Latest / ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales / Frédéric Bodart - Hairborist - Fabricant et passionné de coloration végétale capillaire
Transcript
- 0:00Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert,
- 0:03le podcast qui vous parle d'art,
- 0:05d'écologie et de verdure.
- 0:07Je suis Pauline Leroux,
- 0:09ingénieure agronome passionnée de plantes,
- 0:11et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications.
- 0:16Que ce soit dans le textile,
- 0:18l'ameublement,
- 0:19l'artisanat,
- 0:20la décoration et dans d'autres domaines,
- 0:23chaque jeudi et samedi à 7h30,
- 0:26je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de Valeur.
- 0:35Mon but,
- 0:36fédérer et démocratiser la couleur végétale dans le monde.
- 0:40Alors c'est parti,
- 0:41bonne écoute !
- 0:45Bonjour à tous,
- 0:45je suis ravie d'accueillir sur le podcast A Récovert Frédéric Bodart.
- 0:49Bonjour Frédéric.
- 0:51Bonjour Pauline.
- 0:53Alors Frédéric,
- 0:54est-ce que vous pouvez vous présenter pour les auditeurs,
- 0:56nous raconter un peu votre parcours et comment vous en êtes arrivé à la coloration capillaire végétale chez Herboriste ?
- 1:05C'est un très long parcours.
- 1:08Ça fait je crois même 1995,
- 1:11oui 1995 on a...
- 1:14On s'est lancé dans la coloration végétale,
- 1:16au départ on est fabricant.
- 1:19produits cosmétiques,
- 1:21capillaires,
- 1:22c'est vraiment notre domaine.
- 1:24J'ai démarré en fait dans tout ce qui était bio au départ,
- 1:27et du bio,
- 1:28des problèmes d'allergies personnelles ont fait que j'ai dû,
- 1:31dans la cuisine,
- 1:32préparer des shampoings et trouver des solutions à mes problèmes de peau personnelle.
- 1:37Et c'est comme ça en fait,
- 1:38le plus grand des hasards,
- 1:39la rencontre d'une coiffeuse qui avait les mêmes problèmes cutanés,
- 1:44donc elle avait les mêmes brûlés systématiquement qu'elle faisait des shampoings,
- 1:48Elle a dit moi j'aurais été ma profession,
- 1:49je lui ai dit écoute,
- 1:50j'ai des champagnes,
- 1:51utilise-les,
- 1:52regarde ce que ça va donner.
- 1:53Et la fille en fait a trouvé ça magique au niveau des mains,
- 1:57au niveau qualitatif,
- 1:58c'était déplorable évidemment.
- 2:00Et donc on a amélioré les formules entre le début et la fin.
- 2:03Et le végétal s'imposa à nous puisque comme on était déjà dans les plantes,
- 2:08dans tout ce qui était complément alimentaire,
- 2:10j'avais déjà une société qui distribuait en magasin bio.
- 2:14s'est imposé de soi-même.
- 2:15C'était logique que si on fabriquait pour des coiffeurs
- 2:21Au départ c'était des par bidons de 5 litres.
- 2:24Et puis la sauce a pris et les coiffeurs nous ont dit oui mais vous n'avez pas d'autres alternatives aussi pour les colorations.
- 2:30Et comme on était aussi dans le domaine du textile,
- 2:33ça nous a intéressé énormément de colorer justement les habits avec le textile.
- 2:37Attention,
- 2:37la technique est un peu différente quand même.
- 2:39On utilise de la chimie dans le textile pour que la prise se fasse.
- 2:44Tandis que dans le végétal,
- 2:45dans le capillaire en tout cas,
- 2:47c'est vraiment que de la plante et de l'eau.
- 2:49Et ça c'était magique je trouve.
- 2:50et donc c'est 1995 pour les belges et 1995 pour les français le départ et une longue histoire parce que ça fait quand même un bout de temps en tout cas d'accord et alors donc est-ce que vous pouvez nous présenter donc Herboriste où vous vous situez,
- 3:08le lieu les dates de création les activités que vous avez les personnes qui travaillent avec vous nous racontez un petit peu l'entreprise
- 3:17Nous avons deux sociétés,
- 3:18nous avons Anybrain Cosmetics qui est l'usine de fabrication où nous fabriquons du private label pour beaucoup de marques en Europe.
- 3:26Et nous avons Herborist qui est le propre laboratoire.
- 3:29C'est un peu à partir de Herborist qu'Anybrain
- 3:32Cosmetics s'est développé.
- 3:36Airbris étant en fait un peu le pionnier,
- 3:39le lanceur de mode,
- 3:40le laboratoire interne finalement.
- 3:42C'est sur nos propres clients qu'on a pu tester et voir l'évolution.
- 3:46Et puis de là,
- 3:47on a créé des concepts pour d'autres marques avec une différence.
- 3:51C'est important parce qu'en fait,
- 3:52le but n'est pas de faire la concurrence l'un à l'autre.
- 3:54Le but,
- 3:54c'est d'apporter une image différente,
- 3:56quelque chose de nouveau à nos clients.
- 3:59Finalement,
- 3:59le soleil brille pour tout le monde.
- 4:02J'ai un principe de départ,
- 4:03c'est...
- 4:04Je suis très bio depuis le début,
- 4:06donc c'est vrai que de ce côté-là,
- 4:08j'essaye de tout passer en naturel ou en bio.
- 4:11Ça a toujours été depuis que j'ai fait des scouts,
- 4:16pensée naturelle et bio.
- 4:17C'est un état d'esprit en fait,
- 4:19tout à le départ,
- 4:19depuis la jeunesse.
- 4:21Et donc Abris a été créé en 2004.
- 4:24Au début,
- 4:24c'était une autre marque avec laquelle je m'étais associé avec un coiffeur.
- 4:28Et puis,
- 4:29on s'est rendu compte qu'on n'avait plus les mêmes atomes crochus,
- 4:32surtout au niveau des compositions.
- 4:33Donc,
- 4:33j'ai dû utiliser du bois.
- 4:34On va faire à Brist.
- 4:36A Brist a grandi,
- 4:37venu quand même à l'international.
- 4:38On vend dans plusieurs pays,
- 4:39à
- 4:40Hollande, Belgique,
- 4:41France,
- 4:42Suisse,
- 4:43Allemagne et d'autres pays encore.
- 4:46Et donc,
- 4:48les ambitions sont illimitées,
- 4:50puisqu'en fait,
- 4:50ça ne fait que progresser.
- 4:51Nous avons des chiffres d'affaires qui augmentent de 30% tous les ans.
- 4:54Et donc,
- 4:54on n'a pas à rougir de nos chiffres,
- 4:56puisque l'augment est total et partout.
- 5:00Au début,
- 5:00ce n'était pas évident.
- 5:01La coloration plante,
- 5:02la coloration végétale.
- 5:04et les coiffeurs je me rappelle encore avoir pris ma valise oui elle est pour des cinq coiffures en l'an et là les coiffeurs me regardaient comme un comme un revenu en se disant mais c'est quoi celui-là qui vient avec des plantes et
- 5:22c'est vrai qu'on était au balbutiement par rapport à aujourd'hui
- 5:25fait des choses aujourd'hui qui sont magnifiques.
- 5:28En 20 ans,
- 5:28on a progressé énormément.
- 5:31On n'a pas à rougir,
- 5:32en tout cas,
- 5:32de nos résultats par rapport en 2000.
- 5:35C'est encore que le début,
- 5:37je veux dire,
- 5:37on faisait du cuivre,
- 5:39on faisait un peu noir,
- 5:41et c'était un peu la recherche.
- 5:44Je répète,
- 5:44c'est toujours évident au départ.
- 5:47D'accord.
- 5:47Et alors,
- 5:48vous êtes basé où,
- 5:49votre laboratoire-usine,
- 5:51en fait,
- 5:51il est basé où ?
- 5:53On est à la frontière française.
- 5:54En fait,
- 5:54on est une entreprise belgo-française.
- 5:57Moi,
- 5:57l'épouse étant 50% de l'entreprise est française,
- 6:00donc on peut dire qu'elle est une entreprise vraiment belgo-française.
- 6:03C'est pour ça qu'en fait,
- 6:04on est situé en Flandre,
- 6:05mais on parle francophone dans notre usine.
- 6:08On parle tous les langues ici,
- 6:09c'est vrai que c'est...
- 6:10C'est génial.
- 6:12Je crois qu'il y a une trentaine de personnes au hôtel qui travaillent dans l'entreprise.
- 6:16Tout le monde se comprend sans même parler les langues.
- 6:19C'est absolument génial.
- 6:21Parfois,
- 6:22on se pose des questions.
- 6:22Comment elles arrivent à se comprendre entre elles en production ?
- 6:25Non,
- 6:25tout le monde se comprend impeccablement alors qu'elles ne parlent pas la langue ni l'une ni l'autre.
- 6:30Donc,
- 6:30en fait,
- 6:31on est situé en région flamande,
- 6:33mais vraiment à
- 6:3430 minutes de l'île.
- 6:36d'accord comme moi alors on est voisins en fait Frédéric parce que moi je suis à 30 minutes de Lille je suis à côté de la Belgique je connais bien vous arrivez à Courtret de Courtret on est entre Gans,
- 6:49Bruges et Courtret donc c'est vraiment la frontière dans la campagne tous les champs autour de nous si tu es en plein milieu de rien du tout
- 6:56No,
- 6:56mais stop.
- 6:58Alors,
- 6:59ok,
- 6:59donc on a parlé de la date de création,
- 7:02des personnes qui y travaillent.
- 7:02Est-ce que vous pouvez nous parler des produits ?
- 7:04Est-ce que vous faites uniquement de la coloration capillaire ou est-ce que vous faites aussi des produits de soins,
- 7:10des shampoings,
- 7:10etc. ?
- 7:11Est-ce que vous pouvez nous raconter ?
- 7:13Au départ,
- 7:14on est vraiment fabricant.
- 7:16C'est très très rare.
- 7:17Je pense qu'on est rare à être fabricant parmi les marques que vous voyez pour l'instant sur le marché.
- 7:23Pourquoi ?
- 7:23Parce qu'avoir un laboratoire,
- 7:25ça demande énormément d'investissement.
- 7:27Les machines de fabrication coûtent excessivement cher.
- 7:30On fabrique par tonnes,
- 7:32donc c'est quand même des très gros volumes.
- 7:34Ici,
- 7:35notre spécialité,
- 7:36c'est vraiment le capillaire de pli.
- 7:41Pourquoi ?
- 7:41Parce que c'était vraiment très personnel.
- 7:44C'est de la cuisine au laboratoire,
- 7:47n'ayant pas de solution en fait.
- 7:49Si j'avais eu la solution,
- 7:50jamais je ne serais venu à cela.
- 7:53Nous faisons principalement du cosmétique capillaire,
- 7:56mais on a également une section cosmétique.
- 8:01visage,
- 8:02soins du corps,
- 8:03donc en fait nos machines peuvent tout fabriquer.
- 8:06C'est 95% de capillaires et aussi pour les petits animaux,
- 8:10les petits chiens.
- 8:11Pourquoi ?
- 8:12Parce qu'en fait c'est une aberration aujourd'hui ce qu'il y a dans les shampoings pour animaux,
- 8:16c'est du détergent.
- 8:17Disons-le clairement,
- 8:18si vous analysez les compositions,
- 8:20c'est du détergent,
- 8:21vous n'oseriez jamais vous laver le corps ni les mains avec cela.
- 8:25On met ça sur les poils de nos animaux,
- 8:28c'est absolument scandaleux.
- 8:30Nous avons créé une gamme qui s'appelle Nutz,
- 8:33et cette gamme Nutz Pet Care,
- 8:36tout est bio,
- 8:37tout est 100% éco-garanti,
- 8:38éco-garanti est le label que nous utilisons.
- 8:42et dont je représente également parce qu'en fait,
- 8:46entre temps,
- 8:47c'est une association de fabricants et de producteurs.
- 8:50Le label existe depuis 2005.
- 8:53Nous avons,
- 8:55j'ai pris la présidence en tout cas de cette union professionnelle.
- 8:58Donc,
- 8:58c'était un syndicat au départ.
- 9:00Nous défendons en fait des valeurs écologiques et tout ce qui doit sortir.
- 9:04Le label est très simple.
- 9:05Tout ce qui doit sortir doit être propre.
- 9:07Donc,
- 9:07c'était bien avant Cosmos que ce label existait.
- 9:10Cosmos,
- 9:10c'est…
- 9:11Nous sommes une organisation plutôt contrôlée par des organes de contrôle.
- 9:14Nous sommes vraiment une organisation indépendante que nous représentons.
- 9:18Nous avons de la détergence,
- 9:20nous avons un peu de tout.
- 9:21Nous sommes donc labellisés Eco-Guarantie pour les produits pour animaux.
- 9:26et pour les herboristes nous avons
- 9:2960% des produits qui sont éco-garantis il y a des produits qu'on n'arrive pas à faire à être un éco-garantie il faut savoir qu'éco-garantie tout doit être 100% bio tout,
- 9:38en extrait naturel c'est pas 95-60 c'est 100% ça met la barre plus haut et tout n'est pas toujours possible il y a des plantes que nous avons qui ne sont pas en bio mais qui sont plantes donc c'est
- 9:52100% naturel oui,
- 9:53c'est pas 100% bio nécessairement
- 9:56Donc Herborist,
- 9:57vous avez Herborist qui est la première marque,
- 10:00qui est plutôt axée sur le bien-être.
- 10:02Et puis nous avons lancé une gamme plus jeune qui s'appelle This Green,
- 10:06This is Green,
- 10:07un jeu de mots.
- 10:08C'est sévère.
- 10:10C'est vrai que cette marque a plutôt adressé un public plus jeune pour des coiffeurs qui ont envie de démarrer sans se mettre le couteau à la gorge en disant j'ai envie d'une gamme légère mais je n'ai pas envie d'investir beaucoup d'argent.
- 10:21Et finalement,
- 10:22c'est pour des coiffeurs de démarrer.
- 10:24Et Nuts Pet Care,
- 10:25là c'est vraiment pour une série haut de gamme de la coiffure pour animaux.
- 10:31Donc on peut laver les poils des chiens.
- 10:34C'est toujours basé soit en huile au départ.
- 10:36En fait,
- 10:36on travaille beaucoup les huiles.
- 10:38parce que mon premier métier c'était l'aromathérapie je me suis lancé en fait avant 95 dans l'aromathérapie,
- 10:45les compléments alimentaires dans les magasins bio et c'était ma passion l'aromathérapie et j'ai joint l'agréable à l'utile alors du coup vous avez donc 5% de l'activité qui est sur le capillaire et dans ces
- 11:01Est-ce que dans ces 5%,
- 11:02il y a une volonté future d'intégrer de la coloration végétale ou de la couleur des plantes ?
- 11:09C'est possible.
- 11:10C'est vraiment du visage.
- 11:12C'est du visage,
- 11:13donc la coloration végétale,
- 11:14c'est vraiment le capillaire.
- 11:17L'engouement,
- 11:18je veux dire,
- 11:18du végétal,
- 11:19on peut dire que nous sommes vraiment les pionniers dans le domaine,
- 11:23puisque après 30 ans,
- 11:25je pense qu'on a quand même fait un solide bout de chemin.
- 11:28Les grandes marques ont essayé de se joindre.
- 11:31au mouvement.
- 11:32C'était mon but.
- 11:33Mon but était que les grandes marques viennent également au végétal parce qu'il faut penser plus loin que ça.
- 11:39Il faut penser que si demain vous pouvez arriver à convaincre un grand groupe mondial de venir à cela,
- 11:46c'est moins de polluants dans la nature.
- 11:48C'est pour les futures générations.
- 11:50Vous imaginez que demain,
- 11:51si vous arrivez à convertir un milliard de petits chinois au végétal,
- 11:55Mais ce sont les rivières qui seront les premiers bénéficiaires.
- 12:00Parce que le problème du chimique,
- 12:03c'est qu'en fait,
- 12:04c'est très polluant.
- 12:05Ce sont des matières qui ne sont pas biodégradables et qui arrivent dans les rivières.
- 12:11La masse fait qu'on court à la catastrophe,
- 12:14tout simplement.
- 12:15Tandis que le végétal,
- 12:16au moins,
- 12:16ce sont de la plante.
- 12:18Il y a des plantes qui peuvent avoir une certaine toxicité,
- 12:20mais ça reste de la plante.
- 12:22Pourquoi aujourd'hui vous expliquez que vous faites plus 30% de chiffre d'affaires chaque année donc il y a un engouement réel et une progression dans la volonté d'aller sur le végétal pourquoi aujourd'hui il n'y a pas des grandes marques type L'Oréal etc qui
- 12:37n'y vont pas en fait pourquoi c'est pas répandu chez ces gens là ?
- 12:42ils y sont allés ils ont essayé on a nous-mêmes été contactés puisqu'étant fabricants on a été contactés par des grands groupes nous avons essayé de les joindre au train on va dire certains
- 12:56se sont lancés mais on fait marche arrière je ne suis pas sûr que ce soit d'abord leur volonté première il faut savoir que le chimique ne coûte pas cher c'est toujours une question de rendement quand une société fait 7 milliards de bénéfices par an d'euros
- 13:12leur but de bénéfice,
- 13:15c'est qu'il y a quand même un but derrière,
- 13:16qui est purement économique.
- 13:18Et la plante coûtera toujours plus cher que la chimie,
- 13:23au niveau de masse.
- 13:25Le deuxième,
- 13:26c'est plus compliqué.
- 13:27Vous faites une coloration chimique,
- 13:29c'est facile.
- 13:29Vous prenez un tube,
- 13:30vous mettez un oxydant,
- 13:31vous mélangez le tout et tout le monde peut le faire.
- 13:33Donc,
- 13:33vous n'avez pas besoin d'un coiffeur pour le faire.
- 13:35Tandis que la coloration en plante,
- 13:37si vous essayez de le faire vous-même,
- 13:39il faut avoir une certaine connaissance.
- 13:41Tandis que si vous allez chez un coiffeur,
- 13:44lui,
- 13:44il va pouvoir vous appliquer le produit,
- 13:46mais il y a une science à avoir,
- 13:49à acquérir.
- 13:50Et ce n'est pas en un jour qu'on peut obtenir,
- 13:54je veux dire,
- 13:55l'adresse,
- 13:56la capacité à colorer un cheveu parfaitement.
- 14:00Ça demande,
- 14:00en fait,
- 14:00ça exige une certaine connaissance et ça ne passe pas de la pratique.
- 14:05la chimie aussi au départ ces coiffeurs apprennent à l'école à le faire mais les écoles ne forment pas aujourd'hui les coiffeurs au végétal c'est une vraie erreur parce que qui sont les enseignants dans les écoles ce sont finalement des coiffeurs
- 14:20qui n'ont peut-être pas tous réussi dans la vie,
- 14:23qui sont devenus enseignants.
- 14:24Je ne dis pas ça pour l'enseignement,
- 14:26mais aujourd'hui,
- 14:26l'enseignement,
- 14:27ce n'est pas toujours le haut du panier.
- 14:29Si vous êtes un bon coiffeur et que vous avez finalement un grand sein de coiffure,
- 14:36vous n'allez pas partir de l'enseignement.
- 14:38Et donc,
- 14:38c'est un peu le problème principalement dans l'enseignement aujourd'hui.
- 14:45Nous avons un enseignement qui n'est pas formé à la coloration végétale,
- 14:49tout simplement.
- 14:50Il n'a pas envie de l'être parce que c'est perturbant.
- 14:54Il faut apprendre.
- 14:55Donc,
- 14:56l'enseignant lui-même va devoir apprendre.
- 14:58Les grandes marques comme que vous avez citées,
- 15:01donc,
- 15:01ont essayé et viennent de faire marche arrière.
- 15:03Ils abandonnent et je trouve ça absolument regrettable qu'ils abandonnent parce que...
- 15:08pour moi,
- 15:09le but principal est justement le résultat sur la nature.
- 15:14Ce que j'avais entendu,
- 15:14c'est qu'ils y étaient allés et revenaient.
- 15:16Donc ça,
- 15:17on a les mêmes infos.
- 15:18Ce que j'avais appris,
- 15:19c'est qu'en France,
- 15:21je ne sais pas pour la Belgique,
- 15:22mais en France,
- 15:23comme vous le dites,
- 15:24ils n'ont pas la coloration capillaire végétale.
- 15:27C'est juste abordé,
- 15:28mentionné,
- 15:29mais pas du tout pratiqué.
- 15:31Et ils n'ont pas la possibilité en France de passer leurs examens.
- 15:34en végétal,
- 15:35même s'ils développent une certaine allergie.
- 15:37Ça,
- 15:38j'ai entendu que c'était un des combats de la filière coloration capillaire végétale.
- 15:42Je voulais savoir,
- 15:42quand vous dites que c'est beaucoup moins impactant pour l'environnement,
- 15:45ça se conçoit très bien.
- 15:47Est-ce que vous avez,
- 15:48je ne sais pas,
- 15:49des analyses de cycles de vie,
- 15:51des chiffres ou des choses comme ça qui pourraient motiver les troupes à basculer ?
- 15:55Parce que,
- 15:56bien sûr,
- 15:57on est...
- 15:58Comment on va dire ?
- 15:59Factuellement,
- 15:59on comprend bien que si ça n'utilise pas la chimie,
- 16:02quand c'est rejeté dans les éviers,
- 16:04etc.,
- 16:04après coloration,
- 16:06c'est moins impactant pour l'environnement,
- 16:07mais on n'a pas de notion chiffrée,
- 16:09moi,
- 16:09je ne sais pas,
- 16:10de la réduction d'impact entre une coloration synthétique avec une coloration végétale.
- 16:15Est-ce que vous avez quelques infos qui pourraient nous donner des grands ordres d'idées pour qu'on voit le réel impact ?
- 16:22Oui,
- 16:23on a cela évidemment en laboratoire.
- 16:25On a des études qui ont prouvé sur la chimie,
- 16:28la toxicité de la chimie.
- 16:29Je vais vous donner un très simple exemple.
- 16:31Je parle très globalement.
- 16:33Prenez un tube de coloration chimique.
- 16:36Pour tout produit cosmétique,
- 16:37vous avez l'obligation de faire un dossier de sécurité.
- 16:41Ce dossier de sécurité doit être validé par un expert toxicologue.
- 16:45indépendant.
- 16:45Donc c'est un médecin qui a au moins fait
- 16:477 années d'études et en général,
- 16:49ils sont plutôt à 12 années d'études,
- 16:50puisque un toxicologue,
- 16:51c'est 12 années d'études.
- 16:52Et quand vous regardez les dossiers cosmétiques pour ce type de produit,
- 16:56c'est une dose pour le consommateur toutes les 5 semaines.
- 16:59C'est calculé pour que le consommateur puisse utiliser cette dose.
- 17:06toutes les cinq semaines.
- 17:07S'il dépasse cette dose,
- 17:09il met en danger sa sécurité.
- 17:13Ça,
- 17:13c'est la réglementation cosmétique.
- 17:16Mais vous imaginez les coiffeurs qui utilisent dix doses par jour sans un masque,
- 17:21alors que c'est indiqué que vous devez porter un masque et des gants.
- 17:24Chaque notice indique clairement que vous devez porter masque et gants.
- 17:29Et aucun,
- 17:31je n'ai jamais vu un coiffeur porter un masque.
- 17:33Et des gants ?
- 17:35Oui.
- 17:36Oui,
- 17:36oui.
- 17:36Et encore,
- 17:37il porte.
- 17:38Mais vous inhalez des choses.
- 17:41Et donc,
- 17:41en fait,
- 17:42si les coiffeurs prennent
- 17:4410 fois plus de doses quotidiennement,
- 17:47mais fois
- 17:485 semaines,
- 17:50donc il sera 300 fois des doses.
- 17:52La dose recommandée,
- 17:53d'accord.
- 17:54Et si vous regardez maintenant les statistiques nationales belges et françaises,
- 17:58le métier de la coiffure est le métier le plus à risque après les agriculteurs.
- 18:03Les agriculteurs de la coiffure sont les deux métiers,
- 18:06et ça ce sont des études,
- 18:09ça ne vient pas de moi,
- 18:10études du
- 18:12CNRS en France,
- 18:14CNRS,
- 18:15oui,
- 18:15qui ont prouvé qu'en fait il y avait plus de cas de cancer,
- 18:20mais on ne sait pas d'où ça vient,
- 18:21chez...
- 18:23les coiffeurs et chez les agriculteurs que dans le monde industriel ou ouvrier normal.
- 18:28Et donc,
- 18:29on peut supposer qu'il y a peut-être,
- 18:32je dis bien peut-être,
- 18:33parce que rien n'est prouvé.
- 18:34On ne sait pas d'où ça vient,
- 18:36mais on sait qu'il y a.
- 18:37Ça peut peut-être venir de molécules toxiques.
- 18:40Maintenant,
- 18:41nous,
- 18:41en tant que fabricants,
- 18:43on connaît la chimie des ingrédients.
- 18:45Et on a des fiches de sécurité sur chaque ingrédient.
- 18:48Et je peux vous assurer que les doses,
- 18:50c'est limité.
- 18:51Parce que c'est toxique.
- 18:52et quand,
- 18:53si je devais utiliser,
- 18:54faire des tubes de coloration chimique,
- 18:57mon personnel doit porter des équipements de sécurité excessivement pointus.
- 19:02Et d'ailleurs,
- 19:02c'est pour ça,
- 19:03d'ailleurs,
- 19:03que chez nous,
- 19:04on ne fait pas de coloration chimique pour la sécurité de nos employés,
- 19:07tout simplement.
- 19:08Donc,
- 19:08tout ce qui est chez nous,
- 19:09en fait,
- 19:09est dans le bio,
- 19:10principalement.
- 19:11On a eu un témoignage d'une formulatrice,
- 19:14enfin,
- 19:15quelqu'un qui faisait ça en laboratoire,
- 19:17qui avait tenue intégrale,
- 19:19masque.
- 19:20enfin complètement en tenue de consomnode,
- 19:21c'est ce qu'elle expliquait en disant que oui,
- 19:23on ne se rend pas compte des substances toxiques qu'il y a et dangereuses qu'il peut y avoir dans la coloration capillaire synthétique.
- 19:31Attention,
- 19:32répétons-le bien,
- 19:33le consommateur n'a aucun risque avec les doses d'une application toutes les cinq semaines.
- 19:40C'est le coiffeur qui prend tous les risques.
- 19:42Et le coiffeur,
- 19:43c'est comme un fumeur.
- 19:45tant qu'il n'a pas le problème,
- 19:47il continuera à utiliser sa coloration chimique en disant,
- 19:49c'est pour les autres,
- 19:50ça ne sera pas jusqu'au jour où il a un problème à 50 ans,
- 19:53et puis il se dit,
- 19:55mince,
- 19:56j'ai un problème de santé,
- 19:57il faudrait peut-être que j'aille maintenant me tourner vers la coloration en plantes.
- 20:00Ce n'est pas à 50 ans qu'il faut le faire,
- 20:01je trouve que c'est à 30 ans.
- 20:03Et d'ailleurs,
- 20:03économiquement,
- 20:04il est préférable de se lancer dans la coloration végétale aujourd'hui que dans la coloration chimique,
- 20:08puisque de toute façon,
- 20:09il y a de moins en moins de salons qui tournent,
- 20:11il y a de...
- 20:12je veux dire qu'il y a de moins en moins de demandes depuis le Covid.
- 20:15sur la coloration chimique,
- 20:16puisque les gens le font eux-mêmes.
- 20:18Les grands groupes ont poussé les consommateurs à aller faire leur coloration en grande surface et acheter en grande surface et le faire soi-même.
- 20:25Donc,
- 20:25les coiffeurs n'ont plus de monde dans leur salon.
- 20:27Donc,
- 20:27s'ils ne changent pas leur fusil d'épaule très vite,
- 20:31je vous promets qu'il y aura 30% de faillite en plus dans les prochaines années dans la coiffure.
- 20:36Est-ce que vous avez constaté,
- 20:38donc vous dites pendant le Covid,
- 20:40on a incité les gens à aller chercher leur coloration en grande distri.
- 20:44On a eu une interview qui disait qu'il y avait des marques de distributeurs,
- 20:47des MDD qui étaient passées à la coloration végétale.
- 20:50Vous avez des infos là-dessus ?
- 20:52Donc comme j'ai enregistré avec elle il y a quelques jours,
- 20:54je n'ai pas eu le temps d'aller vérifier.
- 20:56Mais du coup,
- 20:56je voulais vous poser la question.
- 20:57Est-ce que ça vous parle ?
- 20:58Ou est-ce que ce n'est pas forcément 100% végétal ?
- 21:02Vous pouvez faire de la coloration végétale à domicile.
- 21:05Nous,
- 21:05en fait,
- 21:05quand on est...
- 21:06Je vais plutôt parler de mon...
- 21:08du cas de mes coiffeurs et de mes clients en air brusque et en disc green.
- 21:12Le premier jour de la crise,
- 21:14c'était,
- 21:14je me rappelle,
- 21:14un samedi,
- 21:15on a eu l'annonce.
- 21:16Le dimanche,
- 21:16nous étions en réunion de crise avec toute l'équipe de communication.
- 21:19Et le lundi,
- 21:20on met en place,
- 21:21c'était le 17 mai,
- 21:24si je me rappelle bien,
- 21:252020.
- 21:26Et je sais que le 20 mai 2020,
- 21:28on met en place une stratégie pour que nos clients gardent contact avec leur propre clientèle.
- 21:37Et on leur a dit,
- 21:38voilà,
- 21:38vous avez deux choix.
- 21:39Comment on va faire ?
- 21:41Puisqu'il y a un lockdown,
- 21:42vous ne pouvez plus voir vos clients.
- 21:45Comment allez-vous faire pour que la coloration végétale puisse continuer à être appliquée ?
- 21:51Et les coiffeurs,
- 21:51en fait,
- 21:52ont fait des petits mélanges eux-mêmes,
- 21:54sur mesure,
- 21:54des petits sachets,
- 21:56avec la formule de Madame Interle,
- 21:57Madame...
- 21:59venait,
- 22:00elle ne pouvait pas être en compte.
- 22:02C'était assez marrant.
- 22:03Le coiffeur avait le droit de livrer,
- 22:05enfin en Belgique,
- 22:05le coiffeur avait le droit de fournir le produit à sa cliente,
- 22:09mais il fallait garder une distance,
- 22:11donc c'était tout un cinéma pas possible.
- 22:14Ça permettait d'ailleurs à certains coiffeurs de sortir un peu et de prendre l'air parce qu'ils disaient je n'ai pas livré son
- 22:19Ils avaient une facture à la plume.
- 22:21Et surtout,
- 22:22ils ont tenu un lien très étroit avec leur clientèle.
- 22:25En fait,
- 22:25les clients n'ont pas été voir en grande surface.
- 22:27puisque les grands groupes ont poussé leurs clients à aller en grande surface en disant,
- 22:31mais vous pouvez acheter en grande surface,
- 22:32puisque là,
- 22:33les magasins sont ouverts,
- 22:34votre coiffeur,
- 22:35il est fermé.
- 22:37C'était malin de leur part,
- 22:38mais c'était malhonnête vis-à-vis des coiffeurs.
- 22:40Tandis que nous,
- 22:41évidemment,
- 22:41les coiffeurs se sont substitués,
- 22:44en tout cas,
- 22:45aux livreurs et ont fait le service sur mesure.
- 22:50Et donc,
- 22:50le mélange était tout fait.
- 22:52et en fonction du résultat par vidéoconférence ils ont pu t'entretenir de là à dire que les grandes marques se sont lancées dans le végétal j'ai aucune idée mais ça va être compliqué je pense vous pouvez toujours le faire mais quel est le résultat que vous allez obtenir si vous n'avez pas une certaine connaissance et un soutien d'un coiffeur je pense que vous ne
- 23:12pouvez pas réussir il y a des marques qui le font pour l'instant j'ai des marques pour qui je fabrique aussi ils se sont lancés à dire
- 23:20le défi de vendre ça au consommateur en direct moi je ne le fais pas vis-à-vis de mes clients coiffeurs,
- 23:26déjà c'est un principe c'est le coiffeur qui a la science et la connaissance l'expertise franchement,
- 23:32sinon vous allez avoir des clients mécontents vous pouvez trouver sur Aromazone de la coloration plante
- 23:40vous en trouverez,
- 23:41mais vous n'avez pas l'expertise,
- 23:42vous ne savez pas du tout le type de plante,
- 23:44il faut vraiment avoir une connaissance.
- 23:46Vous prenez un aîné,
- 23:47moi j'ai des aînés qui viennent d'Inde,
- 23:49j'en ai qui viennent d'Égypte,
- 23:50j'en ai qui viennent d'Iran,
- 23:51j'en ai qui viennent du Maroc,
- 23:52donc on a différentes sources.
- 23:54Et chaque aîné n'a pas la même couleur.
- 23:57C'est le mélange qu'il va faire.
- 23:58Donc une plante,
- 24:00c'est comme du raisin,
- 24:01c'est comme du vin.
- 24:03Vous avez différentes qualités.
- 24:05C'est page,
- 24:05mélange.
- 24:07et différentes variétés suivant les régions.
- 24:10Et ça va être compliqué de savoir exactement tel type de couleur.
- 24:14En plus,
- 24:14c'est très varié vis-à-vis de l'épaisseur du cheveu,
- 24:16c'est très varié vis-à-vis de plein de choses.
- 24:18Quelles sont les plantes globalement utilisées pour la coloration capillaire ?
- 24:22Voir s'il y a des parallèles avec notamment la teinture végétale ou les encres,
- 24:25etc.
- 24:26Et ce que j'aimerais savoir aussi,
- 24:28c'est est-ce qu'on peut envisager une relocalisation de la culture de ces plantes en France ou en Europe ?
- 24:35Parce que...
- 24:36Je pense qu'on peut maintenant plus raisonner niveau Europe pour tout ça.
- 24:40Je voulais avoir votre avis là-dessus.
- 24:43Oui,
- 24:44bon déjà les plantes,
- 24:45il y en a une vingtaine qui ont vraiment une efficacité.
- 24:49On a déjà le brunois qui a été essayé.
- 24:52Mais vous savez,
- 24:53entre certains,
- 24:54ça donne une certaine tension,
- 24:55mais ça ne tient pas sur le cheveu.
- 24:57Donc en fait,
- 24:58la base au départ,
- 24:58il faut comprendre que c'est du hainé.
- 25:01D'accord.
- 25:01Grâce à sa polarité,
- 25:03va couvrir la surface des cheveux.
- 25:06Et après,
- 25:06vous allez transformer la couleur du hainé avec d'autres plantes vectoriales qui vont avoir en fait une couleur différente sur...
- 25:15au départ,
- 25:16le ton qui est neutre ou cuivré.
- 25:18Ce sont des cataplasmes qui permettent de couvrir le cheveu en surface et non pas en profondeur.
- 25:26C'est pas bon,
- 25:27donc ça ne tient pas mieux.
- 25:28Ça tient impeccablement bien.
- 25:30Si vous n'avez pas de détergent,
- 25:32donc pas de shampoing trop agressif,
- 25:35si vous prenez un shampoing de marque traditionnelle,
- 25:38ça risque d'être décapé beaucoup.
- 25:40Mais ça,
- 25:41c'est comme tout.
- 25:42Si vous utilisez des biologiques,
- 25:44les saponines sont...
- 25:46Chez nous,
- 25:47on fait des saponines à base de fruits de la papaye ou de noix de lavage.
- 25:52Ces saponines,
- 25:53ce sont des savons qui,
- 25:54en fait,
- 25:54ce sont des moussants,
- 25:56mais qui sont beaucoup plus naturels et plus doux.
- 25:59Donc,
- 25:59moins agressifs.
- 26:00Oui,
- 26:00on pourrait produire maintenant des plantes en Europe,
- 26:03mais,
- 26:03de nouveau,
- 26:04c'est une question de qualité.
- 26:05J'ai des niveaux...
- 26:08d'alcaloïdes.
- 26:08Il me faut des...
- 26:09En fait,
- 26:10dans chaque plante,
- 26:10vous avez des molécules.
- 26:12Chaque plante a des niveaux à des molécules.
- 26:14Et nous devons obtenir,
- 26:16par plante,
- 26:17à certains niveaux d'indigotine ou d'autres alcaloïdes pour obtenir le résultat que nous espérons.
- 26:24Et en Europe,
- 26:25je crains...
- 26:27Avec les réchauffements climatiques,
- 26:28on pourrait espérer,
- 26:29en tout cas,
- 26:30produire maintenant certaines plantes,
- 26:32mais vous n'aurez jamais la même couleur.
- 26:34Donc,
- 26:34elles peuvent être intéressantes.
- 26:35Je ne dis pas le contraire.
- 26:38Je pense qu'il faut laisser encore ça au pays en dessous.
- 26:43de l'Europe qui est plutôt pire qu'Otario.
- 26:49Mais avec le réchauffement climatique,
- 26:51on pourrait avoir espoir qu'on puisse cultiver.
- 26:53Je pourrais cultiver du hainé dans mon champ face,
- 26:57mais ce n'est pas pour autant que j'aurai des résultats qui seront fabuleux et je ne pense pas qu'ils seraient exploitables au niveau du niveau qu'on veut atteindre.
- 27:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
- 27:06le niveau d'exigence est tel qu'il faut une qualité impeccable.
- 27:10Il faut un résultat impeccable.
- 27:11Moi,
- 27:12mes clients n'accepteraient pas d'avoir ton noir qui au bout de quelques jours disparaisse.
- 27:18Ça doit tenir,
- 27:19tout simplement.
- 27:20Il y a une vingtaine de plantes au total.
- 27:23J'allais dire les deux principales,
- 27:25je comprends bien qu'elles sont destinées plutôt aux pays équatoriaux,
- 27:28etc.
- 27:30Mais donc dans la vingtaine de plantes,
- 27:31ça en laisse quand même une grande quinzaine encore.
- 27:34Est-ce que dans ces quinzaines de plantes-là,
- 27:36est-ce que vous pensez qu'il y a moyen de rapatrier un petit peu ça pour être encore plus local et être encore moins impactant ?
- 27:44On l'a fait à l'époque.
- 27:46Rappelez-vous,
- 27:47Toulouse avait l'isatis qui était une plante sectorielle et on l'a cultivée tout un temps.
- 27:52On faisait des textiles,
- 27:55on avait le rupia qui faisait les uniformes de l'armée anglaise,
- 28:01la garance et le bleu pour les français,
- 28:05l'isatis.
- 28:06Donc on pouvait colorer.
- 28:07On a fait énormément de choses dans l'art également grâce aux plantes que nous avions à l'époque parmi nous.
- 28:14on pourrait le faire mais je crains que d'un point de vue économique ça ne soit pas rentable pas possible parce qu'il y a déjà un aspect économique les pays dans lesquels nous achetons on
- 28:29est clair ont des prix qui sont imbattables
- 28:33et si vous devez aujourd'hui payer un agriculteur pour produire cela en Europe,
- 28:40entre un agriculteur qui a payé 5 euros de l'heure dans un pays non européen et un agriculteur qui a payé 30 euros de l'heure ici sur notre terre,
- 28:48c'est 6 fois le prix.
- 28:50Moi,
- 28:50ça ne me dérange pas de payer plus cher,
- 28:52mais je crains qu'on se limite le marché,
- 28:54la plus grande assurance sera que tous ces pays émergents en auront toujours plus.
- 28:59Donc c'est un problème d'abord économique.
- 29:01On pourrait très bien dire...
- 29:02d'avoir nos propres productions ici,
- 29:04mais même vous n'auriez pas de résultats.
- 29:06Je pense qu'aujourd'hui,
- 29:07les résultats sont plus puissants parce que la culture est meilleure là-bas,
- 29:11dans certaines régions du monde.
- 29:14D'accord.
- 29:14Donc,
- 29:15il y a l'histoire du terroir,
- 29:16clairement,
- 29:16et puis de la météo,
- 29:19enfin,
- 29:19des facteurs.
- 29:20Donc,
- 29:21c'est un OK.
- 29:21Il y a le coût de la main-d'œuvre dans les pays hors Europe par rapport aux pays Europe.
- 29:27Et est-ce qu'il y a aussi la notion de surface ?
- 29:30Est-ce qu'on aurait,
- 29:32parce que sur le podcast,
- 29:33on a reçu plusieurs agricultrices,
- 29:35notamment aussi une en Belgique,
- 29:36l'UTEAS,
- 29:37Anne-Sylvie Godot.
- 29:38On a reçu plusieurs agriculteurs qui travaillent des surfaces aux alentours de 2 hectares,
- 29:43etc.
- 29:44Est-ce que même cette histoire de surface,
- 29:47je ne sais pas,
- 29:47est-ce que vous utilisez autant de plantes qu'on utilise par exemple en teinture pour la coloration capillaire ?
- 29:52On pourrait créer une filière.
- 29:53Mon syndicat que je représente s'occupe également de l'alimentaire.
- 29:57Je m'occupe de la partie détergence cosmétique.
- 30:02Mon organisation que je représente s'occupe également des agriculteurs bio et des transformateurs bio sur toute la Belgique.
- 30:10Nous sommes en contact direct avec des agriculteurs.
- 30:13Créer des filières,
- 30:13c'est possible.
- 30:14Il faut pour ça avoir une demande.
- 30:17et créer l'offre.
- 30:18Mais il faut la surface.
- 30:20Effectivement,
- 30:20déjà les terres sont ultra exploitées ici.
- 30:24Se lancer dans le bio,
- 30:24vous allez faire,
- 30:25comme vous dites,
- 30:262-3 hectares.
- 30:272-3 hectares,
- 30:28moi je ne peux pas faire grand-chose avec ça.
- 30:29C'est des containers entiers qui rentrent.
- 30:32Ce n'est pas deux personnes que je colore.
- 30:35Je vois mes produits en France,
- 30:37en Allemagne.
- 30:39Non,
- 30:39la demande est telle qu'il faut de la grande surface.
- 30:42Il faut de la surface.
- 30:44c'est maintenant une question de qualité ça serait pas mal par contre au niveau environnemental de diversifier donc c'est une idée je suis le premier partant si demain j'ai des fournisseurs de plantes je
- 30:59les prendrai par principe c'est pas principe ça sera pas un souci d'économie parce que c'est clair qu'en importation on aura toujours un prix moindre
- 31:08mais on peut soutenir aussi l'agriculture locale.
- 31:13Oui,
- 31:13c'est génial.
- 31:14Ça s'englobe l'un dans l'autre.
- 31:16Vous voyez,
- 31:16vous faites un effet de calcul volumique.
- 31:21On dit,
- 31:21voilà,
- 31:21j'intègre 10% de culture européenne dedans.
- 31:24On ne sait pas.
- 31:25On mélange alors l'ensemble.
- 31:26Et là,
- 31:26on pourrait y arriver.
- 31:28Mais il faut que l'agriculteur soit payé au juste prix.
- 31:31Donc,
- 31:31il faut que ça passe par une filière déjà bio et que la demande dépasse l'offre.
- 31:39En fait,
- 31:43le prix ne peut être intéressant pour l'agriculteur que s'il y a plus de demandes que d'offres.
- 31:48donc il peut monter le prix de ses prestations et gagner correctement sa vie ça c'est vraiment un super projet moi je trouverais ça génial pareil dans l'alimentaire je travaillais sur les filières responsables dans une grande entreprise pareil je pense que ça pourrait être une
- 32:03super idée bon bien sûr avec des contraintes dont on vient de parler mais je pense que ça peut être hyper intéressant et peut-être au niveau européen parce qu'en fait
- 32:10Plus ça avance dans le podcast,
- 32:11et plus je suis contactée par des gens d'autres pays,
- 32:13de la Suisse,
- 32:15Belgique,
- 32:15etc.
- 32:16Et donc,
- 32:16on s'ouvre.
- 32:16En Espagne aussi,
- 32:17j'ai des gens qui m'ont contactée.
- 32:19Et c'est vrai que cette histoire de mélange,
- 32:20je trouve ça hyper intéressant parce que vous avez raison,
- 32:23plantes qui viennent des pays,
- 32:25on va dire,
- 32:25plutôt chauds,
- 32:26etc.,
- 32:27sont assez plus riches.
- 32:29apparemment en substances colorantes que nous en Europe,
- 32:33mais si on pouvait aussi créer cette filière et la biodiversité,
- 32:36parce que j'ai aussi eu des chercheurs et des intervenants qui m'ont expliqué la richesse qu'apportaient les plantes tinctoriales,
- 32:43notamment pour le sol,
- 32:44celles qui avaient des racines et qui pouvaient avoir des propriétés sur le sol,
- 32:49comme engrais verts,
- 32:50comme même dans la rotation des cultures.
- 32:52Donc je trouverais ça hyper intéressant de creuser ce sujet.
- 32:55Enfin bref,
- 32:55je trouve ça passionnant.
- 32:56Oui,
- 32:56ça offre de la diversité.
- 32:57Effectivement,
- 32:57vous avez raison.
- 32:58Pour l'agriculteur,
- 32:59c'est une belle diversité.
- 33:00C'est-à-dire,
- 33:01un jour,
- 33:01je produis du sérasa,
- 33:02l'autre jour,
- 33:02je produis du hainé.
- 33:03Pourquoi pas ?
- 33:04Ou de l'indigo.
- 33:05Ce serait très intéressant.
- 33:08Et qu'est-ce qui ferait pour vous,
- 33:09alors vous qui travaillez sur les filières bio,
- 33:11et les agriculteurs,
- 33:12la transformation,
- 33:13etc.,
- 33:13qu'est-ce qui ferait que plus de personnes se lanceraient là-dedans ?
- 33:18Parce que vous parlez de rentabilité.
- 33:20C'est vrai qu'on a eu sur le podcast des agriculteurs...
- 33:23des agricultrices pour le coup,
- 33:25qui travaillaient en Provence sur deux hectares de Garance et de Persicaire Indigo,
- 33:30et qui disaient que c'était difficile de se rémunérer,
- 33:34parce que notamment sur la Persicaire Indigo,
- 33:36on ne cultive que ce qu'on peut et qu'on a en capacité de transformer sur l'exploitation.
- 33:40Qu'est-ce qui ferait pour vous qu'il y ait plus d'agriculteurs qui se lancent là-dedans ?
- 33:45La demande.
- 33:46C'est clairement la demande.
- 33:48Vous devez avoir des gens comme nous intéressés à acheter leurs matières premières
- 33:53et avoir un certain volume manuel.
- 33:56Je prends un agriculteur que je connais,
- 33:58il fait à peu près
- 34:00100 hectares de terre en bio.
- 34:02Tout est acheté un an à l'avance,
- 34:05pas un grand groupe qui lui achète pour du surgelé,
- 34:07il fait du haricot,
- 34:08principalement.
- 34:10Donc
- 34:11100 hectares,
- 34:12c'est pas mal.
- 34:13C'est déjà un bon acteur.
- 34:15Il dit tout est vendu.
- 34:16Avant,
- 34:17même de...
- 34:17Donc si vous avez la filière,
- 34:19si vous avez...
- 34:21La demande au départ,
- 34:22plus grande que l'offre,
- 34:24ils seront rémunérés correctement.
- 34:25Le problème,
- 34:26c'est qu'aujourd'hui,
- 34:26ils créent l'offre sans avoir la demande.
- 34:29Il y a forcément la demande.
- 34:31Vous allez avoir peut-être un petit malin qui va acheter un tout petit peu juste pour faire joli et faire du marketing en disant Made in France Non,
- 34:38ce n'est pas ça.
- 34:39Créer une filière,
- 34:40ça doit être durable dans le temps.
- 34:41Ce n'est pas juste l'intérêt personnel de l'entrepreneur au détriment de l'agriculteur.
- 34:47Si vous lancez,
- 34:47il faut que ça tienne la route.
- 34:48Mais il faut d'abord...
- 34:50Vous me parlez du rubia tinctoria,
- 34:52l'agarance,
- 34:52pardon.
- 34:53C'est joli,
- 34:54mais ce n'est pas l'ingrédient principal parce que l'agarance ne tient pas sur le cheveu.
- 34:59Vous allez pouvoir rajouter un petit peu.
- 35:01En textile,
- 35:01ça marche.
- 35:02En coloration végétale,
- 35:04vous en mettez un petit peu,
- 35:06mais ça ne tient pas.
- 35:08Mais c'est juste pour les reflets.
- 35:10Il faudrait le haineux,
- 35:11l'indigo,
- 35:11oui,
- 35:12à la limite.
- 35:13Et encore là,
- 35:15il faut voir si on a la capacité de produire de la bonne qualité,
- 35:19de voir au niveau de l'eau,
- 35:21mais ça peut être des sources intéressantes.
- 35:25Et attention,
- 35:26il faut aussi encore avoir la place,
- 35:28parce que l'alimentaire prend également énormément de place en Europe.
- 35:32Le bio marche,
- 35:34et les agriculteurs disent,
- 35:36nous,
- 35:37si on pouvait produire le double,
- 35:38on produirait le double,
- 35:39parce qu'on vend tout.
- 35:41J'ai deux remarques par rapport à ça.
- 35:43On va recevoir un agriculteur d'indigo de Guadeloupe qui produit un indigo de super bonne qualité,
- 35:51réputé,
- 35:51etc.
- 35:52On va la voir,
- 35:52il va nous expliquer comment ça fonctionne et les propriétés de son indigo.
- 35:57Il fait aussi du bois de campèche,
- 35:58etc.
- 35:59Oui.
- 35:59On a eu une...
- 36:00Alors,
- 36:01je pense que vous connaissez le critorticole ou couleur de plante en France.
- 36:04Anne de Lassaillette qui nous expliquait qu'elle avait fait le calcul en 2018.
- 36:08des terres qu'il faudrait exploiter pour pouvoir teindre tous les tissus textiles coton de la planète en couleur végétale.
- 36:17Et ça représentait la surface de la Belgique.
- 36:20Et apparemment,
- 36:22à date,
- 36:22la surface de la Belgique,
- 36:23c'est ce qui est cultivé pour le tabac.
- 36:26Donc en fait,
- 36:26c'est quand même une histoire aussi un petit peu de,
- 36:29comment on va dire,
- 36:30de priorité et en fait,
- 36:32comme vous l'avez dit,
- 36:32de demande.
- 36:33Mais en tout cas,
- 36:34pour moi,
- 36:35ça ne semble pas déconnant par rapport aux terres disponibles,
- 36:39etc.
- 36:40Et il y a une autre intervenante,
- 36:41donc Marie Marquet.
- 36:43qui est botaniste,
- 36:44chercheuse,
- 36:44archéologue et passionnée de plantes,
- 36:46qui expliquait qu'il faut aussi envisager les couleurs végétales peut-être en inter-rangs,
- 36:52en rotation de culture.
- 36:54En France,
- 36:54on appelle ça les...
- 36:55Il faut des bandes enherbées sur les côtés pour intégrer la biodiversité.
- 36:59Et en fait,
- 37:00elle pense que ce n'est pas inenvisageable.
- 37:04malgré le fait que ça rajoute un boulot supplémentaire à l'agriculteur,
- 37:07parce que ce n'est pas forcément les mêmes machines qui sont utilisées,
- 37:10etc.
- 37:10Mais en fait,
- 37:11il n'y a pas vraiment quelqu'un qui s'est penché sur le modèle aujourd'hui,
- 37:15j'ai l'impression.
- 37:17Mais de nouveau,
- 37:18c'est une question de gros sous.
- 37:20Vous me parlez du tabac qui,
- 37:22lui,
- 37:22est plus producteur.
- 37:23Oui,
- 37:24c'est simplement que l'industrie du tabac génère beaucoup plus de bénéfices et ces gens n'ont pas du tout envie de voir changer les choses.
- 37:34Pourquoi l'industrie de la chimie n'a pas du tout envie de voir le développement de la collaboration végétale ?
- 37:40Il faut se poser la même question,
- 37:41c'est une question de rendement,
- 37:43c'est préférable de faire du chimique que du végétal,
- 37:45donc on va dénigrer le végétal en disant que ça ne colore pas,
- 37:48ça ne fait pas ci,
- 37:48ça ne fait pas là.
- 37:49Maintenant,
- 37:49si les mains ont son donné moyen,
- 37:51mais le problème c'est qu'aujourd'hui,
- 37:53on est encore une minorité par rapport,
- 37:55en 30 ans,
- 37:55j'ai vu évoluer des choses,
- 37:57c'est incroyable d'où je viens.
- 37:59Imaginez qu'à 30 ans,
- 38:00j'étais avec ma valise,
- 38:01je rentrais dans un salon de coiffure,
- 38:02je disais,
- 38:03je fais la coloration en plantes et le gars rigole et dit...
- 38:07Mais t'es qui toi ?
- 38:09Ça n'a pas marché
- 38:10Ils n'y croyaient pas
- 38:12Alors entre temps on a tellement évolué C'est formidable
- 38:16Mais on est encore qu'à quelques pourcents
- 38:19Du marché
- 38:21Il faudrait une prise de conscience Des consommateurs
- 38:24Que les consommateurs exigent plus Ils croient encore plus
- 38:29Et là je pense que vous aurez alors Peut-être un déclenchement
- 38:32C'est toujours le consommateur qui va faire finalement
- 38:36la décision finale,
- 38:37nous,
- 38:38on va suivre une tendance.
- 38:40Au départ,
- 38:40on a lancé la tendance.
- 38:42Si le consommateur pousse les grands groupes
- 38:46à exiger du végétal,
- 38:48ne vous inquiétez pas,
- 38:49ils vont s'y mettre à nouveau.
- 38:51Le problème,
- 38:51c'est qu'ils ne l'ont pas fait bien.
- 38:53Ils l'ont fait en mélangeant de la chimie avec du végétal.
- 38:55Non,
- 38:55ça ne peut pas fonctionner.
- 38:57Soit on fait du végétal,
- 38:57soit on fait de la chimie.
- 38:58On ne mélange pas les deux.
- 39:00On a essayé,
- 39:02avec des mordants sages aussi,
- 39:03à un certain moment,
- 39:04au début,
- 39:05dans le textile,
- 39:06on a suivi les techniques.
- 39:08Mais ça ne fonctionne pas sur le cheveu comme ça fonctionne sur du textile.
- 39:11C'est très marrant,
- 39:11d'ailleurs,
- 39:12que ça ne puisse pas le faire.
- 39:13Maintenant,
- 39:14pour revenir à ça,
- 39:14oui,
- 39:15je pense qu'il y a moyen réellement en s'impliquant et je suis le premier à pouvoir créer une filière à la source que je suis.
- 39:23toutes les possibilités.
- 39:25Oui,
- 39:25il y a donc la possibilité de créer une filière.
- 39:28Si nous-mêmes,
- 39:30finalement,
- 39:31on a des produits intéressants qu'on pourrait rajouter pour avoir des résultats,
- 39:37je suis le premier partant,
- 39:38mais je vous dis,
- 39:38la garantie,
- 39:39c'est trop peu de volume.
- 39:41Le gros volume,
- 39:42il est sur le Henné,
- 39:43l'Indigo,
- 39:44principalement,
- 39:45et le Cassia en Bovata,
- 39:46en fait,
- 39:46c'est les trois.
- 39:47premiers éléments.
- 39:48Le curcuma aussi,
- 39:49pas mal de curcuma,
- 39:50on utilise beaucoup de curcuma.
- 39:52Donc finalement,
- 39:52on a quatre axes intéressants.
- 39:55Dans l'indigo,
- 39:55on pouvait avoir un autre bleu différent des bleus qu'on obtient dans certains pays.
- 40:01Oui,
- 40:01on est partout.
- 40:03Donc oui,
- 40:04il est possible de créer une filière.
- 40:06Est-ce que vous savez combien de salons de coiffure ou de coiffeurs se sont convertis à la coloration capillaire végétale ?
- 40:14Combien de coiffeurs se sont convertis à la coloration capillaire végétale ?
- 40:17Oui,
- 40:17parce qu'en fait,
- 40:18on a créé au début de Facebook,
- 40:21en 2015,
- 40:22des réseaux
- 40:23Facebook.
- 40:25Donc, ça permet de mesurer.
- 40:27On a 1000 membres,
- 40:27nous,
- 40:28aujourd'hui,
- 40:28sur nos réseaux
- 40:29Facebook. 1000 professionnels,
- 40:31pas 30.
- 40:31D'accord.
- 40:32Ils utilisent ce réseau.
- 40:35Nous-mêmes.
- 40:36Mais tous nos clients en private label,
- 40:39je suis absolument certain qu'eux-mêmes ont dupliqué le système.
- 40:45Il doit y avoir,
- 40:45je pense,
- 40:46sur les pays francophones,
- 40:49on doit facilement avoir
- 40:515000-6000 coiffeurs qui utilisent de la condition végétale.
- 40:55Donc ça veut dire quand même 10%,
- 40:56je dirais.
- 40:57Je pense qu'on ne doit pas être loin de 10%.
- 40:59C'est tout leur intérêt.
- 41:01Parce que de toute façon,
- 41:01le chimique ne fonctionne plus.
- 41:03Je vous l'ai expliqué tout à l'heure pour la raison par laquelle.
- 41:06D'accord,
- 41:06ok.
- 41:07Donc
- 41:0910%, mais ce n'est encore pas suffisant.
- 41:11Il faut encore plus en parler aux consommateurs.
- 41:16J'entends bien ce sujet-là,
- 41:17c'est le même pour la teinture.
- 41:18Qu'est-ce que j'allais dire ?
- 41:19Ça passe par la formation.
- 41:21Donc nous,
- 41:21en France,
- 41:21on n'a pas de formation pendant le
- 41:26CAP ou pendant les BP,
- 41:27je crois que ça s'appelle comme ça,
- 41:29sur la coloration capillaire végétale.
- 41:31C'est les marques.
- 41:32petite marque à part,
- 41:34couleur Gaïa,
- 41:34qui forment les coiffeurs et qui,
- 41:36en gros,
- 41:37les convertissent,
- 41:38on va dire,
- 41:38entre guillemets.
- 41:39En Belgique,
- 41:39c'est pareil ou chez vous,
- 41:42vous avez la chance d'avoir ça dans le cursus ?
- 41:45On n'a pas ça en cursus non plus dans les écoles belges.
- 41:48Nous donnons les formations dans les écoles.
- 41:51C'est vrai que nous donnons les formations depuis 2005,
- 41:53nous donnons des formations aux coiffeurs.
- 41:55En fait,
- 41:55ce sont les premiers coiffeurs qui ont donné les formations à d'autres coiffeurs.
- 41:58Les maîtres,
- 41:59ils sont devenus maîtres et eux-mêmes ont donné formation.
- 42:03Aujourd'hui,
- 42:03nos formateurs sont des coiffeurs,
- 42:05tout simplement.
- 42:06Mais c'est la logique même.
- 42:08Disons que les meilleurs coloristes partagent leur savoir à d'autres.
- 42:11C'est une communauté.
- 42:12Il faut quand même bien savoir que...
- 42:15c'est typiquement esprit belge notre devise en belgique c'est l'union fait la force c'est la devise du pays
- 42:23même si le pays a l'air très divisé,
- 42:25ça reste,
- 42:26entre Flamands et Wallons,
- 42:28sans compter les Bruxellois,
- 42:30ça reste toujours la devise du pays et la mentalité du pays.
- 42:34Et en fait,
- 42:35quand on est venu avec une communauté au départ en 2015,
- 42:38on a dit,
- 42:38voilà,
- 42:38on va créer une communauté sur les réseaux sociaux,
- 42:40bienveillante,
- 42:41où les coiffeurs vont aider les autres coiffeurs.
- 42:43En France,
- 42:43on m'a dit,
- 42:43ça ne marchera jamais.
- 42:45Ce n'est pas l'esprit des Français.
- 42:47Aujourd'hui,
- 42:48ça marche.
- 42:49Et pourquoi ?
- 42:50Je vais vous expliquer pourquoi.
- 42:52pascal et coiffard qui travaillaient avec nous le soleil brilla leurs portes
- 42:56nous,
- 42:57nos coiffeurs,
- 42:58ce sont des gens,
- 42:59ça fait partie des...
- 43:01Notre public,
- 43:01c'est 80% des coiffeurs qui ne gagnent pas leur vie.
- 43:04Parce qu'en France,
- 43:0580% des coiffeurs gagnent moins de 1500 euros par mois.
- 43:09Patron coiffeur,
- 43:1080%.
- 43:11Vous imaginez ?
- 43:12C'est impressionnant.
- 43:13C'est pas moi qui l'invente,
- 43:15c'est les chiffres.
- 43:16Vous n'avez que
- 43:1720% de coiffeurs qui gagnent plus que 1500 euros par mois.
- 43:22autant travailler en grande surface,
- 43:24quasi la même chose,
- 43:26sans toutes les contraintes,
- 43:28les responsabilités.
- 43:29Et nous tirons,
- 43:30nous,
- 43:31nos clients vers le haut.
- 43:32Nous leur disons,
- 43:32voilà,
- 43:33on va vous créer ici une rareté,
- 43:36vous allez avoir une identité,
- 43:38quelque chose de plus fort,
- 43:39et quand on va vous faire,
- 43:43on va vous amener la demande.
- 43:44En fait,
- 43:45aujourd'hui,
- 43:45c'est ça qui se passe.
- 43:46C'est que nos coiffeurs végétaux ont plus de demandes que d'offres.
- 43:51ils ont leur demain et ils travaillent plus de 38 heures semaine et comme ils disent quand on travaille plus on a deux choix,
- 43:59soit on embauche
- 44:01mais on ne peut pas rebaucher parce qu'il n'y a plus de personnel depuis le Covid terminé le personnel n'a plus envie de travailler surtout l'Europe,
- 44:09l'Allemagne la France,
- 44:10la Belgique,
- 44:11les salariés ne veulent plus travailler il y en a encore mais c'est de plus en plus rare et donc,
- 44:15qu'est-ce que vous avez ?
- 44:16vous avez le coiffeur qui est seul et dit j'ai que demain et bien je lui dis,
- 44:20vous montez le prix de vos prestations de 1% ou 2% vous montez le prix de vos prestations de 15% et vous éliminez les gens
- 44:28qui peuvent venir toutes les cinq semaines chez vous,
- 44:31vous ne les éliminez pas.
- 44:32Vous leur dites que vous avez des petits sachets où ils peuvent le faire à la maison une fois sur deux.
- 44:36Donc les gens peuvent économiser en faisant à la maison,
- 44:38en achetant des petits sachets,
- 44:40mais vous avez d'autres parties de gens qui sont plus à l'aise et qui peuvent se permettre de dépenser.
- 44:46En fait,
- 44:47c'est une question de priorité.
- 44:48Vous me dites,
- 44:49oui,
- 44:49c'est la crise en France.
- 44:50On ne peut pas.
- 44:51Non,
- 44:51ça dépend.
- 44:53On a,
- 44:53les gens ont de l'argent pour ce qu'ils veulent bien.
- 44:55Les gens ont de l'argent pour un kilo de carottes,
- 44:58mais ils ont bien de l'argent pour leur iPhone,
- 45:00leur paquet de cigarettes,
- 45:01leur caisse de terre.
- 45:02Ils ont du plaisir,
- 45:03ils ont toujours de l'argent pour les produits premiers nécessaires,
- 45:04ils n'en ont pas.
- 45:05Et bien,
- 45:05il faut choisir,
- 45:07et je pense que l'alimentation...
- 45:11ainsi que la coloration en plantes,
- 45:12eh bien,
- 45:12c'est fait partie de la santé.
- 45:14Il faut peut-être envisager de se dire,
- 45:16tiens,
- 45:16je mets un peu plus de budget pour la coloration en plantes.
- 45:18Est-ce qu'on pourrait dire que ça coûte plus cher ?
- 45:20Non,
- 45:20la coloration en plantes ne coûte pas plus cher,
- 45:23mais la demande rend que l'offre,
- 45:26donc c'est une question de marché.
- 45:28Donc oui,
- 45:28la coloration en plantes va coûter peut-être plus cher en seins ou en coiffure.
- 45:32Pourquoi ?
- 45:32Parce que simplement,
- 45:34l'offre est plus rare.
- 45:35Il y a moins de coiffeurs qui font de la coloration en plantes que de coiffeurs qui font du chimique.
- 45:40et comme la demande est plus forte automatiquement c'est hyper intéressant toutes ces ratios,
- 45:46ces notions parce que c'est vrai que ça éclaire un peu la démarche et je comprends mieux les enjeux je voulais savoir Frédéric avant qu'on ne se quitte,
- 45:54est-ce que vous avez des sources d'inspiration ?
- 45:57et des personnes que vous trouverez intéressantes que je reçois sur le podcast pour continuer à creuser le sujet de la coloration capillaire végétale,
- 46:05continuer à en parler aux auditeurs,
- 46:08mais sous différents angles.
- 46:09Pourquoi pas motiver des coiffeurs à aller faire une formation avec vous,
- 46:14marque à part,
- 46:15couleur Gaïa,
- 46:15etc.,
- 46:16pour découvrir la couleur végétale.
- 46:18À qui vous pensez un témoignage qui pourrait aider dans la réflexion de la coloration capillaire végétale ?
- 46:26C'est une question difficile,
- 46:27mais je pense que tous nos clients,
- 46:29par exemple chez Herboriste,
- 46:30sont des sources d'inspiration pour ces coiffeurs-là.
- 46:33Nous affichons publiquement les success stories,
- 46:38les coiffeurs qui ont réussi,
- 46:40et tous sont des témoins.
- 46:41D'ailleurs,
- 46:42dans notre système,
- 46:44nous n'avons pas d'agents commerciaux.
- 46:46Ce sont nos coiffeurs qui vont eux-mêmes sonner aux portes de leurs concurrents.
- 46:53ça va loin ils sonnent au port de leur cancan en disant écoute,
- 46:57viens voir ce que je fais chez moi ça marche d'y tenir chez moi,
- 46:59j'ai trop de monde je peux pas suivre,
- 47:01viens voir ce que je fais donc finalement ce sont tous nos clients qui sont des sources d'inspiration c'est eux qui ont fait évoluer la marque nous,
- 47:09nous ne sommes que des fabricants je ne suis pas coiffeur je leur mets à leur disposition du matériel on leur donne une impulsion
- 47:17Et puis,
- 47:18c'est eux qui tirent la marque vers le haut.
- 47:21Et donc,
- 47:21je pense que tous nos coiffeurs ambassadeurs,
- 47:24et on en a partout en Europe,
- 47:26peuvent attester de l'efficacité.
- 47:27Maintenant,
- 47:28il faut aussi les soutenir.
- 47:29C'est quand,
- 47:30dans notre entreprise,
- 47:31on va plus loin.
- 47:32Ça part du scoutisme.
- 47:34Le scoutisme,
- 47:35c'est la solidarité,
- 47:36c'est l'entraide.
- 47:37et c'est ce qui m'a animé depuis ma plus tendre enfance.
- 47:40Belgique,
- 47:41c'est très mouvant de jeunesse,
- 47:43et ça nous forme pour la vie.
- 47:45Et c'est vrai qu'en fait,
- 47:46ces valeurs ont toujours été partagées.
- 47:48Le but,
- 47:48c'est une solidarité,
- 47:50c'est de faire une grande famille des coiffeurs,
- 47:52et de se dire,
- 47:53voilà,
- 47:53on se tient à l'écoute,
- 47:54on grandit ensemble,
- 47:55et c'est pour ça qu'en fait,
- 47:56nous,
- 47:57on est venus avec des idées nouvelles,
- 48:00on vous offre un site internet gratuit,
- 48:02on vous offre un soutien marketing.
- 48:04Nos clients,
- 48:05à partir de 2015,
- 48:06ont reçu leur site internet gratuit.
- 48:07Et le site internet,
- 48:09au bout de 6 mois,
- 48:10c'est le téléphone qui,
- 48:11tous les jours,
- 48:11sonne.
- 48:13C'est trop de monde à refuser.
- 48:16et en fait c'est ça qui a fait le succès et tous ces gens peuvent en témoigner aujourd'hui,
- 48:21tous nos clients peuvent en témoigner il suffit simplement de voir la satisfaction de nos clients on n'a pas d'agent sur la route,
- 48:27vous imaginez on a deux ou trois salariés sur la route qui ouvrent des portes juste,
- 48:33mais les clients restent fidèles pourquoi restent-ils fidèles ?
- 48:36ils ne vont pas changer de marque si vous leur apportez suffisamment si vous leur dites,
- 48:40voilà,
- 48:40chaque année je t'offre 20% de plus de chiffre d'affaires
- 48:44en période de crise,
- 48:45en période de Covid,
- 48:4620% de chiffre d'affaires en plus,
- 48:48ce n'était pas négligeable,
- 48:50et on l'a garanti,
- 48:51mais on met un système marketing en place où on doit offrir aujourd'hui plus.
- 48:56En fait,
- 48:56si vous donnez à quelqu'un,
- 48:59vous recevrez en retour.
- 49:00Mais il faut d'abord pouvoir donner.
- 49:03Et le coiffeur,
- 49:04souvent,
- 49:05est dans une bulle un peu artistique on va dire et il est pris par les grandes marques,
- 49:14écrasé par la grande marque et il ne se rend pas compte qu'en fait la grande marque n'est pas toujours son amie puisque la grande marque vend
- 49:2195% de son chiffre en grande surface et pour moi il utilise plus le coiffeur.
- 49:27pour sa notoriété à lui.
- 49:29Il n'y a pas d'échange qui se fait.
- 49:31C'est ça qui est malheureux.
- 49:33Les sites,
- 49:33je vous dis,
- 49:34tous nos coiffeurs ont reçu gratuitement des sites.
- 49:37Ça m'a coûté au début.
- 49:39Mais on l'a fait.
- 49:40Pourquoi ?
- 49:41Parce qu'on a engrangé des bénéfices et ces bénéfices doivent redevenir.
- 49:45en partie à nos clients.
- 49:46Et finalement,
- 49:48c'est un échange intéressant.
- 49:51Je ne peux pas concevoir que mes clients...
- 49:53Allez,
- 49:53que je puisse gagner ma vie sans que mes clients ne gagnent pas leur vie.
- 49:57Mais on est une entreprise familiale.
- 49:59C'est aussi un état d'esprit.
- 50:01Vous avez combien de clients aujourd'hui,
- 50:03un petit peu répartis ?
- 50:04Donc,
- 50:05vous avez dit France,
- 50:05Allemagne,
- 50:06Belgique,
- 50:06Pays-Bas.
- 50:07Vous avez à peu près combien de personnes qui sont ?
- 50:09Je pense qu'on doit être entre 1 200 et 1 500 clients,
- 50:12à peu près.
- 50:13D'accord.
- 50:14je ne peux pas dire de chiffre d'affaires mais on est au-dessus des 5 millions d'euros entre 5 et 10 je ne peux pas vous les citer précisément et ça ne fait que grandir tout le temps non mais c'est génial ça veut vraiment dire qu'il y a un avenir une question bizarre mais est-ce que Frédéric il y a une question que je ne vous ai pas posée que vous auriez aimé que je vous pose avant qu'on ne se quitte
- 50:36Elle est bizarre celle-là.
- 50:38Oui,
- 50:38c'est vrai.
- 50:39Non,
- 50:39on a balayé tous les sujets.
- 50:42On a couvert en tout cas l'ensemble des éléments.
- 50:44Mais je suis,
- 50:45votre suggestion de filière m'intéresse énormément.
- 50:48ça va me faire réfléchir et je trouve très intéressant en tout cas cet échange parce que au delà d'un interview qui pourrait faire un peu de marketing pour nous ou de la publicité cette filière m'intéresse énormément n'hésitez pas à venir vers moi
- 51:02Bon bah écoutez Frédéric,
- 51:03je vous remercie pour cet échange vraiment éclairant
- 51:08avec des chiffres,
- 51:09avec des portions,
- 51:10des rations,
- 51:10ça nous a bien aidé à bien situer le marché,
- 51:13les enjeux.
- 51:14Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram
- 51:17ARTECOVERT, A-R-T-E-C-O-V-E-R-T,
- 51:21pour y découvrir le nom des prochains invités.
- 51:24Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast est de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix.
- 51:32C'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale.
- 51:37Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale