Latest / Cap sur Ikigai / Quand une épreuve de vie devient un engagement pour les autres
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- Violaine: Et bonjour et bienvenue pour ce nouvel épisode de Capsule Icky Guy. Aujourd'hui j'ai le grand plaisir d'accueillir Patricia Assensuferé, est une femme très occupée, qui a plusieurs casquettes, plusieurs étiquettes que je vais nommer un peu comme ça évidemment. On y reviendra. Entrepreneur social, assaupreneur conférencière et surtout, surtout ce qui nous intéresse, fondatrice d'Envie de résilience dont l'objet c'est de... Dans cet épisode un peu particulier, je reçois Patricia Asensi-Ferry. Contrairement aux précédents épisodes, je n'ai pas accompagné Patricia dans sa réflexion autour de sa raison d'être pour trouver un job qui serait au service de sa vie et pas l'inverse. Son cheminement, il s'est dessiné autrement. C'est un accident de la vie, un cancer et sa capacité remarquable et remarquée à transformer un citron amer en limonade. PATRICIA ACENSI-FERRE: Merci Violaine: résilience professionnelle, donc au sein du monde du travail, au sein des organisations professionnelles. Ça nous intéresse, nous, forcément, à capture Ikigai parce que le travail, le monde du travail, c'est un de nos terrains de jeu, voilà, quotidien. Et Dieu sait que j'accueille ici des personnes qui pourraient parler de cette résilience, alors plus ou moins... qui l'ont conduite à créer sa juste place dans le Si je tenais à recueillir son témoignage aujourd'hui, c'est pour cette raison-là, mais aussi parce que chacune, à notre manière, elle, au sein des entreprises, et moi plutôt au niveau individuel, nous accompagnons la vulnérabilité au travail. Et aussi parce qu'elle et moi, nous partageons cette même conviction, devenue au fil du temps... fortes ou pas, sais pas si ce serait intéressant de discuter, ou tout cas diverses. Je voudrais faire un petit retour en arrière avant de venir sur le sujet qui nous préoccupe, sur le fait que nous on aurait pu se connaître dans les couloirs de nos assemblées, toi au Sénat, moi à l'Assemblée. Donc, engagé, tu l'étais déjà avant, on veut dire ça comme ça, c'est aussi ce qui me caractérise. Mais... tout cas, moi, véritable combat. Le travail doit pouvoir être un facteur d'apprentissage et d'épanouissement. le travail doit pouvoir épanouir non nuire à l'humain. L'engagement de Patricia, il date pas d'hier. Voilà, tu étais sur ton chemin et une épreuve s'est présentée à toi. Et c'est de cette épreuve qu'est née petit à petit ta reconversion. Est-ce qu'on peut revenir à cette époque-là et pour que tu puisses peut-être un peu nous dire à ce moment-là, qui étais-tu ? À quoi ressemblait ta vie ? Et quel était ton combat ? Déjà, dans nos jeunes années, elle portait ses valeurs au Sénat pendant que moi-même, j'étais à l'Assemblée nationale. Mais c'est un accident de la vie, donc un cancer, qui va profondément transformer son regard et orienter le reste de son parcours. De cette épreuve naîtront deux missions qui n'acquitteront plus. D'une part, la santé des trop longtemps négligées par la recherche, et la capacité des entreprises à reconnaître, accepter, prévenir et accompagner la vulnérabilité humaine en leur À travers l'association Envie de résilience, Patricia oeuvre depuis plusieurs pour faire de ce sujet un enjeu collectif et non une simple responsabilité individuelle. ⁓ PATRICIA ACENSI-FERRE: Wow ! Bonjour déjà Violaine. qui est déjà posé la question de dire qui es-tu en ce jour d'enregistrement ? Je me serais posé deux trois fois, voilà, deux trois secondes pour réfléchir. Là qui j'étais avant le 14 février 2013 ? Puisque ce point de bascule, il est daté, c'est une date historique. Alors 14 février, pour la Saint-Valentin, 2013 pour les superstitieux. Donc Saint-Valentin plus superstition. Violaine: ... Car si la vulnérabilité fait partie de la condition humaine, il normal que les organisations aient aussi un rôle à jouer. Dans cet épisode, nous parlons des points de bascule qui changent une vie, de l'engagement comme moteur, de la maladie et de la double peine vécue par ceux qui tombent malades et se retrouvent placardisés à leur retour au travail. Nous avons con aussi Maxime Revers. PATRICIA ACENSI-FERRE: Égal annonce d'un cancer du sein effectivement deux mois après la naissance de ma fille. Donc j'étais une jeune maman, ça c'est le cas. J'étais déjà inamoureuse, c'était le cas. J'étais déjà placardisée par mon employeur, c'était le cas puisque moi après le Sénat j'ai travaillé pour un établissement public culturel. Et en 2012 il y a eu un changement de majorité et comme ils ont été très courtois, ils ont placardisé ceux qui avaient été recrutés par la personne qui était là avant. j'étais sans doute en souffrance professionnelle, ça c'est sûr, en souffrance éthique, ça c'est sûr. J'étais combattante, mais combattante un peu abîmée, combattante qui tapait la tête dans le... ⁓ Violaine: l'art d'apprendre à danser sous la pluie, la performance humaine durable et même notre lassitude commune, fesse à un mot parfois devenu beaucoup trop galvaudé, celui de la résilience ou celui de la bienveillance en entreprise qui, en tout cas à mon avis, ne peut pas exister dans cet ordre-là. Une conversation donc profonde, lucide et profondément humaine qui nous rappelle que là où la vie nous fait trébucher se cache parfois PATRICIA ACENSI-FERRE: dans des monuments historiques en disant tout ça n'est pas logique, tout ça n'est pas juste, tout ça est irrationnel, pourquoi ça fonctionne comme ça ? Il n'y a pas de raison que ça fonctionne comme ça. J'étais, j'étais, j'étais un peu, j'étais un peu tout ça, qu'est-ce que j'étais d'autre ? J'étais parisienne, je ne le suis plus. Qu'est-ce que j'étais d'autre ? Qu'est-ce que j'étais d'autre ? Ouais, j'étais, j'étais, j'étais tout ça, j'étais, j'étais, j'étais en... Violaine: pour qui de la regarder en face, une invitation à emprunter enfin son propre Mmh. PATRICIA ACENSI-FERRE: En début de conscience peut-être un petit peu de qui je suis et en tout cas c'est vraiment c'est clairement un point de bascule en fait. Moi j'aime bien quand on parle de résilience parler de voilà de ce qui va se développer de nouveau en dépit d'une circonstance extraordinaire, exceptionnelle, traumatique. C'est le point de départ de qui je suis résolument aujourd'hui, c'est comme si... ⁓ Avant j'avais les racines et un peu de tronc et que maintenant voilà j'ai déployé tout ça, ça révélait tellement de choses, tellement de choses. Violaine: Et quelque chose où je me retrouve aussi dans le sens où peut-être que dans une première partie de la vie, peut-être de manière aussi, de manière un peu naïve, on attend de la vie qu'elle se passe d'une certaine manière avec certaines règles et on prend pour acquis un certain nombre de choses. que si on postait l'acte on devrait arriver là. Et donc on est un petit peu dans ce truc, le monde ne fonctionne pas comme on veut mais pas en mode je... Du coup ça me donne des ailes pour avancer puis le transformer mais plutôt un peu en mode Calimero. Est-ce qu'on pourrait le dire comme ça ? PATRICIA ACENSI-FERRE: Ça fait écho, mon nom de jeune fille c'est Feré. Donc en fait par rapport à ce que tu dis, pense qu'en la première partie de notre vie, on va reproduire les rails, va ou reproduire les rails ou opposer à produire d'autres rails, mais en tout cas je pense qu'on est dans des comportements qui sont plus automatiques et puis peut-être avec cette croyance, peut-être qu'il a un chemin ou un autre, qu'il y a une direction ou une autre, qu'il y a des bichurcations. Et là où je tombais il a pas très longtemps, il a un auteur que j'aime beaucoup. un philosophe qui s'appelle Maxime Rovert, je que c'est Maxime, j'ai un petit doute sur le prénom, et qui donne en fait l'image de se dire, en fait, est-ce qu'on a tendance à vouloir dans la vie te dire à un moment, bon alors, où est-ce que je vais ? Est-ce que c'est par là ou est-ce que c'est par là ? Comme si à l'entrée de la forêt, je choisir une direction. Et en fait, il fait un parallèle avec l'océan, en disant que finalement, est tous, on pourrait tous être des chapeaux dans l'océan, des chapeaux différents, on n'aurait pas le même, la même couleur, la même forme, la même épaisseur, la même texture. ⁓ et on est par contre tous fait tributaires quand même d'une pression atmosphérique, de creux de vagues, de vents, de différents éléments qui font qu'en fait on est toujours à la fois dans une interaction, dans des interdépendances et que finalement il n'y pas un moment, il n'y a pas de carrefour dans l'océan en fait. Mais par contre ce moment où finalement je prends conscience et c'est peut-être un peu... Voilà, on va faire un peu nos philosophes ou nos psychos illustrés et sortir les travaux de Cynthia Fleury quand elle parle de l'individuation. Mais ce moment où finalement, de par l'épreuve, de par la rencontre avec moi-même, il va se passer quelque chose et peut-être qu'il va y avoir un petit peu plus de conscience dans les choix que je fais, même si on se rassure, on se prend toujours les pieds dans le tapis parce qu'un tapis cache un autre tapis qui cache un autre tapis. Mais je pense qu'effectivement, il a quelque chose qui se joue là de... Violaine: Merci beaucoup. PATRICIA ACENSI-FERRE: peut-être d'un peu plus de conscience, d'un peu plus de sagesse, d'un peu plus d'expérience d'aller regarder un peu différemment et de... ouais c'est peut-être moins tracé et il y a peut-être plus d'indulgence avec ça et en tout cas de moins d'attente que ça se passe à tout prix comme ça d'une ou d'une autre en fait. Violaine: et qu'on ne doit rien et qu'il a rien de tracé qu'on est des êtres d'évolution au milieu d'une vie qui a son sac, son ressac, tu parlais de l'océan, évidemment ça me parle beaucoup, je suis près de l'eau comme toi d'ailleurs, la forêt, oui c'est vrai, c'est vrai, c'est je me croise de la forêt que de l'eau, même si... Ouais, une forme aussi peut-être de souplesse, d'apprendre un peu à danser... PATRICIA ACENSI-FERRE: Moi je prends de la forêt, moi je suis bretagne, maintenant je suis bretagne des forêts, tout près de Brosselure. Violaine: danser avec la vie. PATRICIA ACENSI-FERRE: Sous la pluie, bah ouais mais c'est ça d'apprendre à danser sous la pluie, effectivement après c'est toujours ce sujet de dire qu'est-ce que la vie, la seule certitude aujourd'hui c'est l'incertitude, donc qu'est-ce que la vie va nous apporter, qu'on trimballe aussi parce que finalement il y ⁓ ce qu'on vit, il les environnements dans lesquels on et puis il a aussi les quelques mâles, le stock un petit peu d'histoire, de secrets de famille, tout ça qui viennent aussi finalement un peu un peu conditionner notre équipement nos comportements. C'est que c'est notion de souplesse, d'agilité, d'acceptation. On est plus sur quelque chose. Et puis surtout de se dire, c'est effectivement... Violaine: Mmh. PATRICIA ACENSI-FERRE: comme ça, il a un moment sans être dans la fatalité de dire que c'est écrit ou machin, mais de se dire qu'il moment il y a des états de fait, il a des principes de réalité. Et qu'est-ce ⁓ en fait ? Et moi ce qui m'intéresse c'est sur quoi on peut prendre appui ? Quels sont mes besoins ? Quelles sont mes ressources pour pouvoir faire face à la nouvelle vague, nouveaux creux de vague ? Parce que d'autres. ⁓ Violaine: forcément il en aura, c'est une certitude. La seule certitude qu'on ait c'est bien ça. Et la solution, c'est plutôt la fin qu'on connaîtra tous à un moment. Si je reviens à cette épreuve de vie et à ce qui en découlait, comment ça germe en toi ? Comment tout ça petit à petit ? Parce que quand on regarde ça sur le papier, on se dit ok, on comprend en fait, on comprend que PATRICIA ACENSI-FERRE: Hum. Hum. Violaine: qui est passé par toi, tu as envie de le transformer en faire une matière parce que c'est la meilleure manière de lui donner du sens. c'est né ? Comment ça s'est aligné ? Comment tu as pris confiance en toi pour se dire « ça c'est mon truc, je vais le faire et puis va marcher PATRICIA ACENSI-FERRE: Je pense qu'au démarrage ça s'est fait un peu à l'insu de mon plein gré selon la formule consacrée. Au début es dans le combat, donc en fait tu ne te poses pas de questions. Au début c'était soigner, après c'était refuser le placard, après c'était de se dire que ce que j'ai vécu moi, je m'en sors très bien parce que j'ai eu cette chance d'avoir socle familial en titane. D'avoir homme qui m'aime profondément, d'avoir eu dès le départ... Violaine: ... PATRICIA ACENSI-FERRE: marre dès le départ, dès démarrage, là y a l'émotion qui vient, mais cette certitude que même avec un sein en moins, je resterai la femme la plus belle dans ses yeux et que ce n'était pas une formule et que c'était une réalité. Donc moi j'ai eu cette chance là d'avoir ce socle là. du coup pour pouvoir affronter le fait que dans le monde du travail, cette réalité, c'était pas du tout la même. donc, spontanément comme d'autres, et je les remercie, on est quelques-uns, quelques-unes à se dire de ça, qu'est-ce qu'on peut en faire pour éviter que d'autres subissent aussi une double peine de la même manière. Et donc spontanément, ça a été de se dire, on va questionner, comment on revient au travail après longue absence. comment on peut accompagner la personne à être plutôt dans un deuxième effet Key School qu'une double peine, comment on peut accompagner, former, manager, équipe, acculturer un peu tout le monde, etc. sur ces sujets. Donc ça a été une des pierres, on va dire, de la construction qui m'a amenée vers Envie de résilience jusqu'au moment où je me suis rendu compte que quoi qu'en disaient les beaux rapports RSE, même de l'époque, quoi qu'en disait la pub marketing sur « fait bon travailler chez nous Globalement, quand une vulnérabilité survenait, tu la gardais dans ta poche parce qu'autr'un va y ter une carte de visite, tu donnes le meilleur de toi-même et tout ça, il que ça avance. Et là, je me suis dit, pour moi, c'était tellement dissonant et je voyais déjà... Alors, c'était il a près de 10 ans, donc en fait, les questions des burn-out, etc., on n'en parlait pas autant, mais on voyait quand même que les enjeux de santé mentale, il y avait quand même des trucs qui se détraquaient quand même pas mal dans les indicateurs. globalement, on pouvait signer des chartes super-cancératoires. Par contre, les questions de santé mentale, déjà, c'était un petit peu compliqué. Et en fait, je me suis dit, je ne vais jamais réussir à convaincre du bien fondé d'aller manager, d'aller accompagner les vulnérabilités. Enfin, ça marchera pas. Et en fait, je me suis dit, c'est quand couillon, parce que de l'autre côté, j'avais repéré cette mécanique de la résilience en me disant que... La résilience pour moi c'était vraiment quelque chose qui venait remettre de l'huile dans les rouages de la performance et que si on arrivait à activer ce processus-là au sein de l'entreprise, si l'entreprise était à côté du collaborateur justement pour favoriser ça, on pouvait faire quelque chose. Et donc mon idée ça a été de me dire écoute tu vas pas convaincre les entreprises du bien-fondé de la vulnérabilité, on va les repérer ceux qui en dépit d'un dépôt de bilan, d'un handicap, d'une problématique d'édurance ou que sais-je. continue de contribuer à la performance, mais la performance en 3D quoi. Économique ça va de soi parce que bon, c'est l'ère de la guerre et on est dans un principe de la réalité. Performance sociétale parce que déjà à l'époque on avait quand même un peu cette conscience là et aujourd'hui c'est une réalité. Mais la troisième dimension qui aujourd'hui pour moi est fondamentale et ça vient rejoindre finalement mon engagement on va dire historique d'ancienne assistante parlementaire, c'est la performance sociale. Et de se dire, il se passe sur le terrain du travail aujourd'hui. Violaine: ... PATRICIA ACENSI-FERRE: des choses qui sont liées aux pathologies de la vie, ok, mais il a des choses qui sont liées aussi à la pathologie du travail et qui sont liées aussi à nos fonctionnements, à nos transformations. Hier, on nous demandait de travailler comme des bêtes, aujourd'hui on nous demande de travailler comme des machines. On comprend pas pourquoi les jeunes veulent pas s'engager, on comprend pas pourquoi on crame, bah si en fait, la borne des surengagés qu'on a été a poussé les murs des limites et en fait tout ça va pas bien. Donc en fait... Tout ça chemin faisant, me suis dit, en fait, voilà, allons repérer des histoires qui racontent autre chose parce qu'on aime bien les happy ends et on va avoir besoin de mesures d'impact pour convaincre effectivement Monsieur ou Madame CAC 40 que ces sujets-là ne pas des sujets de charité, sont pas des sujets de « on est des gens bien et on met ça dans nos rapports RSE. Ces sujets sont en fait éminemment stratégiques si on veut performer durablement et je pense que tous ceux qui font du business quand même un intérêt à ce que ça dure. Si on n'a pas de gestion de risque humain, ça ne durera pas et en tout cas tous ceux qui auront la capacité de sortir ou de s'en sortir, sortiront et on enverra à la casse des générations et des générations. en fait ça, ça c'est venu aujourd'hui réveiller mon militantisme. Alors celle qui parle là, clairement, et pas celle du 14 février 2013, je ne plus me déconnecter. On est en 2025, 2026, il y a des enjeux démocratiques majeurs. Le monde du travail est quand même en prise aussi à des émotions très très fortes qui génèrent un vent mauvais. Mais c'est sûr que tout ça chemin, chemin, chemin faisant, tout ça au gré des rencontres, des conversations qu'on a eues, qu'on a eues avec d'autres vient forger aussi des convictions et puis à un moment tu te rends compte que... petit à petit, en vie de résilience à 8 ans. voilà, aujourd'hui c'est quelque chose qui est... C'est une entité qui... j'aime bien cette image de bateau, d'équipage... Voilà. Mais bon, je ne pas faire un trop long monologue, mais en tout cas c'est sûr que c'est venu forger mon engagement, c'est venu forger des convictions. Et ce qui est rigolo, c'est finalement comment cet épisode de cancer. permis de me mettre en lien avec mes compétences professionnelles et mes engagements personnels d'avant et que finalement c'est venu aujourd'hui, a ça a changé ma vie en fait. Professionnellement, y a deux événements majeurs qui ont changé ma vie. effectivement ce cancer du sein et avant ça la rencontre avec celui qui nous a quitté il n'y pas très longtemps qui est le sénateur qui a eu l'audace de se dire que voilà ça serait rigolo que je devienne son assistante parlementaire alors j'avais pas fait Sciences Po et donc j'ai une petite pensée pour Pierre-Erickon qui nous a quittés il a quelques temps voilà et donc je pense qu'on a besoin dans nos parcours et quand on a la chance de croiser effectivement ⁓ des personnes qui nous font confiance à cet effet pigmalion et puis quand on a la chance, quand on tape dans le dur d'avoir autour de nous des ressources précieuses, on a la chance d'être en vie. Violaine: qui te fait dire aujourd'hui que t'es vraiment bien à ta place. PATRICIA ACENSI-FERRE: Je suis à ma place, je bien à ma place, j'aimerais avoir plus de moyens pour agir parce que là on est en train de préparer mon assemblée générale, on a vu tout ce qu'on a fait en 2025, on voit tout ce qu'on va faire en 2026 et qu'on a vraiment cette envie de créer une grosse, grosse communauté citoyenne au travail qui ne ni un parti politique ni un syndicat. Mais je suis effectivement bien à ma place avec aujourd'hui des convictions, du concret et des besoins. Par contre, effectivement, là j'ai besoin de troupes. On a besoin d'élargir, on est près de 150 adhérents, donc ça commence à être un peu sérieux cette affaire. voilà, j'ai un bel équipage en interne, en interne, tant mon conseil d'administration que Clémence qui bosse avec moi. Mais là aujourd'hui, on a besoin effectivement de moyens pour les troupes, pour organiser des choses en région, lancer un gros appel autour du 18 juin. Enfin, y a des... Voilà. Je sais où je suis et c'est assez fou parce que... Je prends conscience et j'ai pris vraiment conscience là il a quelques semaines. suis préoccupée par ce qui se passe dans nos urnes depuis longtemps et tu le comprendras parce que voilà, on n'est pas devenu assistant parlementaire totalement par hasard quand même. Mais je n'avais pas conscience à quel point aujourd'hui c'était quelque chose sur lequel je crois qu'on peut vraiment agir en fait. Et pour la petite blague, je vais avoir 50 ans en 2027 et j'ai décidé que cette année serait une année extraordinaire. Je ne pas imaginer qu'il ait des choses très moches qui se traduisent dans les urnes et dans notre société qui nous mettent les uns contre les autres alors que la vie c'est les uns avec les autres en fait. Donc c'est vrai que ça vient aujourd'hui renforcer quelque chose, ces échéances électorales, comme si effectivement on a fait un puzzle chez Ag2R, mais c'est comme si moi aussi j'avais mon puzzle qui se mettait vraiment en place avec une vraie énergie derrière, je me surprends. Violaine: ... PATRICIA ACENSI-FERRE: Parce qu'il des moments quand on entreprend, il a des moments où tu dis en termes d'énergie, waouh, je n'en peux plus quoi, c'est trop lourd. Et là, y a quelque chose qui nous porte peut-être parce qu'aujourd'hui, envie de résidence, c'est un nous quoi. Violaine: Je t'admire parce qu'il faut effectivement beaucoup d'espoir et de résilience peut-être pour se dire qu'au sein de ces grosses organisations, la résilience peut être bien accueillie. J'avoue que c'est... Alors peut-être que c'est le fait que moi je sois une ancienne avocate et que... Moi je travaille plus au niveau individuel donc j'accompagne des personnes qui ont été cassées par l'entreprise. Et c'est forcément plus facile puisque on a un seul individu et on n'a pas une personne morale avec plein d'entités et de personnes qui doivent se mettre d'accord et ne pensent pas la même chose. Mais c'est un sujet très fort et effectivement très politique. ⁓ PATRICIA ACENSI-FERRE: C'est un sujet très fort, aujourd'hui l'entreprise, résilience... Je disais en rigolant que si je créais l'association aujourd'hui, elle ne s'appellerait pas en de résilience, que la vie nous donne suffisamment à en manger pour qu'on ait besoin de résilience dans monde du travail. L'entreprise n'a pas envie de résilience, elle n'a pas besoin de résilience, elle a besoin de résistance, de gens qui s'adaptent, qui se sur-adaptent. Et fait, même moi, aujourd'hui, dans ce qu'on promeut dans les actions de formation qu'on dispense en entreprise... Le sujet c'est pas tant la résilience, le sujet c'est qu'on a besoin de mettre à disposition des boîtes et des personnes des ressources qui permettent de faire face à l'ensemble des vulnérabilités. C'est vrai qu'on a eu cette chance de travailler d'une manière très universaliste pour rendre les choses très pratico-pratiques et de manière à ce que ça puisse s'adapter aussi bien à l'échelle de la personne qu'à l'échelle des gens. Mais en fait, la résilience, on n'en peut plus de ce mot de la résilience et en même temps on a raison mais vas-y sois résilient encore, vas-y mange ça ! Violaine: Mmh. Mmh. Mmh. PATRICIA ACENSI-FERRE: Sois résilient. Je suis résilient. Super. Non, on marre d'être résilients en fait. On est des multirécidivistes de la résilience et ce pas le but. Ce qui est important, c'est encore une fois, c'est plus ces notions de robustesse finalement de se dire sur quoi je prends appui en fait derrière et je pense que les accompagnements que tu dispenses aussi permettent aux personnes d'identifier vraiment quels sont leurs besoins, quels sont leurs limites et à partir de là comment je jardine sur ce périmètre qui est déjà pas mal en fait. Donc je pense que ça c'est fondamental. Violaine: Tout à fait, tout à fait, que… Tout à fait, tout à fait. Et puis la robustesse dont tu parles de ce concept d'Olivier Hamon, est vraiment… on peut le mettre à tous les niveaux finalement. Mais il me semble que dans la chaîne des priorités, c'est comme si l'humain avait été pris en dernier d'une certaine manière. J'ai eu l'impression qu'on recyclait mieux les gris-peins grillés, enfin qu'il avait qui n'étaient pas bons, qu'on s'est employé à comprendre la finalité de nos ressources. ce qui concerne la planète, plein de choses, mais finalement la personne est arrivée comme ⁓ dernier sujet à prendre en compte. Et en tout cas, que tu disais, tous les labels, tous les certificats, tous les, bon je ne pas en citer les, mais je pense qu'on pense aux Oui, se flatte un peu d'avoir une politique hérisseuse, mais au final, quand la personne est vraiment malade ou quand la personne est vraiment à bout, j'ai rarement eu l'occasion, mais je le regrette, et peut-être que tu es là pour ça aussi, de voir une entreprise qui était capable d'accueillir cette vulnérabilité. PATRICIA ACENSI-FERRE: pense qu'il y a deux trucs. Un, celui qui fabrique tout ça c'est l'humain. dans un contexte, alors est-ce qu'on est encore tenté de judéo-chrétien et aime ton prochain comme toi-même, on a oublié le comme toi-même. Il y a deux trois trucs comme ça qui je pense philosophiquement parlant nous font aller un peu comme ça. Mais l'entreprise c'est quand même une somme de personnes et si on rentrait vraiment dans la chambre à coucher même de ceux qui sont dans les comèxes. Comment ça va dans les comèques en fait ? Comment ils vont vraiment les gens ? que c'est vrai que sous couvert de... Donc nous notre sujet c'est un vie. L'idée c'est pas de faire une révolution. L'idée c'est que chacun au travail soit en conscience de ses ressources. Je suis dans le vert, je suis dans le rouge, je suis dans l'orange. À quoi je contribue ? À quoi on contribue ensemble ? Comment tu me reconnais ? Comment je te reconnais en fait ? Et en fait le truc c'est que... Violaine: Mmh. Ok. Ok. PATRICIA ACENSI-FERRE: une sous-couverte de poser, de penser tous les process de la Terre. que effectivement on est dans l'incertitude. Non, on est dans l'incertitude, on contrôle, on contrôle, on contrôle. Mais on contrôle que dalle en fait. Et par contre les millions qui sont mis effectivement sur la gestion des risques, il a peanuts sur la gestion du risque humain parce que effectivement il a une question d'interchangeabilité. Mais c'est vrai que le truc qui est dingue, et à la fois ce qui est joyeux aussi, c'est que parmi les COMEX, parmi les CODIR, et heureusement... Violaine: Oh, ! Pinot ! PATRICIA ACENSI-FERRE: Il a des gens qui sont en conscience, a des gens qui sont en authenticité, il a des gens qui cherchent à faire bouger les lignes, mais ça demande beaucoup de courage. Donc sur quoi je prends appui pour nourrir aussi mon courage. Parce qu'aujourd'hui on a encore un peu le choix de dire on est courageux ou on n'est plus courageux. Peut-être que demain on n'aura plus d'autre choix que d'être des collabos ou d'être des résistants en fait. Mais c'est presque à ce niveau-là que ça se joue aujourd'hui. Je m'excuse pour le parallèle mais... Violaine: Ça se joue, Mais tu as tout à fait raison et moi ça me parle. Et ce qui me fait dire, c'est que je ressens plus le mot sincérité. Moi j'ai passé 12 ans en entreprise, beaucoup plus. Mais oui, je pense pas parce qu'on est en haut qu'on va bien. y a des handicaps qui sont visibles ou qui sont invisibles, y a toute la problématique de la santé mentale, j'ai que vous étiez bien intervenu et c'est vraiment important. Effectivement, on peut se poser la question de savoir à quel point nos dirigeants, mais quand je parle de nos dirigeants, je parle ⁓ en ou dans le monde. PATRICIA ACENSI-FERRE: en collectivité, mais on va prendre les trucs autrement. Prif de sommeil, de lien social de qualité et d'une alimentation à peu près équilibrée. En fait, résultat, aujourd'hui on le sait, plus c'est ça, vrai que ça a l'air intéressant sur tous les travaux avec la psychonutrition, c'est qu'on sait qu'il a des dépressions sévères qui ont des causes alimentaires. Le trouble de sommeil, tu as 75 % des personnes qui ont des problématiques de santé mentale qui ont des troubles du sommeil. C'est quoi la poule, c'est quoi l'oeuf Donc tu vas dans tous les secteurs de dirigeants, ce soit les élus locaux, alors les élus nationaux aussi, mais moi j'ai une petite pensée surtout émue pour nos élus locaux. Nos dirigeants, parce que c'est pareil, veux dire, le tissu entreprenariel français, c'est un peu comme les collectivités, tu as 80 % qui est d'une petite taille, tu as 20 % de gros et tu as 80 % de petite taille. Et en fait toutes ces personnes-là, tiennent, elles surtiennent, etc. et elles ne pas équipées. nous c'est aussi peut-être, tu le musée c'est... Tu disais il faut avoir la foi, il faut avoir l'espoir. À un moment tu te dis quand peut-être tu as trouvé quelque chose qui peut être utile aux autres, finalement ça, te porte tellement fort. Et je vois là on est en train de créer un espèce de... Violaine: ... PATRICIA ACENSI-FERRE: d'une innovation en fait, a designé avec une compagnon de la résidence qui s'appelle Emilie Barret un programme pour les coiffeurs parce qu'on s'est rendu compte que les coiffeurs, alors elle surtout parce qu'elle connaît bien le sujet mais sont des accompagnants invisibles, en fait ils sont ce qu'on appelle nous les premières lignes, ils sont en première ligne du lien social. Alors a les coiffeurs mais après tu pourrais prendre le champ de l'éducation, tout le champ du soin etc. Et aujourd'hui ils sont dans une situation ⁓ Violaine: Mmh. PATRICIA ACENSI-FERRE: psychosocial mais catastrophique. Et en fait, on a tricoté un petit quelque chose qui permettra, on pense et on veut mesurer aux coiffeurs de réussir à faire face à cette nouvelle réalité tout en gardant du goût pour leur métier et tout en gardant une bonne santé. Mais ce processus-là finalement, est, et c'est pour ça que c'est assez drôle de voir, mais ça pourrait presque être un laboratoire d'innovation sociale, fait, la coiffure, on n'avait pas pensé comme ça, mais finalement... Violaine: ... PATRICIA ACENSI-FERRE: Comment on peut rééquiper encore une fois toi, moi, nous au travail ? Simplement à savoir comment je vais vraiment, quels sont mes points d'appui et tout, de base, revenir à la base. Violaine: Ouais, donc quand je te disais tout à l'heure c'est vraiment un exercice de sincérité, on est bien d'accord que c'est ça, c'est être capable de regarder en soi puis d'admettre qu'on dort plus bien, qu'on s'alimente plus bien, qu'on est tout le temps stressé, qu'on récupère moins bien, c'est une capacité à se regarder de l'étérieur. PATRICIA ACENSI-FERRE: Il a ça, mais en même temps regarde, tu vois, et t'en as croisé et t'en accompagne, je sais, des personnes qui sont en situation d'épuisement professionnel. Tu peux le savoir, enfin je veux dire, c'est comme quand tu fumes, tu sais que c'est pas bon pour la santé, tu sais que... Mais il a un moment, en fait, un, le déni protège, et puis deux, t'es dans un truc, quand t'es sur le toboggan, ça glisse, ça glisse, donc il a un faut agir aussi sur l'environnement de travail. ⁓ super d'avoir un ballon et un baby-foot, mais l'idée c'est plutôt d'enrichir le terreau du travail et d'aller proposer des actions qui permettent effectivement à chacun de de la communication, de remettre du lien, de remettre de l'intelligence émotionnelle, de régler les conflits, de faire de la médiation, etc. Je pense qu'il y a une responsabilité aujourd'hui, en tout cas un intérêt, je pense. pour les entreprises, pour le monde du travail à venir ré-enrichir ce terreau-là parce que le problème c'est que tous les bons, le sens bonté et bon aussi, sont ceux qui crament. donc aujourd'hui même nos pompiers prennent feu. Violaine: problématique. J'avais une petite question sur Brené Brown. Est-ce que tu t'es un peu, parce qu'elle n'est pas super connue en France, le plus connu aux États-Unis, cela étant aujourd'hui, je ne sais pas où en est sa pensée, vu le théropolitique dans lequel... ⁓ ils sont plongés. qu'elle t'a montré le chemin ou est-ce qu'elle fait partie des personnes qui t'ont juste inspiré ? Est-ce que... PATRICIA ACENSI-FERRE: Je ne vais pas tourner mon écran parce que tu verrais que je suis... De ce côté-là, il a moins de livres, mais de l'autre côté, il en a plein. Moi, j'ai la chance d'être sédimentée et d'avoir forgé aussi mes convictions, sédimentée par tous les travaux, les lectures, les podcasts, les TEDx. Et évidemment, elle est une référence en la matière. Et c'est vraiment intéressant de voir aujourd'hui comment on arrive à... Violaine: ... PATRICIA ACENSI-FERRE: à compiler parce que finalement sur le champ des vulnérabilités t'as pas forcément besoin de parler de ce mot, pareil pour la résilience, pour voir là aussi qu'il a plein de pièces du puzzle et plein de sources d'inspiration qui chacun dans leur coin, ou avec des coins plus ou moins gros selon leur audience, selon les personnalités, vont influencer tout ça. Donc moi je me dis, ce que je trouve très très chouette, c'est que finalement tous ceux qui entendent ces petites musiques là, voilà, qui suivent des podcasts comme le tien, Violaine: Merci. PATRICIA ACENSI-FERRE: C'est comme un petit filet, sais, un petit truc qui se capillarise là comme ça en dessous. Et puis à un moment, il y a un moment, il y a un moment où on va se remonter les manches. Violaine: Bon, bon, bon. te poser une petite question sur les difficultés que tu as rencontrées, parce qu'évidemment tu en as rencontrées, parce qu'à la fois il faut avoir cette force qui permet de se dire on va se faire cette montagne, on va y arriver. De toute façon sinon on ne partirait pas parce qu'il nous faut quelque chose à escalader. bon, y a des fois... ⁓ ça semble un peu lourd, on peut baisser les bras. Je comprends mieux maintenant ce que tu mets derrière la résilience, ⁓ es dans une posture où faut amener à lâcher quelque chose ou en tout cas à regarder en face quelque chose. Qu'est-ce qui a été difficile au début ? Est-ce que c'est d'être entendu ? Est-ce que le message... ⁓ un petit peu au début. Voilà, quel type de difficulté tu as rencontré pour permettre aux qui nous écoutent et qui aimeraient se aussi en chemin et à qui cette résilience parle de comprendre dans la PATRICIA ACENSI-FERRE: a plusieurs mouvements quand on commence à s'engager comme ça. C'est qu'à un moment, il y a un truc qui plus grand que toi qui t'appelle. Tu ne pas que c'est impossible, donc tu vas. Parce que sinon, effectivement, si tu commences à regarder, tu ne pas. Donc, à un moment, c'est un élan. Et puis, un moment, tu te dis que tu fais un peu qu'énorme, mais en vrai, qui t'a demandé de faire ça ? Mais qui t'a demandé de faire ça ? Et puis finalement... Violaine: ça, la fameuse citation d'Artois. PATRICIA ACENSI-FERRE: quelle est vraiment ta légitimité sur le truc ? Le petit complexe quand de l'autodidacte et de l'imposteur, est quand même toujours très très présent. Alors il est plus rangé maintenant. Non mais évidemment, mais au démarrage après, projet, il a près de 10 ans quoi. Donc ça veut dire qu'il a ces moments-là, ou dans les moments de doute, en disant mais en fait, tu portes un truc, le sujet en soi est lourd, entreprendre en soi c'est lourd, développer une structure c'est lourd. Violaine: C'est bien qu'on entende à ton niveau à trois, tu vois ? PATRICIA ACENSI-FERRE: Formaliser une pensée, la modéliser, la transmettre, c'est lourd. Et je ne partagerai pas mes repos d'activité parce que c'est vraiment mon sujet du jour. Mais c'est énorme. Donc à un moment tu te mais en vrai, un peu, un peu comment dire, de solitude, un peu de chenille. puis encore une fois, mais qui t'a demandé ? Je ne pas la petite fille justement, ou la cousine de Poney Brown et la petite fille de Boris Cyrulik, quoi. veux dire... qui tu es, quelle est ta légitimité. plus, un sujet, un, alors qu'existait dans les entreprises avec le sujet sur les systèmes d'information, des systèmes d'organisation, système d'information, oui, mais en vrai, la résilience c'est dans le domaine de l'intime. Deux, en plus maintenant, on en parle tellement qu'on n'en peut plus, même moi, j'en peux plus de parler de ce mot. Mais il a un moment, fait, je pense que le sujet c'est toujours pareil, je reviens aux ressources et là, c'est les ressources du collectif en fait, c'est avec qui tu oeuvres en fait. Une fois, je suis tombée sur grosse pub, c'était une entreprise de BTP je crois, qui disait en fait « bâtir, c'est construire ensemble ». ⁓ tu es dans l'entreprenariat et quand tu es dans l'entreprenariat social, je pense que le sujet, effectivement, ce pas construire, c'est bâtir. Et en fait, ça ne peut pas se faire tout seul. donc, c'est ça, un moment, et puis un moment après, tu es porté par les valeurs, tu es porté par le chemin parcouru, tu es porté par... ⁓ Ce qui donne du crédit au projet et puis tu porté par le fait que, encore une fois, c'est plus le jeu, c'est nous en fait et que c'est une somme de jeu qui fait un nous et qui fait avancer. Mais c'est vrai qu'il y a vraiment un enjeu après de bien se connaître, de bien savoir comment on fonctionne, de bien savoir de quoi on a besoin. Moi j'ai été sauvée plusieurs fois, une fois par un film. Violaine: ... PATRICIA ACENSI-FERRE: et qui en lien avec ce qui me sauve par ailleurs au quotidien, le film, c'est encore de clapiche, voilà, qui m'a réanimée dans mon engagement et puis la danse, et puis l'ancrage, et puis le mouvement, et puis le lien, puis un moment d'être aussi au clair sur le fait qu'on ne pas embarquer tout le monde, c'est sûr, ce pas grave. ⁓ Violaine: ⁓ parce qu'il est beau, c'est tout. PATRICIA ACENSI-FERRE: et qu'à un moment, c'est aussi très très important de choisir. Moi je suis très teintée de la pratique narrative et je me suis formée à la pratique narrative. Très teintée en fait de cette notion de club de vie. Tu choisis les personnes que tu as dans ton club et il a un moment, c'est pas grave s'il y a moins de monde. En tout cas tout près de ton cœur pour la formule. C'est pas grave s'il y a moins de monde. Violaine: Bye. Ouais. mieux les bonnes personnes. PATRICIA ACENSI-FERRE: Et ça change. Et c'est pas grave, pareil dans la formule narrative, t'as le musée en fait, tu sais, t'as la réserve, la collection permanente et les collections temporaires. Bon, bah il y a des personnes qui peuvent se retrouver dans la réserve. Parfois, tu peux les mettre dans les boîtes dans la réserve, parce qu'il y en a qui ont été un peu plus toxiques que d'autres, mais ça fait partie de ta réserve. Par contre, ta collection permanente, tu fais gaffe. Et puis ta collection temporaire, t'acceptes que parfois les collections changent. C'est pas grave. On se nourrit les uns des autres en fait. Violaine: C'est vrai. Ça fait partie de la vue. Hmm. à fait. J'avais une autre petite question. Si t'avais été un homme, je que c'est pas forcément évident de le penser. Est-ce que tu penses ? ⁓ PATRICIA ACENSI-FERRE: M'aie. En fait, pense que je suis. Moi, j'aime bien cette notion de se dire que l'humain, est l'un et l'autre. fait, la part, c'est un peu lean et liant. Moi, je sais qu'il a une part féminine chez mon mari et il dit souvent que j'ai une part masculine assez forte chez moi. Je pense que j'ai un masculin un peu fort quand même et un féminin, je couche. Le problème c'est que je suis peut-être un homme et une femme en même temps. C'est peut-être ça mon sujet. Donc j'ai le sac à dos de l'homme et le sac à dos de la femme. Mais j'ai pas de difficultés avec ça et d'autant que je trouve que ce qui est intéressant chez l'homme c'est quand il a conscience aussi qu'en lui il a forcément une part féminine. Et ce qui devient intéressant dans un couple c'est quand justement on arrive que voilà, la part masculine-féminine de chacun est à peu près en conscience, quand on va rencontrer ça chez l'autre. C'est là où du coup le couple devient quelque chose de très fort, au-delà du genre féminin masculin. Mais c'est vraiment les parts de nous-mêmes qui expriment à priori ce qui serait du registre de la masculine et de la fonction féminine. Un peu comme chez les parents, la fonction maternelle, il a une grosse partie qui est quand normalement délégable. Mais oui, mais oui, messieurs ! Et oui, mesdames, aussi ! Déléguer certaines parties de votre fonction maternelle, c'est normal, c'est possible ! Violaine: Ok, donc il n'y aurait pas forcément eu de sujet parce que je l'ai un peu senti quand je t'avais bien suivie, en tout cas au début du projet de mes mois, il s'appelait H-kind, femmes de santé. PATRICIA ACENSI-FERRE: mais oui, a l'ISD Maxime, oui, oui, femmes de santé. d'ailleurs, ⁓ tu sais qu'il y a des hommes dans le réseau femmes de santé, tout comme dans Club Human Leadership et Résilience, des Staribeaux, il y a des femmes et il a aussi des hommes. Et je pense qu'aujourd'hui, pour moi, le féminisme, le féminisme, c'est pas faire du machisme, en fait, c'est pas faire comme les mecs en disant maintenant, on veut pas des femmes. La question, c'est de notre capacité à faire ensemble, en fait. Violaine: Non, de toute façon, on a besoin de construire les choses ensemble. bien sûr. Bien sûr, c'est ensemble. PATRICIA ACENSI-FERRE: Et c'est ça quelque part, je veux dire, si le féminin, enfin si le féminisme d'aujourd'hui ressort les vieilles logiques des rapports de force et du communautarisme, ben en fait on n'a rien compris les meufs là. Il a un sujet, ben non. Et pour autant on est féministe. Moi j'ose me revendiquer féministe, mais je suis une féministe humaniste. Violaine: Non, ça nous perd, ça. le coup, c'est dans. ouverte et construit avec les hommes. Ok, ok, ça me va bien comme réponse. Non, parce qu'il y avait quand même ce sujet, si j'ai bien compris, qu'il y avait quand moins de recherche en santé pour les femmes. C'est une réalité. On est d'accord ? ⁓ PATRICIA ACENSI-FERRE: Ça d'air ? Mais ça c'est une vérité, regarde le drame de l'endométriose. J'ai plus, j'ai pas la mémoire des dates parce que je trouve que c'est... Mais je crois que l'endométriose a été découvert au début du 19e siècle. Et aujourd'hui, a combien d'années de recherche sur le sujet ? Alors peut-être parce qu'effectivement, a une majorité de professeurs en médecine qui sont peut-être des hommes. Mais en l'occurrence, oui, il y a quand même une influence et un principe de réalité. Violaine: Je ne PATRICIA ACENSI-FERRE: Tu fais pareil sur les comèques, tu fais pareil sur les champions, tu fais pareil. Il y a un moment où effectivement le rapport s'inverse et la loi de Pareto est favorable plus aux hommes qu'aux femmes. Mais ça veut dire que ça parle aussi de notre capacité à un moment d'oser et de se soutenir suffisamment parce que la sororité c'est pas toujours aussi... C'est un peu comme la fraternité, ça va pas forcément de soi. Donc on a besoin là aussi d'être bien au clair avec nous-mêmes pour pouvoir... Violaine: ... PATRICIA ACENSI-FERRE: être en lien avec les autres, faire confiance, s'entraider, mais l'avenir de l'humanité, c'est l'entraide. Franchement, sinon on continue comme ça, c'est bon, c'est cuit. Violaine: que je suis d'accord ! Est-ce que pour, peut-être pour finir, tu pourrais partager quelque chose avec nos auditeurs, penser à ceux qui nous écoutent peut-être au volant de leur voiture ou... ⁓ ou dans le métro en rentrant le soir et qui se sentent un peu coincés, qui ont fait souvent des bonnes études, c'est souvent le cas des personnes que j'accompagne, qui ont ce qu'on appelle une carrière qui va bien, en tout cas c'est un nom qui va bien dans un CV, mais pourtant il a quelque chose qui manque et pas une petite chose, c'est quelque chose qui plus essentiel, quelque chose qui manque plus au trip, au cœur, à... ⁓ quelque chose de plus fort qu'un simple détail se réglerait par un baby-foot ou je ne sais quel plan de verte ou quelques programmes d'un apicif ou pisseur qui ferait pas l'affaire parce que tout ça ne sert à absolument à rien. Qu'est-ce que tu pourrais leur dire pour les inspirer ⁓ passant par ton histoire à toi, ce qui a fonctionné pour toi, ce en quoi tu crois. PATRICIA ACENSI-FERRE: Moi je suis avec le fait que pour pouvoir... Parce que souvent quand il a une quête de sens ou qu'il une problématique d'isonnance, une problématique d'éthique, ça veut dire qu'il a un désalignement entre qui je suis, ce que je fais et où je suis. Moi je crois que pour changer les choses, et en l'occurrence pour changer le monde du travail, on a besoin d'avoir un pied dedans et un pied dehors, mais par contre le pied qui est dedans il doit être bien stable, bien en sécurité, ou en tout cas on a besoin vraiment d'être assez encore une fois robuste là-dessus. Si on est vraiment trop malheureux à l'endroit où on est, il faut partir. C'est un peu comme dans un contrat de travail, c'est comme un contrat de mariage en fait. Quelque part il est fait pour nous protéger, pour protéger la relation. Et quand c'est plus ok, en fait il est fait pour être rompu et là c'est pas le cas de toi. Je veux dire, a un truc où... Donc pour moi, si vraiment c'est pas ok, nos Québécois nous diront que c'est pas ok en dedans, s'il a un truc où vraiment c'est pas aligné. On dépense tellement d'énergie quand on est en dissonance, fait c'est tellement de souffrance, tellement de frustration que pour moi c'est pas entendable parce qu'à un moment ça va péter en fait et le problème c'est que quand ça va péter j'aurai plus forcément la ressource pour pouvoir faire face et pour rebondir. Maintenant c'est très difficile de partir, c'est beaucoup plus facile de rester dans un couple, c'est pareil, c'est beaucoup plus facile de rester malgré tout. Il a plein de raisons et on se raconte plein plein plein de raisons pour pouvoir le faire et c'est juste. Maintenant je me dis que l'endroit où je suis, je peux agir quand même un peu ? Parce qu'en fait, on peut être conscient de certaines situations et justement se retrouver aux manettes. Et dans ces cas-là, si on décide de rester, peut-être de se demander sur quel puits est branché mon courage en fait ? Ou est-ce que prends appui pour nourrir mon courage ? Violaine: Mmh. PATRICIA ACENSI-FERRE: surtout peut-être quand même toujours continuer le matin dans sa glace, pas se dire qu'on va devenir président, mais de se demander comment ça va pour de vrai, et d'essayer à cet endroit-là d'être le plus honnête possible avec soi-même autant que possible, mais comment ça va vraiment, et de se demander chaque matin en face quand on tape dans le dur. Moi j'ai un de tatouage mémoriel de mes amis quand on bossait dans ce magnifique établissement public-culturel. qui me disait il y a des jours en fait je prends ma voiture parce que je me dis que si j'avais un accident de voiture j'irais plus au travail. Et en fait c'est rester très vif comme ça en disant putain mais en fait la limite elle venait de l'extérieur et bah peut-être que j'ai envie de partager là et moi c'était un peu ça parce que finalement j'avais pas conscience non plus de cette question de la limite. Je pensais que la limite c'était un truc c'était l'autre qui disait stop ou c'était toi quand on pouvait plus. Et bah en fait de se rappeler que la limite c'est moi qui ai la main dessus en fait. Et donc, à celles et ceux qui nous écoutent, de se rappeler que ce pouvoir-là, en fait, c'est le nôtre, fait, c'est le tien, c'est le mien. C'est le tien, c'est le mien, fait. Et que quelque part, pour ne glisser dans cette vague de la collaboration, fait, c'est ma vie, quoi. C'est ma vie, c'est ma santé, c'est... enfin, c'est ma vie. Violaine: On en parle beaucoup avec les personnes que j'accompagne. Je sais qu'il quelque chose qui se ressaisit quand je dis que le temps de vie, le temps de travail, c'est un temps de vie. C'est à qui je donne ma vie. Quand je donne ce temps de vie à l'autre, j'enrichis qui ? Je fais grandir qui ? Je fais avancer quoi ? Et c'est fou parce que je travaille quand même avec des gens plutôt très intelligents, qui instruisent. qui sont vraiment en décalage parce que la charge du projet qu'ils ont est très intéressante, mais parfois complètement déconnectée de ce que ça va nourrir et des conséquences que ça a derrière. Et c'est là où est un acte politique aussi, quoiqu'il en soit. ⁓ PATRICIA ACENSI-FERRE: On a été nourris aux droits et aux devoirs, on a été bi-bronnés de ça. Moi ce qui a changé, tu vois, parce que finalement c'est la question du rapport au temps, c'est très juste ce que tu dis, et en fait, un des cadeaux, vraiment peut-être le cadeau de cet apprentissage du cancer du sein, c'est mon rapport au temps en fait. Mon rapport au temps, c'est plus une lignérosion en fait. Mon rapport au temps, c'est une épaisseur. C'est vraiment une épaisseur. C'est l'art en fait, donc il n'est pas pour dire le pouvoir du moment présent parce que je ne pas toujours capable de faire ça. Violaine: ... PATRICIA ACENSI-FERRE: mais par contre, ça s'est venu remettre finalement ce qui était une espèce de ligne à plat, peu plus en 3D, un peu plus en consistance. Mais encore une fois, fait, c'est se rappeler, putain, c'est ta vie et si c'est pas OK, c'est pas OK en fait. Et c'est terrible parce qu'on a mille, on a mille raisons, mille, mille, mille, mille raisons. Mais si je me sens pas en sécurité, si je me sens pas bien, etc., j'ai raison en fait, il a que moi qui sens ça en fait. Violaine: Et c'est vrai que les gens ont besoin très souvent d'une validation extérieure. qu'elles... souvent, ⁓ que les personnes ne sont pas au pied du mur, généralement, il a aussi le mot, j'ai fait tout ça pour ça, donc je ne pas m'arrêter. Enfin, je veux dire, j'ai fait tellement d'années d'études, je me suis tellement sacrifiée que, en fait, du coup, ça devient une double peine, en fait, de rester... J'ai tellement souffert que maintenant, je ne pas... ⁓ PATRICIA ACENSI-FERRE: Oui, mais oui, mais oui, oui, oui, oui, oui, et puis ça a été conditionné aussi, on disait voilà, par une enfance, mais ça a été aussi conditionné par les études, et aujourd'hui la fabrique de l'élite, aujourd'hui, elle joue de ça aussi, elle joue de ça aussi, donc en fait, rappelle-toi à la base, qui tu es sous tes diplômes, parce que quand tu tapes dans le dur, t'es juste monsieur ou madame, machin, et... Violaine: de suivre. Bien sûr. et ça tape dans le mur pareil. PATRICIA ACENSI-FERRE: Mais après, ça se comprend, et puis à la mécanique du Lego, et puis à la mécanique finalement au mental, au mental on peut tout. Mais en fait, notre corps est un iceberg, et 20 % de la tech pour de vrai. Violaine: et la problématique très forte, tout à fait, la problématique très très forte qui est, pense, plus française qu'à l'étranger sur l'identité aussi. Je suis quoi si je ne plus ça ? Ça c'est le néanmoire. PATRICIA ACENSI-FERRE: Regarde tout ce qui s'est passé post-Covid, tu rentres chez toi, tu n'as plus d'identité professionnelle. Et le sujet est là, mais le problème c'est que, effectivement, je me dis que je n'existe plus si, mais si je craque, je n'existe vraiment plus du tout. Et par contre, veut dire, il a un truc aussi moi qui m'intéresse, parce que notre rapport au travail se construit aussi dans l'enfance beaucoup la représentation de voir papa et maman au boulot, les rapports au boulot. Violaine: Tout à fait. PATRICIA ACENSI-FERRE: Quel modèle on a envie d'être pour nos enfants en fait ? Parce que c'est vrai que c'est bien les classes prépa, c'est bien les diplômes, c'est bien les classements de sortie, c'est bien, c'est super. Mais en fait, fabrique quoi en fait ? Parce qu'il a un moment, quelque part, fait de regagner ce... Enfin, me dis, a deux... Mais ça, crois qu'on en avait déjà parlé ensemble. Pour moi, il y a deux choses qui sont terrifiantes dans nos vies d'humains. C'est effectivement la mort, la finitude, ça va te voir. Violaine: Alors moi ça m'a... Merci. ... PATRICIA ACENSI-FERRE: Et la deuxième chose, c'est de la liberté. Qu'est-ce que je fais de ma liberté de choix ? Si cela ne regarde que moi, si cela ne dépend que de moi. Et c'est encore le Maxime Rovert illustré là, parce que je pense que c'est lui. Non, c'est un autre. Mais bon, pareil, sur la fabrique du consentement, etc. Mais c'est ça. Qu'est-ce que je fais de mon choix ? Est-ce que j'ai rendu ma liberté de choix quand j'ai signé mon contrat de travail ? Violaine: ma liberté. PATRICIA ACENSI-FERRE: Est-ce que j'ai rendu ma liberté de choix quand je me suis mariée ? Est-ce que j'ai rendu ma liberté de choix quand je suis devenue parente Violaine: Là, y a vraiment une idée aussi de fidélité à soi-même. Parce qu'on peut avoir cru être au bon endroit et puis n'y être plus non plus et avoir le droit de changer. Mais effectivement, cette liberté, elle doit être tout le temps là. Si à un moment, on ne la délègue pas ou on ne la consigne pas quelque part. Elle doit être de tous les instants. PATRICIA ACENSI-FERRE: mais on revient au courage et à un moment se sentir suffisamment le courage, les signes de soi, la confiance de soi. Quel est le socle qui me permet d'être dans cette affirmation de soi et puis un moment de dire non les gars, en fait c'est pas grave, c'est un principe de réalité aussi, et un moment non. Violaine: All right. C'est l'idée de reprendre les règnes de son existence en disant « moi je dis non à ça et je dis oui à ça ». Et effectivement, non. PATRICIA ACENSI-FERRE: Et puis ce n'est pas forcément l'égo et la quête du développement personnel, etc. Il a un moment, c'est juste, c'est... Violaine: C'est chouette de t'entendre parler aussi fortement que je le fais quand je rencontre des personnes qui sont dans cette situation de paralysie. C'est comme si elles allaient trahir toute leur vie, de se poser la question de leur liberté d'être, juste ça, et de ce qu'elles ont envie de faire de leur temps pour réussir quoi, pour être fiers de quoi, pour faire grandir quoi à l'intérieur d'eux. Mais c'est fondateur. PATRICIA ACENSI-FERRE: Et puis là finalement tu les as sur la part santé mentale, parce que ça altère la santé mentale, mais finalement le fait de ne pas se sentir en sécurité, parce que ça revient à ça quand même, ça veut dire qu'à l'intérieur ton corps il est en mode défense, donc ton petit nerveau qui pourrait juste se dire « tiens je suis en sécurité, je respire etc. je peux faire un truc », mais en fait à l'intérieur tu as tous les organes sont en mode « ⁓ faut se battre, il quelque chose à faire, il a un combat, il a un truc ⁓ Violaine: Oui. Oui. PATRICIA ACENSI-FERRE: ... Violaine: Et c'est ça qui est pas tout à fait facile, c'est que du coup, je dis aussi, je ne travaille pas bien si je ne suis pas en sécurité. Donc ça ne sert à rien. Donc en fait, je suis à la fois dans une démarche je mets la personne en sécurité, là peut-être que du coup, mes compétences juridiques peuvent aider sur des situations qui sont parfois compliquées. Et en même temps, j'ouvre la fenêtre à quoi ? Mais effectivement, il a ce balancier. Parce que si je construis trop sur l'insécurité, ça s'appelle de l'auto-sabotage et ça ne pas durable. Et donc si je reviens au principe de durabilité et de robustesse, non. En fait, je suis obligée travailler sur la durée et de prendre à chaque fois ces deux éléments en compte. Parce que sinon, fait, on se fait plaisir, on va vers son rêve ou son pseudo rêve qui arrive pour finalement se re-raisonner et puis re-rentrer ensuite. PATRICIA ACENSI-FERRE: Oui ? Violaine: un chemin, se disait non, on s'est permis un petit écart de côté, on va revenir raisonnable, ça va 5 minutes, ça nous a fait bien. PATRICIA ACENSI-FERRE: Mais tu vois, ça veut dire que finalement la sécurité, il y a deux choses, parce que je peux imaginer que je suis en sécurité parce que j'ai mon taf, machin, etc. Mais est-ce que je me sens en sécurité ? en fait, être et se sentir en sécurité, c'est pas la même chose en fait. Violaine: Et il a plusieurs sensations de sécurité parce que ça peut être une sécurité émotionnelle, ça peut être la sécurité financière, peut être la... En fait, on parle de beaucoup beaucoup de choses en fait quand on parle de sécurité parce qu'effectivement... PATRICIA ACENSI-FERRE: On pourrait reparler une heure ou deux, je pense. Violaine: Oui, tout à fait. Et il est l'heure, donc... Et en plus, tu as dit... Tu nous as laissé avec conclusion. Donc moi, pense que j'ai enregistré ce qu'il faut dans la petite boîte. ⁓ PATRICIA ACENSI-FERRE: et bien c'est super, faisons le vœu que ça soit rentré dans nos petites boîtes, dans nos petites boîtes noires et qu'on traduise en actes dont on peut être fier en 2026. Violaine: Oui, on est en cette fin d'année. Écoute, si tu as besoin d'aide, de soutien, de renfort pour l'objectif de 1027, je là. PATRICIA ACENSI-FERRE: Adhère, adhère, hélo, hélo, asso, hélo, asso, envie de résilience. En rigolant, on s'est dit, donc on est à peu près, alors on a fait des estimations à 130 adhérents, mais on a un peu plus. Mais au 1er janvier, on est 130. Si chaque adhérent ramène un adhérent qui ramène un adhérent, à la fin de l'année, on est plus de 500 000. Violaine: Allez, je pense vais arrêter. PATRICIA ACENSI-FERRE: Mais dis donc, c'est plus que la fédération de Pétanque, plus que le Parti socialiste, plus que LR, plus que tout ça tu vois, franchement. Donc encore une fois, c'est pas un syndicat, c'est pas un parti politique, c'est une espèce de truc, on a besoin effectivement d'adhésion au sens engagement. Violaine: ⁓ Même les petites structures comme les miennes. Je pensais que même les petites structures comme les miennes. Comme la mienne. Ouais, ok. PATRICIA ACENSI-FERRE: ⁓ mais bien sûr, absolument. ⁓ Il n'y a pas de petites pièces de puzzle, il a que des pièces de puzzle. Violaine: Ok, tu peux compter sur moi. Je me souviens que j'ai été dans les premières sur les femmes H5, et puis bon, il y avait des profils de docteurs, de... Bon bref, qui pouvaient apporter. Et puis moi, je portais surtout la dynamique du burn-out, qui est portée aussi par d'autres personnes. Mais écoute, je reviens à volontiers. PATRICIA ACENSI-FERRE: Welcome! Oui. et ben, rejoignez-nous, c'est un appel ouvert. Merci en tout cas, Violaine, pour cette conversation et cette invitation. Violaine: Je te souhaite une bonne continuation, C'était vraiment un plaisir. Merci à