Latest / Vies et Voix | Les Interviews de Lila / Anne : la dimension spirituelle pour transcender les difficultés !
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- Anne : la dimension spirituelle pour transcender les difficultés Introduction sur fond musical : Lila : Se plaire dans son activité professionnelle, à la fois y trouver du plaisir et aussi se sentir valorisé par ce que l'on fait. Une quête pour la plupart d'entre nous qui occasionne bien souvent des changements. Bienvenue dans ce podcast « Vies Et Voix|Les Interviews de Lila » pour parler de ses choix pro. Je suis Lila. Pour chaque épisode, j'inviterai un témoin proche de vous, de moi pour nous raconter son parcours. Nos témoins ont un point commun. Ils se sont fait confiance pour se donner des chances. Ils ont choisi de penser que rien n'était joué. Pour cet épisode, notre invitée nous raconte comment elle s'oriente vers une licence pro en qualité, hygiène, sécurité, environnement. Elle passe ensuite 5 ans dans un service de santé au travail puis décide à 25 ans de se reconvertir vers l'élevage d'animaux en rapport avec la laine. Parce qu'elle est au début de ce chemin, parce qu'elle s'appuie sur la foi chrétienne pour transcender ses difficultés et fait ainsi apparaître des repères intimes qui d'ordinaire sont tus, notre invitée Anne ne donnera pas son nom. Comment Anne procède-t-elle ? Comment fait-elle ses choix ? Nous profitons d'un déplacement de Anne dans ma région pour nous rencontrer. Lila : Bonjour Anne, merci de témoigner de votre parcours chemin faisant. Je vous propose de commencer par nous dire qui vous êtes enfant et ce qui vous intéresse. Anne : Bonjour Lila. Merci. En fait, j'ai un papa qui est indonésien et ma maman qui est française. Donc, j'ai toujours été habituée à être dans une certaine mixité culturelle. On a toujours vécu à la campagne. Donc on a un jardin, un verger, on a toujours eu des animaux. On a été habitué, en fait, à faire par nous-même, les légumes, à avoir des œufs. Donc d'un côté, on avait cet ancrage territorial et de l'autre, comme toute la famille de mon père est à l'étranger, on a toujours été habitué, en fait, à voyager, donc aussi à être un peu dans le bain des langues. Moi, je ne parle pas l'indonésien, donc je parlais anglais avec la famille. Notre famille est protestante. Mes parents sont tous les deux protestants. Dès le plus jeune âge en fait, j'ai été avec eux à l'église. J'ai suivi le caté et cetera. Lila : Enfant, qu'est-ce que vous aimez faire ? Anne : Je suis enfant unique. J'ai souvent créé des vêtements avec des tissus, des élastiques et cetera. Et j'ai toujours aimé être dehors, m'occuper des animaux aussi. Et de temps à autre, je faisais la vendeuse en présentant tous les tissus que je pouvais. Lila : Et au niveau scolaire, que faites-vous ? Anne : au lycée, je fais une filière scientifique. Après mon bac, je me dirige vers un DUT chimie, du coup dans une autre région, toujours parce que j'ai de l’appétence pour découvrir autre chose. À la fin de mon DUT de chimie, je cherche un stage. J'en trouve un en Normandie. C'est un stage sur les risques professionnels liés aux produits chimiques, donc un lien avec la chimie mais dans un domaine que je connais un peu moins, donc tout ce qui est santé, sécurité au travail. Ce stage me plaît beaucoup. Je suis en contact avec les salariés. J'essaie de comprendre comment ils travaillent, ce qu'ils aimeraient améliorer dans leur quotidien et en même temps, je travaille sur les produits chimiques, les risques qu’il peut y avoir et j'apprécie beaucoup la combinaison des deux. Après, je m'oriente vers une licence professionnelle en qualité hygiène sécurité, environnement, à nouveau dans une autre région. J'ai déjà fait deux régions, donc trois, ça ne me dérange pas. À la fin, du coup de cette licence pro, je pars au Canada en stage avec mon copain de l'époque qui plus tard devient mon mari. C'était une expérience professionnelle vraiment formidable. J'ai beaucoup aimé la mentalité mais j'ai dû revenir en France puisque mon visa ne pouvait pas être prolongé. Intermède musical Lila : Et après cette formation, quel est votre parcours ? Anne : À mon retour en France avec mon copain de l'époque, du coup nous nous marions et je recherche du travail donc en Normandie pour me rapprocher de lui. Je n'ai pas eu trop de mal à trouver mon premier emploi en CDI. Donc je suis prise en service de santé au travail. Je suis plutôt généraliste dans les risques professionnels. Donc, j'interviens du coup dans plusieurs entreprises de tous secteurs d'activité confondus. Je suis amenée à rencontrer du personnel de la direction, des salariés. Je peux aussi aller à tout ce qui est commission santé sécurité, CHSCT aussi à l'époque pour donner des conseils sur l'amélioration des conditions de travail. En interne, dans l'entreprise, je travaille avec une équipe pluridisciplinaire dont le médecin du travail. J'apprécie beaucoup ce travail dans la découverte des autres, la découverte d'autres métiers, d'autres entreprises, d'autres cultures d'entreprise et je reste 5 ans là-bas. Intermède musical Lila : Et qu'est-ce qui vous amène à changer d'activité Anna ? Anne : Alors, en 2017, je constate que je suis dans un mal-être permanent. Je me rends compte qu’au niveau professionnel, en fait, j'ai quand même beaucoup d'administratif. À chaque visite, j'ai toujours un compte-rendu à faire. J'ai l'impression que je fais mes comptes rendus, mais je ne sais pas trop si c'est si utile que ça. Je me sens aussi frustrée parce que j'ai qu'une envie, c'est d'aller dehors, de rencontrer d'autres personnes, d'autres entreprises et je me dis en même temps, si je sors à l'extérieur, ça veut dire que c'est un contre-rendu derrière. Donc je me questionne vraiment sur un métier où je pourrais être plus à l'extérieur. Je contacte des structures qui sont plus liées à l'environnement. Je vois bien que bon, c'est intéressant. C'est vrai que ça me plaît, mais ce n'est pas un métier que j'aimerais vraiment faire. Finalement, je me dirige un peu plus vers l'agriculture. Je tricote beaucoup à l'époque. J'ai un intérêt vraiment pour la fibre. Donc je m'intéresse du coup à l'élevage de mouton puisque grâce à un mouton, on peut avoir de la laine. Donc je fais un premier WWOOfing dans une exploitation qui est à la fois sur l'arboriculture et à la fois sur l'élevage ovin. Je me rends compte que j'aime énormément l'élevage de mouton et c'est vraiment une révélation. Je me sens tellement bien dans ce milieu-là, même si les conditions du coup du WWOOfing étaient compliquées, j'étais tellement bien le matin en me levant et c'était la première fois que ça m'arrivait. Lila : Anne, est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu'est le WWOOfing ? Anne : Le WWOOfing en fait c'est du bénévolat dans les fermes d'agriculture biologique. L'objectif en fait c'est de passer quelques heures par jour à travailler. En retour, on est nourri et logé. Et puis voilà, ça nous permet d'apprendre différentes techniques, d'apprendre comment fonctionne le milieu agricole et cetera. Lila : D'accord ! Anne : Donc j'ai fait un premier WWOOfing. J'ai voulu en faire d'autres pour voir si c'était vraiment les animaux qui me plaisaient. Donc, j'ai fait des WWOOfings dans du maraichage, dans d'autres types d'élevage. Je me suis vraiment rendu compte que le fait d'avoir un élevage et d'être du coup dans ce milieu agricole, c'était vraiment et le cadre de travail que je voulais et aussi le cadre familial du coup dont j'avais vraiment envie. Et en fait, à partir de là, c'était des révélations qui étaient tellement profondes qu’au fond de moi, je savais que c'était impossible de faire marche arrière. Lila : Comment est-ce que votre conjoint voyait cela ? Anne : Alors au début, il ne le comprenait pas, il avait un peu du mal à se projeter. On avait déjà plusieurs problèmes que nous n'arrivions pas à régler. Et il s'est tout de suite dit en fait que je n'allais franchement pas y arriver et que bon c'était peut-être juste de passage. Par la suite, en fait, après tous ces WWOOfings, j'étais dans la situation de me dire qu’il fallait échanger l'aspect personnel et changer l'aspect professionnel. Et voilà, les choses ont conduit à ce que on change d'abord l'aspect personnel. Avec mon mari, nous avons divorcé du coup en 2018 et à cette époque-là, du coup, j'avais 25 ans. Lila : Et est-ce que vous poursuivez des démarches par rapport à votre projet ? Anne : Après le WWOOfing, je me dis bon, sachant que j'ai envie d'avoir ce changement professionnel, comment est-ce que je peux l'enclencher ? On me parle d'une formation qui s'appelle le brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole. En me renseignant, je comprends que je peux avoir un accompagnement financier avec le Fongecif qui s'appelle maintenant TRANSITIONS Professionnelles. Voilà, je suis quand même jeune et j'ai besoin vraiment d'avoir un dossier solide pour pouvoir démontrer que c'est vraiment le changement professionnel que je veux faire. Donc après ça, je continue à faire des stages, je continue à faire des visites dans différentes fermes. Mon dossier passe dans trois commissions puisque à chaque fois il est refusé. Je suis jeune et voilà. Du coup, à la fin, à la dernière commission, pour participer au financement de ma formation, j'ai accepté de prendre sur absolument tous mes congés. Mon dossier a été enfin accepté. Donc, je commence une formation du coup en janvier 2020. C'est une formation qui dure 18 mois, qui est à Angers. C'est à distance, donc ça me permet de garder mon travail à côté et une fois tous les 3 mois, du coup je vais en cours. Et à côté, on a également des stages. Alors les 8 premiers mois de formation étaient assez difficiles parce que à la fois j'avais le travail, j'avais aussi des stages plus la formation et voilà quoi qu'on en dise, un divorce n’est jamais simple, même quand ça se passe bien. Et je pense qu'il y a eu aussi le contre-coup du divorce. Donc ça faisait un peu trop ; clairement, je n'y arrivais pas. Donc avec l'accord de mon employeur, je quitte mon travail du coup en août 2020. Donc je reprends officiellement, si on peut dire ça comme ça, la formation en janvier 2021. Et à la fin de cette formation, quand j'ai mon diplôme, je sais vraiment que je veux faire un élevage lainier avec des moutons et des lapins et que je ne changerai pas d'avis. Intermède musical Lila : Quelle est votre activité aujourd'hui ? Anne : Alors après la formation en agricole, je cherche à faire des remplacements agricoles dans la région du coup où je suis, donc en Normandie. Je me rends compte rapidement que ce qu'on me propose n'est absolument pas en rapport avec mon projet et que c'est pas forcément en Normandie que je veux rester. Donc je me questionne pour prendre un emploi du coup plutôt non agricole qui me permettra toujours de continuer à travailler mon projet. J'ai besoin d'aller à plusieurs réunions, parfois dans le mois. Des fois, je fais des formations sur une journée, des fois plusieurs jours, ça dépendait. Et je me dis assez vite que je vais finalement demander à mon employeur de s'ajuster à mon agenda plutôt que moi de m'ajuster au fait que je travaille pour lui. Et éthiquement parlant, ça me posait vraiment problème. Entre-temps, j'ai une amie du Canada qui n'était pas spécialement au courant de toutes ces démarches qui me contacte en me disant que dans une école biblique qui vient d'arriver en France, puisque c'est une école qui existe aux États-Unis déjà depuis je crois 20 ou 30 ans, elle me dit qu’ils ont besoin de monde pour la traduction, donc de l'anglais au français et que je pourrais peut-être essayer pour voir si ça me plaît. Lila : Cela n'a rien à voir avec votre projet, mais c'est une potentielle source financière, on le comprend bien. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qu'est une école biblique et ce qui vous a motivé à accepter cette proposition ? Anne : Alors, une école biblique, c'est un cursus du coup qui peut être sur une année ou plusieurs années. L'école dans laquelle je travaille du coup, c'est sur 3 ans. Pour les personnes qui veulent apprendre davantage sur la Bible, ça peut être à vocation aussi pour les personnes qui sont pasteurs ou qui veulent être pasteurs. Pour les personnes également qui veulent être missionnaires et donc partir à l'international. Et l'école biblique en fait, elle sert à étudier davantage la Bible, le Nouveau Testament, l'Ancien Testament, à étudier certains sujets, par exemple, comment est perçu le mariage selon la Bible. Ça peut être l'explication de différents concepts quand on parle du Saint-Esprit dans la Bible, de la résurrection, des choses comme ça. Et pourquoi j'ai accepté ce travail, c'est que en fait après notre divorce, j'étais vraiment détruite. Je ne savais plus qui j'étais. Je me questionnais vraiment de savoir comment j'avais fait pour mériter d'avoir un statut de divorcée déjà à 25 ans. Ça a été pour moi très difficile. Et j'ai vu aussi que dans les églises en fait, il y avait vraiment une mauvaise perception des divorcés, que j'étais vue un peu comme une paria à certains endroits et je me demandais « mais on dit que Dieu est bon, à quel moment est-ce que je vois qu'il est bon puisque dans les églises je me sens rejetée ». Donc, j'ai beaucoup étudié la Bible tous les jours toute seule et c'est là en fait où je me suis rendu compte que quand on parle de la grâce de Dieu, c'est vraiment l'amour inconditionnel. Il n’y a pas de condition quoi. C'est vraiment Dieu aime parce qu’il est amour, ce n'est pas parce que les personnes font quelque chose de bien. Et j'étais assez raccord du coup avec l'école biblique parce qu'en fait c'était les enseignements qu'elle avait et en plus de ça en fait je ne savais jamais vraiment quand arrivait le travail. Donc j'avais quand même une certaine souplesse à la fois pour travailler sur le projet agricole et quand je recevais par exemple un cours à travailler, c'était assez flexible et finalement ce travail cochait à peu près toutes les cases. Lila : En termes de travaux de traduction, vous faites uniquement ce travail-là ou bien vous faites d'autres choses ? Anne : En fait, de bouche à oreille, on m'a proposé de traduire un livre, c'est ce que j'ai fait. Après, on m'a proposé également de travailler sur des modules de formation pour des chrétiens persécutés dans le monde. Actuellement, je travaille aussi pour la traduction d'un livre théologique. Lila : Et donc à côté de ce travail de traduction, est-ce que vous continuez vos démarches au niveau agricole ? Anne : J'ai déjà quelques bêtes pour me faire la main. Le temps de produire la laine, d'élever les animaux, après le temps de transformer, d'envoyer en filature, de récupérer la laine, de faire tricoter ou de tricoter et après de vendre ces produits, c'est quand même assez long. L'élevage lainier prend facilement 2 ans et ça me permet du coup de peaufiner mon prévisionnel économique et de temps à autre, je suis aussi amenée à garder des moutons de quelques amis qui ont un troupeau d'une cinquantaine de brebis. Lila : Quelle est la proportion entre la traduction et l'activité agricole à l'heure actuelle ? Anne : Je suis à peu près 70 % de traduction et 30 % en agricole. Au niveau de la laine, c'est le démarrage. Mais l'idéal, ce serait que je puisse être à 50 % 50 %. Je suis bien dans les deux. C'est assez complémentaire finalement. D'un côté, c'est un aspect forcément du coup plus spirituel, plus intellectuel et de l'autre c'est plutôt manuel et plutôt artistique. Et en fait, j'aime beaucoup combiner les deux et je pense vraiment que mon équilibre est dans les deux. Lila : Quel est le projet auquel vous souhaitez aboutir ? Anne : Alors, j'aimerais en fait avoir une petite ferme du coup dans le 41, donc le Loir et Cher ou le 37, donc l'Indre et Loire. En fait, c'est des coins qui ne sont pas trop loin de ma famille premièrement. Et deuxièmement, c'est aussi des coins qui sont assez cosmopolites parce qu'il y a quand même un peu de tourisme et j'ai vraiment envie de pouvoir parler anglais parce que le fait de ne pas trop parler anglais, ça me manque. Pour la laine, l'objectif c'est que la clientèle cible ce soit et la clientèle française et la clientèle étrangère avec qui je puisse parler anglais. Intermède musical Lila : Anne, que retenez-vous de votre parcours ? Anne : Alors, en premier, je dirais que j'ai appris à davantage m'écouter. Je n'écoutais pas en fait ce qui était au plus profond de moi. Et donc, si je puis dire, j'ai appris à m'aimer parce que je pense que je ne m'aimais pas à l'époque. J'ai aussi appris à aimer les autres. Quand on a divorcé, j'ai été extrêmement en colère d'avoir ce statut de divorcée à 25 ans. Au travers de mes lectures de la Bible, j'ai appris en fait, à pardonner mon ex-mari et aussi à me pardonner moi. Et ça m'a beaucoup aidé en fait et dans la perception des autres et dans la perception de moi-même. J'ai également appris beaucoup sur ma famille. J'ai découvert en fait que mes grands-parents en Indonésie étaient agriculteurs et finalement le fait de comprendre ça, ça m'a permis de comprendre le mode de vie qu'on avait avec mes parents quand j'étais petite. Ce parcours m'a aussi permis de remettre les priorités à la bonne place. Lila : La foi est prioritaire pour vous aujourd'hui. C'était dans votre éducation. Vous avez eu une éducation basée aussi sur la foi ? Anne : oui, j'ai une éducation basée sur la foi, ça c'est sûr. Après, ça a quand même été une démarche personnelle parce que quand j'ai tout remis en question, j'ai vraiment, vraiment, tout remis en question dans la vie de tous les jours. Est-ce que on rencontre facilement des personnes qui parlent de leur foi librement ? Est-ce que les gens comprennent vraiment la foi que j'ai ? Pas toujours. Des fois voilà, on peut se questionner un peu sur pourquoi est-ce que je suis comme ça ? Et bah voilà, moi c'est la foi, enfin c'est la foi chrétienne donc je ne peux pas, je ne fais pas différemment quoi. Lila : Et qu'est-ce que vous aimeriez que l'on retienne ? En fait pour moi le plus important ce n'est pas forcément de réaliser son rêve. C'est surtout le chemin qu'on parcourt pour réaliser ce rêve. Je me rends compte qu'on pourrait utiliser n'importe quel moyen pour atteindre son rêve. Ça peut être très bien des choses qui ne sont absolument pas éthiques, par exemple. Et je vois que quand on prend le temps de faire les choses bien, correctement et pour les autres et pour soi, et bien le rêve prend une valeur qui à mon sens est encore plus inestimable que ce qu'il était au début. Je pense aussi qu’il y a peut-être plus de personnes qu'on ne le pense qui ne sont pas si bien que ça dans leur vie personnelle, dans leur vie professionnelle. Et je veux vraiment montrer que la vie n'est pas figée. Moi, j'aurais très bien pu rester dans mon emploi qui était bien payé, avoir un mari, avoir une situation, si je puis dire stable, financière et puis affective. J'aurais très bien pu rester extrêmement mal après mon divorce. Et bah voilà, ça n'a pas été le cas et la vie n'est pas figée. En fait, j'ai remarqué que les actions elles découlent de nos pensées et il suffit des fois de penser un tout petit peu différemment pour avoir une vie qui peut être vraiment différente. Des fois, on peut se limiter et du coup ne rien faire. Lila : Si vous aviez à refaire quelque chose, est-ce que vous referiez de façon identique ou différente ? Anne : Si c'était à refaire, je referai pareil parce que je suis tellement contente du résultat aujourd'hui. J'aurais tendance à dire que j'aimerais que ça ne change pas. C'est vrai que si je n'avais pas traversé toutes ces difficultés et personnelles et professionnelles, je n'aurais pas été aussi bien dans mes baskets aujourd'hui, ça c'est sûr. Mais en même temps, si vraiment, vraiment, il y avait quelque chose à refaire, j'aurais vraiment aimé plus m'écouter à l'époque. Bah si ça ne va pas, c'est qu'il y a une raison, c'est peut-être parce qu'il y a des choses qui ne me conviennent pas et c'est tout ! Lila : Merci beaucoup Anne pour votre confiance et votre détermination. Vous tracez votre route très jeune. Puis à partir de 25 ans, vous stoppez tout. Aujourd’hui, vous prenez le temps d’être attentive à ce que vous êtes ! Retour à la campagne, élevage d’animaux, foi chrétienne sont vos fondamentaux. Aujourd’hui vous prenez le temps de renouer avec vos racines ! Mixité culturelle et utilisation de l’anglais Votre intention est double : avoir un ancrage territorial et participer à un brassage cosmopolite Ce sont vos clés. Elles pourront ouvrir d’autres chemins. Qui sait ! Même si le chemin est pour vous plus important que l’arrivée, je vous souhaite Anne de trouver la ferme qui vous permettra de mener la vie dont vous rêvez ! Anne : Merci beaucoup Lila, Fin sur fond musical Lila : vous venez d'écouter un nouvel épisode de « Vie et voix, les interviews de Lila ». Merci de vos commentaires et de votre soutien. Si vous souhaitez proposer votre témoignage ou un témoignage, retrouvez-moi sur LinkedIn « Vies et voix, les interviews de Lila ». A très bientôt !