Latest / 7H40 Martin Buxant / Anthony Vanden Borre, ancien Diable rouge
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- 0:00Speaker 2: Il est 7h40. Anthony Vandenborg, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous.
- 0:05Speaker 2: Le football couronne le meilleur joueur de la planète avec
- 0:07Speaker 2: la remise du Ballon d'Or. Et vous êtes, Anthony
- 0:09Speaker 3: Vandenborg, face à Jim Nejman. Bonjour Anthony Vandenborg. Merci d'être présent.
- 0:14Speaker 3: Ancien Diable Rouge, ancien joueur d'Underlect évidemment. Et puis consultant
- 0:16Speaker 3: pour RTL Sport avec un regard et un franc-parler qu'on
- 0:19Speaker 3: aime beaucoup sur RTL. Anthony Vandenborg, si vous deviez remettre
- 0:22Speaker 3: le Ballon d'Or ce soir, vous le remettez à qui,
- 0:24Speaker 3: vous
- 0:25Speaker 4: Après, c'est un peu difficile parce qu'il y a les
- 0:27Speaker 4: individualistes et il y a les joueurs collectifs. Moi, pour
- 0:30Speaker 4: le football, je préfère remettre ça à un joueur collectif.
- 0:33Speaker 4: Et quand je regarde un joueur collectif qui a gagné
- 0:35Speaker 4: la Coupe du Monde, qui a gagné la Ligue des Champions... Rodri,
- 0:37Speaker 4: c'est ça
- 0:38Speaker 4: Non, Fabien Noruiz du PSG.
- 0:40Speaker 3: Fabien Noruiz, parce que c'est un joueur du PSG et
- 0:42Speaker 3: de l'équipe nationale d'Espagne. Il a gagné la Coupe du
- 0:44Speaker 3: Monde et la Ligue des Champions. Ça veut dire qu'aujourd'hui,
- 0:46Speaker 3: pour vous, ce n'est pas le meilleur joueur de la
- 0:48Speaker 3: planète qui doit être récompensé, mais celui qui a le
- 0:50Speaker 3: plus contribué au succès de son équipe
- 0:52Speaker 4: En tout cas, c'est ce que j'aimerais bien pour le football.
- 0:54Speaker 4: Je pense que c'est un sport collectif et l'individualisme devient
- 0:57Speaker 4: trop important dans ce sport.
- 0:59Speaker 3: Même un joueur comme Kylian Mbappé qui a mis notamment
- 1:02Speaker 3: 58 buts, Harry Kane qui en a mis 73, l'ami
- 1:05Speaker 3: Niamal qui gagne la Coupe du Monde et qui fait
- 1:07Speaker 3: parfois lever aussi les gens de son canapé, ça, ça
- 1:09Speaker 3: vous touche
- 1:09Speaker 4: moins qu'un joueur inscrit dans un collectif? Non, c'est pas
- 1:12Speaker 4: que ça me touche moins, mais quand je vois qu'Harry
- 1:14Speaker 4: Kane met autant de buts que Mbappé, ils savent pas
- 1:17Speaker 4: se départager, donc je vais sur Fabien Noruiz. Dans un vestiaire,
- 1:20Speaker 4: cette récompense, elle compte vraiment, selon vous, le ballon d'or?
- 1:23Speaker 4: À mon époque, quand je jouais, je pense que ce
- 1:25Speaker 4: n'était pas le plus important, mais on voit que maintenant,
- 1:27Speaker 4: c'est très très important.
- 1:29Speaker 3: Ça veut dire qu'un jeune qui démarre sa carrière, selon vous,
- 1:31Speaker 3: alors peut-être qu'à votre époque, il n'y pensait pas, mais aujourd'hui,
- 1:33Speaker 3: il se dit, je veux être le prochain ballon d'or
- 1:35Speaker 4: Je pense que clairement, nous, on pensait gagner la Coupe
- 1:38Speaker 4: du Monde, mais les jeunes de maintenant pensent plus à
- 1:39Speaker 4: gagner le ballon d'or avant une Coupe du Monde. Vous
- 1:41Speaker 4: avez déjà imaginé, vous, le recevoir à l'époque
- 1:43Speaker 3: Ou on ne se posait même pas la question, justement,
- 1:45Speaker 3: à votre époque? On ne se posait même pas la question,
- 1:46Speaker 3: c'était loin de nous. Et aujourd'hui, il faut aussi savoir
- 1:48Speaker 3: se vendre pour gagner ce ballon d'or, il faut avoir
- 1:50Speaker 3: une bonne communication, ça ne se limite pas aussi au
- 1:52Speaker 3: terrain
- 1:53Speaker 4: Oui, exactement, on le voit bien avec toutes les propagandes
- 1:55Speaker 4: qui se passent autour de tout ça, qu'il faut bien
- 1:57Speaker 4: se vendre, il faut être presque parfait dans tous les domaines.
- 2:01Speaker 4: Et ce prix, il a pris trop de place selon
- 2:03Speaker 4: vous dans un sport
- 2:04Speaker 3: collectif comme le football? Je pense qu'il a pris trop
- 2:06Speaker 3: de place pour moi, oui. Ça joue beaucoup aussi parfois
- 2:08Speaker 3: dans les relations entre joueurs, on a vu des tensions
- 2:10Speaker 3: en équipe de France entre Kylian Mbappé, Et Ousmane Dembélé,
- 2:13Speaker 3: le L'Oréal de l'année de 2025, est-ce que vous imaginez, vous,
- 2:18Speaker 3: à votre époque, avoir deux joueurs qui peuvent s'embrouiller en
- 2:21Speaker 3: se disant« Non, moi je suis le meilleur joueur du monde,
- 2:22Speaker 3: non c'est plutôt moi
- 2:23Speaker 4: Non, ce qui est étonnant, c'est que c'est deux joueurs
- 2:24Speaker 4: qui jouent pour la même nation. Mais comme j'ai dit,
- 2:28Speaker 4: ça prend trop de place. On voit aussi avec le
- 2:29Speaker 4: cas à Vinicius, quelques années avant, où Sakaere est en
- 2:33Speaker 4: train de chuter véritablement à cause de ce ballon d'or.
- 2:37Speaker 4: On va quand même rappeler aussi
- 2:38Speaker 3: évidemment, que le vote, il est très simple. Ce sont
- 2:39Speaker 3: donc 100 journalistes, un par pays, parmi les 100 premiers
- 2:42Speaker 3: du classement FIFA, qui vont voter pour le trophée masculin.
- 2:44Speaker 3: Chacun classe 10 joueurs parmi les 30 nommés, avec des
- 2:48Speaker 3: points allant de 15 points à 1 point. En cas d'égalité,
- 2:50Speaker 3: on compte d'abord d'ailleurs les premières places et on juge
- 2:52Speaker 3: la période entre le 3 août 2025 et le 19
- 2:54Speaker 3: juillet 2026. Vous avez rappelé, évidemment, votre favori pour vous,
- 2:58Speaker 3: Fabienne Ruiz. D'ailleurs, c'est un choix qui va un petit
- 3:00Speaker 3: peu à contre-courant des autres analystes de football. La raison,
- 3:02Speaker 3: c'est la victoire en Ligue des Champions et la victoire
- 3:05Speaker 3: aussi en Coupe du Monde. On parlait du Cavinissus il
- 3:07Speaker 3: y a quelques instants. Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, les
- 3:09Speaker 3: statistiques impactent peut-être trop les joueurs? Et là aussi, ça
- 3:12Speaker 3: a un
- 3:12Speaker 4: impact négatif plutôt sur l'équipe? Je pense que les stats,
- 3:16Speaker 4: c'est surtout pour les attaquants. Quand tu es milieu de
- 3:18Speaker 4: terrain ou défenseur, je pense que les stats rentrent moins
- 3:21Speaker 4: en compte. Mais on sait que les stats, c'est important.
- 3:23Speaker 4: C'est le joueur qu'on voit partout à la télé ou
- 3:25Speaker 4: dans la presse, le buteur ou celui-là qui fait la
- 3:28Speaker 4: passe décisive. Mais bon, pour moi qui
- 3:31Speaker 3: est
- 3:31Speaker 4: ancien joueur de foot, je préfère le collectif quand
- 3:33Speaker 3: même. C'est vrai qu'aussi, on rappelle les critères. D'abord, c'est
- 3:36Speaker 3: les performances individuelles. Il faut être décisif, mais aussi être impressionnant. Ensuite,
- 3:40Speaker 3: c'est les performances collectives et les titres remportés. Et puis,
- 3:42Speaker 3: on termine par la classe et le fair play. Effectivement,
- 3:45Speaker 3: vous avez joué défenseur. Vous imaginez encore aujourd'hui un défenseur
- 3:48Speaker 3: gagner ce Ballon d'Or? Ou est-ce qu'il faut mettre 40, 50,
- 3:51Speaker 3: 60 buts par saison? Et puis aussi, à la clé,
- 3:53Speaker 3: avoir quelques trophées en fin de saison
- 3:54Speaker 4: À moins que ce soit un défenseur à la Serre
- 3:56Speaker 4: du Ramos qui te met 20 buts par saison. Dont
- 3:58Speaker 4: des buts très importants aussi parfois
- 4:00Speaker 3: en demi-finale de Ligue des Champions
- 4:01Speaker 4: Ça devient très compliqué pour le secteur défensif
- 4:03Speaker 3: Quand vous regardez les meilleurs joueurs aujourd'hui, le top 10
- 4:06Speaker 3: ou les 10 favoris du Ballon d'Or, est-ce qu'on se retrouve,
- 4:09Speaker 3: peut-être pas à égalité, mais à la hauteur aussi des
- 4:11Speaker 3: périodes qui ont marqué l'histoire du foot, des Cristiano
- 4:13Speaker 4: Ronaldo et des Lionel Messi? Je pense qu'il ne faut
- 4:16Speaker 4: pas mélanger les générations. Je pense que dans leur génération,
- 4:18Speaker 4: on retrouve exactement ce qu'il faut en haut du tableau.
- 4:21Speaker 4: Un Belge qui gagne un jour le Ballon d'Or, vous
- 4:23Speaker 4: y croyez vous? Franchement, ces dernières années, voire même cette année,
- 4:27Speaker 4: j'aurais pensé à Courtois. Courtois? J'allais vous demander. Pourquoi Courtois
- 4:31Speaker 4: ne serait pas plus décisif en arrêtant des ballons que
- 4:34Speaker 4: Mbappé qui marque des buts
- 4:36Speaker 3: Courtois qui est nommé d'ailleurs dans les meilleurs gardiens, parce
- 4:38Speaker 3: que ce soir, il y aura le ballon d'or, évidemment,
- 4:40Speaker 3: pour le meilleur joueur de la planète, mais le meilleur
- 4:42Speaker 3: gardien et le meilleur entraîneur, avec votre ami aussi Vincent
- 4:44Speaker 3: Compagny qui est nommé, on en parlera dans quelques instants.
- 4:47Speaker 3: Mais avant ça, c'est vrai que c'est intéressant de parler
- 4:48Speaker 3: de Courtois, mais dans la nouvelle génération belge, vous voyez-vous
- 4:52Speaker 3: un futur talent qui pourrait peut-être... tenter justement d'aller s'emparer
- 4:56Speaker 3: de ce prix-là
- 4:56Speaker 4: Franchement, pour être clair avec vous, pour l'instant, je n'en
- 4:59Speaker 4: vois pas
- 4:59Speaker 3: Non, c'est vrai, même les Mikagots, dont on parle beaucoup,
- 5:01Speaker 3: Jérémy Doku, qui parfois fait des très grandes choses aussi
- 5:04Speaker 3: avec Manchester City. Le problème
- 5:05Speaker 4: c'est la constance, la constance qu'on n'a pas encore en Belgique,
- 5:08Speaker 4: et je pense que c'est... Là où il faut travailler,
- 5:10Speaker 4: tous ces gros joueurs qu'on a en Belgique doivent travailler
- 5:12Speaker 4: sur cette constance, sur cette saison pleine qu'on n'arrive pas
- 5:14Speaker 4: encore à avoir. Donc il y
- 5:15Speaker 3: a le talent, vous l'avez rappelé aussi, il y a
- 5:17Speaker 3: les trophées en fin de saison, il y a la
- 5:19Speaker 3: constance qui est importante, il y a aussi la classe
- 5:21Speaker 3: et le fair play, même si on rappelle qu'il n'y
- 5:22Speaker 3: a pas vraiment de pourcentage entre ces critères, c'est plus
- 5:25Speaker 3: ou moins tous ces critères à la fois. On l'a dit,
- 5:27Speaker 3: Courtois est donc nommé aussi pour le ballon d'or des
- 5:29Speaker 3: gardiens ce soir. Il le mérite selon vous, c'est le
- 5:32Speaker 3: meilleur gardien du monde
- 5:33Speaker 4: C'est le meilleur gardien du monde. Si Mbappé arrive encore
- 5:35Speaker 4: à marquer des buts un peu décisifs, c'est parce qu'il
- 5:38Speaker 4: y a des arrêts derrière.
- 5:39Speaker 3: On l'a encore vu hier avec le Classico remporté par
- 5:41Speaker 3: le Real Madrid et ce doublé de Kylian Mbappé. Par
- 5:45Speaker 3: rapport à Thibaut Courtois, qu'est-ce qui le distingue selon vous
- 5:48Speaker 3: des autres gardiens? C'est aussi une certaine sérénité et une
- 5:51Speaker 3: expérience aujourd'hui
- 5:52Speaker 4: Je vais vous dire clairement, c'est son attitude, son charisme.
- 5:55Speaker 4: Je pense que ça rentre en compte. C'est quelqu'un qui
- 5:57Speaker 4: a un franc-parler, qui a une belle taille. Sans manquer
- 6:01Speaker 4: de respect, il faut avoir une gueule de star. C'est vrai?
- 6:03Speaker 4: Et lui, il a cette gueule de star? Je pense
- 6:04Speaker 4: que c'est un des seuls qu'il a en équipe nationale
- 6:06Speaker 3: Ensuite, Vincent Compagny, nommé parmi les meilleurs entraîneurs de la planète.
- 6:11Speaker 3: Il vous impressionne aujourd'hui dans son travail au Bayern de Munich? Non,
- 6:14Speaker 3: pas du tout. Je connais Vincent
- 6:15Speaker 4: depuis tout petit.
- 6:18Speaker 3: Quand vous jouiez ensemble, il y avait déjà ce côté
- 6:19Speaker 3: très coaching, le regard sur le
- 6:21Speaker 4: terrain? Acharné du travail. Déjà, c'est un joueur talentueux, en
- 6:25Speaker 4: dehors de tout ça. Mais un acharné du travail... Incroyable,
- 6:29Speaker 4: mais ce qui lui arrive, je ne sais pas. Lui
- 6:33Speaker 3: n'a jamais eu ce ballon d'or, il me semble que
- 6:35Speaker 3: Kevin De Bruyne a fini une année troisième, Eden Hazard,
- 6:38Speaker 3: il faut bien se rendre compte, il a fini au
- 6:40Speaker 3: maximum à la huitième place. J'en reviens finalement à cette
- 6:42Speaker 3: question que je me posais, mais être belge et gagner
- 6:44Speaker 3: le ballon d'or, est-ce que c'est un déficit aussi par
- 6:47Speaker 3: rapport à des nations comme l'Allemagne, l'Espagne ou encore
- 6:50Speaker 4: la France
- 6:50Speaker 4: Je pense qu'il faut casser cette vitre. Je pense que
- 6:54Speaker 4: l'équipe nationale doit gagner un trophée, un trophée majeur. Et
- 6:57Speaker 4: peut-être que là, on pourra parler de ballon d'or
- 6:59Speaker 3: Peut-être aussi avec un coach belge un jour. Vincent Compagny,
- 7:02Speaker 3: vous avez de ces nouvelles? On a eu aussi vent
- 7:04Speaker 3: de problèmes de santé, évidemment, en Bayern de Munich. Au repos,
- 7:08Speaker 3: avec le Bayern qui a communiqué et qui demande effectivement
- 7:11Speaker 3: quelques jours, quelques semaines de repos. Merci beaucoup Anthony Vandenberghe,
- 7:14Speaker 3: votre favori, je rappelle Fabien Ruiz, gagnant la Ligue des
- 7:18Speaker 3: Champions avec le Paris Saint-Germain et gagnant de la Coupe
- 7:20Speaker 3: du Monde avec l'Espagne
- 7:22Speaker 2: Merci à tous les deux, Jim et Anthony Vandenberghe. Et
- 7:24Speaker 2: moi je retiens qu'on ne doit pas récompenser forcément une personne,
- 7:27Speaker 2: le meilleur joueur, mais bien celui qui soutient le collectif,
- 7:30Speaker 2: c'est la vie de notre invité. Merci à vous.