Latest / Les invités de Radio des Ballons / Vœux du député Christophe Naegelen
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- Christophe Nagellen, député... Oh ! Bah l'Assemblée nationale, dis donc. Ce sont peut-être les vœux, mais c'est quand même un lieu où ça bouge beaucoup, hein, depuis un certain temps. — Oui, oui, euh... L'Assemblée nationale est... est un lieu qui bouge, qui vit, qui a... qui a des élus qui ont été, euh... je rappelle élus, sur leur territoire... sur leur territoire respectif. Et euh... ça a toujours été. C'est vrai qu'aujourd'hui, la grande différence, c'est qu'il y a les réseaux sociaux et... et les chaînes d'infos en continu. Mais je me souviens... quand on en parlait avec ma grand-mère ou mon arrière-grand-mère, il y a 30 ans, ça bougeait déjà beaucoup. Et je rappelle que Jaurès, il y a plus de 100 ans de ça, avait menacé de mort un de ses collègues dans l'hémicycle, donc... Oui, l'Assemblée nationale est... est un lieu de vie. On peut regretter, néanmoins, le comportement de... de certains qui ne sont pas à la hauteur de ce que doit être le comportement à l'Assemblée. — On a un petit peu le sentiment, quand même, en province surtout, que certains élus ne pensent pas au bien national, mais à leur... la façon de gérer leur parti ou des choses comme ça, non ? — Oui. Alors je le répète... régulièrement, en effet. Je pense qu'il faudrait... des fois mettre de côté les égopartisans, les égopoliticiens, et penser un peu plus au... au bien-être de la population. C'est d'ailleurs tout ce qui a fait mon engagement politique depuis 7 ans maintenant. Et c'est ce qui est l'essence même de mon groupe parlementaire à l'Assemblée, d'être dans une position assez indépendante, de construction avant tout, et de se dire, voilà, il n'y a pas d'égopoliticiens, il n'y a pas d'égopartisans. On pense à notre pays, à nos territoires, à ses habitants, et on essaie de faire avancer. — Est-ce que tu penses que, malgré tout, dans les mois qui viennent, les choses peuvent plutôt s'améliorer ? — Oui. Alors en tout cas, je l'espère, et c'est mon combat du quotidien, non seulement chez nous, dans notre... dans notre territoire, hein, que ce soit dans nos vallées, de la Moselle, de la Mauselotte, sur Mirmont, le canton du Val-d'Ajolle, sur... sur Gérardmer, beaucoup de personnes qui... qui viennent me voir, avec des problématiques spécifiques à notre territoire, et où j'essaie de les... les aider au mieux. Y a bien entendu aussi l'hôpital, hein, avec lesquels... Moi, je me réjouis qu'en 2025, on ait le service de soins palliatifs pour lequel je me bats, quand même, depuis 6 ans maintenant, qui va arriver, surtout sur le 5e étage de l'hôpital Romary-Montain. Ça fait... Ça, c'est un vrai... un vrai plus, et j'en suis fier. Le département des Vosges, c'était l'un des 20 départements français qui n'avaient pas de service de soins palliatifs. Qu'on arrive à en créer un, et qu'il soit ici, à Mirmont, eh ben voilà, c'est un vrai... et c'est un vrai travail collectif, aussi. Faut remercier les professionnels qui ont contribué aussi à ce que ça se fasse. Donc, j'espère, bien entendu, que ça va s'améliorer. Après, ça va une nouvelle fois dépendre de certains groupes parlementaires et de leur volonté à mettre de côté ces postures partisanes et à un peu plus avancer pour l'intérêt commun. — Parce que le travail du député, c'est à la fois du national, mais aussi du local, et en plus conseiller régional, c'est logique. — Tout à fait, c'est... Je dis toujours qu'on marche sur deux jambes fortes. Cette jambe locale, cette jambe nationale, on doit servir, et c'est comme ça que je le vois, de courroie de transmission entre le local et le national pour remonter toutes les problématiques qu'on voit sur notre terrain, avec les spécificités. Parce que quand vous habitez dans la montagne eugéenne, c'est pas la même vie que quand vous habitez à Paris, à Bordeaux, en Guadeloupe ou à Mayotte. Pourtant, c'est tous des territoires français, donc on doit porter aussi cette spécificité territoriale. Et... Oui, oui, tout à fait. C'est la jambe nationale et la jambe locale. — Merci, Christophe. À bientôt. — Merci à toi. Et tous mes voeux de bonheur, de santé surtout à tous les auditeurs de Radio des Ballons.