Latest / Africa Fashion Tour / Youssouf Camara, directeur de la Maison de l'Afrique
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- 0:00Je répète avec beaucoup de tranquillité,
- 0:03beaucoup de tranquillité,
- 0:05je suis intimement convaincu pour l'avoir éprouvé pendant 35 ans,
- 0:10quand vous appliquez des bonnes recettes de gestion,
- 0:14de vision,
- 0:15d'organisation et de management,
- 0:17l'entreprise est une science exacte,
- 0:18vous ne pouvez pas échouer,
- 0:20c'est impossible.
- 0:23Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:27Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs
- 0:29basés sur le continent africain.
- 0:31Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:33Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 0:38responsables et ambitieux.
- 0:40Au fil des interviews,
- 0:41je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 0:48Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 0:54de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 0:59Je suis Ramata Diallo,
- 1:00je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:09En 2017,
- 1:10j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 1:13je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:20Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 1:28Aujourd'hui,
- 1:28je suis en compagnie de Youssouf Kamara,
- 1:30le président de la Maison de l'Afrique.
- 1:31Il a occupé des postes de direction commerciale au sein de grandes entreprises françaises,
- 1:35telles que Decathlon,
- 1:36Kiabi,
- 1:37Intersport et Célio.
- 1:38Il a également évolué chez France Loisirs.
- 1:40Je l'ai invité aujourd'hui pour qu'il puisse nous parler de sa carrière d'expert en gestion d'entreprise et de son rôle de président de la Maison de l'Afrique.
- 1:47Bienvenue Youssouf.
- 1:49Je vais commencer cette interview comme je le fais toujours.
- 1:51Je vais te demander de te présenter.
- 1:53Bonjour Amata,
- 1:55merci de me recevoir.
- 1:56Merci de ta chaîne,
- 1:57c'était un grand plaisir.
- 1:59Alors moi je suis
- 2:00Youssouf Kamara,
- 2:02je suis le directeur général de la Maison de l'Afrique actuellement.
- 2:08Je suis un afro-descendant,
- 2:10comme j'aime souvent me décrire,
- 2:13marié,
- 2:14père de quatre enfants,
- 2:16aujourd'hui dirigeant d'entreprise de la Maison de l'Afrique,
- 2:20mais également coach de dirigeants,
- 2:23j'ai une activité de coaching par ailleurs.
- 2:26et je suis administrateur indépendant de quelques entreprises en Europe.
- 2:31Très bien.
- 2:31Écoute,
- 2:32cette description,
- 2:33elle nous laisse présager une interview passionnante.
- 2:36Moi,
- 2:37j'ai envie de commencer par te demander quels ont été en fait ton parcours en termes d'études et ensuite tes premières expériences professionnelles.
- 2:45Alors,
- 2:45en termes d'études,
- 2:47je vais remonter jusqu'au bac,
- 2:49parce qu'avant,
- 2:50on va dire que tout ça se passait en Côte d'Ivoire.
- 2:53J'ai eu mon bac.
- 2:54dans une bonne ville qui s'appelle Dabou,
- 2:57qui est donc du côté de la Côte d'Ivoire.
- 3:02Et je suis venu en France pour faire des études de commerce,
- 3:06puisque j'étais orienté en sociologie et je n'avais pas envie de faire ces études-là.
- 3:10Donc je suis arrivé dans la bonne ville de Metz,
- 3:13où j'ai fait un DEC,
- 3:16à l'époque c'était des études en deux ans,
- 3:19d'administration économique et sociale.
- 3:21Et là,
- 3:21j'ai rencontré un ami qui était mentor.
- 3:24Je le cite pourquoi ?
- 3:25Parce que je pense que dans notre trajectoire,
- 3:28on a toujours des tiers privilégiés dont les conseils orientent notre vie.
- 3:33Et moi,
- 3:33tout au long de mon parcours,
- 3:34ça a été ça.
- 3:35Donc,
- 3:36Joseph,
- 3:37Joe,
- 3:37m'a dit,
- 3:38écoute,
- 3:39je pense que pour atteindre ton objectif d'être dans les affaires,
- 3:45tu ferais mieux de faire une école de commerce.
- 3:48Alors,
- 3:48je n'avais pas de grand moyen à l'époque.
- 3:50J'ai quand même bien moi réussi à rentrer à l'école de gestion de commerce qui appartenait au groupe ESC
- 3:55Reims à l'époque,
- 3:57où je suis sorti diplômé en 1989.
- 4:03Et donc,
- 4:04j'ai comme background,
- 4:05le moment où je rentre dans le monde professionnel,
- 4:08un baccalauréat et un diplôme d'école de commerce.
- 4:11Donc,
- 4:12je fais un stage de consultant junior à l'époque chargé d'études.
- 4:17et à l'issue de mon stage
- 4:19le cabinet Rosselle Consultants décide de me prendre un contrat.
- 4:24Donc je démarre mon premier contrat en France en 1989,
- 4:27quand je me chargeais l'étude de junior dans un cabinet d'études de marketing industriel du côté de la Marne,
- 4:33du côté de Reims,
- 4:35où j'avais resté trois années.
- 4:37Voilà en fait comment je rentre dans la vie professionnelle en France,
- 4:42sachant que quand j'y étais venu,
- 4:43mon objectif c'était après mes études de retourner en Afrique.
- 4:48Voilà,
- 4:48donc j'ai gardé toujours ce désir de retour en Afrique parce que je pense que quand on est afrodescendant,
- 4:54loin de son continent,
- 4:56on a toujours ce rêve-là.
- 4:58Il prend plusieurs formes.
- 4:59On a toujours le rêve de faire quelque chose avec,
- 5:03ou en tout cas sur le continent.
- 5:05J'y reviendrai un peu plus tard.
- 5:07Peut-être que c'est ce qui explique qu'aujourd'hui,
- 5:09je suis à la maison de l'Afrique.
- 5:12On ne sait pas.
- 5:13Voilà,
- 5:13donc je démarre comme consultant.
- 5:16Pendant trois ans,
- 5:18j'ai la chance d'avoir décroché au super travail.
- 5:20Il faut dire que je me suis donné pendant le stage.
- 5:25J'étais...
- 5:26pas le dernier à quitter le bureau et j'étais plutôt le premier à être là au bureau le matin.
- 5:33Mais je m'ennuyais un petit peu parce qu'à l'époque,
- 5:36après l'école de commerce,
- 5:38le métier de consultant faisait rêver énormément d'étudiants.
- 5:42Moi,
- 5:42je me suis ennuyé parce que ça ne me gênait pas assez pour moi.
- 5:46Et à ce moment-là,
- 5:48à un mariage,
- 5:49je rencontre un ami,
- 5:52il s'appelle Nuno Iberic.
- 5:54qui était directeur d'un magasin d'écatelons.
- 5:57Il me parle de son métier.
- 5:58Je lui dis,
- 5:59mais ce n'est pas possible.
- 6:01On ne peut pas parler de son métier avec autant de passion.
- 6:04On peut être éru comme ça dans un boulot.
- 6:07Et voilà,
- 6:08pour le moment,
- 6:09je décide de rentrer.
- 6:11Donc,
- 6:11on est en 1992,
- 6:12de rentrer dans la grande distribution spécialisée,
- 6:15puisque c'est comme ça qu'elle s'appelle,
- 6:17la Sremona,
- 6:18le retail.
- 6:19Et je rentre chez l'écatelons.
- 6:20Et là,
- 6:20on me dit...
- 6:22« Monsieur le camarade,
- 6:23c'est bien votre diplôme,
- 6:24c'est bien votre expérience de consultant. »
- 6:26Mais chez nous,
- 6:28Decathlon était une petite boîte à l'époque.
- 6:30Elle démarrait,
- 6:30elle était numéro 3 de sport en France à l'époque.
- 6:33On dit chez nous,
- 6:34tout le monde commence responsable de rayon.
- 6:37Je n'ai pas de problème.
- 6:39Donc,
- 6:39j'ai à peu près divisé mon salaire par deux.
- 6:42Et j'ai démarré responsable de rayon chez Decathlon,
- 6:45où j'ai passé quatre années formidables.
- 6:50J'ai envie de revenir sur le début de cette présentation,
- 6:53où tu évoques le fait que tu voulais faire des affaires.
- 6:56D'où ça venait,
- 6:57cette volonté de faire des affaires ?
- 6:59Alors,
- 7:00moi je crois que je l'ai en moi.
- 7:02Alors,
- 7:03est-ce que c'est mon côté Bambara Djula ?
- 7:05Merci.
- 7:06Je t'ai laissé le dire.
- 7:08J'allais dire,
- 7:08mais d'où ça vient ?
- 7:09Mais en fait,
- 7:10ça c'est dans le sang.
- 7:11Mais c'est un peu dans le sang,
- 7:12Ramatha.
- 7:13Je pense que c'est dans le sang,
- 7:14parce qu'effectivement,
- 7:16déjà jeune...
- 7:17Un Côte d'Ivoire,
- 7:19je faisais un peu comme au quartier.
- 7:22J'avais des petits business.
- 7:24Et puis,
- 7:25j'aime ce côté des affaires qui sont la création de richesses à partir,
- 7:31pas de rien,
- 7:31mais à partir d'une idée,
- 7:32à partir de rencontres,
- 7:34etc.
- 7:34Donc,
- 7:34j'avais un peu ça en moi.
- 7:36Donc,
- 7:36je ne me projetais pas dans ce que promettait une étude universitaire.
- 7:41C'est-à-dire,
- 7:42être dans un bureau,
- 7:43être fonctionnaire,
- 7:43ce n'était pas mon...
- 7:46Du coup,
- 7:46fort de mon expérience aujourd'hui,
- 7:48je me dis que quand tu arrives à savoir véritablement ce que tu aimes faire et que tu en fais ton activité,
- 7:56tu te donnes vraiment beaucoup de chances de réussir.
- 7:57Vraiment.
- 7:59Donc,
- 8:00du coup,
- 8:00tu as une carrière et vraiment une solide carrière dans l'univers du retail pour des marques françaises.
- 8:05Donc,
- 8:05tu as commencé par Decathlon,
- 8:06je sais que tu es passé aussi chez Intasport,
- 8:09chez
- 8:09Kiabi, chez Cellio,
- 8:11il semble.
- 8:12Et je pense que toi,
- 8:13tu as connu les débuts de ces marques-là et les périodes faces de ces marques-là,
- 8:18où en termes de part de marché en France,
- 8:20c'était énorme.
- 8:21Et puis,
- 8:22en termes de possibilité de développement,
- 8:25expansion,
- 8:26tous les indicateurs étaient ouverts.
- 8:28Donc,
- 8:29est-ce que tu peux...
- 8:29Quel est ton souvenir de cette période ?
- 8:32Je ne vais pas dire que c'était les 30 glorieuses des marques de mode françaises,
- 8:36mais un peu quand même.
- 8:37Surtout que là,
- 8:38on est en 2025,
- 8:39et qu'on entend plutôt des redressements judiciaires de marques françaises.
- 8:43Qu'est-ce que tu as gardé comme souvenir de cette période-là ?
- 8:48On peut le dire comme ça parce qu'on vient après le film,
- 8:52mais quand on remet dans le contexte,
- 8:56moi je crois,
- 8:57en tout cas depuis que je travaille,
- 8:58qu'il n'y a aucun cycle facile pour les entreprises.
- 9:02Il n'y a absolument aucun cycle facile,
- 9:04tu l'as dit,
- 9:05j'ai travaillé chez Decathlon,
- 9:07j'ai travaillé chez Seyo,
- 9:08j'ai travaillé chez Intersport.
- 9:10J'ai travaillé aussi chez France Vizier,
- 9:12qui appartient au Berthelsmann.
- 9:14C'est l'entreprise qui est un groupe allemand.
- 9:16C'est l'entreprise où j'ai passé le plus de temps,
- 9:17puisque j'y ai passé 12 ans.
- 9:20Qu'est-ce qu'il y a de commun sur la période de création de valeur forte de ces entreprises-là ?
- 9:28Je pense que ce qu'il y a de commun,
- 9:30c'est un cap clair,
- 9:32un objectif très,
- 9:33très clair sur ce que les dirigeants de ces entreprises voulaient en faire.
- 9:38Et ensuite...
- 9:39C'est une discipline dans l'exécution du plan d'action qui était vraiment imparable.
- 9:44Je reviens au tout début sur Decathlon en 1992,
- 9:50quand Decathlon se fixe comme cap d'être le premier fabricant d'articles de sport au monde.
- 9:59et ensuite le premier distributeur d'articles de sport au monde.
- 10:02Je pense que l'écosystème et les clients n'entendent pas ça.
- 10:06Parce qu'à ce moment-là,
- 10:08Decathlon est plutôt un petit distributeur d'articles de sport.
- 10:12Je crois que c'est une entreprise qui,
- 10:14à partir de ce cap-là,
- 10:16s'est disciplinée pour devenir ce qu'elle est devenue aujourd'hui.
- 10:19Et c'est aujourd'hui que les gens découvrent finalement,
- 10:22avec l'ensemble des marques,
- 10:24que Decathlon est le premier fabricant d'articles de sport au monde.
- 10:26Mais ils l'ont décidé.
- 10:28début des années 90.
- 10:30Et ça me permet d'ouvrir aussi ce champ du temps long.
- 10:36Je pense que c'est une croyance erronée de penser qu'on peut réussir rapidement.
- 10:42Trop souvent,
- 10:44dans les médias,
- 10:45la communication,
- 10:46on a toute l'impression que les succès entrepreneuriaux se font sur les temps courts.
- 10:51Moi,
- 10:51je n'y crois pas.
- 10:54Même les GAFAM.
- 10:57au moment où elles sont au maximum de leur rentabilité,
- 11:00elles ont des décennies derrière,
- 11:02mais qui ne sont pas racontées dans le storytelling.
- 11:05C'est le lieu,
- 11:06c'est pareil,
- 11:06quand moi j'arrive chez Cilio comme directeur régional,
- 11:12à l'époque une marque très très forte sur la région parisienne,
- 11:16et Paris m'est assez peu présente en province.
- 11:19Il y a du monde sur le marché de l'habillement de l'homme,
- 11:22et toutes ces marques-là se cherchent un petit peu.
- 11:24Et c'est lui à cette époque-là,
- 11:26À même temps,
- 11:27en termes de diversification,
- 11:28je me souviens d'une diversification qui s'est bien faite sur le marché de l'enfant qui était un marché très porteur à l'époque,
- 11:36Célio Kids,
- 11:37mais qui a fermé.
- 11:39Et à ce moment-là,
- 11:41les dirigeants se sont recentrés et c'est là où le slogan
- 11:44Célio, c'est l'homme a été produit.
- 11:46Donc on revient encore à un cas clair.
- 11:48Je veux être la marque référente des hommes.
- 11:51Je veux habiller les hommes partout.
- 11:53Donc,
- 11:55ça,
- 11:55c'est l'exemple de Célio,
- 11:57l'exemple de Kiabi.
- 11:58On peut le citer.
- 11:59C'est vrai qu'aujourd'hui,
- 12:00Kiabi est le leader français de l'habillement et numéro un contesté de l'enfant.
- 12:07Mais moi,
- 12:07quand je rejoins Kiabi en 2013,
- 12:10Kiabi sort d'une année difficile liée aux deux années précédentes sur la crise du coton,
- 12:16qui fait que c'est une entreprise qui est vraiment en déficit,
- 12:20puisqu'il y a même un plan social.
- 12:21Moi,
- 12:21j'ai eu la chance de...
- 12:22de faire partie de l'équipe qui a contribué par la mise en place d'un management libéré,
- 12:28de relancer cette entreprise qui est devenue aujourd'hui leader.
- 12:31Donc tu vois,
- 12:32c'est pour dire que quand on offre une entreprise en haut du podium de la performance,
- 12:40il faut regarder tout ce qu'il y a derrière.
- 12:42Et souvent ce qu'il y a derrière sont les ingrédients qui me font dire,
- 12:44souvent ça fait toujours sursauter mes interlocuteurs,
- 12:48que l'entreprise est une science exacte.
- 12:51À partir d'une vision claire,
- 12:53d'un cap clair,
- 12:53si vous êtes discipliné dans le plan d'action que vous exécutez,
- 12:56la probabilité d'échouer est très faible.
- 12:59Mais ce qui est difficile,
- 12:59c'est d'accepter de relancer à ce qui ne fait pas fonctionner l'entreprise.
- 13:03Et souvent,
- 13:04les bagarres internes sont des bagarres qui rendent les entreprises fragiles parce qu'on passe plus de temps à s'entredéchirer qu'à faire avancer.
- 13:13Je peux donner aussi l'exemple de
- 13:15France Loisirs.
- 13:17J'ai passé 12 ans dans...
- 13:20dans cette entreprise,
- 13:22qui était quand même,
- 13:23si on remet dans le contexte,
- 13:25dans les années 70,
- 13:26puisque ça a été créé en 72,
- 13:29dans les années 70,
- 13:31ce qui faisait l'actif principal de France Rezir,
- 13:35c'était son fichier client.
- 13:37Donc on était dans un modèle économique proche de ce qu'on trouve aujourd'hui dans les cafés.
- 13:40C'est-à-dire qu'à partir d'un fichier client,
- 13:43il y avait un écosystème de produits offerts.
- 13:46Le leader,
- 13:46c'est le désir au vie du livre.
- 13:48leader du développement de la photo en France,
- 13:51leader du voyage en France,
- 13:54crédit,
- 13:54etc.
- 13:57Et puis avec des virages ratés,
- 13:58comme dans beaucoup d'entreprises.
- 14:00Tout ça pour dire que je ne pense pas,
- 14:03alors moi je n'ai pas vécu les trembleurs en Europe,
- 14:06je ne pense pas que c'est un environnement stable qui permet aux entreprises de se développer.
- 14:16Je pense que dans...
- 14:17toute situation,
- 14:19il y a des crises,
- 14:19il y a des difficultés.
- 14:21Ce sont des dirigeants disciplinés et clairvoyants qui permettent aux entreprises d'être au top.
- 14:26J'en suis convaincu.
- 14:28C'est intéressant que tu partages cette vision,
- 14:31surtout que tu as ce background d'avoir travaillé dans plusieurs entreprises différentes et d'avoir pu connaître effectivement tant des périodes de crise que des périodes de prospérité.
- 14:42Donc,
- 14:42toi,
- 14:42tu as eu toute une partie de ta carrière où tu as été salarié.
- 14:46Et à un moment donné,
- 14:47tu te dis,
- 14:48voilà,
- 14:49tu as quand même un background,
- 14:51une envie en tout cas d'être dans les affaires.
- 14:53Et du coup,
- 14:55à quel moment est-ce que tu te dis,
- 14:57l'entrepreneuriat,
- 14:58monter ma propre boîte,
- 15:00est-ce qu'à un moment donné,
- 15:01il y a une petite voix qui te dit…
- 15:03C'est bien le salariat,
- 15:04mais bon,
- 15:05j'ai envie de monter mon entreprise.
- 15:08Cette petite voix,
- 15:09elle a toujours été là,
- 15:10en fait.
- 15:11Mais je ne l'ai pas écoutée.
- 15:13Je ne l'ai pas écoutée parce que je prenais énormément de plaisir dans l'entreprise.
- 15:18Mais j'avais en parallèle toujours des activités,
- 15:21surtout en Afrique,
- 15:23parce que j'ai construit l'essentiel de ma carrière ici en Europe.
- 15:26J'ai travaillé en France,
- 15:27en Belgique,
- 15:28en Suisse,
- 15:28au Canada.
- 15:29J'ai fait une pige à Shanghai.
- 15:32Mais j'avais toujours l'Afrique en moi et l'entreprenariat en Afrique.
- 15:36Parce que ça a toujours été un terrain où je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire.
- 15:39Et encore,
- 15:40c'est encore là aujourd'hui.
- 15:41Donc,
- 15:42dès 1995-96,
- 15:46j'ai commencé à avoir des petites affaires en Afrique.
- 15:50Encore aujourd'hui,
- 15:50avec le recul,
- 15:51j'ai encore des activités là-bas.
- 15:52Mais il est très difficile de piloter des activités à distance.
- 15:56Donc,
- 15:56c'est ça qui est un peu l'écueil.
- 15:58Donc,
- 15:59j'ai essayé de passer à l'entrepreneuriat à
- 16:04100% à deux reprises.
- 16:05J'y suis revenu parce que finalement,
- 16:13je considère que le risque que je prenais par rapport à l'environnement dans lequel je voulais entreprendre versus la connaissance parfaite que j'ai de l'environnement occidental était
- 16:27trop grand.
- 16:28Donc à deux reprises,
- 16:29j'ai tenté de lancer un cabinet de conseil en Côte d'Ivoire dans les années 2010,
- 16:35ça n'a pas fonctionné.
- 16:38J'ai tenté une aventure dans l'entrepreneuriat immobilier,
- 16:42j'ai acquis des terrains,
- 16:44je voulais me lancer dans la promotion immobilière,
- 16:47ça n'a pas fonctionné.
- 16:49et l'enseignement que j'en tire,
- 16:50c'est que quand on a
- 16:54acquis une expérience dans l'entreprise et qu'on est dans une spirale de succès,
- 17:01c'est très difficile de basculer dans l'entreprenariat,
- 17:05en tout cas en ce qui me concerne.
- 17:07En revanche,
- 17:08l'expérience qu'on a acquise dans son entreprise peut servir à ce que moi j'appelle l'intraprenariat.
- 17:15Aujourd'hui,
- 17:16par exemple,
- 17:16je suis donc directeur général de la Maison de l'Afrique,
- 17:19mais j'ai une activité de coach professionnel à côté,
- 17:23donc je me laque.
- 17:24activité,
- 17:24tout ça est clairement établi dans mon contrat de travail,
- 17:28ce qui me permet d'être à la fois
- 17:30DG de la Maison de l'Afrique et entrepreneur en tant que coach de dirigeant.
- 17:36Et là,
- 17:36moi,
- 17:36j'ai trouvé mon équilibre.
- 17:38En fait,
- 17:38j'ai besoin des deux.
- 17:40J'ai besoin des deux,
- 17:40pourquoi ?
- 17:41Parce que avec beaucoup d'humilité,
- 17:44je ne veux surtout pas paraître prétentieux,
- 17:47mais quand on a dirigé des entreprises pendant 37 ans,
- 17:50je pense qu'on sait de quoi on parle.
- 17:53Je sais faire fonctionner une entreprise.
- 17:56Je sais véritablement amener une entreprise au succès.
- 17:59Ça,
- 17:59c'est vraiment quelque chose que je maîtrise.
- 18:02Mais à côté de ça,
- 18:04il y a du développement humain que j'ai envie de faire partager autrement.
- 18:08Donc,
- 18:08je me suis rendu compte de ça parce que j'ai beaucoup managé et que j'aime cette dimension managérielle.
- 18:15Donc,
- 18:15je me suis formé au coaching.
- 18:17Je suis coach certifié international.
- 18:21Et donc,
- 18:21j'ai monté mon cabinet de coaching que je mène en parallèle avec mon métier de directeur général.
- 18:27Donc,
- 18:27j'ai envie de dire que sur la question de l'entreprenariat,
- 18:30nous sommes tous différents.
- 18:33Et souvent,
- 18:33quand on traite cette question-là,
- 18:35il n'y a pas l'entrepreneur heureux qui serait l'entreprise individuelle,
- 18:42qui serait l'alpha ou l'oméga de la vie professionnelle épanouie,
- 18:46où on gagnerait beaucoup d'argent,
- 18:48où on aurait tout son temps pour…
- 18:50pour ça.
- 18:51Moi,
- 18:51je ne crois pas.
- 18:52Je crois qu'il y a ce qui correspond à chacun.
- 18:55Un bout de votre vie professionnelle ou toute votre vie professionnelle.
- 18:59Donc,
- 19:00voilà.
- 19:00Moi,
- 19:01je me résous à penser que l'expérience doit être d'abord faite,
- 19:07si possible,
- 19:07dans un environnement maîtrisé,
- 19:10parce que l'entreprenariat from scratch,
- 19:13quand on n'a pas de bagage en termes d'expérience,
- 19:16moi,
- 19:16je trouve ça un peu dangereux.
- 19:18Après,
- 19:19il y a des caractéristiques.
- 19:20qui sont plus indiqués pour être entrepreneur parce que c'est il faut faire preuve de résilience étant un entrepreneur et il m'arrive de rencontrer énormément ici à la maison de l'Afrique et le premier conseil que je leur donne c'est vraiment la
- 19:35patience quant aux résultats qu'ils attendent de l'activité qu'ils mènent donc voilà une dose de résilience forte qu'il faut avoir en tant si on a un peu d'expérience faite chez les autres
- 19:49parce qu'on a été salarié,
- 19:50moi je dis que c'est pas mal,
- 19:51il faut prendre.
- 19:52Parce qu'au final,
- 19:53quand on sort de l'école,
- 19:55on a appris à apprendre,
- 19:57mais on n'a pas appris à travailler.
- 19:59Et je pense que ça c'est une croyance.
- 20:00Donc quand on arrive avec un diplôme,
- 20:02On pense que tout de suite,
- 20:03on est plug and play,
- 20:06on peut exiger tel salaire,
- 20:08il faut nous payer parce que j'ai fait tel gros diplôme,
- 20:10etc.
- 20:10En fait,
- 20:11quand on arrive,
- 20:12on ne sait rien faire parce que chaque entreprise a sa spécificité,
- 20:16a son mode opératoire,
- 20:17a son mode de fonctionnement,
- 20:19chaque marché a ses difficultés,
- 20:20donc il faut apprendre un peu tout ça.
- 20:22En revanche,
- 20:23on gagne du temps sur celui qui n'a pas fait d'études parce que celui qui n'a pas fait d'études n'a pas appris à apprendre.
- 20:28Mais c'est une fois sur le terrain qu'on apprend à travailler véritablement.
- 20:34Je te remercie de partager ce point parce que c'est vrai qu'on est dans une période où il y a une espèce de culte de l'entrepreneuriat et on invite un petit peu les jeunes générations et pas que les jeunes générations à vraiment
- 20:49trouver l'idée,
- 20:51monter sa start-up,
- 20:53faire une levée de fonds,
- 20:54apprendre à pitcher.
- 20:55et sans passer par la case que tu évoques ici,
- 20:58qui est un salarié pendant quelques années pour acquérir de l'expérience.
- 21:02Ça a l'air tout de suite...
- 21:03moins séduisant,
- 21:04moins sexy.
- 21:06Mais pour moi,
- 21:07c'est vraiment une question de storytelling en réalité.
- 21:09Donc,
- 21:10le partage que tu nous fais là,
- 21:12ça nous apporte aussi une autre vision qui est,
- 21:14à la fin de toi,
- 21:15ta best of both worlds,
- 21:16puisque tu fais les deux,
- 21:17en fait.
- 21:18Et donc,
- 21:19c'est à chacun de trouver ce qui lui correspond sans se dire,
- 21:22il y a une voie royale ici et de dénigrer les salariés qui travailleraient sous la coupe d'un manager et qui n'auraient pas la possibilité de prendre des initiatives.
- 21:32J'ai travaillé comme toi pour des marques françaises dans lesquelles j'ai été épanouie,
- 21:37j'ai été respectée,
- 21:38j'ai eu des promotions.
- 21:40Donc,
- 21:41il y a la possibilité de faire des carrières dans lesquelles on est épanouie.
- 21:44Et il n'y a pas d'un côté le burn-out des salariés et de l'autre,
- 21:48la best life de l'entrepreneur.
- 21:51Il y a des difficultés partout,
- 21:52mais c'est vrai qu'on a tendance parfois,
- 21:56à coup de storytelling,
- 21:57de raconter des histoires qui font rêver.
- 22:00Et parfois,
- 22:00il faut aussi apprendre aux personnes que l'on peut rencontrer,
- 22:04porteurs de projets ou jeunes générations qui se posent des questions,
- 22:08à un petit peu se dire la réalité du monde dans lequel on vit,
- 22:12c'est celle-là.
- 22:13Et l'expérience,
- 22:15ça reste quand même quelque chose que l'on va acquérir,
- 22:17non pas en étant seul entrepreneur,
- 22:20en montant une boîte avec d'autres jeunes comme nous qui n'ont pas davantage d'expérience,
- 22:27qui seraient la seule voie,
- 22:29apprendre auprès d'experts,
- 22:31c'est aussi un moyen de réussir.
- 22:36Je vais rebondir sur...
- 22:37Tu dis,
- 22:37voilà,
- 22:37toi,
- 22:38aujourd'hui,
- 22:38tu as une expertise qui,
- 22:41comment dire,
- 22:41te permet de...
- 22:42Tu as la recette du succès.
- 22:44Je ne sais pas si c'est comme ça que tu l'as dit,
- 22:45mais c'est ce que j'ai retenu.
- 22:47Donc,
- 22:47si tu peux nous la partager,
- 22:48parce que nous,
- 22:49ici,
- 22:49on veut tous marcher vers le succès.
- 22:52Donc,
- 22:52qu'est-ce que tu peux nous dire ?
- 22:54Qu'est-ce que tu veux dire par là,
- 22:55en fait ?
- 22:56Alors...
- 22:56Je n'ai pas tout à fait dit que je ferais la recette de succès.
- 22:59C'est moi mon straté.
- 23:00C'est comme ça que je revendrai cette histoire.
- 23:04Sinon,
- 23:04je la vendrais chère.
- 23:04Je coach des dirigeants que j'accompagne au succès,
- 23:08c'est vrai.
- 23:09Mais moi,
- 23:10je raconte toujours l'histoire du succès au regard des échecs.
- 23:16Parce que je fais beaucoup de méditation.
- 23:19Et dans la méditation asiatique,
- 23:22bouddhiste notamment,
- 23:24où on apprend que le...
- 23:26Le succès et l'échec creusent les mêmes sillons dans le conscient et l'inconscient de la personne,
- 23:32et surtout dans son inconscient.
- 23:34Et surtout que l'échec est le sillon d'apprentissage le plus fort que le succès,
- 23:38parce que le succès grise et il amène souvent à penser qu'on a réussi tout seul à faire ce qui fait qu'on dit qu'on est au succès.
- 23:47Alors qu'en réalité,
- 23:49on ne réussit pas seul.
- 23:50Absolument personne sur Terre n'arrive à réussir seul.
- 23:54Donc,
- 23:55je relativise cette notion de succès et d'échec.
- 23:59Je pense qu'il y a succès quand on a eu plusieurs échecs qui nous ont montré le chemin du succès.
- 24:07Moi,
- 24:07je pense que quand on a compris ça,
- 24:09on est déjà prêt pour commencer le voyage entrepreneurial.
- 24:13De toute façon,
- 24:14il y aurait des échecs.
- 24:16Il ne faut pas partir dans une démarche entrepreneuriale ou même dans l'entreprise en se disant...
- 24:21forcément tous les jours ça va être « youpi,
- 24:24oh là là,
- 24:25la fête » .
- 24:25Ce n'est pas vrai.
- 24:26C'est parce qu'il y aura des moments difficiles,
- 24:28c'est parce qu'il y aura des échecs,
- 24:29que vous allez tout d'un coup trouver le chemin du succès.
- 24:34Une fois que j'ai dit ça,
- 24:36ce qui marche bien dans une trajectoire de succès,
- 24:39c'est d'avoir un objectif clair.
- 24:42Ça paraît simple à dire,
- 24:44mais c'est extrêmement difficile.
- 24:45Je le vois à chaque fois que je demande un certain nombre de porteurs de projets de pitchers.
- 24:52Quelques minutes,
- 24:52pour ne pas dire quelques dizaines de minutes après,
- 24:55ils n'ont pas fini de m'expliquer ce à quoi ils réfléchissent depuis des années.
- 25:00Si je ne suis pas capable de comprendre en trois minutes ce que vous voulez faire,
- 25:03Votre marché,
- 25:04votre client qui lit,
- 25:05doit décider et acheter rapidement comment il fait.
- 25:08Ça ne marche pas.
- 25:09Donc,
- 25:09il faut que votre objectif soit suffisamment clair de ce que vous voulez proposer au marché.
- 25:16Et deuxièmement,
- 25:17ce que vous proposez au marché doit apporter quelque chose de nouveau sur le marché.
- 25:21Parce que si ça peut faire la même chose que
- 25:23Peter Campion,
- 25:26il vaut peut-être mieux faire avec lui ou faire pour lui.
- 25:29Pour moi,
- 25:29ça,
- 25:30c'est la deuxième clé.
- 25:31Un,
- 25:31je sais exactement où.
- 25:33où je vais.
- 25:34Deux,
- 25:34ce que je fais apporte quelque chose de nouveau,
- 25:38pas forcément différent,
- 25:38mais apporte un plus par rapport à l'environnement.
- 25:41Trois,
- 25:43est-ce que vous êtes prêts à avoir un plan stratégique qui va être séquencé en période pendant laquelle vous allez avoir des indicateurs de performance qui vont vous faire dire que vous êtes sur le bon chemin ou pas.
- 25:55Et ça,
- 25:56souvent,
- 25:56mesurer la performance sur les premières périodes,
- 25:59c'est quelque chose qu'on a véritablement du mal à faire.
- 26:02Parce qu'une fois que vous êtes dans une dynamique de mesure d'emploi stratégique sur six mois,
- 26:07trois mois,
- 26:08un an,
- 26:08deux ans,
- 26:09trois ans,
- 26:10vous pouvez vous permettre d'avoir un regard critique des actions que vous menez.
- 26:14Et là,
- 26:14on commence à toucher l'exécution.
- 26:16Et là,
- 26:16ça commence à être sympathique.
- 26:18Parce que là,
- 26:19tout d'un coup,
- 26:19vous voyez que,
- 26:20ah tiens,
- 26:20mais finalement,
- 26:21le marché ne m'attendait pas.
- 26:22Ah ben oui,
- 26:23vous n'attendez pas le marché.
- 26:24Il y a des concurrents qui sont là.
- 26:25Ah oui,
- 26:26il y a des concurrents qui sont là.
- 26:27Ah oui,
- 26:27il y a des difficultés administratives.
- 26:29Ah oui,
- 26:29il y a des difficultés administratives.
- 26:31Ah oui,
- 26:31elle est prête à le trésorer.
- 26:33Donc,
- 26:33tout d'un coup,
- 26:33il y a un ensemble de ce qu'on peut considérer comme étant des obstacles,
- 26:39mais qui sont des étapes à passer pour réussir.
- 26:42C'est là où vous êtes sauvé quand vous êtes quelqu'un de discipliné dans l'action,
- 26:47de quelqu'un d'organisé,
- 26:49qui mesure ce qu'il fait et qui dose ses efforts pour que le temps que vous consacrez à faire les choses crée la richesse,
- 26:56c'est-à-dire fait que vous atteignez l'objectif que vous vous êtes fixé.
- 27:00Et c'est ces micro-objectifs atteints qui vont faire que
- 27:043 mois après,
- 27:056 mois après,
- 27:061 an après,
- 27:073 ans après,
- 27:0710 ans après,
- 27:0850 ans après,
- 27:09vous êtes encore là pour faire un but.
- 27:13Ça,
- 27:13c'est la recette.
- 27:14Une fois qu'on a la recette,
- 27:16on sait que deux cuisinières avec la même recette,
- 27:18ça ne fait pas le même plat.
- 27:20Une fois qu'on a la recette,
- 27:22on n'a pas tout.
- 27:23Alors moi,
- 27:24je dis souvent que l'entreprise est une science.
- 27:26Exact pourquoi ?
- 27:26Parce qu'à partir d'un objectif clair.
- 27:29À partir d'un plan stratégique clair,
- 27:32à partir d'une composition d'équipes qui met ensemble des hommes et des femmes qui savent de quoi ils parlent,
- 27:40qui ont la compétence,
- 27:42et des managements qui les amènent à donner le meilleur d'eux-mêmes pour atteindre ces objectifs-là,
- 27:47et qu'on mesure l'avancement étape par étape,
- 27:53il n'y a absolument aucune raison d'échouer.
- 27:56Mais aucune raison.
- 27:57Il n'y en a pas.
- 27:58Ça,
- 27:58j'en suis intimement convaincu.
- 28:01Et le cimetière des entreprises,
- 28:03quand on les analyse,
- 28:04est rempli de virages ratés.
- 28:06C'est des mauvaises décisions,
- 28:09c'est une mauvaise exécution,
- 28:11c'est des indicateurs de performance,
- 28:13des signaux faibles pas écoutés,
- 28:17c'est des problèmes d'égo,
- 28:18de relations interpersonnelles au sein de l'entreprise,
- 28:21etc.
- 28:22Donc souvent on dit que c'est le marché.
- 28:23Mais non,
- 28:24le marché,
- 28:24il est ce qu'il est.
- 28:25Ce n'est pas le marché qui fait une entreprise.
- 28:28Et l'entreprise est faite des hommes et des femmes qui y travaillent pour atteindre l'objectif qui se sont fixés avec la méthode la plus efficace possible.
- 28:35Ce n'est pas le marché qui fait l'entreprise.
- 28:38Parce que c'est dans le même marché que certains sont numéro un et gagnent beaucoup d'argent.
- 28:42Et dans ce même marché,
- 28:43il y en a qui sont derniers et qui perdent de l'argent.
- 28:47Donc,
- 28:47ce n'est pas le marché qui fait l'entreprise.
- 28:48Qu'est-ce qui fait la différence entre deux entreprises ?
- 28:52C'est ce que je viens de décliner tout à l'heure.
- 28:55Et je reviens à ta question de tout à l'heure sur le profit.
- 29:00Moi,
- 29:01je pense qu'il y a un échec d'emploi collectif dans le monde qui fait qu'aujourd'hui,
- 29:08on pousse depuis un certain nombre d'années l'entreprenariat comme étant la fin et l'oméga,
- 29:13la réponse à toutes les problématiques.
- 29:15Tout le monde n'est pas faible pour être entrepreneur.
- 29:18Et le monde n'a pas besoin qu'un entrepreneur.
- 29:20On a besoin d'infirmières,
- 29:22on a besoin de médecins,
- 29:22on a besoin de plombiers,
- 29:23on a besoin de boulangers.
- 29:25On a besoin de fonctionnaires,
- 29:26on a besoin de chacun de trouver la voie dans laquelle il est à sa place où il va s'épanouir.
- 29:33Moi,
- 29:33je crois à ça.
- 29:34Mais en revanche,
- 29:35c'est vrai que l'entreprenariat,
- 29:37quand ça fonctionne,
- 29:39en tout cas pour ma part,
- 29:41il n'y a pas plus de gratification.
- 29:44C'est comme un sportif de la région qui a la médaille d'or.
- 29:48Je pense que c'est votre entreprise et que vous l'avez fait.
- 29:52On est à un niveau de satisfaction de son ego qui est extrême.
- 29:58Mais on peut le toucher quand on est le numéro 9 d'une grande équipe de football et qu'on marque le but qui fait qu'on a gagné.
- 30:05On peut atteindre aussi cet excess là.
- 30:09Donc c'est dommage de s'enfermer dans des cases.
- 30:11Tout le monde ne peut pas être footballeur.
- 30:13Tout le monde ne peut pas être influenceur.
- 30:15Tout le monde ne peut pas être chef d'entreprise.
- 30:17Mais il y a de la place pour chacun.
- 30:21Il faut faire l'effort de réfléchir à ce pourquoi on est fait.
- 30:24Et ce qui nous fait vibrer.
- 30:26Et est-ce qu'on est prêt à travailler ?
- 30:28pour développer les aptitudes qui sont en nous,
- 30:31qui feront qu'on sera excellent,
- 30:34qu'on prendra plaisir dans ce qu'on fait.
- 30:36Parce que les capacités intéressantes ne suffisent pas.
- 30:38C'est le travail aussi qui est derrière,
- 30:39qui va permettre d'atteindre ces objectifs-là.
- 30:43C'est intéressant que tu cites le footballeur,
- 30:45le chef d'entreprise et l'influenceur,
- 30:49parce qu'en fait,
- 30:50ce sont ces profils-là qui sont le plus mis en avant.
- 30:53Donc forcément,
- 30:54les gens vont vouloir être soit influenciés en soi,
- 30:56soit footballeurs,
- 30:56soit chefs d'entreprise,
- 30:57parce que c'est que ces gens-là qu'on voit en fait.
- 30:59Quand il y a des interviews,
- 31:00quand on met des gens en avant,
- 31:02c'est souvent ces trois profils-là.
- 31:03Enfin,
- 31:04aujourd'hui,
- 31:04on est dans l'égalité des genres là-dessus.
- 31:06On va mettre en avant des boss lady,
- 31:07des entrepreneurs,
- 31:09on va mettre en avant des footballeurs,
- 31:10là c'est plutôt des profils masculins.
- 31:11Même si là,
- 31:12le football féminin commence vraiment à arriver sur le devant de la scène,
- 31:16mais on a vraiment ce truc de,
- 31:17c'est les trois profils dont on parle le plus en fait.
- 31:21Et du coup,
- 31:22c'est vrai que...
- 31:23Ça fait que forcément,
- 31:25on rêve de ce que l'on voit et on n'a pas peut-être assez de profils de restaurateurs,
- 31:32de gens qui tiennent une boutique,
- 31:35de choses peut-être plus simples,
- 31:38qui font moins rêver,
- 31:39mais qui peuvent avoir une dimension où on peut les admirer tout autant finalement que le footballeur,
- 31:49que le chef d'entreprise ou autre.
- 31:52Mais je crois que le système des médias mainstream nous a amené à penser que ces profils-là qu'on a choisis sont la quintessence du bonheur.
- 32:05Je ne veux pas opposer,
- 32:08mais personnellement,
- 32:12l'avis d'un influenceur n'est pas l'avis qui me fait rêver.
- 32:16Mais moi,
- 32:17vu de mon âge et de ma trajectoire,
- 32:19on va dire que tu n'es peut-être pas la cible.
- 32:21Ok.
- 32:23Mais ça,
- 32:23c'est l'effet médiatique.
- 32:25Les médias ont besoin d'étendards.
- 32:28Et ça,
- 32:28c'est normal.
- 32:29Maintenant,
- 32:30je pense que les esprits avertis,
- 32:31et c'est là où l'éducation joue un rôle important aussi,
- 32:35il faut quand même que l'environnement dans lequel on évolue,
- 32:40familial,
- 32:40amical,
- 32:40etc.,
- 32:42éveille quand même en conscience chacun de regarder la trajectoire qui lui correspond.
- 32:48On ne peut pas avoir tout.
- 32:50tout un pays,
- 32:50tout un continent,
- 32:52toute une classe d'âge qui rêve d'une seule activité.
- 32:56Pour moi,
- 32:57c'est un non-sens absolu.
- 32:58On est au début de la manipulation.
- 33:02Oui,
- 33:02bien évidemment que de voir un joueur de basket africain qui a réussi à un NBA,
- 33:11etc.,
- 33:11que ça fasse rêver,
- 33:13moi je trouve ça super chouette,
- 33:15mais souvent on reste dans l'image
- 33:19qui renvoie,
- 33:20l'image glamour qui renvoie,
- 33:22mais pour qu'il soit au top de l'NBA,
- 33:25il en a fait des heures et des heures d'entraînement,
- 33:30des heures et des heures de salle de musculation,
- 33:32des heures et des heures de placement tactique avec son équipe.
- 33:35Mais tout ça disparaît derrière l'image glamour,
- 33:39comme s'il était arrivé là par l'opération de cet esprit.
- 33:42Mais non,
- 33:43c'était un travail.
- 33:45Donc je pense que...
- 33:48Cette médiatisation de ce type de métier vient gommer ce que le travail a de noble à mon sens.
- 33:59Moi,
- 33:59je trouve que le travail,
- 34:01c'est la plus belle chose qui nous appartient.
- 34:04Quand tu as la chance de pouvoir travailler,
- 34:07c'est que tu as la chance de pouvoir te lever,
- 34:09tu as la chance de pouvoir être autonome,
- 34:13de faire ce que tu as envie de faire,
- 34:16chez toi,
- 34:17avec les tiens.
- 34:18Je pense qu'il n'y a pas plus grand bonheur que ça.
- 34:21Bien sûr que tu admires sur l'écran de ton smartphone telle ou telle célébrité,
- 34:27bien évidemment,
- 34:28mais on ne peut pas avoir comme seule quête pour des classes entières de générations de vouloir être dans des activités qui ne sont que des activités de paillettes et de lumière.
- 34:40Pour moi,
- 34:41il manque quelque chose,
- 34:42surtout quand on s'adresse à un continent comme l'Afrique.
- 34:46qui a la plus grande réserve de la jeunesse du monde,
- 34:53toutes les possibilités qu'offrent les activités humaines sur Terre.
- 34:57ne peuvent pas être passés sous silence pour qu'ils n'apparaissent que comme rêve pour eux,
- 35:05influenceurs,
- 35:08mannequins ou je ne sais encore quoi.
- 35:12C'est dommage.
- 35:12Avec tout le respect que j'ai pour tous les métiers qui existent,
- 35:17je pense que toutes les Africaines et tous les Africains ne peuvent pas rêver d'être juste des célébrités.
- 35:28Je te rejoins sur ce point-là.
- 35:32Et je pense qu'effectivement,
- 35:33c'est intéressant qu'on puisse évoquer aussi le rôle des médias dans le fait de promouvoir des variétés de profils plus importantes,
- 35:42de mettre en avant aussi bien des scientifiques que des architectes,
- 35:46que des footballeurs et des créateurs de contenu,
- 35:50mais qu'ils aient finalement le même temps de parole.
- 35:52Comme ça,
- 35:53du coup,
- 35:54on est sûr qu'on va...
- 35:55avoir une jeunesse qui va avoir devant elle un champ des possibles beaucoup plus large que quelque chose de limité à footballeurs ou célébrités,
- 36:04qui sont presque les rêves que les générations passées avaient déjà.
- 36:08C'est comme si on ne renouvelait pas le rêve depuis.
- 36:11On veut tous être chanteurs,
- 36:12danser,
- 36:13être à la télé en fait.
- 36:14Ils ont l'air à la télé et ils jouent à roleplay.
- 36:17Je vais vous livrer une anecdote.
- 36:21Quand je prépare ma venue en France,
- 36:25L'année de mon bac,
- 36:26au Côte d'Ivoire,
- 36:27à l'époque,
- 36:28on déposait les dossiers à l'ambassade de France du pays et on devait choisir une université.
- 36:35Donc,
- 36:36ma mère me dit,
- 36:39moi je vais étudier en France,
- 36:40mais je ne veux pas que tu ailles à Paris,
- 36:41parce que tu vas devenir un bandit.
- 36:44Je ne veux pas que tu ailles à Marseille,
- 36:45parce que je n'ai pas de bonnes images de cette ville.
- 36:48Je veux que tu choisisses une petite ville.
- 36:50Une petite ville,
- 36:51mais moi je ne connaissais pas la France.
- 36:54Et je choisis la ville de Metz,
- 36:56comme je te l'ai dit tout à l'heure.
- 36:57Pourquoi je choisis la ville de Metz ?
- 36:59Parce que l'année de mon bac,
- 37:02la saison de football précédente,
- 37:04le meilleur buteur du championnat de France de football était un Africain sénégalais qui jouait à Metz.
- 37:11Donc voilà une influence.
- 37:13Donc je choisis cette ville parce que je suis fan de foot et parce que c'est Gilles Bocoté qui est le meilleur.
- 37:20le meilleur inviteur du championnat de la France de football.
- 37:22Donc l'influence,
- 37:23c'est ça.
- 37:24Mais elle peut être positive.
- 37:25Pour moi,
- 37:25elle a été positive.
- 37:27Donc ça Ausha toutes les cases.
- 37:29Ma mère,
- 37:29elle était contente.
- 37:30C'était une petite ville.
- 37:31Moi,
- 37:31je suis arrivé,
- 37:32j'ai raconté cette histoire à Jules que j'ai rencontré parce que les médias africains,
- 37:36à l'époque,
- 37:37sont très petits dans ces villes-là.
- 37:38Et puis je suis devenu très ami avec
- 37:41Bouba, qui était son cousin germain.
- 37:43J'ai passé de belles années à l'inverse avec Jules.
- 37:45C'est génial.
- 37:47Génial,
- 37:47très belle anecdote.
- 37:48Merci de nous l'avoir partagée.
- 37:49C'est un plaisir.
- 37:51Maintenant,
- 37:52j'ai envie de parler de la Maison de l'Afrique,
- 37:55qui vient un peu signer pour toi le côté plutôt entrepreneur,
- 38:00puisque tu reprends cette entreprise à une période difficile pour l'histoire de cette entreprise.
- 38:07J'aimerais que tu racontes déjà cette entreprise,
- 38:11et puis aussi que tu nous parles de la Maison de l'Afrique,
- 38:13puisque ce n'est pas une entreprise toute jeune.
- 38:16C'est plutôt une ancienne.
- 38:19Donc,
- 38:19je ne dirais pas vieille endormie,
- 38:21mais presque.
- 38:22Donc,
- 38:23du coup,
- 38:24parle-nous un petit peu de ce passage-là,
- 38:27de ce moment où tu te dis,
- 38:28voilà,
- 38:30je vais être à la tête d'une entreprise et pas un côté coach,
- 38:33mais vraiment diriger une activité.
- 38:36Et en même temps,
- 38:39je reprends finalement un patrimoine et je veux le préserver.
- 38:47C'est une belle aventure,
- 38:49c'est une belle rencontre.
- 38:50Je rencontre le chemin de la Maison de l'Afrique autour de l'année 2017 parce que je mène un projet à côté de mon activité professionnelle qui m'amène à m'investir dans la lutte contre le paludisme.
- 39:05Je suis très engagé dans le paludisme et j'accompagne une association qui s'appelle la Maison de l'Artémisia et on diffuse comme ça ce médicament,
- 39:15cette thérapie.
- 39:16naturelle à travers l'Afrique et on doit la développer en Afrique centrale et je connais personne en Afrique centrale.
- 39:23Donc je me rapproche de la Maison de l'Afrique,
- 39:25ça se trouve,
- 39:25et je découvre la Maison de l'Afrique qui m'aide à faire une belle opération là-bas.
- 39:29Et je reste connecté à la Maison de l'Afrique et j'apprends à la connaître.
- 39:35Juste que l'année 2021,
- 39:38qui fait suite à la crise de Covid-19,
- 39:41où la Maison de l'Afrique...
- 39:42sur sa principale source de revenus,
- 39:45se retrouve en difficulté puisque tout est fermé.
- 39:47Donc,
- 39:48elle a une grosse partie de ses actifs qui sont liés au monde des restaurants,
- 39:53etc.
- 39:53Donc,
- 39:53les restaurants sont fermés.
- 39:55Donc,
- 39:55elle a vraiment une grande difficulté financière.
- 40:02Et à ce moment-là,
- 40:04moi,
- 40:04je suis interrogé par le conseil d'administration que j'ai appris à connaître sur les possibilités de relance de la maison d'Afrique ou pas.
- 40:11Donc,
- 40:11ça rejoint ce que je disais tout à l'heure à l'introduction.
- 40:14J'ai développé une vraie expertise et de mon accompagnement.
- 40:17compagnies de non-cessaires,
- 40:17je suis vraiment expert en modélisation économique,
- 40:20donc je propose au Conseil d'administration de la Maison de l'Afrique de faire de la Maison de l'Afrique une agence d'intelligence stratégique.
- 40:27Parce qu'en fait,
- 40:28c'est quoi la Maison de l'Afrique ?
- 40:29Elle a été créée en 1974 sous l'impulsion de trois chefs d'État.
- 40:33Il est possible que c'est d'Arsengor,
- 40:34Félix Oufel-Bani et Georges Pompidou qui ont créé une société anonyme et qui ont fait représenter les 11 pays
- 40:42actionnaire de la Maison de l'Afrique,
- 40:44dans son conseil d'administration,
- 40:45par les présidents des chambres de commerce de ces pays africains-là,
- 40:48plus le président de la chambre de commerce de Paris-le-Deux-Francs,
- 40:51qui gérait comme actif un portefeuille de marques et de fonds de commerce,
- 40:56mais qui faisait beaucoup d'activités d'intermédiation,
- 40:59notamment des missions économiques entre la France et l'Afrique.
- 41:03C'était ça le modèle.
- 41:04Ça fonctionnait bien jusqu'à ce que effectivement se prenait le mur du Covid-19.
- 41:11Le changement de modèle économique,
- 41:13il est le suivant,
- 41:14c'est que quand j'en fais une agence d'intelligence stratégique,
- 41:17c'est que je la positionne,
- 41:18puisqu'elle appartient à des États africains,
- 41:20comme étant un cabinet de consultants apporteurs de réponses à des problèmes africains.
- 41:26Donc je fais de mes actionnaires mes clients.
- 41:29Donc dorénavant,
- 41:30je prête pour l'Afrique en amenant des solutions sur des problématiques de tout ordre,
- 41:35puisqu'on a un modèle économique hybride avec des consultants en mode projet.
- 41:40je peux traiter toutes sortes de questions.
- 41:43On accompagne une région sur la création de villes nouvelles,
- 41:47on accompagne un porteur de projet du côté de Montpellier pour monter un réseau de cliniques.
- 41:52On a créé en Côte d'Ivoire le premier salon de licence de marque,
- 41:57etc.
- 41:59Donc,
- 42:00la Maison de l'Afrique est devenue aujourd'hui la seule agence d'intelligence stratégique appartenant à 10 pays africains situés à Paris.
- 42:09qui est capable de répondre à peu près à toutes les questions d'impact économique,
- 42:16écologique,
- 42:16sociétal sur l'Afrique.
- 42:18Donc j'ai envie de dire que tous les porteurs de projets qui ont un projet,
- 42:22en tout cas vers l'Afrique,
- 42:23sont les bienvenus pour qu'on en discute.
- 42:25Quand on ne sait pas faire,
- 42:26on dit qu'on ne sait pas faire.
- 42:28Parce qu'il y a des champs d'activité sur lesquels il est plus intelligent d'aller rencontrer des organismes qui ont une expertise là-dedans.
- 42:37Mais on n'a pas parlé de la structuration des projets.
- 42:39On accompagne sur la levée de fonds,
- 42:40on accompagne sur le coaching du porteur de projet,
- 42:47parce que souvent dans le projet,
- 42:49c'est le profil du porteur de projet qu'il faut travailler.
- 42:53On fait des mises en relation,
- 42:55parce que malheureusement en Afrique,
- 42:57beaucoup de porteurs de projet sont plusieurs à porter le même projet.
- 43:03Et à la Maison de l'Afrique,
- 43:04moi ce que j'essaie de faire,
- 43:06c'est de dire,
- 43:06au lieu d'être 10 à vous battre,
- 43:09sur une miette,
- 43:10mettez-vous ensemble pour faire un beau gâteau et chacun aura une belle part.
- 43:13Je n'y arrive pas toujours.
- 43:16Donc,
- 43:16la Maison d'Afrique est devenue une agence d'intelligence stratégique,
- 43:18c'est-à-dire qu'on réfléchit à toutes les solutions techniques ou à toutes les offres qui sont sur le marché qui peuvent être une réponse à des problématiques en Afrique.
- 43:31Donc,
- 43:31soit on va les chercher et on les accompagne,
- 43:34soit ils viennent vers nous et on facilite leur implémentation en Afrique.
- 43:38Voilà ce qu'on fait à la maison.
- 43:40Dans la manière dont vous accueillez les différents projets,
- 43:44est-ce qu'il y a une temporalité ?
- 43:48Est-ce que c'est la prospection d'un projet,
- 43:53premier trimestre et après,
- 43:55second trimestre,
- 43:59on va travailler ensemble ?
- 44:00Est-ce qu'il y a une temporalité dans la manière dont est organisée cette agence ?
- 44:07En fait,
- 44:07on l'a organisé de la façon suivante.
- 44:09J'ai une chef de projet,
- 44:11un chef qui est Mme Traoré,
- 44:14qui,
- 44:14elle,
- 44:14normalement dans un pitch court,
- 44:17doit être capable de qualifier votre projet.
- 44:19A quel niveau est votre projet ?
- 44:21Moi,
- 44:21je suis souvent interrogé personnellement,
- 44:23donc je ne comprends pas.
- 44:24Une fois qu'on a qualifié votre projet,
- 44:26on voit le niveau de maturité dans lequel il est.
- 44:29Et à partir de ce niveau de maturité,
- 44:31on va décider ensemble de l'accompagnement possible de la Maison de l'Afrique ou pas.
- 44:36C'est ça la clé de l'entrée.
- 44:38Il y a des projets qui sont matures,
- 44:39qui ont véritablement besoin que de fonds.
- 44:42Auquel cas,
- 44:42on a un écosystème de fonds,
- 44:44de banques,
- 44:45On va accompagner pour la levée de fonds.
- 44:47Il y a des projets qui malheureusement ne sont que des idées,
- 44:51qui ne sont pas encore au stade de projet.
- 44:53Donc malheureusement,
- 44:53on va y conduire le porteur du projet en lui demandant de travailler quand ce sera un projet de revenu vers nous.
- 44:59On peut aussi l'accompagner à passer de l'idée au projet,
- 45:02mais ça,
- 45:03ça se paye.
- 45:04Parce que c'est un travail d'accompagnement.
- 45:08Après,
- 45:08il y a des accompagnements à structuration.
- 45:11On a un écosystème d'incubateurs qui peut aussi acquérir des projets.
- 45:15et les accompagner pour les faire maturer avant d'aller vers la levée de fonds.
- 45:20J'ai envie de dire que tous les schémas existent.
- 45:24C'est vraiment du pitch et de la maturité du projet qu'on va décider si notre accompagnement est pertinent ou pas pertinent et avec qui on le fait ou pas.
- 45:32Et c'est vrai aussi pour des activités culturelles ou associatives.
- 45:37À la Maison de l'Afrique,
- 45:38on a beaucoup d'associations,
- 45:42notamment qui travaillent
- 45:44pour le bénéfice des diasporas africaines,
- 45:46région parisienne aussi,
- 45:48qui viennent nous voir,
- 45:49mais qu'on va accompagner.
- 45:51Des fois,
- 45:52pour donner plus de visibilité à leur événement,
- 45:56pour les mettre en relation avec ce qui peut accélérer le fonctionnement de leur événement,
- 46:01ou les aider parce qu'ils ont des matériels de blocage,
- 46:04de tellité d'aspect.
- 46:05Donc,
- 46:06voilà,
- 46:06j'ai envie de dire,
- 46:07on est un peu les médecins de la promotion économique,
- 46:12artistique et culturelle.
- 46:13À partir d'une consultation de 15 minutes,
- 46:15on est capable de tirer l'ordonnance.
- 46:19Sur le site internet,
- 46:20ce qu'on appelle « boostprojet » ,
- 46:22on se rencontre.
- 46:23Et au bout d'un quart d'heure,
- 46:23normalement,
- 46:24on est capable de vous dire si on peut travailler ensemble ou pas et ce qu'on peut vous apporter.
- 46:29Très bien.
- 46:29J'aime bien cette notion de médecin.
- 46:31C'est nous qui décidons quand on a besoin d'aller voir le médecin.
- 46:35Exactement.
- 46:35Donc,
- 46:35il n'y a pas de temporalité.
- 46:37C'est par rapport à nous,
- 46:38où on est.
- 46:40On a peine,
- 46:41on va,
- 46:41j'imagine qu'il y a à travers le site Internet la possibilité de poser,
- 46:46de déposer son projet,
- 46:47de prendre rendez-vous.
- 46:49Il y a la possibilité sur le site Internet,
- 46:50effectivement,
- 46:52de prendre rendez-vous,
- 46:54de s'inscrire.
- 46:56On a un onglet pour son projet sur lequel on peut poster son projet.
- 47:00Et même,
- 47:00on a un onglet global sur lequel on peut être protecté.
- 47:03Je pense que vraiment,
- 47:08le site Internet est le plus important.
- 47:09le passage le plus adapté parce qu'aujourd'hui,
- 47:11le temps,
- 47:12c'est de l'argent.
- 47:13Pendant longtemps,
- 47:14les gens sont déplacés pour venir à la maison de l'Afrique.
- 47:17C'est tout délicat parce qu'on ne peut pas recevoir sans rendez-vous.
- 47:20On est quand même assez sollicités.
- 47:22Donc,
- 47:23pour faire gagner du temps à tout le monde,
- 47:24autant se déplacer à la maison de l'Afrique quand on a rendez-vous.
- 47:27Très bien.
- 47:29Et aujourd'hui,
- 47:29en tant que business model,
- 47:31en fait,
- 47:31ce que tu évoquais tout à l'heure,
- 47:32c'est quand il y a besoin de structuration,
- 47:36d'accompagnement,
- 47:37c'est moyenne en finances pour un porteur de...
- 47:38projet,
- 47:40est-ce que tu peux expliquer quels sont les différents dispositifs qui existent et puis comment ça marche ?
- 47:45Parce que j'imagine qu'à la suite de cet épisode de podcast,
- 47:48les demandes vont affluer et qu'on sache quand même quelles sont les modalités.
- 47:54Alors,
- 47:55on va dire la modalité la plus classique.
- 47:58Vous entendez ce magnifique podcast.
- 48:02Le matin,
- 48:03vous vous dites,
- 48:03waouh,
- 48:03j'ai un super projet.
- 48:05Pour la Guinée,
- 48:07tiens,
- 48:08je vais consulter la Maison de l'Afrique.
- 48:10Donc,
- 48:10vous allez sur le site de la Maison de l'Afrique.
- 48:11Et là,
- 48:12vous nous envoyez un mail en disant,
- 48:13voilà,
- 48:14moi,
- 48:14j'ai un projet pour aller dans tel domaine d'activité en Guinée.
- 48:18Est-ce qu'on peut se rencontrer ?
- 48:20Donc,
- 48:20on va fixer d'abord un rendez-vous qui va être en visio.
- 48:25On va discuter un peu du projet.
- 48:27On va vous demander,
- 48:28vous envoyer un pitch projet.
- 48:30Donc là,
- 48:30on va…
- 48:31On va se retrouver,
- 48:32si vous passez ce cap-là,
- 48:34on va se retrouver pour parler du projet et pour bien identifier l'étape où est le projet.
- 48:41Et à ce moment-là,
- 48:42on va vous faire une proposition de l'accompagnement que l'on peut faire.
- 48:48Donc,
- 48:48si vous êtes au stade où on doit vous accompagner pour lever des fonds,
- 48:51je prends cet exemple-là parce que souvent,
- 48:54on est approché pour ça.
- 48:57On dit,
- 48:57mon projet ne se réalise pas parce que je n'ai pas des fonds.
- 49:00Je déçois beaucoup les gens parce que je dis que ce n'est pas l'argent le problème.
- 49:06Ce n'est pas l'argent le problème.
- 49:07On peut vous mettre en relation avec des banques,
- 49:09avec des fonds,
- 49:09etc.
- 49:10Mais ce n'est pas ça le problème.
- 49:11C'est la qualité de votre projet.
- 49:14C'est les objectifs visés par votre projet.
- 49:17C'est ce que votre projet apporte dans le marché que vous visez.
- 49:24C'est le profil de ceux qui portent le projet.
- 49:27Parce que ce n'est pas facile à entendre.
- 49:30Mais on ne prête de l'argent qu'à des gens en qui on a confiance.
- 49:35Souvent,
- 49:35j'entends dire qu'on prête de l'argent à ceux qui peuvent rembourser.
- 49:38Non,
- 49:38on prête de l'argent à ceux en qui on a confiance.
- 49:41Parce que cette confiance,
- 49:44elle se traduit par le fait qu'on pense qu'il mettra tout en œuvre pour réussir son projet,
- 49:49donc il nous remboursera.
- 49:52Parce qu'il y a des gens qui ont beaucoup d'argent,
- 49:53mais qui ont énormément de dettes,
- 49:55parce que c'est des mauvais payeurs.
- 49:57Donc,
- 49:57une fois qu'on a qualifié votre projet,
- 50:00on va se mettre d'accord sur l'accompagnement.
- 50:02Si on prend l'exemple d'un accompagnement à lever des fonds,
- 50:05on a ce qu'on appelle un retainer.
- 50:07C'est comme un frais de dossier par lequel on va commencer à les utiliser pour,
- 50:12moi,
- 50:13je vais aller chercher tel et tel consultant pour structurer votre projet.
- 50:16Parce qu'un projet doit être présenté.
- 50:19de telle et telle manière,
- 50:20notamment sur le business model et le business plan,
- 50:22en général,
- 50:23quand on est porteur de projet,
- 50:24on ne sait pas faire ça.
- 50:26Ça,
- 50:26c'est une expertise.
- 50:27Mais parce que j'aurai une qualité d'écriture de mon business model et de mon business plan,
- 50:32ça va faciliter ma levée de fonds.
- 50:34Et ça,
- 50:34ça se paye.
- 50:36Et souvent,
- 50:36là,
- 50:39on en perd déjà un certain nombre.
- 50:41Et ensuite,
- 50:42on va faire appel à notre écosystème de fonds,
- 50:44de banques,
- 50:45etc.,
- 50:45qui disent,
- 50:46super,
- 50:46ce projet,
- 50:47j'y vais.
- 50:48Et après,
- 50:48il y a plusieurs formules,
- 50:49soit il vous faut un prêt,
- 50:52soit c'est une equity,
- 50:54rendre votre capital,
- 50:55etc.
- 50:56Tous les modèles sont possibles.
- 50:58Et puis,
- 50:58il y a d'autres projets sur lesquels,
- 51:00quand on sort de la première réunion,
- 51:02on se rend compte que finalement,
- 51:04le projet n'a pas besoin d'argent,
- 51:05il a besoin de temps et de maturation,
- 51:09parce que je dis souvent,
- 51:12les premiers revenus d'une activité,
- 51:14c'est le chiffre d'affaires qu'elle génère.
- 51:17On ne peut pas monter un projet pour aller demander un prêt.
- 51:20On monte un projet parce que ce qu'on propose dans son marché va générer du chiffre d'affaires qui va donner du résultat à l'activité.
- 51:28C'est ça la raison d'être dans le projet.
- 51:29Si c'est pour lever des fonds,
- 51:31il n'y aurait pas tant de fonds blancs en Afrique.
- 51:33Ce n'est pas l'argent qui règle le problème.
- 51:36Ce qui règle le problème,
- 51:37c'est tout ce dont on a parlé en entant de podcast sur lequel il faudrait presque des heures et des heures de cours pour le comprendre et l'entendre.
- 51:47Donc,
- 51:47une fois qu'on a bien discuté du projet,
- 51:51bien compris les teneurs aboutissants du projet,
- 51:53on va venir clarifier l'accompagnement possible ou pas de la Maison de l'Afrique et de son écosystème.
- 51:59Parce que tout ça,
- 52:00on ne le fait pas seul.
- 52:01On le fait avec des partenaires consultants,
- 52:04on le fait avec des institutions.
- 52:05Quand c'est en Afrique,
- 52:06puisque les actionnaires de la Maison de l'Afrique sont des chambres de commerce,
- 52:10si votre projet est dans un pays d'un de nos actionnaires,
- 52:14donc voilà un boulevard aussi.
- 52:16pour vous faire entrer à côté d'experts de chambre de commerce pour vous accompagner sur le projet.
- 52:21Donc souvent,
- 52:21je dis,
- 52:23l'accompagnement est presque plus important que les sous finalement que vous allez lever.
- 52:29Mais ce n'est pas toujours facile à entendre de prime abord,
- 52:32mais beaucoup des projets qu'on a accompagnés aujourd'hui sont successifs,
- 52:35pas tant par les fonds qu'on a levés,
- 52:38mais par l'écosystème qu'on a mis autour du projet.
- 52:41Avec Maison de l'Afrique,
- 52:42ce que tu me disais,
- 52:43c'est que vous avez différentes initiatives et que vous pouvez intervenir sur différents secteurs d'activité.
- 52:51Moi,
- 52:51c'est vrai que mon focus,
- 52:52c'est les industries culturelles et créatives.
- 52:54Et je sais qu'il y a eu une initiative qui s'appelle Culture Pagne,
- 52:57sur laquelle la Maison de l'Afrique a été partenaire,
- 53:01voire même plus à l'initiative d'eux.
- 53:04Est-ce que tu peux m'en parler ?
- 53:07Oui,
- 53:07Ramata,
- 53:09c'est une belle histoire,
- 53:10cette histoire de culture Pâques.
- 53:11En fait,
- 53:12elle démarre comment ?
- 53:13La Maison de l'Afrique est partenaire d'un événement à Abidjan que je trouve extraordinaire,
- 53:17qui est le Festival Abidjan Pâques.
- 53:19Nous accompagnons depuis trois ans ce festival qui,
- 53:22pendant deux jours,
- 53:23célèbre le Pâques.
- 53:25Et dans cet accompagnement-là,
- 53:28il y a deux ans en arrière,
- 53:29la Maison de l'Afrique décide d'y amener des personnes qui comptent dans l'industrie de la mode et du Pâques.
- 53:36J'y amène Alpha D,
- 53:38que tout le monde connaît,
- 53:39premier couturier africain de classe internationale.
- 53:43Et j'amène Anne Grosfilet,
- 53:44qui est l'experte du pagne et des tissus dans le monde,
- 53:48anthropologue et docteur,
- 53:49chercheur en pagne.
- 53:50Et à la sortie de ce festival
- 53:53Culture Pagne,
- 53:55en écoutant Anne Grosfilet,
- 53:57je ne suis pas un expert de toutes ces questions-là,
- 54:00vu d'un côté scientifique,
- 54:02mais je découvre tout le bagage de liens entre le...
- 54:06la docteure scientifique de l'histoire du paille et des tissus,
- 54:12mais aussi liée à l'histoire africaine.
- 54:16Et en discutant avec Anne,
- 54:17je lui dis,
- 54:18mais ce que tu racontes là,
- 54:21comment on pourrait le rendre accessible au plus grand nombre ?
- 54:24Parce que finalement,
- 54:25on est peu à savoir à quel point le paille et le tissu est un titre de l'histoire africaine.
- 54:32De là naît l'idée de faire un programme vidéo.
- 54:37Donc,
- 54:37on décide de faire une série de 15 vidéos dont la Maison de l'Afrique est propriétaire et dont le contenu est propriété intellectuelle de Anne Grosfilet,
- 54:49qui avec son mari Claude Boli,
- 54:52qui lui est historien,
- 54:53écrit tout le storytelling.
- 54:55Donc,
- 54:55on a 15 épisodes qui sont écrits.
- 54:57La Maison de l'Afrique a financé les trois premiers épisodes qui sont visibles sur nos...
- 55:02sur nos réseaux sociaux.
- 55:03Et là,
- 55:04nous sommes en recherche de fonds pour financer les 12 autres programmes pour compléter les
- 55:1015 vidéos courtes pendant lesquelles
- 55:13Anne Groffilé et
- 55:15Claude Boli viennent expliquer le lien entre le tissu et l'histoire de la construction africaine.
- 55:22Donc,
- 55:23on vient de découvrir,
- 55:24par exemple,
- 55:25quand arrivent tous ces tissus colorés en Afrique parce qu'à la base,
- 55:30finalement,
- 55:30en Afrique...
- 55:31qui est connu par des vêtements de couleurs flamboyantes.
- 55:36En réalité,
- 55:37l'histoire du textile africain est en blanc,
- 55:42en fait.
- 55:42Et ça,
- 55:43c'est absolument extraordinaire.
- 55:45On vient découvrir comment les outils de tissage ont été amenés plutôt par les religions,
- 55:51comme l'islam,
- 55:52par exemple,
- 55:52chose que moi,
- 55:53j'ignorais.
- 55:54Donc,
- 55:54c'est un programme absolument fabuleux qu'on a monté de toute façon.
- 56:00pièces,
- 56:01donc avec deux experts,
- 56:02et qu'aujourd'hui,
- 56:03nous cherchons à financer pour terminer le programme.
- 56:06Très bien.
- 56:07Donc,
- 56:07ce que tu évoquais,
- 56:08c'est que les trois premières vidéos,
- 56:09en fait,
- 56:10d'Anne Groschilet et de son mari historien,
- 56:14M.
- 56:14Gauly,
- 56:14elles sont aujourd'hui accessibles sur YouTube.
- 56:17Donc,
- 56:18je mettrai en fait le lien en note de l'épisode du site internet de la Maison de l'Afrique et aussi de la chaîne YouTube,
- 56:24afin qu'on puisse découvrir ces trois premiers épisodes.
- 56:28Au niveau du financement que vous cherchez,
- 56:29c'est plutôt du financement entreprise ou des particuliers en fait ?
- 56:34Alors,
- 56:34on n'a pas fait de crowdfunding pour l'instant.
- 56:38Moi,
- 56:38je cherchais plutôt un mécène pour pouvoir associer une marque.
- 56:43Puisqu'on est dans le domaine du paille,
- 56:44du tissu,
- 56:45etc.
- 56:45Je pense que ça fait sens que ce soit une paille,
- 56:47que ce soit une marque.
- 56:48On cherche une marque,
- 56:49un mécène en tout cas,
- 56:50qui a envie de mettre à disposition 150 000 euros pour que ce soit financé ce programme-là au bénéfice de tout le monde.
- 56:58Ou ça peut être aussi une chaîne de télévision ou un média de diffusion.
- 57:02Ça pourrait être
- 57:04Canal, ça pourrait être Netflix,
- 57:06ça pourrait être
- 57:07France 2.
- 57:09Voilà un contenu éducatif qui,
- 57:12par le tissu et le pagne,
- 57:15vient d'ailleurs raconter l'histoire de l'Afrique.
- 57:18Moi,
- 57:18je trouve que c'est un sujet passionnant.
- 57:20Tu prêches une connexion.
- 57:23Donc,
- 57:23les fonds peuvent venir de là.
- 57:25Pour l'instant,
- 57:26on n'a pas de retour successful,
- 57:28mais on ne désespère pas.
- 57:30On a des très très bons contacts.
- 57:32Après,
- 57:32on est aussi agile sur la modélisation de ce qu'on a fait dans les trois premiers épisodes.
- 57:37S'ils doivent évoluer,
- 57:39ça,
- 57:39c'est aussi possible.
- 57:41Toujours est-il qu'il y a une belle matière aujourd'hui à partager.
- 57:44Et ce programme-là est vraiment né de l'initiative de la Maison de l'Afrique de Havel.
- 57:48Très bien.
- 57:49Et en plus,
- 57:49il y a quelque chose d'éducatif qui demande,
- 57:51presque donne envie à...
- 57:52Faire en sorte qu'ils soient accessibles dans des écoles.
- 57:55Parce que moi,
- 57:56pour travailler dans de nombreuses écoles de mode,
- 57:59moi,
- 57:59je pousse de plus en plus pour qu'il y ait des heures qui soient prévues pour qu'on parle d'autre chose que de la mode occidentale.
- 58:06Alors bon,
- 58:06moi,
- 58:06j'arrive en disant,
- 58:07je vous parle d'Afrique,
- 58:07mais on peut parler de Chine,
- 58:09on peut parler d'Amérique latine,
- 58:11on peut parler de plein de choses qui ne sont pas la mode occidentale pour éveiller les esprits.
- 58:17de profils créatifs qui ont besoin d'être nourris par autre chose que finalement je reste dans mon cercle et dans mon univers.
- 58:23Alors je fais toujours attention à ce qu'on...
- 58:27Ça me permet d'aborder aussi le sujet de l'appropriation culturelle,
- 58:30d'être dans les logiques de quand on ne sait pas et quand on n'a pas effectivement de films,
- 58:37de livres,
- 58:37de matières qui permettent de finalement raconter l'histoire et qui va permettre aussi de servir un peu de...
- 58:44de preuves,
- 58:45quand on n'a pas ça,
- 58:46c'est facile pour d'autres de venir s'accaparer.
- 58:49Et il n'y a personne qui peut dire
- 58:51« Ah bon,
- 58:52ça c'était à vous,
- 58:53mais comment ça ? »
- 58:54On ne sait pas,
- 58:55en fait.
- 58:55Donc on a besoin,
- 58:56effectivement,
- 58:57de contenu.
- 58:58Et effectivement,
- 58:59ça coûte de l'argent.
- 59:00Et ça,
- 59:00on n'en est pas forcément conscient.
- 59:03L'Occident,
- 59:04dans leur manière de s'auto-promouvoir,
- 59:08il dépense énormément d'argent.
- 59:10à promouvoir leur nourriture,
- 59:13leurs vêtements,
- 59:14leurs films,
- 59:15leur art.
- 59:17Et du coup,
- 59:17il y a une certaine hégémonie.
- 59:19Et parfois,
- 59:20je pense qu'on a du mal à le faire,
- 59:22mais ça commence à bouger au niveau des industries culturelles et créatives africaines.
- 59:26Parce que je peux entendre qu'il y ait d'autres sujets qui soient prioritaires,
- 59:30mais en même temps,
- 59:31ça fait quand même partie d'un soft power.
- 59:34et qui est important de mettre en avant.
- 59:37Et après,
- 59:38on s'interroge moins sur ces questions d'appropriation culturelle parce que nous,
- 59:40on a fait notre travail aussi de protéger notre savoir-faire.
- 59:46Moi,
- 59:46je suis moins intelligent que toi.
- 59:48Je n'entends pas qu'il y ait d'autres priorités que ça.
- 59:50Je ne vois pas qu'est-ce qui est plus prioritaire que de savoir qui on est.
- 59:58Il n'y a rien de plus prioritaire que ça.
- 1:00:00On doit que deux choses à ces enfants.
- 1:00:02Si on considère que les Africains sont les enfants de l'Afrique,
- 1:00:07moi en tout cas j'essaie de faire pour les biens dans l'éducation,
- 1:00:09c'est une conviction forte que j'ai.
- 1:00:12À ces enfants,
- 1:00:14la première chose qu'on doit,
- 1:00:15c'est des racines.
- 1:00:17Ils doivent savoir qui ils sont,
- 1:00:19d'où ils viennent,
- 1:00:20pourquoi ils sont là.
- 1:00:22Et la deuxième chose qu'on leur doit,
- 1:00:23ce sont des ailes.
- 1:00:25les plus grandes possibles pour qu'ils s'envolent,
- 1:00:27qu'ils s'en aillent le plus loin possible de nous,
- 1:00:29si possible.
- 1:00:30Alors qu'on fait l'inverse.
- 1:00:33On nie les racines,
- 1:00:35on ne parle pas,
- 1:00:36on ne dit rien,
- 1:00:37on ne sait rien de ce qu'on est.
- 1:00:39Personne n'est tombé du ciel,
- 1:00:40on est de quelque part.
- 1:00:41Et les ailes,
- 1:00:42surtout,
- 1:00:42on les coupe pour qu'ils restent à côté de nous et soient bien serviables.
- 1:00:46Donc,
- 1:00:47il n'y a rien de plus prioritaire qu'à travers un programme comme
- 1:00:51Culture Paine.
- 1:00:53Ça raconte 1000 ans d'histoire de l'Afrique.
- 1:00:57Qu'est-ce qui est plus précieux que ça ?
- 1:01:01Si on date un peu notre interview,
- 1:01:04on est au mois de mai de l'année 2025,
- 1:01:06actuellement à Paris,
- 1:01:08se tient,
- 1:01:09pour la première fois de l'histoire de la France,
- 1:01:11une exposition au Centre Georges Pompidou qui s'appelle le Paris noir.
- 1:01:14J'ai vu tout le monde aller le voir.
- 1:01:16C'est extraordinaire.
- 1:01:171930-2000,
- 1:01:19ce que les Africains,
- 1:01:21les afrodescendants,
- 1:01:22Les États-Unis,
- 1:01:22les Caraïbes,
- 1:01:23etc.
- 1:01:25Mais les racines,
- 1:01:26c'est fondamental.
- 1:01:27Apprendre,
- 1:01:28c'est fondamental.
- 1:01:29Donc,
- 1:01:30les industries créatives participent aussi à ça.
- 1:01:34Quand on découvre des artistes qui sont contemporains de Picasso,
- 1:01:39ce qu'ils ont fait en compétition de peinture avec lui,
- 1:01:41je ne suis pas là dans une classification,
- 1:01:43je suis là pour dire qu'il faut savoir qu'il y a eu des gens qui ont peint en même temps que le peintre le plus cher au monde et qui ont fait des choses.
- 1:01:50Après,
- 1:01:50chacun appréciera.
- 1:01:52Donc,
- 1:01:53moi je suis moins clément que toi,
- 1:01:54je pense que la première ligne d'investissement pour les Africains,
- 1:02:00c'est l'instruction et l'éducation.
- 1:02:02C'est rien d'autre.
- 1:02:03Tout le reste c'est de la prose.
- 1:02:05Sinon ça fait longtemps qu'on serait développé.
- 1:02:07Tout le reste c'est de la philo.
- 1:02:09Si vous avez un continent de gens instruits et éduqués,
- 1:02:11vous n'avez plus de problème sous développement.
- 1:02:15pas beaucoup l'ont prouvé,
- 1:02:16notamment en Asie.
- 1:02:17Donc,
- 1:02:18après,
- 1:02:19on n'aime pas tout ce qu'ils ont fait,
- 1:02:20mais clairement,
- 1:02:22les investissements en éducation,
- 1:02:23il n'y a pas de...
- 1:02:24Donc,
- 1:02:24on fait la même chose pour la musique.
- 1:02:25On a un programme qui s'appelle Africa Proud,
- 1:02:28qu'on accompagne depuis deux ans maintenant.
- 1:02:30Didi Mogreen fait un concours où il donne accès à des chanteurs africains partout en Afrique.
- 1:02:38à la diffusion de leurs titres en digital sur les plateformes.
- 1:02:41La Maison d'Afrique,
- 1:02:42la propagne,
- 1:02:43on va re-signer avec lui pour faire la deuxième édition cette année.
- 1:02:47On a l'avisage de faire la même chose dans le livre.
- 1:02:50Pour l'instant,
- 1:02:51c'est un peu prématuré de l'annoncer,
- 1:02:53mais j'ai rencontré la dirigeante d'une des premières maisons d'édition africaine sur la place de Paris.
- 1:03:02On s'est parlé samedi,
- 1:03:04parce qu'elle partait à Dujan pour le sein du livre.
- 1:03:07de Côte d'Ivoire en train de réfléchir à ça.
- 1:03:10Le champ du possible sur les institutions créatives et culturelles est tellement vaste que pour moi,
- 1:03:18c'est la priorité.
- 1:03:18Et c'est vrai,
- 1:03:20dans plein de pays en Occident,
- 1:03:22on se souvient plus de l'impact de dirigeants d'institutions culturelles.
- 1:03:28que les dirigeants d'autres institutions,
- 1:03:32parce que la culture et l'éducation,
- 1:03:34c'est ça qui fait société,
- 1:03:36en fait.
- 1:03:38Tout simplement.
- 1:03:40Et du coup,
- 1:03:41est-ce qu'on a accès à des projets qui ont été accompagnés par la Maison de l'Afrique,
- 1:03:46via le site,
- 1:03:47ou est-ce que vous communiquez du coup sur les...
- 1:03:49Non,
- 1:03:51on communique très mal sur nos succès.
- 1:03:54On ne peut pas avoir toutes les qualités.
- 1:03:57Donc c'est là qu'Africa Fashion Tour va intervenir de manière mensuelle,
- 1:04:03mettre en avant la success story de la Maison de l'Afrique.
- 1:04:07Et puis chaque mois,
- 1:04:08parce que c'est ça aussi qui permet de consolider une vision et aussi de témoigner de ce projet-là.
- 1:04:17Il était à ce stade-là quand on l'a découvert.
- 1:04:20Voilà où est-ce qu'on en est en fait.
- 1:04:21Et c'est ça qu'on a besoin de voir avec toutes les explications que tu nous as partagées là.
- 1:04:25ne pas arriver en se disant,
- 1:04:27ceux qui arrivent en se disant,
- 1:04:28moi j'ai besoin de lever des fonds,
- 1:04:29ils vont voir des exemples concrets,
- 1:04:30ce ne sont peut-être pas les fonds en premier,
- 1:04:33il faut avoir la preuve du marché,
- 1:04:35et cette preuve-là on peut la voir sans forcément dépenser trop d'argent au départ.
- 1:04:38C'est vrai qu'on n'a pas une stratégie de communication proactive sur le succès,
- 1:04:46ça c'est un peu lié,
- 1:04:47on a des défauts de sa qualité,
- 1:04:49moi j'ai grandi dans un environnement où...
- 1:04:52M.
- 1:04:52Moutkato m'a appris à ne pas faire trop de bruit et à plutôt travailler.
- 1:04:58Donc,
- 1:04:59on est dans cette logique-là.
- 1:05:00Mais c'est vrai que notre écosystème au sein de la Maison de l'Afrique,
- 1:05:03lui,
- 1:05:03bénéficie de ça.
- 1:05:05Quand on fait des événements,
- 1:05:06nous avons créé la Maison de l'Afrique,
- 1:05:08par exemple,
- 1:05:08le CERC d'Affaires,
- 1:05:09qui s'appelle CERC,
- 1:05:09LMDM
- 1:05:101174, où nous avons des entreprises qui travaillent ensemble.
- 1:05:15Et à ces événements-là,
- 1:05:16je rencontre ici un networking.
- 1:05:18beaucoup de gens qui peuvent échanger sur les succès.
- 1:05:20Donc ça se fait dans l'écosystème de la Maison de l'Afrique.
- 1:05:23C'est vrai que je n'ai pas pris le parti d'avoir une communication extérieure qui peut parfois ressembler,
- 1:05:32mais ça c'est ma perception,
- 1:05:33ça peut être fausse,
- 1:05:34à cette cacophonie de la successfull racontée sur tous les réseaux médias du moins succès qui viendraient.
- 1:05:44peut-être cacher des choses qui ne vont pas,
- 1:05:47qui sèment le tout.
- 1:05:48Peut-être que j'ai cette croyance-là qui me limite dans la communication des succès de la Maison de l'Afrique.
- 1:05:54Mais je prends note.
- 1:05:57On a besoin d'exemples.
- 1:06:00On a besoin d'exemples.
- 1:06:02C'est ça.
- 1:06:03Connaître la Maison de l'Afrique et aller sur le site,
- 1:06:05c'est une chose.
- 1:06:07Mais de voir que le petit frère,
- 1:06:09le cousin,
- 1:06:10le grand frère...
- 1:06:11Et passer par là,
- 1:06:12c'est aussi des moyens sans être dans...
- 1:06:16On ne va pas être dans une com qui est « on va vous montrer le footballeur qui a réussi à faire ce que le créateur de contenu »
- 1:06:20On va plutôt être dans comment l'entrepreneur doit travailler aujourd'hui parce qu'on a envie de donner des clés d'apprentissage,
- 1:06:29faire en sorte que si le plus grand nombre sait comment il faut faire...
- 1:06:37Nous,
- 1:06:37on veut la recette du succès.
- 1:06:38On a déjà parlé de la recette.
- 1:06:44Moi,
- 1:06:45je veux la recette.
- 1:06:45Moi,
- 1:06:45je veux la recette.
- 1:06:45Mais moi,
- 1:06:46je veux la vendre.
- 1:06:46Je reste trop en train de faire.
- 1:06:46Donc,
- 1:06:47voilà.
- 1:06:47Voilà.
- 1:06:47Mais c'est évident qu'on a un devoir.
- 1:06:49On a un devoir de transmission.
- 1:06:51On a un devoir d'exemple.
- 1:06:52Et la Maison de l'Afrique,
- 1:06:54je le dis,
- 1:06:55c'est une entreprise qui appartient à 10 États africains et à la France.
- 1:07:00C'est un modèle unique.
- 1:07:01Une entreprise qui a 50 ans,
- 1:07:05qui est autonome par ses activités,
- 1:07:07qui est panafricaine par son actionnariat,
- 1:07:09c'est vraiment quelque chose qui doit inspirer et doit vraiment donner un élément de fierté à tous les Africains.
- 1:07:16Donc,
- 1:07:16c'est possible que l'Afrique s'unisse pour bâtir une activité pérenne pendant 50 ans.
- 1:07:23Oui,
- 1:07:23c'est possible.
- 1:07:24Et ça,
- 1:07:25on a besoin d'en entendre parler,
- 1:07:26surtout par les temps qui courent.
- 1:07:28C'est vrai,
- 1:07:28c'est vrai,
- 1:07:29c'est vrai.
- 1:07:29Donc,
- 1:07:30promis !
- 1:07:31On tâchera d'être à la hauteur déjà à travers ton podcast régulier.
- 1:07:35Avec plaisir.
- 1:07:37Mais vraiment,
- 1:07:38on veut bien témoigner de ça.
- 1:07:41Tu disais que tu as repris l'entreprise un peu après le Covid,
- 1:07:45où l'entreprise était en difficulté.
- 1:07:49Aujourd'hui,
- 1:07:50après quelques années d'activité et de reprise,
- 1:07:56et j'imagine de transformation,
- 1:07:57En fait,
- 1:07:58du modèle économique,
- 1:07:59quel bilan tu fais ?
- 1:08:02Donc,
- 1:08:02tu as transformé le business model.
- 1:08:03Et du coup,
- 1:08:05j'imagine que tu as challengé les actionnaires et tu as été aussi challengé,
- 1:08:11j'imagine.
- 1:08:12Donc,
- 1:08:12quel bilan tu fais de ces quelques années ?
- 1:08:15Ça fait 4 ans,
- 1:08:16en fait ?
- 1:08:173 ans et demi.
- 1:08:19Le bilan Biparcours est très,
- 1:08:21très bon.
- 1:08:21Moi,
- 1:08:23je parle de la maison de l'Afrique.
- 1:08:25Le bilan est très très bon.
- 1:08:26Voilà une entreprise qui est aujourd'hui solide sur ses appuis.
- 1:08:29Donc on a sécurisé les actifs.
- 1:08:31La Maison de l'Afrique a sécurisé ses actifs.
- 1:08:34Je pense que les actifs,
- 1:08:35on les a multipliés au minimum par 5.
- 1:08:38On va faire une évaluation au niveau 6 des actifs de la Maison de l'Afrique.
- 1:08:41Donc ça,
- 1:08:41c'est une très très belle opération.
- 1:08:44La deuxième chose qui rassure sur le futur,
- 1:08:46c'est le modèle économique.
- 1:08:50d'intelligence stratégique qui fait le pont entre des technologies,
- 1:08:54des savoir-faire,
- 1:08:55des projets entre l'Europe,
- 1:08:57la France et l'Afrique,
- 1:08:59c'est pertinent.
- 1:09:00Parce qu'il y a une histoire de plus de six siècles avec la France pour des périphériques confins,
- 1:09:07ce qui fait que dans tous les cas,
- 1:09:12sur les questions économiques,
- 1:09:13artistiques et culturelles,
- 1:09:14la coopération entre la France et l'Afrique ne s'arrêtera jamais.
- 1:09:18Donc,
- 1:09:19d'avoir un modèle économique qui soutient ça,
- 1:09:21c'est très bien.
- 1:09:21Et comme il est adossé à un modèle d'organisation agile,
- 1:09:25c'est-à-dire qu'on travaille en mode projet,
- 1:09:27on a des consultants pour tous les sujets,
- 1:09:29je suis capable de tout adresser.
- 1:09:32Le projet le plus lourd qu'on met à la Maison de l'Afrique,
- 1:09:36c'est un projet à 15 ans pour bâtir une ville nouvelle.
- 1:09:40C'est un projet qui va chercher autour de 150 millions d'euros,
- 1:09:46ne serait-ce que pour l'implémentation.
- 1:09:4815
- 1:09:52On a un projet qu'on a instruit pour le Cameroun,
- 1:09:56c'était pour faire une clinique,
- 1:09:58mais avec les échanges,
- 1:10:00avec le fond,
- 1:10:01on s'est rendu compte qu'on pouvait plutôt faire un réseau de cliniques.
- 1:10:04Donc on allait chercher 1,25 millions d'euros,
- 1:10:07aujourd'hui on va chercher 50 millions d'euros pour faire en 5 ans un réseau de cliniques.
- 1:10:11Voilà la force d'un modèle économique celui-ci,
- 1:10:14mais ça vous le faites parce que vous avez mis un écosystème agile autour.
- 1:10:19Donc c'est les consultants autour qui nous ont challengés pour nous amener sur ce genre de projet-là.
- 1:10:24C'est solide aussi parce qu'on peut partir d'une feuille blanche pour créer des choses.
- 1:10:29Nous sommes partis d'une feuille blanche puisqu'en 2022,
- 1:10:34on s'est rendu compte qu'un des actifs importants de la Maison de l'Afrique,
- 1:10:37c'était les marques et les licences de marques.
- 1:10:40Nous avons créé
- 1:10:42Brands Africa,
- 1:10:43qui est un label qui est en train de valider à la Chambre de commerce du Bénin et des Côtes d'Ivoire.
- 1:10:48Un label qui va permettre aux marques africaines d'être identifiées,
- 1:10:52d'être accompagnées en protection et d'être promues.
- 1:10:57Et pour booster la promotion des marques africaines,
- 1:11:01nous avons créé un salon dont la première édition a lieu en Côte d'Ivoire à Pétion en octobre 2024,
- 1:11:09qui est le premier salon de licence de marque.
- 1:11:12Par ce salon-là,
- 1:11:14on ouvre une porte.
- 1:11:15aux entreprises africaines,
- 1:11:17aux marques africaines,
- 1:11:17aux territoires africains,
- 1:11:19au marché de la licence de marque.
- 1:11:21Le marché de la licence de marque dans le monde,
- 1:11:22c'est 350 milliards de dollars.
- 1:11:25L'Afrique fait zéro.
- 1:11:28Donc,
- 1:11:28j'arrête là les exemples parce qu'il y en aurait beaucoup.
- 1:11:31Donc,
- 1:11:32l'avenir,
- 1:11:32il est radieux.
- 1:11:34Les bases de gestion sont celles,
- 1:11:35l'organisation,
- 1:11:36elle est simple,
- 1:11:36les visibilités,
- 1:11:37elle est bonne,
- 1:11:38le modèle économique,
- 1:11:39il tient la route.
- 1:11:41Maintenant,
- 1:11:41il faut des hommes et des femmes qui nous amènent nos projets.
- 1:11:46vous mettre dans le carburateur et puis on avance.
- 1:11:50Que de bonnes nouvelles.
- 1:11:51Décidément,
- 1:11:52cette recette du succès,
- 1:11:52tu vas pouvoir la vendre dans ton château.
- 1:11:54En tout cas,
- 1:11:55avec grand plaisir.
- 1:11:56Avec grand plaisir.
- 1:11:57Je répète.
- 1:11:59Je répète avec beaucoup de tranquillité.
- 1:12:01Beaucoup de tranquillité.
- 1:12:03Je suis intimement convaincu pour l'avoir éprouvée pendant 35 ans.
- 1:12:09Quand vous appliquez des bonnes recettes de gestion,
- 1:12:12de vision,
- 1:12:13d'organisation et de management,
- 1:12:15l'entreprise est aussi en secteur.
- 1:12:17Vous ne pouvez pas être coup.
- 1:12:18C'est impossible.
- 1:12:19Ce sera le mot de la fin.
- 1:12:20On va rester là-dessus.
- 1:12:21Je te remercie.
- 1:12:24Merci à toi.
- 1:12:25À très bientôt.
- 1:12:28À bientôt.
- 1:12:28En Afrique,
- 1:12:28ouais.
- 1:12:28Oui.
- 1:12:30Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 1:12:32Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 1:12:39Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 1:12:42vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 1:12:46Je vous invite également à cliquer sur les 5 étoiles pour donner de la force.
- 1:12:50Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.