:12Speaker 4: grande manifestation
- 8:13Speaker 3: qui est annoncée. Et on y serait. Merci d'être passé
- 8:15Speaker 3: dans notre studio ce mercredi matin.
- 8:16Speaker 2: Alors, je retiens que vous renoncez au blocage des prix
- 8:19Speaker 2: de l'essence, mais que vous privilégiez désormais la baisse de
- 8:21Speaker 2: 30 centimes des axes. La guerre des versions sur ce
- 8:24Speaker 2: que pourrait rapporter la taxe millionnaire. Entre 4 milliards et
- 8:27Speaker 2: 8 milliards, mais pour contrer l'évasion, vous proposez cet exit tax.
- 8:31Speaker 2: On continue à taxer même si les gens sont partis.
- 8:33Speaker 2: Et puis tous les auditeurs de Bel Air Tel qui
- 8:35Speaker 2: ont moins de 5 millions d'euros ont respiré ce matin.
- 8:38Speaker 2: Ceux à 5 millions 100 milles ont eu un petit
- 8:39Speaker 2: coup de chaud quand même, mais ceux en dessous de
- 8:42Speaker 2: 5 millions sont bons. Sophie Merckx, est-ce que vous restez
- 8:45Speaker 2: pour voter pour moi? Je me demande s'ils vont parler
- 8:48Speaker 2: du PTB. Vraiment, je m'interroge, je m'interroge.