Latest / Chez l'ergo / Développement des enfants en situation de Handicap : Amandine Verne évoque les défis et l'importance de l'intervention précoce
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- 0:01Bienvenue chez l'Ergo,
- 0:02je m'appelle Claire,
- 0:03je suis ergothérapeute spécialisée en pédiatrie et je suis convaincue qu'on connaît encore trop mal notre métier et sa richesse.
- 0:10Alors chez l'Ergo,
- 0:11on pousse la porte.
- 0:12Chaque épisode,
- 0:13je reçois un ou une ergothérapeute qui partage sa spécialité,
- 0:16son quotidien,
- 0:17ce qui l'anime.
- 0:19Pédiatrie,
- 0:19adulte,
- 0:20handicap moteur,
- 0:21alimentation-sommeil libéral ou encore en structure,
- 0:25tellement de domaines dans lesquels l'Ergo peut intervenir et accompagner au quotidien.
- 0:29Parce que l'ergotherapie c'est riche,
- 0:31C'est varié et ça mérite d'être connu.
- 0:33Bonne écoute.
- 0:35Bonjour Emmanuelle.
- 0:36Bonjour Claire.
- 0:38Je suis ravie de t'accueillir aujourd'hui dans ce podcast.
- 0:41L'idée est de faire découvrir la richesse de l'ergothérapie à travers le parcours de vision de ceux et celles qui l'apprennent et de nous.
- 0:48Merci beaucoup Claire et j'ai hâte qu'on puisse échanger autour de l'ergothérapie ensemble.
- 0:54Aujourd'hui on va parler du handicap moteur qui est un point de transmission et de formation.
- 0:59Est-ce que tu peux commencer par ton présenté et me raconter un peu ton parcours ?
- 1:03Oui,
- 1:03alors du coup je m'appelle Amandine,
- 1:05je suis ergothérapeute libérale sur Aix-en-Provence depuis maintenant dix ans.
- 1:11Je suis formée de l'école de Montpellier,
- 1:14donc au tout début de mon parcours,
- 1:17mon objectif était plutôt d'intervenir dans le secteur du monde adulte,
- 1:21du coup plutôt en centre de rééducation.
- 1:24et finalement au détour de...
- 1:26Deux ans et demi de salariat,
- 1:27je me suis rendu compte que finalement c'était peut-être pas le mode de fonctionnement que je voulais faire dans ma pratique.
- 1:33Et au détour de mes rencontres,
- 1:35j'ai eu une première expérience en libéral,
- 1:36plutôt sur le versant des troubles des apprentissages,
- 1:40jusqu'à ma rencontre avec une petite fille qui s'appelle Léna,
- 1:43qui est du coup un peu la chouchoute du cabinet.
- 1:47Et cette petite fille a été un peu le déclic de ma vie professionnelle en libéral et a été le déclencheur de ma passion pour...
- 1:56l'intervention précoce pour des enfants en situation de handicap moteur.
- 1:59Donc du coup,
- 2:00maintenant,
- 2:00ça fait à peu près
- 2:028 ans maintenant que je me suis mise dans cette démarche-là.
- 2:07J'ai commencé à mettre en place des intensifs grâce à
- 2:12Adeline Avril et Elsa Thévenon,
- 2:14qui sont du coup deux ergothérapeutes que j'avais pu rencontrer sur Lyon et qui sont désormais des amis.
- 2:20Et nous avons,
- 2:21grâce à ces échanges et au fil des rencontres,
- 2:24des formations,
- 2:25j'ai commencé à mettre en place des stages intensifs pour les tout-petits depuis à peu près 2018-2019.
- 2:36Et je suis partie me former en 2019 à la méthode Cuevas Medic Exercise à Toronto.
- 2:42Et ça a été finalement...
- 2:44Un de mes gros déclencheurs pour prendre la décision dans le futur de basculer avec une pratique totalement orientée sur des intensifs.
- 2:52Et là maintenant ça fait deux ans que je ne fais plus que des intensifs.
- 2:56Donc du coup j'ai des loulous entre deux mois et quatre ans et j'ai quelques encore grands que je suis encore en intensif.
- 3:04Donc je les vois à peu près une heure matin,
- 3:06une heure après-midi sur quatre jours.
- 3:08Et les parents repartent avec ce qu'on appelle des home programs,
- 3:12donc des programmes à la maison pour pouvoir continuer à travailler les objectifs qu'on a définis ensemble.
- 3:18Donc là,
- 3:18du coup,
- 3:18c'est devenu ma pratique exclusive.
- 3:20Parce qu'à côté de ça,
- 3:21je suis aussi responsable d'un organisme de formation qui s'appelle Estia Formation,
- 3:24que j'ai créé en 2020.
- 3:26Et du coup,
- 3:27il a fallu que j'envisage de remanier aussi mon planning.
- 3:29Donc,
- 3:29comme j'avais une dynamique,
- 3:30de toute façon,
- 3:31depuis 2018-2019,
- 3:33de me spécialiser dans le monde de la rééducation intensive,
- 3:35finalement.
- 3:37J'ai trouvé une bonne cohérence de pouvoir faire une sorte de mi-temps rééducation intensive et une sorte de mi-temps gestion de l'organisme de formation.
- 3:45Quand tu parles d'intensité,
- 3:46j'ai l'impression que c'est un peu ta signature.
- 3:48Est-ce que vous êtes beaucoup d'argotérataires comme ça ou en France ?
- 3:52C'est un peu la seule.
- 3:54Il y a des parents qui viennent de Jambon pour être plus malaises.
- 4:00Alors,
- 4:01le côté d'intensification de séance,
- 4:03c'est quand même un concept qui est assez récent.
- 4:06C'est quelque chose qui s'est pas mal démocratisé suite à tout le programme de recherche autour de la méthode Habit et Habitil.
- 4:12On en parle beaucoup plus depuis parce qu'effectivement,
- 4:15ça a été des méthodes qui ont été beaucoup évoquées lors des congrès.
- 4:19Après,
- 4:19il faut savoir que le monde de l'intensif,
- 4:20ce n'est pas que uniquement dans le monde du handicap moteur.
- 4:23Moi,
- 4:23par exemple,
- 4:24j'avais démarré mes tout premiers intensifs.
- 4:26Ils étaient dans des contextes de troubles des apprentissages où j'avais...
- 4:30des enfants que par exemple je ne pouvais pas voir le reste du temps pendant la période scolaire parce qu'effectivement ils avaient des programmes qui étaient surchargés etc.
- 4:36Et en fait on avait commencé à mettre en place par exemple pour la mise en place de l'ordinateur ou dans un contexte de rééducation du graphisme ou dans des contextes divers et variés de la vie quotidienne.
- 4:45Et en fait on se voyait par exemple au mois de juillet,
- 4:47on en profitait pour effectivement se dire pendant deux semaines on va se voir un tel nombre de séances parce que c'est en adéquation avec les capacités de l'enfant,
- 4:55avec les disponibilités de l'enfant etc.
- 4:57Et du coup ça nous permettait effectivement de travailler autour de ces objectifs-là.
- 5:00Et finalement à ces moments-là,
- 5:01je me suis rendu compte que ça avait vachement de sens,
- 5:04parce que l'hebdomadaire c'est très important et il faut continuer à faire des suivis réguliers.
- 5:09Mais ça m'a quand même,
- 5:10même avant de commencer à me lancer vraiment dans la spécialisation de l'intensif dans le handicap moteur,
- 5:17ça m'a quand même interpellé de me dire,
- 5:19effectivement quand dans la même semaine,
- 5:21on va pouvoir répéter certaines séances,
- 5:23répéter certaines acquisitions.
- 5:25ça va effectivement aider les enfants dans leurs apprentissages.
- 5:28Et je trouvais que j'avais aussi une meilleure adhésion de la part des enfants.
- 5:30Donc ça a été au départ plutôt une dynamique qui avait été donnée pour des enfants plutôt dans un contexte de troubles des apprentissages.
- 5:38Et au fur et à mesure que ma patientèle a diminué en termes d'âge et que je me suis ultra spécialisée dans l'intervention précoce,
- 5:43et notamment avec les tout-petits,
- 5:44etc.,
- 5:45il y a aussi tout le versant de plastisé cérébral,
- 5:47d'intervention ultra précoce qui s'est mis en place.
- 5:53Et du coup,
- 5:53tu te retrouves dans cette pré-intensive et tu trouves que ça aide les enfants dans leur développement et même dans l'apprentissage avec de leurs capacités.
- 6:02Oui,
- 6:02tout à fait.
- 6:03En fait,
- 6:04ce qu'il faut avoir en tête,
- 6:06c'est que c'est la multiplication des expériences qui va faire qu'il va y avoir une certaine intégration de ces apprentissages pour les enfants.
- 6:12C'est si on voit effectivement un enfant une fois par semaine,
- 6:1630 minutes et qu'il n'y a aucune...
- 6:18Reproductibilité dans le quotidien,
- 6:19en fait,
- 6:19le cerveau,
- 6:20surtout quand c'est un cerveau d'un tout petit qui a soif de connaissances.
- 6:23Il faut savoir que le cerveau d'un tout petit,
- 6:24il y a énormément de connexions neuronales qui se font en même temps.
- 6:29Le problème,
- 6:29c'est que c'est un cerveau qui est en cours de développement.
- 6:31Qu'est-ce que l'enfant va garder comme expérience ?
- 6:33C'est les expériences qu'il va répéter le plus dans son quotidien.
- 6:37Et la problématique,
- 6:38c'est qu'effectivement,
- 6:39je pense qu'il ne faut pas négliger quand même le fait d'avoir des suivis hebdomadaires.
- 6:43En tout cas,
- 6:43ce n'est pas ce que je dis.
- 6:44Mais je pense qu'il y a vraiment une complémentarité entre faire des suivis intensifs qui permettent aussi de passer certains caps,
- 6:49parce que je pense qu'il y a des moments où les enfants sont dans des étapes décisives et que je pense que l'air de rien,
- 6:54c'est aussi leur donner un coup de pouce là-dessus.
- 6:57C'est aussi la problématique pour des enfants qui ont des difficultés à réaliser tel ou tel type de mouvement.
- 7:03Le cerveau humain est par définition un peu paresseux.
- 7:06Et la problématique,
- 7:07c'est que si c'est trop difficile d'accéder à tel type de mouvement,
- 7:11en fait le cerveau va prendre un autre chemin.
- 7:13il va développer d'autres moyens de compensation qui auront potentiellement des conséquences,
- 7:17après,
- 7:17par exemple,
- 7:17pour l'intégration d'un bras par rapport à l'autre ou de certaines stratégies,
- 7:21etc.
- 7:22Donc,
- 7:22c'est un peu la grande richesse de la plasticité cérébrale parce qu'effectivement,
- 7:27ça peut ouvrir des possibilités quand ce n'est pas possible d'avoir un développement classique.
- 7:31Mais c'est aussi effectivement un lourd fardeau parce qu'effectivement,
- 7:35cette plasticité va laisser place à un autre chemin.
- 7:38Et finalement,
- 7:38peut-être que ce chemin va compliquer aussi
- 7:41le développement de l'enfant et que ça sera peut-être plus difficile pour lui d'acquérir telle ou telle compétence dans sa vie quotidienne.
- 7:46Donc je pense que vraiment cette notion de répétition,
- 7:49elle est fondamentale,
- 7:50qu'elle soit effectivement dans un contexte de rééducation pure,
- 7:53mais aussi dans un contexte de,
- 7:54au quotidien,
- 7:55c'est aussi hyper important en tant qu'ergothérapeute que nos programmes d'activité au quotidien,
- 7:59ils soient en lien avec les activités de vie quotidienne,
- 8:01parce qu'effectivement faire des exercices,
- 8:03c'est super chouette,
- 8:04mais en fait le quotidien c'est déjà une occasion en or de pouvoir...
- 8:09réaliser énormément d'activités qui sont pertinentes.
- 8:12Et en fait,
- 8:12je pense que c'est de notre rôle d'ergothérapeute de pouvoir choisir tel ou tel type d'activités qui,
- 8:17de toute façon,
- 8:18seront faites dans le quotidien.
- 8:19Par exemple,
- 8:20le moment du change,
- 8:21c'est un moment qui est impondérable,
- 8:23qu'on est obligé de reproduire à plusieurs moments dans le quotidien.
- 8:26Mais peut-être qu'on peut profiter effectivement de ce moment de change pour relever l'enfant d'une certaine manière,
- 8:30peut-être le changer d'une certaine manière pour qu'il puisse utiliser plus son bras droit que son bras gauche.
- 8:34peut-être stimuler en redressant l'enfant sur le côté,
- 8:37parce que du coup,
- 8:37ça va permettre de stimuler son redressement de tête,
- 8:39etc.
- 8:40Et il faut vraiment qu'on profite de toutes ces occasions du quotidien,
- 8:42plutôt que de remettre effectivement une charge supplémentaire aux parents,
- 8:46en rajoutant des...
- 8:47Enfin,
- 8:47je ne dis pas qu'il ne faut pas mettre des exercices complémentaires,
- 8:48mais c'est vrai qu'il faut essayer de se rappeler qu'on est des experts de la vie quotidienne et qu'il faut s'y référer un maximum pour éviter d'alourdir aussi le quotidien des parents.
- 8:57Et souvent,
- 8:57ce qui est assez drôle,
- 8:58c'est que les intensifs,
- 8:59souvent,
- 9:00un des gros préjugés quand on parle d'intensifs,
- 9:02même si
- 9:03Juste pour la petite histoire,
- 9:04effectivement,
- 9:06les enfants que je vois au cabinet,
- 9:07je les vois 1h matin,
- 9:081h après-midi.
- 9:08Alors ça arrive maintenant que je les vois 1h30 matin,
- 9:111h30 après-midi.
- 9:12Mais c'est quand même très éloigné du nombre d'heures qu'on a pu faire,
- 9:15notamment quand j'ai fait le confit,
- 9:16donc le certificat universitaire où j'ai pu pratiquer la méthode Habit et Habitil.
- 9:21Dans ces intensifs-là,
- 9:23on est plutôt sur du 50 heures sur deux semaines sur du tout petit.
- 9:26Donc moi,
- 9:27je vois que déjà,
- 9:27mes intensifs,
- 9:28ça se heurte à pas mal de préjugés.
- 9:31mais...
- 9:31Dans la recherche,
- 9:32ils ont montré des preuves sur des intensifs qui demandent beaucoup plus d'heures.
- 9:36Et souvent,
- 9:37il y a un peu ce créneau de « Ah,
- 9:38attention,
- 9:39comme c'est un tout petit,
- 9:40il est fatigable,
- 9:41etc. »
- 9:41Je ne dis pas qu'il n'y a pas certains enfants et certaines pathologies qui font que ces enfants sont fatigables,
- 9:45mais en fait,
- 9:45c'est quand même une minorité.
- 9:47Et après,
- 9:47la fatigabilité d'un enfant n'est pas la fatigabilité d'un autre.
- 9:50Et en fait,
- 9:50après,
- 9:50il faut aussi savoir s'adapter et pouvoir tester les choses.
- 9:55Parce que le problème,
- 9:55c'est qu'effectivement,
- 9:57dès qu'on propose un exercice,
- 9:58par exemple,
- 9:58pour un enfant qui n'a pas l'habitude,
- 10:00de faire de la rééducation active,
- 10:01etc.
- 10:01Et que dès qu'on fait un exercice,
- 10:02c'est qu'effectivement,
- 10:03l'enfant,
- 10:03c'est nouveau pour lui.
- 10:04Donc,
- 10:05il va peut-être y avoir des pleurs,
- 10:06il va peut-être y avoir effectivement de l'inconfort de sa part.
- 10:08Et c'est à nous de trouver le pourquoi,
- 10:09du comment.
- 10:10Et là,
- 10:10le parent est un acteur indispensable de nos séances.
- 10:13Pour moi,
- 10:14c'est indispensable que les parents soient...
- 10:16Alors,
- 10:16moi,
- 10:16j'ai une spécialité sur 0-4 ans.
- 10:18Quand c'est des plus grands,
- 10:18c'est un peu différent.
- 10:19Mais pour du tout petit,
- 10:20pour moi,
- 10:20le parent est indispensable dans mes séances.
- 10:22Parce que déjà,
- 10:23il est là,
- 10:24notamment quand je ne connais pas l'enfant.
- 10:25pour pouvoir me dire,
- 10:26attention,
- 10:26le curseur,
- 10:27là,
- 10:27l'enfant,
- 10:28il est trop fatigué,
- 10:29etc.
- 10:30Ou de me dire,
- 10:30ah bah non,
- 10:31là,
- 10:31en fait,
- 10:31on peut aller plus loin,
- 10:32je le connais très bien,
- 10:33on peut le faire.
- 10:34Mais ça a aussi un double sens,
- 10:35dans le sens où,
- 10:36effectivement,
- 10:36tout ce qu'on va montrer en séance,
- 10:38le parent va pouvoir le reproduire au quotidien.
- 10:39Et ça,
- 10:40ça a vachement de sens.
- 10:41Du coup,
- 10:42un ergothérapeute qui veut se lancer,
- 10:45qui veut faire de l'intestin ou de l'hebdomadaire,
- 10:48est-ce que...
- 10:49Est-ce que tu as des conseils pour lui,
- 10:51surtout peut-être dans le revoyage automne,
- 10:53mais en fait,
- 10:54tu as même ta vie,
- 10:54tu sais,
- 10:55tu vas se faire convier sur tous les autres domaines,
- 10:56en fait,
- 10:56il a tout le monde d'apprentissage,
- 10:59donc tu vas être là.
- 11:00Est-ce que tu aurais un conseil à donner pour un anglothérapeute qui veut se lancer en intensif ?
- 11:06Je pense que ça dépend de tout ce qu'on met derrière le terme intensif,
- 11:11parce qu'il peut y avoir plus ou moins des protocoles.
- 11:14très établies ou non.
- 11:16Par exemple,
- 11:16là,
- 11:16quand je m'étais formée au CUNFI,
- 11:18du coup,
- 11:18on avait la possibilité,
- 11:19effectivement,
- 11:20de devenir superviseur et de rentrer dans des cadres d'expérimentation et de mise en place de stages intensifs dans le cadre d'habit habituel.
- 11:27Là,
- 11:28il y a notamment Timenko aussi qui est actuellement dans cette dynamique-là.
- 11:31Donc,
- 11:32je pense que,
- 11:33bien sûr que quand on veut démarrer à mettre en place des intensifs,
- 11:36je pense que la base de la base,
- 11:37c'est déjà d'avoir des connaissances effectivement dans le domaine qu'on souhaite mettre en place en intensif.
- 11:42Après,
- 11:42le deuxième conseil que je pourrais donner à part effectivement se former,
- 11:45parce que je pense que ça reste quand même la base quand on veut aller exploiter ce genre de domaine,
- 11:51c'est la réalisation des objectifs.
- 11:53Je pense que c'est peut-être un des points les plus complexes parce que souvent les intensifs,
- 11:58on pense que c'est complexe pour l'enfant,
- 11:59c'est fatigant,
- 12:00etc.
- 12:00Mais croyez-moi avec l'expérience que finalement,
- 12:03c'est plus pour nous thérapeutes que c'est très épuisant.
- 12:06Un intensif,
- 12:07ce n'est pas juste qu'on va faire huit séances la même semaine au lieu de les étaler sur deux mois,
- 12:13etc.
- 12:13Il y a un vrai travail en amont,
- 12:16alors qu'après,
- 12:17il devient de plus en plus automatique.
- 12:18Il faut à mesure qu'on s'entraîne et il faut réussir à être suffisamment réactif pour pouvoir se dire
- 12:24« ce matin,
- 12:25on a travaillé là-dessus,
- 12:26cet après-midi,
- 12:26on avait prévu de travailler là-dessus,
- 12:27mais on a remarqué ça,
- 12:28etc. »
- 12:29Ce qui est aussi une chance de l'intensif,
- 12:30je trouve.
- 12:32Je trouve très frustrant,
- 12:33de l'époque où je travaillais en hebdomadaire,
- 12:35de se dire qu'on a travaillé sur ces éléments-là,
- 12:37cette séance,
- 12:38en rapport avec notre objectif principal.
- 12:41Mais on va être obligés d'attendre la semaine prochaine pour pouvoir aller plus loin là-dedans,
- 12:46parce qu'on a vu qu'il fallait travailler de telle ou telle manière.
- 12:48Et c'est vrai que je trouve que c'est assez frustrant de pouvoir le refaire dans la même journée.
- 12:51Je pense que c'est une chance.
- 12:52Mais ça demande du coup un haut niveau d'adaptation.
- 12:55Et je pense qu'effectivement,
- 12:56si je peux donner un conseil aux ergots,
- 12:58c'est effectivement...
- 12:59Bien sûr que pour les prises en charge hebdomadaires,
- 13:01c'est pareil,
- 13:02il faut mettre en place des objectifs,
- 13:03que les objectifs soient le plus cadrés possible.
- 13:05Souvent,
- 13:06on parle de SMARTE,
- 13:07parce qu'effectivement,
- 13:08ça peut vous aider à cadrer vos objectifs.
- 13:11Je pense qu'il faut les cadrer d'autant plus quand on fait des intensifs et je pense que c'est là où c'est complexe.
- 13:15Un autre conseil que je pourrais donner,
- 13:17c'est de ne pas démarrer avec des intensifs sur des enfants que vous ne connaissez pas.
- 13:19Je pense que clairement,
- 13:21il faut bien connaître les enfants,
- 13:24je pense,
- 13:25quand on démarre et que c'est un domaine qu'on n'a pas encore maîtrisé.
- 13:28Pouvoir voir effectivement les compétences d'apprentissage de l'enfant,
- 13:31ses difficultés,
- 13:32pour aussi ne pas être frustré,
- 13:33nous,
- 13:34en tant que thérapeute,
- 13:34parce qu'effectivement,
- 13:36pour mettre mon zémerveille sur un intensif d'une semaine,
- 13:39ça ne décevra pas que le parent ou l'enfant,
- 13:42ça nous décevra,
- 13:42nous aussi,
- 13:43en tant que professionnels.
- 13:43Donc,
- 13:43je pense que plus encore qu'effectivement se former,
- 13:46bien sûr,
- 13:47à la thématique,
- 13:47je pense qu'il faut faire gaffe à ses objectifs et que ce soit des objectifs qui soient réalisables dans la semaine,
- 13:52en fait.
- 13:53Après,
- 13:54je pense que...
- 13:55C'est en forgeant qu'on devient forgeron,
- 13:56clairement,
- 13:56même avec toutes les formations de la terre.
- 13:58Il y a un moment où on essuie les plâtres des débuts des intensifs,
- 14:01etc.
- 14:02Et je pense que ce n'est pas évident.
- 14:04Et puis que même en ayant de l'expérience,
- 14:06etc.,
- 14:06parfois,
- 14:07ça ne se passera pas comme on a prévu.
- 14:09Après,
- 14:09en tant qu'agoteur,
- 14:10peu de l'avantage,
- 14:11c'est qu'on a l'habitude de s'adapter.
- 14:12Ça,
- 14:13c'est généralement une qualité qu'on a pas mal.
- 14:16Mais il ne faut pas sous-estimer,
- 14:17effectivement,
- 14:19le côté fatigue.
- 14:21du thérapeute aussi.
- 14:22Je pense que quand on démarre en intensif,
- 14:24je ne peux que conseiller de ne démarrer qu'avec un intensif à la fois et de ne pas commencer à avoir deux,
- 14:28trois enfants en intensif en même temps.
- 14:30Après,
- 14:30quand on décide de faire des travails de groupe,
- 14:31etc.,
- 14:32c'est différent.
- 14:33Mais quand on décide vraiment de travailler sur des intensifs individuels et que c'est encore tout frais pour vous,
- 14:38cadrez bien les choses avec vos objectifs.
- 14:40Il y a des outils qui sont super comme la MCRO,
- 14:43comme le Hotiop.
- 14:45Et moi j'utilise pas mal la GAS qui est du coup effectivement un outil qui est très pratique pour pouvoir définir des objectifs très rapidement et avec des quotations.
- 14:53Donc c'est quand même très intéressant.
- 14:55On va être réaliste,
- 14:56quand on a des intensifs et qu'on voit les enfants à 8h,
- 14:58on n'a pas le temps à chaque fois de passer toute la baie-lait.
- 15:00C'est pas possible.
- 15:02Mais je pense que de prendre le temps de faire ses objectifs et d'aller vraiment loin en précision là-dessus,
- 15:06ça va vous aider aussi à cadrer tout le reste de l'intensif.
- 15:08En tout temps,
- 15:11ce que tu as dit,
- 15:11tu as parlé de se former.
- 15:13Est-ce que tu aurais des prononciations à recommander ?
- 15:16Alors du coup,
- 15:17moi j'avais fait,
- 15:18effectivement au tout départ,
- 15:20ce qui m'a amené à me lancer dans les intensifs handicap moteur,
- 15:23c'est du coup la fameuse méthode
- 15:26CME, donc Cuevas Medic Exercise.
- 15:29On peut aussi citer la méthode DMI qui effectivement a souvent cette dynamique d'intensivité.
- 15:36Après,
- 15:37sur un versant qui est plus,
- 15:38puisque du coup,
- 15:39que ce soit CME ou DMI,
- 15:41on est vraiment sur
- 15:42sur des versants sensorimoteurs,
- 15:45plus,
- 15:45au service,
- 15:46bien sûr,
- 15:46des activités de vie quotidienne,
- 15:47parce que c'est comme ça qu'on y trouve notre sens en tant qu'ergothérapeute.
- 15:51Après,
- 15:51moi,
- 15:51du coup,
- 15:51je m'étais formée au CUNFI,
- 15:53du coup,
- 15:53certificat universitaire en neuro-réhabilitation fonctionnelle et intensive,
- 15:58Louvain-la-Neuve.
- 15:59Mais je sais que toute l'équipe de Yannick,
- 16:02qui a réalisé toute la recherche autour de Habit et Habitil,
- 16:05ils sont en lien avec l'Institut de motricité cérébrale.
- 16:07Donc,
- 16:07je sais qu'ils donnent des formations plus courtes que le CONFI,
- 16:10parce que le CONFI,
- 16:11c'était quand même assez long et c'est quand même un certificat universitaire.
- 16:13Donc,
- 16:13il y a quand même de la paperasse à faire.
- 16:15Après,
- 16:15de notre côté,
- 16:17avec Adeline Avril,
- 16:18qui est l'ergothérapeute,
- 16:20grâce à qui je me suis lancée dans le monde du handicap moteur.
- 16:23Et je ne la remercierai jamais assez pour ça.
- 16:25on a lancé du coup une formation il y a...
- 16:29Un petit temps maintenant,
- 16:30trois ans,
- 16:31quelque chose comme ça.
- 16:32Parce qu'en fait,
- 16:33on a fait le constat qu'on recevait effectivement des enfants de partout en France pour venir en intensif chez nous.
- 16:39Et la problématique,
- 16:40c'est qu'il nous paraissait fondamental qu'il y ait une transmission après,
- 16:43par la suite,
- 16:44sur les intervenants du secteur et notamment les ergothérapeutes du secteur quand les enfants revenaient chez eux.
- 16:49Et la problématique,
- 16:50c'est que les ergots n'ont pas toujours effectivement ce bagage qu'on a pu acquérir avec Adeline sur des parcours différents,
- 16:56mais qui est quand même...
- 16:57Un bagage qui est de plus en plus complet autour du monde du handicap moteur.
- 17:00Et en fait,
- 17:00on se rendait compte qu'on avait beau superviser effectivement les ergothérapeutes sur place,
- 17:04c'était quand même complexe et on a fini par effectivement créer une formation sur mesure sur l'intervention de l'ergot dans le monde du handicap moteur et notamment dans l'intervention précoce.
- 17:15Et comme l'intensif fait partie quand même de nos...
- 17:18Alors du coup,
- 17:19Adeline ne fait pas que des intensifs,
- 17:20mais elle en fait quand même beaucoup.
- 17:21Et moi,
- 17:22du coup,
- 17:22maintenant,
- 17:22je ne fais que des intensifs.
- 17:24Ça nous paraissait logique.
- 17:25au détour de cette formation-là de parler des intensifs,
- 17:28de parler des home programs,
- 17:29etc.,
- 17:30parce que ça a tout son sens,
- 17:31effectivement,
- 17:31dans le monde du handicap moteur.
- 17:32Et pas que.
- 17:33Mais là,
- 17:33du coup,
- 17:33effectivement,
- 17:34nous,
- 17:34comme c'est notre spécialité,
- 17:36on a créé une formation sur le sujet qui ne parle pas que des intensifs,
- 17:39qui parle aussi,
- 17:40effectivement,
- 17:40de la rééducation de manière générale dans le monde du handicap moteur,
- 17:43et pas que dans le monde de l'appareil cérébral,
- 17:45parce que c'est un petit peu la problématique aussi,
- 17:46actuellement,
- 17:47c'est que tout a été donné,
- 17:48effectivement,
- 17:48et il y a énormément de financements en cours,
- 17:49actuellement,
- 17:50sur la recherche sur les intensifs dans le monde de l'appareil cérébral.
- 17:54Mais on a tendance aussi à oublier un petit peu les autres pathologies qui entraînent des difficultés motrices.
- 17:59Et dans cette formation,
- 18:00on a essayé effectivement de faire un tour d'horizon de la spécialité d'ergo,
- 18:04parce qu'effectivement,
- 18:04il existe pas mal de formations dans le monde du handicap moteur,
- 18:07mais pas spécialement spécifique ergo.
- 18:09Mais aussi sur le versant,
- 18:11pas uniquement de la parisienne,
- 18:12on en parle bien sûr,
- 18:13mais aussi sur tout ce qui est syndrome génétique,
- 18:16pathologie neuromusculaire,
- 18:17etc.
- 18:18et qui mérite aussi
- 18:19qu'on approfondisse ces sujets-là,
- 18:21notamment dans un contexte d'intervention précoce,
- 18:23où on sent qu'en France,
- 18:24on est encore un petit peu limité sur ça.
- 18:29Du coup,
- 18:29dans les enfants que tu reçois,
- 18:30pose-tu un peu leur difficulté ?
- 18:33Alors,
- 18:33du coup,
- 18:33moi,
- 18:34j'ai fait le choix de prendre certaines spécialités au niveau du cabinet.
- 18:39Donc,
- 18:40du coup,
- 18:40je reçois des enfants avec des difficultés sensorimotrices.
- 18:42Donc,
- 18:42ça peut aller du stade du retard,
- 18:45de la difficulté transitoire.
- 18:47Il y a des enfants que je vois,
- 18:48par exemple,
- 18:48avec...
- 18:49des difficultés sensorimotrices qui sont passagères ou ces enfants qui sont un petit peu un peu en retard par rapport à la norme etc.
- 18:57Mais majoritairement j'ai des enfants avec des difficultés qui sont quand même plus avérées avec ou sans diagnostic parce que du coup j'ai effectivement des enfants qui ont des diagnostics de parisie cérébrale,
- 19:07de syndrome génétique,
- 19:08d'alnéotrophie spinale j'ai quand même beaucoup beaucoup de syndrome génétique parce qu'effectivement
- 19:16Ils sont peu écoutés dans le monde des intensifs au jour d'aujourd'hui.
- 19:19J'ai bon espoir qu'effectivement,
- 19:21grâce à toute la communication qui a été faite sur le monde de l'intensif dans la partie cérébrale,
- 19:25on puisse s'y intéresser un peu plus dans le monde des syndromes génétiques parce qu'ils sont quand même très nombreux.
- 19:29Beaucoup sont considérés comme des maladies rares,
- 19:32mais c'est plus complexe que ça.
- 19:34Finalement,
- 19:35il y a énormément de syndromes possibles.
- 19:39Après,
- 19:39en termes de difficultés,
- 19:41au cabinet,
- 19:41je reçois aussi bien des enfants qui ne tiennent pas du tout leur tête.
- 19:44Et que,
- 19:44en fait,
- 19:45par exemple,
- 19:45l'objectif va être effectivement que l'enfant puisse tenir la tête un certain temps pour pouvoir accéder à certains jeux.
- 19:54Par exemple,
- 19:55peut-être mettre en place une commande oculaire pour que l'enfant puisse communiquer.
- 19:59J'ai des enfants qui ont des difficultés pour se déplacer.
- 20:02J'ai notamment pas mal la thématique du jeu.
- 20:05Donc,
- 20:05effectivement,
- 20:06j'ai des enfants qui sont beaucoup limités.
- 20:08sur leur déplacement pour aller chercher des jeux différents,
- 20:10pour pouvoir avoir les préhensions adaptées,
- 20:12pour pouvoir jouer,
- 20:13etc.
- 20:14Le jeu,
- 20:15il a une place prépondérante dans le quotidien du tout petit.
- 20:20Et après,
- 20:20j'ai des plus grands ou des enfants moins atteints où,
- 20:23effectivement,
- 20:24on va être sur des versants plus de déplacement à la verticale où,
- 20:28effectivement,
- 20:29c'est des enfants qui sont proches de la marche.
- 20:31Et,
- 20:32effectivement,
- 20:32on va travailler là-dedans.
- 20:33Après,
- 20:34nous,
- 20:34en tant qu'ergo...
- 20:35Travailler la marche pour travailler la marche,
- 20:36ce n'est pas ce qui nous intéresse.
- 20:39L'objectif est toujours lié à des occupations,
- 20:42c'est-à-dire des activités de vie quotidiennes.
- 20:44C'est-à-dire que moi,
- 20:44marcher pour marcher,
- 20:45c'est bien joli,
- 20:46mais la question,
- 20:47c'est est-ce que l'enfant,
- 20:48on veut qu'il marche,
- 20:49mais qu'il marche cinq pas pour pouvoir récupérer son hochet sur le canapé ?
- 20:53Est-ce qu'il faut qu'il marche dix minutes dehors ?
- 20:56Est-ce qu'il faut qu'il marche pieds nus,
- 20:59avec des chaussettes,
- 21:01avec des attelles,
- 21:01etc. ?
- 21:02Il peut y avoir tellement de façons différentes de gérer sa marche.
- 21:07Et du coup,
- 21:08nous,
- 21:08marcher pour marcher,
- 21:09ce n'est pas ça qui va nous intéresser en ergothérapie.
- 21:12Quelle activité de vie quotidienne a vraiment du sens pour l'enfant ?
- 21:14Est-ce que c'est effectivement quand l'enfant est dans sa chambre qu'il puisse accéder aux petits meubles pour récupérer ses pattes patrouilles ou je ne sais trop quoi ?
- 21:23C'est ça qui va avoir du sens derrière.
- 21:24Donc là,
- 21:25pour le coup,
- 21:25moi,
- 21:26j'ai effectivement le choix de m'ultra spécialiser plutôt dans les enfants avec des difficultés sensorimotrices,
- 21:31voire des handicaps plus ou moins lourds dans ce domaine-là.
- 21:35Après,
- 21:35ça m'arrive aussi d'avoir tout le versant communication alternative augmentée qui m'intéresse énormément.
- 21:42Mais il a fallu faire des choix.
- 21:43Et effectivement,
- 21:44en ayant une double activité,
- 21:46clairement,
- 21:46je n'avais pas le temps de pouvoir faire tous les domaines qui me passionneraient.
- 21:49Effectivement,
- 21:49je me suis aussi formée dans le sommeil,
- 21:51dans l'alimentation et c'est des domaines qui sont passionnants.
- 21:54Mais après,
- 21:55il y a un moment où il faut faire des choix aussi et on ne peut pas être sur tous les fronts.
- 21:59Est-ce que tu peux nous rappeler une situation qui t'a marquée ?
- 22:02J'en ai pas mal de situations qui m'ont marquée et j'ai des jolis moments d'émotion chaque semaine.
- 22:07mais là dans les...
- 22:09Dans ce qui m'est arrivé un petit peu récemment,
- 22:11j'ai un petit loulou que j'ai reçu il n'y a pas très longtemps,
- 22:15dans un contexte de retard sensorimoteur quand même assez important.
- 22:20Et ce petit,
- 22:22je l'ai eu en bilan,
- 22:22je crois que c'était à peu près il y a un mois.
- 22:25Et en fait,
- 22:27on a passé tout le bilan avec sa maman.
- 22:30Ça n'a pas été facile pour lui parce qu'en plus,
- 22:32il n'était pas très en forme,
- 22:33etc.
- 22:34Nouvel environnement,
- 22:35nouvel ergothérapeute.
- 22:36un nouveau thérapeute,
- 22:37ce n'était pas évident pour lui.
- 22:39Et en fait,
- 22:40malgré tout,
- 22:40il a donné son maximum et c'était super touchant.
- 22:43Et quand on a pris le temps avec la maman de débriefer de ce bilan,
- 22:47moi,
- 22:47je ne peux pas me concentrer que sur les difficultés d'un enfant.
- 22:50Moi,
- 22:51ce qui me paraît assez hallucinant,
- 22:52c'est effectivement d'être toujours en train d'avoir cette dynamique de
- 22:56« Ah ben l'enfant n'arrive pas à faire ceci,
- 22:57il n'arrive pas à faire cela. »
- 22:58Effectivement,
- 22:58là,
- 22:58il n'arrive pas à faire ceci,
- 22:59cela et vouloir le rabâcher.
- 23:01à temps et à travers aux parents qui sont déjà au courant,
- 23:04je pense,
- 23:04qu'au quotidien,
- 23:05effectivement,
- 23:05ils voient très bien les difficultés de leur enfant.
- 23:07Ils voient très bien que leur enfant n'arrive pas à attraper ceci,
- 23:09cela,
- 23:09etc.
- 23:10Et cette maman,
- 23:11elle m'a vraiment beaucoup touchée parce qu'on a fait un premier intensif.
- 23:15Et en fait,
- 23:16elle m'a dit,
- 23:16mais en fait,
- 23:17ce que je retiens de cette semaine d'intensif,
- 23:19alors bien sûr,
- 23:20c'est que ce petit a très bien bossé,
- 23:22qui s'est donné à fond et c'était vraiment touchant.
- 23:24Mais elle m'a dit,
- 23:25en fait,
- 23:25ce que j'ai retenu de cet intensif,
- 23:26c'est qu'en fait,
- 23:28mon enfant est capable.
- 23:29Et en fait,
- 23:30je trouvais que c'était très,
- 23:31très fort qu'elle puisse me dire ça,
- 23:32parce qu'en fait,
- 23:33je crois que j'étais la première personne ou une des premières personnes autour d'elle à ne pas juste me concentrer sur toutes les difficultés de cet enfant,
- 23:39mais à me dire,
- 23:40en fait,
- 23:41plutôt que me concentrer sur tout ce qu'il ne savait pas faire,
- 23:42on va se concentrer sur ce qu'il sait faire.
- 23:44Et en fait,
- 23:44on va soutenir ça et petit à petit,
- 23:46on fera étape par étape et on va vivre ça ensemble et on va continuer.
- 23:50Et oui,
- 23:50même si des progrès y mettront du temps,
- 23:52même si cet enfant ne courra pas encore dans les prés.
- 23:56la semaine prochaine,
- 23:56etc.
- 23:57Petit à petit,
- 23:58il a ses victoires à lui et elles sont juste énormes.
- 24:01Et ça a été un moment très,
- 24:02très fort.
- 24:03Et même quand j'en parle,
- 24:03j'ai encore les larmes aux yeux parce que vraiment,
- 24:06j'ai trouvé que c'était fou.
- 24:07Mais en fait,
- 24:07pour moi,
- 24:07ça me paraît juste inconcevable.
- 24:09Effectivement,
- 24:10pour des parents qui se sont confrontés déjà à énormément de difficultés au quotidien,
- 24:15qui sont effectivement le deuil d'un enfant qui n'a pas de difficultés,
- 24:18c'est vrai.
- 24:19Et c'est déjà assez compliqué comme ça,
- 24:20et de vouloir juste leur rabâcher à longueur de journée,
- 24:22en fait votre enfant n'est pas capable de ceci,
- 24:24pas capable de cela,
- 24:25et en fait de se dire,
- 24:26parce qu'on valorise l'enfant,
- 24:27que peut-être le parent tout d'un coup va se dire,
- 24:29« Ah,
- 24:29ça y est,
- 24:29mon enfant n'a plus de situation de handicap. »
- 24:32Non,
- 24:32le parent est bien conscient de ce qui se passe,
- 24:33et je pense que ce n'est pas parce qu'on va dire aux parents que,
- 24:36« Oui,
- 24:36regardez,
- 24:37il arrive à faire ça,
- 24:37etc. »
- 24:38C'est difficile pour un parent qui voit toute la journée son enfant,
- 24:42ou qui le voit très fréquemment,
- 24:43réussir à avoir les mini-victoires,
- 24:45ce n'est pas toujours possible en fait,
- 24:46parce qu'on est la tête dedans.
- 24:48et que c'est le quotidien,
- 24:49et qu'en plus,
- 24:50pour peu,
- 24:50qu'effectivement,
- 24:51on est déjà un quotidien fort bien occupé avec les frères et sœurs,
- 24:54un enfant en bas âge,
- 24:56le travail,
- 24:56etc.,
- 24:57on ne peut pas toujours apercevoir toutes ces petites étapes-là.
- 25:01Et du coup,
- 25:01je pense que c'est à nous,
- 25:02en tant que thérapeute,
- 25:02de valoriser ça,
- 25:03et que je pense que ce n'est pas grave,
- 25:05en fait,
- 25:06de dire aux parents,
- 25:07« Oui,
- 25:07j'ai observé que votre enfant,
- 25:09là,
- 25:09vous voyez,
- 25:09le bras,
- 25:10à l'époque,
- 25:11il pouvait le tendre jusqu'à telle partie,
- 25:14maintenant,
- 25:14il arrive à le tendre jusqu'à là. »
- 25:15C'est pas parce qu'on va dire ça aux parents que directement le parent va se dire « Ah bah ça y est,
- 25:18mon enfant n'a plus de difficultés ! »
- 25:19Mais par contre,
- 25:20ça valorisera le fait que tout ce qu'ils ont fait et tout ce qu'ils continuent à faire,
- 25:23c'était pas pour rien.
- 25:24Et ça,
- 25:24je pense que c'est super important.
- 25:26À la même heure,
- 25:27il y a quand même un enseignement.
- 25:28Et du coup,
- 25:28ce n'est pas tous les exercices que toi,
- 25:30tu te préposes dans ma pratique,
- 25:31qui sont également à reproduire dans le quotidien.
- 25:34Et il faut que les parents,
- 25:35en fait,
- 25:35qui font aussi un travail dessus...
- 25:37Mais tout à fait.
- 25:38Mais les parents sont partie intégrante de l'équipe.
- 25:41Et je pense que c'est pas...
- 25:42Effectivement,
- 25:43les parents ne sont pas là juste pour entendre les mauvaises nouvelles et puis pour amener l'enfant,
- 25:46etc.
- 25:46Ils font partie de cette équipe.
- 25:48Et c'est hyper important de les valoriser et aussi de pouvoir leur montrer que,
- 25:51bah oui,
- 25:52ils sont capables aussi.
- 25:52Parce qu'en fait,
- 25:53on parle de l'enfant,
- 25:54mais parfois,
- 25:54c'est...
- 25:55presque le rôle de parent qu'on néglige d'une certaine manière en disant votre enfant est en situation de handicap vous ne pouvez pas être un parent comme un autre oui vous êtes un parent avec effectivement des situations du quotidien qui sont différentes de peut-être la vie d'autres parents mais par contre vous restez le papa et la maman ou la maman et la maman ou le papa et le papa de cet enfant et qu'en fait il
- 26:15y a un moment où ça n'empêche pas d'avoir des temps de jeu etc et c'est là où il faut faire attention aussi avec les intensifs c'est que des fois j'ai des parents qui sont tellement au taquet qui veulent en faire
- 26:24trop tout le temps.
- 26:25Et oui,
- 26:26je comprends que certaines structures,
- 26:27ça puisse leur faire peur,
- 26:27que les parents soient trop investis,
- 26:29etc.
- 26:29Mais je pense qu'il y a un moment,
- 26:30on ne peut pas demander à un parent de ne pas être investi pour son enfant.
- 26:32Je pense que c'est la chair de leur chair et que je pense que c'est tout pour eux.
- 26:36Et en fait,
- 26:37ça,
- 26:37il faut le respecter.
- 26:40Moi,
- 26:40je ne trouve pas ça malsain qu'un parent veuille donner son maximum pour son enfant.
- 26:45Par contre,
- 26:45je pense que c'est important aussi d'expliquer aux parents qu'il y a un temps pour tout.
- 26:48Et que parfois,
- 26:49effectivement,
- 26:49on peut se dire,
- 26:50tiens,
- 26:51le temps de change,
- 26:51c'est le temps de travail parce qu'on va faire ceci,
- 26:53cela,
- 26:54etc.
- 26:55Par contre,
- 26:55le temps du,
- 26:56je ne sais pas,
- 26:57après,
- 26:57ça peut être des moments de la journée comme ça peut être des moments dans la semaine.
- 27:00Moi,
- 27:00ça m'est arrivé de dire à des parents,
- 27:01vous voyez,
- 27:02le samedi,
- 27:03vous voulez faire des exercices au quotidien,
- 27:04c'est super et bravo,
- 27:06etc.
- 27:06Pour votre investissement.
- 27:07Par contre,
- 27:07le samedi,
- 27:08laissez-vous tranquille.
- 27:09Vous êtes un samedi avec votre enfant,
- 27:12vous avez envie d'aller promener,
- 27:13etc.
- 27:13Et peu importe,
- 27:14il n'a pas utilisé sa main droite ce jour-là,
- 27:15etc.
- 27:16Mais ce n'est pas grave,
- 27:17en fait.
- 27:17Je pense qu'il faut savoir se dire aussi qu'il y a des soupapes de décompression et qu'en fait,
- 27:20il y a des moments où on a juste besoin de passer un moment avec son enfant,
- 27:23parent-enfant,
- 27:24et sans se poser la question de « Oh là là,
- 27:26mon Dieu,
- 27:27là,
- 27:27pendant une heure,
- 27:27on n'a pas fait travailler la main droite,
- 27:28est-ce que le monde va s'écrouler ? »
- 27:29Je pense qu'après,
- 27:31c'est à nous,
- 27:31en tant que thérapeute,
- 27:33de pouvoir adapter tout ça et de pouvoir en discuter avec les parents.
- 27:36Et puis,
- 27:36il faut que les parents puissent se sentir suffisamment à l'aise pour pouvoir nous évoquer ça.
- 27:40Moi,
- 27:40ça arrive,
- 27:40à chaque fois,
- 27:41je leur pose la question,
- 27:41je fais « Est-ce que vous avez pu réaliser tel ou tel type d'activité ?
- 27:44Est-ce que ça a été difficile pour vous ? »
- 27:46Et sentez-vous en confiance.
- 27:48Si vous n'avez pas eu le temps,
- 27:48ce n'est pas grave.
- 27:49Je ne suis pas du tout là pour juger.
- 27:50C'est juste pour pouvoir réadapter les choses pour être au plus proche de votre quotidien.
- 27:54Nous,
- 27:54la plus valide de notre métier,
- 27:55c'est l'ergothérapeute.
- 27:57Le fait de pouvoir s'intéresser à l'objectif quotidien.
- 27:59Et aussi,
- 28:00il y a un deuxième point,
- 28:01c'est les connaissances.
- 28:02Le fait qu'on ait ces connaissances sur le développement moteur,
- 28:04je trouve,
- 28:05de l'enfant,
- 28:06nous,
- 28:07tout cette richesse-là de nos compétences nous aide à mieux amener nos enfants.
- 28:11Oui,
- 28:11tout à fait.
- 28:12Et puis,
- 28:14je pense que...
- 28:15Parfois,
- 28:15on a tendance à voir un enfant,
- 28:17et notamment un enfant avec un handicap moteur,
- 28:19juste sur le prisme du moteur.
- 28:21Et moi,
- 28:21c'était quelque chose qui m'avait particulièrement choquée quand je m'étais formée au tout début dans le monde de la petite enfance.
- 28:27Et en fait,
- 28:28il y avait vraiment ce versant moteur,
- 28:31Mais en fait,
- 28:31un enfant,
- 28:31ce n'est pas que du moteur.
- 28:33Déjà,
- 28:34effectivement,
- 28:34pour moi,
- 28:35le terme juste moteur,
- 28:36je ne peux pas dire inexact,
- 28:37mais c'est vrai que je l'emploie assez peu.
- 28:38J'emploie plus le mot sensorimoteur parce qu'en fait,
- 28:41pour moi,
- 28:41si vous avez un enfant qui a des difficultés,
- 28:44de proprioception,
- 28:44des difficultés vestibulaires,
- 28:45etc.
- 28:46En fait,
- 28:46c'est tout un travail d'équipe des différents sens.
- 28:49C'est juste,
- 28:50effectivement,
- 28:50contracter un muscle.
- 28:51Ce n'est pas parce que vous allez contracter un muscle que vous allez réussir à vous retourner,
- 28:53à ramper,
- 28:54etc.
- 28:54Donc,
- 28:54je pense que c'est tout un travail d'équipe.
- 28:56Et notamment,
- 28:57les ergots qui se sont formés en intégration sensorielle connaissent bien ces concepts-là.
- 29:00Parce qu'effectivement,
- 29:00par exemple,
- 29:02dans nos actions du quotidien,
- 29:03on n'a jamais un seul sens qui travaille.
- 29:05C'est toujours un travail d'équipe.
- 29:06Et c'est vrai qu'on a tendance beaucoup à voir le côté c'est un enfant,
- 29:09donc le développement moteur,
- 29:10etc.
- 29:11Mais un enfant,
- 29:11c'est du développement moteur.
- 29:13C'est une chose.
- 29:14Mais il y a aussi tout le côté cognitif,
- 29:16tout le côté affectif et tout ce lien avec les activités de vie quotidienne.
- 29:20Et c'est compliqué parce qu'au jour d'aujourd'hui,
- 29:22on vit un peu un paradoxe,
- 29:24c'est-à-dire que pour un enfant qui est assez jeune,
- 29:27on se dit qu'en fait,
- 29:27il est tout petit,
- 29:29donc en fait,
- 29:29il n'est capable de rien.
- 29:30Mais en fait,
- 29:31un enfant,
- 29:32il peut réussir énormément de choses très,
- 29:34très rapidement.
- 29:35où,
- 29:36effectivement,
- 29:36on attend de lui qu'à un an,
- 29:37il fasse un marathon.
- 29:38En fait,
- 29:38on a les deux prismes qui arrivent,
- 29:40et ça,
- 29:40c'est une vraie problématique.
- 29:42Et autre problématique qui revient souvent,
- 29:44c'est que quand j'ai des enfants qui ont des diagnostics avérés,
- 29:47on va se dire que tout est la faute du diagnostic.
- 29:49Donc,
- 29:49si l'enfant a mal quelque part,
- 29:50c'est la faute du diagnostic.
- 29:52Si l'enfant n'arrive pas à ceci,
- 29:53cela.
- 29:53Mais peut-être que des fois,
- 29:54c'est juste que l'enfant n'a pas atteint l'âge adéquat pour pouvoir réaliser telle ou telle activité de vie quotidienne,
- 30:00et qu'en fait,
- 30:00ça n'a rien à voir avec son diagnostic.
- 30:01En fait,
- 30:01il ne faut pas tout mettre derrière le diagnostic.
- 30:03C'est très important,
- 30:04c'est vrai.
- 30:05Mais attention à ne pas tout mettre tout derrière ce diagnostic.
- 30:10Comment les parents te contactent ?
- 30:12Alors du coup,
- 30:14j'ai un site internet,
- 30:15je l'accorde,
- 30:16n'est pas très à jour ces temps-ci,
- 30:17mais que je m'attèle à envisager prochainement.
- 30:21Donc généralement,
- 30:22les parents m'envoient un email.
- 30:23Donc du coup,
- 30:23effectivement,
- 30:24j'ai pris la position de couper mon répondeur téléphonique parce qu'effectivement,
- 30:29ça devenait trop ingérable pour moi.
- 30:30Donc en fait,
- 30:30les parents,
- 30:31la plupart du temps,
- 30:32me contactent par mail et m'expliquent effectivement...
- 30:34les problématiques,
- 30:35l'âge de l'enfant,
- 30:37ses difficultés,
- 30:37etc.,
- 30:38les objectifs de ce futur intensif.
- 30:40À chaque nouvel intensif,
- 30:42je rencontre les parents pour un entretien qui dure à peu près une heure et demie.
- 30:46Ça peut être un entretien qui a lieu en distanciel quand les parents habitent loin,
- 30:50puisque ça arrive quand même assez fréquemment,
- 30:52ce qui me permet aussi souvent d'avoir les deux parents présents,
- 30:54donc c'est quand même super chouette,
- 30:56et en présentiel quand ils sont dans le secteur.
- 30:59Ensuite,
- 31:00on prévoit un intensif généralement.
- 31:02Ce sont tous les intrentiers que je prévois à très peu de temps avant l'intensif pour qu'on puisse être au plus clair et au plus proche des compétences de l'enfant.
- 31:10De manière générale,
- 31:11les intensifs durent une heure matin,
- 31:12une heure après-midi sur quatre jours.
- 31:14Et j'essaye,
- 31:15je demande à chaque fois aux parents quels sont les horaires de sieste,
- 31:17etc.
- 31:17On essaye de trouver les créneaux où l'enfant est le plus disposé pour pouvoir être le plus présent en séance et que ce soit le plus agréable possible pour lui.
- 31:25Parce que du coup,
- 31:25il découvre effectivement un nouvel environnement,
- 31:27une nouvelle personne.
- 31:27c'est pas
- 31:28Ce n'est pas toujours évident pour lui.
- 31:29Je demande souvent aux parents de ramener des jeux qui sont très appréciés par l'enfant,
- 31:32etc.
- 31:34Après,
- 31:34en termes de rythme d'intensif,
- 31:37ça dépend de pas mal de choses.
- 31:38En général,
- 31:39quand je vois des enfants de moins de un an,
- 31:40souvent,
- 31:41je fais des intensifs tous les mois.
- 31:42Et quand c'est des enfants que je vois un petit peu plus grands,
- 31:46c'est souvent des intensifs tous les deux,
- 31:47trois mois.
- 31:48Mais après,
- 31:48ça dépend du rythme de l'enfant.
- 31:50Ça dépend de toutes les présences qui peuvent être en cours.
- 31:53Ça dépend s'il va aussi faire d'autres intensifs chez d'autres professionnels.
- 31:57d'autres structures parce que du coup,
- 31:59petit à petit,
- 31:59il y a de plus en plus de structures qui se lancent là-dedans.
- 32:02Et ça,
- 32:03c'est très chouette.
- 32:04Et je pense que ça ouvre les discussions sur le sujet.
- 32:07Après,
- 32:07je ne peux que mettre quand même un petit warning là-dessus parce qu'effectivement,
- 32:13l'intensif,
- 32:14ça peut être aussi un argument de vente et que je pense qu'il faut faire attention à bien vérifier qui sont les thérapeutes,
- 32:19quelles sont leurs formations.
- 32:20Je ne peux que vous encourager à demander les CV des thérapeutes qui vont recevoir vos enfants.
- 32:25en intensif pour savoir concrètement,
- 32:27c'est bien joli de parler d'intensif,
- 32:28mais qu'est-ce qui va être fait et quelle est la base de pratique du professionnel derrière.
- 32:32Je pense qu'il faut quand même faire attention.
- 32:34Là actuellement,
- 32:34il y a un peu un effet de mode qui se met derrière les intensifs et je pense qu'il faut être quand même très vigilant des dérives qui peuvent arriver derrière.
- 32:42Les parents que je vois au cabinet,
- 32:43quand il y a des diagnostics,
- 32:45souvent ont des financements type
- 32:47MDPH, donc AEH,
- 32:48PCH,
- 32:49mais qui sont souvent insuffisants pour...
- 32:52pallier tous les besoins de la famille,
- 32:54tous les besoins de rééducation.
- 32:56Ça arrive également que j'ai des parents qui ont des financements par des mutuelles,
- 33:01par des CE.
- 33:03J'ai aussi eu des financements des parents qui ont réussi à avoir débloqué certaines sommes avec l'URSSAF quand ils étaient indépendants.
- 33:09J'ai des parents qui créent des associations parce que clairement,
- 33:12je pense que c'est un des moyens les plus utilisés actuellement dans ma patientèle pour pouvoir financer les intensifs,
- 33:18mais aussi le matériel parce qu'on parle d'intensifs,
- 33:20effectivement,
- 33:20c'est un coût.
- 33:21Mais le matériel en a aussi un énorme,
- 33:23parce qu'on a tendance à beaucoup penser que quand on a un enfant avec un diagnostic qui est posé,
- 33:28donc je ne parle même pas des enfants qui n'ont pas de diagnostic,
- 33:30que tout est remboursé,
- 33:31qu'ils ont leur place qu'ils atteignent dans la structure,
- 33:34qu'à la type CAM,
- 33:34CESAD,
- 33:35etc.,
- 33:35que tout est déjà prêt.
- 33:37Mais ce n'est pas le cas,
- 33:38parce que tout simplement,
- 33:39on a déjà une problématique,
- 33:40c'est que les structures n'ont pas assez de place,
- 33:42qu'elles ont effectivement du sous-effectif,
- 33:44que ce n'est pas évident pour elles.
- 33:46Parfois,
- 33:46j'ai des enfants,
- 33:47ils attendent 3-4 ans pour avoir une place.
- 33:49C'est qu'en fait,
- 33:49au moment où ils auraient une place potentielle,
- 33:52finalement,
- 33:52ce type de structure n'est plus adapté pour eux.
- 33:55Et c'est une terrible réalité actuellement.
- 33:57Après,
- 33:58moi,
- 33:58j'ai du coup fait le choix d'intégrer le parcours cocon.
- 34:02qui est du coup une plateforme d'orientation pour les nouveau-nés vulnérables,
- 34:07ce qui permet aux familles d'accéder à des financements pour les intensifs des loulous que je vois dans mon secteur géographique.
- 34:13Donc il faut savoir que le parcours cocon est mis en place actuellement en PACA,
- 34:16Nouvelle-Aquitaine et Occitanie,
- 34:18mais l'objectif c'est que ce parcours soit étendu de manière nationale.
- 34:22Donc là je crois de me souvenir que la phase test s'arrête en 2027 pour normalement devenir quelque chose de national.
- 34:30Je pense que c'est...
- 34:31C'est dans la dynamique actuelle des mille premiers jours de l'intervention précoce.
- 34:34Je pense que tout se lie sur le fait qu'effectivement,
- 34:37on ne peut plus attendre que les enfants aient 3-4 ans pour intervenir.
- 34:40Ce n'est pas possible en fait,
- 34:41parce qu'intervenir aussi tardivement,
- 34:44c'est aussi attendre que les enfants mettent en place beaucoup de stratégies de compensation et que ces stratégies aient des conséquences.
- 34:50Et au jour d'aujourd'hui,
- 34:50je vois que l'intervention précoce,
- 34:52c'est compliqué encore à amener,
- 34:54et pas que dans le monde de l'ergothérapie.
- 34:55Je vois à quel point...
- 34:56pour des orthoptistes,
- 34:57des orthophonistes,
- 34:58etc.
- 34:58En fait,
- 34:59finalement,
- 34:59c'est « Non,
- 35:00mais on a encore le temps.
- 35:01Ils sont vraiment trop jeunes.
- 35:03On ne va peut-être pas là.
- 35:04Attention,
- 35:04ils sont quand même fatigables à cet âge-là,
- 35:06etc. »
- 35:06Et en fait,
- 35:07à force de ces préjugés-là qui ne sont pas toujours établis pour les enfants dont on parle,
- 35:12attention,
- 35:12pour certains enfants,
- 35:13c'est le cas.
- 35:13Je ne dis pas le contraire.
- 35:14Mais majoritairement,
- 35:15il y a quand même beaucoup d'enfants qui sont en capacité de pouvoir réaliser ces rééducations sans aucun problème.
- 35:21Parce qu'en fait,
- 35:22j'imagine que vous avez déjà vu à quoi ressemblaient des enfants de...
- 35:25De 1 an,
- 35:25c'est des enfants qui ont un haut niveau d'activité.
- 35:27Je ne dis pas qu'il n'y a pas des temps de sommeil également,
- 35:29mais c'est des gamins qui,
- 35:31quand ils sont éveillés,
- 35:32ils ont énormément d'activité.
- 35:33Donc un enfant de 1 an n'est pas spécialement fatigable et il y a quand même finalement peu de pathologies qui sont vraiment avec ces composants de fatigabilité.
- 35:40Et pour finir sur le versant financement,
- 35:43il faut savoir que l'assurance maladie est en train à créer un parcours de rééducation qui est financé pour les enfants polyhandicapés ou pas assez cérébraux.
- 35:52C'est en cours,
- 35:53on attend depuis un bon moment parce que ça fait quand même quelques années que c'est sur le tapis.
- 35:57Pour l'instant,
- 35:58il semblerait que ça se lie aux PCO qui sont déjà mis en place.
- 36:03Je ne peux qu'inviter les professionnels paramédicaux et notamment les ergothérapeutes à se rapprocher des PCO du secteur,
- 36:11d'essayer de voir qui sont les référents de ce futur parcours de rééducation financée pour les enfants polyhandicapés ou parisiers cérébraux.
- 36:18Je pense que c'est quelque chose qui va se mettre en place dans les prochaines années et il faut qu'on soit prêt.
- 36:23C'est d'où l'importance de se former,
- 36:26de continuer à se documenter là-dedans.
- 36:28Et je pense que tout le monde y gagnera parce que je pense que c'est une perte de temps,
- 36:34une perte d'argent aussi pour la sécurité sociale.
- 36:36D'avoir des enfants qui se retrouvent dans des dynamiques où il se passe des années et des années et que les handicaps finalement sont beaucoup plus importants que si on avait eu une intervention précoce qui aurait limité.
- 36:47les impacts dans la vie quotidienne.
- 36:49Du coup,
- 36:49tout au long de notre échange,
- 36:51tu parles de se former,
- 36:53l'importance de se former.
- 36:54En plus d'être installé en l'univers,
- 36:56il va beaucoup se préparer,
- 36:57je crois,
- 36:58dans le principe et le handicapateur,
- 37:00donc sur la vie quotidienne,
- 37:01ça s'intervient.
- 37:03Ah oui.
- 37:04Tu as également annoncé un centre d'information.
- 37:07Du coup,
- 37:07est-ce que tu peux nous dire,
- 37:08pour passer vos nuits,
- 37:09cette activité-là et à quel moment tu as envie de transmettre et de créer ce centre d'information ?
- 37:14Oui,
- 37:15je me disais que le monde de vie libérale,
- 37:16on s'ennuyait beaucoup.
- 37:17Donc,
- 37:17je me demandais comment j'allais occuper les deux heures que j'avais pour dormir la nuit.
- 37:21Non.
- 37:22Alors,
- 37:23pour la petite histoire,
- 37:25il faut savoir déjà que ma vie professionnelle libérale n'était pas quelque chose que j'avais prévu au moment où j'étais étudiante en ergothérapie.
- 37:32Puisque moi,
- 37:33mon dada,
- 37:33c'était plutôt...
- 37:35Et mon créneau pour l'avenir,
- 37:36c'était plutôt d'être salariée dans un centre de rééducation adulte.
- 37:38Et c'était vraiment ce qui me passionnait le plus.
- 37:40Et donc,
- 37:40je n'avais absolument pas anticipé le fait de me mettre en libérale.
- 37:43deux ans et demi plus tard finalement.
- 37:45Donc le hasard a fait que,
- 37:47j'aime bien parler de destinée,
- 37:48parce que des fois c'est vraiment les rencontres qui font qu'on va aller sur un chemin plutôt qu'un autre.
- 37:52Et j'adore dire que je me suis trompée effectivement,
- 37:55et j'en suis ravie aujourd'hui,
- 37:56parce que je pense que je me plais beaucoup plus dans cette vie-là que si j'étais restée salariée.
- 38:00Mais il faut savoir que quand je me suis installée en 2016,
- 38:04le monde du libéral en France,
- 38:05c'était pourtant il n'y a pas si longtemps que ça,
- 38:07était quand même très,
- 38:09dans le monde de l'ergothérapie,
- 38:10était peu investi.
- 38:12effectivement,
- 38:12on avait...
- 38:13peu d'ergothérapeutes installés et peu de spécialisation,
- 38:17je peux dire,
- 38:18dans ces domaines-là.
- 38:19Et en 2016,
- 38:20quand je me suis installée,
- 38:21on se sentait un peu seul,
- 38:22et clairement,
- 38:23il y avait très très peu de possibilités de communiquer avec des libéraux,
- 38:26puisqu'il n'y en avait quasiment pas,
- 38:27et à cette époque-là,
- 38:28j'ai créé le groupe des ergothérapeutes libéraux sur Facebook.
- 38:31Un groupe qui a pris beaucoup d'ampleur.
- 38:34Au détour des conversations,
- 38:37je me retrouvais à passer
- 38:3815-20 heures par semaine à répondre aux questionnements des personnes qui souhaitaient s'installer en libéral sur le groupe des argolibéraux.
- 38:46Et c'était très intéressant,
- 38:47mais ça devenait complètement ingérable avec mon temps plein de libéral.
- 38:52Et c'était aussi pour répéter toujours et encore les mêmes notions.
- 38:55Donc en fait,
- 38:55il y a un moment où je me suis dit...
- 38:57Pourquoi pas créer une formation comme ça ?
- 38:59Tout le monde part sur les mêmes notions,
- 39:00c'est plus intéressant.
- 39:01Et au moins,
- 39:02on est sûr que les informations passent correctement.
- 39:04Parce que moi,
- 39:04effectivement,
- 39:05j'ai fait,
- 39:05je pense,
- 39:06à peu près toutes les erreurs qu'il fallait faire en début de libéral.
- 39:09Et du coup,
- 39:09l'idée aussi de créer cette formation,
- 39:11ça a été d'éviter toutes ces erreurs-là qui m'ont coûté du temps,
- 39:14de l'argent.
- 39:15Et que j'aurais pu investir sur d'autres choses et d'éviter ça pour les futurs libéraux.
- 39:19Parce qu'être en libéral en tant qu'ergothérapeute en France,
- 39:22c'est effectivement être ergothérapeute.
- 39:24Mais c'est aussi être entrepreneur.
- 39:25Je pense que...
- 39:26Pas mal de personnes se lancent en libéral sans se rendre compte de cette double facette-là et sans se rendre compte dans la vie quotidienne et au fur et à mesure.
- 39:36Et hélas,
- 39:37le monde de l'entrepreneuriat en France,
- 39:39ce n'est pas simple.
- 39:40On est connu dans le monde entier pour être un monde au niveau de l'entrepreneuriat qui n'est pas évident.
- 39:45Et si on ne connaît pas les bonnes règles du jeu,
- 39:46on fait vite.
- 39:47sans mêler les pattes et concrètement se retrouver dans des situations d'inconfort très importants et se retrouver sans pouvoir se payer de salaire,
- 39:54sans pouvoir se payer du matériel,
- 39:55des formations,
- 39:56etc.
- 39:58Et qu'effectivement,
- 39:59il y a des notions qui sont très importantes à avoir en tête pour pouvoir être bien dans son libéral.
- 40:03Donc,
- 40:04effectivement,
- 40:05en 2020,
- 40:06à peu près deux semaines avant le confinement,
- 40:07parce que je sentais que c'était le bon moment,
- 40:10j'ai fini par créer Stia qui était déjà dans ma tête depuis de longs mois.
- 40:15Au départ,
- 40:15Estir c'était censé rester un petit organisme.
- 40:18Je n'avais pas du tout prévu d'aménager mon temps de libéral.
- 40:22Je voulais avoir effectivement cette formation sur l'installation en libéral et qui a changé depuis parce qu'à l'époque c'était un format d'une journée,
- 40:30maintenant c'est un format de deux journées,
- 40:31qui est à destination aussi bien de ceux qui veulent s'installer en libéral que pour les personnes qui voudraient mettre à jour leur connaissance administrative sur leur libéral parce que tout change très très vite et c'est une des formations que je mets le plus à jour.
- 40:44parce que ça change tout le temps et que le système administratif français est particulièrement complexe.
- 40:49Et la deuxième formation qui a entraîné la création d'Estia,
- 40:53c'est la formation sur le développement ordinaire de l'enfant de 0 à 4 ans.
- 40:56Parce qu'en fait,
- 40:57j'ai fait le constat dans ma pratique que nous étions beaucoup formés au monde du handicap,
- 41:02et c'est très important,
- 41:04mais qu'on manquait de connaissances dans le développement ordinaire de l'enfant,
- 41:08de manière globale.
- 41:08Et en fait,
- 41:09pour moi,
- 41:09c'était,
- 41:11comme je vous disais tout à l'heure,
- 41:12et la problématique,
- 41:13c'est que...
- 41:14On a tendance à tout mettre derrière des diagnostics,
- 41:16etc.
- 41:16Mais pour pouvoir prendre en charge des retards et des difficultés d'un enfant,
- 41:19il faut déjà savoir ce qu'on attend de cet enfant à cet âge-là.
- 41:22Sinon,
- 41:23on part à côté et on ne peut pas avoir un diagnostic clair et une prise en charge qui est efficace.
- 41:28Je pense que c'était quelque chose de très important.
- 41:30Et puis,
- 41:31au détour des conversations,
- 41:32au détour des rencontres,
- 41:35je ne sais pas trop,
- 41:36ça a glissé.
- 41:37Et du coup,
- 41:38maintenant,
- 41:38on est six ans plus tard et on a 19 formateurs chez STIA et 24 formations.
- 41:43différentes.
- 41:43Je ne sais pas à quel moment ça a vraiment brillé,
- 41:45mais au détour des rencontres,
- 41:47parce que le monde du libéral,
- 41:48c'est un monde complexe et effectivement administrativement un peu intense,
- 41:52mais c'est aussi une porte ouverte à soutenir tous nos rêves et je pense que c'est un vrai exercice pour la cause en soi,
- 42:00clairement,
- 42:00mais je pense que c'est une super manière de se révéler aussi.
- 42:04Je crois que je m'ennuierais si je ne me formais pas.
- 42:05Donc il faut savoir que effectivement,
- 42:08j'ai créé un organisme de formation,
- 42:09mais j'étais déjà...
- 42:10profondément addict aux formations avant même de créer un organisme de formation et de devenir moi-même formatrice.
- 42:16Je pense que c'était ma manière à moi de redynamiser mon quotidien.
- 42:20En fait je suis quelqu'un qui a besoin de nouveautés,
- 42:22qui a besoin de changer etc.
- 42:24Et pour ceux qui sont déjà venus dans mon cabinet,
- 42:26il y a 35 mètres carrés de bazar et les parents à chaque fois rigolent parce que chaque fois je sais des nouveaux trucs etc.
- 42:31Et aussi bien j'ai besoin effectivement d'avoir du matériel différent pour pouvoir évoluer avec les gamins que j'ai au cabinet,
- 42:37mais autant au niveau des connaissances je suis quelqu'un qui aime
- 42:40énormément à prendre.
- 42:42J'adore lire,
- 42:43j'adore regarder sur les réseaux sociaux,
- 42:45regarder les sites internet,
- 42:46c'est super intéressant,
- 42:47mais je ne retrouve jamais le plaisir que j'ai en formation,
- 42:51où vraiment j'ai un temps qui est dédié,
- 42:53où je n'ai pas de parasite attentionnel,
- 42:55et où je suis vraiment là pour avoir effectivement des connaissances,
- 42:58d'avoir des nouvelles pistes de réflexion,
- 43:00mais aussi développer un nouveau réseau,
- 43:02découvrir de nouvelles pratiques,
- 43:03etc.
- 43:04Moi,
- 43:04je pense que derrière la formation,
- 43:06c'est...
- 43:07C'est aussi ma manière à moi de garder ce côté passion dans ma profession.
- 43:13Je pense qu'effectivement,
- 43:14c'est une nécessité pour moi.
- 43:15Et je pense qu'effectivement,
- 43:16au jour d'aujourd'hui,
- 43:17on a quand même la chance d'avoir un financement de 900 euros avec le FIFPL.
- 43:20Ça laisse quand même une possibilité de financement qui est quand même importante par rapport au passé.
- 43:25On a eu des associations sur ces montants-là.
- 43:27Et franchement,
- 43:28900 euros,
- 43:28ça permet quand même de se former à des formats très intéressants.
- 43:31Et au jour d'aujourd'hui,
- 43:33ça serait inconcevable pour moi de me dire
- 43:35à cette année,
- 43:36je ne me forme pas du tout.
- 43:37Même si je réalise qu'une seule formation,
- 43:39c'est pas...
- 43:40Bon,
- 43:40je suis sûre que je serais un peu frustrée.
- 43:41Généralement,
- 43:41j'en suis plus à 2-3,
- 43:42mais bon,
- 43:43il y a un moment où il faut être réaliste,
- 43:44il faut avoir le temps,
- 43:45l'argent et la disponibilité intellectuelle,
- 43:46parce que j'ai eu quelques petites phases de boulimie de formation.
- 43:49J'en ai peut-être un peu trop enchaîné,
- 43:51mais...
- 43:51mais pour moi c'est partie intégrante de ma pratique et je pense que c'est quelque chose qui m'a beaucoup manqué dans mon début de vie d'ergothérapeute où j'étais salariée,
- 43:59où je n'avais pas eu la chance de pouvoir me former à ce moment-là.
- 44:02Et bon,
- 44:02je me suis bien rattrapée depuis,
- 44:03parce que je crois que j'en suis à peu près à 35,
- 44:0637 formations en une dizaine d'années,
- 44:09mais c'est ce qui me construit et je pense que c'est pas toujours simple d'aller en formation en tant que formée parce que c'est aussi se remettre en question,
- 44:17c'est aussi se dire,
- 44:18bah tiens,
- 44:18moi je faisais ça pendant je ne sais combien de temps.
- 44:20Est-ce que finalement,
- 44:21c'était la bonne façon de faire ?
- 44:22Est-ce que du coup,
- 44:23je change tout ?
- 44:24Ça va me demander de l'énergie,
- 44:25etc.
- 44:26Je pense que ces remises en question,
- 44:27elles ne sont pas faciles,
- 44:28mais pour moi,
- 44:29elles sont nécessaires aussi pour pouvoir être le meilleur professionnel que l'on peut être.
- 44:33En tout cas,
- 44:34c'est ce que j'espère.
- 44:34Au niveau des financements,
- 44:37tu as parlé tout à l'heure du CCN.
- 44:39Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus ?
- 44:41Oui,
- 44:42donc il faut savoir que du coup,
- 44:44les ergothérapeutes...
- 44:46peuvent bénéficier quand ils sont en libéral de financement du FIFPL,
- 44:50un fonds de formation pour les professions libérales.
- 44:52Ça ne concerne pas que les ergothérapeutes,
- 44:54ça concerne aussi d'autres professions indépendantes.
- 44:57Donc là,
- 44:57au jour d'aujourd'hui,
- 44:58le financement en 2026,
- 45:00il est de 900 euros.
- 45:01Pour les BNC,
- 45:02donc les personnes qui sont aux frais réels,
- 45:04il faut savoir que pour les micro-entreprises,
- 45:06les choses ont un peu changé depuis la fin d'année 2025.
- 45:10Maintenant,
- 45:10les financements sont différents en fonction de votre chiffre d'affaires.
- 45:14Donc en fait,
- 45:15si vous voulez avoir les 900 euros,
- 45:17il faut avoir un certain montant de chiffre d'affaires pour avoir la totalité du montant.
- 45:21Donc au départ,
- 45:23il y a eu un premier barème qui a été mis en place et là,
- 45:25ça a été de nouveau changé pour être plus en adéquation avec les chiffres d'affaires des libéraux.
- 45:31Après,
- 45:31il faut savoir que si on veut bénéficier du FISPEL,
- 45:33il faut choisir des organisations de formation qui sont certifiées qu'à l'IOPI.
- 45:37Cette certification,
- 45:37elle est aussi importante pour que les établissements,
- 45:40pour ceux qui sont salariés,
- 45:41puissent avoir aussi également des financements et notamment de leurs opcos.
- 45:46Donc je vous invite effectivement à azioter les organismes de formation qui sont certifiés Calliope,
- 45:52ce qui est le cas d'Estia.
- 45:54Par contre,
- 45:55je donne juste un petit point de vigilance sur le monde de Calliope.
- 45:59Les certifications Calliope sont des certifications comme quoi vous respectez les bonnes procédures administratives en France et que tout le process est respecté.
- 46:08Attention,
- 46:09je ne peux que vous inviter à être vigilant quand vous cherchez des formations,
- 46:12à qui sont les formateurs,
- 46:14à demander leur CV,
- 46:15etc.
- 46:16Ce n'est pas parce qu'un organisme est caliopi,
- 46:18est certifié caliopi,
- 46:19que les formations sont nécessairement des formations données par des formateurs compétents et de bonne qualité pour des ergothérapeutes.
- 46:27Donc un petit point de vigilance là-dessus.
- 46:29Déjà,
- 46:29avant même de parler de formation,
- 46:31je pense que c'est important et c'est souvent un exercice que je donne en formation d'installation libérale sur qu'est-ce que vous voulez concrètement.
- 46:37Avant même de parler de formation,
- 46:38c'est vous dans votre avenir.
- 46:41Vous pouvez très bien partir sur quelque chose avec des objectifs à court,
- 46:45moyen et long terme.
- 46:46Mais concrètement,
- 46:47vous,
- 46:47dans votre monde de rêve,
- 46:50s'il n'y avait aucun obstacle,
- 46:51qu'est-ce que vous aimeriez développer ?
- 46:53Si ce n'est pas évident pour vous et qu'effectivement,
- 46:55vous avez beaucoup de sujets qui vous plaisent,
- 46:56ce qui peut être le cas,
- 46:58ça peut être chouette de voir un peu le sujet inverse,
- 47:00c'est-à-dire ce qui ne vous intéresse pas.
- 47:02Et je pense que,
- 47:03par exemple,
- 47:03quand on se lance en libéral,
- 47:04ça peut être intéressant de se dire effectivement,
- 47:06moi,
- 47:06ce domaine là,
- 47:06je ne souhaite pas l'investir pour X raisons.
- 47:08Après ça,
- 47:08ça nous appartient.
- 47:10Mais par contre,
- 47:10effectivement,
- 47:11ça peut être chouette sur les domaines qui vous intéressent particulièrement de se dire ça,
- 47:15ça m'intéresse un petit peu,
- 47:16beaucoup,
- 47:17passionnément à la folie,
- 47:18etc.
- 47:18Enfin,
- 47:18mettre des graduations là-dessus.
- 47:20Et aussi,
- 47:21je pense se faire une catégorie sur qu'est-ce qui est de l'ordre de la culture générale.
- 47:24Moi,
- 47:24il y a énormément de formations qui m'intéresseraient juste pour la culture générale parce que j'adore apprendre.
- 47:29Mais il faut être réaliste.
- 47:30Il y a un moment où il faut être réaliste temporellement et financièrement.
- 47:33Parfois,
- 47:34ce n'est pas le bon moment pour aller dépenser de l'argent pour cette formation-là parce qu'on sait clairement que ce n'est pas notre patientèle,
- 47:39ce n'est pas la patientèle qu'on veut développer.
- 47:41Et je pense que malgré tout,
- 47:43les choix de formation doivent être en rapport avec les patientèles qu'on veut développer derrière.
- 47:47Je pense pour prioriser.
- 47:48Après,
- 47:48si effectivement,
- 47:49on a le budget,
- 47:49le temps,
- 47:50etc.
- 47:50pour pouvoir faire une multitude de formations juste pour son plaisir et sa sauve de connaissances,
- 47:55c'est génial.
- 47:56Mais je pense que peut-être se faire une graduation.
- 47:58de se dire en fonction de nos objectifs,
- 48:00qu'est-ce qui effectivement,
- 48:01là,
- 48:01à court terme,
- 48:03je ne sais pas,
- 48:03par exemple,
- 48:04pour donner un peu les exemples d'Estia,
- 48:05parce que c'est des formations que je connais le mieux,
- 48:07mais...
- 48:08Si votre idée à vous,
- 48:09c'est effectivement de travailler dans le monde de la petite enfance et que votre dada,
- 48:13c'est peut-être effectivement les troubles de l'oralité,
- 48:16les troubles d'alimentation en pédiatrie,
- 48:18peut-être de se dire à court terme,
- 48:19peut-être que je vais envisager de faire une formation généraliste à tu parce que je vais avoir besoin d'avoir des bases sur toute la petite enfance.
- 48:25puis à moyen terme se dire peut-être je vais partir sur d'autres formations sur l'oralité basée ergo et peut-être à long terme se dire tiens je vais aller plus loin que juste les formations ergo et je vais aller chercher des formations en lien avec peut-être
- 48:37la nutrition,
- 48:38etc.
- 48:38pour aller encore plus loin là-dessus.
- 48:39Mais je pense que c'est important d'avoir un peu,
- 48:41de se cadrer un peu.
- 48:42C'est compliqué parce que avant,
- 48:44on manquait de formation.
- 48:45Aujourd'hui,
- 48:46on en a peut-être trop.
- 48:47Et ça demande effectivement de faire le point avec soi-même.
- 48:51Après,
- 48:51je peux que vous encourager à cadrer les choses.
- 48:54Je pense qu'effectivement,
- 48:55être intéressé,
- 48:55c'est super chouette.
- 48:57Il y a beaucoup de choses à faire.
- 48:58Après,
- 48:58effectivement,
- 49:00ce que vous pouvez faire aussi,
- 49:01c'est la chance qu'on a avec les réseaux sociaux.
- 49:03plein de choses très négatives des réseaux sociaux,
- 49:05mais ça a aussi des versants positifs,
- 49:07et notamment d'avoir des retours d'expérience peut-être d'autres formés.
- 49:11Après,
- 49:11peut-être pas spécialement faire un étalage sur les réseaux de vous êtes pour,
- 49:14vous êtes contre cette formation,
- 49:16etc.,
- 49:16mais peut-être juste de demander aux gens qui a fait cette formation-là,
- 49:19est-ce qu'on peut en discuter en MP,
- 49:21et d'avoir un retour de la personne.
- 49:22Je pense que c'est aussi super important de pouvoir un peu avoir les retours.
- 49:27Après,
- 49:27je peux que vous encourager,
- 49:28quand vous demandez un peu les avis aux gens,
- 49:29de leur demander un petit peu mais
- 49:31leur contexte professionnel,
- 49:32s'ils viennent de débuter,
- 49:33s'ils ne viennent pas de débuter,
- 49:34etc.
- 49:34Parce que vous n'aurez obligatoirement pas les mêmes attentes si vous êtes quelqu'un qui a fait énormément de formations et qui avait énormément de connaissances que quelqu'un qui vient de débuter.
- 49:41Donc,
- 49:41on n'attendra pas les mêmes choses et les mêmes objectifs.
- 49:44J'ai l'attention de formation,
- 49:46du coup,
- 49:46elle s'appelle Estia.
- 49:47Mais d'où elle vient ?
- 49:49Alors,
- 49:49du coup,
- 49:50j'ai toujours été passionnée par tout ce qui était mythologie grecque,
- 49:53égyptienne.
- 49:55Et choisir le nom d'une entreprise,
- 49:56c'est pas si facile que ça.
- 49:58Souvent,
- 49:59on se rêve de créer des sociétés,
- 50:00etc.
- 50:01Et le jour où ça arrive,
- 50:02des fois,
- 50:02on ne sait pas toujours par quel bout commencer.
- 50:04C'est vrai que je ne savais pas trop bien comment faire pour trouver ce nom.
- 50:09Et je me suis dit,
- 50:10finalement,
- 50:10je vais m'écouter.
- 50:11Je vais écouter l'enfant que j'ai été.
- 50:13Effectivement,
- 50:14tout ce qui a été mythologie m'intéressait énormément.
- 50:17Et je suis partie à la recherche des dieux et des déesses.
- 50:21Et du coup,
- 50:21il faut savoir qu'Estia,
- 50:22c'est une déesse grecque.
- 50:24C'est la déesse du foyer.
- 50:26Et c'est le foyer aussi bien dans le sens de la famille que dans le sens de la flamme.
- 50:30Et je trouvais que c'était exactement ce que je voulais incarner dans le monde d'Estia Formation.
- 50:35Donc du coup,
- 50:37le nom est venu assez naturellement.
- 50:41Et du coup,
- 50:41qu'est-ce que tu veux transmettre à travers Estia ?
- 50:44Pourquoi j'ai créé Estia ?
- 50:47En fait,
- 50:47je voulais pouvoir faire bouger les choses et je suis quelqu'un qui déteste les injustices.
- 50:52Et je ne savais pas comment...
- 50:54J'ai toujours été quelqu'un qui a toujours été très active,
- 50:56qui a toujours essayé de faire connaître notre profession,
- 50:59l'intervention précoce,
- 51:00etc.
- 51:01Et je ne savais pas comment réussir à faire rayonner ça de manière plus importante encore.
- 51:06Et finalement,
- 51:06Estia,
- 51:07c'était ma façon à moi de pouvoir faire bouger les choses,
- 51:09parce qu'un peu le créneau d'Estia,
- 51:11c'est que j'ai fait le choix que l'organisme soit tourné sur des formations innovantes.
- 51:14C'est-à-dire que j'aurais pu faire le choix,
- 51:16effectivement,
- 51:17de...
- 51:17Faire un énième organisme de formation qui propose une énième formation sur un sujet qui a déjà été vu je ne sais combien de fois et parce que c'est le sujet qui est le plus demandé par les ergots,
- 51:26etc.
- 51:26J'aurais pu choisir ce versant-là.
- 51:28Ça n'a pas été mon choix.
- 51:30Mon choix,
- 51:30il a été plus sur un versant d'innovation parce que je sais qu'on a une profession qui est très riche,
- 51:36qui intervient dans beaucoup de domaines différents,
- 51:38dans beaucoup de pathologies différentes parce qu'effectivement,
- 51:40on est ciblé activité de vie quotidienne et qu'en fait,
- 51:44pour plein de raisons différentes,
- 51:45on peut...
- 51:45se retrouver en difficulté dans son quotidien.
- 51:48Et du coup,
- 51:48effectivement,
- 51:49je suis partie chercher la difficulté.
- 51:52Et je me suis dit,
- 51:53effectivement,
- 51:53allons chercher des spécialités qui sont peu reconnues parce qu'elles ont du sens.
- 51:57Et moi,
- 51:58effectivement,
- 51:58je crois que je choisis une formation pour qu'elle soit intégrée dans le catalogue.
- 52:01Il faut que ce soit un sujet qui soit palpitant,
- 52:04en fait,
- 52:04parce qu'effectivement,
- 52:05derrière,
- 52:06il y a tout le côté de l'iceberg que personne ne voit.
- 52:08Et gérer un organisme de formation,
- 52:10c'est quelque chose de très,
- 52:11très énergivore qui demande une énergie.
- 52:14très très importante et beaucoup d'investissements et pour moi j'ai besoin de choisir des thèmes dans lesquels je crois et dans lesquels je pense qu'il faut vraiment qu'on s'améliore en termes d'intervention et finalement chaque thème est toujours lié à mon parcours ou lié à une problématique que j'ai pu relever au détour de ma vie professionnelle ou personnelle d'ailleurs et
- 52:35pour moi je suis ravi quand je vois qu'il y a des thèmes
- 52:38comme oncologie,
- 52:39parce que dans mon parcours personnel,
- 52:41j'ai eu un cancer et je me suis retrouvée sans ergothérapeute.
- 52:45J'ai trouvé que c'était quand même dommage.
- 52:48Je me suis dit qu'un jour,
- 52:49il y aura cette formation dans mon organisme.
- 52:50Le coup de malchance ou de chance s'est arrivé au moment de la naissance d'Estia.
- 52:55Et de me dire quelques années plus tard que j'ai des structures qui ont des ergothérapeutes spécialisés en oncologie,
- 53:01un peu grâce à moi,
- 53:02alors pas que grâce à moi bien sûr.
- 53:03Je remercie sa formatrice Alice Frelon qui...
- 53:06fait énormément pour ce domaine-là et pour l'investissement des ergothérapeutes dans ce domaine-là.
- 53:11Et je trouve ça chouette de pouvoir se dire qu'au détour d'un organisme de formation,
- 53:15on peut porter plein de valeurs différentes et faire bouger les choses.
- 53:18Et quand j'ai des parents qui reviennent vers moi en me disant « Ah,
- 53:21j'ai réussi à trouver une ergothérapeute parce que grâce à votre formation,
- 53:24je ne sais pas,
- 53:25moi par exemple,
- 53:25sur le sommeil ou c'est des parents qui étaient en situation de difficulté depuis très longtemps et que grâce à l'annuaire qu'on a créé avec les ergophormés,
- 53:32ils ont trouvé quelqu'un dans le secteur pour pouvoir les aider. »
- 53:34En fait,
- 53:35c'est ma manière à moi de faire bouger les choses et ça dépasse juste le cadre d'une société.
- 53:40Très bonne vision du coup de SIA.
- 53:42Du coup là on a parlé de tant de choses,
- 53:43on a parlé du handicap moteur,
- 53:44on a parlé de la déconfinement,
- 53:47est-ce qu'il y a un sujet que tu aurais aimé aborder ?
- 53:50Alors je pense que s'il faut choisir un thème de fin pour ce podcast,
- 53:54je pense que ça serait le fait que même si au quotidien c'est pas toujours évident,
- 54:01et notamment d'être ergothérapeute vibrale parce qu'on se retrouve confronté à de multiples problématiques qui ne concernent pas que les ergothérapeutes,
- 54:06parce que souvent on a l'impression qu'effectivement...
- 54:08on est les seuls confrontés à des difficultés,
- 54:10mais ce n'est pas du tout le cas.
- 54:11Chaque profession a ses difficultés.
- 54:14Je pense que c'est de ne pas lâcher.
- 54:15Je pense que,
- 54:16clairement,
- 54:17bien sûr que c'est parfois déroutant de se dire qu'on se bat pour une cause et qu'on n'en voit pas toujours les effets et que ça prend un temps incroyable,
- 54:25un investissement incroyable et que ça met des années à bouger.
- 54:28Mais je pense que si vous y croyez vraiment,
- 54:31accrochez-vous à votre projet,
- 54:32vraiment,
- 54:32parce que je pense qu'il faut toujours soutenir ses rêves et que je pense qu'effectivement,
- 54:37on a un métier d'avenir.
- 54:38Les ergothérapeutes sont un métier d'avenir.
- 54:40On est de plus en plus reconnus et je n'ai aucune honte à le dire et je suis très fière de ça.
- 54:44On est de plus en plus présents dans tous les parcours de 0 à 99 ans et plus.
- 54:50On est présents aussi bien dans le monde de la prévention que de la rééducation,
- 54:54de la réadaptation.
- 54:55Et je pense qu'on a un métier magnifique et je suis ravie aujourd'hui d'être ergothérapeute parce que je pense que comme pas mal d'ergothérapeutes,
- 55:03au départ,
- 55:04je ne savais pas trop bien où je mettais les pieds.
- 55:06Ça me semblait chouette comme profession,
- 55:08mais je pense que j'ai vraiment compris l'essence de notre profession en étant ergothérapeute et notamment étant ergothérapeute en libéral parce qu'effectivement,
- 55:14ça m'a obligé à pousser mon identité très,
- 55:17très loin et mes réflexions sur le sujet.
- 55:20Mais je pense qu'effectivement,
- 55:21si vous avez une spécialité que vous voulez développer,
- 55:24il faut savoir aussi s'entourer.
- 55:25Je pense que s'il y a un point un peu que je veux mettre en avant,
- 55:29c'est le réseau.
- 55:30Vous ne pouvez pas être tout seul.
- 55:31C'est impossible et notamment dans le monde libéral.
- 55:34On m'avait dit,
- 55:35pour la petite anecdote,
- 55:36il y a bien longtemps,
- 55:37bien avant que je me mette en libérale,
- 55:38quand j'étais dans un voyage personnel en Colombie,
- 55:41on m'avait dit le réseau,
- 55:41c'est la vie.
- 55:43Et à ce moment-là,
- 55:43j'avais pris ça un petit peu en mode à la rigolade.
- 55:46Et en fait,
- 55:48des années plus tard,
- 55:48donc c'était il y a une douzaine d'années,
- 55:50je me rends compte tous les jours que c'est vrai.
- 55:52Je pense qu'on ne peut pas se battre seul déjà.
- 55:55Et je pense qu'effectivement,
- 55:56si on veut faire bouger les choses,
- 55:59on ne peut le faire qu'ensemble.
- 56:00Donc n'ayons pas peur de bouger les choses.
- 56:03bouger les barrières et de s'entourer aussi d'alliés,
- 56:06de personnes qui ont envie de faire bouger les choses avec nous,
- 56:08ergothérapeutes ou non.
- 56:10Et pour continuer à faire découvrir l'échange de l'ergothérapie,
- 56:13est-ce qu'il y a une personne que tu aimerais entendre sur ce sujet ?
- 56:16Évidemment,
- 56:17mon incroyable minome Marie Picardie.
- 56:19Je suis sûre qu'elle aura beaucoup,
- 56:21beaucoup de choses à vous raconter.
- 56:22Et je ne peux que vous encourager à écouter son parcours et tout ce qu'elle a à dire.
- 56:26Ça risque de prendre un peu de temps,
- 56:27par contre,
- 56:28je préfère préciser.
- 56:29Merci beaucoup,
- 56:30Marie,
- 56:30pour cette échange.
- 56:31Vous êtes riche.
- 56:32Merci Claire,
- 56:33et écoute,
- 56:34au plaisir d'écouter les prochains podcasts alors.
- 56:37C'est vraiment riche et inspirant,
- 56:38et ça permet de mieux comprendre toute la complexité et la richesse de l'artiste d'aliment en anglais et en anglais.
- 56:42Et l'artiste d'aliment en anglais,
- 56:43et l'artiste d'aliment en anglais.
- 56:44On explique que c'est compliqué parfois,
- 56:47que ce soit aux autres professionnels,
- 56:48mais même à l'écolière,
- 56:50c'est compliqué parce qu'il y a tellement de spécialités,
- 56:52que les choses ne font pas la même chose.
- 56:56Donc merci beaucoup d'avoir interprété,
- 56:58elle a été un bon parcours,
- 56:59et du coup,
- 57:00la thèse était une thèse que...
- 57:02de dire une identité similaire parce que j'ai déjà dit que j'étais un peu sans-sens-limiteur parce qu'il faut surtout que je sois sans-sens-limiteur et que Maxime est un peu comme ça mais je vous promets ce qu'on peut faire
- 57:15Alors du coup vous pouvez suivre mes aventures sur les réseaux sociaux je ne suis pas encore une grande influenceuse on va être tout à fait honnête mais j'ai du coup une page dédiée au cabinet qui s'appelle Amandine Werner,
- 57:26ergothérapeute qui est sur Facebook,
- 57:28Instagram,
- 57:29LinkedIn et TikTok
- 57:31depuis peu.
- 57:32Et vous pouvez également suivre,
- 57:34du coup,
- 57:34les aventures d'Estia,
- 57:36au détour des formations,
- 57:37mais aussi des soirées-conférences et de tous les articles que l'on crée pour pouvoir faire connaître la profession et toutes les thématiques qui nous sont à cœur,
- 57:47sur,
- 57:47du coup,
- 57:47les réseaux sociaux d'Estia Formation,
- 57:49pareil,
- 57:49sur Facebook,
- 57:50Instagram,
- 57:51LinkedIn et TikTok.
- 57:53Du coup,
- 57:54www.estiaformation.com On a fait simple.
- 57:58Merci beaucoup,
- 57:58Claire.
- 58:00Merci d'avoir écouté cet épisode de Chez l'Ergo.
- 58:03Si cet épisode vous a donné envie d'en savoir plus,
- 58:05partagez-le à un collègue,
- 58:07à un parent,
- 58:08ou alors à quelqu'un qui ne sait pas encore ce que c'est vraiment le métier d'ergothérapeute.
- 58:12Si vous avez aimé,
- 58:14n'hésitez pas à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute,
- 58:16Spotify,
- 58:17Apple,
- 58:17ça aide vraiment le podcast à se faire connaître.
- 58:20Et si vous connaissez un ergo ou une ergo qui aurait une belle histoire à partager,
- 58:25envoyez-moi un petit message.
- 58:26A très bientôt !