Latest / Cap sur Ikigai / Sister Feel - Créer une activité au service de sa vie (et non l’inverse)
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- speaker-0: Dans cet épisode, je reçois deux sœurs, Sophie et Juliette, numéro 4 et 5 d'une fratrie de 6. Deux femmes qui n'étaient pas destinées à entreprendre ensemble et qui pourtant ont confondé Sisterphile, une marque engagée au service de la santé des femmes. L'histoire commence avec Sophie, Parce qu'elle souffrait de problèmes circulatoires au niveau de la zone intime. parce qu'elle a cherché des solutions sérieusement en profondeur et parce qu'elle a découvert un véritable mieux-être grâce à la cryothérapie, la thérapie par le froid. Un soir de Noël, devant toute la fratrie réunie, Sophie raconte le périné, le froid, le soulagement, le froid dans la culotte, celle fourrire générale. Un moment improbable, presque absurde, digne d'un sketch et pourtant décisif pour les deux sœurs. Car c'est précisément ce qui dérange ce qui amuse ce dont on ne parle pas souvent, qui va devenir le point de départ de leur aventure. À l'origine, Sophie et Juliette travaillaient pour un tout autre projet, mais cette soirée de Noël a tout repositionné. Elles ont choisi de s'engager pleinement et avec beaucoup de sérieux. Sophie, maman de quatre, a longtemps travaillé dans le marketing pour une entreprise de vin et spiritueux et elle a même créé une marque de bijoux. Elle s'est ensuite investie au cœur du produit de Sister Feel avec précision et détail. Juliette, elle voulait donner aussi une priorité à sa vie familiale. Elle avait aussi un parcours riche et multiple, stratégie, opération, accompagnement, intelligence collective et coaching pro. Elle savait une chose essentielle, une activité durable est une activité qui fait sens et qui ressemble profondément à celles et ceux qui l'apportent. Aujourd'hui, Sister Feel, ces deux associés, presque 10 personnes engagées et une mission claire, imaginer et concevoir des solutions naturelles, simples et efficaces pour aider les femmes à soulager les inconforts du quotidien et à mieux écouter leur corps. Dans cet épisode, nous parlerons de sororité, de corps, de reconversion, d'audace et de trajectoires non linéaires. De ces idées qui naissent dans l'intime, parfois dans le rire et qui deviennent quand on n'ose les prendre au sérieux, de véritables projets de transformation. Sophie et Juliette, bonjour. Merci d'être là. Sans plus attendre la petite question du début de l'épisode, est-ce que vous pouvez nous raconter chacune l'une après l'autre ? Qui vous étiez ? Ce que vous faisiez avant cette fameuse aventure de Sisterphile ? speaker-1: Alors, comme je suis la plus grande, je vais commencer. Avant cette folle aventure de Sisterphile, j'ai travaillé presque 10 ans pour une marque de champagne et une marque de cognac en marketing. plutôt chef de projet, chef de produit, marketing pour ces belles marques françaises avec une histoire très ancrée, un savoir-faire. Et donc je m'occupais de tout ce qui était packaging, communication, etc. Vraiment une très très belle expérience. Et puis à l'arrivée de un puis deux enfants... J'ai voulu faire les choses un peu différemment. puis, c'était une époque où on voyait pas mal de marques éclore, l'entrepreneuriat commençait un peu. Et puis, ça me titillait. Alors, j'ai cherché pas mal de projets. Et puis, j'avais envie aussi de quelque chose, d'une aventure assez créative. Et du coup, j'ai créé une marque de bijoux qui a duré pendant deux, trois ans. qui correspondait à peu près à la période du Covid. Et je me suis lassée de cette expérience-là parce que je me sentais très seule. Je me trouvais déjà assez seule à la maison et je me sentais aussi seule même si j'avais beaucoup de créativité dans cette activité. Je trouvais que j'étais assez seule pour créer, seule pour aller voir les fournisseurs, seule pour vendre et je trouvais ça assez pesant. speaker-2: Et moi de mon côté j'ai travaillé dans le textile chez Promote, donc dans la distribution prête à porter, pendant six ans aux achats et en tant que chef de projet. Et après j'ai travaillé pour une marque de... enfin pour une créatrice de robes de mariée qui s'appelle L'Or de Sagazan qui a son atelier à Paris. Et j'étais responsable des opérations. j'étais... enfin Sophie parlait de savoir-faire, c'est vrai que pour moi c'était la même chose chez L'Or de Sagazan, il a l'atelier sur place. des couturières, des métiers qui sont presque en perdition en France et qu'elle arrivait à faire revivre grâce à son atelier. Et après ça, deuxième enfant, déménagement. J'étais hyper triste de quitter ce job et je me suis dit, j'ai quitté quelque chose que j'adorais, quitte à redémarrer quelque chose de nouveau, je vais à prix faire quelque chose que j'aime. Et donc, suivi une longue période de cheminement, d'accompagnement avec des cours, pour réfléchir sur ce qui avait vraiment du sens pour moi, qu'est-ce que j'avais envie d'apporter comme Pierre à l'édifice du monde et qu'est-ce que j'avais envie de partager. Donc j'ai fait plusieurs stages de développement personnel, d'accompagnement de coaching etc. Et en parallèle de ça, je travaillais avec des personnes qui avaient plutôt un profil créatif et artistique et qui voulaient développer leurs marques mais qui ne pas trop comment le faire parce que le côté business était moins leur truc. et donc je les ai accompagnés à mettre sur des rails et à développer leur activité. Et à force de le faire, me suis dit que c'est quand vachement sympa de développer sa propre marque aussi. On s'était souvent dit avec Sophie qu'on aimerait bien travailler ensemble. À ce moment-là, effectivement, elle se sentait de plus en plus seule dans l'aventure de sa marque de bijoux et on s'est dit que ça pourrait être le moment de créer quelque chose ensemble. speaker-0: Et ce qu'on entend, déjà une évidence sur vos profils LinkedIn, mais vous avez toutes les deux des compétences pour créer votre propre entreprise puisque tout y est, entre le marketing, le suivi des opérations, le sourcing, voilà toutes ces choses-là, on vous les a enseigné. et vous les connaissez bien, c'est vrai que ça peut-être que ça simplifie un petit peu les choses ou en tout cas ça permet mieux de se projeter que quand on a fait, voilà pour ma part, des études de droit ou des études complètement ou quand on est ingénieur ou c'est vrai que quand on a cette capacité à déjà comprendre la notion du produit, de marché, etc. etc. c'est vrai que c'est toujours peut-être un peu plus concret en tout cas, il y a des outils qui sont là. C'est chouette. Et puis il toute cette expérience qui vous a permis de grandir et d'utiliser tout ça. Comment Sister Feel répond à votre quête de sens, à votre meilleur alignement ? Comment, à quoi est-ce qu'il répond à votre envie de vous lever chaque matin ? En quoi est-ce qu'on peut dire qu'il correspond vraiment au projet qui... qui fait vraiment sens pour vous. speaker-2: Déjà, c'est une question qu'on se très régulièrement. Qu'est-ce qu'on a envie de partager ? Pourquoi on le fait ? Qu'est-ce qui est important pour nous au-delà du produit purement ? Qu'est-ce qu'on veut véhiculer ? Quelle est notre vision ? Vraiment, tous les trois mois ou maximum six mois, on se repose la question parce que parfois, peut vite dévier et on se dit non, non, mais attends, à la base, pourquoi on avait fait ça ? Qu'est-ce qu'on a vraiment envie de partager ? Donc ça, on se le dit très régulièrement et on retombe souvent sur la même chose. C'est de l'importance d'être connecter à soi, de comprendre le fonctionnement du corps, de faire les choses en conscience. Donc on ne l'a pas encore dit, mais le produit sur lequel on travaille, c'est des poches de froid à usage de la zone périnéale, en tout cas à positionner au niveau de la zone pelvis périnéale. comme une poche de froid qu'on positionne dans les sous-vêtements, comme une serviette hygiénique. Et l'objectif, c'est d'aider à soulager des inconforts de type douleur, inflammation ou problèmes circulatoires sur la zone intime. Et ça joue aussi plus globalement sur le corps, sur un meilleur sommeil, sur booster le métabolisme, l'immunité, une meilleure circulation, etc. Et donc effectivement c'est quelque chose qu'on ne pas comme ça comme on achèterait une baguette de pain. Enfin, ça invite quand même à la curiosité, à se questionner, à comprendre le mécanisme du froid, à comprendre comment fonctionne le corps. Et ça c'est quelque chose pour nous qui est fondamental de se dire, on ne pas les choses par hasard, mais prenons le temps d'être à l'écoute de nos ressentis, d'être à l'écoute parfois des signaux que le corps peut nous envoyer quand ça ne pas pour justement rétablir l'équilibre, se sentir mieux. et aussi de se dire que quelqu'un qui à l'écoute, qui se connaît bien, est plus en capacité de s'affirmer, de s'affumer, et aussi mieux, en se connaissant mieux, de faire des choses avec lesquelles justement on est plus aligné, et de mieux contribuer à un monde plus juste, à un monde plus sain, etc. Enfin voilà, ça parle un peu loin, en partant de cette zone intime et de l'écoute du corps, de se dire plus loin, je me connais mieux, je me sens mieux, et du coup, potentiellement, je suis une meilleure personne. pour le monde au sens large mais pour les gens autour de moi aussi. speaker-1: J'ai de une chose en plus de l'écoute du corps, c'est ce aussi pourquoi on le fait, c'est vraiment le partage. C'est-à-dire qu'en fait, on a commencé avec la créothérapie périnéale parce qu'on en avait entendu parler par notre grande sœur. On a trouvé ça génial et on s'est dit, mais il faut que toutes les femmes connaissent ça. Et donc, on est vachement dans le partage, dans le partage authentique et sincère, parce que je pense que c'est ce qu'on est aussi dans la vie. Et donc, on est vraiment dans ce partage. et c'est pour ça qu'une des choses qu'on adore, c'est évidemment partager à nos clientes, à ceux qui nous suivent sur les réseaux, recevoir les témoignages, mais aussi aller en parler aux soignants. Et c'est pour ça qu'on fait pas mal de congrès, de sage-femme, de gynéco, de kiné, enfin de tous ceux qui en fait se préoccupent de la santé des femmes et notamment sur la zone intime. voilà, ça c'est vraiment quelque chose qu'on adore. Et donc dans cet alignement et du pourquoi on le fait, c'était vraiment l'envie de partager au plus grand nombre. venir apporter du confort et du bien-être aux femmes. speaker-0: y a une question qui me vient juste là en vous écoutant. Les bains dérivatifs, c'était un peu les recettes de grand-mères. ça existait déjà. Et à l'époque, enfin j'ai connu ça chez mes grands-mères, il y avait un bidet. Il y avait des... Bon maintenant ça ne se fait plus. que vous êtes enseignée ? Est-ce que vous savez pourquoi à un moment c'était une recette de grand-mère qui se donnait et puis peut-être que le fait que les bidets existent, ça facilite les choses ? Qu'est-ce qui fait que ça un moment ça perdu ? Parce que vous avez du coup mis au point une solution qui est très pratique, est complètement adaptée à notre monde vraiment bien fait, je voilà je suis une utilisatrice donc c'est en tant que utilisatrice que je suis venue vers vous donc je peux vraiment témoigner ⁓ qui a fait que peut-être à un moment les femmes le faisaient et puis plus ou ça continue à se faire est que vous avez des éléments là dessus ? speaker-1: Moi je dirais que je pense qu'on a oublié d'écouter son corps et de... Je pense que nous faisions beaucoup de choses qui étaient intuitives, simples, et qu'en fait je pense qu'au bout d'un moment on a oublié de prêter attention à tous les petits signaux que le corps envoie, d'oublier de faire des choses un peu simples. Je n'ai pas étudié la question de pourquoi le... speaker-0: Mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh-mh speaker-1: pourquoi on ne plus cette méthode-là. Mais ça fait écho à tout ce que je vois aujourd'hui pour apporter une information très pédagogique sur le cycle menstrual. Et moi, aujourd'hui, je prête beaucoup plus attention aux signes de l'ovulation, le signe de la prémenstruation, et je me dis, tiens, c'est dingue, est-ce qu'aujourd'hui je le ressens, je trouve que ces signaux sont plus forts, ou est-ce que juste avant je n'y prêtais pas attention tout simplement parce que je ne les connaissais pas ? Donc je pense qu'en fait, on est dans un monde trop pressé et qu'on a oublié de ralentir et de prêter attention à tout ce que nous dit le corps. speaker-0: tout à fait d'accord avec toi. Et ce que je trouve très intéressant dans votre démarche, et ce qui me tient toujours à cœur quand j'accompagne des personnes qui cherchent à avoir une vie plus alignée avec ce qu'ils y sont, c'est que ce temps, vous le prenez aussi pour vous-même. En fait, je trouve que, du coup, vous avez un produit vraiment incarné dans le sens où vous aussi, êtes dans un rythme ou voulez pas être en mode, enfin de ce que j'ai compris, dans un truc très hyper startup qui fait que vous, justement vous-même vous perdriez pied avec l'écoute de votre corps ou qui vous êtes. Donc en fait vous êtes aussi l'exemple de ce que vous proposez, de ce que vous vendez. Et c'est vraiment l'histoire d'une décélération dans un monde qui toujours plus performant, qui existe toujours plus des gens. chiffre du burn out augmente, sait que c'est cette accélération qui ne pas dans le meilleur des sens. Oui, vous êtes vraiment un outil d'accélération parce que l'écoute nécessite ça. speaker-1: Mais ça, c'est pas mal Juliette qui insuffle ça. Moi j'ai tendance à pas mal me comparer. Et puis alors quand je me noie dans les réseaux sociaux c'est pire que tout. donc je me comparée à d'autres entrepreneurs, d'autres activités, ça marche, ça marche pas etc. Et je me souviens que Juliette m'avait dit mais en fait, elle a raison, elle me disait il y aurait plein de façons différentes de développer Sisterfeel. On pourrait lever des fonds, on demander des investisseurs, on pourrait avoir un plus gros prêt à la banque. En fait il y a plein de façons de le faire. Mais façon qu'on a choisi, c'est celle-ci. Et effectivement d'être à notre rythme et aujourd'hui, on cherche pas tellement. On est content du modèle qu'on a choisi et il y aurait plein de façons de le faire. Et peut-être que si l'entreprise appartenait à quelqu'un d'autre, le ferait différemment. Et ça, nous pousse aussi à nous boucher les oreilles quand les gens nous disent, pourquoi vous ne pas une nouvelle fonds et pourquoi vous ne faites pas ci. Si, on pourrait, mais en fait, ce n'est pas la voie qu'on a choisie. Parce que la voie qu'on a choisie, nous permet de rester aligné aussi avec... ⁓ le temps qu'on a envie d'avoir pour nous, le temps qu'on a envie d'avoir en famille. ⁓ speaker-0: Oui, et ça se ressent. Ça se ressent cette authenticité. Donc c'est bien joué parce que ça transparaît et je pense que c'est nécessaire pour que les valeurs dont vous parliez tout à l'heure de partage, de presque de sororité, On vit quand même une bonne partie de sa vie avec, et puis quand ça disparaît, c'est encore une autre histoire. Donc c'est vraiment pas simple. ⁓ donc... de sentir qu'il a quelque chose de... Du partage par rapport ⁓ à ce qu'on a à vivre et qui n'est pas toujours évident, pour lequel on Pas suffisamment de réponse pour lesquelles on n'a pas suffisamment d'acteurs de santé non plus, pour lequel on n'a pas assez non plus de recherche. bien de sentir ça. merci. Est-ce pourriez nous parler de ces difficultés que vous avez nécessairement rencontrées et pour savoir ensuite comment est-ce que vous avez tenté de les contourner, ⁓ de rester votre chemin speaker-2: difficulté à laquelle je pense, mais qui du coup est encore en lien avec le fait d'être connecté à soi, son thème, à comment veut faire les choses. Bon après c'est le thème de ton podcast donc je pense que ça va au reste dans le thème, ça peut être des difficultés justement de Il nous est arrivé régulièrement quand il a un sujet qu'on maîtrise pas, technique, je sais pas, prends par exemple le paramétrage des publicités sur les réseaux sociaux, typiquement ni Sophie ni moi on a cette compétence. néanmoins c'est une des façons qu'on a choisi pour se développer donc on fait appel à des prestataires pour nous aider et ça c'est valable pour plein de choses pour le service client, pour le graphisme, pour le site internet etc. voilà et parfois ça nous est arrivé, en tout cas moi une des difficultés pour moi c'est d'arriver à choisir le bon le partenaire parce que ben voilà c'est aussi des investissements pour nous au début petite structure. ⁓ speaker-0: ... speaker-2: Donc voilà, chaque euro est pensé à comment il va être investi et finalement de s'engager avec parfois des partenaires avec qui finalement, en gros, avec le commercial, ça s'était extrêmement bien passé. moi, j'avais eu, enfin je parle pour moi plutôt, mais un super feeling. Donc voilà, on fait affaire et finalement derrière, c'est plus le commercial avec qui je travaille, c'est une chargée de projet. Et là, ça passe plus du tout. en fait, ça, été parfois difficile, mais au moins ça nous a appris où on s'est dit non mais faut vraiment qu'on travaille au feeling pour nous en fait encore une fois le partage, le relationnel, le lien est quelque chose d'hyper important pour nous dans cette aventure et du coup... il faut pas qu'on s'en tienne aux commerciaux, il qu'on puisse échanger avec les personnes avec qui on travaillera demain. ça, parfois, ça a pu être des difficultés, mais qui du coup nous ont appris aussi. gens avec qui on travaille aujourd'hui, c'est soit des personnes qui sont freelance, donc dès le début, construit la relation, soit des plus petites agences structures, mais avec lesquelles on sait toujours avant de signer avec qui on travaillera après. speaker-0: Oui, je pense que c'est merci pour le dire. C'est vrai que c'est une difficulté qu'on rencontre tous. Et moi, j'aime dire que quand on ne pas l'entrepreneuriat, toujours compliqué l'idée de se lancer pour certains. Mais voilà, on pense aux choses compliquées, qui est la vente, la négociation, on imagine ça comme des rapports de force compliqués, etc. Et en fait, avec le recul pour moi, c'est vraiment une histoire de rencontre. C'est fou, une histoire de confiance, de feeling, comme tu dis. speaker-1: ... speaker-2: plein de fois je me dis, mais tel partenaire, il est génial, tel atelier de confection, j'adore y aller, le logisticien, celui qui prépare nos colis, c'est trop sympa. En gros, plein de fois, je pense à tous les partenaires avec qui on travaille aujourd'hui, avec lesquels je suis vraiment trop contente de travailler. Je me dis, mais c'est trop chouette. Moi, c'est ça qui me nourrit aussi au quotidien. Tu demandais tout l'heure ce qui nous élevé. C'est les sociés en or que j'adore. Et au-delà de S.O., les partenaires avec lesquels finalement, il en a pour lesquels, avec qui on échange au quotidien. ça se passe trop bien, donc c'est trop chouette aussi de se dire que c'est une aventure vécue effectivement, on va dire, les coulisses à deux et avec à peu près dix personnes qui nous accompagnent et puis après toutes les clientes qui franchement la plupart du temps sont trop gentilles aussi. Les partages de témoignages, dans les questions, dans les retours, même ça nous est arrivé d'avoir des produits défectueux et la plupart des clientes sont hyper gentilles, hyper attentionnées. voilà, on a aussi de temps en temps notre lot d'emails moins sympathique globalement à chaque fois on se fait des captures d'écran avec Sophie, témoignages ou des retours avec plein de petits cœurs en disant mais trop mignon, trop sympa, voilà ça reste plaisant au quotidien en fait. speaker-0: ma curiosité, votre atelier se situe où ? speaker-2: La partie textile, c'est dans le nord de la France. À 15 minutes de chez moi, c'est un atelier de confection qui s'est créé en 2020 pour créer des masques à l'époque du Covid. speaker-0: ⁓ oui ! Et c'est drôle parce que quand on regarde les différents coloris que vous proposez, c'est vrai que la première fois je me suis dit tiens, c'est tout à fait le genre de coloris ou de choses que j'aurais pu voir dans les masques du Covid. Donc comme quoi, il y a quelque chose qui est... Oui, c'est drôle. speaker-2: C'est un atelier qui emploie à peu près entre 60 et 80 personnes selon les périodes et qui sont des personnes en profession professionnelle. Nous devons nous loigner de l'emploi pour diverses raisons. speaker-0: Oui, mais là aussi il a un geste politique très fort quelque part, un choix de votre part d'aller jusqu'au bout de cette main tendue vers des personnes plus vulnérables que... Oui, y a quand même des valeurs aussi là-dedans, c'était bien de les poser la question. speaker-1: Il y a beaucoup d'engagement, as raison, parce qu'il a pas longtemps, on a fait un questionnaire auprès de nos clientes et on s'est aperçu que l'engagement qu'on avait, c'était hyper important pour nos clients aussi. Donc on est super fiers de travailler avec Satellite Confection qui est à côté de chez Juliette, notre logisticien qui n'est pas là non plus, on travaille avec des tissus qui sont écotex. On essayait vraiment d'avoir une démarche la plus engagée qui soit et parfois, justement, les gens nous disent mais pourquoi vous produisez pas en Afrique du Nord, ailleurs, moins cher, etc. On se dit, oui, mais en fait, nous va et on se sent aligné comme ça et au contraire si on délocalisait tout, on se sentirait moins bien. speaker-2: On est en train de développer une bouillotte en graines de lin. On s'est dit qu'on allait faire en graines de lin bio. Plusieurs ont dit pourquoi ça change quelque chose, que ce soit bio ou pas bio, pour l'utilisation. A priori, pour l'utilisation, forcément beaucoup, mais c'est juste de se dire aussi la culture est respectueuse des sols. petite précision, aujourd'hui, notre poche de froid est fabriquée en Asie. Un de rêves, d'arriver à rapatrier la production en Europe. On avait déjà eu des contacts il y quelques années, mais nos quantités étaient trop petites. on se dit que c'est peut-être quelque chose qui sera possible en grandissant. speaker-0: D'accord, d'accord. Oui, donc il y a des valeurs très marquées, écologiques, sociales, qui sont importantes. oui, un prochain défi. et c'est parce que votre système s'inspire d'autres produits qui peuvent être utilisés pour d'autres... Je sais pas, moi par exemple, me souviens, j'avais après mon opération du genou, j'avais aussi des poches de froid ou des choses comme ça. Et en fait, tout ça... a pas de producteur en France en fait. C'est forcément à l'étranger ce type de produit-là, pour l'instant. speaker-1: La plupart des poches de gel bleues que tu peux trouver en France, speaker-0: Ok, ok. speaker-2: Après, il y en aussi en Europe, en tout cas jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas réussi à trouver le bon, soit nos quantités ne sont pas suffisantes pour arriver à aussi répondre à nos caractéristiques de confort, de durée de froid, d'ergonomie, etc. speaker-0: Ok, alors ceux qui nous écoutent et qui ont des velléités, surtout, qui n'hésitent pas, il y un marché à prendre plutôt florissant. Ok, peut-être pour aller jusqu'au bout, pour contourner ces difficultés, bon c'est d'une part accepter, bah tant pis, pour l'instant, par exemple pour l'histoire de la poche de froid, se ravitailler ailleurs, quand il a... une problématique de confiance ou de mauvaise personne, c'est d'avoir le courage de dire, on se sépare et on recherche quelqu'un. Est-ce qu'il a une méthode de... Une méthode, ça va peut-être un petit peu loin, mais pour contourner ces difficultés, a l'idée que, ou alors c'est une expérience, j'apprends de cette expérience, mais je continue à rester très centrée sur mon intuition et sur mes valeurs. J'ai l'impression que c'est un petit peu comme ça qu'on pourrait... Est-ce que je me trompe speaker-1: on marche beaucoup à l'intuition. Dans les gens avec qui on travaille, on sent tout de suite si contact base bien, si le feeling est bien, si on fait confiance. ⁓ On pensait pas autant mais finalement on marche pas mal à l'intuition. là, l'exemple dont parlait Juliette, en fait cette expérience-là nous a montré que c'est le contact avec la personne qu'on va avoir au quotidien qui est important. ⁓ Et c'est pour ça qu'on préfère aussi souvent les freelances parce qu'on choisit la personne avec qui on travaille. C'est ça. speaker-0: C'est ça, on être à agence où on peut se retrouver avec une plus grosse structure avec laquelle on peut trouver un turnover sur un poste. speaker-2: Et pour revenir sur les difficultés, ça nous est arrivé aussi d'avoir des difficultés soit personnelles dans le sens une difficulté qui va me toucher moi et pas Sophie. au printemps dernier, j'ai été vraiment hyper stressée alors que Sisterphine était en pleine croissance et ça marchait hyper bien, mais j'étais hyper stressée de me dire mais si ça s'arrête du jour au lendemain. vu que je viens de cet univers là aussi, parce que je suis formée au coaching, j'ai rappelé une coach que je connaissais en lui demandant de m'accompagner. Deux ans plus tôt avec Sophie, on était un peu... Pour le coup, la sister-feel était un petit peu stagnant, on va dire, et on ne savait plus trop comment le développer par quel bout le prendre, etc. Et pareil, on s'est dit, on va demander à une coach de nous accompagner, et à chaque fois, en quelques séances, ça nous... Justement, ça nous ramène à notre intuition, à nos valeurs, à ce qu'on veut faire, à reposer les choses, et généralement, à chaque fois, ça nous débloque en deux mois. Donc ça, pareil, ne pas le dégainer aussi. Et puis, vu qu'on est deux et qu'on se parle quand même aussi souvent à cœur ouvert, il y en a toujours une qui... qui aident l'autre à prendre du recul aussi, ou qui voient les choses différemment, ou je sais pas si Sophie est en difficulté sur un projet, je peux lui dire bah attends, je peux le reprendre juste pour vous donner un petit coup de pouce et après tu reprendras la maman, enfin... On a juste au fur et mesure. speaker-0: ... Et merci pour ce témoignage parce que moi j'accompagne aussi l'entrepreneuriat et je sais à quel point pour y être passé aussi. C'est vraiment, on peut pas s'empêcher. Et je pense qu'il a quand même un côté un peu féminin comme ça d'être beaucoup dans la remise en cause, beaucoup d'être dans le stress de, d'abord, si il le stress de est-ce que ça va marcher et c'est le stress de il a personne, après c'est le stress de ⁓ mais ça marche, alors du coup un jour ça pourrait ne plus bien marcher et après ça peut même trop bien marcher parce que ça existe aussi des crises de croissance où ça va trop vite et où du coup speaker-2: Moi speaker-0: on est moins bon. fait, on a des possibilités de stresser, de se remettre en cause qui sont permanentes et ce pas parce que l'entreprise va bien et se développe bien que ça veut dire que c'est avec moins de stress aussi. Donc ce que tu dis, c'est très très vrai de savoir en parler, de savoir aller chercher de l'aide parce que c'est toujours plus facile et de se reconnecter à son fameux grand pourquoi j'ai fait les choses, ok je les ai fait comme ça. ⁓ je sème, je récolterai un jour et puis de se remettre et de ne se laisser emporter par cette course dans laquelle on est très vite enveloppé puisque ça va prendre le long de cette... speaker-2: Mais effectivement, on réfléchit plus en termes de semmer des graines. Et on sait qu'il a plus temps à pousser et qu'il en a qui pousseront jamais. généralement, on récolte six mois après ce qu'on a semé avant. Et donc, on se plutôt qu'est-ce qu'on a semé aujourd'hui plutôt que le résultat tout de suite ? speaker-0: Exactement, c'est exactement aussi ma manière de voir les choses, c'est je fais mon job, donc je sème. Et à un moment, ça partera ses fruits. De toute façon, ça ne peut pas être autrement, mais c'est vrai qu'il faut garder cette énergie du sommeur, est super important et qui est très parlant de vous concernant, surtout que ⁓ scènes, des complans, des... ⁓ des graines dans un sol qui est plutôt sain, a encore plus de raisons que ça puisse porter ses fruits. Petite question rituelle à laquelle vous pouvez répondre très vite ou alors vous pouvez développer quelque chose qui vous intéresse sous l'angle qui vous intéresse. En vous positionnant aujourd'hui, est-ce que vous auriez fait autrement ? Est-ce que vous auriez gagné du temps à un moment ou à un autre ? Est-ce que votre engagement aurait été différent si vous étiez papa votre identité de maman ? speaker-1: C'est un peu difficile parce que moi je l'avais partagé aussi à Juliette quand on a démarré Sister Feel, crois que mon fils était genre avait trois mois, je me souviens d'une vidéo que je faisais en même temps que je l'allaitais et je me suis toujours dit c'est vraiment pas le bon timing parce que j'aurais bien voulu profiter plus de cette dernière grossesse. Mais en même temps, j'ai quand même de saisir l'opportunité parce qu'elle ne se représentera pas forcément et ça reste quand même aussi un bon moment pour le faire. c'est un si qui un peu... n'aurait pas été réalisable, mais je me suis toujours dit que c'était pas le bon moment. Mais il que j'y aille quand même parce que l'opportunité se représentera peut-être pas forcément. Et finalement, a aussi transformé ça en se disant... ⁓ Ok, on va le faire avec ces contraintes familiales et donc comment est-ce qu'on peut aménager et faire en sorte que notre façon de travailler soit aussi compatible avec des enfants petits. speaker-0: Ok, cette fois-ci vraiment pour vous deux, qu'est-ce que cette aventure vous a appris sur la vie, sur ce que vous êtes, ce qui vous a permis de vous rencontrer tel que vous aviez envie d'être ? speaker-2: Je dirais que oui, parce que l'entreprenariat, trouve que c'est... du psychanalyse ou du coaching pertinent. fait, vu qu'on est seuls à mettre à bord, même s'il a plein d'autres événements externes qui nous dirigent aussi, que ce soit le contexte familial, financier, le monde, économique, etc., mais en permanence, on doit se dire de quoi j'ai envie. Oui, OK, je pourrais aller dans cette direction, mais est-ce que c'est celle que je veux prendre ? Non, pourquoi ? C'est quoi mes valeurs ? Je trouve que ça pousse vachement. justement à se connaître, à s'écouter, à s'affirmer, à s'assumer. plus avec les réseaux sociaux aujourd'hui c'est à la fois une chance extraordinaire de pouvoir s'adresser directement à des gens qui pourraient être intéressés par ce qu'on propose mais voilà on s'expose aussi parfois, enfin moi beaucoup plus que ce que je ne l'avais imaginé. Au début j'avais dit à So, Insta les stories, moi jamais je montrerai ma tête, au final voilà je ne montre pas. speaker-0: ça ⁓ ? speaker-2: Je sais plus, ça s'est speaker-1: bonne année et demi parce que j'ai géré Instagram et après quand j'ai ma éternité de Jules, j'ai dit je te relaisse le compte, je n'en peux plus. Je mon truc d'être beaucoup à se montrer, à raconter sa vie. Moi je voulais pas montrer mes enfants. Du coup, ce n'était pas mon truc et Jules m'a dit, écoute, petit challenge, je veux bien essayer de reprendre. speaker-0: Ha ha ha, c'est quoi ? speaker-2: Donc ouais, en tout cas oui, ça m'a beaucoup appris, même dans le relationnel, vu qu'on travaille entre sœurs, en tout cas pour moi, en avoir parlé avec je pense que c'est partagé, on tient énormément à notre lien de sœur avant tout. Donc ça pousse aussi beaucoup à se dire les choses, à ne laisser moisir les situations, ça j'ai énormément appris, que d'habitude j'aime pas trop le quinquifre, plutôt à mettre sous le tapis et à dire oui, donc là ça pousse justement à se dire les choses. speaker-0: Ok speaker-2: En tout cas, je trouve que c'est hyper riche. speaker-1: suis tout à fait d'accord avec l'importance d'être aligné et de faire les choses avec le cœur. Souvent on se dit, en fait ça si on l'a pas fait ou si on l'a pas fait comme ça, c'est juste parce que ça nous parle au moins. fait quand les choses sont faites avec le cœur, finalement elles transparaissent aussi, c'est beaucoup plus fort, c'est beaucoup plus authentique, le message passe beaucoup plus et nous c'est vrai qu'à ce moment-là on se sent aligné et donc légitime et donc on y va à fond et ça marche. speaker-0: suis tout à fait d'accord avec vous sur cette idée que l'entrepreneuriat, il n'y a pas mieux pour développer sa confiance en soi et pour se re-challenger chaque jour sur est-ce que je suis alignée avec ce que je dis, est-ce que je alignée avec ce que je fais. Parce que quand on y va pour le cœur, en tout cas, si on se désaligne, En fait, ce qu'on avait entrepris au début, c'est foutu. On n'y pas allé pour cette raison-là. Ce que je trouve intéressant, c'est que ça nous oblige. Moi, de la même manière que vous, d'une certaine manière, c'est le fait d'accompagner les gens m'oblige à garder une bonne santé pour moi. Sinon, je ne suis pas bonne pour eux. C'est le seul job que j'ai trouvé qui exige autant. En même temps, il a comme contrepartie le fait de pouvoir être aligné avec ce qu'on dit, ce qu'on speaker-2: Et il a ça, y a aussi sur l'équilibre de vie, nous ça a quand même été un gros sujet avec Sophie parce qu'effectivement, a démarré l'aventure son petit il y avait quelques mois. Moi, j'ai eu un troisième enfant aussi, Syterphile avait deux ans. Et donc aussi en permanence de se dire quel équilibre on veut. En plus, avec Sophie, on n'a pas forcément les mêmes envies exactes ou les mêmes attentes. De se dire, ouais, quel temps j'ai envie d'allouer au boulot, à ma famille, comment j'ai envie de travailler. tout début, on n'arrêtait pas de speaker-0: ... speaker-2: s'envoyait des messages tout le temps le soir, puis à un moment on s'est dit non mais stop, on arrête en fait le soir, on est avec nos enfants, et puis petit à petit comme ça on rééquilibre aussi et donc ça ça ça pousse aussi vachement à se dire mais en fait de quoi j'ai envie, de quoi j'ai besoin, de quoi j'ai envie de m'organiser dans ma vie globalement. puis en plus ça évolue aussi, donc c'est aussi de le questionner, oui bon bah cette année j'avais envie de ça, là maintenant ça évolue, je veux passer, allouer plus de temps pour telle ou telle chose. speaker-1: Mais c'est vrai qu'on s'est beaucoup dit les choses. On a passé quand même plusieurs journées, un peu de séminaires pour ce type de choses. Comment on veut travailler, de quelle manière concrètement ta journée, ta semaine, va être quoi ? Des vacances ? Tu aurais besoin de combien de salaire ? On a beaucoup déminé les sujets. Moi, c'est pareil, je suis plutôt en mode tortue dès qu'il un conflit. Mais là, pas le choix, il se dire les choses. Sinon, pourrait être relation. Dès le départ, on s'était dit, est-ce que les gens nous disaient, vous allez bosser entre sœurs, vous n'avez pas peur ? Justement, on se l'est dit. speaker-0: De pourrir, oui, tout à fait. speaker-1: Si ça fait peur, justement pour pas y aller, on va se dire les choses et on va se dire à les choses simplement. puis après, c'est vrai que comme on est sœurs et assez proches de toutes les façons depuis toujours, on arrive à se parler facilement. speaker-0: donc ça vous a quelque part obligé à développer une écologie de la relation finalement, qui est hyper intéressante parce que sinon, être obligé de parler, c'est un couple professionnel. speaker-1: J'arrive à le faire à deux, j'aime toujours pas trop le conflit en dehors de je vais toujours faire ma tortue. speaker-0: Oui, on se change pas complètement, mais après on peut un peu mieux se connaître, voilà, et savoir comment l'exprimer. Voilà, c'est ça, c'est déjà énorme, c'est déjà énorme de conscientiser tout ça. speaker-1: Ou alors je fais la tortue ? speaker-2: Je me trompe complète sur le fait de s'écouter, d'être agnée avec ce qu'on veut. me dis aussi que si Sophie n'avait pas été là, a plein de choses que je n'aurais pas faites et qui pourtant ont été tellement portées pour l'entreprise. c'est aussi, effectivement, je suis peut-être à deux. Et bien sûr de s'écouter, mais parfois de se donner aussi un petit coup de pied ou de faire des choses un peu... que naturellement je n'aurais pas faites. Sophie nous a inscrites à l'émission qui veut être mon associé. speaker-0: Oui, j'ai vu ça. Le côté fonceur, quoi. speaker-2: Hyper excitant mais hyper stressant aussi, plein de choses, je me dis on va faire ça, je sais pas trop, bon allez je te suis. Et donc d'avoir une confiance en se disant, on se fait assez confiance en fait en se disant bon allez vas-y si tu veux le faire fais 2 et puis je te suis. speaker-0: Chacune apporte des choses à l'autre. ça qui est super chouette, cette complémentarité qui est fait une super richesse. Est-ce que vous auriez un petit conseil à adresser à ceux qui nous écoutent ? Ceux qui nous écoutent dans la grande majorité, c'est des personnes qui sont dans leur voiture, dans les embouteillages, en allant au boulot, qui nous écoutent entre la douche, le brossage des dents et le... speaker-1: ... speaker-0: aimerait vraiment une vie plus alignée, mais pour l'instant, c'est vraiment au stade de l'envie et ce pas encore imaginable parce que ça passe par peut-être un optique de vie ou des questions qui ne pas encore prêtes à éclore. Est-ce que déjà vous êtes la preuve que c'est possible ? Et en cela, merci pour votre témoignage. Et est-ce que oui, si vous... un petit peu en arrière avant votre aventure. Est-ce qu'il quelque chose qui vous a aidé ? Est-ce que c'est un livre ? Est-ce que c'est une citation ? Est-ce que c'est une œuvre d'art ? Est-ce que c'est n'importe quoi qui aider, qui peut justement planter une petite graine dans la tête de ceux qui se disent « waouh, est-ce que c'est vraiment possible tout ça speaker-1: sais pas si c'est vraiment un conseil, mais c'est vrai qu'avant de me lancer, qui me faisait un peu peur, c'est que pour moi, l'entrepreneuriat, c'était forcément sacrifier sa vie personnelle. Et ça, me faisait super peur. moi, c'était forcément devoir embaucher, faire des levées de fonds, avoir des investisseurs. Je voyais que ce modèle-là. Et ce qui m'a aidée, c'est d'ouvrir un peu et d'identifier d'autres modèles et voir qu'il y avait 12 fois possible. Et j'aime beaucoup. Dorothée, exemple, la fondatrice de Bilbo qui déco, est une marque de peinture et de conseil déco. Elle coupe pendant les vacances scolaires, elle privilégie aussi beaucoup sa vie de famille et sa entreprise, ce monde fonctionnait. C'est vrai que ça m'a aidé de voir qu'il y avait d'autres modèles possibles. Voilà ce que je disais tout à l'heure, a plusieurs fois, plusieurs voies, plusieurs façons de faire et de développer. On peut-être essayer de trouver d'autres modèles et se dire... que ça peut être possible. Il n'y a pas qu'une voix, il ne faut pas écouter tout ce qu'on veut lire et finir sur Insta. speaker-0: Je te rejoins complètement. Comment est-ce que vous vous définissez ? Du coup, vous ne définissez pas comme une startup, parce que la startup, pour moi, tout cas évoque ce côté qu'on a deux ans pour réussir à faire ses premières levées de fonds, éventuellement ensuite pour préparer le passage en bourse. Enfin, la startup, elle est connotée selon moi de cet excès de performance, de cette En gros, on ne pas, on mange pas pour la monter. C'est une vision que j'ai eu aussi un moment. la même chose que toi qui m'a un moment poussée à même tenter l'aventure, c'est de se dire, c'est à nous de choisir le business model. Comment vous vous défoniriez du coup ⁓ entreprise speaker-2: Je dis qu'on a une marque. De mon point de vue, l'ambition de la start-up, c'est de grandir très vite pour éventuellement revendre, etc. Nous, notre ambition, c'est de développer Sisterfield pour que les bienfaits de certaines méthodes naturelles soient accessibles aux femmes. Mais notre ambition personnelle, c'est de pérenniser l'entreprise, de la développer pour qu'elle soit vivable et pour qu'on puisse aussi se tirer un revenu. de cette activité là pour qu'elle grandisse jusqu'à temps que nous on soit bien dedans en fait mais à pas d'ambition de niveau de chiffre d'affaires que ça viendra un jour, en tout cas, ce qu'on veut, c'est faire quelque chose qu'on aime, proposer au monde quelque chose qui ait du science pour une autre, qui a du science pour les autres, et franchement, de premières motivations, c'est de le faire avec quelqu'un que j'apprécie, en particulier Sophie et plus globalement les personnes à qui on travaille, et de faire quelque chose que j'aime, moi, c'est vraiment mon moteur, et effectivement, et évidemment dans le monde dans lequel on vit, de tirer un revenu de cette activité qui me permette de ⁓ speaker-0: ... Ok, ça me va bien. Ça va bien, ça ressemble bien à l'hikigai, tout ça. Merci beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup pour ce moment qui est riche en plein de choses, en sourires, en confidences, en valeurs. Est-ce que vous connaissez le collectif Femmes de Santé ? Non ? Peut-être que ça vaut le coup que vous alliez... Voilà, jetez un œil. J'ai interviewé Patricia Sensifere qui est à la tête de ce collectif, qui a aussi une mission de résilience au centre des grandes organisations, mais qui aussi est à la tête de femmes de santé, qui réunit un certain nombre de professionnels, ça peut être des hommes et des femmes. Mais l'objectif final c'est comment améliorer la santé des femmes et faire passer des Voilà, encore une fois un grand grand merci. Et plein de bonnes choses pour la suite, ⁓ avec beaucoup de... ⁓ speaker-1: Merci à toi. speaker-0: avec beaucoup beaucoup beaucoup de sincérité et de sororité et de chaleur humaine. Bon vent à vous et à bientôt peut-être. Merci beaucoup. Au revoir Sophie, au revoir Juliette.